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carlosjuan

Crise Financière, Sociale, Mondiale...

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La crise que nous vivons ou que nous allons vivre n'est pas une crisette mais bien une crise profonde. Il y a tellement à dire sur ce sujet...

Actuellement, bcp de personnes ne se rendent pas encore bien compte du tsunami économique, sociale auquel nous allons avoir affaire...

Un des premiers pays à être touché par la crise et bien c'est l'Islande. Là-bas, les gens ont tout perdu! Et oui, un pays tout aussi moderne que nous, qui vivait dans la prospérité. Les retraites, hop, envolées! Le coût de la vie, dû à la dévaluation de la couronne islandaise, fait un bon inoui! D'autres pays suivent, la Hongrie, l'ukraine...

Actuellement, plusieurs pays dans le Sud de l'Europe sont en train de s'embraser.

La situation de la grèce n'est pas due uniquement à la mort d'un adolescent mais bien à l'avénement de l'ultralisbéralisme qui règne actuellement dans le monde. Le décès est la goutte qui a fait débordé le vase mais ça, peu de média le relait.

La crise, là-bas, est une vraie crise sociale. Exemple, un étudiant effectuant des études universitaires ne peut s'attendre qu'à un salaire de 600 euros/mois en sortant de l'école.

Et encore bcp d'autres choses.

Les choses sont aussi en train de chauffer point de vue éducation en Italie et en France.

En Espagne, le chomage est en train d'exploser, plus de 12 %! Certains espagnols ont tout perdu et retourne à la soupe populaire...

Juste un petit aperçu pour commencer le sujet....

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Bah non ... Barack Obama va tous nous sauver :whistling:

Ici, ce n'est pas encore clair. Les pays d'Amérique Latine ont l'air de mieux encaisser la crise que d'autres, et le président péruvien avait dit que le pays était "blindé" et que "le Pérou allait devenir un pays refuge".

Faut vraiment être c** pour penser des trucs pareils. Mais cela ne l'a pas empêché d'annoncer un plan de dépenses publiques de 13 milliards de dollars, en hausse de 3 Md par rapport à l'année passée.

Me concernant, mes retraites privées ont probablement fondu, mais je n'ose pas regarder. Une collègue m'a dit qu'elle avait perdu 20.000$ de son fonds.

Bienvenue au 21º siècle ... celui de la "modernité" !

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On a oublié beaucoup de chose en fait dans cette histoire de crise économique. Oui, un pays peut faire faillite, même le FMI peut faire faillite. Non, une croissance exponentielle n'est pas possible dans un monde fini. Non, une hausse de x% n'est pas stable ou équivalent aux x% de l'année dernière, c'est bien une croissance exponentielle (plus précisément, un pourcentage est une suite géométrique qui est l'expression discrète d'une exponentielle -> c'était pour la minute de maths :whistling:). Oui, les petits zéro du compte que nous offre la banque sur notre écran d'ordi ne sont que de l'argent virtuel.

Je pense que nous sommes à la croisé des chemins. Nous avons un défi économique, social, écologique et humain à relever. Regardons les choses en face et osons relever ces défis.

C'est bête, mais j'avais déjà eu réfléchis à ces problèmes, mais là, je n'ai plus rien à dire....

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Ah oui j'oubliais aussi, une crise monétaire.

Que ce soit au niveau mondial concernant les principales monnaies (dollar, euro, yuan, livre sterling, yen, rouble) mais aussi et surtout une cris intra communautaire (zone euro).

En effet, tout le monde se rue sur les bons du trésor allemands (gage de sécurité) et fuie les bons français, surtout grecs et italiens. Ce qui a pour effet de produire des distorsions au sein de l'union. En fait, c'est bons du trésor sont le reflet des anciennes monnaies de chaque pays. On a d'un côté des pays qui sauront financer à des taux bas leur dettes publiques (Allemagne -> rigueur budgétaire) et les autres qui auront de plus en plus de mal à financer leur dette car peu de monde achète leurs bons (Taux de plus en plus élevés -> charges d'interet de plus en plus élevées -> creusement du déficit public). Voir articles du blog http://www.jpchevallier.com/

