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PREMIERS JOURS DE MARS

 

 

 

1er mars 2018

 

De l’air un peu moins froid est déjà acheminé vers nos régions, avec ici et là quelques précipitations neigeuses liées à un front chaud.

 

C’est en altitude, surtout, que la différence est perceptible, avec une température passant de –13°C à +3°C à 1000 mètres d’altitude. En surface, les gelées permanentes disparaissent aussi de la Basse et Moyenne Belgique, mais les températures maximales ne dépassent que de peu le 0°C, avec au mieux +2°C. Les Hauts Plateaux, encore situés en dessous de l’inversion, connaissent des maxima de –3°C.

 

La nuit d’avant, les minima fort bas pour un mois de mars se sont situés entre –6 et –8°C en plaine et entre –10 et –12°C sur les hauteurs.

 

Le temps est bien moins beau que les jours précédents, avec des altostratus et altocumulus parfois épais, souvent doublés de stratocumulus et laissant peu de place aux éclaircies. Plus à l’est, le temps est plus lumineux, avec des bancs de stratocumulus/altocumulus moins étendus et des éclaircies accompagnées d’un voile de cirrus. Dans les zones de faibles précipitations, on note aussi des stratus.

 

Des traces de neige au sol sont observées dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, tandis que dans les Hautes-Fagnes, on mesure encore 11 cm à Mont-Rigi.

 

 

 

2 mars 2018

 

Situation météorologique complexe. Un front chaud, associé à une perturbation frontale à secteur chaud encore ouvert, aborde notre pays et achemine de l’air doux en altitude, avec des températures dépassant largement 0°C vers 1000 mètres d’altitude. Mais en surface, le vent d’est continue à nous apporter de l’air froid, qui tend même à devenir à nouveau plus froid.

 

Une zone de précipitations, qui aborde notre pays en matinée, donne des pluies verglaçantes. En bien des endroits, il pleut par des températures de –2 à –3°C, voire –4°C.

 

Puis dans le courant de la journée, le front s’occlut, l’air chaud est rejeté plus haut en altitude où il finit par descendre en dessous de 0°C. Plus aucune couche de l’atmosphère ne dépasse les 0°C et… la pluie se transforme en neige. Un peu partout, il se met à neiger sur le verglas.

 

En soirée, on mesure par exemple 2 cm à Anvers, 3 cm à Zaventem et 5 cm à Bierset. Ce n’est pas vraiment beaucoup, mais avec le verglas en plus, c’est suffisant pour générer une belle pagaille dans le pays.

 

Presque partout, on enregistre des maxima inférieurs à 0°C. Au relevés de 19 heures, le maximum ne dépasse pas –2,3°C à Uccle, –2,1°C à Beauvechain, –2,1°C à Middelkerke et –1,9°C à Zaventem, tout comme à Semmerzake. Ces températures, par la suite, augmentent un peu la nuit, mais restent le plus souvent négatives. Le vrai maximum d’Uccle, observé dans la nuit du 2 au 3, s’élève à –1,6°C.

 

C’est vraiment très bas pour la saison. Mais des maxima encore plus bas, en mars, ont été observés à Uccle en 2013 (–1,8°C le 11 mars), en 1987 (–2,2°C le 3 mars) et surtout en 1971 (–2,3°C le 4 mars, –3,1°C le 5 mars et –2,8°C le 6 mars, dans le cadre d’une série de 5 jours d’hiver consécutifs).

 

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Bruxelles, le soir du 2 mars – Crédit photo : Delphine Laroche via la page « Les fanas de neige en Belgique

 

 

 

3 mars 2018

 

En deuxième partie de nuit, les températures baissent à nouveau quelque peu, pour arriver à quelques –3°C en plaine et quelques –6°C sur les hauteurs. Le moins froid en Basse et Moyenne Belgique : Gosselies avec –1,4°C ; le plus froid : Coxyde avec –5,4°C.

 

Une bonne partie du pays est sous la neige. Voici quelques épaisseurs à 8 heures :

 

Angleur : 5 cm

Bierset : 4 cm

Uccle : 3 cm

Zaventem : 3 cm

Essen : 3 cm

Koersel : 3 cm

 

À Mont-Rigi, où de la neige préexistait, la couche est remontée jusqu’à 12 cm.

 

Notre pays se trouve à présent dans une zone d’éclaircies entre deux perturbations. Dans les basses couches, le vent continue à souffler d’est, et l’air maritime à l’arrière de la première perturbation s’en trouve assez continentalisé.

 

Les premières heures, le temps reste froid malgré le soleil, avec une neige qui résiste bien, mais dans l’après-midi, le soleil de mars est suffisamment chaud pour réchauffer l’air, qui est désormais coupé de ses origines très froides. Il en résulte des maxima nettement plus doux, quoique variables d’un endroit à l’autre, avec en plaine des valeurs de 3 à 9°C et des valeurs plus homogènes sur les hauteurs avec 4 à 5°C.

 

En effet, une forte inversion s’est formée au-dessus de la neige dans les éclaircies du matin, et celle-ci n’a pas été résorbée partout. Les valeurs les plus basses se retrouvent dans le nord et l’est avec 3,4°C à Kleine Brogel, 4,1°C à Retie et 4,3°C à Stabroek. Les valeurs les plus élevées sont enregistrées au sud-ouest des plaines, avec par exemple 8,7°C à Chièvres. Sur les plateaux de la Moyenne Belgique et, plus encore, sur ceux de l’Entre-Sambre-et-Meuse, il fait plus doux encore, avec 9,0°C à Gosselies et 10,5°C à Dourbes. Notons qu’à Dourbes, il n’y a pas eu de neige.

 

Le ciel, dans toutes ces régions, est bleu après l’évacuation des derniers nuages frontaux le matin, parfois avec une tendance à être un peu délavé. Les cirrus sont cependant parfois épais aussi. En fin de journée, un voile d’altitude apparaît, avec cirrostratus et bancs d’altocumulus. Au littoral, il fait en outre brumeux.

 

En Haute Belgique, c’est à nouveau une magnifique journée d’hiver, avec soleil et neige et des nuages pas très différents qu’en Basse et Moyenne Belgique. Parfois des bancs de brume et de brouillard se forment sur le sol (partiellement) enneigé.

 

En Gaume par contre, l’inversion ne se résorbe pas du tout. Le brouillard est coriace et se transforme plus tard en stratus. La température ne dépasse pas 1,4°C à Buzenol et 1,8°C à Aubange.

 

En soirée, les températures rebaissent partout et ce, malgré les nombreux nuages qui reviennent, parfois accompagnés d’un peu de pluie.

 

 

4 mars 2018

 

Cette seconde perturbation, qui est passée la veille au soir, n’a donné que peu de précipitations, mais elle a sonné le glas de l’hiver en toutes régions. L’air qui se situe à l’arrière est doux à tous les niveaux.

 

À nouveau, une large zone d’éclaircies nous vaut du très beau temps en matinée, avant que le ciel ne se voile de cirrostratus et d’altostratus, parfois accompagnés d’altocumulus et bientôt suivis par une zone de pluie.

 

Mais d’abord, le soleil et les températures, qui montent en flèche pour atteindre et dépasser les 10°C à 11 heures du matin en de nombreux endroits, donnent une véritable sensation de printemps, sensation qui se maintient longtemps encore après l’arrivée des nuages.

 

Les maxima, par endroit, sont vraiment élevés : 13,8°C à Beauvechain ; 13,2°C à Koersel ; 13,0°C à Genk ; 12,6°C à Retie ; 12,5°C à Angleur. Même les 11,4°C d’Uccle donnent une bien agréable sensation, surtout par contraste avec le froid des jours précédents.

 

En Haute Belgique, la situation est fort variable d’un endroit à l’autre. Saint-Hubert note 4,8°C, Mont-Rigi, 5,7°C mais Elsenborn, 7,6°C.

 

En Gaume, il reste encore pas mal de brouillards et nuages bas, avec des températures restant à la traîne : 7,4°C à Buzenol et 8,0°C à Aubange.

 

La neige disparaît rapidement. À Wideûmont, il n’en reste plus que des traces l’après-midi, malgré un très bref renouvellement de la couche la nuit du 3 au 4. Il en est de même pour Bastogne. À la Baraque de Fraiture, la couche est encore complète, mais en mauvais état. Seuls Mont-Rigi et Wirtzfeld tirent encore leur épingle du jeu.

 

Plus pour longtemps. L’hiver est terminé et ne semble plus revenir. Bien sûr, des plaques de neige pourraient rester coriaces dans les Hautes-Fagnes, mais pour les paysages d’hiver, c’est bien fini !

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5 mars 2018

 

Des basses pressions à l’ouest et au sud par rapport à nos régions maintiennent des courants méridionaux qui nous apportent un temps assez doux, avec en surface des vents de sud tournant graduellement au sud-est, voire à l’est.

 

Un sol encore froid et des éclaircies nocturnes nous valent des nuits encore « fraîches », avec des minima compris le plus souvent entre 1 et 4°C sur tout le pays.

 

Le temps est plutôt beau, avec des cirrus, altocumulus et cumulus (d’abord fractus puis évoluant en humilis et s’aplatissant). En fin de journée, le voile d’altitude devient plus épais. Quelques bancs de stratocumulus sont également observés.

 

Les températures maximales : 9 à 10°C au littoral, 11 à 13°C en plaine (localement 14°C en Moyenne Belgique) et 6 à 8°C sur les hauteurs.

 

La couverture neigeuse, dans les Hautes-Fagnes, cesse d’être complète avec des trous de plus en plus grands. Sur le plateau ardennais, il ne reste plus que des traces de neige.

 

 

6 mars 2018

 

La configuration atmosphérique générale n’évolue guère. Le passage d’une vieille occlusion en matinée nous vaut cependant un temps temporairement plus nuageux.

 

Le sol encore très froid en raison de la longue période hivernale tardive nous vaut encore des températures de l’air négatives aux endroits exposés. Les minima descendent jusqu’à –1,2°C à Koersel, –0,9°C à Retie, –0,6°C à Genk et –0,4°C à Kleine Brogel. Parfois, le froid de la nuit est de brève durée. À Zaventem, la température nocturne oscille entre 4 et 5°C mais, à l’occasion d’éclaircies, chute très temporairement à 2,1°C. Ces éclaircies faisant défaut à Uccle, le minimum de cette station ne descend pas en dessous de 5,7°C.

 

En journée, on observe d’abord d’importantes nappes de stratocumulus, puis des éclaircies apparaissent avec des cumulus et encore quelques stratocumulus d’étalement. À l’est et au sud du pays, on observe aussi des altocumulus. Quant au littoral, les stratocumulus y sont moins nombreux en matinée, mais plus nombreux l’après-midi.

 

Avec un vent basculant temporairement au sud-ouest l’après-midi, l’air est nettement plus maritime, mais cela n’a que peu d’effet sur les températures maximales, se situant entre 10 et 12°C en plaine et dans les vallées, et entre 7 et 8°C sur les hauteurs.

 

Il s’ensuit que l’enneigement, déjà partiel, diminue de plus en plus dans les Hautes-Fagnes.

 

 

7 mars 2018

 

Un petit noyau dépressionnaire, se déplaçant du nord de la France aux Pays-Bas en passant au-dessus de notre pays, détermine un temps gris et parfois pluvieux sur nos régions.

 

On note d’abord le passage d’une zone de pluie assez active en matinée, à laquelle se mêlent aussi des averses (embedded Cb’s), puis l’après-midi, une nouvelle zone de pluie et d’averses traverse le pays.

 

Ces pluies et averses sont séparées par peu ou pas d’éclaircies. En dehors des nimbostratus et cumulonimbus, on observe d’épais stratocumulus, défilant en dessous d’une nappe presque fermée de nuages de l’étage moyen.

 

En l’absence de soleil, les températures sont plus basses que les jours précédents, le plus souvent compris entre 7 et 9°C en plaine et entre 2 et 3°C sur les hauteurs.

 

La neige continue à fondre sur les Hautes-Fagnes.

 

À noter que les températures de la Mer du Nord commencent tout doucement à remonter, mais restent extrêmement froides. Au large d’Ostende, on mesure des valeurs oscillant entre 2,5 et 3°C (pour des eaux de 1,5 à 2°C les 2 et 3 mars). Ceci est lié aux vents forts de nord-est (70 voire 80 km/h) qui avaient soufflé à ce moment-là, avec des températures de l’air jusqu’à –5°C (1er mars) à une bonne trentaine de kilomètres au large de la côte belge (et une température de l’eau, là, de 4 à 5°C au moment le plus froid).

 

 

8 mars 2018

 

Une petite perturbation frontale, liée à un autre noyau dépressionnaire, traverse le pays.

 

Le temps est d’abord très nuageux le matin, avec principalement des stratocumulus, parfois aussi des altocumulus et des cirrus visibles dans les éclaircies, et aussi le développement de quelques petits cumulus ici et là. Ensuite, passage d’un nimbostratus pluvieux, suivi de belles éclaircies l’après-midi, avec cumulus. En Gaume, il faudra cependant attendre jusqu’au soir pour les éclaircies.

 

Les températures sont de saison, avec le plus souvent 8 ou 9°C en plaine et 3 à 4°C sur les hauteurs. En début et en fin de journée, il fait suffisamment froid à Mont-Rigi pour un petit renouvellement de la couche neigeuse.

 

 

9 mars 2018

 

Un front chaud traverse le pays mais n’apporte, dans un première phase, que des températures légèrement plus élevées.

 

Le temps est très nuageux à couvert avec altostratus et altocumulus, parfois aussi stratocumulus, plus tard doublés de quelques petits cumulus, puis temps faiblement pluvieux avec altostratus/altocumulus, stratocumulus et cumulus.

 

Au littoral, tendance marquée vers l’undulatus.

 

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Webcam IRM – Zeebruges – 9 mars 2018 à 12h50

 

Les températures maximales en journée : 9 à 10°C en plaine, 5 à 6°C sur les hauteurs. Ces températures augmenteront par la suite en cours de nuit.

 

À Mont-Rigi, la petite couche de neige fraîche disparaît rapidement, les plaques de vieille neige résistent mieux.

 

 

10 mars 2018

 

Une première tentative printanière, qui ne réussit cependant que partiellement.

 

Les températures du matin sont pourtant prometteuses : à 8 heures, on mesure déjà 11,6°C à Uccle, Beaucechain et Genk, 11,3°C à Deurne, 11,2°C à Semmerzake et La Hestre, et encore 11,0°C à Gorsem et à Chièvres.

 

Mais en journée, malgré un secteur chaud bien ouvert et un vent bien orienté au sud, le ciel reste très nuageux et la hausse des température, limitée. On observe en effet des stratocumulus en dessous d’un voile de cirrostratus/altostratus/altocumulus et les éclaircies sont rares. L’après-midi, en outre, le temps devient faiblement pluvieux.

 

Les températures maximales : 12 à 13°C au littoral, 14 à 16°C en plaine et autour de 9°C sur les hauteurs.

 

 

11 mars 2018

 

Un front froid qui ondule sur l’ouest du pays est responsable de fortes précipitations dans cette région en seconde partie de nuit, avec des orages. Ces orages sont essentiellement concentrés autour d’une ligne remontant de Tournai à Terneuzen (NL) en passant par Gand.

 

Les précipitations sont parfois intenses. Voici quelques chiffres :

 

Rumillies : 35 mm

Kruishoutem : 35 mm

Kain : 22 mm

Rumes : 21 mm

Passendaele : 21 mm

Semmerzake : 21 mm

Beitem : 21 mm

 

À l’ouest et à l’est de la ligne orageuse, les précipitations diminuent rapidement.

 

Plus tard en journée, le front se déplace vers l’est en perdant son activité. À l’arrière du front, le temps est d’abord voilé (cirrus épais/cirrostratus), puis beau avec quelques cumulus et des cirrus résiduels. Le plus souvent, ces cumulus ne dépassent pas le stade mediocris, mais ici et là, des congestus sont observés. Au littoral, le stade de cumulonimbus est même atteint en début de soirée, avec à nouveau un peu d’activité orageuse. À ce moment, on note aussi un peu d’orage entre Gand et Courtrai, mais aussi du côté de Couvin.

 

Notons enfin une importante zone de précipitations qui effleure l’extrême sud du pays. Mais elle ne s’y manifeste plus que sous forme de stratocumulus, parfois doublés de cumulus, qui évoluent sous le même voile d’altitude qu’ailleurs dans le pays.

 

Malgré l’origine un peu plus fraîche de la masse d’air à l’arrière du front, les températures sont généralement plus élevées que la veille et ce, grâce à une meilleure insolation et un vent reprenant la direction sud et permettant ainsi une continentalisation de l’air maritime.

 

Les maxima, en plaine, se situent le plus souvent autour de 16°C. La plus haute valeur est relevée à Koersel avec 17,6°C, suivie de Gorsem avec 16,6°C. Sur les Hauts Plateaux, on atteint 10 à 11°C. Avec cela, les toutes dernières plaques de neige disparaissent en journée à Mont-Rigi.

 

 

12 mars 2018

 

On recommence à parler de froid ! L’éventualité d’un anticyclone sur la Scandinavie, avec un flux d’air continental glacial ! Mais ça reste à confirmer, dit-on encore. En tout cas, il s’agit là d’une prévision revue dramatiquement à la baisse par rapport à ce qu’on disait la veille.

 

En attendant, il fait juste un peu plus frais que la veille, avec des maxima le plus souvent proches de 13°C en plaine et de 8 ou 9°C sur les hauteurs. La plus forte valeur revient à Stree (Huy) avec 15,1°C, suivi de Kleine Brogel avec 14,7°C.

 

Le temps reste sous influence dépressionnaire, avec de l’instabilité se développant l’après-midi. Avant cela, le temps est nuageux avec altocumulus et stratocumulus, ainsi que des bancs de cirrus épais, puis nous avons une alternance d’averses et d’éclaircies, avec cumulus et cumulonimbus.

 

 

13 mars 2018

 

Avec un centre de gravité de l’activité dépressionnaire qui se situe désormais sur la Baltique, notre pays se retrouve confronté à des courants maritimes bien plus frais, mais qui n’ont rien à voir avec le temps froid qui risque de nous tomber dessus le week-end prochain. Cela suffit cependant à redonner aux Hautes-Fagnes un mince tapis neigeux dès la fin de la matinée.

 

D’ailleurs, il fait plus froid en journée que durant la nuit précédente. À Zaventem par exemple, on observe 8,4°C à 1 heure, 7,9°C à 4 heures et 6,3°C à 7 heures, puis en journée, la température oscille constamment entre 5 et 6°C avec un minimum de 5,0°C à… 13 heures ! À Mont-Rigi, la température atteint encore 3,9°C à 7 heures pour osciller le plus souvent entre 0 et 1°C dès la fin de matinée, d’où la neige.

 

Le temps est d’ailleurs particulièrement maussade avec un nimbostratus pluvieux qui affecte notre pays principalement en matinée, et même toute la journée sur l’est. Après la pluie, le ciel reste généralement couvert avec des stratocumulus, à l’exception du littoral où de timides éclaircies sont observées (stratocumulus quelque peu discontinus, doublés de cumulus). En Ardenne, le nimbostratus persiste toute la journée avec des fractus s’accrochant au relief.

 

Les températures maximales, en de nombreux endroits atteints le matin, se situent entre 6 et 8°C en plaine et entre 3 et 5°C sur les hauteurs.

 

 

14 mars 2018

 

Un contraste saisissant avec la veille. Le temps est beau, et même doux pour la saison !

 

En effet, une crête anticyclonique se développe rapidement et se place bien par rapport à nos régions, avec un noyau se déplaçant de la Suisse vers l’Allemagne. Il s’ensuit des vents de sud-est qui continentalisent l’air maritime qui était présent sur notre pays. L’anticyclone scandinave commence à bien se profiler sur les cartes météorologiques, mais ne nous concerne pas encore.

 

Après une nuit un peu froide par endroit en raison des éclaircies, avec ici et là de petites gelées sur le nord et l’est du pays, ainsi qu’en Gaume, le temps devient beau avec quelques altocumulus/stratocumulus et des cumulus ne dépassant pas le stade d’humilis (aplatis, parfois à la limite du stratocumulus). Quelques cirrus aussi, et ici et là du brouillard matinal.

