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On pensait avoir atteint le fond du puits. Et non, il semblerait que ce 15 octobre file droit vers les annales millénaires, voire depuis le bing-bang! :D

A Uccle (et chez moi aussi) la température est restée sous les 5°C. Ce n'est que depuis ce vendredi matin que ça remonte péniblement...

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Au final une belle petite couche ce matin sur les Hautes-Fagnes avec un enneigement complet de +- 2 cm à vue de nez.

post-1038-1444979941_thumb.jpgpost-1038-1444979946_thumb.jpg

Je pense qu'un enneigement continu de 3 jours, même sous forme de traces hier doit être un record en soit si tôt dans l'année.

Il est fort à parier que tout ceci aura fondu d'ici ce soir.

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15 octobre 2015

Avant de commenter les températures, un petit mot d’explication sur la méthodologie pour déterminer les maxima et les éventuels jours d’hiver qui en découlent. Ce qui suit revêt certes peu d’importance si le déroulement des températures est normal, avec des maxima en journée et des minima la nuit ou le matin. Par contre, cela devient fort important lorsque les maxima, comme ce fut déjà deux fois le cas (localement) au cours de ce mois d’octobre, se produisent en pleine nuit.

La période de 24 heures qui sert de référence pour déterminer le maximum va de 8 heures du matin à 8 heures du matin le lendemain. Ce choix est historique. À une époque où l’automatisation n’existait pas encore, il n’était pas toujours aisé de trouver un observateur prêt à se lever chaque nuit à minuit pour prendre le maximum, le minimum et le total des précipitations du jour calendrier. Alors, au début du 20e siècle (1921 pour Uccle), on a décidé une bonne fois pour toutes de relever les mesures à 8 heures.

À l’heure actuelle (en fait depuis quelques décennies déjà), les mesures se font par jour calendrier en heure GMT, en Europe tout au moins. Mais pour pouvoir exploiter les longues séries sans devoir comparer des pommes avec des poires, on continue, en parallèle, à exploiter les mesures prises à 8 heures du matin.

À côté de cela, il existe aussi, depuis 1949, les observations synoptiques avec relevés à 6h GMT et 18h GMT. Ces mesures, dans un premier temps, n’avait aucun but climatologique et servaient à élaborer les cartes météorologiques destinées aux prévisions. Ces données étaient transmises à une époque très précoce par voie informatique, mais à un moment où les mémoires étaient encore minuscules (par rapport à celles d’aujourd’hui), et où chaque digit était presque un digit de trop. Pour cette raison, les températures et précipitations étaient encodées sans décimales, donc au degré (ou millimètre) près.

Ce n’est qu’à partir de 1982, avec la progressive modernisation de l’informatique et la décision de changer les codes des enregistrements SYNOP, que les décimales ont été utilisées.

En d’autres termes, l’exploitation des mesures synoptiques à des fins climatologiques (parfois fort intéressante, comme par exemple pour déterminer les nuits les plus chaudes), n’aura jamais qu’un recul jusqu’à 1982 (et 1949 si l’on se contente de mesures approximatives).

Ceci étant dit, analysons les températures d’hier.

D’abord les températures maximales du réseau synoptique (6h -> 18h GMT ou 8h -> 20h LT) pour mettre en évidence le froid extrême qui a régné hier, 15 octobre, en journée.

Mont-Rigi : 0,3°C

Elsenborn : 1,9°C

Saint-Hubert : 3,2°C

Bierset : 3,4°C

Chièvres : 4,8°C

Gosselies : 4,9°C

Uccle : 4,9°C

Zaventem : 5,3°C

Kleine Brogel : 5,9°C

Beitem : 7,0°C

Middelkerke : 7,5°C (une brise de terre persistante a maintenu assez basses les températures même au littoral)

Pendant la nuit et le matin qui ont suivi, les températures ont légèrement augmenté par endroit (heures en LT) :

Chièvres : 5,8°C (à 7 et à 8h)

Bierset : 4,5°C (à 5h)

Zaventem : 5,7°C (à 2, 3, 6 et 7h)

Uccle : 5,6°C (à 8h)

Beitem : 8,7°C (à 6h)

Middelkerke : 9,7°C (à 4h)

Mont-Rigi, Elsenborn, Saint-Hubert et Kleine Brogel n’ont pas connu de maximum nocturne supérieur à celui de la journée. Le maximum synoptique correspond donc au maximum climatologique, utilisé pour déterminer les records.

Ceci étant dit, nous épinglerons les maxima climatologiques suivants :

Mont-Rigi : 0,3°C

Elsenborn : 1,9°C

Gouvy : 3,2°C

Stree (Huy) : 3,6°C

Bierset : ±4,5°C (la température de 5h – le maximum réel n’étant pas disponible)

Gembloux : 4,7°C

Uccle : 5,6°C

Aucune de ces stations ne rebat cependant son record, tout fraîchement établi, même si Uccle et Mont-Rigi s’en approchent très fort. Il n’en demeure pas moins que ces valeurs sont tout à fait exceptionnelles pour la saison.

À cela s’ajoute le retour de la neige en Haute Belgique ce matin (16 octobre). La couverture neigeuse, ce matin, a été fine mais complète à Saint-Hubert, Elsenborn, Wirtzfeld et Mont-Rigi. Un peu de neige au sol a également été signalée dans les régions de Bertrix, de la Baraque de Fraiture et de Libin.

À Elsenborn, la pluie s’est retransformée en neige dès 22 heures, d’abord partiellement, puis entièrement dès 1 heure du matin.

Modifié par cumulonimbus

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Un tout grand merci, Robert ! Une fois de plus, très bon résumé avec toutes les explications nécessaires.... :thumbsup:

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Un tout grand merci, Robert ! Une fois de plus, très bon résumé avec toutes les explications nécessaires.... :thumbsup:

Merci beaucoup ! :)

Et voici encore quelques mots sur l’épisode hivernal précoce qui est en cours.

Aujourd’hui à nouveau, avec des maxima compris entre 3 et 8°C (excepté à l’ouest du pays où avec 9 à 11°C, il a fait un peu plus doux), on peut parler d’un temps particulièrement froid pour la saison. À Uccle, on observe le 4e jour consécutif avec des maxima compris entre 5 et 8°C tandis qu’à Bierset, pendant presque trois jours (du 14/10 à 1h LT au 15/10 à 22h LT), la température n’a jamais dépassé 4°C. Sur les plateaux des Hautes Fagnes, on a par deux fois frôlé le seuil de la journée d’hiver (gelée permanente), avec 0,1°C le 14 et 0,3°C le 15 à Mont-Rigi.

Un froid pareil est inédit à la mi-octobre. À Uccle, au niveau des maxima, il faut remonter à 1905, voire à 1887 pour retrouver un phénomène comparable lors de la deuxième décade d’octobre. Et ce qui est vrai pour Uccle est vrai pour le reste du pays aussi, à l’exception d’une assez large bande côtière (une grosse trentaine de kilomètres), qui est restée grandement épargnée du froid.

Quant à la précocité de l’enneigement ardennais, il peut aussi être considéré comme très anormal à exceptionnel, voire très exceptionnel.