Du côté de la Chine, là aussi, la chute risque d'être violente. D'ailleurs, les mesures protectionnistes commencent à fleurir. http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/arti...lat-belge.dhtml

Elle commence à tester la solidité européenne.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/achet...bjet_id=1061424

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Quelques adresses intéressantes pour les gens qui essaient de comprendre ce qui se passe actuellement dans le monde.

http://contreinfo.info/

http://tropicalbear.over-blog.com/

http://www.la-chronique-agora.com/

http://bellaciao.org/fr/

http://www.daily-bourse.fr/analyse-fondamentale.php

Education France : la colère gronde...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article75842

Modifié par carlosjuan

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Si vous voulez éviter d'acheter chinois et faire tourner le commerce local.

Un indicateur est le code barre pour voir l'origine du produit.

http://www.aurel32.net/elec/codes_barres.php

Belgique et Luxembourg : code commençant par 54

Modifié par carlosjuan

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Bizarre ... il semblerait que "cette" crise ait commencé en septembre de cette année.

Mais avant septembre 2008, c'était quoi alors ????? L'oppulence pour tous ? La richesse ? Le pouvoir d'achat illimité ? Pas de pauvres ? Les 30 glorieuses ?

Pour moi, cette crise a commencé début des années 70 pour ne pas s'arrêter. Bref, 38 années de crise entrecoupées de quelques périodes qui ont été moins marquées.

@carlosjuan : merci pour le lien ... direct dans mes favoris ! A retenir : 690 à 693 :thumbsup:

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… faire tourner le commerce local.

C’est ce que nous essayons d’appliquer le plus possible depuis bien longtemps.

Merci pour le lien « code barre »

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Si vous voulez éviter d'acheter chinois et faire tourner le commerce local.

Un indicateur est le code barre pour voir l'origine du produit.

http://www.aurel32.net/elec/codes_barres.php

Belgique et Luxembourg : code commençant par 54

Le code barre donne-t-il l'endroit où le produit a été fabriqué, emballé, ou l'adresse du siège d'exploitation de la société?

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Le code barre donne-t-il l'endroit où le produit a été fabriqué, emballé, ou l'adresse du siège d'exploitation de la société?

Bonne question!

voici ce qui est dit:

"Les 2 premiers renseignent le pays d'origine du fabricant ou du distributeur"

Cela reste assez nébuleux et ce n'est pas facil de trouver des infos.

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Bonne question!

voici ce qui est dit:

"Les 2 premiers renseignent le pays d'origine du fabricant ou du distributeur"

Cela reste assez nébuleux et ce n'est pas facil de trouver des infos.

J'ai trouvé sur un emballage de jouet de mes enfants un code barre allemand, et juste à côté la mention Made in China, donc je il s'agit de l'origine du distributeur.

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C'est déjà le désastre là bas ....

ERIC LE BOUCHER

GM, la crise et le XXIe siècle

[ 12/12/08 ] 10 commentaires

General Motors, figure du capitalisme américain durant des décennies, symbole de la consommation de masse, modèle de la grande industrie, catalogue de marques de prestige, sujet de tant de rêves, objet de tant d'études pour ses chaînes, ses ouvriers, ses cadres, son management, son design, General Motors est mort. De 800.000 emplois en 1980, c'était hier, l'entreprise passera à 60.000 dans trois ans. Si encore elle survit. Si encore l'industrie automobile américaine reçoit les 15 milliards de dollars en ce moment en discussion serrée à Washington.

En vérité, s'il est si difficile d'accorder ces aides, si les conditions imposées à Detroit sont chaque jour plus hautes, c'est que personne n'y croit plus. Sûrement pas les républicains, de moins en moins les démocrates. Même Barack Obama, qui pourtant s'était engagé en faveur des Etats de la vieille industrie et des cols bleus. Et même les syndicats, au fond, qui veulent surtout que l'Etat fédéral prenne leurs retraites en charge.

Mort. Les crises font mourir les faibles. Nous y voilà. Une petite entreprise, nouvelle GM, pourra subsister. Chrysler sans doute pas. Ford, qui se porte un peu mieux, conservera une part de marché. Mais l'histoire tourne la grande page : l'industrie automobile américaine meurt. Et ce n'est pas qu'un symbole qui disparaît. C'est tout un capitalisme.

