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La Vie, aux frontières du réel

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Une découverte vient de révolutionner notre compréhension de la Vie, et de repousser encore un peu plus loin les frontière du Vivant. Une géomicrobiologiste vient de découvrir ce qui semble être une souche de micro organisme qui tourne à l'arsenic....

On pensait que chaque être vivant était constitué d'ADN et d'ARN, ces molécules longues comme un jour sans pain et construit autour d'un squelette de phosphate organique et de sucre. Briques élémentaires de la Vie avec les protéines, se sont les seuls molécules capables de thésauriser et transmettre des informations.

Cette souche, au doux nom de GFAJ-1, aurait possiblement incorporé de l'arsenic dans son squelette ADN !!!!

Il reste beaucoup d'incertitude, mais alors là la théorie de la Vie basé sur le couple ADN/ARN, avec ses joyeux phosphates, vient d'être mise à mal.

http://www.notre-planete.info/actualites/a...exobiologie.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/GFAJ-1

http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:GFAJ-1

http://www.google.fr/search?q=souche+GFAJ-...lient=firefox-a (oui, j'utilise Firefox... :D)

http://www.nasa.gov/topics/universe/featur...c_chemical.html

Modifié par paix

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Sciences 18/12/2010 23:47

L'annonce récente dans la prestigieuse revue Science de la découverte d'une nouvelle forme de vie, une bactérie capable de se développer à partir de l'arsenic, suscite un débat critique, parfois virulent, au sein de la blogosphère scientifique.

"Je n'arrive pas à savoir si les auteurs (de cette découverte) sont simplement de piètres scientifiques ou s'ils cherchent à servir un quelconque programme de la Nasa sur la vie dans l'espace!", lâche la microbiologiste canadienne Rosie Redfield sur un blog.

Ce billet corrosif a déclenché un déluge de critiques, ouvrant le débat sur la nature de cet organisme déniché au fond d'un lac californien et capable d'intégrer de l'arsenic, un violent poison naturel, à son ADN.

Plus largement, les sceptiques s'interrogent sur le rôle de la blogosphère face à la position hégémonique de la presse spécialisée, faite par des scientifiques, à laquelle ils reprochent d'être à la fois juges et parties.

Les travaux sur la bactérie, menés par une équipe de chercheurs financée par la Nasa et dirigée par Felisa Wolfe-Simon, chercheuse de l'Institut de géophysique américain, ont été publiés le 2 décembre dans Science.

Depuis, Science "a reçu une vingtaine de remarques techniques ou de lettres en réponse à l'article", indique le magazine. "Des réponses seront apportées, et l'équipe de Mme Wolfe-Simon elle-même sera sollicitée pour répondre formellement dans une prochaine édition de Science".

Cette dernière a publié une réponse jeudi aux principales questions posées par les critiques dont celle de savoir si la bactérie en question avait réellement intégré l'arsenic dans son ADN.

La scientifique souligne aussi dans son message sur Twitter avoir été "transparente quant aux données" et rappelé avoir indiqué dans son étude et devant la presse "que beaucoup de travail restait à faire" sur cette bactérie.

Elle s'est aussi déclarée prête à travailler avec d'autres scientifiques directement ou en leur fournissant des échantillons d'ADN de la bactérie.

Certains des critiques ont même évoqué de possibles erreurs, comme le fait que l'ADN censé intégrer de l'arsenic contiendrait en réalité du phosphate.

Cette thèse rendrait la nouvelle bactérie nettement moins séduisante: le phosphate faisant partie des éléments de base nécessaires, et connus de longue date, au développement de la vie.

"Un élément de preuve subtil mais essentiel a été négligé, qui démontre que l'ADN en question contenait une structure en phosphate et non en arsenic", affirme ainsi le scientifique Alex Bradley sur le blog We Beasties, alimenté par des étudiants de l'université Harvard.

"La controverse autour de cet organisme est fascinante", analyse le Pr Peter Gilligan, spécialiste en microbiologie-immunologie de l'université de Caroline du Nord.

"D'abord, l'étude est publiée dans Science, une des plus prestigieuses revues, dont le contenu est examiné par des scientifiques. Puis une violente critique, que personne n'a en revanche examinée, surgit sur le blog de Rosie Redfield", dit-il.

"Ce que je trouve étonnant, ajoute-t-il, c'est comment une information peut se répandre si rapidement et que dans certains cas on finisse par y accorder autant de crédit qu'à des faits vérifiés par des scientifiques".

Reste à savoir qui finira par avoir le dernier mot, poursuit le Pr Gilligan.

La bloggeuse Heather Olin du site We Beasties affirme ne pas "connaître une seule personne travaillant actuellement pour reproduire les résultats de la découverte du Pr Wolfe-Simon", malgré de nombreuses demandes. "Mais bon, tempère-t-elle, ces choses-là ont tendance à évoluer lentement".

http://actu.voila.fr/actualites/sciences/2...nic_613804.html

http://www.sciencemag.org/content/330/6009...3e-09d1d8bbc933

http://www.sciencemag.org/content/early/20...3e-09d1d8bbc933

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