 

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Webcam IRM – Uccle – 14 mars 2018 à 15h50

 

Les températures maximales : le plus souvent autour de 13°C en plaine et de 8 à 9°C sur les hauteurs. La plus forte valeur est pour Uccle avec 13,4°C.

 

La neige tombée la veille à Mont-Rigi forme encore une couverture complète le matin, mais disparaît entièrement vers le milieu de la journée.

 

 

 

 

Et la suite ? Allons-nous vers une seconde chronique d’un froid annoncé ?

 

L’anticyclone est bien présent sur la Scandinavie et, en ce 15 mars à 13 heures, un front froid se trouve sur le Danemark, l’extrême nord-est de l’Allemagne et la Pologne. Au nord de cette ligne, les températures restent inférieures à 0°C même en journée. Mais ce front ne semble pas progresser rapidement. Wait and see !

 

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Source : KNMI

 

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Source : Infoclimat    

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Bien pire en 1888…

 

 

19 mars 1888

 

C’est une journée terrible ! Sous un vent mordant de nord-est, la température ne dépasse pas –4°C à Bruxelles au meilleur moment de la journée, sous une neige fine, qui tombe de plus en plus fort mais qui reste fine, et qui fait mal.

 

Les témoignages de l’époque sont éloquents : « Neige ! Neige ! Neige ! Le 18 mars, le 19 mars, le 20 mars, rien ne change. Les rues, les maisons et les champs sont couverts de neige, et il fait froid comme le jour de Noël ! Qui est-ce qui a déjà vécu cela ? Au moment où nous écrivons ces lignes, le 20 mars [1888], la neige couvre toujours les maisons et les champs et il en tombe encore du ciel. Tous les travaux, tant dans la ville que dans les champs, ont dû être interrompus. » (Chroniques d’Alost, passage traduit du flamand par nos soins.)

 

En fin de compte, cette neige aura une épaisseur de 5 à 10 cm en plaine, et de 10 à 25 cm en Ardenne.

 

 

L’événement en détail

 

Si on la regarde en détail, cette vague de froid a commencé le 17 mars, c’est-à-dire il y a 130 ans jour pour jour.

 

Les données de températures qui vont suivre ont certes été mesurées sous un abri ouvert, mais comme le ciel était couvert et le vent, bien présent, la différence par rapport à un abri fermé (norme actuelle) est minime, de 0,1 à 0,2°C tout au plus.

 

Le 17 mars 1888, la température était encore légèrement positive en matinée, avec un maximum de 2,1°C en fin de matinée à Bruxelles (station située à l’endroit du Botanique actuel) et un vent de sud-ouest faible, qui tourne au nord-ouest, puis au nord. À partir de ce moment, les températures passe en dessous de 0°C pour osciller entre 0 et –1°C.

 

Le ciel est désespérément couvert (excepté une très brève apparition du soleil entre 9 et 10h), avec  des stratus, évoluant parfois en stratocumulus (« cumulo-stratus » selon la terminologie de l’époque) avec un peu de neige en grains. Cette neige ne laisse pas encore de traces au sol.

 

Le 18 mars 1888, le vent souffle modérément, parfois fort de nord-est tout au long de la journée, avec une température qui pointe une dernière fois au-dessus de 0°C (0,2°C) à minuit (nuit du 17 au 18), puis qui s’effondre à –2 à –5°C tout au long de la journée, avant de descendre à –6°C en soirée. Le ciel est toujours couvert de stratus/stratocumulus, puis de nimbostratus avec neige l’après-midi. À présent, on note (à Uccle) une fine couche de neige sur un sol gelé, qui persiste toute la journée.

 

Le 19 mars 1888, c’est le plein hiver, avec une fine neige qui tombe toute la journée, parfois de façon intense et toujours avec un vent modéré (« mordant ») de nord-est, qui diminue cependant peu à peu). La température minimale, à Bruxelles, est de –6,7°C et la température maximale, de –3,7°C. Le sol est à présent entièrement couvert d’une bonne couche de neige, qui persistera jusqu’au 22 (et, sous forme de traces, jusqu’au 23).

 

Pour Uccle, nous n’avons encore que quelques données, mais suffisantes pour pouvoir comparer.

 

Le premier chiffre : température à Uccle, le second (entre parenthèses), température à Bruxelles.

 

17 mars à 08h : –0,2°C (0,4°C)

17 mars à 14h : –1,5°C (–0,7°C)

17 mars à 20h : –1,5°C (–0,8°C)

18 mars à 08h : –3,4°C (–2,7°C)

18 mars à 14h : –3,9°C (–3,1°C)

18 mars à 20h : –3,4°C (–5,0°C)

19 mars à 08h : –6,1°C (–5,8°C)

19 mars à 14h : –5,5°C (–4,5°C)

19 mars à 20h : –4,9°C (–4,4°C)

 

 

En ce 17 mars 2018 à 15 heures, la température atteint –2,2°C à Uccle. C’est l’heure la plus comparable avec les 14 heures de l’époque puisque 14 heures à Bruxelles en 1888 correspondaient à… 14 heures, 42 minutes et 31 secondes de nos jours. En d’autres termes, 12 heures en heure de Bruxelles de l’époque correspondaient au midi solaire moyen pour cette ville (plus exactement pour l’Observatoire de cette ville).

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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Mars 2018 : un véritable casse-tête statistique

 

Avant d’expliquer les divergences entre les chiffres, qui n’en sont pas en fin de compte, faisons d’abord un petit rappel historique des observations de températures en Belgique.

 

Les premières observations officielles remontent à 1833 et ont été effectuées à l’Observatoire Royal de Bruxelles, jadis situé là où se trouve à présent le « Botanique » à Bruxelles. Ces observations reprenaient le minimum et le maximum et étaient pratiquées de midi à midi.

 

Le midi de l’époque ne correspondait même pas à notre midi actuel. Jusqu’au 30 avril 1892, chaque ville et chaque région avait sa propre heure, qui collait le mieux possible au midi solaire moyen. Pour l’Observatoire Royal de Bruxelles, le midi de l’époque correspondait très exactement à 12 heures 42 minutes et 31 secondes de nos jours.

 

En plus, le choix de midi à midi respectait ce qui avait été décidé de façon générale à l’époque : la journée « scientifique » allait de midi à midi, tel que définie par l’Observatoire Royal de Greenwich.

 

Pour les températures, on s’est rapidement rendu compte que cela constituait un problème pour les températures maximales. Un exemple pour l’illustrer :

 

En fonction du jour calendrier :

6 juin : min = 12,7°C ; midi = 24,3°C ; max = 24,7°C

7 juin : min = 16,6°C ; midi = 28,9°C ; max = 30,2°C

8 juin : min = 15,3°C ; midi = 18,7°C ; max = 18,9°C

 

Quoi de plus ordinaire en Belgique : une petite poussée de chaleur, avec un jour d’été qui est en même temps un jour de chaleur. Seulement, pour les maxima, nous allons avoir comme enregistrements 28,9°C pour le 6 juin et 30,2°C pour le 7 juin puisque la période choisie s’étend jusqu’à midi le jour suivant. En d’autres termes, l’enregistrement précédent reprend à son compte les 28,9°C mesuré à midi comme… maximum du jour précédent ! Cela signifie qu’un deuxième jour d’été sera comptabilisé, qui n’a jamais existé !

 

Très tôt, des observations de minuit à minuit (correspondant donc au jour calendrier) ont été instaurées à Bruxelles, puis abandonnées… faute d’observateurs qui devaient se lever en pleine nuit juste pour le relevé du minimum et du maximum de la température, et des précipitations. De ce fait, les observations de midi à midi perdureront pendant des décennies encore, un grand problème pour la reconstitution des données du 19e, surtout quand il s’agit de déterminer le nombre de jour de chaleur et d’été, et aussi le nombre de jours d’hiver.

 

Vers la fin du 19e siècle, surtout à partir de 1880 avec l’installation de nombreuses stations météorologiques en Belgique, il a été décidé une bonne fois pour toutes de procéder aux observations des maxima et minima de températures et des précipitations à 8 heures du matin (des observations de minuit à minuit étant encore plus difficiles dans les campagnes et sur les plateaux ardennais que dans les grandes villes).

 

Depuis quelques décennies, avec l’avènement de l’ère informatique, des observations de minuit à minuit ne posent plus de problème et sont pratiquées dans toutes les grandes stations comme Uccle, Beauvechain, Bierset, Kleine Brogel, etc.

 

Pour Uccle, nous avons même depuis 1921 des séries d’observations parallèles minuit-minuit, midi-midi et 8h-8h, ce qui nous permet de comparer toutes les données disponibles, mais pour une aussi longue période, ce n’est malheureusement le cas qu’à Uccle.

 

Sinon, si nous voulons à la fois de longues séries et un bon nombre de stations, nous n’avons que les séries 8h-8h pour faire de la climatologie à long terme.

 

Bien souvent d’ailleurs, il n’y a pas de bon ou de mauvais choix quant aux heures d’observation, il suffit seulement d’accorder les violons pour avoir des chiffres comparables. Mais dans quelques cas, comme ceux décrits ci-dessous, un petit mot d’explication s’avère nécessaire.

 

Hier, 17 mars 2018, a été et n’a pas été un jour d’hiver à Uccle. Si l’on prend le jour calendrier en heure GMT (qui correspondrait le mieux à notre jour « solaire » puisqu’il n’en diverge que de quelques 17 minutes), la température maximale a été 2,3°C, atteinte à 00h GMT ou dans les minutes qui ont immédiatement suivi. Après cela, la température n’a cessé de descendre.

 

Mais comme dit précédemment, nous avons plus de possibilités de comparaison en prenant les séries de 8 h à 8 h L.T. Alors selon ce critère-là, le maximum à Uccle a été de –1,3°C (maximum observé à 8h ou peu après, puisque la température continuait encore à descendre). C’était donc un jour d’hiver, et même le plus tardif depuis… 1888 !

 

À côté de cela, nous avons encore des données synoptiques qui, conformément aux normes de l’OMM en 1949, fonctionnent en Europe par demi-périodes de 18h GMT à 06h GMT (pour le minimum nocturne) et de 6h à 18h GMT (pour le maximum diurne). C’est ce type de données qui est le plus répandu sur les sites météo comme Infoclimat, Météociel et bien d’autres. Cette structure de données présente pas mal d’avantages (elles permettent entre autres d’isoler les nuits chaudes de l’été) mais a aussi des inconvénients (notamment lorsque le minimum réel se produit après 06h GMT).

 

Dans la majorité des cas cependant, tous ces types de données concordent, peu importe la plage horaire choisie, notamment quand le minimum se produit « normalement » en fin de nuit et le maximum, « normalement » durant l’après-midi.

 

Dans le cas du 17 mars 2018 par contre, il y a là aussi une divergence dans les relevés synoptiques puisque le maximum y est de –0,9°C.

 

Un autre problème : le 1er mars 2018. Ce jour-là aura très probablement le minimum absolu de ce mois. Pour les observations de 0h à 0h GMT, mais aussi pour les observations synoptiques, ce minimum est de –6,9°C, ce qui correspond effectivement au minimum de la nuit du 28 février au 1er mars 2018. Comme en plus, ce minimum s’es produit après minuit (comme c’est habituellement le cas), le jour calendrier du 1er mars 2018 a bien un minimum de –6,9°C.

 

Seulement voilà : les observations de 8h à 8h vont en fait de 8h la veille (28 février) à 8h le jour même (1er mars 2018). Or le 28 février, le minimum a été de –8,7°C et la température à 8h, de –8,4°C. C’est donc ce minimum-là qui est repris dans les données du 1er mars 2018 et qui, en plus, deviendra le minimum absolu du mois. En d’autres termes, une température de février constitue le minimum de mars !

 

Le cas inverse s’est produit en décembre 1996. Ici, nous pouvons même prendre une autre station qu’Uccle pour l’illustrer, en l’occurrence Beauvechain où des séries en parallèle existent aussi.

 

Le minimum absolu du mois, officiellement, a été de –11,3°C le 29. Le 31 à 8h, le minimum relevé est de –7,9°C. Peu de temps après déjà, le maximum est atteint avec –7,2°C, puis le mercure se met à plonger, pour atteindre –14,8°C à 00h GMT. Le vrai minimum du mois de décembre 1996 est donc de –14,8°C pour Beauvechain, mais cela n’apparaît pas dans les statistiques. Il y est juste question des –15,7°C en fin de nuit, enregistrés à juste titre en janvier 1997. Pour janvier 1997 donc, tout sera correct, mais pas pour décembre 1996 (et la même chose se produira d’ailleurs à Uccle aussi).

 

Par chance, ce type d’irrégularité est rare en ce qui concerne les valeurs absolues d’un mois, mais il arrive qu’il faille en tenir compte. Que faire du minimum mensuel de mars 2018 ?

 

Si toutes les stations étaient équipées d’un enregistrement continu (et l’avaient toujours été), il suffirait de reporter à la bonne date la valeur minimale, et le tour serait joué. Mais si on veut comparer les données d’Uccle à Passendaele, Angleur ou Gouvy, ou tout autre petite station qui ne dispose que des maxima et minima sans autres détails, il faudrait bien prendre les –8,2°C du relevé 8h-8h, car il est impossible de déterminer si les –7,5°C de Passendaele, par exemple, appartiennent réellement au 1er mars ou encore au 28 février. Mais pour la période de 24 heures en question, la comparaison reste possible : Uccle avec ses –8,2°C est descendu plus bas que Passendaele avec ses –7,5°C.

 

On verra en fin de mois ce que l’IRM décidera pour mars 2018…

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15 mars 2018

 

Le temps, sur nos régions, est à présent déterminé par une occlusion qui traverse lentement le pays de sud-ouest à nord-est. Une autre perturbation, en provenance du nord-est et circulant en sens inverse, ne nous concerne pas encore. À un certain moment, elle se retrouve arrêtée au nord des Pays-Bas, puis recule temporairement sous la poussée de l’occlusion précitée.

 

La présence de l’anticyclone scandinave, qui déforme littéralement la dépression atlantique, nous place dans un flux général de sud-est.

 

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Source : KNMI

 

Le temps, très nuageux le matin, avec altostratus translucidus, parfois avec altocumulus et rapidement doublé de stratocumulus, devient couvert et pluvieux l’après-midi avec nimbostratus.

 

Dans l’air encore assez doux, les températures maximales atteignent le plus souvent 9°C en plaine, et jusqu’à 10-12°C en Campine ainsi que du côté de Liège. Sur les Hauts Plateaux, on note 6 à 7°C.

 

 

16 mars 2018

 

Nous nous retrouvons à l’arrière de l’occlusion, sous des vents de sud-ouest qui nous amènent de l’air maritime certes d’origine polaire, mais fortement réchauffés sur la France et donc doux, mais humide et instable. Le front au nord-est revient et finit par repousser l’occlusion qui nous revient aussi en « marche arrière » avant l’arrivée d’air très froid.

 

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Source : KNMI

 

Le ciel, d’abord couvert avec des précipitations résiduelles, s’éclaircit progressivement avec des cumulus et des stratocumulus, puis rapidement des éclaircies plus franches mais aussi des cumulus congestus, évoluant parfois en cumulonimbus.

 

Au littoral, inhibition de la convection en raison des eaux plus froides, avec stratocumulus cumulogenitus.

 

Le nord et le nord-est du pays restent plus nuageux en raison de la proximité de l’occlusion sur le point de revenir.

 

Des évolutions intéressantes sont à noter dans les zones limites. Du côté de Liège par exemple, l’évolution est d’abord la même que dans la plupart des autres régions, avec un ciel couvert et faiblement pluvieux évoluant rapidement vers l’instabilité, avec stratocumulus se disloquant et cumulus se développant jusqu’au stade congestus, accompagnés de bancs d’altocumulus. Mais vers 18 heures, une brume apparaît sous les nuages convectifs, évoluant en stratus. L’air froid vient d’arriver avec un vent s’orientant brusquement au nord-est.

 

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Webcam MB – Slins – 16 mars 2018 à 18h00

 

Avant cela, les températures sont relativement élevées, avec presque partout 12 à 13°C en Basse et Moyenne Belgique et 7 à 8°C sur les Hauts Plateaux. La plus haute valeur est enregistrée à Kruishoutem avec 13,5°C, suivie d’Angleur avec 13,2°C.

 

La frange nord-est des plaines, sous les nuages, est un peu plus fraîche avec 9 à 10°C (8,8°C à Kleine Brogel). Cette dernière région connaît dès la soirée de fortes baisses de la température, baisses qui interviendront aussi dans les autres régions dans le courant de la nuit.

 

Un mot encore sur les structures thermiques en altitude.

 

Du côté doux, on observe une bonne instabilité de basses couches, avec 12 à 13°C en surface et –1°C au niveau 850 hPa à 1350 m. Au-dessus, l’instabilité est plus modérée, le tout dans un flux de sud-ouest ou d’ouest. Du côté froid, on observe d’abord une structure stable, presque isothermique dans les basses couches, puis rapidement un air très froid avec une forte décroissance thermiques dans les premières centaines de mètres en dessous d’une inversion qui se soulève de plus en plus.

 

 

17 mars 2017

 

Dès les premières heures du matin, le gel est présent sur quasiment tout le pays. Seuls l’ouest et le sud (y compris le plateau de Saint-Hubert) y échappent encore temporairement.

 

En journée, le vent est mordant et froid sous un ciel couvert de stratocumulus, distillant parfois de faibles chutes de neige, notamment du côté de Bruxelles où une couche mince mais complète se forme entre 9 et 10 heures du matin. Au sud du pays, on observe d’abord du brouillard et des stratus, tandis qu’au littoral, les basses couches plus instables tendent à former des cumulus avec de timides éclaircies. Malgré cela, les stratocumulus restent prédominants également dans cette région.

 

Les températures sont extrêmes pour la saison. Les maxima, atteints le matin, sont encore légèrement positifs sur l’ouest et le sud, sinon légèrement négatifs. L’après-midi, les températures baissent encore pour se stabiliser à quelques –2°C en plaine et à –5 voire –6°C dans les Hautes-Fagnes. Il s’agit là des températures les plus basses mesurée en journée à pareille saison depuis… 1888. D’ailleurs pour de très nombreux endroits, on note le jour d’hiver le plus tardif jamais enregistré depuis lors.

 

Rappel : la journée climatologique s’étend de 8h à 8h le lendemain. Si la température ne dépasse pas 0°C sur la période de 24h ainsi définie, on parle d’un jour d’hiver. Si l’on prend le jour calendrier, les maxima sont encore positifs puisque à 1 heure (0 heure GMT), les températures étaient encore partout supérieures à 0°C (2,3°C à Uccle). Le gel est entré dans le pays vers 3 heures (nord-est) pour atteindre le centre vers 5 heures et l’extrême sud-ouest vers 8 heures.

 

Pourquoi pas le jour calendrier en climatologie ? Ce serait en effet plus logique, mais pour bien des stations, nous ne disposerions pas de longues séries car à l’origine, pour des raisons pratiques, c’était 8 heures du matin qui avait été décidé pour la lecture des maxima et minima. Donc, pour rester cohérents avec les anciennes données, continuons les statistiques sur ce modèle.

 

Le vent, bien orienté à l’est-nord-est, est mordant avec des rafales souvent proches de 50 km/h. Le littoral, qui partage avec l’intérieur des terres les même températures, connaît un froid insupportable pour le ressenti, avec là des rafales jusqu’à 70 km/h (pour des vents moyens de 45 à 50 km/h).

 

La baisse des températures d’un jour à l’autre est également saisissante. Entre le 16 mars à 15h et le 17 mars à 15h, la différence de température est souvent de 14°C !

 

 

18 mars 2018

 

Le froid persiste tandis que les régions ardennaise et gaumaise connaissent à leur tour un peu de neige au sol. Si les minima ne sont pas extraordinairement bas en raison du ciel couvert, avec des valeurs de –2 à –3°C en plaine et de –6 à –7°C sur les hauteurs, les maxima restent à nouveau extrêmement bas, de l’ordre de 0 à 1°C en plaine et parfois légèrement inférieurs à 0°C en moyenne Belgique (second jour d’hiver).  Sur les hauteurs, les maxima se situent entre –4 et –6°C.

