Aller au contenu
Les Forums de MeteoBelgique

Messages recommandés

Effectivement, j'en ai vus de ces cumulus sacrément aplatis. Très jolis à voir. Dommage que je n'avais pas ma caméra sous la main.

Et pour aujourd'hui, les 25 à Uccle, c'est raté ! Faudra compter sur un 30° dès demain pour avoir une vague de chaleur, et encore !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Le temps du week-end dernier.

Samedi 20 juillet, les derniers restes d’un front froid ont donné beaucoup de stratocumulus sur une partie du pays. Au centre du pays, le ciel est resté très nuageux à couvert durant toute la matinée et au début de l’après-midi. Ce n’est que vers 16 heures que la couche nuageuse a vraiment commencé à se déchirer. Au littoral, le ciel est même resté, en moyenne, très nuageux toute la journée, avec des stratocumulus qui se doublaient parfois de stratus fractus assez bas. Quelques éclaircies sporadiques, notamment en début d’après-midi.

Liège a encore été partiellement affectée par cette nébulosité (plutôt des cumulus) tandis que Charleroi, et tout ce qui se trouve au sud, n’a plus du tout été affecté. Là, on observait des cumulus de beau temps, et quelque cirrus.

6r5g.jpg

Source : NASA via IRM

Et voici une comparaison entre Uccle et Dourbes en début d’après-midi.

puh2.jpg

Webcam IRM – Uccle – 20 juillet 2013 à 14h15

slzq.jpg

Webcam IRM – Dourbes – 20 juillet 2013 à 14h15

Les températures maximales de samedi en ont été fortement influencées. À Uccle, il n’a fait que 23,0°C, et 22,6°C à Zaventem, 21,6°C à Anvers-Deurne et 20,7°C à Middelkerke. En contrepartie, il a fait 28,0°C à Aubange, 26,3°C à Hastière, 25,4°C à Bièvre et encore 24,2°C à Saint-Hubert, malgré l’altitude. Entre les deux, des lieux comme Gosselies ont été moins privilégiées au niveau des températures (23,6°C) malgré le fait de se trouver déjà au sud de la zone des stratocumulus.

Ceci peut s’expliquer par les sondages. Une couche d’air assez froid dans les basses couches (temporairement 10°C vers 1100 mètres en dessous d’une forte inversion) s’est enfoncée sur une partie du pays et a empêché les maxima de grimper très haut (et a été responsable des stratocumulus là où il faisait assez humide). Au sud, il faisait 16°C à la même altitude (notamment au sud du massif ardennais) et il a pu donc faire nettement plus chaud au niveau du sol aussi.

Le 21 juillet, cette petite couche fraîche a été bien évacuée. En effet l’anticyclone, toujours centré sur les Îles Britanniques le 20, est graduellement remonté vers le nord au large de la Norvège, mais la formation d’un second noyau sur la Tchéquie a fondamentalement modifié la forme de l’anticyclone, permettant l’arrivée de courants continentaux plus méridionaux. Le vent s’est donc orienté plus à l’est en diminuant très fort. Parfois même, le vent devenait variable à l’intérieur des terres. Au littoral, sous l’effet de la brise de mer, le vent s’est graduellement orienté au nord en fin de matinée, en soufflant d’abord faiblement, puis un peu plus fort en après-midi avec quelques rafales, avant que le vent ne reprenne la direction nord-nord-est en fin d’après-midi, puis nord-est à est en soirée.

vzya.png

Source : IRM

À Zeebrugge, la température est restée coincée à 22°C tandis qu’à Middelkerke, station déjà plus influencée par les dunes, le maximum a encore pu atteindre 26,3°C.

À l’intérieur des terres, les températures sont montés très haut, avec 30 à 32°C en Basse et Moyenne Belgique (33°C dans certaines vallées), et 28 à 29°C sur les hauts plateaux. Quelques valeurs : 33,1°C à Hastière, 32,2°C à Kleine Brogel, 32,1°C à Sint-Katelijne-Waver, 32,0°C à Chièvres et encore 31,6°C à Beauvechain. Dans le sud du pays, on a noté 30,4°C à Aubange.

Le ciel a été serein ou presque, quelques cirrus et davantage de contrails (en provenance des avions) en soirée. Des cumulus se sont développés sur les reliefs et, de façon plus isolée, aussi en plaine.

Notons enfin que la fête nationale a été l’une des plus chaudes que notre pays n’ait connue. Sur les 60 dernières années, on est arrivé en troisième position dans la plupart des régions, après 1995 et 2006. En 1995, il a fait caniculaire avec 34,0°C à Uccle, 35,0°C à Bierset, 35,5°C à Chièvres, 35,7°C à Liège-Monsin, 35,8°C à Gosselies et 36,5°C à Kleine Brogel. En 2006, le plus extrême s’était produit le 19 (avec de nombreux records), mais le 21, il faisait encore 32,0°C à Uccle, 32,4°C à Chièvres et à Angleur, 32,6°C à Bierset et 34,7°C à Kleine Brogel.

Pour l’ensemble de la troisième décade de juillet (critère climatologique), les températures d’hier ont cependant été bien moins exceptionnelles. Le 22 juillet 1989, le 24 juillet 1994 et bien d’autres dates encore ont connu des températures bien plus élevées.