Dans les Hautes Fagnes, on a observé trois jours consécutifs avec un enneigement – ne fût-ce que partiel – du sol, en l’occurrence les 14, 15 et 16 octobre. À très long terme (sur plus de 100 ans), il s’agit de la quatrième date la plus précoce pour un enneigement du sol dans les Hautes-Fagnes. La date la plus précoce a été celle du 3 octobre 1994 avec 1,5 cm de neige à Mont-Rigi et 2 cm de neige à Botrange. Cet enneigement a toutefois été de très courte durée. En 1975, on a noté 3 jours d’enneigement à Botrange, du 11 au 13 octobre, avec une épaisseur maximale de 2 cm.

Pour les autres stations, les séries sont plus courtes mais déjà très exploitables pour se faire une idée.

À Elsenborn, nous disposons d’une série complète remontant jusqu’à 1984 (des mesures de neige ont déjà été faites pour le synoptique avant l’installation de la station climatologique).

En d’autres termes, nous avons 31 mois d’octobre (avant celui de cette année) pour faire des comparaisons. Sur cette période, seuls 4 mois d’octobre ont connu de la neige au sol, pour un total de 5 jours (2 en 2003). L’enneigement le plus précoce s’est produit le 15 octobre 1993 (traces), alors que le 24 octobre 1992, on notait 2 cm. Cette année 2015, de la neige a été observé en tant que fine couche pendant la matinée du 14 octobre et, plus brièvement, le 16 octobre (une partie de la matinée). Il s’ensuit donc que le record de précocité a été battu d’un jour pour cette station, sur une période qui a atteint le critère climatologique de 30 ans pour être retenue comme série.

À Saint-Hubert, nous disposons d’observations sur 42 ans, depuis 1973. Sur cette période, la station n’a connu que 3 mois d’octobre avec neige au sol, pour un total de 5 jours (2 en 1974, 2 en 1992 et 1 en 2003). L’enneigement le plus précoce y a été enregistré le 20 octobre 1974 avec 3 cm. L’enneigement du 16 octobre de cette année avance donc le record de précocité de 4 jours.

Enfin, quelques dates d’enneigement plus anciennes :

14 octobre 1905 à Hockai

6 octobre 1917 à Drossart

14 octobre 1971 au signal de Botrange

Sources

Bulletins mensuels de l’IRM

Bulletins synoptiques (Ogimet, Météociel, Infoclimat)

Aperçu climatique des Hautes-Fagnes (IRM)

Modifié par cumulonimbus

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Dans le genre "ovni météorologique", celui-là est merveilleux... Alors que Uccle finit avec plus d'un degré de déficit en septembre, la NOAA nous couvre d'une anomalie positive. Les interpolations ont leur limite, ok, mais là, c'est de la bonne! Surtout que j'ai l'impression d'avoir vu passer une autre carte de septembre, toujours de la NOAA, avec cette fois l'anomalie négative. D'où ma question, mais que foutent-ils?

NOAA

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Coté précipitation, pour octobre, on est déjà parti pour avoir un mois de plus en dessous des normes.

On va arriver à la moitié du mois avec environ 15mm alors que la moyenne est de 74,5 mm.

:huh:

39,6 mm au 25/10 et on prévoit 5mm au grand maximum pour le 28, on va encore être en dessous des normes...

Bonne journée à tous !

:thumbsup:

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1½ à 2 belles journées d’automne, très douces.

26 octobre 2015

Un petit front chaud sec, sous influence anticyclonique, a traversé notre pays à partir du sud.

Sous un bon petit vent d’est à sud-est, les températures ont pu monter assez haut, avec des valeurs le plus souvent comprises entre 15 et 18°C. Sur les hauteurs ardennaises, il a fait 11 à 12°C tandis que dans certaines vallées, ainsi qu’en Gaume, les températures n’ont pas dépassé 12-14°C.

Le temps, après la dissipation des brumes et brouillards matinaux, a été beau avec quelques cirrus. Le sud du pays, par contre, a été affecté par des brumes et stratus plus coriaces, ne se dissipant (partiellement) qu’en après-midi. C’est la raison pour laquelle les températures sont restées plus basses aussi en Gaume.

27 octobre 2015

Nous restons d’abord sous influence anticyclonique, puis les nuages d’un front envahissent dès l’après-midi une partie du pays. Les brumes sont moins fréquentes, il fait parfois beau dès le matin, avec quelques altocumulus qui prennent parfois des formes lenticulaires. L’après-midi, sur l’ouest et le sud du pays, le ciel devient plus nuageux, avec des bancs d’altocumulus épais et envahissants, parfois accompagnés de stratocumulus.

Sur le nord-est du pays, le temps reste beau toute la journée, ce n’est que vers le couchant qu’on y voit apparaître de gros bancs d’altocumulus. Il n’est donc pas étonnant que ce soit là qu’on observe les températures les plus élevées, avec 21,4°C à Angleur, 21,0°C à Koersel et 20,8°C à Genk.

Ailleurs dans le pays, tant dans les Ardennes qu’en plaine, les températures tournent le plus souvent autour des 16-18°C.

Ces températures restent cependant tout à fait dans les limites du normal pour une fin d’octobre (sauf peut-être au nord-est et à l'est du pays, où le seuil d'« anormal » a pu être atteint). Sans l’inversion, les températures auraient pu monter un peu plus haut, mais les valeurs de 10-12°C vers 1500 mètres d’altitude et de 12-14°C vers 1000 mètres n’auraient pas suffi non plus pour engranger des records.

Par le passé

Des températures extrêmes, durant la 3e décade d’octobre, il y en a pourtant eu beaucoup et ce, au cours d’années encore fort récentes.

En 2005, les températures atteignaient, le 30 octobre, 24,0°C à Lanaken, 23,8°C à Meeuwen et 23,5°C à Kleine Brogel.

En 2006, c’est le 26 octobre que les températures s’envolent avec 24,0°C à Lanaken, 23,8°C à Liège-Monsin et 23,3°C à Kleine Brogel.

En 2012, c’est d’abord le sud et le sud-est du pays qui connaissant des températures extraordinaires le 21 octobre avec 24,3°C à Dourbes, 24,2°C à Ciney et à Hastière et 23,3°C à Florennes. Le lendemain, les températures extrêmes s’étendent sur une bonne partie du pays avec 24,5°C à Uccle et les extraordinaires 24,0°C d’Elsenborn. À Couvin, on arrive presque au critère de jour d’été avec 24,8°C. Ceci est d’autant plus remarquable qu’à peine quelques jours plus tard, on grelotte sous un froid de canard avec parfois 20°C de moins (Elsenborn : 22/10 à 15h GMT = 23,9°C ; 26/10 à 15h GMT : 3,9°C).

En 2013, les températures sont à nouveau extrêmes le 22 octobre, avec 24,8°C à Liège-Angleur, 24,0°C à Hastière et 23,8°C à Koersel.

Modifié par cumulonimbus

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18.5°C à Elsenborn actuellement, la température la plus élevée depuis le 12 septembre dernier :whistling:

Si les 20°C sont atteints là-bas, se serait un record plus qu'absolu je suppose ?

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Les 20°C semblent avoir été dépassés à Uccle à 15 heures en ce 1er novembre.

De très hautes températures, de 19°C et plus, sont en train d'être observées sur les Hautes-Fagnes. Certains records de novembre sont susceptibles d'être battus en ce jour.

Un article complet, avec analyses à l'appui et rétrospective sur des cas comparables, sera rédigé le mardi 3 novembre en cours d'après-midi, quand la plupart des données définitives seront disponibles.