 

Pour Uccle cette fois-ci, plus de discussions possibles : nous avons un vrai jour d’hiver, avec un maximum de –0,1°C enregistré tant sur la plage horaire 8h-8h que 0h-0h. Cela devient donc le jour d’hiver le plus tardif depuis 1888 ! Cette année-là, un froid neigeux qui a duré trois jours nous a valu trois jours d’hiver consécutifs dont le dernier a été le 20 mars. La veille, le maximum n’a même pas dépassé –4°C, unique dans l’histoire météorologique bruxelloise si tard dans la saison.

 

Le temps, en ce 18 mars 2018, est fort voilé avec des altostratus parfois translucidus, doublés d’une quantité variable de stratocumulus. Les quelques éclaircies (notamment au littoral) laissent apparaître des altocumulus et des cirrus.

 

Ci-dessous, une photo du ciel à Schaerbeek (Bruxelles) à 17h10 (Webcam MB).

 

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Les vents d’est-nord-est continuent à souffler de façon soutenue, avec toutefois des rafales un peu moins fortes que la veille.

 

 

Les jours d’hiver tardifs

 

En dehors d’Uccle, nous avons quelques stations avec des séries remontant à 1953, avec toujours des données définies selon la plage horaire 8h-8h.

 

Jusqu’ici, les gelées permanentes (ou jours d’hiver) les plus tardives, en Basse et Moyenne Belgique, ont été le plus souvent enregistrées le 12 mars 2013. Ici et là, des gelées permanentes ont également été enregistrées le 19 mars 1985.

 

À partir de 300 mètres d’altitude environ, des gelées permanentes deviennent possibles aussi en avril. À Florennes, le maximum est resté négatif le 11 avril 1986 avec –0,1°C.

 

Comparons à présent les événements récents avec le passé.

 

Anvers

 

Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars.

Par le passé, c’était le 12 mars 2013.

 

 

Beauvechain

 

Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars.

Par le passé, c’était le 19 mars 1985.

 

 

Bierset

 

Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 18 mars.

Par le passé, c’était le 19 mars 1985.

 

 

Kleine Brogel

 

Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars.

Par le passé, c’était le 12 mars 2013.

 

 

Chièvres

 

Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars.

Par le passé, c’était le 12 mars 2013.

 

 

Dourbes (disponible depuis 1965)

 

Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 18 mars.

Par le passé, c’était le 19 mars 1985.

 

 

Florennes (disponible depuis 1976)

 

Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 18 mars.

Par le passé, c’était le 11 avril 1986.

 

 

Middelkerke (disponible depuis 1984)

 

Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars.

Par le passé, c’était le 11 mars 2013.

 

 

Notons enfin que dans le nord et l’est du pays, où le froid était présent dès le matin du 17, des records décadaires (2e décade de mars) du maximum le plus bas ont été battus, comme à Kleine Brogel avec –1,8°C (précédent record : –1,3°C le 12/03/2013) ou à Stabroek avec –1,7°C (précédent record : –0,4°C le 11/03/2013), ou encore à Sint-Katelijne-Waver avec –1,5°C (précédent record : –1,1°C le 11 mars 2013).

 

À Uccle, la valeur du 17 mars 2018 est de –1,3°C contre –1,8°C le 11/03/2013 (mais comme dit précédemment, encore plus bas en 1888).

 

 

Dernière remarque : la couche d’air froid, en fin de compte, n’a pas devenue très épaisse, d’un millier de mètres seulement avec des températures de –9°C au sommet de la couche, juste sous l’inversion. Les températures maximales aussi basses ont notamment été possibles en raison du déficit d’insolation, la masse d’air arctique elle-même ayant été moins « pure » que prévu.

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Aux amateurs d'orages...

 

Premier (début d') arcus de la saison dans le ciel bruxellois en ce 30 mars 2018 à 19h10.

 

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Un seul impact de foudre a accompagné cet épisode, observé au sud-ouest de Charleroi vers 18h30.

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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19 mars 2018

 

Les vents d’est à nord-est continuent d’acheminer de l’air froid, mais un peu plus sec avec des éclaircies.

 

En effet, les stratocumulus se déchirent en matinée ou vers midi et laissent place à de belles éclaircies, mais parfois aussi un ciel plus voilé avec cirrus et cirrostratus. Au littoral, le temps est même beau dès le matin avec quelques altocumulus et de rares cirrus. Plus vers le sud du pays par contre, le voile tend à persister davantage avec altostratus mêlés d’altocumulus et doublés de stratocumulus, s’amincissant l’après-midi en cirrus et cirrostratus. C’est d’ailleurs en Gaume que les éclaircies sont les moins présentes.

 

Les températures maximales parviennent à grappiller quelques degrés mais restent froides avec des valeurs le plus souvent proches de 3°C en plaine et entre 0 et –2°C sur les hauteurs.

 

 

20 mars 2018

 

Après le passage d’un front, de l’air polaire maritime plus doux dans les basses couches, mais plus froid dans les hautes couches envahit notre pays. L’instabilité dans cette masse d’air relativement sèche (vents de nord à nord-est) nous vaut une belle journée.

 

Ici et là, on observe un peu de neige au sol le matin, avec même une mince couche complète de 1 cm à Koersel. À Uccle, on observe des traces à 8 heures, déjà disparues une heure plus tard.

 

Les stratus et stratocumulus matinaux se dispersent rapidement pour faire place  un ciel bleu et  quelques cumulus.

 

La nuit est d’abord froide avec des valeurs de –7 à –9°C sur les hauteurs (–9,2°C à Elsenborn), de –6°C en Gaume et de –2à –5°C ailleurs, à l’exception du littoral où les valeurs restent proches de 0°C. Les maxima, grâce au soleil et à l’air plus maritime, atteignent 7 à 9°C en plaine, 5 à 6°C au littoral (eaux côtières froides), 3 à 4°C sur les Hauts Plateaux et 6°C en Gaume.

 

 

21 mars 2018

 

Avec un noyau anticyclonique qui s’installe au large du Golfe de Gascogne, les courants prennent de plus en plus une composante ouest.

 

Le grand froid semble définitivement chassé du pays, mais le ciel devient à nouveau plus nuageux avec des stratocumulus (parfois aussi stratus) se transformant en cumulus, qui regénèrent à leur tour des stratocumulus d’étalement. Mais quelques coins de ciel bleu sont observés quand même. La Gaume, dans cette configuration, est protégée du massif ardennais et connaît du beau temps avec juste quelques cirrus.

 

Le gel nocturne est encore généralisé, mais plus faible excepté dans la région d’Elsenborn où l’on observe encore –8,7°C. Les maxima montent encore un peu en Gaume, grâce au soleil, avec 7 à 8°C. Ailleurs, c’est quasiment le statu quo par rapport à la veille, avec 7 à 9°C en plaine et 2 à 3°C sur les hauteurs.

 

 

22 mars 2018

 

Des perturbations atteignent notre pays dans une circulation d’ouest dans les basses couches et de nord-ouest plus en altitude.

 

Le temps est couvert et faiblement pluvieux (nimbostratus avec stratus et stratocumulus, accompagné de pluies et bruines), tandis que la neige se remet à tomber sur les hauteurs. À Mont-Rigi, où les dernières traces de neige avaient disparu l’après-midi du 20, le sol est à nouveau complètement enneigé et le restera toute la journée et ce, en dépit du dégel qui intervient l’après-midi. Un enneigement temporaire est également observé à Wideûmont tandis qu’à Wirtzfeld, le sol est bien blanc en matinée, mais la neige est fondante et incomplète l’après-midi.

 

À noter que quelques flocons sont observés dès 200 mètres d’altitude.

 

Les températures maximales ne dépassent pas 2 à 3°C sur les hauteurs et 6 à 7°C en plaine. Localement, il fait plus doux en soirée, parfois jusqu’à 9°C.

 

 

23 mars 2018

 

Le temps reste généralement gris sur nos régions, mais il ne pleut plus. Des stratocumulus persistant toute la journée donnent au ciel une allure particulièrement monotone. Seul le littoral bénéficie de quelques éclaircies l’après-midi.

 

Les températures, sans relief non plus, atteignent 7 à 8°C, parfois 9°C en plaine, et 1 à 2°C sur les hauteurs. À Mont-Rigi, on observe encore un peu de neige fondante au sol.

 

 

24 mars 2018

 

Une profonde dépression évoluant sur le Golfe de Gascogne a un effet bénéfique chez nous, avec le retour de courants continentaux plus secs et assez doux, poussés par un vent de sud-est s’orientant plus tard au nord-est.

 

Les stratocumulus se dissipent, faisant place à du beau temps avec de discrets cumulus et encore quelques stratocumulus.

 

Les températures maximales atteignent 8 à 10°C sur les Hauts Plateaux et 12 à 13°C en plaine. Localement, il fait encore plus doux, avec 15,2°C à Angleur, 14,6°C à Koersel et 14,4°C à Hastière.

 

 

25 mars 2018

 

La dépression du Golfe de Gascogne vient mourir sur la France, du côté de Bordeaux, mais maintient des courants assez doux sur nos régions, grâce à l’appui, aussi, de hautes pressions sur le sud-est du continent.

 

Le temps est beau, avec quelques cirrus, quelques altocumulus (parfois aussi stratocumulus) et quelques cumulus, puis devient parfois plus voilé et/ou plus nuageux en soirée. Au littoral, le ciel reste brumeux et très nuageux avec nappes étendues de stratocumulus (parfois tendance altocumulus).

 

Les températures minimales sont à nouveau plus basses, avec des valeurs de +3 à –2°C en plaine et jusqu’à –5°C à Aubange en Gaume. Les températures maximales sont par contre douces avec 13 à 15°C en plaine (sauf au littoral avec 7 à 8°C et dans les plaines les plus occidentales avec 11°C) et 9 à 11°C sur les hauteurs. C’est à nouveau à Angleur que revient la plus haute valeur avec 14,9°C, suivi de Koersel et Kleine Brogel avec 14,7°C.

 

 

26 mars 2018

 

Une situation atmosphérique loin d’être simple…

 

La dépression des jours précédents a disparu des cartes météorologiques, mais l’air continental assez doux qu’elle a entraîné continue à stagner sur nos régions, puis au sud de celles-ci. Une occlusion traverse le pays de nord-ouest à sud-est. À l’arrière, des vents de nord-ouest acheminent un air plus maritime, mais paradoxalement assez doux et surtout sec pour de l’air venant de cette direction, avec des taux d’humidité relative parfois proches de 40%.

 

Plus au nord traîne une autre perturbation frontale, qui sépare l’air doux de l’air toujours très froid présent sur la Scandinavie.

 

Chez nous, l’humidité du matin, et ses brumes, font vite place à un temps sec et assez beau, avec d’abord des cirrostratus et des stratocumulus résiduels, puis des éclaircies plus franches avec cumulus et altocumulus. Quelques cumulus parviennent à se développer davantage, avec des virga tombant dans l’air sec et quelques rares averses atteignant le sol.

 

Les températures maximales : 7 à 8°C sur les hauteurs, 11 à 13°C en plaine. Le littoral subit toujours l’effet des eaux froides (4 à 5°C) avec des températures de l’air, par vent de mer, qui ne dépassent pas 8°C.

 

 

27 mars 2018

 

Le front à la limite de l’air froid ne bouge presque pas, mais reste à surveiller, même si les modèles ne prévoient pas sa descente jusqu’à nos régions.

 

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Source : KNMI

 

Notre pays subit plutôt l’influence de perturbations plus classiques, d’origine atlantique, avec nuages et pluie au programme. Le matin, on observe encore quelques éclaircies entre les stratocumulus, puis le ciel se couvre d’un altostratus, d’abord translucidus, puis plus épais avant l’arrivée de nimbostratus pluvieux (comportant parfois des phases avec altostratus + cumulus/stratocumulus). Au littoral en fin de journée, du brouillard se forme sur les eaux froides et est poussé vers la côte par un vent tournant à l’ouest.

 

Les températures : 9 à 10°C en plaine, 5 à 8°C sur les hauteurs (le plus froid sur le plateau ardennais du côté de Saint-Hubert).

 

 

28 mars 2018

 

L’anticyclone froid de Scandinavie continue de bloquer les perturbations, avec comme conséquence qu’elles restent traîner chez nous avec du fort mauvais temps.  Le fait que le noyau de la dépression passe au-dessus de notre pays en le traversant d’est en ouest place ce dernier dans un air devenant plus froid en fin de journée.

 

Le matin, on note quelques vagues éclaircies avec des stratocumulus évoluant en dessous de cirrostratus/altostratus (en Gaume, aussi des cumulus), puis le ciel se couvre à nouveau d’un nimbostratus pluvieux, avec temps plus instable en soirée et des averses, entrecoupées de maigres éclaircies. À ce moment intervient une baisse sensible de la température.

 

Les températures maximales : 7°C au littoral, 8 à 11°C en plaine, 6 à 7°C sur les hauteurs. En soirée : autour de 4°C en plaine et de 2°C sur les hauteurs.

 

 

29 mars 2018

 

L’air temporairement plus frais nous vaut le retour de la neige dans les Hautes-Fagnes. À Mont-Rigi, on observe une couverture complète en matinée. Des traces de neige au sol sont également relevées à Wirtzfeld et à Fraiture.

 

En après-midi, les températures remontent vers des valeurs très normales pour la saison, de 10 à 12°C en plaine et de 7 à 8°C sur les hauteurs.

 

Le temps est variable, avec quelques averses principalement sur l’est et le nord-est du pays. Ailleurs, on observe des éclaircies et des cumulus, après évacuation des stratocumulus encore présents en début de matinée. Localement, on observe aussi des cirrostratus/altostratus translucidus en fin de journée et, au littoral, des stratocumulus.

 

 

30 mars 2018

 

Une dépression remontant du Golfe de Gascogne vers la Manche, puis le sud de l’Angleterre, aspire une bouffée d’air doux qui influence le temps sur nos régions. Mais le temps n’est pas vraiment beau. En matinée, on observe pas mal d’altostratus/altocumulus, parfois doublé de quelques stratocumulus (et quelques éclaircies avec altostratus s’effilochant en cirrus épais), puis l’altostratus (translucidus) devient plus uniforme, avec développement de cumulus humilis en dessous.

 

L’arrivée de la pluie et des averses, en soirée, se manifeste localement par un début d’arcus, tandis qu’une activité orageuse très isolée est notée au sud-ouest de Charleroi.

 

On notera surtout quelques coups de vent et une forte chute des températures, de quelques 6 à 7°C. Avant cela, les maxima atteignent 13 à 14°C en plaine et 9 à 10°C sur les hauteurs. La Campine est plus chaude avec 15,6°C à Koersel et 14,6°C à Genk.

 

 

31 mars 2018

 

Le temps reste dépressionnaire sur nos régions, mais la dépression est assez bien placée, pour nos températures tout au moins.

 

Le coup de fraîcheur de la veille au soir est vite oublié, les températures remontent à des niveaux très raisonnables pour la saison, avec souvent 13 à 14°C en plaine et 8 à 10°C sur les hauteurs. L’ouest du pays tout comme la Gaume sont moins privilégiés, avec là 10 à 11°C.

 

Le temps est d’abord relativement beau, avec des stratocumulus se dispersant pour faire place à des cumulus et des bancs d’altocumulus. Mais après, le temps devient rapidement instable avec des averses parfois orageuses. Dans le sud du pays, la journée a aussi commencé sous le brouillard.

 

Pendant ce temps-là, l’air froid Scandinave a progressé et touche à présent une bonne partie du nord de l’Allemagne. À Lübeck, il tombe en peu de temps 6 cm de neige en soirée. À Schwerin, on mesure 4 cm en soirée mais le lendemain (1er avril), on y mesurera 11 cm, neige qui persistera au sol toute la journée. À Berlin pendant ce temps, le maximum ne dépasse pas 2,2°C avec une pluie neigeuse qui tombe tout au long de la journée.

 

Mais ce nouveau coup d’hiver ne nous atteindra plus…

 

 

 

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7 et 8 avril 2018 : un week-end printanier extraordinaire… mais pas pour tout le monde !

 

 

Samedi 7 avril 2018

 

Des hautes pression à l’est de l’Europe et une perturbation ondulant à l’ouest de nos régions sont garants pour un flux méridional acheminant de l’air doux et assez sec vers nos régions. En ce samedi, les conditions sont encore relativement équitables sur notre pays.

 

Le temps est beau, souvent légèrement voilé par des cirrus. En soirée, on note quelques bancs d’altocumulus. Notamment sur le sud-est du pays, le ciel est parfois aussi tout à fait serein. Sur le nord-ouest par contre, les altocumulus sont plus nombreux, mais là aussi, on peut encore parler de beau temps.

 

Avec un vent de sud-est à sud, ayant une petite tendance sud-ouest le soir, les températures peuvent déjà monter fort haut pour la saison, avec des valeurs de 21 à 22°C en plaine et de 18 à 19°C sur les hauteurs. Aux endroits exposés, il fait plus chaud encore. En Campine, on enregistre 24,1°C à Koersel et 23,4°C à Kleine Brogel. La vallée de la Meuse se défend bien aussi avec 23,9°C à Angleur.

 

Le littoral bénéficie de températures élevées aussi, avec 18,4°C à Zeebruges (en bordure immédiate de la mer), 20,6°C à l’aéroport de Middelkerke (légèrement à l’intérieur des terres) et 21,6°C à la base aérienne de Coxyde (à quelques 3-4 km de la mer).

 

Revenons brièvement sur la petite tendance sud-ouest du vent en soirée, qui a des conséquences pour la région côtière. En effet, la brise de mer est contrecarrée par le vent en journée, mais plus le soir. Et comme l’eau de la mer est encore fort froide (7 à 8°C), la brise de mer peut facilement s’enclencher même le soir. À Middelkerke par exemple, le vent tourne à l’ouest, la température chute rapidement entre 20 et 21 heures (de 18 à 13°C) tandis que l’air devient du coup plus humide. Pas d’agréable soirée aux terrasses, donc.

 

À l’intérieur des terres, la température baisse aussi en soirée, mais bien moins.

 

 

Dimanche 8 avril 2018

 

La nuit du 7 au 8, les vents maritimes parviennent temporairement à s’infiltrer jusqu’au centre du pays avant d’être repoussés. En matinée, une véritable ligne de convergence se forme sur l’ouest du pays avec des vents de sud-est à l’est de la ligne et de nord ou de nord-ouest à l’ouest de celle-ci.

 

Dans cette situation, il devient difficile de distinguer ce qui revient à la ligne de convergence préfrontale et ce qui revient au front de brise de mer qui commence à se mettre en place. Sur les deux cartes ci-dessous, nous allons voir qu’il y a une correspondance partielle entre la trace au sol du (pseudo-)front et la ligne de précipitations.

 

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   180409124839694680.jpg

 

 

Fait est que l’ouest du pays est nettement moins gâté que les autres régions. Sur le Hainaut occidental et une région un peu à la limite de la Flandre Occidentale et Orientale, le temps est parfois (un peu) menaçant en matinée avec des précipitations. Par la suite, le ciel se dégage avec cirrus et quelques altocumulus, et les températures remontent assez haut (20-22°C) avec un peu de retard sur les autres régions.

 

Le littoral, quoique généralement épargné par les pluies (sauf l’est), reste soumis à des vents de nord persistants qui empêchent toute remontée des températures. Zeebruges doit se contenter de 10,7°C comme température maximale tandis que Middelkerke, avec 12,0°C, ne fait guère mieux. En outre, régulièrement des bancs de brouillard maritime, parfois très dense, affectent la côte belge et, quand la visibilité s’améliore à nouveau, les cirrus et altocumulus deviennent certes visibles, mais dans un ciel restant brumeux.

 

Ci-dessous, banc de brouillard arrivant sur Le Coq.

 

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Sur le centre et l’est du pays par contre, on peut parler d’une journée de printemps extraordinaire. En début de matinée, le ciel est peut-être un peu nuageux aussi, avec des bancs d’altocumulus parfois épais, mais ensuite le ciel se dégage et il ne reste plus que des cirrus (à l’exception de quelques castellanus isolé). Ce n’est qu’en soirée que les altocumulus réapparaissent en nombre.