À noter que le grand été 1976 a eu une fête nationale très fraîche et très maussade, l’un des plus mauvais jours de cet été-là, avec des températures maximales inférieures à 20°C presque partout, et parfois même inférieures à 15°C, comme à Uccle (14,6°C).

Aujourd’hui, 22 juillet, il fera plus chaud qu’hier, et certaines valeurs pourraient éventuellement devenir exceptionnelles ou presque. À suivre donc…

Modifié par cumulonimbus

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Hier a été une journée particulièrement chaude, avec une tendance orageuse qui s’est concrétisée par des orages très localisés, mais parfois violents.

Regardons d’abord les températures. Au littoral, les maxima ont varié entre 22°C (près de l’eau) et 29°C (dans les dunes). À l’intérieur des terres, les valeurs étaient de 32 à 33°C, tandis qu’elles se situaient autour des 28-29°C sur les hauts plateaux ardennais et fagnards. Quelques valeurs : 34,7°C à Schaffen (Diest), 33,8°C à Kleine Brogel, Tirlemont et Hastière, 33,5°C à Sint-Katelijne-Waver, 33,3°C à Beauvechain…

À Hastière, on n’a pas été tellement loin de la plus haute valeur enregistrée (sur 37 ans) lors d’une troisième décade de juillet, en l’occurrence 35,0°C le 21 juillet 1995. Pour l’ensemble du mois de juillet, le record pour cette station est de 35,8°C le 19 juillet 2006.

Si l’on considère les très longues séries, on retrouve des températures très élevées (souvent plus élevées qu’hier) durant la troisième décade de juillet en 1911, 1921, 1925 et, plus récemment, en 1989, 1994, 1995 et 2006, ce qui fait que pour hier, on ne peut pas vraiment parler de valeurs exceptionnelles.

Le type de temps a été déterminé par un marais barométriques faisant stagner sur nos régions des masses d’air continental à tendance tropicale. Des dépressions thermiques se sont formées par la suite, avec une petite ligne de convergence, responsable d’orages, sur l’est de notre pays.

rnw.gif

Source : KNMI

bze.gif

Source : KNMI

La convection a démarré assez vite, avec dès 13 heures les premiers cumulus congestus sur toute une moitié sud-est du pays, à Diepenbeek comme à Dourbes, et sur toute la Haute Belgique.

wrzv.png

Webcam IRM – Diepenbeek – 22 juillet 2013 à 13h20

Quelques uns de ces congestus ont réussi à se développer en cellules orageuses. Ce fut notamment le cas à Liège, où on a observé des précipitations intenses pendant près d’une heure, avec inondations à la clé. Le rechassement de l’air chaud par ces précipitations a donné naissance à d’autres cellules orageuses, entre autres dans le Pays de Herve. Plusieurs stations MB, en province de Liège, ont recueilli d’importantes précipitations. Ce fut le cas à Vaux-sous-Chèvremont (près de Chaudfontaine) avec 33 mm, Herve avec 17 mm et Chaineux (au nord de Verviers) avec 12 mm. Pendant ce temps, la station de Bierset n’a pas reçu une goutte. Parmi les stations officielles, seule Kleine Brogel a reçu 7,2 mm d’eau. Bien des précipitations, cependant, sont passées par les mailles du filet, ou au-dessus de stations qui ne publieront leurs données que plus tard (comme par exemple Liège-Monsin).

nfz.png

Source : NASA via IRM

À noter qu’en altitude, on voit une instabilité on ne peut plus traditionnelle, sans inversion et avec une forte décroissance dans les basses couches (1°C par 100 mètres) et une instabilité conditionnelle au-dessus. Les faibles mouvements de l’air ont fait en sorte que les cellules orageuses ne se déplaçaient que lentement, laissant parfois beaucoup de précipitations en un seul endroit. À cela, il faut ajouter que de fortes rafales de vent, ainsi qu’une importante activité électrique ont été observées localement.

Enfin, voici encore un lointain cumulonimbus vu de Bruxelles.

oeey.jpg

Photo : R. Vilmos

L’ouest du pays est resté dans des conditions plus stables, ce qui a eu des répercussions sur la brise de mer. Celle-ci est resté plutôt faible, soufflant de nord-ouest à nord, avant de s’orienter temporairement au nord-est le soir.

tkzv.png

Vent à Zeebrugge. Source : IRM

Les températures ne bougeaient pratiquement pas et se situaient constamment, le long de la mer, entre 21 et 22°C (pour une eau côtière à 20-21°C). Puis la nuit, une faible circulation générale de nord à nord-ouest a empêché la brise de terre, ce qui fait que la température est à peine descendue en dessous de 20°C. Très petite différence, donc, entre le jour et la nuit.

À Middelkerke, dont la station est située à quelques centaines de mètres de la mer et qui est donc assez représentative de la zone des dunes, a connu un maximum bien plus élevé. Il a même atteint 28,6°C en début d’après-midi. Puis sous l’effet de la faible brise de mer, la température est redescendue à 27°C, mais le mélange avec l’air chaud de l’intérieur des terres restait bien présent. La nuit suivante, la brise de terre, bien que très faible, a encore réussi à s’imposer par moment, avec un minimum de 15,7°C. On peut donc parler de très gros contrastes, sur quelques centaines de mètres seulement, entre la ligne côtière proprement dite et la ligne des dunes et/ou habitations côtières.