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Curieux de voir les résultats demain matin avec cette belle inversion et les conditions de nuit radiative...

Mais à 00Z nous avions déjà :

11,9°C à Spa (470m)

0,5°C à Elsenborn (vallée à 564m)

7,4°C à Beauvechain (plateau à 105m)

Quant aux maximas d'hier :

1) 21,1°C à Uccle

2) 20,4°C à Charleroi

3) 20,3°C à Mont-Rigi (!!!)

4) 20,0°C à Dourbes

5) 19,7°C à Elsenborn (!!!)

6) 19,6°C à Florennes

7) 19,5°C à Bruxelles-National (Nossegem - Zaventem)

8) 19,4°C à Spa (!!!)

9) 19,2°C à Diepenbeek et Ernage

10) 18,9°C à Humain

11) 18,7°C à Bierset, Kleine-Brogel et Melle

12) 18,6°C à Munte et St-Hubert

13) 18,5°C à Beauvechain

14) 17,9°C à Chièvres

15) 17,8°C Schaffen

16) 17,7°C à Beitem

17) 17,1°C à Gent et Koksijde

18) 16,6°C à Deune-Antwerpen

21) 16,1°C à Oostende

20) 14,2°C à Buzenol (longtemps resté dans le brouillard puis la brume)

21) 14,1°C à Zeebrugge (proche de la mer)

Modifié par seba3999

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Des températures exceptionnelles, qui nous sont arrivées à petits pas.

Faisons l’historique de ces derniers jours.

Mercredi 28 octobre 2015

Après deux (assez) belles journées modérément douces les 26 et 27 octobre, nous connaissons dans un premier temps une véritable dégradation du temps avec le passage d’une perturbation frontale.

Le temps est très nuageux à couvert, avec stratocumulus sous des voiles de moyennes couches, tendant par la suite vers le nimbostratus, avec petites pluies ou bruines. Sur l’est du pays, on observe encore quelques éclaircies en matinée tandis qu’à l’ouest, elles apparaissent en fin d’après-midi à l’arrière de la perturbation.

Dans le sud du pays, le temps est en outre assez brumeux.

Les précipitations restent cependant modestes en général, souvent inférieures à 1 mm. Ici et là quelques cotes sont plus importantes, avec 6,1 mm à Semmerzake, 4,0 mm à Coxyde et 3,2 mm à Kruishoutem.

Les vents, d’abord orientés au sud-est, tournent progressivement au sud, tendance sud-ouest.

Les températures, sous les brumes du sud du pays, ne dépassent 10 à 11°C, ailleurs elles se situent en journée autour de 14-15°C en plaine et entre 10 et 13°C sur les hauteurs.

Jeudi 29 octobre 2015

En de nombreuses régions, le temps redevient rapidement beau grâce à la reconstitution rapide de conditions anticycloniques. La masse d’air en présence était polaire maritime au départ, mais elle a bien eu le temps de se tempérer et, avec un vent de sud à sud-ouest, les maxima varient entre 14 et 16°C en plaine et entre 11 et 12°C sur les hauteurs. Le littoral tout comme l’extrême sud du pays connaissent également des températures proches de 12°C.

Le matin, on observe quelques stratocumulus avant la formation de cumulus fractus évoluant en cumulus humilis grâce à une petite instabilité de basses couches, avant de s’étaler à nouveau en stratocumulus. Mais les éclaircies prédominent sur une bonne partie du pays. Au littoral, la combinaison de l’humidité maritime avec le refroidissement des sols sablonneux provoquent des brouillards plus persistants, qui se transforment ensuite en stratus puis en stratocumulus. De même en Gaume, le refroidissement notamment de certaines vallées a formé un brouillard assez coriace, mais là, le beau temps revient dès la fin de matinée, avec formation de cumulus cependant assez nombreux.

Vendredi 30 octobre 2015

Les vents s’orientant au sud-est marquent le retour de la continentalité.

En effet, le front qui a traversé le pays l’avant-veille disparaît entièrement des cartes météorologiques, et un anticyclone centré sur l’Ukraine, fusionnant ensuite avec un anticyclone scandinave, marque le début d’une nouvelle période de beau temps en de nombreuses régions, qui sera accompagnée parfois d’une grande douceur si l’inversion se résorbe.

En ce 30 octobre vers midi, on observe déjà 13 à 14°C vers 1000 mètres d’altitude au-dessus de la région parisienne, tandis que la nuit d’après, cette bulle d’air chaud est bien présente au-dessus de notre pays avec 16°C entre 800 et 900 mètres d’altitude.

En surface cependant, les températures restent encore assez modestes, avec souvent 14 à 16°C en plaine et 10 à 12°C sur les hauteurs (l’inversion étant encore trop élevée pour que nos Ardennes puissent profiter de la douceur en altitude).

Le temps est beau quoique voilé par des cirrus épais par moment (parfois beaux spissatus bien dessinés), tandis que le littoral connaît également le passage de bancs d’altocumulus en fin de journée.

En Gaume, on note du brouillard qui s’effiloche en stratus fractus, mais qui reforme ensuite des stratocumulus avec une atmosphère fraîche et grise (11,4°C à Buzenol et à Aubange).

Samedi 31 octobre 2015

L’anticyclone désormais centré entre le Belarus et l’Ukraine oriente vers nous des courants méridionaux directs, additionnellement réchauffés par la subsidence, qui font sentir leurs effets surtout à quelques centaines de mètres au-dessus du sol.

C’est ainsi qu’au-dessus d’Idar-Oberstein (DE), on observe les températures parmi les plus élevées jamais observées sous nos latitudes au niveau 850 hPa à cette saison, avec 15,4°C à 1585 mètres. Dans les couches inférieures, en dessous de 1000 mètres, on observe ici et là des poches d’air à 18°C.

Malheureusement en surface, on n’en bénéficie pas encore pleinement. L’inversion est coriace, située à quelques 800-900 mètres d’altitude et ne se résorbe, au mieux, que partiellement. Les températures en plaine se situent donc le plus souvent entre 15 et 17°C (très localement 18°C) et entre 9 et 14°C sur les hauteurs ardennaises (résorption très variable de l’inversion). En Gaume, où les stratus sont persistants, le thermomètre n’atteint même pas 10°C (9,1°C à Buzenol et 8,8°C à Aubange).

Ailleurs dans le pays, le temps est particulièrement beau avec juste quelques cirrus isolés.

Il est intéressant, par ailleurs, de suivre la limite d’influence de ce brouillard/stratus. À Saint-Hubert par exemple, le brouillard déborde parfois des cuvettes jusqu’au sommet des collines, puis se retire à nouveau pour y laisser un temps bien ensoleillé.

Dans la région de la Baraque de Fraiture, le brouillard déborde aussi des vallées en matinée, principalement sous la forme de stratus fractus, tandis que l’après-midi, les sommets bénéficient du soleil tandis que la brume reste longtemps visible dans la direction des vallées.

À Witry, situé plus bas, le ciel reste gris toute la journée, avec juste une tentative d’éclaircie en début d’après-midi, tandis qu’à Wirtzfeld (au sud-sud-est des Hautes-Fagnes), le temps est très ensoleillé toute la journée, mais du brouillard se forme en fin d’après-midi.

Dimanche 1er novembre 2015

Ça y est ! L’air chaud a enfin réussi à toucher le sol belge ! Une bonne partie du pays a connu une toussaint extraordinaire, sous un ciel bleu et des températures inédites pour la saison.