 

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Webcam IRM – Uccle – 8 avril 2018 à 16h45

 

 

Les températures montent très haut pour la saison, avec des valeurs de 23-24°C au centre du pays et localement jusqu’à 26°C en Campine et dans la vallée de la Meuse. Sur les Hauts Plateaux, on tourne autour de 22°C.

 

Les plus fortes valeurs :

 

Koersel : 26,0°C

Angleur : 25,9°C

Genk : 25,3°C

Hastière : 25,3°C

Schaffen : 25,0°C

 

Si l’on excepte l’ouest du pays, on peut affirmer que cette journée du 8 avril 2018 est très comparable au 9 avril 1969, 4 avril 1985, 10 avril 2009, 2 avril 2011, 6 avril 2011 et 9 avril 2017. Eh oui ! L’année passée, il a fait chaud aussi à la même époque de l’année.

 

Toutes ces dates se partagent les records pour une première décade d’avril, et quelques-uns reviennent aussi à 2018. Voyons cela en détail.

 

D’abord les longues séries : un bon nombre de stations commencent leur série en décembre 1953 (surtout les aéroports, aérodromes et bases aériennes), ce qui fait que nous bénéficions de quelques 65 années d’observations.

 

 

Localité .......... 08/04/2018 .. Record .. Date ........ Période..

 

Dunkerque (FR)..... 11,8°C ...... 22,4°C .. 06/04/1961 .. 1953-2018

........................................... 02/04/2011 ............

Deurne ............ 23,7°C ...... 24,1°C .. 02/04/2011 .. 1953-2018

Kleine Brogel ..... 24,6°C ...... 26,6°C .. 10/04/2009 .. 1953-2018

Maastricht (NL) ... 23,4°C ...... 24,6°C .. 10/04/2009 .. 1953-2018

Uccle ............. 24,0°C ...... 24,3°C .. 04/04/1985 .. 1953-2018

Beauvechain ....... 23,4°C ...... 23,9°C .. 02/04/2011 .. 1953-2018

Chièvres .......... 23,5°C ...... 23,2°C .. 09/04/2017 .. 1953-2018

Lille (FR)......... 21,3°C ...... 23,9°C .. 06/04/2011 .. 1953-2018

Bierset ........... 23,5°C ...... 24,0°C .. 09/04/1969 .. 1953-2018

Mont-Rigi ......... 21,7°C ...... 21,2°C .. 10/04/2009 .. 1953-2018

 

 

Pour mieux comparer, les séries d’Uccle, de Lille, de Dunkerque et de Maastricht sont ramenées à la période 1953-2018, alors qu’en réalité, elles sont plus longues. Uccle par exemple connaît un record plus ancien, de 24,5°C, qui date du 4 avril 1946.

 

Ci-dessous, les séries plus courtes, donc les données sont généralement publiées depuis 1984 (parfois un peu plus tôt, parfois un peu plus tard). Ici bien entendu, le 9 avril 1969 n’apparaît plus dans les valeurs, mais bien les autres dates.

 

 

Localité .......... 08/04/2018 .. Record .. Date ........ Période..

 

Middelkerke ....... 12,0°C ...... 22,0°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018

Stabroek .......... 22,5°C ...... 24,2°C .. 02/04/2011 .. 1976-2018

Koersel ........... 26,0°C ...... 25,6°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018

St-Katelijne-Waver. 23,8°C ...... 24,2°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018

Kruishoutem ....... 22,4°C ...... 24,6°C .. 06/04/2011 .. 1985-2018

Zaventem .......... 23,3°C ...... 23,8°C .. 10/04/2009 .. 1984-2018

Gorsem ............ 23,8°C ...... 24,8°C .. 10/04/2009 .. 1982-2018

Gosselies ......... 24,0°C ...... 23,2°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018

Spa ............... 23,1°C ...... 21,6°C .. 10/04/2009 .. 1982-2018

Elsenborn ......... 22,6°C ...... 22,5°C .. 10/04/2009 .. 1987-2018

Florennes ......... 23,8°C ...... 23,0°C .. 02/04/2011 .. 1976-2018

Hastière .......... 25,3°C ...... 24,3°C .. 09/04/2017 .. 1977-2018

Dourbes ........... 24,7°C ...... 24,0°C .. 09/04/2017 .. 1965-2018

 

 

 

Comme le montrent ces chiffres, la plupart des records battus le sont dans le sud et l’est du pays, où l’on peut vraiment parler d’une journée exceptionnelle. L’ouest du pays par contre reste très éloigné des records.

 

À noter que certaines stations connaissent leur premier jour d’été… une vingtaine de jours seulement après leur dernier jour d’hiver, ce qui doit être unique dans l’histoire météorologique belge.

 

 

 

Modifié par cumulonimbus
Correction d'une erreur de formatage

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Bonjour à tous,

 

Nous sommes en train de vivre une période particulièrement chaude pour la saison. Cependant, en journée, il sera bien difficile de battre un record, tellement avril 2007 a été un poids lourd en la matière. Par contre pour la nuit, cela semble chose faite. D'après des données provisoires (mais très probablement exactes), la température n'est pas descendue en dessous de 16,0°C cette nuit à Bierset, alors que le précédent record pour une 2e décade d'avril (1982-2018) aurait été de 13,6°C. À Uccle, la température n'est pas descendue en dessous de 15,0°C, pour un précédent record de 12,9°C. À Spa, le thermomètre n'est pas descendu en dessous de 14,7°C, mais là, la nuit du 14 au 15 avril 2007 a été plus douce encore avec 15,1°C. Notons enfin le gros contraste entre le minimum de Mont-Rigi (14,7°C) et celui d'Elsenborn (6,9°C).

 

Tous ces chiffres feront encore l'objet de vérifications.

 

Un rapport complet sur la période printanière chaude en cours sera fait dimanche prochain (22 avril) tandis que les bulletins quotidiens pour la totalité du mois seront faits à la fin du mois au plus tard.   

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Pour en savoir plus sur les nuits chaudes en Belgique et les critères choisis pour les déterminer, voir lien ci-dessous :

 

https://www.forums.meteobelgium.be/index.php?/topic/13938-les-nuits-chaudes-en-belgique/

 

Comme ce texte date de 2012, une vérification sera faite sur les années 2013-2017 pour voir s'il n'y a pas eu une nuit plus chaude encore que les records indiqués pendant cet intervalle. Mais il semblerait que ce ne soit pas le cas pour avril. Malheureusement, je n'ai pas ces données sous la main ici. Mais d'ici dimanche, tout aura été vérifié à ce sujet.

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Les records à battre sont les suivants (deuxième décade d’avril)

 

Elsenborn : 25,3°C (15/04/2007) – 1987-2018

Mont-Rigi : 25,1°C (15+16/04/2007) – 1953-2018

Spa : 25,9°C (15/04/2007) – 1982-2018

Bierset : 28,0°C (20/04/1968) – 1953-2018

 

Luxembourg (LU) : 26,7°C (20/04/1968 + 14/04/2007)

Saint-Hubert : 25,0°C (14/04/2007) – 1953-2018

 

Hastière : 29,2°C (15/04/2007) – 1977-2018

Florennes : 26,4°C (15/04/2007) – 1976-2018

Dourbes : 27,6°C (15/04/2007) – 1965-2018

 

Beauvechain : 28,5°C (15/04/2007) – 1953-2018

Uccle : 28,5°C (15/04/2007) – 1886-2018

Zaventem : 27,7°C (15/04/2007) – 1984-2018

 

La Hestre : 28,2°C (15/04/2007) – 1986-2018

Gosselies : 28,7°C (15/04/2007) – 1984-2018

Chièvres : 28,8°C (15/04/2007) – 1953-2018

Lille (FR) : 27,9°C (15/04/2007) – 1953-2018

 

Beitem : 27,6°C (20/04/1968) – 1953-2018

Kruishoutem : 28,7°C (15/04/2007) – 1985-2018

Dunkerque (FR) : 25,6°C (19/04/2011) – 1953-2018

Middelkerke : 24,6°C (19/04/2011) – 1984-2018

Zelzate : 29,1°C (15/04/2007) – 1982-2018

 

Stabroek : 30,4°C (15/04/2007) – 1976-2018

Deurne : 28,6°C (15/04/2007) – 1953-2018

Sint-Katelijne-Waver : 28,9°C (15/04/2007) – 1983-2018

 

Gorsem : 28,8°C (15/04/2007) – 1982-2018

Schaffen : 29,8°C (15/04/2007) – 1982-2018

Koersel : 30,1°C (15/04/2007) – 1983-2018

Kleine Brogel : 30,7°C (16/04/2007) – 1953-2018

Maastricht (NL) : 27,9°C (15/04/2007) – 1953-2018

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En attendant de parler des records en journée, parlons déjà des records de la nuit dernière.

 

Plus particulièrement les stations de plateau ont connu une nuit exceptionnellement chaude pour un mois d'avril, avec des records battus pour la deuxième décade d'avril, et parfois même pour tout le mois d'avril.

 

À Bierset : minimum de la nuit = 16,0°C (précédent record = 14,6°C le 15/04/2013 mais 16,7°C le 25/04/2007)

À Uccle, : minimum de la nuit = 15,0°C (record = 15,1°C le 11/04/2009 et 15,6°C le 23/04/1996)

À Gosselies : minimum de la nuit = 14,8°C (précédent record = 13,5°C le 15/04/2007 mais 15,3°C le 29/04/2010)

À Spa : minimum de la nuit = 14,7°C (record = 15,1°C le 15/04/2007 et 15,3°C le 28/04/2007)

À Florennes : minimum de la nuit = 13,7°C (précédent record = 12,2°C le 15/04/2007 et 13,5°C le 29/04/1987) --> record du mois !

 

Les 10,7°C de Zaventem et les 10,1°C de Middelkerke, par contre, n'appellent pas de commentaires particuliers, encore moins les 6,9°C d'Elsenborn.

 

 

Modifié par cumulonimbus
+++ Quelques données modifiées +++

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19 avril 2018 : une nouvelle journée printanière extraordinaire

 

Une crête issue de l’anticyclone des Açores, qui s’est rapidement développée sur la France dès le 16 avril et qui s’est ensuite décalée vers l’est, a placé notre pays sous l’influence de courants tropicaux continentaux.

 

La présence d’air fort chaud en altitude durant la nuit du 18 au 19 avril a fait en sorte que certaines régions situées sur des plateaux ont connu la nuit la plus chaude de leur histoire pour une 2e décade d’avril. Vers minuit, à une bonne centaine de mètres au-dessus du sol de Beauvechain, la température atteignant encore 22°C. Il n’est donc pas étonnant que sur les plateaux, où le refroidissement nocturne se met mal en place, les températures sont restées très élevées.

 

À Bierset (186 m – en bordure du plateau hesbignon), la température minimale n’est pas descendue en dessous de 16,0°C, ce qui est 1,4°C de plus que le précédent record décadaire du 15 avril 2013.

 

Il est d’ailleurs intéressant de constater comment des bouffées d’air chaud, accompagnées de petites rafales, chassent à chaque fois l’air un peu plus frais qui s’est formé près du sol. Après le minimum atteint vers 3 heures du matin, la température remonte même un peu, avant de rechuter puis de remonter encore, sans jamais réussir à passer en dessous des 16°C.

 

Il est intéressant aussi de constater que, non loin de Bierset mais un peu plus bas, les stations MB de Slins (140 m) et de Waremme (114 m) descendent à, respectivement, 10,5°C et 10,2°C.

 

D’autres plateaux connaissent aussi des records de douceur la nuit :

 

Uccle : min = 15,0°C (record = 15,1°C le 11/04/2009 et 15,6°C le 23/04/1996)

Gosselies : min = 14,8°C (préc. record = 13,5°C le 15/04/2007 mais 15,3°C le 29/04/2010)

Spa : min = 14,7°C (record = 15,1°C le 15/04/2007 et 15,3°C le 28/04/2007)

Florennes : min = 13,7°C (préc. record = 12,2°C le 15/04/2007 et 13,5°C le 29/04/1987) --> record du mois !

 

 À Beauvechain, pourtant située sur un plateau, une petite bulle d’air plus frais vers 6h du matin fait descendre le minimum jusqu’à 12,7°C. Non loin de là, à Mélin qui est située dans une vallée, l’air froid a le temps de s’accumuler avec un minimum de 5,6°C !

 

 

En journée, du soleil et de la chaleur, il y en a pour tout le monde !

 

Sous un ciel serein ou presque (quelques cirrus principalement en matinée) et un petit vent de sud-est, tournant très temporairement au sud-ouest en soirée, les températures diurnes montent fort haut, jusqu’à battre parfois les records établis pendant le fameux avril 2007, qui semblaient pourtant imbattables.

 

Voici le détail :

 

Elsenborn : 25,8°C – ancien record = 25,3°C (15/04/2007) – série : 1987-2018

Mont-Rigi : 24,8°C – record = 25,1°C (15+16/04/2007) – série : 1953-2018

Spa : 26,3°C – ancien record = 25,9°C (15/04/2007) – série : 1982-2018

Bierset : 28,0°C – record égalé = 28,0°C (20/04/1968) – série : 1953-2018

Angleur : 30,1°C – [record de Liège-Monsin = 28,0°C (15/04/2007) – série 1984-2016]

 

Luxembourg (LU) : 25,6°C – record = 26,7°C (20/04/1968 + 14/04/2007) – série : 1953-2018

Saint-Hubert : 23,4°C – record = 25,0°C (14/04/2007) – série : 1953-2018

 

Hastière : 28,0°C – record = 29,2°C (15/04/2007) – série : 1977-2018

Florennes : 26,9°C – ancien record = 26,4°C (15/04/2007) – série : 1976-2018

 

Beauvechain : 28,1°C – record = 28,5°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

Uccle : 28,1°C – record = 28,5°C (15/04/2007) – série : 1886-2018

Zaventem : 27,9°C – ancien record = 27,7°C (15/04/2007) – série : 1984-2018

 

Gosselies : 27,5°C – record = 28,7°C (15/04/2007) – série : 1984-2018

Chièvres : 26,4°C – record =28,8°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

Lille (FR) : 26,8°C – record = 27,9°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

 

Beitem : 26,3°C – record = 27,6°C (20/04/1968) – série : 1953-2018

Kruishoutem : 27,8°C – record = 28,7°C (15/04/2007) – série : 1985-2018

Dunkerque (FR) : 24,1°C – record = 25,6°C (19/04/2011) – série : 1953-2018

Middelkerke : 25,3°C – ancien record = 24,6°C (19/04/2011) – série : 1984-2018

Zelzate : 28,3°C – record = 29,1°C (15/04/2007) – série : 1982-2018

 

Stabroek : 27,9°C – record = 30,4°C (15/04/2007) – série : 1976-2018

Deurne : 28,7°C – ancien record = 28,6°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

Sint-Katelijne-Waver : 29,0°C – ancien record = 28,9°C (15/04/2007) – série : 1983-2018

 

Gorsem : 29,0°C – ancien record = 28,8°C (15/04/2007) – série : 1982-2018

Schaffen : 29,2°C – record = 29,8°C (15/04/2007) – série : 1982-2018

Koersel : 30,8°C – ancien record = 30,1°C (15/04/2007) – série : 1983-2018

Kleine Brogel : 28,8°C – record = 30,7°C (16/04/2007) – série : 1953-2018

Maastricht (NL) : 28,0°C – record = 27,9°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

 

Comme nous pouvons le constater sur la base de ces chiffres, les records ont été battus principalement dans le nord et l’est du pays. Mais ailleurs aussi, on peut parler d’une situation exceptionnelle où les records ont été approchés et localement battus aussi.

 

Les jours de chaleur de Koersel et d’Angleur peuvent aussi être considérés comme particulièrement précoces.

 

Au littoral, les vents de sud-est parviennent à repousser la brise de mer, ce qui fait que les températures y sont assez élevées aussi, avec 23,2°C à Zeebruges, 25,3°C à Middelkerke et 26,2°C à Coxyde. Le basculement vers le sud-ouest des vents généraux en début de soirée permet cependant à la brise de mer de s’engouffrer aussitôt. Ce phénomène apparaît d’ailleurs plus tôt sur l’ouest de la côte belge que sur l’est, mais s’accompagne partout d’une chute significative de la température (mais souvent limitée aux abords immédiats de la mer).

 

À Zeebruges par exemple, on observe encore 22,1°C à 17h par vent de sud-est, puis 16,4°C à 18h par vent de nord. À Dunkerque (station également située très près de la mer), la température chute une première fois vers 13h, puis définitivement à partir de 15h. Valeurs : 22,7°C à 12h ; 18,7°C à 13h ; 22,4°C à 14h ; 19,6°C à 15h ; 19,6°C à 16h ; 16,8°C à 17h.

 

 

Des records… Quand il y en a plus, il y en a encore !

 

Si le soir, l’air se refroidit, plus ou moins légèrement ou fort, ce n’est pas le cas en altitude où l’air reste longtemps très chaud. À quelques dizaines de mètres au-dessus du sol de Beauvechain, la température dépasse encore 23°C à minuit. Plus haut, en raison d’un afflux encore plus massif d’air chaud combiné à un réchauffement adiabatique par subsidence, la température atteint 13°C au niveau 850 hPa (1594 m) ; 5°C au niveau 700 hPa (3196 m) et –15°C au niveau 500 hPa (5850 m).

 

Pour le niveau 700 hPa, c’est la plus haute température jamais observée en avril au-dessus de la Belgique depuis 1951 (précédent record du niveau 700 hPa : 4°C à 3110 m le 21/04/1968). Pour le niveau 500 hPa, le record (de 2007) est égalé, mais le niveau se trouvait alors plus bas (–15°C à 5680 m le 14/04/2007). Pour le niveau 850 hPa, le record n’a pas été battu (15°C à 1510 m le 21/04/1968).

 

Une nouvelle fois, des températures minimales exceptionnellement élevées ont été relevées sur certains plateaux durant la nuit du 19 au 20, mais avec une répartition un peu différente de celle de la veille.

 

Beauvechain : min = 17,3°C (préc. record = 13,8°C le 11/04/2009 et 16,1°C le 23/04/1996) --> record du mois !

Bierset : 14,7°C (record = 16,0°C le 19/04/2018 et 16,7°C le 25/04/2007)

Uccle : min = 15,0°C (record = 15,1°C le 11/04/2009 et 15,6°C le 23/04/1996)

Gosselies : min = 14,1°C (record = 14,8°C le 19/04/2018 et 15,3°C le 29/04/2010)

Spa : min = 13,0°C (record = 15,1°C le 15/04/2007 et 15,3°C le 28/04/2007)

Florennes : min = 11,6°C (record = 13,7°C le 19/04/2018 et 13,5°C le 29/04/1987)

 

Même en dehors du record de Beauvechain, cela reste des températures nocturnes très élevées en avril, même pour des stations de plateau. On notera une fois encore la grande différence entre les stations de plateau et celles de vallée puisque, pendant que le température ne descendait pas en dessous de 17,3°C à Beauvechain, Mélin atteignait un minimum de 8,9°C ! La distance à vol d’oiseau entre ces deux stations n’est que de quelques 5 km !

 

Ici et là, les valeurs nocturnes ont même été assez basses, comme à Elsenborn avec 5,0°C mais aussi Aubange avec 5,2°C.

 

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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Et voici les résumés quotidiens du 1er au 22 avril.

 

Les journées des 7, 8 et 19 avril, déjà analysées, ont été recopiées et placées au bon endroit de la séquence chronologique, avec juste quelques adaptations textuelles mineures pour les raccorder au jour précédent et au jour suivant.

 

 

1er avril 2018

 

Peut-être le dernier jour un peu hivernal de la saison 2017-2018. En effet, on relève le matin 1 cm de neige à Mont-Rigi. Cet enneigement, qui constitue une couverture complète, persiste jusqu’en fin de matinée. Ensuite, la fonte intervient rapidement et, avant le milieu de l’après-midi, il ne restera plus aucune trace de cette neige.

 

Une dépression, centrée très près de nos régions  dans la nuit du 31 mars au 1er avril, s’éloigne rapidement vers l’est mais plonge encore temporairement notre pays dans des courants maritimes d’origine polaire.