Sources :

IRM

KNMI

OGIMET

University of Wyoming

Belgorage

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Hier, 23 juillet 2013, a été une nouvelle journée très chaude et parfois, très orageuse. Au niveau des températures, les 30 degrés ont été dépassés partout en Basse et Moyenne Belgique, et en bien des endroits en Haute Belgique. Quelques valeurs phares : Koersel : 34,2°C ; Kleine Brogel : 33,3°C ; Essen : 33,2°C ; Sivry : 32,6°C ; Beauvechain : 32,5°C ; Aubange : 32,2°C. Ici et là, des stations ont fini par accomplir les critères d’une vague de chaleur officielle (une période d’au moins 5 jours ≥ 25°C dont au moins 3 jours ≥ 30°C). C’est le cas d’Hastière (10 jours ≥ 25°C dont 3 jours ≥ 30°C, du 14 au 23 juillet), de Bièvre (8 jours ≥ 25°C dont 3 jours ≥ 30°C, du 16 au 23 juillet) et d’Aubange (10 jours ≥ 25°C dont 3 jours ≥ 30°C, du 14 au 23 juillet).

La plupart des régions de la Belgique, cependant, n’ont pas encore eu de vague de chaleur officielle en raison de l’interruption du 20 juillet, où les températures, sauf aux endroits précités, n’avaient pas atteint les 25°C.

Au niveau météorologique, nous sommes encore restés dans un marais barométrique avec tendance aux dépressions thermiques, où de l’air tropical continental, quelque peu transformé, continuait à stagner. Le réchauffement diurne a rapidement enclenché la convection, notamment en haute Belgique. Dès la fin de la matinée, les cumulus commençaient à bien bourgeonner, et des averses se produisaient déjà au tout début de l’après-midi.

twbi.png

Webcam IRM – Wideumont – 23 juillet 2013 à 11h20

xqr.png

Webcam IRM – Wideumont – 23 juillet 2013 à 13h30

Les températures, en général assez élevées pour l’altitude, chutaient parfois brutalement pendant les averses. À Saint-Hubert, le maximum a été de 27,2°C, mais sous les averses, la températures redescendait en dessous de 22°C. À Mont-Rigi, où le maximum a également été de 27,2°C, on observait même temporairement 17°C !

La région de Malmédy et de Stavelot a été particulièrement frappée par les orages qui s’y sont abattus peu après 15 heures, provoquant la chute de plusieurs arbres.

Au Limbourg, la convection s’est enclenchée plus tard, mais a également fini par former des cellules particulièrement actives.

2d4t.jpg

Webcam IRM – Diepenbeek – 23 juillet 2013 à 13h30

w4hj.png

Webcam IRM – Diepenbeek – 23 juillet 2013 à 16h35

Après des températures encore étouffantes en milieu d’après-midi, de 33 à 34°C, des orages très violents ont éclatés en début de soirée, entraînant des inondations et quelques toitures endommagées par le vent. D’après la VRT, il y aurait même eu une tornade, abattant des dizaines d’arbres. Mais la structure atmosphérique plaide plutôt pour des rafales descendantes. Cependant, comme si souvent, les précipitations orageuses ne sont pas tombées exactement sur les stations qui se trouvent dans la région. C’est ainsi que le pluviomètre de Kleine Brogel n’a reçu que 2,2 mm d’eau et Koersel, 4,3 mm. Pour les précipitations ardennaises, c’est Elsenborn qui a reçu le plus, avec 15 mm. La station MB de Botrange a recueilli 12 mm. Notons enfin, pour terminer, qu’un orage violent, avec beaucoup de vent, de pluie et d’activité électrique, a éclaté en début de nuit dans la région de Leuze en Hainaut. La station MB d’Ellignie-Sainte-Anne a reçu 14 mm d’eau.

Ces orages se sont formés dans une atmosphère particulièrement instable, avec notamment un fort gradient dans les basses couches, légèrement supérieur à 1°C par 100 mètres jusqu’à 1500 mètres en après-midi (avec 15°C à 1498 mètres au-dessus de Beauvechain). Une instabilité conditionnelle au-dessus, avec peu de mouvement dans l’air, en a fait un profil orageux assez conventionnel, caractéristique des orages de chaleur. Les orages de la nuit, au-dessus du Hainaut, avaient par contre une structure davantage préfrontale.

Terminons à présent avec le comportement de la brise de mer dans la région côtière. À Zeebrugge, le vent venait de la mer dès le matin, d’abord d’ouest à nord-ouest, puis en moyenne de nord, avec des températures ne dépassant pas 22 à 23°C.

puc.png

Source : IRM

jvg7.png

Source : IRM

Le ciel, au-dessus de la mer, était peu nuageux à voilé avec d’épais cirrus et quelques altocumulus.

À Middelkerke, l’air maritime s’est davantage mélangé à l’air de l’intérieur, et la température maximale a pu grimper jusqu’à 27,9°C, avant que la brise de mer ne s’impose mieux en après-midi, avec des températures revenant à 24°C. Des pluies et des averses, en fin de soirée et la nuit, y laisseront 5 mm d’eau.

Sources :

IRM

KNMI

Belgorage

Agence Belga

Het Laatste Nieuws

VRT Nieuws

Modifié par cumulonimbus

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

La température à UCCLE est actuellement (11h) de 24,9°C. On peut donc d'ors et déjà dire qu'on va être dans les conditions de vague de chaleur dès aujourd'hui jusqu'au moment où la Tmax ne dépasserra plus 25°C, ce qui veut dire au vu des prévisions qu'on a encore quelques jours devant nous?