Quand certains se réjouissent de voir remises en selle les politiques de relance keynésiennes et qu'enfin l'Etat soit de retour pour reprendre la main sur « le marché », ils feraient mieux de regarder de près ce que signifie la fin de GM. Ce n'est pas le marché qui défaille, c'est le marché de masse. Ce n'est pas la finance qui déraille, c'est le management qui confie les décisions à des PDG « hors du monde », comme ceux de Wall Street et de Detroit. Grandes usines, grandes firmes, grands magasins, ouvriers à la chaîne et classe moyenne, tout un monde s'écroule. Celui du « fordisme », où le salarié, bien payé pour un travail à vie, obéissant, s'achetait automobile et logement et que l'ensemble des revenus de cette classe moyenne assurait « la demande », dont la croissance a besoin. Croire donc que la crise nous ramène à Keynes et à l'Etat, bref au sortir de la Grande Dépression des années 1930, est se tromper du tout au tout : on ne revient pas au début du fordisme, on vit sa fin.

Le besoin de plans de relance au niveau mondial est avéré. Le retour des politiques dans la régulation des marchés financiers est très nécessaire. Mais ce qui sortira de cette crise, le monde qui se dessine, ne sera aucunement celui des Etats d'antan. Les Etats d'aujourd'hui sont des General Motors, trop massifs, trop lents, trop aveugles, trop bêtes surtout.

General Motors ne meurt pas de la crise financière. Le géant ne succombe pas non plus à la forte hausse du prix du pétrole, au début de cette année, qui a rendu obsolètes ses modèles à 12 litres au cent. Sa déconstruction remonte à plus loin. D'un point de vue industriel, c'est le recours à la sous-traitance généralisée et aux délocalisations qui a démonté les longues chaînes continues du « tout fait maison ». D'un point de vue consommation, les besoins de déplacement sont modifiés radicalement avec l'urbanisation, phénomène mondial. Et, avec l'apparition de technologies informatiques qui permettent de presque tout faire de loin (converser, travailler) : hier utilisées marginalement, elles devraient irrémédiablement se généraliser durant cette crise, à cause des coûts, du temps et du CO2.

La fin de GM et du fordisme ouvre la porte aux nouveautés. Cette crise ne débouchera pas sur un quelconque « retour à... » (l'Etat, la nation, l'impôt, l'autorité, la banque de papa, ajoutons, enfin, le socialisme), mais au contraire sur une remise en cause de toutes les institutions de masse nées du fordisme au profit de plus de liberté, de contestation, d'individualisme. Le talent est gâché à Detroit à ne pas inventer les transports du XXIe siècle, comme dans les banques à faire des « produits » incompréhensibles pour gruger les clients. GM meurt parce qu'il ne savait pas utiliser les intelligences. L'Amérique d'Internet, elle, sait.

http://www.lesechos.fr/info/analyses/48081...xxie-siecle.htm

Les commentaire sont intéressant au passage,

Commentaires sur l'article :

GM, la crise et le XXIe siècle

[ 12/12/08 - Les Echos ]

charleston [12/12/2008 03:10] dit :

GM a laissé tomber l'informatique en vendant Hughes à Raytheon. C'est une société qui a fait tous les mauvais choix. La subventionner ne peut qu'entraîner une catastrophe américaine plus grande encore. Pourquoi pas? Mais ils ont Opel en Allemagne. Axe de leur alliance. GM est plus qu'un symbole. C'est la matérialisation d'une présence mondiale. L'informatique ne peut remplacer cela. Car elle est délocalisable à volonté. L'automobile est une nécesité pour le peuple américain. Pas l'informatique. Elle ne concerne qu'un petit groupe de gens à l'échelle américaine. Que vont-ils devenir les ouvriers de la voiture? ils ne vont pas se recycler chez Apple. L'automobile et le pétrole sont les mamelles des USA. Voilà le problème. Il faudrait apprendre que nous devons reprendre en charge les USA, nous Européens. C'est une question intellectuelle pour le moment. demain, de survie mondiale.

morvic [12/12/2008 08:10] dit :

Serait-il si absurde d'imaginer le scénario suivant:

- Refus de l'aide de 15 milliards de $ au secteur de l'automobile aux USA.

