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Philippo

Automne 2012

Automne 2012 en Belgique  

11 membres ont voté

  1. 1. Comment voyez-vous l'automne 2012 ?

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Je confirme pour la neige ! Ici, dans le Condroz namurois, j'ai vu mes premiers flocons de l'automne ce samedi 27 octobre 2012 en fin d'après-midi lors d'une petite averse. C'était une averse de faible intensité avec de la pluie et neige mêlée, et inutile de préciser que ça n'a pas tenu au sol...

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Et voilà le bilan de la période exceptionnelle, d’un point de vue météorologique, que nous venons de vivre. Pas mal de données sont certes reprises des réponses précédentes de ce « fil de discussion », mais replacées, ici, dans leur contexte général, avec des illustrations.

Octobre 2012 : un mois normal avec plein d’anomalies

Le mois d’octobre, pour ceux qui consulteront les statistiques globales dans quelques années, apparaîtra comme un mois fort normal, avec une température moyenne et une insolation très proches des normales à long terme. Seules les précipitations accuseront un excès, mais là aussi, on reste loin des valeurs exceptionnelles. Et pourtant, à y voir de plus près, plein d’événements tout à fait hors norme ont eu lieu.

Déjà le début du mois du mois s’est distingué par des précipitations particulièrement abondantes. Entre le 3 et le 4 octobre par exemple, il est tombé 43,5 mm d’eau à Uccle en 24 heures. Parmi ces précipitations, la majeure partie est d’ailleurs tombée en 6 heures de temps, durant la deuxième partie de la nuit, sous la forme d’une pluie drue et continue qui s’est prolongée jusqu’en début de matinée.

Par la suite, une période de relative sécheresse en deuxième partie de mois a compensé cet événement, ce qui fait que l’excès de pluviosité au total ne sera pas si marqué que cela.

C’est ce qui se passera avec d’autres paramètres aussi : des événements extrêmes qui seront compensés par des événements presque aussi extrêmes, mais dans l’autre sens. Notamment la deuxième partie du mois a connu un climat complètement fou, qui restera cependant noyé dans la plupart des statistiques.

Vers le milieu de mois, tout semblait vraiment normal encore. La situation demeurait zonale, avec juste le passage d’une petite crête ou d’un petit creux de temps en temps, sans incidence majeure pour le temps sur nos régions. Mais dès le 17 octobre, un creux a commencé a prendre une forte amplitude à l’ouest de nos régions, ce qui a été l’amorce d’une situation de blocage qui, en peu de jours, a pu former le creuset tant pour de l’air très chaud au sud que pour de l’air très froid au nord.

En réaction à ce creux, une crête s’est formée à l’est de nos régions, ce qui a permis l’installation d’un courant de sud très développé, entre la crête et le creux, occasionnant dans un premier temps un apport massif d’air chaud d’origine tropicale.

Par la suite, un deuxième creux sur l’Atlantique a pris la relève du premier creux, et a rapidement formé une circulation fermée qui s’est détachée du flux général. Dans un deuxième temps, la crête s’est détachée à son tour pour former un anticyclone d’altitude complètement fermé qui s’est mis à se déplacer à contre-courant, c’est-à-dire d’est en ouest.

C’est cet anticyclone là qui a été responsable, dans un premier temps, du maintien du temps très chaud pour la saison sur nos régions, puis, une fois arrivé sur l’Islande, a soutenu la formation d’un puissant anticyclone thermique sur l’Islande, rempli d’air polaire dans les basses couches, qui nous a valu, quelques jours plus tard, ce brutal renversement de situation avec le passage sans transition de l’air chaud à l’air froid.

Mais commençons par le début, c’est-à-dire par la phase chaude.

Pour bien comprendre la raison des températures tout à fait exceptionnelles qui ont régné sur bien des régions de notre pays entre le 22 et le 24 octobre, il faut aller rechercher des éléments dans les conditions atmosphériques qui ont régné, quelques jours plus tôt, en Italie, en Suisse et dans le sud de l’Allemagne.

Le 19 octobre, dans le cadre de la puissante crête qui s’était formée à l’est de nos régions, partant de la Tunisie à l’Europe centrale, un important afflux d’air tropical d’origine saharienne s’est établi sur l’Italie, la Suisse et l’Italie. Au Sud des Alpes, l’on retrouve ces courants chauds et très secs au-dessus de 2000 mètres environ. En-dessous, l’air s’est humidifié au-dessus de la Méditerranée et s’est quelque peu rafraîchi tout en restant très doux. C’est ainsi qu’à Locarno en Suisse (sur les rives du Lac Majeur) et à Brescia (nord de l’Italie), le temps a été humide et doux, avec 17°C à 19°C et la formation de cumulus humilis en-dessous de l’inversion, et des bancs d’altocumulus, de cirrus et de cirrostratus au-dessus. Rien d’exceptionnel, donc, pour la région, si ce ne sont les températures très élevées au-dessus de 2000 mètres.

L’exceptionnel, c’est de l’autre côté des Alpes qu’il va se produire. En effet, passé la crête des montagnes, cet air va débouler dans les vallées suisses et allemandes en se desséchant complètement et en réchauffant de 1°C par 100 mètres, éliminant ainsi toute inversion. C’est ce qu’on appelle le fœhn anticyclonique ou pseudo-fœhn.

En effet, il y a eu peu ou pas de précipitations du côté sud des Alpes, mais quand même un air humide qui a été complètement arrêté, et un air chaud et sec des couches supérieures qui s’est transmis dans les basses couches en gardant des taux d’humidité extrêmement bas.

C’est ainsi qu’à Altdorf en Suisse (près du Lac des Quatre Cantons, sur la route menant au Saint-Gotthard), la température est brusquement montée en ce 19 octobre à 28,6°C, par fort vent de fœhn, avec une humidité relative qui tombait par moment jusqu’à 7% !!

Le comportement de la température, à Altdorf, a d’ailleurs été très particulier : à 5 heures du matin, il y faisait 24,2°C, et encore 22,3°C à 8 heures du matin. Puis, la température descend à 10 heures jusqu’à 14,6 avec un vent qui s’inverse et un air assez humide, avant que ne revienne le fœhn avec une température qui gagne plus de 10°C en une heure et un air qui se dessèche complètement.

En dehors de la Suisse, le fœhn est très présent aussi dans le sud de l’Allemagne, avec 26 à 27°C à Garmisch-Partenkirchen et à Oberstdorf, au pied des Alpes. Au niveau 850 hPa (1530 mètres), dans cet air descendant, on observe encore 20°C, comme on le voit dans le sondage de Munich et de Stuttgart. Cependant, avec la progression vers le nord, des inversions se reforment dans les toutes basses couches au contact du sol plus froid.

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Vous pouvez très bien voir ici l’influence des Alpes sur les températures au niveau 850 hPa vers 1500 mètres d’altitude (à noter qu’au-dessus de 3000 mètres, cette influence cesse d’être perceptible).

Source : GFS via Meteociel

C’est cet air chaud qui déterminera aussi, de différentes façons, le temps qui régnera sur nos régions au cours des jours suivants.

Analysons cela à présent au jour le jour.

19 octobre 2012

Alors que le temps a déjà été très doux la veille, mais gris et faiblement pluvieux, le temps s’éclaircit quelque peu et devient plus doux encore en ce 19 octobre, sous l’influence d’une ondulation dans le front polaire, qui le fait reculer encore un peu plus à l’est (par rapport à la veille) et qui nous place dans un large secteur chaud.

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Source KNMI

Mais l’influence maritime est très présente encore et les températures ne s’approchent pas encore des records. Il fait 19°C sur l’ouest du pays, 21 à 22°C au centre et 18 à 20°C sur les plateaux ardennais. Le temps est certes voilé, mais avec quelques belles apparitions du soleil. Le matin, on observe des nappes de stratocumulus qui se disloquent par la suite, faisant temporairement place à un ciel bleu, avant l’apparition d’altocumulus, de cirrus, de cirrostratus, d’altostratus translucidus et à nouveau de stratocumulus.

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Altostratus et altocumulus à 16h05

Pourtant, malgré cet air encore très maritime, du sable saharien arrive déjà jusque chez nous, dans un puissant courant de sud-sud-ouest qui souffle en altitude, et ce sable retombe sur nos terres et nos véhicules au sein faibles précipitations pluvieuses.