Il n’est donc pas étonnant que de nombreux records aient été battus.

Voici quelques valeurs officielles, validées par l’IRM, de ce fameux 1er novembre.

Uccle : 20,8°C (précédent record : 20,3°C le 12/11/1995)

Gosselies : 20,4°C (précédent record : 20,3°C le 12/11/1995)

Mont-Rigi : 19,7°C (précédent record : de 19,4°C le 05/11/1994)

Elsenborn : 19,7°C (précédent record : 19,4°C le 04/11/1994)

Florennes : 19,6°C (= record décadaire, précédent record : 19,2°C le 04/11/1994 mais 20,0°C le 12/11/1995)

À Dourbes et à Saint Hubert, les records ont été frôlés :

Dourbes : 19,5°C (record : 20,5°C le 01/11/2014)

Saint-Hubert : 18,6°C (record : 18,8°C le 01/11/2014)

De très hautes valeurs ont encore été enregistrées à Sivry (21,6°C) et à Bièvre (20,6°C), mais nous ne disposons pas de longues séries pour comparer. Il en est de même pour le réseau MB, où la plus haute température a été relevée à Wavre avec 22,1°C.

Historiquement, la plus haute température connue en Belgique en novembre est de 22,6°C, mesurée à Kleine Brogel et à Koersel le 4 novembre 1994.

En d’autres régions, en raison d’une inversion moins bien résorbée, les records n’ont pas pu être battus. Mais les 17 à 19°C qui ont régné sur une grande partie de la Basse et Moyenne Belgique restent des températures fort élevées pour novembre. Seule la Gaume, en raison de brouillards coriaces, est restée nettement plus fraîche, avec des maxima de 12 à 14°C (14,0°C à Buzenol, 14,0°C à Aubange mais 12,1°C seulement à la station MB de Virton).

Sinon, le ciel a été extraordinaire aussi, quasi serein partout (excepté dans les zones de brouillard évidemment), avec juste quelques cirrus, souvent juste du côté de l’horizon.

Au littoral, une petite brise de mer a même réussi à se lever, comme en plein été, limitant là la température maximale à 14,1°C (port de Zeebruges) et à 16,1°C à Middelkerke (aéroport, un peu plus à l’intérieur des terres).

En Gaume, le brouillard ne s’est dissipé que vers 15 heures dans l’extrême sud, pour se reformer à peine 2 heures après. Ce brouillard était bien visible aussi depuis la Baraque de Fraiture, où on le voyait en contrebas, dans les vallées, jusqu’au milieu de la matinée.

Enfin un mot sur les températures en altitude.

Au-dessus de Beauvechain à 22 heures du soir, on notait encore 18°C vers 400 mètres d’altitude, au-dessus d’une inversion nocturne devenant rapidement très puissante. Au niveau 850 hPa, situé à 1617 mètres, la température était de 12,6°C, ce qui est remarquable pour la saison. Le 5 novembre 1994 a réussi à faire encore un peu mieux avec 15°C, mais avec un niveau 850 hPa situé à 1440 mètres. Si l’on ramène les deux températures au niveau standard de 1500 mètres, il reste certes un avantage pour 1994, mais très faible.

À Idar-Oberstein en Allemagne, la température a frôlé les 15°C au niveau 850 hPa et ce, à passé 1600 mètres d’altitude. Mais là, tout comme en Gaume, les habitants au sol n’ont rien senti de cette douceur, avec 7°C seulement en surface à 13 heures, et 17°C 800 mètres plus haut !

Enfin, last but not least : les très grands écarts de températures entre le jour et la nuit.

Ainsi à Mont-Rigi, le maximum de 19,7°C a été mesuré après un minimum de 1,8°C !

À Elsenborn , l’écart a été plus extrême encore, avec un minimum de –0,6°C et un maximum de 19,7°C ! Mais plus impressionnante encore a été la chute de température en soirée. On est en effet passé de 19,5°C à 15 heures à 4,2°C à 21 heures, pour ensuite arriver à 0,5°C à 1 heure du matin le 2 novembre (et 16°C juste quelques centaines de mètres plus haut, en air libre !) Mais même en surface, entre Elsenborn et Mont-Rigi, la différence était déjà impressionnante, avec à 1 heure 12,0°C à Mont-Rigi pour 0,5°C à Elsenborn !

Lundi 2 novembre 2015

L’air reste très chaud pour la saison en altitude, mais les inversions se résorbent moins bien que la veille, notamment en raison d’une humidité plus forte. Il en résulte des brouillards/stratus localement très persistants sur le pays.

L’image satellite montre bien comment certaines parties de notre pays restent dans la grisaille en ce 2 novembre et ce, même en journée.

351aljk.jpg

Source : IRM

Et voici la carte de températures qui va avec.

noewow.jpg

Source : IRM

Dans les zones limites de ces nappes de grisaille, on observe parfois des éclaircies juste pendant quelques heures, comme par exemple à Gand, où le brouillard s’est levé vers 11 heures pour se reformer vers 13 heures et de se re-dissiper vers 15 heures, ou à Witry où le brouillard s’est levé vers 10 heures pour se reformer vers 15 heures (d’abord stratus, puis brouillard). En Gaume par contre, les brouillards/stratus persistent toute la journée.

Dans les lieux d’éclaircies, on observe parfois même un ciel tout à fait serein, sinon quelques cirrus, souvent uniquement près de l’horizon.

Les températures, comme déjà suggéré sur la carte ci-dessus, connaissent de grands écarts, avec des maxima encore très doux pour la saison (même si moins extrêmes que la veille) dans les zones d’éclaircies, avec des valeurs souvent comprises entre 16 et 17°C. Localement, il fait même encore un peu plus doux, comme à Gorsem avec 18,8°C.

Dans les régions de brouillard de l’ouest du pays, les maxima ne dépassent pas 9 à 11°C, tandis que dans les régions de brouillard du sud-est, il fait même franchement froid pour la saison, avec des maxima de 4,6°C à Aubange et 6,3°C à Buzenol.

Une telle situation est tout à fait typique pour le mois de novembre : quand il y a du beau temps chaud, c’est rare qu’il y en ait pour tout le monde, à cause des inversions parfois coriaces (soleil trop faible pour encore réchauffer valablement le sol).

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Des températures exceptionnelles, qui nous sont arrivées à petits pas.

Faisons l’historique de ces derniers jours.

Mercredi 28 octobre 2015

Après deux (assez) belles journées modérément douces les 26 et 27 octobre, nous connaissons dans un premier temps une véritable dégradation du temps avec le passage d’une perturbation frontale.

Le temps est très nuageux à couvert, avec stratocumulus sous des voiles de moyennes couches, tendant par la suite vers le nimbostratus, avec petites pluies ou bruines. Sur l’est du pays, on observe encore quelques éclaircies en matinée tandis qu’à l’ouest, elles apparaissent en fin d’après-midi à l’arrière de la perturbation.

Dans le sud du pays, le temps est en outre assez brumeux.

Les précipitations restent cependant modestes en général, souvent inférieures à 1 mm. Ici et là quelques cotes sont plus importantes, avec 6,1 mm à Semmerzake, 4,0 mm à Coxyde et 3,2 mm à Kruishoutem.

Les vents, d’abord orientés au sud-est, tournent progressivement au sud, tendance sud-ouest.