Récapitulatif:

21 Jul: 30.7°C

22 Jul: 32.4°C

23 Jul: 31.4°C

24 Jul: 26.1°C

25 Jul: >25°C

Souce: IRM

Modifié par huymétéo

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Aujourd’hui à 14 heures, un bon nombre de stations ont atteint les critères d’une vague de chaleur officielle. C’est notamment le cas d’Uccle, de Zaventem, de Beauvechain, de Chièvres, de Gosselies, de Bierset, de Deurne, de Kleine Brogel, de Florennes et de bien d’autres stations encore.

Toutes ces stations ont déjà dépassé les 25°C aujourd’hui, elles l’ont fait hier aussi, et elles ont dépassé les 30°C au cours des trois jours précédents.

Pour Hastière et Aubange, la vague de chaleur est en cours déjà depuis le 14 (avec aujourd'hui, très probablement des températures supérieures à 25°C aussi), puisque là, il n'y a pas eu le « satané » 20 juillet.

Hier, 24 juillet, nous avons eu en matinée d’abord le passage d’une convergence préfrontale, puis d’un front froid (notons que la nuit a été localement fort orageuse, avec notamment deux systèmes organisés, l’un vers 1 heure du matin sur des parties du Hainaut et de la Flandre Orientale, l’autre à 3 h 30 du matin sur la Botte du Hainaut et des partie des province de Namur et du Brabant Wallon).

5wh.gif

Source : KNMI

p7fa.gif

Source : KNMI

À l’arrière, nous nous sommes retrouvés dans une masse d’air qui, à l’origine, était de l’air polaire maritime de retour mais qui, dans sa fin de parcours très méridionale, s’est quelque peu « tropicalisé ». Il en résulte des maxima qui ont encore été assez élevés pour la saison en de nombreux endroits. Quelques valeurs : 28,1°C à Kruishoutem et à Stabroek, 27,7°C à Semmerzake, 27,5°C à Essen, 27,3°C à Deurne, à Sint-Katelijne-Waver et à Kleine Brogel. Toutes ces localités se trouvent en Flandre, mais la Wallonie ne s’est pas mal défendue non plus, avec 27,2°C à La Hestre, 27,1°C à Chièvres, 26,8°C à Sivry et 26,4°C à Hastière. Même Florennes, située à presque 300 mètres, a encore eu un jour d’été avec 25,1°C.

En matinée et en début d’après-midi, le ciel a été plutôt chaotique (altocumulus castellanus, stratocumulus, cumulus, cumulonimbus) avec encore des averses et même des orages.

7chd.png

Webcam IRM – Zeebrugge – 24 juillet 2013 à 8h45

0h7h.png

Webcam IRM – Uccle – 24 juillet 2013 à 14h10

Ensuite le ciel s’est dégagé (cumulus humilis, altocumulus parfois castellanus) et les températures sont montées en flèche.

4fko.jpg

Webcam IRM – Uccle – 24 juillet 2013 à 18h30

Le vent a le plus souvent soufflé de sud-ouest à ouest, et de nord-ouest le soir. À la mer, le vent a plus ou moins suivi la même tendance, ce qui signifie que le vent général a prédominé sur la brise de mer. Le maximum a atteint 23,5°C à Middelkerke.

Sources :

IRM

KNMI

University of Wyoming

Belgorage

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Encore un mot sur la définition des vagues de chaleur officielles.

Selon la définition néerlandaises, une vague de chaleur nationale est définie par la succession, à la station de référence, de minimum 5 jours de températures maximales supérieures à 25°C, dont au moins trois sont supérieures à 30°C.

Pour les Pays-Bas, cette station de référence est De Bilt, pour la Belgique, cette station de référence est Uccle.

Une station de référence est choisie, en général, plus ou moins au centre du pays en question, dans une région où, a priori, le climat est assez représentatif pour une grande partie de ce pays.

En Belgique, il est vrai que lorsqu’une vague de chaleur se produit à Uccle, nous avons le plus souvent une vague de chaleur d’une longueur et d’une intensité à peu près similaires sur une bonne portion de la Basse et et de la Moyenne Belgique.

Une vague de chaleur régionale, par contre, est une vague de chaleur qui concerne une partie du pays en question sans que la station de référence n’en soit concernée. Aux Pays-Bas, par exemple, on observe souvent des vagues de chaleur régionales dans la région de Maastricht, plus chaude en été que le reste du pays. En Belgique, c’est souvent le cas en Campine, en Gaume et dans certaines vallées, qu’elles soient ardennaises ou non. On se souviendra de l’extraordinaire vague de chaleur régionale de 2006 à Kleine Brogel, qui a duré 33 jours, dont 19 ≥ 30°C et un maximum de 37,8°C.

En 2013, on peut dire qu’une vague de chaleur régionale (Hastière, Bièvre, Aubange…) a précédé la vague de chaleur nationale, et a été plus longue.

Quelques questions se posent cependant pour la Belgique. Pour la Flandre, une station de référence (par exemple Anvers-Deurne) a tout son sens car elle sera assez représentative pour une grande partie de la Flandre, à l’exception des extrémités ouest et est. Pour la Wallonie, c’est beaucoup plus délicat. En raison du relief plus accidenté, la Wallonie a une mosaïque de climats différents, et la référence d’un lieu n’est souvent plus valable pour un autre lieu, pourtant situé à peu de kilomètres de là.