20 octobre 2012

L’ouest et le centre du pays passent très temporairement à l’ouest du front polaire, avec un temps plus frais et très gris : un nimbostratus qui distille de petites pluies et bruines en matinée et qui est suivi de stratocumulus l’après-midi, avec de temps en temps un petit trou laissant voir les altocumulus qui se trouvent au-dessus. Le vent, alors, s’oriente temporairement à des secteurs compris entre le nord-ouest et le nord-est, et les températures maximales se situent souvent entre 14 et 17°C dans ces régions.

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Source KNMI

La nuit d’après, il se met à pleuvoir localement fort sur l’ouest du pays.

L’est du pays demeure plus doux, avec 18-19°C, et jusqu’à 22°C, voire 23°C en Gaume. Le ciel y est plus clair aussi, avec des cirrus et des bancs d’altocumulus.

21 octobre 2012

Le front reste traîner sur nos régions en reculant progressivement, tandis qu’une partie du pays se retrouve à présent dans l’air exceptionnellement chaud qui prévaut déjà sur de grandes parties de l’Allemagne depuis plusieurs jours.

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Source KNMI

En effet, dans les endroits privilégiés au-dessus de l’inversion, au-dessus de 200-300 mètres d’altitude (et parfois plus bas), on observe des températures incroyablement hautes pour la saison. Voici quelques exemples :

Dourbes : 24,3°C

Ciney : 24,2°C

Hastière : 24,2°C

Florennes : 23,3°C

Aubange : 22,8°C

Elsenborn : 21,9°C

Mont-Rigi : 21,8°C

Parmi les stations de MétéoBelgique, on observe même 24,8°C à Aublain (non loin de Chimay), 24,2°C à Cerfontaine et 24,1°C à Courrière. En Gaume, les 25°C sont même dépassés à Virton, avec 25,1°C. Dans la station de Virton de l’IRM (certes située à un autre endroit), où les données sont disponibles entre décembre 1953 et mars 2006, la plus haute température au cours de la troisième décade d’octobre a été de 22,4°C, en date du 22 octobre 1989.

Le temps dans la région (données de Luxembourg) est très beau, avec quelques cirrus et altocumulus. Vers le milieu de l’après-midi, le ciel devient même serein.

À Florennes (299 mètres d’altitude), il fait très beau aussi – après la dissipation du brouillard et des stratus en milieu de matinée –, avec quelques cirrus et de rares altocumulus, et les 23,3°C observés là constituent la plus haute température jamais enregistrée au moins depuis 1973. Le précédent record date du 26 octobre 2006 avec 21,3°C.

À Dourbes (233 mètres d’altitude), où nous disposons de données depuis 1965, les 24,3°C constituent également un record. Le précédent record, là, date du 24 octobre 1971 avec 23,1°C. Le 26 octobre 2006, il y a fait 22,5°C.

Lors du grand coup de douceur du 27 octobre 1937, où les températures ont frôlé les 24°C à Uccle et à Bourg-Léopold, la température, dans la région de l’Entre-Sambre-et-Meuse, n’a atteint « que » 21,0°C à Forges-Chimay (328 mètres d’altitude).

À Elsenborn (570 mètres d’altitude), où nous disposons d’une série remontant à 1986, les 21,9°C de ce jour sont la température la plus élevée pour une troisième décade d’octobre, après les 21,1°C du 26 octobre 2006. À Mont-Rigi (674 mètres), les 21,8°C sont tout aussi exceptionnels, pulvérisant tous les records pour les Hautes Fagnes. Le record précédent – provenant d’une station très proche, à la même altitude (à 2 mètres près) et climatiquement très similaire, en l’occurrence la Baraque Michel – date du 27 octobre 1937 avec 21,0°C. À Mont-Rigi même, on a observé 20,1°C le 26 octobre 2006.

La basse et moyenne Belgique, en raison de la persistance de l’inversion, ne bénéficie toutefois pas de telles températures. En région bruxelloise, les stratus sont épais, distillant même un peu de bruine, avant une dissipation n’intervenant qu’en après-midi. Les maxima sont de 18,4°C à Uccle et de 17,5°C à Zaventem. De même, Bierset (178 mètres) et Gosselies (192 mètres) ne sont tout juste pas assez hauts pour bénéficier pleinement de la chaleur tardive, avec des maxima de 19,9°C et 19,6°C respectivement. Les stratus, là, se dissipent cependant plus rapidement qu’à Bruxelles, en milieu de journée. À Angleur (Liège), en raison de l’effet urbain, la température monte jusqu’à 20,4°C. Dans cette dernière station, c'est le 26 octobre 2006 que les températures ont été exceptionnelles, avec 24,1°C.

Le littoral, quant à lui, ne profite pas du tout de cette douceur automnale. Les stratus y persistent toute la journée, avec parfois un peu de pluie, et des maxima restant coincés à 13°C.

Notons enfin l’arrivée de l’air très chaud en altitude au-dessus de nos têtes, ce qui est désormais très visible sur le sondage de Beauvechain à 23 heures : si au sol il y fait 15°C, la température monte rapidement à 21°C un peu au-dessus de 200 mètres, pour encore atteindre 14°C à 1532 mètres (niveau 850 hPa).

22 octobre 2012

Cette fois-ci, le pays entier se trouve du « bon côté du front », au sein d’un large secteur chaud sous influence anticyclonique, avec de l’air chaud commandé par des hautes pressions sur les Balkans, tandis qu’un autre centre de hautes pressions se trouve sur la Suède, et détermine là des conditions déjà nettement plus froides (maximum de 7°C à Stockholm).

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Source KNMI

Chez nous, les températures sont à nouveau très exceptionnelles et, cette fois-ci, sur une portion même plus grande du territoire belge.

À Uccle, sous un petit vent de sud-est tournant à l’est, un ciel presque serein avec quelques bancs d’altocumulus et une insolation de 8 h 27,

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Altocumulus à 13h15

le tout vieux record datant de 1937 a fini par être battu. En effet, le thermomètre monte aujourd’hui jusqu’à 24,5°C, fait unique si tard dans la saison. Mais les 24,0°C d’Elsenborn, à 570 mètres d’altitude, sont plus impressionnants encore. Là, le tout nouveau record de la veille est carrément pulvérisé. À Mont-Rigi, le maximum est de 23,3°C, et là aussi, le record de la veille est à nouveau pulvérisé. Il s’agit de loin de la température la plus élevée observée dans les Hautes Fagnes lors d’une troisième décade d’octobre, bien au-dessus des 21,0°C qui, rappelons-le, ont été le précédent record (avant les 21 et 22 octobre 2012).

À Florennes, où le ciel est radieux aussi, garni de quelques cirrus et de quelques bancs d’altocumulus, un peu plus nombreux vers midi, la température monte également plus haut encore que la veille, établissant le nouveau record à 23,5°C.

Les records pour une troisième décade d’octobre sont également battus à

- Deurne (Anvers) avec 23,5°C (série remontant jusqu’à 1953, précédent record : 22,5°C le 21/10/1977) ;

- Chièvres avec 23,6°C (série remontant jusqu’à 1954, précédent record : 22,4°C le 21/10/1977) ;

- Beitem (Roulers) avec 22,1°C (série remontant jusqu’à 1953, précédent record : 21,5°C le 22/10/1989) ;

- Saint-Hubert avec 21,5°C (série remontant jusqu’à 1953, précédent record : 20,9°C le 21/10/2012 ; 20,6°C le 24/10/1971).

D’autres endroits, normalement plus privilégiés, ne connaissent cependant pas de records, en raison d’une inversion qui ne s’y résorbe que partiellement. C’est le cas de :

- Beauvechain, où les 21,6°C arrivent en quatrième position de la série, remontant à 1953 (comme Deurne, Saint-Hubert et bien d’autres aéroports ou aérodromes) ;

- Bierset, qui ne bénéficie pas pleinement de l’extrême douceur non plus, avec « seulement » 22,0°C (quatrième valeur de la série aussi), alors que les thermomètres auraient normalement dû « exploser » sur le plateau hesbignon.

Ajoutons à cela une très légère brume sèche, prévalant dans les deux stations précitées.