 

Les températures maximales ne sont guère élevées, 3°C dans les Hautes-Fagnes, 5 à 6°C sur les Plateaux Ardennais et le plus souvent entre 8 et 9°C dans les autres régions, sous un ciel très nuageux à couvert et régulièrement des averses (mix de stratocumulus et nuages convectifs, cumulus et cumulonimbus et quelques maigres éclaircies). Seul le littoral, en raison des eaux encore froides de la

Mer du Nord, est grandement épargné par les averses.

 

On remarquera qu’une dernière grande offensive hivernale arrive jusqu’aux portes de Hambourg et de Berlin. Un peu au nord de cet axe, à Schwerin, la couche de neige atteint 11 cm et persiste toute la journée par des températures ne dépassant guère 0°C.

 

Mais l’anticyclone scandinave, qui a toujours laissé planer un possible retour de’ l’hiver, finit par s’affaiblir. L’air froid finira par être évacué également de l’Allemagne et ne reviendra plus.

 

 

2 avril 2018

 

Une perturbation frontale, à secteur chaud ouvert, nous vaut une hausse significative des températures, avec des maxima de 14 à 15°C en plaine et de 10 à 11°C sur les hauteurs. Mais le ciel reste très nuageux à couvert avec des nappes de stratocumulus en dessous d’un voile d’altostratus, parfois mêlé d’altocumulus. Ici et là, le voile s’effiloche et donne quelques éclaircies.

 

On note aussi quelques précipitations intermittentes, plus présentes en soirée où elles tendent à devenir continues.

 

 

3 avril 2018

 

Le front froid, qui tentait d’aborder notre pays durant la nuit du 2 au 3, s’est mis à fortement onduler. Nous restons donc un bon moment encore dans l’air doux, jusqu’au passage assez chaotique dudit front en soirée.

 

Grâce à quelques éclaircies, les températures montent même un peu plus haut que la veille, avec 16 à 17°C en plaine et 12 à 14°C sur les hauteurs.

 

En gros, on peut encore parler d’une forte présence de stratocumulus en dessous d’un voile d’altitude, mais ce dernier est plus discontinu que la veille, les éclaircies se dessinent mieux et quelques cumulus parviennent même à se former. On note cependant encore quelques précipitations.

 

Ensuite, des averses abordent le littoral en milieu d’après-midi, qui gagnent ensuite le reste du pays sous une forme très irrégulière.

 

 

4 avril 2018

 

De l’air maritime un peu plus frais circule à l’arrière de la perturbation, mais les maxima restent encore raisonnablement élevés avec près de 15°C en plaine et 9 ou 10°C sur les hauteurs.

 

Le temps devient légèrement instable, avec des altostratus/altocumulus/stratocumulus cédant la place à des nuages convectifs, cumulus et cumulonimbus avec quelques averses. Le littoral connaît un temps plus chahuté, avec vent fort et averses parfois accompagnées de grêle, tandis que le sud du pays connaît des précipitations abondantes, comme par exemple à Aubange avec 18 mm.

 

 

5 avril 2018

 

Une influence anticyclonique tente de se mettre en place, avec un noyau de hautes pressions remontant de l’Espagne et du sud-ouest de la France pour se diriger vers l’Allemagne en passant tout juste au sud de notre pays. Mais la masse d’air est nettement plus froide, et encore bien instable en matinée.

 

Il n’est donc pas étonnant de voir d’abord un défilé d’averses, avant une stabilisation rapide en après-midi avec cumulus s’aplatissant et larges éclaircies, accompagnées de quelques cirrus.

 

Les maxima : le plus souvent autour de 9°C en plaine et de 5°C sur les hauteurs.

 

 

6 avril 2018

 

Brusque amélioration du temps. L’anticyclone, encore hésitant la veille, exerce à présent pleinement son influence sur notre pays en se plaçant particulièrement bien, centré d’abord sur l’Allemagne, puis sur la Pologne.

 

Mais d’abord, la nuit est froide, avec ici et là des gelées même en plaine. À Deurne par exemple, on observe –0,9°C au petit matin. À Uccle par contre, le minimum ne descend pas en dessous de 2,5°C.

 

Dans l’est et le sud du pays, on épinglera entre autres les températures de –3,2°C à Elsenborn, –1,0°C à Hastière et à Aubange et –0,8°C à Bièvre.

 

En journée, le soleil est généreux avec juste un voile de cirrus/cirrostratus en fin de journée (excepté la Gaume, où le ciel reste quasi-serein toute la journée).

 

Les températures maximales, en forte hausse, atteignent 16 à 18°C en plaine et 12 à 13°C sur les hauteurs.

 

 

samedi 7 avril 2018

 

Un week-end printanier extraordinaire qui s’annonce… mais pas pour tout le monde !

 

Des hautes pressions à l’est de l’Europe et une perturbation ondulant à l’ouest de nos régions sont garants pour un flux méridional acheminant de l’air doux et assez sec vers nos régions. En ce samedi, les conditions sont encore relativement équitables sur notre pays.

 

Le temps est beau, souvent légèrement voilé par des cirrus. En soirée, on note quelques bancs d’altocumulus. Notamment sur le sud-est du pays, le ciel est parfois aussi tout à fait serein. Sur le nord-ouest par contre, les altocumulus sont plus nombreux, mais là aussi, on peut encore parler de beau temps.

 

Les températures maximales sont faibles, avec seulement 9°C en plaine et 4 ou 5°C sur les hauteurs.

 

Avec un vent de sud-est à sud, ayant une petite tendance sud-ouest le soir, les températures peuvent déjà monter fort haut pour la saison, avec des valeurs de 21 à 22°C en plaine et de 18 à 19°C sur les hauteurs. Aux endroits exposés, il fait plus chaud encore. En Campine, on enregistre 24,1°C à Koersel et 23,4°C à Kleine Brogel. La vallée de la Meuse se défend bien aussi avec 23,9°C à Angleur.

 

Le littoral bénéficie de températures élevées aussi, avec 18,4°C à Zeebruges (en bordure immédiate de la mer), 20,6°C à l’aéroport de Middelkerke (légèrement à l’intérieur des terres) et 21,6°C à la base aérienne de Coxyde (à quelques 3-4 km de la mer).

 

Revenons brièvement sur la petite tendance sud-ouest du vent en soirée, qui a des conséquences pour la région côtière. En effet, la brise de mer est contrecarrée par le vent en journée, mais plus le soir. Et comme l’eau de la mer est encore fort froide (7 à 8°C), la brise de mer peut facilement s’enclencher même le soir. À Middelkerke par exemple, le vent tourne à l’ouest, la température chute rapidement entre 20 et 21 heures (de 18 à 13°C) tandis que l’air devient du coup plus humide. Pas d’agréable soirée aux terrasses, donc.

 

À l’intérieur des terres, la température baisse aussi en soirée, mais bien moins.

 

 

dimanche 8 avril 2018

 

La nuit du 7 au 8, les vents maritimes parviennent temporairement à s’infiltrer jusqu’au centre du pays avant d’être repoussés. En matinée, une véritable ligne de convergence se forme sur l’ouest du pays avec des vents de sud-est à l’est de la ligne et de nord ou de nord-ouest à l’ouest de celle-ci.

 

Dans cette situation, il devient difficile de distinguer ce qui revient à la ligne de convergence préfrontale et ce qui revient au front de brise de mer qui commence à se mettre en place. Sur les deux cartes ci-dessous, nous allons voir qu’il y a une correspondance partielle entre la trace au sol du (pseudo-)front et la ligne de précipitations.

 

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Fait est que l’ouest du pays est nettement moins gâté que les autres régions. Sur le Hainaut occidental et une région un peu à la limite de la Flandre Occidentale et Orientale, le temps est parfois (un peu) menaçant en matinée avec des précipitations. Par la suite, le ciel se dégage avec cirrus et quelques altocumulus, et les températures remontent assez haut (20-22°C) avec un peu de retard sur les autres régions.

 

Le littoral, quoique généralement épargné par les pluies (sauf l’est), reste soumis à des vents de nord persistants qui empêchent toute remontée des températures. Zeebruges doit se contenter de 10,7°C comme température maximale tandis que Middelkerke, avec 12,0°C, ne fait guère mieux. En outre, régulièrement des bancs de brouillard maritime, parfois très dense, affectent la côte belge et, quand la visibilité s’améliore à nouveau, les cirrus et altocumulus deviennent certes visibles, mais dans un ciel restant brumeux.

 

Ci-dessous, banc de brouillard arrivant sur Le Coq.

 

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Sur le centre et l’est du pays par contre, on peut parler d’une journée de printemps extraordinaire. En début de matinée, le ciel est peut-être un peu nuageux aussi, avec des bancs d’altocumulus parfois épais, mais ensuite le ciel se dégage et il ne reste plus que des cirrus (à l’exception de quelques castellanus isolé). Ce n’est qu’en soirée que les altocumulus réapparaissent en nombre.

 

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Webcam IRM – Uccle – 8 avril 2018 à 16h45

 

 

Les températures montent très haut pour la saison, avec des valeurs de 23-24°C au centre du pays et localement jusqu’à 26°C en Campine et dans la vallée de la Meuse. Sur les Hauts Plateaux, on tourne autour de 22°C.

 

Les plus fortes valeurs :

 

Koersel : 26,0°C

Angleur : 25,9°C

Genk : 25,3°C

Hastière : 25,3°C

Schaffen : 25,0°C

 

Si l’on excepte l’ouest du pays, on peut affirmer que cette journée du 8 avril 2018 est très comparable au 9 avril 1969, 4 avril 1985, 10 avril 2009, 2 avril 2011, 6 avril 2011 et 9 avril 2017. Eh oui ! L’année passée, il a fait chaud aussi à la même époque de l’année.

 

Toutes ces dates se partagent les records pour une première décade d’avril, et quelques-uns reviennent aussi à 2018. Voyons cela en détail.

 

D’abord les longues séries : un bon nombre de stations commencent leur série en décembre 1953 (surtout les aéroports, aérodromes et bases aériennes), ce qui fait que nous bénéficions de quelques 65 années d’observations.

 

 

Localité .......... 08/04/2018 .. Record .. Date     ........ Période

 

Dunkerque (FR)..... 11,8°C ...... 22,4°C .. 06/04/1961 .. 1953-2018

........................................... 02/04/2011 ............

Deurne ............ 23,7°C ...... 24,1°C .. 02/04/2011 .. 1953-2018

Kleine Brogel ..... 24,6°C ...... 26,6°C .. 10/04/2009 .. 1953-2018

Maastricht (NL) ... 23,4°C ...... 24,6°C .. 10/04/2009 .. 1953-2018

Uccle ............. 24,0°C ...... 24,3°C .. 04/04/1985 .. 1953-2018

Beauvechain ....... 23,4°C ...... 23,9°C .. 02/04/2011 .. 1953-2018

Chièvres .......... 23,5°C ...... 23,2°C .. 09/04/2017 .. 1953-2018

Lille (FR)......... 21,3°C ...... 23,9°C .. 06/04/2011 .. 1953-2018

Bierset ........... 23,5°C ...... 24,0°C .. 09/04/1969 .. 1953-2018

Mont-Rigi ......... 21,7°C ...... 21,2°C .. 10/04/2009 .. 1953-2018

 

 

Pour mieux comparer, les séries d’Uccle, de Lille, de Dunkerque et de Maastricht sont ramenées à la période 1953-2018, alors qu’en réalité, elles sont plus longues. Uccle par exemple connaît un record plus ancien, de 24,5°C, qui date du 4 avril 1946.

 

Ci-dessous, les séries plus courtes, donc les données sont généralement publiées depuis 1984 (parfois un peu plus tôt, parfois un peu plus tard). Ici bien entendu, le 9 avril 1969 n’apparaît plus dans les valeurs, mais bien les autres dates.

 

 

Localité .......... 08/04/2018 .. Record .. Date     ........ Période

 

Middelkerke ....... 12,0°C ...... 22,0°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018

Stabroek .......... 22,5°C ...... 24,2°C .. 02/04/2011 .. 1976-2018

Koersel ........... 26,0°C ...... 25,6°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018

St-Katelijne-Waver. 23,8°C ...... 24,2°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018

Kruishoutem ....... 22,4°C ...... 24,6°C .. 06/04/2011 .. 1985-2018

Zaventem .......... 23,3°C ...... 23,8°C .. 10/04/2009 .. 1984-2018

Gorsem ............ 23,8°C ...... 24,8°C .. 10/04/2009 .. 1982-2018

Gosselies ......... 24,0°C ...... 23,2°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018

Spa ............... 23,1°C ...... 21,6°C .. 10/04/2009 .. 1982-2018

Elsenborn ......... 22,6°C ...... 22,5°C .. 10/04/2009 .. 1987-2018

Florennes ......... 23,8°C ...... 23,0°C .. 02/04/2011 .. 1976-2018

Hastière .......... 25,3°C ...... 24,3°C .. 09/04/2017 .. 1977-2018

Dourbes ........... 24,7°C ...... 24,0°C .. 09/04/2017 .. 1965-2018

 

 

 

Comme le montrent ces chiffres, la plupart des records sont battus dans le sud et l’est du pays, où l’on peut vraiment parler d’une journée exceptionnelle. L’ouest du pays par contre reste très éloigné des records.

 

À noter que certaines stations connaissent leur premier jour d’été… une vingtaine de jours seulement après leur dernier jour d’hiver, ce qui doit être unique dans l’histoire météorologique belge.

 

 

9 avril 2018

 

Une petite perturbation au sein du secteur chaud est responsable d’un temps fort voilé avec altostratus (parfois translucidus). Quelques altocumulus se mêlent à ce voile, et on note l’un ou l’autre stratocumulus. En matinée, il fait parfois aussi brumeux tandis que dans le sud du pays, quelques cumulus aplatis se développent l’après-midi.

 

En effet, un petit vent de nord amène un air un peu plus frais et quelque peu humide en dessous d’une inversion vers 1600 mètres. Cependant, avec des températures de 16 à 19°C sur une grande partie du pays (y compris les hauteurs), le temps est loin d’être désagréable.

 

Seul le littoral et, dans une moindre mesure, l’ouest du pays connaissent des conditions nettement moins bonnes, avec des bancs de brouillard et de stratus maritimes qui se forment en dessous du voile d’altostratus, avec un temps particulièrement humide et froid. Et quand le brouillard se dissipe enfin, il se met à pleuvoir.

 

Les températures maximales à la côte ne dépassent pas 8 à 9°C, tandis que la région de Roulers et Ypres doivent se contenter de 13-14°C.

 

 

10 avril 2018

 

Une occlusion peu active reste traîner au nord-est du pays, et s’activera progressivement en fin de journée tandis qu’une autre occlusion aborde le pays par le sud et le traverse en soirée et durant la nuit. Il s’ensuit que des précipitations localement abondantes sont observées en fin de journée, plus spécialement sur le nord et l’est du pays. Dans cette dernière région, la perturbation devient aussi instable avec de l’activité orageuse vers les 21-22 heures.

 

Mais d’abord, le temps est plutôt beau, avec l’évacuation progressive d’un voile de cirrus/cirrostratus, puis la formation de cumulus humilis avant l’arrivée en cours d’après-midi de bancs étendus d’altocumulus/stratocumulus passant au-dessus des cumulus, le tout évoluant ensuite en nimbostratus et/ou cumulonimbus avec précipitations. Sur l’est et le nord-est, ciel parfois menaçant dès la fin de l’après-midi avec même un début d’arcus (mais encore sans orage).

 

Les orages du soir (au nord-est) se présent sous la forme d’ « embedded Cb » au sein d’une zone pluvieuse.

 

Avec des vents revenant au secteur sud-est en journée, les températures remontent, avec 19 à 20°C en plaine (jusqu’à 20,8°C à Koersel) et 14 à 17°C sur les hauteurs (le moins du côté de Saint-Hubert).

 

Dans les zones du nord-est, touchées par les orages, le total des précipitations s’élève à 10-13 mm.

 

 

11 avril 2018

 

Une occlusion se maintient juste au nord de nos régions tandis que le vent, sous un patron atmosphérique général de basses pressions sur la France et l’Espagne et de hautes pressions sur la Scandinavie, s’oriente graduellement au nord-est.

 

Le temps est très différent d’une région à l’autre.

 

Au nord et nord-est du pays, le temps tend à rester couvert et frais toute la journée avec de petites précipitations, plus fréquentes l’après-midi.

 

Sur le centre-nord et le centre-est, on observe de nombreux bancs de stratocumulus, parfois très bien dessinés (avec petite tendance à asperatus undulatus). En fin de journée, on y note des éclaircies.

 

Dans les régions précitées, les maxima ne dépassent pas 12 à 14°C.

 

Dans le sud et le centre-sud, les conditions sont nettement plus clémentes.

 

Dans le Brabant Wallon, les stratocumulus sont encore nombreux, mais le ciel se dégage complètement en fin de journée. Les températures montent jusqu’à localement 17°C.

 

En Ardenne, on observe en matinée des stratocumulus relativement minces, mais souvent bien dessinés aussi, avec tendance à mammatus. L’après-midi, le temps est beau avec cumulus et quelques altocumulus résiduels. Les températures atteignent 15°C sur les hauteurs et jusqu’à 19°C dans certaines vallées.

 

Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, ce sont des altocumulus qui emplissent le ciel en matinée, ensuite les conditions sont similaires à celles de l’Ardenne. Les températures atteignent 16 à 19°C selon l’altitude et l’orientation.

 

En Gaume, c’est une véritable journée de beau temps après dissipation des brouillards matinaux, avec cumulus très aplatis et quelques cirrus. Les températures atteignent généralement 17 à 18°C.

 

Les précipitations se limitent généralement au nord-est du pays, le plus à Koersel avec 3,7 mm.

 

 

12 avril 2018

 

Une situation classique pour octobre ou novembre, mais inhabituelle pour avril : une inversion qui ne se résorbe pas, avec des brouillards et des stratus qui ne dissipent même pas en journée. D’ailleurs, il fait bien plus chaud dans les Hautes-Fagnes qu’en région bruxelloise, anversoise ou carolorégienne.

 

Quelques températures maximales : Gembloux = 11,9°C ; Chièvres = 11,9°C ; Uccle = 12,3°C ; Beauvechain = 12,8°C.

 

En Haute Belgique d’ailleurs, le temps est très différent de celui des autres régions, avec là une tendance instable, éclaircies et cumulus, dont certains (à l’ouest de la région) se développent jusqu’au cumulonimbus orageux.

 

Quelques températures maximales : Bièvre = 15,8°C ; Mont-Rigi = 16,1°C ; Elsenborn = 17,1°C.

 

Il est en outre curieux de constater comment des cellules orageuses formées sur la France viennent littéralement s’encastrer dans la zone des brouillards et nuages bas. Sur l’ouest du Hainaut et en Flandre, on passe parfois sans transition du stratus aux orages, sans la moindre augmentation de température pour l’observateur au sol.

 

La raison : une occlusion qui dans sa partie nord attire des vents de nord-est humides et frais qui sont influencés par les eaux froides des mers en bordure du continent. Au sud de l’occlusion, les vents généraux soufflent de sud-est à sud, ce qui est le cas dans la région ardennaise là où le relief n’impose pas au vent une autre direction.

 

L’occlusion se décale vers le nord avec, vers 1000 mètres d’altitude, un vent qui bascule graduellement au sud en toutes régions. Mais dans les très basses couches, le vent de nord-est tend à persister plus longtemps, d’où la coexistence des brumes et des orages pendant un certain temps.

 

Ceci n’est pas sans rappeler 2016 où, en fin mai et début juin, des orages à répétition, très pluvieux affectaient notre pays en venant littéralement s’encastrer dans les zones à stratus de ce début d’été particulièrement frais dans les basses couches. Sauf qu’en ce 12 avril, aucune cote pluviométrique excessive n’est signalée, les orages donnant au plus 4 à 5 mm d’eau.

 

 

13 avril 2018

 

Le décalage vers l’est de tous les systèmes perturbés replace notre pays dans de l’air maritime.