Aurait-on l’idée de prendre une station de référence pour l’ensemble de la Suisse, ou de l’Autriche ?

Bien sûr, la Wallonie ne connaît pas de différences aussi extrêmes d’un endroit à l’autre, mais réduire l’ensemble de la Belgique, et donc de la Wallonie, à la seule station d’Uccle me paraît absurde, voire frustrant pour les habitants auxquels on impose les normes d’un climat qui n’est pas le leur.

C’est pour cette raison que je reste au niveau régional, voire local, dans mes interventions sur la présente vague de chaleur, pour que tout un chacun, dans la mesure du possible, puisse retrouver l’intensité des phénomènes dans sa propre région.

Modifié par cumulonimbus

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci Cumulonimbus :thumbsup:

Il peut bien sûr y avoir des vagues de chaleur plus longues et/ou plus intense mais est-ce qu'il est existe une méthode pour mesurer le 'poids' d'une vague de chaleur, comme cela existe pour les vagues de froid ?

:whistling:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
une méthode pour mesurer le 'poids' d'une vague de chaleur, comme cela existe pour les vagues de froid ?

Ca fait partie de mes projets, une étude comparative des vagues de chaleur avec comparaison d'intensité et poids, durée; comme je l'avais fait à l'époque pour les vagues de froid. :rolleyes:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Ca fait partie de mes projets, une étude comparative des vagues de chaleur avec comparaison d'intensité et poids, durée; comme je l'avais fait à l'époque pour les vagues de froid. :rolleyes:

Une idée provenant des Pays-Bas :

On fait l'addition de toutes les journées où la température moyenne a été supérieure à 18,0°C.

Je m'explique :

19,2°C = 1,2°C de plus que 18,0°C

21,3°C = 3,3°C de plus que 18,0°C

24,4°C = 6,4°C de plus que 18,0°C

20,7°C = 2,7°C de plus que 18,0°C

17,7°C = n'est plus comptabilisé

Le poids de cette période de chaleur : 1,2 + 3,3 + 6,4 + 2,7 = 13,6

17,4°C = n'est pas comptabilisé

23,8°C = 5,8°C de plus que 18,0°C

27,4°C = 9,4°C de plus que 18,0°C

16,9°C = n'est plus comptabilisé

Le poids de cette petite mais intense bouffée de chaleur est donc, avec 15,2, plus élevé que celui de l'autre période.

Bien sûr, on pourrait moduler cela en y associant les critères d'une vague de chaleur officielle, ou d'autres critères...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

La vague de chaleur (période d’au moins 5 jours ≥ 25°C dont au moins 3 jours ≥ 30°C) s’est donc confirmée dans la plupart des régions de notre pays. Seuls le littoral et les hauts plateaux n’en ont pas bénéficié. Mais des lieux relativement proches de la mer, comme Beitem et Passendale (près de Roulers, à une bonne trentaine de kilomètres de la côte) ont déjà rempli les critères d’une vague de chaleur. En Ardenne, les critères d’une vague de chaleur ont été remplis jusqu’à 400 mètres d’altitude environ. Gouvy et Bièvre y sont arrivés tout juste (avec cependant pour Bièvre, une durée plus longue qu’en Basse ou Moyenne Belgique).

Hier matin, le passage d’un front chaud instable a provoqué des averses, parfois accompagnées d’orages, en début de matinée et, parfois aussi, en fin de matinée.

7dys.jpg

Source : NASA via IRM

wkvi.png

Webcam IRM – Uccle – 25 juillet 2013 à 7h10

Ensuite le ciel s’est dégagé (quelques cirrus et altocumulus), ce qui a propulsé les températures vers le haut. En Basse et Moyenne Belgique, les températures maximales se sont situées le plus souvent entre 28 et 30°C, et autour des 25-26°C sur les plus hauts plateaux. Les valeurs les plus élevées ont été observées à Stabroek et à Tirlemont (30,2°C), à Arendonk (30,1°C) et à Hastière et Malonne (29,8°C).

L’air tropical maritime est assez chaud à l’origine (13°C vers 1500 mètres d’altitude), mais devient instable en passant sur les terres qui, en été, sont encore plus chaudes. Des cumulus se sont donc formés dès la fin de la matinée, et se sont parfois développés jusqu’au congestus en fin d’après-midi ou début de soirée.

sk9.png

Webcam IRM – Uccle – 25 juillet 2013 à 12h15

u0ji.jpg

Webcam IRM – Uccle – 25 juillet 2013 à 18h50

En Ardenne, la convection était davantage présente en journée, mais s’est vite effondrée le soir.

Au-dessus de la mer, le ciel, après la perturbation convective du matin, est resté serein ou presque, à l’exception de quelques passages d’altocumulus et de stratocumulus, et de quelques restes de nuages convectifs.

c3w2.png

Webcam IRM – Zeebrugge – 25 juillet 2013 à 15h45

La température, à Middelkerke, a atteint 24,1°C. Le vent général d’ouest à sud-ouest, qui a soufflé après la perturbation, a donné une direction ouest-nord-ouest à la brise de mer.

Ci-dessous : un diagramme des vents à Zeebrugge.

w796.png

Source : IRM

Sources :

IRM

KNMI

OGIMET

University of Wyoming

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Hier, 26 juillet 2013, un front froid ondule en restant à l’ouest, et parfois sur l’ouest de notre pays.