La Campine, quant à elle, ne bénéficie plus toujours du réchauffement de ses sols sablonneux à cette saison. À Kleine Brogel, le maximum est de 21,7°C. Là aussi, une petite brume sèche est persistante et le ciel est même temporairement assez nuageux (altocumulus). Par le passé, d’autres situations atmosphériques y ont été plus favorables pour des températures élevées (23 à 24°C), ce qui fait que la valeur de 21,7°C n’entre pas en compétition avec les extrêmes de la série (remontant à 1953 aussi).

Au littoral, les conditions météorologiques sont bien meilleures que la veille, avec un brouillard qui se dissipe dès le début de la matinée et un ciel généralement clair, avec des bancs d’altocumulus et parfois de stratocumulus assez « pommelés ». En fait, à la mer, c’est à une véritable situation d’été qu’on assiste, avec un vent d’est à sud-est en matinée, avant qu’une brise de mer de nord à nord-est ne s’y lève en début d’après-midi (exactement comme en été). Le maximum, de ce fait, reste limité à 19,3°C. À la station de Coxyde, située à quelques kilomètres à l’intérieur, la brise de mer ne parvient à s’imposer que très temporairement, et le maximum y atteint 21,8°C.

Notons encore, pour conclure, quelques valeurs remarquables, relevées dans la partie sud du pays :

Couvin (à l’est de Chimay) : 24,8°C

Sivry (au nord-ouest de Chimay) : 24,4°C

Hastière (sur la Meuse en amont de Dinant) : 24,2°C

Cela signifie donc quasiment un jour d’été (≥ 25°C) durant la troisième décade d’octobre dans une station officielle de l’IRM (Couvin). Ce n’est qu’en 1937 que cette barre a éventuellement pu être atteinte, en Belgique, aussi tard dans la saison, en l’occurrence du côté de Lanaken, puisque juste à côté, à Maastricht, la température est montée à 26,2°C le 27 octobre de cette année-là.

Parmi les stations de MétéoBelgique, par contre, la barre des 25°C est bel et bien atteinte, comme la veille, avec ce jour 25,1°C à Enghien (Hainaut) et 25,3°C à Limelette (Brabant Wallon). Autres valeurs remarquables : 24,8°C à Cour-sur-Heure (Hainaut) et à Cerfontaine (Province de Namur), et 24,6°C à Tollembeek (Brabant Flamand), Montignie sur Sambre (Hainaut), Thulin (Hainaut) et Bertrix (Province de Luxembourg).

À Bruxelles, les 24,2°C de Neder-Over-Heembeek et les 24,5°C de Koekelberg sont très proches de la valeur relevée à Uccle.

À suivre…

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Suite.

23 octobre 2012

Le front des derniers jours ne représente plus grand-chose, mais sépare encore l’air frais du nord de l’Europe de l’air chaud du sud.

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Source KNMI

En Belgique, en raison des inversions plus coriaces, les températures sont un peu plus basses que la veille, mais elles peuvent encore être qualifiées de très anormales, voire d’exceptionnelles en de très nombreux endroits.

En altitude cependant, l’air très chaud, originaire de l’Allemagne, est toujours bien là. La nuit du 22 au 23, on notait 22°C à 300-400 mètres d’altitude au-dessus de Beauvechain, et encore une vingtaine de degrés vers 1000 mètres d’altitude. Au niveau 850 hPa (1580 mètres), on a relevé 16°C, ce qui est énorme pour une fin d’octobre. À plus haute altitude par contre, la température tend à nouveau à baisser au fil des heures, ce qui provoque de l’instabilité, et le formation de nuages castellanus dans les couches supérieures de l’atmosphère dès l’après-midi.

À Uccle, avec un vent qui s’est orienté à l’est-nord-est et un temps à nouveau radieux (avec cirrus, quelques cirrocumulus et, en matinée, des bancs d’altocumulus), la température a certes un peu baissé aussi, mais atteint encore 22,5°C. Il s’agit encore de la quatrième valeur la plus élevée pour une troisième décade d’octobre, sur une série qui remonte jusqu’à 1886 ! La plus élevée date de la veille, avec 24,5°C ; la deuxième, du 27 octobre 1937, avec 23,7°C (*) ; la troisième, du 30 octobre 2005, avec 22,6°C.

D’autres valeurs à nouveau très élevées :

Anvaing (Hainaut) : 23,4°C

Angleur (Liège) : 22,4°C

Zelzate (Gand) : 22,4°C

Ciney : 22,4°C

Chièvres : 22,2°C

Hastière : 22,2°C

En Haute Belgique, les températures atteignent même à nouveau des valeurs tout à fait exceptionnelles. Les 22,6°C de l’aérodrome de Spa sont la deuxième valeur la plus élevée depuis au moins 1973, après les 22,9°C du… 22 octobre 2012. Quant à la troisième valeur, de 21,6°C, elle date du… 21 octobre 2012 ! Cela donne un indice sur l’exceptionnalité de ces trois derniers jours à Spa. Avant cela, on y a noté 20,8°C comme plus haute température le 26 octobre 2006.

Mont-Rigi s’est à nouveau très bien défendu aussi, avec 21,2°C, tandis que tout près de là, la station MétéoBelgique de Botrange note 23,3°C !

En d’autres lieux de la Belgique, la (plus grande) persistance de l’inversion maintient les températures autour des 20-21°C, ce qui est encore beaucoup pour la saison aussi, mais moins exceptionnel. Quelques exemples : Beauchechain : 20,9°C, Bierset : 19,7°C et Gosselies : 21,3°C.

Le littoral connaît un temps plus brumeux, avec du brouillard en matinée et un régime de (faible) brise de mer l’après-midi. À Middelkerke, le maximum ne dépasse pas 17,4°C.

À noter qu’en fin d’après-midi et en soirée, des suites de l’instabilités déjà décrite ci-dessus, des nuages assez rares se forment, des cirrus spissatus très épais, véritables petites enclumes d’altocumulus castellanus très développés, avec de très beaux virga.

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Cirrus spissatus (cumulonimbogenitus) issus d’altocumulus castellanus très développés à 18h14

Ces nuages, par ailleurs, sont également observés en nombre en région parisienne.

(*) La valeur brute du 27 octobre 1937, sous abri ouvert, a été à Uccle de 24,1°C. Par souci d’homogénéisation des données, elle a été ramenée à 23,7°C pour correspondre au plus près à ce qu’elle aurait été avec l’instrumentation actuelle

24 octobre 2012

L’anticyclone, à l’origine sur la Suède, ne forme plus qu’une très petite crête s’étendant du Danemark au Belarus, et se rattache désormais à un anticyclone près de l’Islande. Les hautes pressions sur les Balkans s’affaiblissent, tandis qu’un faible front froid sépare toujours les masses d’air liées à ces deux anticyclones. Ce front froid tend à redescendre vers le sud. Un autre front froid, situé plus au nord et marquant la frontière d’un air très froid commandé par l’anticyclone islandais, descend également vers le sud au-dessus de la Scandinavie et de la Mer du Nord. Aucun de ces deux fronts n’affecte encore le temps sur nos régions.

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Source KNMI

Le 24 octobre est donc une autre très belle journée automnale. En matinée et à midi, parmi quelques bancs d’altocumulus (parfois castellanus), on note encore, comme la veille au soir, de beaux virga en provenance de très gros cirrus spissatus, cette fois-ci issus d’enclumes de cumulonimbus situés au nord, et formés dans l’instabilité des couches moyennes et supérieures de l’atmosphère. Par endroit, on note même des précipitations atteignant le sol.

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Altocumulus castellanus avec virga à 8h44

Par la suite, le ciel redevient très bleu, avec encore quelques bancs d’altocumulus et l’un ou l’autre cirrus épais. Le vent, qui continue à souffler d’est à nord-est, ramène cependant des températures un peu plus basses sur tout le pays, de l’ordre de 18 à 19°C en Basse et Moyenne Belgique. C’est toujours beaucoup pour la saison, mais cela cesse d’être exceptionnel.

Dans les Hautes Fagnes, le vent souffle plutôt de l’est, et, au-dessus de l’inversion, il fait encore près de 20°C (19,7°C à Mont-Rigi et 20,3°C à la station MB de Botrange). À Elsenborn, le thermomètre atteint 19,9°C. Dans ces régions-là, on ne demeure pas loin de l’exceptionnel.

Ailleurs dans le pays, les 20°C sont encore dépassés à Angleur (Liège) avec 20,1°C et à Gouvy (non loin de Vielsalm et de Houffalize) avec 20,4°C.