Les températures, sous les brumes du sud du pays, ne dépassent 10 à 11°C, ailleurs elles se situent en journée autour de 14-15°C en plaine et entre 10 et 13°C sur les hauteurs.

Jeudi 29 octobre 2015

En de nombreuses régions, le temps redevient rapidement beau grâce à la reconstitution rapide de conditions anticycloniques. La masse d’air en présence était polaire maritime au départ, mais elle a bien eu le temps de se tempérer et, avec un vent de sud à sud-ouest, les maxima varient entre 14 et 16°C en plaine et entre 11 et 12°C sur les hauteurs. Le littoral tout comme l’extrême sud du pays connaissent également des températures proches de 12°C.

Le matin, on observe quelques stratocumulus avant la formation de cumulus fractus évoluant en cumulus humilis grâce à une petite instabilité de basses couches, avant de s’étaler à nouveau en stratocumulus. Mais les éclaircies prédominent sur une bonne partie du pays. Au littoral, la combinaison de l’humidité maritime avec le refroidissement des sols sablonneux provoquent des brouillards plus persistants, qui se transforment ensuite en stratus puis en stratocumulus. De même en Gaume, le refroidissement notamment de certaines vallées a formé un brouillard assez coriace, mais là, le beau temps revient dès la fin de matinée, avec formation de cumulus cependant assez nombreux.

Vendredi 30 octobre 2015

Les vents s’orientant au sud-est marquent le retour de la continentalité.

En effet, le front qui a traversé le pays l’avant-veille disparaît entièrement des cartes météorologiques, et un anticyclone centré sur l’Ukraine, fusionnant ensuite avec un anticyclone scandinave, marque le début d’une nouvelle période de beau temps en de nombreuses régions, qui sera accompagnée parfois d’une grande douceur si l’inversion se résorbe.

En ce 30 octobre vers midi, on observe déjà 13 à 14°C vers 1000 mètres d’altitude au-dessus de la région parisienne, tandis que la nuit d’après, cette bulle d’air chaud est bien présente au-dessus de notre pays avec 16°C entre 800 et 900 mètres d’altitude.

En surface cependant, les températures restent encore assez modestes, avec souvent 14 à 16°C en plaine et 10 à 12°C sur les hauteurs (l’inversion étant encore trop élevée pour que nos Ardennes puissent profiter de la douceur en altitude).

Le temps est beau quoique voilé par des cirrus épais par moment (parfois beaux spissatus bien dessinés), tandis que le littoral connaît également le passage de bancs d’altocumulus en fin de journée.

En Gaume, on note du brouillard qui s’effiloche en stratus fractus, mais qui reforme ensuite des stratocumulus avec une atmosphère fraîche et grise (11,4°C à Buzenol et à Aubange).

Samedi 31 octobre 2015

L’anticyclone désormais centré entre le Belarus et l’Ukraine oriente vers nous des courants méridionaux directs, additionnellement réchauffés par la subsidence, qui font sentir leurs effets surtout à quelques centaines de mètres au-dessus du sol.

C’est ainsi qu’au-dessus d’Idar-Oberstein (DE), on observe les températures parmi les plus élevées jamais observées sous nos latitudes au niveau 850 hPa à cette saison, avec 15,4°C à 1585 mètres. Dans les couches inférieures, en dessous de 1000 mètres, on observe ici et là des poches d’air à 18°C.

Malheureusement en surface, on n’en bénéficie pas encore pleinement. L’inversion est coriace, située à quelques 800-900 mètres d’altitude et ne se résorbe, au mieux, que partiellement. Les températures en plaine se situent donc le plus souvent entre 15 et 17°C (très localement 18°C) et entre 9 et 14°C sur les hauteurs ardennaises (résorption très variable de l’inversion). En Gaume, où les stratus sont persistants, le thermomètre n’atteint même pas 10°C (9,1°C à Buzenol et 8,8°C à Aubange).

Ailleurs dans le pays, le temps est particulièrement beau avec juste quelques cirrus isolés.

Il est intéressant, par ailleurs, de suivre la limite d’influence de ce brouillard/stratus. À Saint-Hubert par exemple, le brouillard déborde parfois des cuvettes jusqu’au sommet des collines, puis se retire à nouveau pour y laisser un temps bien ensoleillé.

Dans la région de la Baraque de Fraiture, le brouillard déborde aussi des vallées en matinée, principalement sous la forme de stratus fractus, tandis que l’après-midi, les sommets bénéficient du soleil tandis que la brume reste longtemps visible dans la direction des vallées.

À Witry, situé plus bas, le ciel reste gris toute la journée, avec juste une tentative d’éclaircie en début d’après-midi, tandis qu’à Wirtzfeld (au sud-sud-est des Hautes-Fagnes), le temps est très ensoleillé toute la journée, mais du brouillard se forme en fin d’après-midi.

Dimanche 1er novembre 2015

Ça y est ! L’air chaud a enfin réussi à toucher le sol belge ! Une bonne partie du pays a connu une toussaint extraordinaire, sous un ciel bleu et des températures inédites pour la saison.

Il n’est donc pas étonnant que de nombreux records aient été battus.

Voici quelques valeurs officielles, validées par l’IRM, de ce fameux 1er novembre.

Uccle : 20,8°C (précédent record : 20,3°C le 12/11/1995)

Gosselies : 20,4°C (précédent record : 20,3°C le 12/11/1995)

Mont-Rigi : 19,7°C (précédent record : de 19,4°C le 05/11/1994)

Elsenborn : 19,7°C (précédent record : 19,4°C le 04/11/1994)

Florennes : 19,6°C (= record décadaire, précédent record : 19,2°C le 04/11/1994 mais 20,0°C le 12/11/1995)

À Dourbes et à Saint Hubert, les records ont été frôlés :

Dourbes : 19,5°C (record : 20,5°C le 01/11/2014)

Saint-Hubert : 18,6°C (record : 18,8°C le 01/11/2014)

De très hautes valeurs ont encore été enregistrées à Sivry (21,6°C) et à Bièvre (20,6°C), mais nous ne disposons pas de longues séries pour comparer. Il en est de même pour le réseau MB, où la plus haute température a été relevée à Wavre avec 22,1°C.

Historiquement, la plus haute température connue en Belgique en novembre est de 22,6°C, mesurée à Kleine Brogel et à Koersel le 4 novembre 1994.

En d’autres régions, en raison d’une inversion moins bien résorbée, les records n’ont pas pu être battus. Mais les 17 à 19°C qui ont régné sur une grande partie de la Basse et Moyenne Belgique restent des températures fort élevées pour novembre. Seule la Gaume, en raison de brouillards coriaces, est restée nettement plus fraîche, avec des maxima de 12 à 14°C (14,0°C à Buzenol, 14,0°C à Aubange mais 12,1°C seulement à la station MB de Virton).

Sinon, le ciel a été extraordinaire aussi, quasi serein partout (excepté dans les zones de brouillard évidemment), avec juste quelques cirrus, souvent juste du côté de l’horizon.

Au littoral, une petite brise de mer a même réussi à se lever, comme en plein été, limitant là la température maximale à 14,1°C (port de Zeebruges) et à 16,1°C à Middelkerke (aéroport, un peu plus à l’intérieur des terres).

En Gaume, le brouillard ne s’est dissipé que vers 15 heures dans l’extrême sud, pour se reformer à peine 2 heures après. Ce brouillard était bien visible aussi depuis la Baraque de Fraiture, où on le voyait en contrebas, dans les vallées, jusqu’au milieu de la matinée.