Après un début de matinée très doux mais gris, avec altocumulus, altostratus et des passages de stratocumulus et de cumulus mediocris, les restes d’un MCS (Mesoscale Convective System) nous valent quelques averses et l’un ou l’autre orage.

ucc.png

Webcam IRM – Uccle – 26 juillet à 10h25

En début d’après-midi, le ciel se dégage à nouveau, avec évacuation des altocumulus et des cumulus fractus, puis reformation rapide de cumulus, qui dans certaines régions restent au stade humilis, tandis qu’ils se développent assez bien ailleurs.

zu4e.png

Webcam IRM – Uccle – 26 juillet à 16h15

r0kp.png

Webcam IRM – Diepenbeek – 26 juillet à 16h20

Comme déjà la veille (25 juillet), les températures quelque peu rafraîchies par le mauvais temps, remontent en flèche dès que le soleil revient, au sein de la masse d’air tropical maritime, pour atteindre des valeurs de 27 à 29°C, localement 30°C en Basse et Moyenne Belgique, et de 24 à 25°C sur les Hauts Plateaux.

Au littoral, sous l’influence d’une brise de mer de nord à nord-est, les maxima ne dépassent pas 22 à 24°C. Ceci limite fortement la convection l’après-midi, avec parfois un ciel peu nuageux, mais brumeux au-dessus de la mer, et parfois le passage de bancs d’altocumulus.

tmwc.png

Webcam IRM – Zeebrugge – 26 juillet à 16h15

En fin d’après-midi et en soirée, le ciel devient plus menaçant au centre du pays, avec un bon développement de cumulus, tandis que des enclumes de cumulonimbus deviennent visibles, accompagnées d’altocumulus castellanus.

ifaz.jpg

Webcam IRM – Uccle – 26 juillet à 18h00

À l’est du pays, le temps s’est d’abord stabilisé, mais ensuite un ciel chaotique avec des altocumulus castellanus prend un certain aspect menaçant aussi.

ozr3.jpg

Webcam IRM – Wideumont – 26 juillet à 19h55

vqje.jpg

Webcam IRM – Wideumont – 26 juillet à 20h40

Quelques régions voient se développer des orages très violents. C'est d’abord le cas, en fin d’après-midi et en soirée, d’une zone partant du Hainaut occidental jusqu’à la région d’Anvers en passant par une bonne partie de la Flandre Orientale (avec inondations à la clé). Cette trajectoire, comme vous allez le voir sur la carte en dessous, fait fortement penser à des cellules se développant sur un front de brise de mer, où le vent général de sud à sud-ouest bute sur le vent du nord en provenance de la mer. La station de Beitem (Roulers) se retrouve notamment dans une sorte de doldrum de vent calme au sein de la convergence, où l’air de la mer et l’air de la terre se mélangent, donnant à 17 heures une température de 26°C avec un point de rosée de 21°C !

v4y5.jpg

Source : NASA via IRM

Plus tard dans la nuit, des orages d’une violence inouïe affectent les Ardennes, et plus particulièrement Bertrix. Là, les chutes de grêle sont à ce point forte que les rues blanchissent comme en hiver, sous une couche de plusieurs dizaines de centimètres… de grêlons !

1t4x.jpg

Source : RTL

Sources:

IRM

KNMI

Keraunos

Le Soir

Nord Éclair

RTBF

RTL

Modifié par cumulonimbus

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Un arcus traverse le ciel de la Belgique en cette matinée du 27 juillet 2013.

06v7.jpg

Webcam IRM – Dourbes – 27 juillet à 8h55

g70a.jpg

Webcam IRM – Wideumont – 27 juillet à 9h20

mrbc.jpg

Webcam IRM – Uccle – 27 juillet à 9h30

s3u3.jpg

Webcam IRM – Diepenbeek– 27 juillet à 10h20

Et voici encore une photo prise à Forest :

0kxy.jpg

Forest (Bruxelles) le 27 juillet 2013 à 9h27 – Photo : Robert Vilmos

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Des contrastes thermiques importants étaient présents, hier le 27 juillet, sur l’Europe Centrale entre des courants très chauds commandés par un anticyclone centré sur les Alpes et des courants nettement plus frais commandés par une vaste zone dépressionnaire à plusieurs noyaux sur l’Océan. Un front se situait entre les deux, et celui-ci s’est mis à onduler, générant ainsi une situation atmosphérique complexe, notamment aussi par la présence de discontinuités (dépressions thermiques et de lignes de convergence) se développant à l’avant du front.

08ez.jpg

s2jz.jpg

m6he.jpg

Source des cartes : KNMI

Du côté oriental, on a observé des courants exceptionnellement chauds, affectant l’Allemagne et une partie de la France, et effleurant le Grand Duché du Luxembourg et l’extrême sud de notre pays. C’est ainsi qu’en Allemagne, sous un soleil de plomb (et quelques cirrus, cumulus et altocumulus castellanus), la température est montée jusqu’à 38,1°C à Rheinstetten (Karlsruhe), 36,7°C à l’aéroport de Francfort , 35,3°C à l’Aéroport de Munich et encore 34,5°C à Trèves. En France, on a relevé jusqu’à 36,4°C à Strasbourg et 35,2°C à Nancy.