Comme déjà dit précédemment, la présence d’air chaud dans les moyennes couches et d’air graduellement plus froid dans les hautes couches a été responsable de l’instabilité en matinée. Par la suite, les basses et moyennes couches se sont rafraîchies à leur tour, diminuant à nouveau le contraste avec les hautes couches et, par conséquent, réduisant l’instabilité.

À titre d’illustration : au-dessus de Beauvechain, dans la nuit du 23 au 24 octobre, on a encore observé 19°C vers 600 mètres d’altitude et 15°C vers 1550 mètres (niveau 850 hPa). La nuit suivante, aux mêmes altitudes, il ne fait plus, respectivement, que 16°C et 10°C. Dans les plus hautes couches, pendant ce temps, les températures restent quasiment identiques.

25 octobre 2012

Ce 25 octobre 2012 constitue un contraste saisissant avec la veille. En matinée, les sommets des buidings de Bruxelles disparaissent dans des stratus persistants, dont la base ne se relève que peu à peu, pour atteindre quelques 200 mètres l’après-midi (stratus fractus en-dessous d’une nappe vers 250-300 mètres).

Avec des pluies intermittentes, un vent de nord-est à est et des températures de 12°C, la sensation de froid est très vive dans la capitale. Et rien ne laisse deviner aux Bruxellois qu’ailleurs dans le pays, il fait parfois encore très beau. À Saint-Hubert par exemple, le temps est ensoleillé, avec quelques bancs de stratocumulus assez élevés et une température de 16,6°C. Dans les Hautes Fagnes, à Mont-Rigi, le thermomètre affiche 15,7°C, également avec des stratocumulus assez élevés. Des points plus abrités de l’Ardenne connaissent des maximas plus élevés encore, avec 18,2°C à Gouvy et 17,9°C à Bièvre. À Hastière, dans la vallée de la Meuse, on note 17,6°C et à Couvin, au sud de Philippeville, on note 18,0°C.

Des éclaircies sont également observées dans cette dernière région, comme par exemple à Dourbes.

La Province du Luxembourg est plus privilégiée encore, comme l’indiquent les stations MétéoBelgique de Bertrix avec 19,9°C, de Chiny avec 19,3°C et de Virton avec 18,5°C. Là, le ciel est même parfois tout à fait serein, notamment l’après-midi.

En fait, le premier des deux fronts froids avance très lentement, et si les nuages de ce front envahissent déjà une bonne partie du pays, une autre partie du pays reste encore dans la « bonne » masse d’air, même si le côté très chaud de celle-ci s’atténue fortement. Malgré cela, avec la résorption partielle de l’inversion, bien des endroits du sud de la Belgique peuvent encore bénéficier d’une dernière magnifique journée d’automne.

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Source KNMI

Les sondages sont d’ailleurs très parlants. Le sondage d’Idar-Oberstein (Allemagne), assez représentatif pour le sud du pays, montre bien la présence d’une couche d’air encore assez doux vers 800 mètres d’altitude, même si les 13°C qu’on y mesure sont bien moins extrêmes que ce qu’on y a observé les jours précédents. Le sondage de De Bilt par contre, davantage représentatif pour le nord de la Belgique, révèle la disparition complète de l’air chaud, même en altitude, des suites du passage du premier front froid dont il a été question plus haut, et qui aborde la Belgique vers midi. Une inversion, entre autres, est toujours présente vers 900 mètres, mais celle-ci sépare désormais de l’air frais d’un air un peu moins frais. Un deuxième front froid, rattrapant le premier, abordera la Belgique en soirée et mettra un terme définitif à cette période de grande douceur – voire de chaleur – automnale.

26 octobre 2012

Le deuxième front froid a fini par rattraper le premier front froid et a fusionné avec celui-ci. Ensuite, le système s’est remis à onduler et a traîné longuement sur notre pays.

La situation synoptique est à présent la suivante : un anticyclone sur l’Islande descend lentement vers le sud et, combiné à une profonde dépression sur le nord-ouest de la Russie, envoie désormais sur notre pays des courants polaires directs. Ceux-ci ne sont déviés que peu de temps avant d’arriver sur notre pays par les effets d’une autre dépression, se déplaçant du Golfe de Gascogne au Midi de la France.

analyse2012102612.gif

Source KNMI

Cette constellation particulièrement défavorable – nimbostratus accompagné de pluie et air polaire se continentalisant sur le Nord de l’Allemagne avant de nous atteindre – a fait en sorte que nous sommes passés très brutalement à un temps particulièrement froid pour la saison.

2012102617h28001copie.jpg

Nimbostratus à 17h28

Les maxima, souvent atteints au début de la période d’observation, c'est-à-dire 8 heures du matin, ne dépassaient déjà pas 8°C au littoral, 6 à 7°C au centre du pays et 4°C en Ardenne, ce qui est déjà très froid en soi pour la saison. Mais dans le courant de la journée, les températures n’ont fait que poursuivre leur baisse.

Le contraste, par rapport aux jours précédents, est impressionnant. Voici, à titre d’exemple, quelques températures prises à la même heure à la même station, à quatre jours d'intervalle :

Uccle

22/10/2012 à 16h L.T. : 24,1°C

26/10/2012 à 16h L.T. : 05,6°C

Charleroi-Gosselies

22/10/2012 à 16h L.T. : 22,7°C

26/10/2012 à 16h L.T. : 05,4°C

Florennes

22/10/2012 à 16h L.T. : 22,8°C

26/10/2012 à 16h L.T. : 05,7°C

Elsenborn

22/10/2012 à 16h L.T. : 23,9°C

26/10/2012 à 16h L.T. : 03,9°C

Mont-Rigi

22/10/2012 à 14h L.T. : 22,9°C

26/10/2012 à 14h L.T. : 03,3°C

Spa-Malchamps

22/10/2012 à 16h L.T. : 22,1°C

26/10/2012 à 16h L.T. : 04,4°C

Ajoutons à cela que la température descend tellement bas, en soirée, que la neige réapparaît même en bien des endroits de Haute Belgique et, dans certains cas, même déjà à des altitudes de quelques 300 mètres. Florennes, située à 299 mètres d’altitude, signale de la pluie mêlée de neige à 22 heures, avec une température de 1,6°C. Mont-Rigi, pendant ce temps, connaît son premier enneigement du sol, avec une température qui passe sous zéro degré en fin de soirée.

À Elsenborn, il neige également en soirée, parfois à gros flocons, et c’est saisissant lorsqu’on connaît les maximas des jours précédents : 21,9°C le 21 ; 24,0°C le 22 ; 21,4°C le 23 : 19,9°C le 24 et encore 15,9°C le 25 (donc la veille !). Il est curieux de voir à quel point l'été et l'hiver peuvent être proches.

27 octobre 2012

À présent, le front est bien passé et notre pays se retrouve dans des courants polaires très froids de nord-nord-est, circulant entre un complexe dépressionnaire s’étendant du Midi de la France à la Hongrie en passant par le Nord de l’Italie, et un anticyclone situé au large de l’Irlande.

analyse2012102312.gif

Source KNMI

La nature polaire de l’air est bien visible dans les sondages, avec à midi –6°C au niveau 850 hPa (1350 mètres) à De Bilt (Pays-Bas) et –7°C niveau 850 hPa (1320 mètres) à Idar-Oberstein (Allemagne). L’isotherme de 0°C se situe désormais entre 500 et 700 mètres, alors que quelques jours plus tôt, on notait parfois 20°C au même niveau. Au niveau 850 hPa, la chute a été plus vertigineuse encore, notamment au-dessus d’Idar-Oberstein, puisqu’on est passé de 17°C à –7°C en 5 jours.

Il n’est donc pas étonnant que les maxima restent à nouveau fort bas pour la saison, avec 8 à 9°C au littoral, 5 à 7°C au centre du pays et parfois à peine plus de 0°C dans les Hautes Fagnes (0,8°Cà Mont-Rigi). Ceci après une nuit fort froide, où le ciel s’est dégagé à l’arrière de la perturbation et où il a gelé en de nombreux endroits, avec notamment –3,5°C à 9 heures à Elsenborn. Au centre du pays, des valeurs proches de –1°C ont été relevées, par exemple, aux aéroports de Bruxelles et de Charleroi.