 

Le temps est sans grand relief. D’importantes nappes de stratocumulus (parfois à la limite du stratus) occupent le ciel en matinée. L’après-midi, ces stratocumulus se dispersent et se transforment en partie en cumulus sous un voile de cirrostratus. Plus vers le sud, on observe quelques éclaircies et plutôt la formation de cumulus mais, là aussi, souvent sous un voile de cirrostratus. Plus vers l’est, c’est le voile de cirrostratus/altostratus translucidus qui occupe presque seul le ciel, avec juste quelques cumulus (fractus) isolés.

 

Au littoral, sur les eaux froides, on observe aussi du brouillard.

 

Les températures maximales : autour de 12°C au littoral, autour de 15°C en plaine et de 13-14°C sur les hauteurs. Quelques vallées connaissent du temps très doux, comme par exemple Hastière avec 19,1°C.

 

 

14 avril 2018

 

Le point d’orgue de cette journée se retrouve certainement dans les averses de grêle qui sont observées en soirée dans la région de Waterloo – Braine-l’Alleud.

 

Pour cette raison, nous allons particulièrement nous intéresser à l’évolution du temps à Braine-l’Alleud.

 

Le matin, on y observe pas mal de brouillard, mais sans que le soleil ne disparaisse tout à fait. Ce brouillard se dissipe entre 9 et 10 heures pour faire place à un ciel bleu mais délavé. Vers midi, le ciel se voile temporairement de cirrus/cirrostratus puis, avec le retour des éclaircies, la convection s’enclenche vers le milieu de l’après-midi.

 

Évolution classique : cumulus humilis, puis mediocris puis congestus, puis cumulonimbus en soirée. Les cellules n’ont pas un aspect spectaculaire, mais selon les témoins, le ciel leur tombe brusquement sur la tête.

 

« Grosses chutes de grêle à Braine l'Alleud, impressionnant ! », nous a écrit Alexandra. « On a des grêlons à Waterloo ! », nous a envoyé Amandine, joignant des photos à son message.

 

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Source : RTL Info

 

Les précipitations à la station de Braine-l’Alleud donnent un total de 13 mm. À Uccle, on observera même 17 mm alors que dans les régions aux alentours, il pleut bien moins, voire pas du tout.

 

En effet, nous avons principalement affaire à deux cellules orageuses, l’une intéressant le Brabant Wallon et le sud de Bruxelles avant de se diriger vers l’est-nord-est, l’autre affectant l’ouest du Hainaut et la Flandre. Dans cette seconde région, on observe des totaux de précipitations de 21 mm à Passendaele, 16 mm à Kruishoutem et encore 13 mm à Izegem. En dehors de cela, on retiendra encore les 16 mm de Middelkerke et les 17 mm de Retie.

 

Les températures maximales avant les orages, dans toutes ces régions, se situent entre 17 et 19°C avec un vent assez variable.

 

Dans les autres régions, le temps n’est souvent pas très différent, sauf que la convection réussit moins bien, avec plus d’étalement que de développement vertical. Plus vers le sud, il y a moins de brouillards matinaux, tandis qu’au littoral, c’est la convection qui fait défaut. Les précipitations, là, sont liées à des pluies nocturnes.

 

Les températures : autour de 14°C au littoral, 17 à 19°C en plaine (avec ou sans orages) et 16 à 17°C sur les hauteurs. Le plus chaud en Campine avec 20,0°C à Koersel et 19,6°C à Kleine Brogel.

 

 

15 avril 2018

 

Une journée de transition, dans une situation atmosphérique quelque peu confuse, mais qui nous vaut un temps assez beau sous un flux d’air maritime relativement doux.

 

Le temps est nuageux à beau avec de belles éclaircies et quelques bancs d’altocumulus, puis des cumulus se développent parfois jusqu’au stade congestus, parfois en générant des stratocumulus d’étalement. Au-dessus, un voile d’altitude apparaît, cirrostratus avec, en dessous, des bancs d’altocumulus voire de stratocumulus. En soirée, pluie au littoral, se propageant la nuit vers l’intérieur des terres.

 

Dans le sud du pays, brouillard matinal à sommet turbulent (évoluant rapidement en fractus) dans les vallées.

 

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Webcam MB (wetter.rlx.lu) – Rodange – 15 avril 2018 à 7h40

 

Avec un vent de sud à sud-ouest, les températures maximales atteignent 14 à 16°C au littoral (avec brise de mer temporaire), 17 à 18°C en plaine (19 à 20°C en Campine) et 14 à 15°C sur les hauteurs.

 

 

16 avril 2018

 

Une crête anticyclonique, issue de l’anticyclone des Açores, se développe rapidement sur la France. Mais nous nous trouvons à l’arrière d’une occlusion, qui nous avait valu de la pluie la veille au soir et durant la nuit, avec un vent de sud-ouest à ouest nous amenant de l’air maritime même un brin plus frais que la veille, et instable dans les basses couches.

 

Le temps redevient assez beau, avec des cumulus se développant jusqu’au stade de mediocris. Au-dessus, quelques cirrus et quelques altocumulus, et parfois aussi présence d’un peu de stratocumulus d’étalement. Au littoral, moins de convection et du grand beau temps, avec un ciel par moment tout à fait serein.

 

Les températures : 13°C au littoral, 16 à 17°C en plaine et 14 à 15°C sur les hauteurs.

 

 

17 avril 2018

 

L’anticyclone gonfle en se développant surtout à l’est par rapport à nos régions. Il s’ensuit une rotation des vents, qui se mettent à souffler principalement de sud (avec une tendance sud-est le matin et sud-ouest le soir).

 

Avec la subsidence et l’air qui se dessèche en passant sur la France, la convection disparaît complètement. Le ciel est bleu, juste garni de quelques cirrus. Seules les ascendances forcées sur les reliefs ardennais parviennent encore, très temporairement, à former quelques cumulus.

 

La nuit est plutôt froide aux endroits sensibles au rayonnement, et assez douce ailleurs. À Elsenborn, le thermomètre descend jusqu’à –0,8°C tandis que Bièvre affiche 0,7°C, Buzenol 1,6°C, Aubange 1,8°C et Koersel 3,0°C.

 

En journée, grâce au soleil et à l’air méridional, les températures montent très fort, jusqu’à 19°C au littoral, 20-22°C en plaine et 18-19°C sur les hauteurs. Les plus hautes températures sont observées en Campine et dans la vallée de la Meuse, avec 22,4°C à Angleur, 22,2°C à Koersel, 22,1°C à Hastière et 21,9°C à Kleine Brogel.

 

Quelques écarts entre le jour et la nuit sont relativement importants :

 

Elsenborn : –0,8°C/18,8°C

Koersel : 3,0°C/22,2°C

Bièvre : 0,7°C/19,7°C

Aubange : 1,8°C/20,8°C

Hastière : 4,0°C/22,1°C

 

Ces écarts ne sont cependant pas exceptionnels en avril par beau temps.

 

 

18 avril 2018

 

L’anticyclone forme un noyau juste au nord de la Tchéquie, avec comme conséquence que le vent tourne à l’est sur nos régions.

 

L’air acheminé devient de plus en plus sec et de plus en plus chaud. Le temps est très beau, avec un mince voile de cirrus en matinée et un ciel serein ou presque l’après-midi, avec encore quelques cirrus résiduels. Plus on va vers le sud du pays, plus le ciel est serein.

 

Dans l’air sec et sous le ciel clair, la température nocturne redescend assez bas dans les lieux exposés au rayonnement du sol, avec parfois des différences assez grandes d’un endroit à l’autre. Elsenborn descend jusqu’à 0,7°C et Saint-Hubert, jusqu’à 9,3°C. Dans l’est du Brabant Wallon, la base de Beauvechain, située sur un plateau, ne descend pas en dessous de 11,6°C tandis que la station MB de Mélin, dans une vallée à seulement 5 kilomètres de là, descend jusqu’à 4,4°C !

 

En journée, les températures montent très haut pour la saison partout, avec 21 à 23°C au littoral, 24 à 27°C en plaine et 22 à 24°C sur les hauteurs. De nombreux endroits ont connu leur premier jour d’été, quand ce n’était pas déjà chose faite le 8 avril. Les plus hautes valeurs :

 

Hastière : 27,4°C

Angleur : 27,3°C

Koersel : 27,1°C

 

On épinglera quelques gros écarts aussi, comme par exemple :

 

Hastière : 3,1°C/27,4°C

Elsenborn : 0,7°C/24,2°C

Gouvy : 4,0°C/24,6°C

 

Ces écarts sont déjà plus conséquents que ceux de la veille. Les plus gros écarts jamais enregistrés entre le minimum et le maximum en Belgique se situent autour de 27/28°C (comme par exemple à Kleine Brogel le 3 août 1986 avec un minimum de 9,6°C et un maximum de 37,2°C).

 

Enfin un mot sur la brise de mer au littoral. À la station de Zeebruges, située au port en bordure immédiate de la mer, la résultante entre le vent d’est et la brise de mer donne un vent de nord-est qui souffle parallèlement à la côte et empêche la température de dépasser 17-18°C, sauf en fin d’après-midi et en début de soirée où le lent basculement du vent vers l’est-nord-est permet à des bouffées d’air chaud de se mêler à l’air de la mer, avec pour finir un maximum de 20,6°C.

 

Cette brise de mer, comme elle est parallèle à la côte, ne parvient pas à pénétrer à l’intérieur des terres, comme le montre la station de Middelkerke, située à quelques bonnes centaines de mètres seulement à l’intérieur des terres mais où la brise de mer n’apparaît plus du tout. Une influence plus indirect de la mer et un air quelque peu turbulent empêchent cependant le maximum de dépasser 23,2°C.     

 

 

19 avril 2018

 

Comme déjà le 8 avril, nous avons à nouveau droit à une journée de printemps extraordinaire, avec des températures souvent extrêmes pour la saison.

 

La crête issue de l’anticyclone des Açores, qui s’était rapidement développée sur la France le 16 avril et qui s’était ensuite décalée vers l’est, envoie maintenant vers notre pays des courants tropicaux assez directs, à composante continentale.

 

La présence d’air fort chaud en altitude durant la nuit du 18 au 19 avril a fait en sorte, en outre, que certaines régions situées sur des plateaux ont connu la nuit la plus chaude de leur histoire pour une 2e décade d’avril. Vers minuit, à une bonne centaine de mètres au-dessus du sol de Beauvechain, la température atteignant encore 22°C. Il n’est donc pas étonnant que sur les plateaux, où le refroidissement nocturne se met mal en place, les températures sont restées très élevées.

 

À Bierset (186 m – en bordure du plateau hesbignon), la température minimale n’est pas descendue en dessous de 16,0°C, ce qui est 1,4°C de plus que le précédent record décadaire du 15 avril 2013.

 

Il est d’ailleurs intéressant de constater comment des bouffées d’air chaud, accompagnées de petites rafales, chassent à chaque fois l’air un peu plus frais qui s’est formé près du sol. Après le minimum atteint vers 3 heures du matin, la température remonte même un peu, avant de rechuter puis de remonter encore, sans jamais réussir à passer en dessous des 16°C.

 

Il est intéressant de constater que, non loin de Bierset mais un peu plus bas, les stations MB de Slins (140 m) et de Waremme (114 m) descendent à, respectivement, 10,5°C et 10,2°C.

 

D’autres plateaux connaissent aussi des records de douceur la nuit :

 

Uccle : min = 15,0°C (record = 15,1°C le 11/04/2009 et 15,6°C le 23/04/1996)

Gosselies : min = 14,8°C (préc. record = 13,5°C le 15/04/2007 mais 15,3°C le 29/04/2010)

Spa : min = 14,7°C (record = 15,1°C le 15/04/2007 et 15,3°C le 28/04/2007)

Florennes : min = 13,7°C (préc. record = 12,2°C le 15/04/2007 et 13,5°C le 29/04/1987) --> record du mois !

 

À Beauvechain, pourtant située sur un plateau, une petite bulle d’air plus frais vers 6h du matin fait descendre le minimum jusqu’à 12,7°C. Non loin de là, à Mélin qui est située dans une vallée, l’air froid a le temps de s’accumuler avec un minimum de 5,6°C !

 

 

En journée, du soleil et de la chaleur, il y en a pour tout le monde !

 

Sous un ciel serein ou presque (quelques cirrus principalement en matinée) et un petit vent de sud-est, tournant très temporairement au sud-ouest en soirée, les températures diurnes montent fort haut, jusqu’à battre parfois les records établis pendant le fameux avril 2007, qui semblaient pourtant imbattables.

 

Voici le détail :

 

Elsenborn : 25,8°C – ancien record = 25,3°C (15/04/2007) – série : 1987-2018

Mont-Rigi : 24,8°C – record = 25,1°C (15+16/04/2007) – série : 1953-2018

Spa : 26,3°C – ancien record = 25,9°C (15/04/2007) – série : 1982-2018

Bierset : 28,0°C – record égalé = 28,0°C (20/04/1968) – série : 1953-2018

Angleur : 30,1°C – [record de Liège-Monsin = 28,0°C (15/04/2007) – série 1984-2016]

 

Luxembourg (LU) : 25,6°C – record = 26,7°C (20/04/1968 + 14/04/2007) – série : 1953-2018

Saint-Hubert : 23,4°C – record = 25,0°C (14/04/2007) – série : 1953-2018

 

Hastière : 28,0°C – record = 29,2°C (15/04/2007) – série : 1977-2018

Florennes : 26,9°C – ancien record = 26,4°C (15/04/2007) – série : 1976-2018

 

Beauvechain : 28,1°C – record = 28,5°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

Uccle : 28,1°C – record = 28,5°C (15/04/2007) – série : 1886-2018

Zaventem : 27,9°C – ancien record = 27,7°C (15/04/2007) – série : 1984-2018

 

Gosselies : 27,5°C – record = 28,7°C (15/04/2007) – série : 1984-2018

Chièvres : 26,4°C – record =28,8°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

Lille (FR) : 26,8°C – record = 27,9°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

 

Beitem : 26,3°C – record = 27,6°C (20/04/1968) – série : 1953-2018

Kruishoutem : 27,8°C – record = 28,7°C (15/04/2007) – série : 1985-2018

Dunkerque (FR) : 24,1°C – record = 25,6°C (19/04/2011) – série : 1953-2018

Middelkerke : 25,3°C – ancien record = 24,6°C (19/04/2011) – série : 1984-2018

Zelzate : 28,3°C – record = 29,1°C (15/04/2007) – série : 1982-2018

 

Stabroek : 27,9°C – record = 30,4°C (15/04/2007) – série : 1976-2018

Deurne : 28,7°C – ancien record = 28,6°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

Sint-Katelijne-Waver : 29,0°C – ancien record = 28,9°C (15/04/2007) – série : 1983-2018

 

Gorsem : 29,0°C – ancien record = 28,8°C (15/04/2007) – série : 1982-2018

Schaffen : 29,2°C – record = 29,8°C (15/04/2007) – série : 1982-2018

Koersel : 30,8°C – ancien record = 30,1°C (15/04/2007) – série : 1983-2018

Kleine Brogel : 28,8°C – record = 30,7°C (16/04/2007) – série : 1953-2018

Maastricht (NL) : 28,0°C – record = 27,9°C (15/04/2007) – série : 1953-2018

 

Comme nous pouvons le constater sur la base de ces chiffres, les records ont été battus principalement dans le nord et l’est du pays. Mais ailleurs aussi, on peut parler d’une situation exceptionnelle où les records ont été approchés et localement battus aussi.

 

Les jours de chaleur de Koersel (30,8°C) et d’Angleur (30,1°C) peuvent aussi être considérés comme particulièrement précoces. On peut encore y ajouter aussi la température de Bilzen qui, avec 31,2°C, constitue la plus haute température mesurée dans le pays au cours de ce mois d'avril.

 

Au littoral, les vents de sud-est parviennent à repousser la brise de mer, ce qui fait que les températures y sont assez élevées aussi, avec 23,2°C à Zeebruges, 25,3°C à Middelkerke et 26,2°C à Coxyde. Le basculement vers le sud-ouest des vents généraux en début de soirée permet cependant à la brise de mer de s’engouffrer aussitôt. Ce phénomène apparaît d’ailleurs plus tôt sur l’ouest de la côte belge que sur l’est, mais s’accompagne partout d’une chute significative de la température (mais souvent limitée aux abords immédiats de la mer).

 

À Zeebruges par exemple, on observe encore 22,1°C à 17h par vent de sud-est, puis 16,4°C à 18h par vent de nord. À Dunkerque (station également située très près de la mer), la température chute une première fois vers 13h, puis définitivement à partir de 15h. Valeurs : 22,7°C à 12h ; 18,7°C à 13h ; 22,4°C à 14h ; 19,6°C à 15h ; 19,6°C à 16h ; 16,8°C à 17h.

 

 

Des records… Quand il y en a plus, il y en a encore !

 

Si le soir, l’air se refroidit, plus ou moins légèrement ou fort, ce n’est pas le cas en altitude où l’air reste longtemps très chaud. À quelques dizaines de mètres au-dessus du sol de Beauvechain, la température dépasse encore 23°C à minuit. Plus haut, en raison d’un afflux encore plus massif d’air chaud combiné à la subsidence, la température atteint 13°C au niveau 850 hPa (1594 m) ; 5°C au niveau 700 hPa (3196 m) et –15°C au niveau 500 hPa (5850 m).

 

Pour le niveau 700 hPa, c’est la plus haute température jamais observée au-dessus de la Belgique depuis 1951 (précédent record du niveau 700 hPa : 4°C à 3110 m le 21/04/1968). Pour le niveau 500 hPa, le record (de 2007) est égalé, mais le niveau se trouvait plus bas (–15°C à 5680 m le 14/04/2007). Pour le niveau 850 hPa, le record n’a pas été battu (15°C à 1510 m le 21/04/1968).

 

Une nouvelle fois, des températures minimales exceptionnellement élevées ont été relevées sur certains plateaux, mais ça, c’est pour le bulletin consacré au 20 avril.

 

 

20 avril 2018

 

Comme la nuit précédente, les températures nocturnes sont particulièrement élevées, mais avec une répartition un peu différente de celle de la veille.

 

Beauvechain : min = 17,3°C (préc. record = 13,8°C le 11/04/2009 et 16,1°C le 23/04/1996) --> record du mois !

Bierset : 14,7°C (record = 16,0°C le 19/04/2018 et 16,7°C le 25/04/2007)

Uccle : min = 15,0°C (record = 15,1°C le 11/04/2009 et 15,6°C le 23/04/1996)

Gosselies : min = 14,1°C (record = 14,8°C le 19/04/2018 et 15,3°C le 29/04/2010)

Spa : min = 13,0°C (record = 15,1°C le 15/04/2007 et 15,3°C le 28/04/2007)

Florennes : min = 11,6°C (record = 13,7°C le 19/04/2018 et 13,5°C le 29/04/1987)

 

Même en dehors du record de Beauvechain, cela reste des températures nocturnes très élevées en avril, même pour des stations de plateau. On notera une fois encore la grande différence entre les stations de plateau et celles de vallée puisque, pendant que le température ne descendait pas en dessous de 17,3°C à Beauvechain, Mélin atteignait un minimum de 8,9°C ! La distance à vol d’oiseau entre ces deux stations n’est que de quelques 5 km !

 

Ici et là, les valeurs nocturnes ont même été assez basses, comme à Elsenborn avec 5,0°C mais aussi Aubange avec 5,2°C.

 

En journée, une lente rotation du vent du sud-ouest vers le nord en passant par l’ouest et le nord-ouest nous vaut des températures un brin plus basses que la veille, mais encore presque exceptionnelles pour la saison.

 

En fait, les cartes d’analyse ne voient pas toujours tout. La carte ci-dessous nous montre un vieux front froid, devenu pseudo-front (de basses couches) qui s’étend du sud de l’Angleterre au nord du Danemark. En réalité, des infiltrations d’air maritime descendent beaucoup plus bas et concernent une grande partie de notre pays. On peut d’ailleurs deviner qu’une hausse de pression se fait sentir sur l’ouest de notre pays, avec en quelque sorte un noyau en formation (pas encore indiqué) d’un nouvel anticyclone sur le nord de la France. D’où le basculement du vent.