Du côté occidental du front, on observait de l’air nettement plus frais, avec par exemple 18°C en après-midi à Rennes (après un maximum de 23,2°C avant le passage du front).

Les températures très chaudes étaient le résultat d’un afflux d’air également très chaud en altitude, avec au-dessus d’Idar-Oberstein (non loin de Trèves), à 20 heures, 21°C au niveau 850 hPa (1476 mètres) et 9°C au niveau 700 hPa (3122 mètres) et –10°C au niveau 500 hPa (5800 mètres). Les géopotentiels montraient d’ailleurs bien qu’on avait plutôt une pression atmosphérique faible dans les basses couches, et élevée dans les hautes couches, ce qui est typique d’une dépression thermique. À la même heure à Brest, et aux mêmes niveau, on observait respectivement 8°C, 0°C et –16°C. De gros contrastes donc, principalement dans les couches moyennes. À Trappes, non loin de Paris, on observait à la même heure et aux mêmes niveaux 17°C, 5°C et –11°C, dans un contexte particulièrement humide, permettant une forte instabilité même par décroissances modérées de la température avec l’altitude.

Ce mélange de l’air chaud et sec avec l’air plus frais et humide, au gré des dépressions thermiques, a créé pas mal de discontinuités, formant de temps en temps des lignes de convergence particulièrement virulentes. Une telle ligne orageuse a déjà traversé notre pays le matin, en formant un impressionnant arcus visible en bien des endroits du pays.

dfq2.jpg

Source : NASA via IRM

Ces orages ont été responsables de fortes précipitations tombées en peu de temps, souvent comprises entre 15 et 20 mm. En plus, on notait par endroit de la grêle et de fortes rafales. Le Hainaut a été particulièrement touché par ses orages. Ces orages ont également provoqué une chute temporaire des températures, avec une véritable fraîcheur en fin de matinée, avant que la chaleur ne revienne.

x7km.jpg

Évolution de la température à Uccle. Source : IRM

L’après-midi, le ciel s’est déchiré, avec cumulus fractus, humilis et mediocris selon l’heure et l’endroit, surmontés de cirrus parfois épais tandis que de nombreux altocumulus castellanus occupaient le ciel du soir, déjà annonciateurs de la ligne orageuse suivante.

p943.jpg

Webcam IRM – Dourbes – 27 juillet à 13h40

zrx4.jpg

Webcam IRM – Dourbes – 27 juillet à 15h30

ffo7.jpg

Webcam IRM – Dourbes – 27 juillet à 20h05

Sous les éclaircies, les températures sont remontées jusqu’à des hauts niveaux, avec un très fort taux d’humidité. C’est ainsi que Zaventem a atteint un maximum de 27,1°C, alors que le point de rosée montait jusqu’à 20°C le soir. À Beauvechain, il faisait plus chaud et plus humide encore, avec un maximum de 28,6°C. À 19 heures, on observait encore 27,8°C avec un point de rosée de 20,7°C. Ce point de rosée montera encore jusqu’à 21,1°C plus tard en soirée. À Bierset, il a fait à peine moins humide, avec un maximum de 28,9°C. La Haute Belgique a également connu des températures fort élevées, malgré l’altitude, avec 28,2°C à Spa La Sauvenière, 28,3°C à Elsenborn, 26,2°C à Mont-Rigi et 27,1°C à Saint-Hubert. En Gaume, les 30°C ont été dépassés.

Ces conditions ont été idéales pour la formation d’orages, et à l’occasion d’une nouvelle discontinuité (faisant temporairement tourner à l’est le vent qui soufflait de sud à sud-ouest), une nouvelle et très forte vague orageusea traversé le pays en fin de soirée.

zujv.jpg

Source : NASA via IRM

Ces orages ont à nouveau été accompagnés de fortes pluies et de fortes rafales, avec des arbres déracinés et des toitures envolées. Dans les stations officielles, les plus fortes rafales ont été observées à Beauvechain et à Saint-Hubert (83 km/h), mais il est probable que des rafales bien plus fortes aient été observées par endroit. À Charleville-Mézières, en France, une rafale de 98 km/h a été observée.

Les précipitations ont été plus importantes encore que lors de la précédente vague orageuse. C’est ainsi qu’Anvers-Deurne a relevé 32 mm de précipitations. Ajoutés aux 18 mm en provenance des orages de la matinée, cela a fait un total pluviométrique de 50 mm.

Un aperçu des totaux pluviométriques suivra demain, lundi, en début d’après-midi.

Sources :

IRM

KNMI

University of Wyoming

Infoclimat

Keraunos

Le Soir

Nord Éclair

RTBF

RTL

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

m6he.jpg

Source des cartes : KNMI

Bonjour à tous,

dans l'exemple de la carte synoptique (prise uniquement à titre de support à ma question), que figurent les traits suivants, qu'en faut-il extraire comme informations, quelles différences suivant la teinte, ... :

. juste à l'Ouest de l'Irlande, en teinte bleue,

. du Danemark jusqu'au Sud de l'Allemagne, en teinte rouge.

Je suppose qu'il y a un lien avec les orages. Merci.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
m6he.jpg

Source des cartes : KNMI

Bonjour à tous,

dans l'exemple de la carte synoptique (prise uniquement à titre de support à ma question), que figurent les traits suivants, qu'en faut-il extraire comme informations, quelles différences suivant la teinte, ... :

. juste à l'Ouest de l'Irlande, en teinte bleue,

. du Danemark jusqu'au Sud de l'Allemagne, en teinte rouge.