Notons que le maximum de 0,8°C mesuré à Mont-Rigi est le plus bas depuis au moins 1954 dans les Hautes Fagnes. La troisième décade d’octobre 2012, dans cette région, a donc eu à la fois son record de chaleur avec 23,3°C le 23, et son record de froid avec 0,8°C le 27 !

Le temps, quant à lui, a souvent été beau, avec quelques cirrus, quelques altocumulus, dont des lenticularis, et des cumulus le plus souvent mediocris, mais aussi quelques cumulonimbus isolés accompagnés d’averses, plus fréquentes au littoral où des manifestation orageuses ont été observées.

2012102716h59001copie.jpg

Cumulus mediocris à 16h59

28 octobre 2012

L’anticyclone qui nous a valu le temps froid se trouve désormais centré au sud-ouest de l’Irlande, tandis qu’une autre cellule se construit sur la Scandinavie. Cette cellule sera toutefois très temporaire. Une perturbation atlantique, comprise dans un flux d’ouest-nord-ouest, nous apportera un temps un rien plus doux, mais pluvieux dès la nuit suivante.

Mais la nuit précédente, sous un ciel serein dans l’air polaire, les minimas ont été très bas, avec des gelées dans pratiquement tout le pays, à l’exception du littoral et de quelques points dans l’ouest du pays. Au centre, les minima ont souvent été l’ordre de –2°C (à Uccle, par exemple, –2,1°C) tandis que dans les Hautes Fagnes ainsi qu’en Campine, les valeurs ont été proches des –4°C. À Koersel, le mercure est même descendu jusqu’à –4,9°C. En Gaume, la station MétéoBelgique de Virton a enregistré un minimum plus bas encore, de –6,1°C ! (Et dire qu’il y faisait encore 25,1°C le 21 octobre !)

À Uccle, les –2,1°C peuvent être considérés comme très anormalement bas pour un mois d’octobre.

La journée, par la suite, est belle, avec encore des cumulus d’instabilité, principalement au littoral, et du brouillard persistant en matinée, parfois, à l’intérieur des terres.

2012102812h47001copie.jpg

L’instabilité des basses couches est visible ne fût-ce que par ce cumulus, à 12h47

Vers le milieu de l’après-midi, les cumulus s’aplatissent même au littoral, avec apparition d’altocumulus et de stratocumulus. Au centre du pays aussi, des altocumulus font leur apparition en fin d’après-midi.

Les températures, encore très basses en altitude la nuit précédente (–6°C à 1420 mètres au-dessus de Beauvechain), remontent très lentement en journée, ce qui permet aux maximas, dans la configuration instable de l’atmosphère, de monter jusqu’à 9 ou 10°C, voire 11°C en Basse et Moyenne Belgique. Sur les hauteurs ardennaises par contre, il continue à faire froid, avec des maxima parfois inférieurs à 5°C. Là où les nuages de la perturbation arriveront plus tard, la nuit sera encore très froide dans un premier temps, avec –5,5°C à Elsenborn. En Gaume, il fera plus froid encore, avec par exemple –6,8°C à Aubange.

À partir du 29 octobre, le temps reprend peu à peu des caractéristiques normales, même si les températures restent encore un peu faibles pour la saison. C’est donc la fin de l’un des épisodes les plus particuliers qu’ait connu notre climat belge.

Notons enfin pour conclure qu’à Oberstdorf, dans les Alpes allemandes (localité citée au début de l’article), il faisait encore 27°C le 19 octobre tandis que le 29 du même mois, il y a déjà une bonne petite couche de neige avec des températures proches de 0°C en matinée.

Source :

IRM

KNMI

ECA&D

OGIMET

University of Wyoming

Observations MB

Infoclimat

Meteociel

SkyStef’s Weather Page

Webcam Beerse

Modifié par cumulonimbus

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Encore un mot sur la très forte chute des températures enregistrée à la fin de ce mois.

Depuis le début des observations dans le parc climatologique d’Uccle en 1886, une seule fois une chute comparable des températures a été observée en octobre, en l’occurrence en 1949.

Cette année-là, le 25 octobre, on observe un maximum de 20°C à Uccle sous un temps humide, nuageux et venteux dans une circulation générale de sud commandée par une dépression se déplaçant de l’Océan vers le sud des Îles Britanniques. Quatre jours plus tard, le 29 octobre, le maximum ne dépasse plus 2°C après un minimum inférieur à –3°C. Entre-temps, une violente tempête sévit d’abord le 26, avec des rafales jusqu’à 114 km/h à Uccle, puis le déplacement de la dépression vers la Scandinavie, combiné à la jonction de l’anticyclone des Açores avec un puissant anticyclone sur le Groenland provoque une arrivée massive d’air froid d’origine polaire. Localement dans le pays, les minima descendent même jusqu’à près de –10°C.

Pour l’ensemble de l’automne, deux événements de même amplitude sont encore à signaler, cette fois-ci au mois de novembre. Le premier remonte à 1965, où un temps particulièrement ensoleillé, accompagné d’un vent d’est tournant au sud, fait d’abord monter les températures très haut le 7 novembre, avec des valeurs proches de 18°C en Basse et Moyenne Belgique, et jusqu’à 20°C en Campine (20,2°C à Kleine Brogel). Six jours plus tard, on observe des gelées permanentes sur une bonne partie du pays (et un maximum de 0,0°C tout juste à Kleine Brogel), tandis qu’un jour plus tard, sous un ciel gris, c’est tout le pays, littoral et Gaume exceptés, qui subit des gelées permanentes, avec des valeurs le plus souvent comprises entre –1 et –2°C en Basse et Moyenne Belgique. Tout ça en raison du remplacement de l’air continental doux par un air continental très froid en provenance du nord-est. Les minima du 16, par la suite, sont particulièrement froids, avec des valeurs comprises entre –8°C et –10°C par endroits en Basse et Moyenne Belgique. Pour Bierset (–8,9°C), Deurne (–9,5°C) et Beitem, près de Roulers (encore –6,0°C), cela reste jusqu'à maintenant des records de froid pour la deuxième décade de novembre, sur des séries de 1953 à nos jours.

Le deuxième événement de cette nature remonte à 1983. Sous un temps parfaitement beau, on passe presque sans transition d’une douceur extrême à un froid extrême. Ce sont les Hautes Fagnes, surtout, qui se prennent le contraste de plein fouet. À Mont-Rigi, au-dessus de l’inversion, on note 18,6°C comme maximum le 9 novembre, et –1,0°C comme maximum le 14 novembre, sous un ciel radieux dans les deux cas. Un basculement des vents du sud à l’est, avec l’arrivée d’air continental beaucoup plus froid, est la cause, là aussi, de la dégringolade des températures. Quelques endroits de Moyenne Belgique, comme notamment Uccle et Dourbes, connaissent aussi un très fort contraste thermique.

Mais les chutes de température les plus impressionnantes restent réservées pour l’hiver. La pire de toutes reste celle de décembre 1938. Le 12 du mois, un front qui ondule à l’ouest de nos régions et un puissant anticyclone sur la Russie provoquent un afflux massif d’air tropical, qui fait grimper la température jusqu’à 16,1°C à Bourg Léopold en Campine. Le 19, le même anticyclone envoie sur nos régions des masses d’air très froid dans un flux d’est-nord-est, et le maximum, à Bourg Léopold, ne dépasse plus –10,6°C, soit une chute de presque 27 degrés. La nuit d’après, le minimum plonge jusqu’à –16,4°C, et jusqu’à -18,6°C encore trois jours plus tard. Inutile d’ajouter qu’il s’agit là de températures exceptionnelles tant pour la douceur que pour le froid.

À Uccle, on note un maximum de 13,7°C le 13 décembre, suivi d’un maximum de –11,3°C le 19 décembre (chute de 25 degrés). La nuit du 19 au 20, le minimum est de –15,4°C. Ajoutons encore qu’entre le 10 et le 14, les maxima restent constamment supérieurs à 10°C, tandis qu’entre le 18 et le 24, les maxima restent constamment inférieurs à –5°C !

Deux autres cas de dégringolade de la température, d’une amplitude certes un peu moindre, mais d’une brutalité plus grande en raison d’un laps de temps plus court, se produiront encore entre le 31 janvier et le 1er février 1956 d’une part, et entre le 30 et le 31 décembre 1978 d’autre part.