Enfin un mot sur les températures en altitude.

Au-dessus de Beauvechain à 22 heures du soir, on notait encore 18°C vers 400 mètres d’altitude, au-dessus d’une inversion nocturne devenant rapidement très puissante. Au niveau 850 hPa, situé à 1617 mètres, la température était de 12,6°C, ce qui est remarquable pour la saison. Le 5 novembre 1994 a réussi à faire encore un peu mieux avec 15°C, mais avec un niveau 850 hPa situé à 1440 mètres. Si l’on ramène les deux températures au niveau standard de 1500 mètres, il reste certes un avantage pour 1994, mais très faible.

À Idar-Oberstein en Allemagne, la température a frôlé les 15°C au niveau 850 hPa et ce, à passé 1600 mètres d’altitude. Mais là, tout comme en Gaume, les habitants au sol n’ont rien senti de cette douceur, avec 7°C seulement en surface à 13 heures, et 17°C 800 mètres plus haut !

Enfin, last but not least : les très grands écarts de températures entre le jour et la nuit.

Ainsi à Mont-Rigi, le maximum de 19,7°C a été mesuré après un minimum de 1,8°C !

À Elsenborn , l’écart a été plus extrême encore, avec un minimum de –0,6°C et un maximum de 19,7°C ! Mais plus impressionnante encore a été la chute de température en soirée. On est en effet passé de 19,5°C à 15 heures à 4,2°C à 21 heures, pour ensuite arriver à 0,5°C à 1 heure du matin le 2 novembre (et 16°C juste quelques centaines de mètres plus haut, en air libre !) Mais même en surface, entre Elsenborn et Mont-Rigi, la différence était déjà impressionnante, avec à 1 heure 12,0°C à Mont-Rigi pour 0,5°C à Elsenborn !

Lundi 2 novembre 2015

L’air reste très chaud pour la saison en altitude, mais les inversions se résorbent moins bien que la veille, notamment en raison d’une humidité plus forte. Il en résulte des brouillards/stratus localement très persistants sur le pays.

L’image satellite montre bien comment certaines parties de notre pays restent dans la grisaille en ce 2 novembre et ce, même en journée.

351aljk.jpg

Source : IRM

Et voici la carte de températures qui va avec.

noewow.jpg

Source : IRM

Dans les zones limites de ces nappes de grisaille, on observe parfois des éclaircies juste pendant quelques heures, comme par exemple à Gand, où le brouillard s’est levé vers 11 heures pour se reformer vers 13 heures et de se re-dissiper vers 15 heures, ou à Witry où le brouillard s’est levé vers 10 heures pour se reformer vers 15 heures (d’abord stratus, puis brouillard). En Gaume par contre, les brouillards/stratus persistent toute la journée.

Dans les lieux d’éclaircies, on observe parfois même un ciel tout à fait serein, sinon quelques cirrus, souvent uniquement près de l’horizon.

Les températures, comme déjà suggéré sur la carte ci-dessus, connaissent de grands écarts, avec des maxima encore très doux pour la saison (même si moins extrêmes que la veille) dans les zones d’éclaircies, avec des valeurs souvent comprises entre 16 et 17°C. Localement, il fait même encore un peu plus doux, comme à Gorsem avec 18,8°C.

Dans les régions de brouillard de l’ouest du pays, les maxima ne dépassent pas 9 à 11°C, tandis que dans les régions de brouillard du sud-est, il fait même franchement froid pour la saison, avec des maxima de 4,6°C à Aubange et 6,3°C à Buzenol.

Une telle situation est tout à fait typique pour le mois de novembre : quand il y a du beau temps chaud, c’est rare qu’il y en ait pour tout le monde, à cause des inversions parfois coriaces (soleil trop faible pour encore réchauffer valablement le sol).

Merci Cumulonimbus !!

:thumbsup:

Petite anecdote au niveau des écarts de températures.

Je suis allé à Aachen lundi et il faisait environ 18°C vers 13h. Au soleil, on se serait cru en été.

Puis on est repassé par Monschau (Montjoie), qui est situé dans le fond d'une vallée escarpée et là-bas, il faisait environ 12°C quand on est arrivé vers 16h00. Il faisait fort humide avec un sol mouillé.

Et quand on est reparti vers 18h, il ne faisait déjà plus que 7°C.

2 sensations complétements différentes en quelques heures !!

A coté des températures exceptionnelles que l'on vient de connaitre, ce que je trouve aussi surprenant c'est que (si les prévisions se confirment) la douceur, même si ce sera plus humide, pourrait durer jusqu'a ce dimanche (8/11).

Avoir 2 semaines d'affilée avec des températures max supérieures à 15°C a la fin octobre/début novembre, ce n'est pas fréquent, je pense...

Bonne journée à tous !

:whistling:

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Un petit retour en arrière, pour faire une comparaison

Non ! Cette fois-ci je ne reviendrai pas sur d’anciennes années comme 1899 ou 1955 qui, en leur temps, avaient battu des records en novembre, mais je retourne juste une petite année en arrière.

Le 1er novembre 2014 a aussi été exceptionnel en son genre et des records ont été battus, mais pas du tout aux mêmes endroits en Belgique.

Les records de l’année passée ont été les suivants :

Hastière : 21,2°C (ancien record : 21,0°C (le 04/11/1994)

Dourbes : 20,5°C (ancien record : 19,8°C le 12/11/1995)

Kruishoutem : 20,5°C (ancien record : 19,2°C le 12/11/1995)

Beitem : 19,1°C (anciens records : 18,4°C les 04/11/1994 et 11/11/1995)

Saint-Hubert : 18,8°C (ancien record : 17,5°C le 04/11/1993)

Pourtant le temps a été presque le même que cette année-ci, à part quelques petits altocumulus et rares stratocumulus en plus, avec de l’air extrêmement chaud en altitude (jusqu’à 22°C au-dessus de Beauvechain, à 500 mètres d’altitude, durant la nuit du 31 octobre au 1er novembre), mais la résorption des inversions d’automne présente un côté aléatoire, et d’autres régions ont pu bénéficier de l’extrême.

Il n’en reste pas moins que les records, l’année passée, ont été approchés en de nombreuses autres zones et que les 19,1°C d’Elsenborn, par exemple, ont été à peine inférieurs aux 19,7°C de ce 1er novembre-ci.

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Mardi 3 novembre 2015

Malgré un ciel plus nuageux en raison de l’approche d’une petite occlusion (cirrus épais et bancs d’altocumulus, mais aussi éclaircies), les températures ont à nouveau atteint de très hauts niveaux en ce 3 novembre. Avec des valeurs en altitude encore situées à 10°C au niveau 850 hPa (1573 mètres au-dessus de Beauvechain) et un petit vent de sud-est, les températures en surface ont à nouveau dépassé les 18°C en de nombreux endroits. On notera, en autres, les 18,5°C de Mont-Rigi, les 19,0°C d’Elsenborn, les 19,5°C d’Uccle et les 19,8°C de Koersel. Il s’agit là de températures qu’on peut toujours qualifier d’extrêmes pour la saison.