- Mise en faillite de GM et Chrysler.

- Reprise de la majorité des locaux et du personnel existant par une nouvelle

société créée avec la participation de l'Etat (avec les 15 mds envisagés pour

le sauvetage du secteur automobile aux USA). Cette société américaine aurait toutefois pu être créée en association avec une ou plusieurs firmes

étrangères aux USA telles que TOYOTA et RENAULT).

- Mise en fabrication d'une ligne de modèles adaptée aux conditions actuelles

et futures du marché USA et mondial (après examen des projets actuellement

dans les cartons des firmes concernées).

Le coût total énorme, avant retour sur investissement, ne serait-il pas néanmoins préférable à un prêt de 15mds suivis de 10, 20, 30mds ....pour simplement permettre aux firmes automobiles américaines de survivre quelques années supplémentaires ????

edmond52 [12/12/2008 09:33] Note 4/5 dit :

Plutôt que de soutenir artificiellement des productions obsoletes, le moment est venu de s'interroger sur les besoins réels de l'humanité et de reconvertir massivement des secteurs devenus surdimensionnés et partiellement inutiles, voire nuisibles...

Roland [12/12/2008 09:36] Note 4/5 dit :

Rafraîchissants, ces propos de Éric le Boucher. Constater l’inefficacité des mastodontes économiques ou administratifs est à la fois clairvoyant et utile. Leurs inepties sont trop souvent éludées. Les innombrables « conseils » et « formateurs » trop souvent générateurs de modes font leur fromage des méthodes de gestion bureaucratique incompatibles avec l’art de bien mettre en œuvre les ressources infinies de l’intelligence des individus.

Oui, si cette crise pouvait faire voler en éclats tous ces dévoiements, elle constituerait un réel assainissement, aussi douloureux soit-il. Encore faudrait-il ne pas verser dans d’autres excès, en passant par-dessus bord les bienfaits des très nombreux progrès acquis.

LeCapitoule [12/12/2008 10:29] Note 3/5 dit :

GM et d'autres vont mourir surtout du fait de la carence de leurs dirigeants qui ont au fil des décennies sacrifié systématiquement le long terme au cours terme. On s'en réjouirait presque s'il n'y avait pas tant de drames personnels et familiaux à la clé.

PATCHOUNET [12/12/2008 10:43] dit :

Bravo et merci pour votre article très intéressant et pas langue de bois..

Mais pourrait-on m'expliquer pourquoi les constructeurs automobiles japonais et aussi européens dévissent en bourse aujourd'hui alors que le nombre de concurrents va diminuer et donc, même si la demande se contracte, leur part de marché potentielle augmente forcément puisque leurs produits collent aux besoins des américains et des européens non ?

frada37 [12/12/2008 14:00] Note 4/5 dit :

A chaque époque ses symboles, ses images, ses rêves. L’ère de l’automobile a été, et restera une époque où on peut se déplacer, quand bon nous semble, pour aller vers l’utile ou l’agréable.

Internet fait faire d’autres voyages parfois plus imaginatifs mais il n’apporte pas le confort matériel.

C’est ce confort, dont l’automobile est un des facteurs, qui subit aujourd’hui les contraintes des limites de notre planète et accessoirement les conséquences de la crise.

C’est vrai que les Américains qui n’ont pas eu la "chance" d’être lourdement taxés sur les carburants n’ont rien vu venir. Leur industrie automobile a brutalement vieilli. Il est fort probable cependant qu’elle sache rajeunir car aux Etats-Unis, il ne faut pas répéter 1000 fois que les temps ont changé pour que quelqu’un comprenne.

ymahe [12/12/2008 14:31] Note 3/5 dit :

Deux remarques.

1. GM n'a pas eu la sagesse de se prémunir en gardant assez de réserves financières. Elle a cru pouvoir distribuer son légendaire fonds de roulement à ses actionnaires, qui ont reçu plus qu'il n'aurait fallu.

2°. Il est tout à fait possible de produire des voitures "compact" aux Etats Unis, Toyota, Honda, BMW le font. Mais pour le client américain, ces modèles sont vus comme "exotiques". On n'en dit rien de mal, et même, on en achète, mais ils ne contiennent pas la part de rêve mise met dans l'achat d'une voiture.