Sources

IRM

Ciel et Terre

Infoclimat

Wetterzentrale

Modifié par cumulonimbus

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Cumulonimbus, un grand merci pour ce compte-rendu et surtout félicitations pour la justesse et la précisions de tes explications ! :thumbsup:

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Merci beaucoup pour ces compliments !!!!

Notons encore, pour être complet, qu'une forte chute des températures a également été observée l'année passée, en octobre 2011, même si elle n'a pas (tout à fait) la dimension de ce qui a été décrit ci-dessus.

En effet, les 1er, 2 et 3 octobre, il a fait extraordinairement beau avec un ciel serein ou, tout au plus, très peu nuageux avec des cirrus et de très rares altocumulus.

Les températures maximales, durant ces trois jours, ont été respectivement les suivantes :

Chièvres... : 28,9°C ; 26,2°C ; 25,9°C

Uccle...... : 26,9°C ; 25,9°C ; 25,6°C

Beauvechain : 26,5°C ; 26,8°C ; 25,5°C

Mont-Rigi.. : 23,9°C ; 23,5°C ; 21,5°C

Le 8 octobre, sous un ciel couvert avec cumulus développés, cumulonimbus (avec même un peu d'orage en province de Namur) et beaucoup de stratocumulus, ainsi que des fractus bas liés aux précipitations, un vent d'ouest à nord-ouest et des pluies et averses, les températures maximales n'atteignaient plus que :

Chièvres... : 13,0°C

Uccle...... : 10,2°C

Beauvechain : 9,6°C

Mont-Rigi.. : 5,9°C

Toutefois, aucune température minimale très basse n’a été observée avant ou après la journée du 8 octobre, ce qui fait que globalement parlant, le contraste était moins marqué que cette année-ci, d’autant plus que le coup de froid a été beaucoup plus bref, et aussi plus atténué sur certaines parties de notre territoire, comme à l’ouest du pays en raison de l’influence de la mer, et en Campine en raison de la présence d’éclaircies.

Sources :

Idem

Modifié par cumulonimbus

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Comme l'a si bien dit Cumulonimbus, un mois d'octobre finalement normal!

Le site de l' IRM publie ses relevés ce matin pour l'ensemble de ce mois (ça aura certainement changé demain matin vers novembre).

Côté moyenne de température, on est pile-poil dedans avec 11,1°C. Les minimas et maximas ainsi que la durée d'insolation restent très proches aussi. C'est dans les précipitations qu'on a la différence, car si on a eu environ 4 à 5 jours de pluie en moins, on a toutefois un excédant de 45 mm donc elles furent abondantes lors de leur passage, mais ça peut venir aussi du 4 octobre où en 24h Tolembeek a enregistré 53 mm (52 à Enghien, 48 à Silly).

Les relevés de ma station sont relativement égaux. Mais comme cité on a eu de solides écarts : j'ai un relevé (pas sous abri) max de 26,5°C et min de -2,3°C et le facteur humidex a grimpé à 29,9°C ! Les UV n'ont pas dépassé le niveau 2, revenant gentiment à 1.

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Comme l'a si bien dit Cumulonimbus, un mois d'octobre finalement normal!

Le site de l' IRM publie ses relevés ce matin pour l'ensemble de ce mois

Sur MB : http://www.meteobelgique.be/article/84-ann...tobre-2012.html

A noter le nombre record pour un mois d'octobre de jours d'orages !

On aura l'année la plus orageuse si ça continue, après les valeurs du printemps et de l'été...

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Bref, ce mois d'octobre 2012 prouve encore que les statistiques mensuelles donnent une indication qui ne reflète pas toujours la réalité. Je m'explique... :) Si on regarde ces statistiques, on constate que d'un point de vue thermique, ce mois est tout ce qu'il y a de plus normal, voire banal. Hors, avec une période de temps exceptionnellement douce suivie directement d'un temps presqu'aussi exceptionnellement froid, on sort clairement de la banalité. Mais les extrêmes s'annulant, les chiffres nous donnent une vision faussée de ce mois... Enfin, ce n'est que mon avis ! ;)

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Merci pour la présentation nettement plus conviviale que... heu... <_<

Dany, entièrement d'accord! C'est comme au mois de juin et juillet où on a essuyé presqu'autant de précipitations que pour ce mois d'octobre, seuls quelques jours plus agréables ont permis de revenir à la "normale". Ça avait tourné à de solides débats comme quoi les méchants prévisionnisses y font rien qu'à embêter la côte belge et les parcs d'attractions. Mais non voyons, puisqu'on vous dit qu'on était dans les normes saisonnières!

Me demande parfois si ces climatologues scotchés aux chiffres de leurs ordinateurs regardent parfois par la fenêtre. "Ah si bien sûr! On nous a dit qu'on bossait sur Windows!" Bon allez d'accord :rolleyes:

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Ah, mais je ne critique pas le boulot des climatologues, ils font leur job correctement. Mais par contre, c'est l'interprétation qui peut être faite de leurs résultats qui me laisse dubitatif...

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Bref, ce mois d'octobre 2012 prouve encore que les statistiques mensuelles donnent une indication qui ne reflète pas toujours la réalité. Je m'explique... :) Si on regarde ces statistiques, on constate que d'un point de vue thermique, ce mois est tout ce qu'il y a de plus normal, voire banal. Hors, avec une période de temps exceptionnellement douce suivie directement d'un temps presqu'aussi exceptionnellement froid, on sort clairement de la banalité. Mais les extrêmes s'annulant, les chiffres nous donnent une vision faussée de ce mois... Enfin, ce n'est que mon avis ! ;)

D'ailleurs ce n'est pas pour les co**ll*s ( :P ) du Pape que j'établis mes relevés quotidiennement ;)

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Mon bilan personnel d'octobre arrivera sous peu ;)

N'hésitez pas à faire le vôtre, ce qui pourrait être intéressant niveau pluviométrie pour voir quelles régions ont été plus touchées que d'autres. Je tiens à préciser que le nombre de jours d'orages m'étonne. Curieux de voir le nombre de jours d'orages pour cette année.

Et nous voici donc en novembre:

1 novembre: Min: 5.1°C - Max: 9.4°C + 5.8 mm (pluie matin + averses après-midi. Du vent)

2 novembre: Min: 5.6°C - Max: 9.1°C + 5.4 mm (pluies l'après-midi)

3 novembre: Min: 3.8°C - Max: 9.2°C + 4.0 mm (pluies le matin + très longue averse après-midi)

4 novembre: Min: 3.6°C - Max: 10.1°C + 4.0 mm (pluie entre 11 et 14h)

5 novembre: Min: 5.9°C - Max: 7.8°C + 2.4 mm (pluies faibles l'après-midi)

6 novembre: Min: 0.3°C - Max: 9.8°C + 1.4 mm(pluies faibles en soirée)

7 novembre: Min: 6.5°C - Max: 11.2°C + 2.0 mm (pluies faibles/bruines)

8 novembre: Min: 7.9°C - Max: 9.3°C + 0.0 mm (léger crachin temporaire)

9 novembre: Min: 7.8°C - Max: 11.2°C + 0.4 mm (pluie fine entre 23 et 1h du matin)

10 novembre: Min: 8.5°C - Max: 12.4°C + 0.4 mm (pluie faible entre 0 et 1h du matin)

11 novembre: Min: 3.6°C - Max: 11.1°C + 0.4 mm

12 novembre: Min: 5.3°C - Max: 8.2°C + 0.0 mm

13 novembre: Min: 6.1°C - Max: 9.3°C + 0.0 mm

14 novembre: Min: 0.5°C - Max: 11.3°C + 0.0 mm

15 novembre: Min: 1.6°C - Max: 5.4°C + 0.0 mm

16 novembre: Min: 3.8°C - Max: 7.7°C + 0.0 mm

17 novembre: Min: 3.0°C - Max: 8.1°C + 0.0 mm

18 novembre: Min: 7.7°C - Max: 8.8°C + 4.4 mm (pluies matinales)

19 novembre: Min: 2.2°C - Max: 12.6°C + 0.0 mm

20 novembre: Min: 6.3°C - Max: 10.8°C + 0.0 mm

21 novembre: Min: 3.4°C - Max: 9.9°C + 0.0 mm

22 novembre: Min: 3.4°C - Max: 9.8°C + 0.0 mm

23 novembre: Min: 5.9°C - Max: 8.4°C + 8.6 mm (pluies faibles à modérées toute l'après-midi + soirée)

24 novembre: Min: 7.9°C - Max: 10.7°C + 1.5 mm (pluie faible en fin de journée)

25 novembre : Min : 9.8°C – Max : 14.0°C + 0.2 mm (bruine, coup de vent la nuit avec Tx atteinte à 2h30)

26 novembre : Min : 6.5°C – Max : 11.8°C + 0.0 mm

27 novembre : Min : 7.3°C – Max : 8.6°C + 0.2 mm (aversounette)

28 novembre: Min: 3.7°C - Max: 6.6°C + 0.0 mm

Modifié par Philippo

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Merci beaucoup pour ces compliments !!!!