 

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Source : KNMI

 

Cela a par contre été bien modélisé par WRF, qui montre un petit centre anticyclonique dont le centre se déplace de Cherbourg au Havre.

 

La baisse des températures se fait surtout sentir au littoral, où la brise de mer parvient à très bien se combiner avec le vent général, avec des températures maximales restant coincées autour des 20°C. Ailleurs, il fait fort chaud encore, avec des températures de 26 à 27°C, voire 28°C en plaine et de 24 à 25°C sur les hauteurs. En Campine, il fait plus chaud encore avec 29,3°C à Koersel et 29,1°C à Kleine Brogel.

 

Le sud du pays ainsi que les endroits encaissés restent complètement à l’abri de ces infiltrations maritimes. C’est ainsi qu’Angleur monte à nouveau à 30,1°C. Hastière est même un peu plus chaud que la veille avec 28,4°C, mais cela ne suffit toujours pas à battre le record de 2007 qui était de 29,2°C. En Gaume, les températures atteignent désormais 26-27°C, ce qui est aussi légèrement supérieur à la veille.

 

Le temps continue à être très beau avec quelques rares cirrus mais, en raison de l’air un brin plus humide qui est venu se glisser en dessous de l’air plus chaud en gardant une certaine épaisseur, quelques cumulus humilis parviennent à se former juste en dessous d’une faible inversion. Ces cumulus ne parviennent pas à dépasser le massif ardennais, et se montrent totalement absents dans le ciel gaumais.

 

Au littoral aussi, les cumulus sont complètement absents, mais là, c’est en raison des eaux froides de la Mer du Nord.

 

 

21 avril 2018

 

L’anticyclone, désormais centré sur la Mer du Nord, continue à déterminer le temps sur nos régions. Il est toujours coupé en deux par le pseudo-front, avec un air plus frais au nord (environ 20°C sur le continent, du côté de l’Allemagne du nord) de l’air très chaud au sud avec 25°C ou plus.

 

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Source : KNMI

 

Cependant, comme la veille, les infiltrations (un peu plus) fraîches descendent bien au-delà du front indiqué. Avec un vent désormais orienté au nord-est, la température perd encore quelques degrés par rapport à la veille pour se situer autour de 23-24°C en plaine, localement 25°C en Campine, et 21-23°C sur les hauteurs.

 

Les plus hautes valeurs sont observées aux endroits qui restent (plus ou moins) protégés des infiltrations maritimes, avec par exemple 26,2°C à Aubange et 25,5°C à Hastière.

 

Au littoral, sous l’effet de la brise de mer, le vent tourne au nord-nord-est et les températures maximales ne dépassent pas 17°C en bordure de mer (et même 13-14°C en milieu d’après-midi) et 19°C dans les dunes.

 

Le ciel est serein ou presque (rares cirrus) en de nombreuses régions. À l’est du pays, on observe quelques castellanus le matin et le soir tandis que sur le sud, plus chaud, on note aussi quelques cumulus qui bourgeonnent un peu.

 

 

22 avril 2018

 

L’air chaud nous revient en plein, mais des lignes de convergences génèrent un peu d’activité orageuse.

 

Une première ligne de convergence remonte du sud-ouest en matinée et fait basculer les vents de sud-est au sud-ouest. Elle génère quelques averses et l’un ou l’autre coup de tonnerre en divers endroits du pays. Le bruit généré par ces faibles orages surprend cependant plus d’un Bruxellois. « Purée! L'orage qu'il y a eu sur Anderlecht! C'était comme une explosion. J'ai été saisie et ma fille a été réveillée par ce gros tonnerre. Elle m'a dit 'Tu as fait tomber quoi?!’ » confie Agnès à RTL Info, à propos de l’orage qui sévit entre 9h30 et 9h45.  

 

Une seconde ligne de convergence est plutôt un front de brise de mer, avec les vents de sud-ouest d’une part et des vents d’ouest à nord-ouest en provenance de la mer. Elle fait naître des averses du côté de Gand, qui se dirigent ensuite vers les Pays-Bas, là aussi avec quelques coups de tonnerre.

 

Enfin la nuit, une troisième ligne de convergence, juste à l’avant du front froid, génère encore quelques orages à Bruxelles et le long de la Meuse.

 

Les températures : 23 à 24°C au littoral, 26 à 27°C en plaine (28°C en Campine) et 23 à 25°C sur les hauteurs. Les plus hautes valeurs : 28,1°C à Koersel, 28,0°C à Kleine Brogel et 27,7°C à Sint-Katelijne-Waver.

 

Il serait intéressant de confronter ces valeurs aux records décadaires. Mais une remarque s’impose d’abord : assez paradoxalement en avril, les records de la 3e décade sont souvent inférieurs à ceux de la 2e décade. Ceci est purement lié au hasard :

 

En 2007, la principale poussée de chaleur s’est produite les 15 et 16 avril, tandis qu’une seconde poussée de chaleur, d’une amplitude un peu moindre, s’est produite le 25 avril (et jours suivants), sans atteindre tout à fait les valeurs des 15 et 16.

 

En 2005, une poussée de chaleur qui aurait pu produire de beaux records, avec plusieurs valeurs supérieures à 30°C, s’est produite juste un jour trop tard, le 1er mai.

 

En 1968, la poussée de chaleur des 20 et 21 avril a connu son jour le plus chaud le 20 sur une large portion du territoire belge. Juste l’est du pays a parfois connu son jour le plus chaud le 21, avec là des records qui tiennent encore jusqu’à aujourd’hui.

 

Enfin en 1949, la poussée de chaleur s’est produite les 16 et 17 avril et ne concerne donc absolument pas la 3e décade d’avril.

 

De ce fait, les (faibles) records dont on dispose datent le plus souvent de 2007, lors de la seconde (et moindre) poussée de chaleur, ou alors de 1955 ou 1993, également plutôt modestes (sauf du côté de Luxembourg). Comme nous allons le voir, quelques-uns de ces records ont été battus ou approchés.

 

 

Elsenborn : 25,1°C – ancien record = 24,9°C (25/04/2007) – série : 1987-2018

Mont-Rigi : 24,2°C – record = 25,8°C (21/04/1968) – série : 1953-2018

Spa : 25,3°C – ancien record = 25,0°C (25/04/2007) – série : 1982-2018

Bierset : 26,3°C – record = 28,8°C (21/04/1968) – série : 1953-2018

Angleur : 27,2°C – [record de Liège-Monsin = 27,8°C (25/04/2007) – série 1984-2016]

 

Luxembourg (LU) : ca 25°C – record = 26,8°C (21/04/1968 + 27/04/1993) – série : 1953-2018

Saint-Hubert : 22,8°C – record = 24,7°C (21/04/1968) – série : 1953-2018

 

Hastière : 26,2°C – record = 28,0°C (25/04/2007) – série : 1977-2018

Florennes : 25,2°C –record = 26,1°C (25/04/2007) – série : 1976-2018

 

Beauvechain : 26,5°C – record = 28,8°C (21/04/1968) – série : 1953-2018

Uccle : 26,3°C – record = 27,9°C (25/04/2007) – série : 1886-2018

Zaventem : 26,4°C – record = 27,6°C (25/04/2007) – série : 1984-2018

 

Gosselies : 26,0°C – record = 27,8°C (25/04/2007) – série : 1984-2018

Chièvres : 25,5°C – record =27,6°C (26/04/2007) – série : 1953-2018

Lille (FR) : 26,5°C – record = 27,6°C (29/04/1955) – série : 1953-2018

 

Beitem : 25,8°C – record = 27,4°C (28/04/2007) – série : 1953-2018

Kruishoutem : 26,3°C – record = 27,9°C (25/04/2007) – série : 1985-2018

Dunkerque (FR) : 23,1°C – record = 28,4°C (29/04/1955) – série : 1953-2018

Middelkerke : 23,2°C –record = 25,6°C (22/04/2011) – série : 1984-2018

Zelzate : 26,7°C – record = 27,8°C (28/04/1993 [sur les données disponibles]) – série : 1982-2018

 

Stabroek : 26,5°C – record = 29,2°C (28/04/2007) – série : 1976-2018

Deurne : 27,1°C – record = 28,5°C (25/04/2007) – série : 1953-2018

Sint-Katelijne-Waver : 27,7°C – record = 27,8°C (25+26 /04/2007) – série : 1983-2018

 

Gorsem : 26,8°C – record = 28,8°C (25/04/2007) – série : 1982-2018

Schaffen : 26,7°C – record = 29,2°C (25/04/2007) – série : 1982-2018

Koersel : 28,1°C –record = 29,9°C (25/04/2007) – série : 1983-2018

Kleine Brogel : 28,0°C – record = 30,2°C (21/04/1968) – série : 1953-2018

Maastricht (NL) : 26,7°C – record = 29,7°C (21/04/1968) – série : 1953-2018

 

 

 

Le ciel de ce 22 avril 2018 : d’abord des éclaircies, puis des altocumulus castellanus se développant parfois en cumulonimbus à base élevée. Puis retour des éclaircies et formation de cumulus, se développant à leur tour en cumulonimbus locaux. En dehors de cela, quelques cirrus.

 

Au littoral, en raison de la brise de mer l’après-midi, les cumulus ne se développent pas. Après les maxima de 23-24°C, les températures chutent à 16-18°C avec le vent de mer, qui est bien présent dès le début de l’après-midi. Cette fois-ci, la région des dunes n’est pas plus chaude que le bord immédiat de la mer vu le caractère pénétrant de la brise de mer (en raison d’une plus grande instabilité).

 

 

À suivre…

 

 

 

 

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Et voici encore un mot sur l'évolution des températures des eaux de la Mer du Nord.

 

À une dizaine de kilomètres au large d'Ostende, le réchauffement des eaux, en un mois de temps, est impressionnant.

 

Le 24 mars dernier, juste après les vagues de froid de mars, la température de l'eau oscillait entre 4,5 et 5,0°C. Le 24 avril, elle oscille entre 11,5 et 12,0°C. Plus au large par contre, la hausse est bien moins forte. À la bouée de Westhinder, située à une quarantaine de kilomètres au large de la côte belge,  la température de l'eau était de 6°C le 24 mars pour arriver à un petit 10°C le 24 avril.

 

Enfin la bouée de Heist, située à quelques kilomètres au large des installations portuaires de Zeebruges, suit assez bien l'évolution de la bouée d'Ostende, mais avec un bon demi-degré en moins. En fait le 24 mars, l'eau était à 4°C pour arriver à un petit 11°C le 24 avril.

 

Cela signifie que les eaux du large sont bien moins sensibles aux brèves vagues de froid et de chaleur que les eaux côtières. Ces différences peuvent avoir une énorme influence sur la formation ou non d'orages au littoral quand le cadre des situations orageuses, et aussi sur un possible retour ou non de giboulées dans cette région si de l'air polaire maritime devait encore nous atteindre.

 

Dans le cas de vagues de chaleur ou de froid de longue durée, la température des eaux du large finit par suivre le mouvement. Un exemple resté célèbre : l'été 2006 où une vague de chaleur prolongée avait fortement réchauffé les eaux jusque loin au large. Avec l'arrivée d'un air beaucoup plus frais en août, notre littoral avait connu une période particulièrement instable avec de nombreuses intempéries très inhabituelles pour la côte belge.

 

 

 

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+++ Des orages qui en ont surpris plus d'un, hier 29 avril 2018.

 

Quelques beaux totaux de précipitations aussi, comme par exemple  les 47 mm de Gouvy, les 46 mm de Ransberg, les 41 mm d'Hastière et les 40 mm de Retie.

 

La situation atmosphérique ayant été de nature très complexe, des recherches sont encore nécessaires pour en faire un bilan. Celui-ci paraîtra dans le forum probablement demain, 1er mai en fin de journée.  +++

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Décidément, la météo ne fait pas dans le facile !

 

Chutes de neige en Normandie aujourd'hui (du côté de Rouen) en fin de matinée.

 

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Source : Infoclimat

 

Tout cela sera analysé très prochainement.

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En attendant les choses compliquées, voici d'abord l'analyse des journées assez simples, en l'occurrence la période du 23 au 27 avril, celle qui a immédiatement suivi la chaleur qui nous a intéressés du 18 au 22 avril.

 

 

 

23 avril 2018

 

Nous nous retrouvons à l’arrière du front froid, dans de l’air maritime nettement plus frais. Le temps est cependant loin d’être mauvais, avec le développement de cumulus humilis dans un ciel tantôt bleu, tantôt légèrement voilé de cirrus, après le passage de quelques bancs de stratocumulus en matinée (et plus occasionnellement l’après-midi).

 

Au littoral, ces cumulus ne se développent pas, il y a juste par moment le voile de cirrus, avec là tendance à cirrostratus.

 

Les températures maximales sont souvent de presque 10°C inférieures à celles de la veille et se situent autour de 14-15°C au littoral, entre 16 et 20°C en plaine (plus frais à l’ouest, plus chaud à l’est) et autour de 15-16°C sur les hauteurs.

 

 

24 avril 2018

 

Après le passage d’un front chaud, notre pays repasse déjà du côté chaud des perturbations, mais en raison d’une forte nébulosité et donc d’une absence presque totale du soleil, nous ne bénéficions  pas vraiment de cet air plus chaud. On peut même dire que les températures maximales ne bougent pratiquement pas par rapport à la veille, avec 15°C au littoral, 16°C en plaine et presque autant sur les hauteurs. Seules les régions les plus douces se sont déplacées et concernent maintenant les vallées, dont notamment celle de la Meuse où les températures atteignent 19 à 20°C.

 

Le ciel est souvent très nuageux avec des stratocumulus, tandis que les quelques éclaircies laissent entrevoir des altocumulus et des cirrus, parfois aussi des cirrostratus et des cirrocumulus…

 

… qui peuvent être un véritable tableau !

 

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Webcam MB – Beausaint – 24 avril 2018 à 7h10

 

L’extrême sud du pays connaît d’ailleurs presque du beau temps, avec très peu de stratocumulus, juste un ciel voilé de cirrus et de cirrostratus. Là aussi, la température monte jusqu’à 19°C.

 

 

25 avril 2018

 

Passage d’un front froid et retour du côté froid. Mais dans cet air très maritime, les différences entre le côté chaud et le côté froid ne sont pas grandes.

 

Les températures maximales : autour de 14°C au littoral, 15 à 17°C en plaine, 12 à 14°C sur les hauteurs. Donc juste un peu moins que la veille.

 

Le ciel : mix de cumulus et de stratocumulus avec belles éclaircies, s’élargissant le soir. Sur l’est et le sud, d’abord encore nuages frontaux avec un peu de pluie.

 

 

26 avril 2018

 

Circulation d’ouest graduellement plus anticyclonique mais avec un air un peu plus frais.

 

Les températures maximales tournent autour de 13°C au littoral, de 15°C en plaine et de 10°C sur les hauteurs.

 

Le temps est presque similaire à celui de la veille, avec un mix de stratocumulus et de cumulus et de belles éclaircies s’élargissant le soir. La différence : le temps est un peu plus instable et des averses parviennent à se former ici et là. Les quelques précipitations sont alors responsables de fortes chutes temporaires de la température, repassant sous la barre des 10°C. Ceci est lié à une relative sécheresse de l’air et donc à une forte évaporation au sein des averses.

 

 

27 avril 2018

 

L’influence anticyclonique s’affaiblit rapidement, mais le temps reste d’abord relativement beau et surtout plus doux en raison du passage d’un restant de front chaud.

 

Les températures maximales : 16°C au littoral, 17 à 20°C en plaine et 15 à 16°C sur les hauteurs. Le temps est d’abord voilé avec cirrus et cirrostratus avec bancs d’altocumulus, puis assez beau avec altocumulus et cumulus, tendance à stratocumulus, voire stratocumulus vrais.

 

Dans le sud du pays, présence aussi d’altocumulus castellanus.

 

Avec un vent soufflant désormais en moyenne de sud-est à sud, l’impression de douceur est très perceptible.

 

 

À suivre…

 

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28 avril 2018

 

La « complexification » de la situation atmosphérique du 29 avril commence à se mettre en place en ce 28 avril. Mais pour bien cerner tous les éléments, revenons brièvement sur certains éléments du 27 avril.

 

Le 27 avril au matin, une petite dépression sur l’Océan s’apprête à entrer dans la Manche. Elle se trouvera à l’entrée en milieu de journée et à la sortie (entre Calais et Douvres) durant la nuit du 27 au 28.

 

Le 28 avril au matin, la dépression s’est arrêtée là et s’affaiblit, pendant que la Back-Bent Occlusion continue à s’enrouler autour du noyau. De « l’autre côté » de la perturbation, sur la France et l’Espagne, le front froid commence à présenter une forte tendance à onduler.

 

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Source : KNMI

 

Durant la nuit du 28 au 29, le noyau en question n’a toujours (pratiquement) pas bougé mais s’est dédoublé dans le cadre d’ondulations se formant sur la Back-Bent Occlusion. En même temps, l’autre branche de la perturbation continue à onduler aussi, de telle manière que l’ancien front froid tend de plus en plus à nous revenir en tant que front chaud.

 

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Source : KNMI

 

Avec cela, une partie du décor est déjà planté pour l’analyse du 29 avril, mais intéressons-nous d’abord à la journée du 28 avril.

 

Pour l’observateur au sol, cette journée ne présente pas encore de grandes particularités. En matinée, le ciel est très nuageux à couvert avec des stratocumulus qui, petit à petit, se doublent de cumulus (le tout accompagné de l’une ou l’autre goutte de pluie). Le ciel se déchire en milieu de journée avec quelques éclaircies, mais bien rapidement, le ciel se voile de cirrus/cirrostratus/altostratus translucidus et les cumulus se retransforment en stratocumulus, mais en restant épars, par petits bancs au maximum. Ici et là, les cumulus restent cumulus en étant épars aussi.

 

Au littoral, le temps est un peu différent avec une couverture nuageuse plus épaisse, accompagnée de précipitations en matinée, une absence de cumulus l’après-midi et le voile d’altitude se dissipant en soirée.

 

Les températures, proches des normes saisonnières, se situent autour de 13°C à la côte, entre 15 et 17°C en plaine et entre 13 et 14°C sur les hauteurs.

 

 

29 avril 2018

 

La situation atmosphérique devient extrêmement complexe.

 

La Back-Bent Occlusion se décale lentement vers le nord tandis qu’un front chaud d’altitude (masqué dans les basses couches) traîne sur le centre, puis le nord-ouest du pays et génère des précipitations sous forme de faibles pluies continues. Un second front chaud, issu du front qui ondulait au sud de nos régions, remonte vers le sud du pays avec cette fois-ci une trace au sol.

 

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Source : KNMI

 

Comme on peut le voir sur la carte aussi, un noyau dépressionnaire s’est formé au sommet du système frontal dont fait partie le front chaud. En même temps, des hautes pressions se dessinent sur l’Océan, le nord de la Mer du Nord et les côtes de Norvège, ce qui entraîne pour nos régions un flux de nord-est à nord, dans les basses couches tout au moins.

 

En cours de soirée, le front chaud continue à s’avancer sur le pays mais – ce qui ne se voit pas sur la carte – le front perd sa trace au niveau du sol. En fait, la ligne de convergence située à l’est du front prend le relai et attire les vents de nord-nord-est à nord des basses couches jusqu’à lui. Ce n’est qu’à l’est de cette ligne de convergence que les vents de sud-est parviennent à s’imposer.

 

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Source : KNMI

 

Transposons tout cela sur une carte des vents :

 

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Source de la carte d’origine : Infoclimat

 

Enfin au niveau des températures, nous retrouvons clairement la trace de la ligne de convergence, mais pas celle du front chaud :

 

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Source : Infoclimat

 

En plus de cela, cette ligne délimite aussi les types de temps.

 

Au nord-ouest de la ligne, nous avons un temps couvert (stratus et stratocumulus, parfois doublés de fractus) tout au long de la journée, avec de la pluie en matinée. Il n’y a aucune transition entre le temps gris et monotone de la journée et le temps orageux du soir. C’est même un peu le contraire, avec des brumes se renforçant jusqu’à former du brouillard juste avant l’arrivée des orages. Avec des températures maximales de 11 à 12°C, rien n’aurait pu laisser deviner la venue des orages pour l’observateur au sol.

