Les prévisions saisonnières ne sont pas encore très fiables.
En réalité on ne devrait pas dire « prévision » mais plutôt « prédictions ». Elles ne fourniront jamais le temps qu’il va faire au jour le jour comme on le fait pour les prévisions à court terme. On parle plutôt en terme de pourcentage.
Les prévisions qui ont été fournies ont été relativement correctes pour la température. En revanche les pluies ont été très mal prédites puisqu’on a eu le mois de janvier le plus pluvieux à Uccle depuis que l’on fait des observations à Bruxelles puis à Uccle en 1833 (voir les données publiées sur le site de l’IRM). En comparant la situation de cette année et celle de 1995, date du dernier record, on n’a pas connu de graves catastrophes, pas d’inondations remarquables (heureusement pour les riverains des cours d’eau de notre pays).
Quand je lis le paragraphe suivant dans les prévisions saisonnières de février :
« Néanmoins, je maintiens à l'heure actuelle que Février devrait être un mois globalement hivernal, mais instable : quelques coups de froids, parfois sévères, avec des épisodes neigeux, avec des quantités de neige parfois importantes. Malheureusement, ceux-ci seront entrecoupés de périodes de redoux »
je ne peux m’empêcher de penser que c’est ce qu’on observe dans plus de la moitié des mois d’hiver. Evidemment, quand on dit que c’est fiable à 70 %, en cas de non-réalisation de cette prédiction on pourra toujours se dire que l’on était dans les 30 % des cas.
Maintenant, qu’on ne se méprenne pas. Je ne suis pas contre ces prédictions. On sait que les débuts d’une entreprise ne font pas sans échec. Il a fallu aussi à un moment donné commencé par des prévisions à court terme, prévisions qui n’avaient pas beaucoup de taux de réussite au début et ce sont ces échecs sont toujours dans l’esprit du grand public : combien de fois n’entend-on pas dire « ils se sont encore trompés » alors que la qualité des prévisions est nettement meilleure !
La seule chose sur laquelle je veux attirer l’attention, c’est qu’on n’est qu’au début et qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire avant que l’on ait des prédictions saisonnières fiables.