C'est mérité c'est un excellent travail. :thumbsup:

Je m'en suis d'ailleurs fortement inspiré pour la rédaction de l'analyse climatologique de cette dernière décade de ce mois d'octobre 2012, particulièrement contrastée.

Cette analyse climatologique d'octobre 2012 sera publiée demain dimanche sur MeteoBelgique

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L'excuse reste valable: mieux vaut tard que jamais

Bilan d' octobre 2012:

Décade 1 : aucun orage observé !

Précipitations : 52.0 mm

Températures : Tn : 1.3°C et Tx : 18.8°C, Tm : 10.05°C

Tmn : 8.1°C et Tmx : 14.9°C

Décade 2 : aucun orage observé

Précipitations : 36.2 mm

Températures : Tn : 1.7°C et Tx : 22.2°C, Tm : 11.95°C

Tmn : 7.8°C et Tmx : 15.3°C

Décade 3 : aucun orage observé

Précipitations : 22.3 mm

Températures : Tn : -3.3°C et Tx : 23.6°C, Tm : 10.15°C

Tmn : 6.1°C et Tmx : 12.9°C

Moyenne octobre 2012 :

TEMPERATURES : 10.7°C (normal : 11.1°C) => -0.4°C

PRECIPITATIONS : 110.5 mm (normal : 74.5 mm) => +36 mm

INSOLATION (pris à Uccle) : 119h54 (normal : 112h12) => +7h42

Normes 1981-2010

=> 15 jours d'orages observés sur le pays en octobre, rien ici !

Une année très orageuse selon l'IRM, pauvre selon mes observations...mais Namur n'est pas non plus le centre du monde :whistling:

=> Vous avez donc le choix: lire et/ou relire les excellents posts de Cumulonimbus + le résumé fait par Philippe qui sera mis en ligne dès demain.

=> l'automne présente une anomalie presque nulle: -0.25°C au 31 octobre (inclus). Reste le mois de novembre !

Modifié par Philippo

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C'est mérité c'est un excellent travail. :thumbsup:

Je m'en suis d'ailleurs fortement inspiré pour la rédaction de l'analyse climatologique de cette dernière décade de ce mois d'octobre 2012, particulièrement contrastée.

Cette analyse climatologique d'octobre 2012 sera publiée demain dimanche sur MeteoBelgique

Merci beaucoup !!!

Cb

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Je trouve que dans toutes les analyses lues qui sont très bien faite, que l'on ne tient pas assez compte des différences observées régions par région..

Si je prend la région de Charleroi, on est déficitaire en précipitations (quelques litres) mais aussi en ensoleillement et ce par rapport au normes 71-00..

Je ne pourrais pas dire pour 81-10, je n'ai pas les valeurs.

Je trouve que c'est quelque chose qui devrait être intégré dans les analyses qui s'arrêtent souvent uniquement à Uccle !

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Je n'ai pas d'outillage pour mesurer l'ensoleillement sur Namur. De ce fait, mes bilans sont "faussés" sur ce paramètre.

Au fait, ce topic ne concerne pas seulement mes bilans et ceux de Uccle, tout le monde peut faire ses propres bilans ! A vrai dire c'est un peu le but :P

Comment a été octobre à Arlon ? Mons ? Liège ? Charleroi ? Tournai ? Et en haut aussi :whistling: ?

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Je n'ai pas d'outillage pour mesurer l'ensoleillement sur Namur. De ce fait, mes bilans sont "faussés" sur ce paramètre.

Au fait, ce topic ne concerne pas seulement mes bilans et ceux de Uccle, tout le monde peut faire ses propres bilans ! A vrai dire c'est un peu le but :P

Comment a été octobre à Arlon ? Mons ? Liège ? Charleroi ? Tournai ? Et en haut aussi :whistling: ?

Voici pour Charleroi et sa région alors (normes 71-00 --> si quelqu’un à les 81-10 je suis preneur) :

T° conforme à la normale (71-00) avec +0,02 °C

Précipitations conformes à la normale avec 6,7 l/m2 de moins que la normale.

Par contre mois très sombre avec seulement 78 heures et 10 minutes de soleil soit 80% d'un moins d'octobre normal.

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Je trouve que dans toutes les analyses lues qui sont très bien faite, que l'on ne tient pas assez compte des différences observées régions par région..

Si je prend la région de Charleroi, on est déficitaire en précipitations (quelques litres) mais aussi en ensoleillement et ce par rapport au normes 71-00..

Je ne pourrais pas dire pour 81-10, je n'ai pas les valeurs.

Je trouve que c'est quelque chose qui devrait être intégré dans les analyses qui s'arrêtent souvent uniquement à Uccle !

Malheureusement, je ne dispose pas des données climatologiques pour Charleroi-Gosselies pour le moment, seulement des données synoptiques, qui ne sont pas tout à fait complètes. Mais de toute façon, à ma connaissance, les données climatologiques de Charleroi-Gosselies ne sont publiées que depuis 1984 (IRM – Bulletins climatologiques – Partie II). Cela ne me permet donc pas de faire un rapide calcul des moyennes 1981-2010 (températures, précipitations, insolation, etc.). Cela ne veut pas dire, évidemment, que ces données n’existent pas et qu’elles ne soient pas accessibles quelque part.

Par contre, je peux dresser ici la liste des extrêmes de température du synoptique de Gosselies (station 06449) sur une période d’un peu plus de 30 ans, du 1er janvier 1982 à maintenant. Parmi les données manquantes, une seule tombe sur un potentiel record, en l’occurrence celle du 17 mars 1990. Le chiffre qui figure dans la liste ci-dessous comme maximum le plus élevé de mars pourrait éventuellement être la deuxième valeur la plus élevée pour ce mois.

Il faut aussi tenir compte du fait qu’il s’agit ici de données synoptiques, c’est-à-dire de données relevées sur deux demi-périodes de 12 heures, en l’occurrence de 18 h G.M.T. (la veille) à 6 h G.M.T. pour les minima et de 6 h G.M.T. à 18 h G.M.T. pour les maxima. Cela signifie donc, en hiver surtout, que le minimum réel a très bien pu se produire après 6 h G.M.T. (7 h L.T.) et donc être encore un peu plus bas que la valeur indiquée dans la liste ci-dessous.

Maxima les plus élevés :

Janvier.... : 15,2°C (06/01/1999)

Février.... : 18,4°C (18/02/1990)

Mars....... : 22,2°C (29/03/1998)

Avril...... : 28,7°C (15/04/2007)

Mai........ : 31,8°C (27/05/2005)

Juin....... : 34,4°C (28/06/2011)

Juillet.... : 37,0°C (19/07/2006)

Août....... : 36,6°C (06/08/2003)

Septembre.. : 30,7°C (20/09/2003)

Octobre.... : 26,0°C (01/10/2011)

Novembre... : 20,3°C (12/11/1995)

Décembre... : 16,0°C (16/12/1989)

Minima les plus bas :

Janvier.... : -17,5°C (08/01/1985)

Février.... : -16,7°C (04/02/2012)

Mars....... : -8,1°C (04/03/1987)

Avril...... : -5,5°C (12/04/1986)

Mai........ : 0,1°C (05/05/1996)

Juin....... : 3,7°C (05/06/1991)

Juillet.... : 5,6°C (01/07/1984)

Août....... : 6,0°C (06/08/1987 et 29/08/1993)

Septembre.. : 3,0°C (19/09/2008)

Octobre.... : -5,3°C (24/10/2003)

Novembre... : -8,7°C (24/11/1998)

Décembre... : -11,8°C (29/12/1996)*

* : une température de -14,1°C a été observée en fin de soirée le 31/12/1996, mais le minimum, qui a été de -16°C, s’est produit le matin et a donc été inscrit en date du 01/01/1997.