Une langue d’air encore plus chaud (mais très temporaire) a touché la région de Maastricht aux Pays-Bas, où le thermomètre est monté jusqu’à 20,9°C ! Une heure plus tôt et une heure plus tard par contre, le thermomètre n’y affichait que 17°C. Non loin de là, Aachen (Aix-la-Chapelle) en Allemagne a mesuré un maximum de 20,3°C. Il est étonnant, dans ce contexte, que Kleine Brogel n’ait enregistré que 17,5°C, mais la situation a été assez disparate en Campine, avec des écarts notables parfois sur de courtes distances (ce que confirment les stations privées), et il est clair qu’en novembre, le sol sablonneux ne constitue pas toujours un avantage thermique.

La Gaume non plus n’est pas nécessairement avantagée à cette saison. Des inversions peuvent s’y montrer coriaces, ce qui s’est déjà vérifié par le passé et qui s’est particulièrement avéré cette année-ci. Avec une forte brume toujours présente, et un stratus ne se dissipant que vers midi, la température n’a pas dépassé 10,6°C à Buzenol et 11,0°C à Aubange. L’après-midi, en dépit du ciel encore un peu brumeux, on pouvait y observer de très beaux altocumulus undulatus.

Le froid aussi a été devant nos portes !

À Serémange-Erzange (Thionville), situé à une quarantaine de kilomètres seulement de nos frontières belges, le temps a même été froid pour la saison, avec des maxima de 7,6°C (le 1), de 6,7°C (le 2) et de 7,3°C (le 3), sous un ciel désespérément gris en dessous d’une puissante inversion.

L’image ci-dessous montre l’étendue de cette zone de grisaille et de froid au sud de nos régions, même le 1er novembre où la Belgique presque entière se dorait au soleil.

8zi71j.jpg

Source : IRM

Et le lendemain, cette zone sera bien plus étendue encore… (voir plus haut le résumé du 2 novembre)

Modifié par cumulonimbus

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Je me permet de mettre ici un petit article de MF sur la douceur exceptionnelle attendue le week end.

Un week-end exceptionnellement doux

L'anticyclone actuellement centré sur le sud de l'Europe génère sur la France un flux de sud-ouest d'origine subtropicale, qui devrait perdurer tout le week-end. À la clef, beaucoup de soleil sur les deux tiers sud du pays pour la fin de semaine, et une douceur exceptionnelle pour la saison, avec des valeurs globalement 6 à 10 degrés au-dessus des normales, et localement au niveau des records mensuels.

Températures remarquables sur tout le pays

Après des nuits très douces, avec des températures minimales parfois records, les températures devraient souvent atteindre 19 à 22 °C sur la moitié nord, 21 à 25 °C sur la moitié sud samedi et dimanche. Les valeurs les plus élevées seront observées dans le Sud-Ouest, où les 25 °C pourraient être dépassés, notamment dimanche. La masse d'air sera estivale en altitude, avec des valeurs souvent comprises, aux alentours de 1500 m d'altitude, entre 12 et 15 °C samedi, et même 14 à 17 °C dimanche sur les massifs de la moitié Sud. Le temps sera franchement ensoleillé sur la moitié Sud, excepté autour du golfe du Lion, avec des entrées maritimes. Au Nord, où la grisaille pourrait par endroits être un peu tenace, notamment dimanche, le soleil devrait également être largement présent.

Anim6NovARP.gif

Avec le passage d'une perturbation très atténuée dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 novembre, de l'air un peu moins doux devrait envahir le pays à partir de lundi, faisant progressivement baisser les températures la semaine prochaine. Elles devraient cependant rester sensiblement au-dessus des normales.

Des nombreux records de douceur déjà battus depuis le début du mois

Après le dimanche 1er novembre, au cours duquel on avait déjà enregistré sur l'ouest du pays de nombreux records mensuels de température (lire notre actualité), la ville de Mulhouse a relevé jeudi 5 une température maximale de 21,8 °C, battant l'ancien record (21,3 °C) établi le 7 novembre 1955. La nuit du jeudi 5 au vendredi 6 a été exceptionnellement douce : Saint-Quentin (Aisne) a enregistré une température minimale record de 14,1 °C, devant les 13,5 °C du 1er novembre 1968. Avec 14,9 °C, Tours a également connu sa nuit la plus douce pour un mois de novembre depuis l'ouverture de la station en 1959. Plus généralement, la nuit a été exceptionnellement douce du centre-ouest au nord de la France, en passant par la région Centre, avec de nombreux records enregistrés. La douceur nocturne devrait être encore plus marquée sur le nord du pays entre vendredi 6 et samedi 7.

http://www.meteofrance.fr/actualites/30438...nnellement-doux

Modifié par passiion

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Je ne m'y connais pas dans les records français mais cela devient impressionnant quand même !

Je viens de regarder les données des maximas en Europe hier et je suis vraiment sur le "derrière" de ce que j'ai vu...

Moron de la Frontera (sud Espagne) s'est chopé un 26,8°C mais cela ne m'étonne pas encore de trop (fin octobre 2014 ils avaient encore 30°C).

Et les 26,7°C de Dax en France constitue la deuxième valeur la plus élevée d'Europe pour hier...

Est-ce que on a déjà vu un telle situation? :blink:

post-4064-1446897021_thumb.png

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Pour le SO, je sais que des records sont tombés. Depuis début Novembre une trentaine sont tombés jusqu'à présent en France. Faudrait s'amuser à faire deviner la carte à quelqu'un un jour en lui demandant la période de l'année. :lol:

france_07_13.png

http://www.infoclimat.fr/cartes/observatio...ure/france.html

Modifié par passiion

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La douceur de novembre continue…

Nous sommes même en train de connaître une période plus douce encore qu’en novembre 1955, qui pendant de longues décennies était restée la plus douce.

Mercredi 4 novembre 2015

Après le passage d’une vieille occlusion transformée en pseudo-front froid, séparant l’air tropical continental de l’air tropical maritime un peu moins chaud, les températures ont atteint 12 à 13°C sur les hauteurs et 15 à 18°C en plaine. Localement, les valeurs ont même été plus élevées, avec par exemple 19,3°C à Angleur (Liège). Il s’agit bien évidemment de températures très élevées pour novembre, même si elles sont devenues un peu moins extrêmes.

Avec un vent général basculant vers le sud, avec une petite tendance sud-ouest, le temps a été plus humide et parfois faiblement pluvieux, avec principalement des stratocumulus, doublé ou non de cumulus et d’abord encore séparés par des éclaircies (avec altocumulus), puis se doublant de cumulus fractus là où tombaient des précipitations.

En Gaume, après des bancs de brume très temporaires le matin, la visibilité est devenue très bonne avec des stratocumulus aux formes bien dessinées et des éclaircies avec cumulus humilis. Là, le pseudo-front froid a été complètement masqué dans les basses couches qui, après la résorption définitive de l’inversion, affichaient même des températures plus hautes que la veille. C’est ainsi qu’à Aubange, le maximum n’affichait que 11,0°C le 3, sous l’inversion, alors que ce maximum atteignait 15,6°C dans l’air globalement un peu plus frais, mais sans inversion.

Jeudi 5 novembre 2015

Déjà un nouveau front chaud aborde le pays, dans le cadre d’une perturbation frontale dont le secteur chaud intéresse notre pays surtout l’après-midi.

Les maxima remontent donc pour atteindre 17-18°C à peu près partout en plaine, et 13 à 16°C sur les hauteurs. La Gaume aussi, cette fois-ci, connaît des températures élevées avec 18,8°C à Aubange. Un peu plus au nord, à Hastière, le thermomètre affiche même 19,5°C.