Je suppose qu'il y a un lien avec les orages. Merci.

Les lignes rouges sont des lignes de convergence à l'intérieur de l'air chaud (souvent le secteur chaud d'une perturbation). En hiver, l'air chaud qui nous arrive est souvent stable car il se refroidit par le bas sur nos terres froides (c'est pour ça qu'il peut juste faire doux en hiver, mais pas chaud), et il n'y a pas de lignes de convergence. En été par contre, l'air chaud se réchauffe parfois encore davantage sur les terres surchauffée du continent (notamment sur la France et/ou l'Espagne) et des dépressions thermiques se forment, qui font converger l'air. En outre, ce réchauffement supplémentaire rend l'air instable, et si l'humidité est suffisante, des orages se formeront souvent dans la zone de convergence (qui souvent s'organise en une ligne).

Les lignes bleues représentent des discontinuités dans l'air froid. L'air froid est presque toujours instable quand il est sur l'Océan (ou la Mer du Nord), car il provient, à l'origine, des régions polaires, qui sont plus froides que les eaux sur lesquelles circule cet air ultérieurement. Il se réchauffe donc par le bas et devient instable. Au fil des vents en altitude (notamment le jet stream), cet air va être acheminé à des vitesses différentes, avec comme résultat des zones de divergence et des zones de convergence.

Les lignes bleues représentent des zones de convergence, où des averses se formeront aussi plus facilement qu'ailleurs. Mais comme on est en air froid, l'énergie est moindre et ces averses ne sont pas toujours orageuses. On appelle souvent ces zones d'averses des « averses postfrontales » car situées à l'arrière du front froid. Les averses (souvent orageuses) formées dans les lignes de convergence chaudes (en rouge) sont nommées averses (ou orages) préfrontales. Les averses ou orages qui se produisent sur le front même sont évidemment des averses (orages) frontales.

Voilà. J'espère que ce que j'ai écrit est compréhensible.

Modifié par cumulonimbus

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Les lignes bleues représentent des zones de convergence, où des averses se formeront aussi plus facilement qu'ailleurs. Mais comme on est en air froid, l'énergie est moindre et ces averses ne sont pas toujours orageuses. On appelle souvent ces zones d'averses des « averses postfrontales » car situées à l'arrière du front froid.

Est ce que l'on pourrait appeler cette ligne d'averses (ligne bleue) , une ligne de grains? Ou c'est tout à fait autre chose? :unsure: :unsure:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

en effet, ce sont des lignes de grains, mais comme je l'explique plus loin, il y a un problème de vocabulaire et de précision.

CB, petite question pour la "ligne bleue" dans l'air polaire: tu les apelles "lignes de convergence", et moi "frond froid secondaire". Il y a une nette différence de température devant et derrière. Bien sûr, cela correspond à un creux en altitude, légèrement décalé, et là on a une convergence, mais... à basse altitude ?

Le problème est qu'on ne fait plus la différence en "creux" (ligne de convergence) et front secondaire: avant, il y avait deux symboles différents pour cela...

PS merci pour ton super exposé ! Très complet ! :thumbsup:

Modifié par bib

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Est ce que l'on pourrait appeler cette ligne d'averses (ligne bleue) , une ligne de grains? Ou c'est tout à fait autre chose? :unsure: :unsure:

Cela peut très bien être une ligne de grains. Mais parfois, les phénomènes sur une telle ligne sont plus modestes, avec une simple recrudescence d'averses, somme toutes assez faibles, sur cette ligne-là. Cette ligne bleue sur la carte indique simplement qu'il y a « quelque chose » à cet endroit-là, qui est lié à cette convergence ou discontinuité, et qui donne des précipitations.

Modifié par cumulonimbus

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
en effet, ce sont des lignes de grains, mais comme je l'explique plus loin, il y a un problème de vocabulaire et de précision.

CB, petite question pour la "ligne bleue" dans l'air polaire: tu les apelles "lignes de convergence", et moi "frond froid secondaire". Il y a une nette différence de température devant et derrière. Bien sûr, cela correspond à un creux en altitude, légèrement décalé, et là on a une convergence, mais... à basse altitude ?

Le problème est qu'on ne fait plus la différence en "creux" (ligne de convergence) et front secondaire: avant, il y avait deux symboles différents pour cela...

PS merci pour ton super exposé ! Très complet ! :thumbsup:

Merci beaucoup. :)

D'après ce que je sais, un front froid secondaire devrait être représenté avec les petits triangles en avant de la ligne, de la même manière que le front froid principal, mais à l'arrière de celui-ci. La ligne bleue toute simple devrait correspondre, comme tu dis, à un creux en altitude légèrement décalé.

Au sol, la convergence en air froid n'est souvent pas la même qu'en air chaud, où la dépression thermique amène la rencontre de vents de directions différentes. En air froid (quand il ne s'agit pas, bien sûr, d'un front froid secondaire), cela arrive parfois que le vent garde (à peu près) la même direction, mais qu'il est plus fort à l'arrière qu'à l'avant, ce qui forme une sorte de convergence aussi où l'air doit s'élever.

Dans ma précédente intervention, que j'ai faite apparemment en même temps que toi, j'ai pensé qu'il ne s'agissait pas toujours d'une ligne de grains.

Tu me corriges si je me trompe.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

×