Cb

Sources :

IRM via Meteociel et Infoclimat

Modifié par cumulonimbus

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Malheureusement, je ne dispose pas des données climatologiques pour Charleroi-Gosselies pour le moment, seulement des données synoptiques, qui ne sont pas tout à fait complètes. Mais de toute façon, à ma connaissance, les données climatologiques de Charleroi-Gosselies ne sont publiées que depuis 1984 (IRM – Bulletins climatologiques – Partie II). Cela ne me permet donc pas de faire un rapide calcul des moyennes 1981-2010 (températures, précipitations, insolation, etc.). Cela ne veut pas dire, évidemment, que ces données n’existent pas et qu’elles ne soient pas accessibles quelque part.

Par contre, je peux dresser ici la liste des extrêmes de température du synoptique de Gosselies (station 06449) sur une période d’un peu plus de 30 ans, du 1er janvier 1982 à maintenant. Parmi les données manquantes, une seule tombe sur un potentiel record, en l’occurrence celle du 17 mars 1990. Le chiffre qui figure dans la liste ci-dessous comme maximum le plus élevé de mars pourrait éventuellement être la deuxième valeur la plus élevée pour ce mois.

Il faut aussi tenir compte du fait qu’il s’agit ici de données synoptiques, c’est-à-dire de données relevées sur deux demi-périodes de 12 heures, en l’occurrence de 18 h G.M.T. (la veille) à 6 h G.M.T. pour les minima et de 6 h G.M.T. à 18 h G.M.T. pour les maxima. Cela signifie donc, en hiver surtout, que le minimum réel a très bien pu se produire après 6 h G.M.T. (7 h L.T.) et donc être encore un peu plus bas que la valeur indiquée dans la liste ci-dessous.

Maxima les plus élevés :

Janvier.... : 15,2°C (06/01/1999)

Février.... : 18,4°C (18/02/1990)

Mars....... : 22,2°C (29/03/1998)

Avril...... : 28,7°C (15/04/2007)

Mai........ : 31,8°C (27/05/2005)

Juin....... : 34,4°C (28/06/2011)

Juillet.... : 37,0°C (19/07/2006)

Août....... : 36,6°C (06/08/2003)

Septembre.. : 30,7°C (20/09/2003)

Octobre.... : 26,0°C (01/10/2011)

Novembre... : 20,3°C (12/11/1995)

Décembre... : 16,0°C (16/12/1989)

Minima les plus bas :

Janvier.... : -17,5°C (08/01/1985)

Février.... : -16,7°C (04/02/2012)

Mars....... : -8,1°C (04/03/1987)

Avril...... : -5,5°C (12/04/1986)

Mai........ : 0,1°C (05/05/1996)

Juin....... : 3,7°C (05/06/1991)

Juillet.... : 5,6°C (01/07/1984)

Août....... : 6,0°C (06/08/1987 et 29/08/1993)

Septembre.. : 3,0°C (19/09/2008)

Octobre.... : -5,3°C (24/10/2003)

Novembre... : -8,7°C (24/11/1998)

Décembre... : -11,8°C (29/12/1996)*

* : une température de -14,1°C a été observée en fin de soirée le 31/12/1996, mais le minimum, qui a été de -16°C, s’est produit le matin et a donc été inscrit en date du 01/01/1997.

Cb

Sources :

IRM via Meteociel et Infoclimat

Merci...

Je me serais donc fait "rouler" lorsque j'ai acheté (car rien n'est gratuit) toutes les moyennes 71-00 à l'IRM pour Gosselies ?

Pour info

Cher Monsieur,

Vous trouverez en annexe les données que vous nous avez demandées :

Le fichier relatif aux temp (en °C). min, max et moyennes mensuelles de Gosselies pour la période de 1971 - 2000 porte le nom de : blprtt (format ASCII)

Le fichier relatif aux précipitations (en mm). mensuelles de Gosselies pour la période de 1971 - 2000 porte le nom de : blprrr (format ASCII),

Le fichier relatif à la vitesse moyenne du vent, l'humidité relative et la pression atmosphérique mensuelles de Gosselies pour la période de 1985- 2006 porte le nom de : blprbul (format ASCII),

Les données de la durée d'insolation suivront.

Les fichiers sont aussi inclus sous forme 'zip' dans : gosselies.zip

Veuillez nous envoyer une confirmation de bonne reception des données en retour de ce mail.

Avec mes meilleurs sentiments,

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Je ne crois pas que tu te sois fait rouler.

En effet, à ma connaissance, il n'existe pas de série complète gratuite (1971-2000 ou 1981-2010) pour Gosselies, ni à la bibliothèque de l'IRM et encore moins sur Internet.

À la bibliothèque, il y a les bulletins climatologiques mensuels consultables, qui sont disponibles (gratuitement) en version papier depuis 1984. Il y a donc moyen de procéder manuellement à des calculs pour faire des moyennes sur la période 1984-2011 et, bientôt, pour la période 1984-2012.

Pour les années antérieures, les stations reprises dans les bulletins ne sont les mêmes, excepté Uccle et Rochefort. Ce qui veut dire que Gosselies ne s'y trouve pas.

Pour les données synoptiques, qui sont presque toujours (quelque peu) incomplètes, on peut remonter jusqu'à 1982, mais il faut tenir compte du fait que ce sont des mesures par demi-périodes de 12 heures (Tx, Tn, RR). En plus de cela, il y aussi des relevés horaires dans les publications récentes, et trihoraires dans les publications plus anciennes, reprenant des paramètres comme la température, l'humidité, le vent, les précipitations, la pression atmosphérique et, parfois, aussi les types de nuages, le plafond et la visibilité.

Avant 1982 (de 1949 à 1981), ces données sont disponibles aussi, mais sans décimales (les enregistrements de données, à l'époque, étaient plus courts et codés de façon différente, car l'informatique n'était pas encore ce qu'elle est maintenant).

Par ailleurs, un immense travail est en train d'être réalisé à l'IRM pour disposer d'un maximum de données climatologiques sur une longue durée, de 1880 à nos jours. Là où il existe de très longues séries en dehors d'Uccle (Rochefort, Gembloux, Stavelot et Thimister par exemple), on essaie, tant que faire se peut, d'homogénéiser ces données en fonction des métadonnées si elles existent encore (changements d'emplacement, d'instrumentation ou d'abri) ou en fonction de différentes méthodes statistiques.

C'est ainsi que l'on sait, désormais, que la température la plus basse jamais mesurée en Belgique n'est pas de -30,1°C (Rochefort, le 20/10/1940), mais de -30,5°C (Barrage de la Gileppe, 27/01/1942). Cette valeur est tout à fait plausible puisque de nombreux records ont été battus ce jour-là aux Pays-Bas, et à Uccle, le record de 1940 a été frôlé.

Malheureusement, en ces années de guerre, les bulletins climatologiques étaient réduits à leur plus simple expression (tous les efforts météorologiques étant concentrés sur la guerre) et les mesures, quoique continuant à être faites en bien des endroits, n'ont souvent pas été diffusées et se sont perdues dans les archives... jusqu'à maintenant.

Je ne sais pas, à l'avenir, ce qui sera publié ou non dans ce travail d'investigations et de recherches, notamment sur le réchauffement climatique en Belgique au niveau local et régional.

Cb

Sources :

Belspo (Politique scientifique fédérale)

Interventions (presse) de Pascal Mormal

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Déjà le 15...

J'avais complètement oublié de faire le bilan de la première décade...

1-10 novembre:

Tnm: 5.5°C

Txm: 9.8°C

Tm: 7.65°C

Précipitations: 25.8 mm

9 jours de pluie sur 10, avec des crues sur le Pas de Calais début de la décade

image_76724755.jpg

Et tant que j'y suis:

http://nord-pas-de-calais.france3.fr/info/...e-76805755.html

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Je pense qu'on aura encore un joli déficit pluviométrique pour ce mois de novembre: j'en suis à 27,2 mm (même chiffre à Uccle). Au vu des prévisions pour la suite, je ne serais même pas étonné qu'on arrive à peine à la moitié de la moyenne des 76,4 mm. L'ensoleillement est aussi assez bas, je crois avoir enregistré les derniers UV de cette année, faudra que je démonte la sonde pour la rentrer car elle n'aime pas trop les gelées et c'est de toutes façons recommandé par le fabricant.

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