La voiture rêvée n'est même pas le produit des filiales américaines en Europe, c'est la grosse berline produite à Detroit. Les concepteurs de ces "gozzlers" ne sont pas coupables, ils ne font que supputer les voeux de leurs clients.

Le mal n'est pas une plaie financière temporaire, il est culturel.

A l'occasion de son New New Deal, M.Obama devrait appeler à une révolution culturelle, visant des objectifs multiples, économiques et écologiques.

foue [12/12/2008 15:03] dit :

Je suis en désacord total avec ce point de vue, Ni le marché de masse, ni le fordisme ne meurrent, mais les excès du modèle et les fautes stratégiques majeures (Toyota va bien).

Dans la nouvelle economie Internet, dans le monde virtuel, il a des gens pour faire du travail réel. On commande sur internet, des produits venant des usines fordistes. Les usines fordistes étaient en occident, elles sont en Asie. Le monde n'est pas post-industriel, l'industrie a migré. L'illusion occidentale de la valeur ajoutée concentrée dans les services se heurte au monde réel.

Exemples: materiel informatique et electronique grand public. Les nouveaux leaders sont les concepteurs, fabricants des materiels, des grandes entreprises fordistes : Samsung, Acer, LG, pour des marques connues, Quanta, Compal, Wistron pour les sous-traitants des marques comme Dell et HP qui ne sont plus que des canaux de distribution. Les millions d'emplois des usines fordistes sont en Asie pour servir le marché de masse.

BenL [12/12/2008 15:29] Note 1/5 dit :

Ce que vous decrivez fort bien dans votre article, c'est la fin d'un cycle, celui du fordisme... pourrait-on l'appliquer pour le systeme financier egalement ?

Peut-on encore croire aux stock-options, parachutes dores, dividendes, aux notations des societes et des etats ...?

Peut-on croire en un systeme qui nous a mene vers une dette de $60K Mds ?

Si ford a ete pris comme image pour votre article, je choisirai "new debt deal" pour le systeme financier

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Les crises font mourir les faibles. Nous y voilà. Une petite entreprise, nouvelle GM, pourra subsister. Chrysler sans doute pas. Ford, qui se porte un peu mieux, conservera une part de marché. Mais l'histoire tourne la grande page : l'industrie automobile américaine meurt. Et ce n'est pas qu'un symbole qui disparaît. C'est tout un capitalisme.

Ce n'est pas le marché qui défaille, c'est le marché de masse. Ce n'est pas la finance qui déraille, c'est le management qui confie les décisions à des PDG « hors du monde », comme ceux de Wall Street et de Detroit. Grandes usines, grandes firmes, grands magasins, ouvriers à la chaîne et classe moyenne, tout un monde s'écroule.

Mais ce qui sortira de cette crise, le monde qui se dessine, ne sera aucunement celui des Etats d'antan. Les Etats d'aujourd'hui sont des General Motors, trop massifs, trop lents, trop aveugles, trop bêtes surtout.

General Motors ne meurt pas de la crise financière. Le géant ne succombe pas non plus à la forte hausse du prix du pétrole, au début de cette année, qui a rendu obsolètes ses modèles à 12 litres au cent. Sa déconstruction remonte à plus loin. D'un point de vue industriel, c'est le recours à la sous-traitance généralisée et aux délocalisations qui a démonté les longues chaînes continues du « tout fait maison ».

La fin de GM et du fordisme ouvre la porte aux nouveautés. Cette crise ne débouchera pas sur un quelconque « retour à... » (l'Etat, la nation, l'impôt, l'autorité, la banque de papa, ajoutons, enfin, le socialisme), mais au contraire sur une remise en cause de toutes les institutions de masse nées du fordisme au profit de plus de liberté, de contestation, d'individualisme. Le talent est gâché à Detroit à ne pas inventer les transports du XXIe siècle, comme dans les banques à faire des « produits » incompréhensibles pour gruger les clients. GM meurt parce qu'il ne savait pas utiliser les intelligences.

http://commentaires.lesechos.fr//commentaires.php?id=4808156

:thumbsup::notworthy:

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