Le temps, quant à lui, a été voilé en matinée avec des cirrostratus/altostratus translucidus, parfois doublés de stratocumulus peu épais. L’après-midi, après le passage du front chaud, on a noté localement une petite tendance undulatus, voire lenticularis dans les stratocumulus et altocumulus, avec quelques éclaircies.

En Gaume, le temps a été particulièrement intéressant, avec de fortes brumes le matin dans les vallées, présentant un sommet très net. Au-dessus, du temps relativement beau, avec bancs d’altocumulus, quelques stratocumulus et la formation de cumulus humilis l’après-midi.

2hd6smb.jpg

Webcam Radioamateurs LX – Rodange – 5 novembre 2015 à 10h00

Vendredi 6 novembre 2015

Après la journée très douce du 5, la nuit du 5 au 6 reste très douce aussi. Certaines températures minimales (19h -> 7h) font même partie des plus élevées jamais enregistrées en novembre. Les 14,0°C d’Uccle, par exemple, égalent les 14,0°C de la nuit du 3 au 4 novembre 2010, soit la nuit la plus chaude sur la période 1982-2015. Exactement la même remarque vaut pour les 13,8°C de Zaventem, tandis que les 13,6°C de Bierset s’approchent des 14,0°C observés, là, durant la nuit du 2 au 3 novembre 2005. De même, Middelkerke, Kleine Brogel et Florennes se sont rapprochés des nuits les plus chaudes observées en novembre lors des 33 dernières années.

Le passage d’une occlusion le matin empêchera les températures d’exploser en journée en raison d’un air maritime un brin plus frais, avec des maxima de 16 à 18°C en plaine et de près de 14°C sur les hauteurs, mais l’arrivée d’un front chaud en fin de journée annonce déjà l’arrivée de nouveaux extrêmes.

En attendant, le temps reste assez gris en ce 6 novembre, avec juste quelques éclaircies, des cumulus/stratus fractus le matin, puis des stratocumulus et, dans les éclaircies, des cirrus et altocumulus, parfois aussi des cumulus humilis. En fin d’après-midi, avec l’arrivée de quelques précipitations, aussi des fractus de mauvais temps.

Nuit du 6 au 7 novembre 2015

Cette fois-ci, on y est ! On vient d’avoir la nuit la plus chaude de l’histoire en novembre.

Voici quelques valeurs minimale (19h -> 7h)

Uccle : 16,4°C

Zaventem : 16,3°C

Deurne : 16,3°C

Chièvres : 16,1°C

Zelzate : 15,9°C

Beitem : 15,8°C

Beauvechain : 15,6°C

Kleine Brogel : 15,3°C

Un phénomène tout à fait exceptionnel en Autriche

Le sondage de 13 heures de Vienne, en date du 3 novembre, donne une température de 19,2°C au niveau 850 hPa, à 1568 mètres d’altitude, avec une humidité relative de 2% ! Entre 1388 et 1448 mètre, la température atteint/dépasse légèrement même les 20°C. Le tout se passe au-dessus d’une très puissante inversion située entre 800 et 1000 mètres, en dessous de laquelle l’air est assez froid.

Il s’ensuit que des stations de montagnes connaissent des températures incroyablement élevées. C’est ainsi qu’à Feuerkogel, situé à 1618 mètres d’altitude, le maximum atteint 20,2°C, avec une humidité relative qui tombe temporairement à 4% !

À Loferer Alm (1623 mètres), le maximum est de 19,5°C. Juste au-dessus du sommet de l’inversion, à Achenkirch (904 mètres), il fait encore un peu plus chaud avec un maximum de 22,4°C… après un minimum de –3,7°C ! Là aussi, il fait fort sec l’après-midi, mais déjà un peu moins avec une humidité relative de 20% à 13 heures.

Les températures très élevées dans le sud-ouest de la France

Le 6 novembre, on a entre autres observé 26,7°C à Dax, 25,7°C à Biscarosse et 25,3°C à Pau.

Dans cette région, en raison de l’effet de foehn au-dessus des Pyrénées, des températures très élevées sont régulièrement observées même en novembre, voire en décembre. À Pau, on se souviendra entre autres de la veillée de Noël de 1983, où la température avait atteint 25,7°C en journée, pour encore atteindre 22,3°C le jour de Noël. En novembre 1985, le thermomètre affiche 27,1°C le 8, pour à nouveau remonter à 27,2°C… le 4 décembre !

À Dax, la température atteint également 27,0°C le 8 novembre 1985, mais y montera moins haut en décembre, avec « seulement » 21,3°C le 2 décembre. Mais 3 ans plus tard, le 8 décembre 1988, le thermomètre y affichera 25,5°C. Le 1er novembre 2009, on y relèvera 26,6°C.

Plus étonnants : les 25,7°C de Biscarosse qui est située en bord de mer, et bien plus éloignée des Pyrénées. Parmi les plus hautes températures relevées précédemment à cette station, on relèvera les 24,2°C du 2 novembre 1982, mais aussi les 24,2°C du 3 décembre 1985.

La douceur exceptionnelle en Belgique en novembre 1955

Du 3 au 11 novembre 1955, les températures sont particulièrement élevée en Belgique.

3 novembre 1955

Températures de 13 à 16°C en Plaine et de 11°C sur les hauteurs. Ciel nuageux à très nuageux mais temps sec, avec stratocumulus, altocumulus et cirrus.

4 novembre 1955

Températures de 15 à 17°C en plaine et de 11 à 12°C sur les hauteurs. Très nuageux à couvert et parfois faiblement couvert. Altostratus et stratocumulus, parfois doublés de fractus.

5 novembre 1955

Températures de 16 à 18°C en plaine et de 13°C sur les hauteurs. Pluvieux le matin, puis très nuageux à couvert et brumeux, se dégageant par endroit le soir. Stratus, stratus fractus, stratocumulus et, dans les éclaircies, altocumulus et cirrus visibles.

6 novembre 1955

Températures de 17 à 20°C en plaine et de 14°C sur les hauteurs (19,8°C à Deurne, 19,1°C à Virton). Nuageux à très nuageux devenant légèrement voilé. Stratocumulus et altocumulus se dispersant progressivement, cirrostratus se disloquant et évoluant en cirrus.

7 novembre 1955

Température de 18 à 20°C en plaine, de 16 à 17°C sur les hauteurs, 21°C en Gaume (19,7°C à Chièvres, 19,8°C à Kleine Brogel, 20,8°C à Virton). Beau temps après dissipation de quelques brouillards, un peu de cirrus, plus nuageux l’après-midi avec bancs d’altocumulus, parfois castellanus, parfois lenticularis. Le soir, ici et là quelques gouttes de pluie.

8 novembre 1955

Températures de 14 à 16°C en plaine, et de 12 à 13°C sur les hauteurs. Très nuageux à couvert et brumeux, parfois (modérément) pluvieux. Stratocumulus parfois doublé de cumulus, surmontés d’altostratus/altocumulus parfois translucidus, cirrostratus.

9 au 11 novembre 1955

Températures oscillant souvent entre de 12 à 16°C en plaine, et entre 9 à 11°C sur les hauteurs.

Comme on voit, cette période, quoique remarquable pour l’époque, est de moindre ampleur par rapport à ce qu’on est en train de vivre maintenant.

... La suite au prochain épisode.

Modifié par cumulonimbus

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