 

Au sud-est de la ligne de convergence, nous avons un temps plus estival, avec l’évacuation assez rapide des nuages (stratocumulus + fractus) formés en bordure d’une perturbation pluvio-orageuse matinale frôlant le sud du pays. L’après-midi, le temps devient beau avec cumulus humilis et quelques altocumulus et cirrus. Dès la fin de l’après-midi, on note des bourgeonnements importants dans les couches moyennes (altocumulus floccus et castellanus) avec à nouveau une nébulosité beaucoup plus abondante. Ici et là, on observe aussi des bourgeonnements importants à partir de cumulus (congestus). Une véritable ambiance pré-orageuse donc, avec des températures de 19 à 20°C dans les vallées et les creux, et encore de 18°C sur les plus hauts plateaux.

 

Dans la zone limite, on observe un temps brumeux et couvert en matinée, puis une dissipation partielle ou totale des nuages bas pendant quelques heures en après-midi ou début de soirée, avant l’arrivée des orages. La hausse des températures dépend de la durée des éclaircies. À Beauvechain, on n’enregistre qu’une petite pointe jusqu’à 13,6°C en fin d’après-midi, tandis que Gorsem, un peu plus à l’est, monte déjà jusqu’à 17,4°C. Mais dans l’ensemble, ces remontées de températures près de la ligne de convergence (qui bouge parfois un peu vers l’ouest) sont anecdotiques, le vrai temps doux ne se manifestant que bien à l’est de ladite ligne de convergence.

 

Venons-en aux orages à présent.

 

Le mode de formation de ces orages, à l’origine, est assez classique avec une origine à la fois thermique et dynamique.

 

Jetons à nouveau un coup d’œil sur la carte d’analyse de 12h GMT.

 

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Source : KNMI

 

Nous y voyons une « pointe d’air chaud » sur le centre de la France, c’est-à-dire le sommet d’une perturbation frontale à secteur chaud très ouvert. C’est généralement une zone à fort dynamisme, avec la rencontre de vents venant directions différentes, des ascensions forcées et bien souvent la proximité d’un jet-stream. C’est le cas aussi en ce 29 avril, où un jet certes modéré mais bien identifiable souffle de sud-sud-est, à l’est d’un creux d’altitude, très près de la pointe de la perturbation.

 

Ce n’est donc pas un hasard que les orages prennent naissance là, ou plus exactement, un peu à l’est de la pointe en question.

 

Et c’est là qu’intervient aussi une nette origine thermique des orages. Comme nous allons le voir ci-dessous, la zone de convergence qui avait été décrite pour la Belgique existait déjà en France quelques heures plus tôt, et elle est parfaitement identifiable grâce aux gros contrastes thermiques présents de part et d’autre de la ligne.

 

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Source de la carte d’origine : Infoclimat

 

C’est le long de cette ligne, en réalité, que les premiers orages français vont naître, puis se regrouper en un vaste amas de multicellulaires particulièrement pluvieux. Une fois la perturbation orageuse formée, elle s’auto-entretiendra et parviendra à survivre même dans des conditions nettement moins bonnes, comme en Belgique où toute la partie ouest va passer au-dessus de la couche d’air froid et stable en ne perdant que peu de son intensité. D’où ce phénomène très curieux, pour l’observateur au sol, d’un temps brumeux et froid – on ne peut plus anti-orageux – qui est pourtant suivi d’orages conséquents !

 

En matière de pluies abondantes, il y en a pour presque tout le monde. Ci-dessous, quelques données pluviométriques prises entre 20h et 2h et qui reprennent donc essentiellement les pluies liées aux orages proprement dits :

 

Schaffen : 37 mm

Spa : 28 mm

Elsenborn : 25 mm

Zaventem : 22 mm

Beauvechain : 20 mm

Bierset : 20 mm

Deurne : 20 mm

Kleine Brogel : 16 mm

Gosselies : 15 mm

Florennes : 14 mm

 

Cependant, localement, les orages prennent un tour bien plus violent. De nombreux dégâts sont signalés, entre autres, à Philippeville, Hastière, Dinant et Orp-Jauche. Plus particulièrement les régions de Dinant et d’Hastière sont affectées. Une tornade s’est formée à l’ouest de Beauraing pour se diriger grosso modo vers le nord jusqu’à Waulsort (près d’Hastière), puis Leffe (Dinant) et Crupet.

 

Que s’est-il passé ?

 

Reprenons une carte d’analyse des vents, mais une heure plus tôt, à 19 heures :

 

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Source de la carte d’origine : Infoclimat

 

Cette carte indique en plus l’outflow des orages et nous pouvons constater que ce pseudo-front orageux est quasi perpendiculaire à la ligne de convergence et forme une sorte de « triple point » à l’américaine, mais en miniature. Ceci va particulièrement activer la cellule passant par là, occasionnant des phénomènes particulièrement violents dans la région.

 

Mais la tornade, elle, n’est-elle pas passée un peu à l’ouest de la ligne dessinée sur la carte ?

 

Effectivement.

 

La cellule va se transformer en écho en arc, puis prendre la forme d’une virgule (« comma echo »).

 

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Documentation fournie par Hubert Maldague

 

Et voici la même image réorientée dans le sens de marche de notre orage, du sud vers le nord :

 

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Nous voyons bien que la cellule qui se met à tourner sur elle-même se situe à l’extrême gauche du système, donc du côté ouest. Et c’est bien là que se produit la tornade, ce qui la rend d’ailleurs particulièrement traîtresse étant donné qu’elle se produit déjà dans la zone à temps couvert et relativement frais. La webcam de Givet, qui est la plus proche, nous laisse voir un temps couvert et pluvieux en matinée, avec un ciel qui reste chargé l’après-midi et juste quelques maigres éclaircies en fin d’après-midi. La station météorologique d’Hastière donne un maximum de 17,2°C, maximum sans doute atteint en fin d’après-midi aussi, lors d’une éclaircie passagère.

 

Les stations de Namur (Floriffoux) et de Florennes n’atteignent pas les 15°C.

 

Et voici, pour finir, quelques totaux de précipitations pris sur 24 heures (donc les pluies orageuses additionnées aux autres pluies de la journée et de la nuit) :

 

Hauthem : 53 mm

Ransberg (Kortenaken) : 49 mm

Gouvy : 47 mm

Ransberg : 46 mm

Hastière : 41 mm

Retie : 40 mm

Botrange : 38 mm

Gembloux : 37 mm

Bovigny : 37 mm

 

Il resterait encore à évoquer les énormes contrastes de températures dans nos pays environnants, mais cela fera plutôt l’objet de l’analyse du 30 avril, où un autre phénomène rare sera étudié à la loupe.

 

 

À suivre…

 

 

 

 

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30 avril 2018

 

Avant de nous attaquer à la journée du 30 avril, revenons un court instant aux gros contrastes thermiques qui ont régné sur la France le 29 avril, qui n’ont pas été étrangers à la tornade qui s’est produite du côté d’Hastière et de Dinant, ni à celle qui s’est produite en France dans la Marne.

 

En Alsace, la température est montée jusqu’à 24,5°C (et même jusqu’à 26,6°C à Stuttgart en Allemagne), tandis que dans le Calvados, le maximum n’a pas dépassé 8,5°C à Roullours. La chaleur, d’une part, s’étend vers l’ouest jusqu’à Saint-Dizier où le maximum atteint encore 23,7°C, tandis que le froid s’étend vers l’est jusqu’en région parisienne avec seulement 12,5°C au Bourget et 12,4°C à Melun au sud-est de Paris. La distance entre Melun et Saint-Dizier n’est que de 170 km environ.

 

Ce froid va encore s’amplifier le 30 avril jusqu’à atteindre des proportions extrêmes pour la saison. À Chartres, la température maximale ne dépasse pas 6,1°C ! Plus près de nous, à Saint-Quentin, le maximum atteint le matin s’élève encore 11,1°C mais entre 13 et 18 heures, la température oscille constamment entre 3 et 5°C (et ce, à une altitude inférieure à 100 m).

 

En Normandie, la bulle d’air froid arrive un peu plus tôt, en fin de matinée, et est telle que les précipitations se transforment en neige, avec de la neige qui tient au sol !!! À Rouen (151 m), la neige tombe en abondance entre 11 et 13 heures par des températures qui, temporairement, flirtent avec le 0°C et des rafales de vent de 60 à 70 km/h. Le résultat : impressionnant !

 

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Source : Courrier de l’Eure

 

La cause : une situation synoptique favorisant, temporairement certes, un couloir particulièrement bien situé pour acheminer de l’air polaire assez direct vers l’ouest de la France, air qui nous revient ensuite par le sud-ouest pour  aborder la Belgique en après-midi. En outre, une branche de l’occlusion donnant beaucoup de précipitations sur la Normandie y provoque un refroidissement supplémentaire (évaporation partielle des précipitations), suffisant pour transformer, là, la pluie en neige comme mentionné ci-dessus.

 

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Source : KNMI

 

En Belgique, l’air froid arrive plus tard encore qu’à Saint-Quentin. À Charleroi-Gosselies, le thermomètre plonge sous la barre des 5°C, par vent fort, peu après 17 heures pour se situer à 3,9°C à 19 heures. À Uccle, il ne fait que 4,4°C à 18 heures tandis qu’à Bierset, l’air (vraiment) froid ne fait son apparition qu’après 20 heures. En Haute Belgique, tant sur le Plateau Ardennais que sur les Hautes-Fagnes, on observe des chutes de neige en fin de soirée ou en milieu de nuit. Mais contrairement à la Normandie, aucun enneigement du sol ne nous est signalé en Belgique, les températures n’étant juste pas assez froides pour cela (minima de 1,3°C à Elsenborn, 1,2°C à Saint-Hubert et 0,6°C à Mont-Rigi).

 

Des bulles froides comme en Normandie, est-ce exceptionnel ?

 

Exceptionnel : oui. Inédit : non. De telles surprises arrivent de temps en temps et ce, en toute saison.

 

Le 12 janvier 2017, dans une masse d’air polaire maritime très modérément froid, une bulle d’air nettement plus froid (refroidissement à la fois adiabatique et par évaporation des précipitations) provoque une belle surprise neigeuse le long de notre littoral, avec une température passant subitement de 4 à 0°C avant de remonter aussi vite, laissant derrière elle une couche de neige certes temporaire mais significative sur le sol côtier.

 

Dans un passé plus lointain, c’est en plein été que nous avons droit à une telle bulle d’air froid. Le 11 juillet 1888, dans un contexte déjà froid pour la saison, une bulle d’air froid accompagnant de fortes précipitations fait soudain chuter la température à Uccle de 11 à 5°C en milieu d’après-midi. L’air est soudain tellement froid que même à faible altitude, des flocons de neige se mêlent à la pluie, comme par exemple dans la région de Chimay. Dans les Hautes-Fagnes, la température chute temporairement jusqu’à 1°C à la Baraque Michel. Mais c’est sur le Plateau des Tailles, à la Baraque de Fraiture que la neige finit par accrocher le sol grâce à une certaine persistance du froid, avec une couche qui atteindra 2 cm… le lendemain !

 

Jusqu’à nos jours, c’est le seul cas attesté de neige au sol en été (juin – juillet – août) sur le territoire belge. À noter cependant que le signal de Botrange, avant 1919, ne faisait pas partie de la Belgique, et nous n’avons pas d’informations sur un éventuel enneigement de cette région en 1888.

 

Revenons au 30 avril 2018. Le noyau dépressionnaire sur la France, responsable des chutes de neige en Normandie, se trouve pile-poil sur notre pays le soir avant de remonter vers les Pays-Bas et la Mer du Nord.

 

Le temps est tout sauf agréable sur nos régions, avec de la pluie le matin, voire en matinée, puis une accalmie de quelques heures, puis déjà le retour de la pluie vers midi ou l’après-midi. Pendant l’accalmie, le ciel reste très nuageux ou couvert avec des stratocumulus auxquels se mêlent parfois des cumulus.

 

Le vent rend le temps plus désagréable encore. Les rafales atteigent 60 km/h en de nombreux endroits, et parfois plus encore. Humain monte même jusqu’à 83 km/h !

 

Les températures maximales atteignent encore localement 14-15°C dans le nord-est du pays, sinon se situent souvent entre 12 et 14°C en plaine et 7 à 9°C sur les hauteurs. Mais comme mentionné plus haut, une baisse sensible intervient en après-midi. Vers 16 heures, les températures n’atteignent plus que 5 à 8°C dans toute la moitié sud du pays (y compris à basse altitude). Deux heures plus tard, c’est tout le pays qui est concerné par le froid, le vent et la pluie. Sur le nord et l’est, le froid s’amplifiera encore en soirée tandis que sur le sud, les températures tendent déjà à remonter.

 

Principalement au littoral, où il a plu presque sans interruption, les pluviomètres sont à nouveau bien remplis avec 21 mm à Blankenberge et 20 mm à Middelkerke.

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Merci Cumulonimbus   :thumbsup:

 

Sans trop me mouiller, j'imagine qu'il ne sera plus du tout question de neige pour la premiére décade de mai... :lol:

 

Bonne journée à tous !

 

;)

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+++ La météo se montre à nouveau très intéressante ces derniers jours. +++

 

+++ Les résumés quotidiens, pour le mois de mai, seront faits dans le courant de la semaine prochaine. +++

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Une première décade de mai particulièrement ensoleillée

 

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Webcam MB – Beausaint – 5 mai 2018 à 8h

 

 

1er mai 2018

 

Ce jour marque le début d’une première décade de mai particulièrement ensoleillée, même si ce premier jour, avec 5h02 de soleil à Uccle, n’est certainement pas le plus ensoleillé de la série.

 

En effet, une occlusion associée à une dépression qui s’éloigne en passant par le Danemark, est encore temporairement responsable de stratocumulus sur le pays, stratocumulus qui se transforment rapidement en cumulus tandis que le voile de cirrus fait également place à un ciel bleu. Quelques bancs de stratocumulus/altocumulus sont à nouveau observés en soirée.

 

L’air est encore fort frais. Après le froid de la veille durant l’après-midi et la soirée, les températures restent basses la nuit aussi, malgré le temps couvert et partiellement pluvieux. Le matin, les températures se situent entre 5 et 8°C en plaine et entre 1 et 2°C sur les hauteurs (où de la neige fondante a encore été observée la nuit).

 

En journée, sous l’air polaire maritime, les températures ne décollent pas vraiment. Les maxima se situent entre 13 et 15°C en plaine (12°C au littoral) et entre 8 et 10°C sur les hauteurs.

 

 

2 mai 2018

 

Un noyau anticyclonique vient se développer à l’est de nos régions et nous vaut une première belle journée.

 

Le ciel est d’abord serein, puis des cumulus humilis se développent en milieu de journée avant de se résorber à nouveau en début d’après-midi. Des cirrus apparaissent l’après-midi, suivis d’un voile de cirrostratus / altostratus / altocumulus en après-midi et/ou en soirée. Ici et là, les cumulus persistent tout l’après-midi, mais sous une forme très aplatie. Au littoral, le temps est nettement plus nuageux l’après-midi, avec cumulus / stratocumulus en dessous du voile d’altitude.

 

Sous un ciel clair, la nuit a été particulièrement froide par endroit. À Elsenborn, la température est descendue jusqu’à –3,2°C, suivi de Bièvre (–1,9°C), Buzenol (–1,7°C) et Aubange (–1,4°C). Sur les Hauts Plateaux, les minima se sont situé entre 0 et 2°C, et autour de 5°C sur les plateaux de Moyenne Belgique.

 

En journée, le vent reste bien présent et l’air ne se continentalise que peu. Les maxima : 14-15°C au littoral, 16-17°C en plaine, 18°C en Campine et 13-14°C sur les hauteurs. La nuit suivante, une faible perturbation traverse le pays à l’avant d’une nouvelle cellule anticyclonique.

 

 

3 mai 2018

 

Le nouvel anticyclone se développe rapidement sur nos régions, mais l’air est à nouveau bien maritime.

 

Les nuages résiduels de la perturbation (surtout des altocumulus, parfois encore quelques stratus fractus) se dissipent rapidement. En journée, des cumulus se développent dans un ciel bien bleu, avec un petit peu de stratocumulus d’étalement. Sur le sud et l’est du pays, quelques bancs d’altocumulus persistent ou réapparaissent en journée. Au littoral par contre, c’est déjà le grand beau temps, avec juste quelques cirrus en fin de journée. Mais il y fait très frais avec des maxima de seulement 12-13°C. Ailleurs, on note 15 à 18°C en plaine et 12-13°C, également, sur les hauteurs.

 

 

4 mai 2018

 

L’anticyclone développe un noyau sur le Danemark, ce qui permet à une circulation de nord-est de s’instaurer sur nos régions.

 

Mais d’abord, la nuit est à nouveau assez froide avec des températures de 2 à 5°C en plaine et de 0 à 4°C, selon l’exposition, en Haute Belgique.

 

En journée, à l’exception de quelques altocumulus matinaux au littoral, le ciel est tout à fait serein partout et, avec un air se desséchant rapidement, les températures remontent pour atteindre des valeurs de 18 à 20°C en plaine et de 16 à 17°C sur les hauteurs. Seul le littoral demeure dans la fraîcheur. En effet, le flux général est favorable au développement d’une bonne brise de mer et les maxima ne dépassent pas 13°C en bordure immédiate de la mer, tandis que la région des dunes, avec quelques 15°C, ne fait guère mieux.

 

 

5 mai 2018

 

L’anticyclone reste ancré près du Danemark et la masse d’air continue à se continentaliser et à se dessécher.

 

À nouveau, le ciel est serein en toutes régions et les températures maximales sont en hausse : 22-23°C en plaine et 19-21°C sur les hauteurs.

 

Le littoral, à nouveau, reste bien plus frais. La résultante du vent général de nord-est et de la brise de mer donne un vent de nord-nord-est assez pénétrant en après-midi et début de soirée, et la température maximale, en bordure immédiate de la mer, ne dépasse pas 14°C. Dans les dunes, la température parvient à monter jusqu’à 17°C en début d’après-midi, mais après, la température baisse à nouveau sous l’effet du même vent pénétrant de nord-nord-est.

 

 

6 mai 2018

 

Le noyau de l’anticyclone ne se décale que peu vers l’est, mais la forme générale de l’anticyclone change, avec un vent qui bascule de plus en plus vers l’est sur nos régions.

 

Une nouvelle fois, le ciel est parfaitement serein partout et l’air, particulièrement sec. Les taux d’humidité sont parfois inférieurs à 30%, voire s’approchent de 20% en Campine.

 

Les températures maximales sont élevées, 26-27°C en plaine et 23-24°C sur les hauteurs. Les plus fortes valeurs se retrouvent dans le nord du pays, avec 27,6°C à Stabroek et 27,5°C à Deurne.

 

On notera quelques gros écarts aussi entre la nuit et le jour.

 

Kleine Brogel : 5,9°C/27,0°C

Elsenborn : 3,7°C/24,0°C

 

Au littoral, la brise de mer est un peu moins forte en raison d’une combinaison moins favorable avec le vent général. Du coup, il fait un peu moins frais en bordure de mer (18°C vers midi, 16°C l’après-midi) et beaucoup moins frais dans la région des dunes (21°C vers midi, 19-20°C l’après-midi).

 

 

7 mai 2018

 

L’anticyclone, désormais centré au sud de la Mer Baltique, continue à nous envoyer de l’air continental chaud et sec.

 

Une autre journée encore où le ciel est parfaitement serein sur tout le pays et où les températures sont élevées avec des valeurs proches de celles de la veille, de l’ordre de 26 à 27°C en plaine et de 22 à 23°C sur les hauteurs.

 

Le centre de gravité de la chaleur s’est par contre quelque peu déplacé. C’est à l’ouest des plaines, cette fois-ci, qu’on retrouve les plus hautes valeurs, avec 27,4°C à Kruishoutem et 27,0°C à Beitem. La vallée de la Meuse a chaud aussi, avec 27,2°C à Angleur et 27,0°C à Hastière.

 

Au littoral, les maxima de 22 à 23°C se produisent en début d’après-midi, puis la température rebaisse, un peu dans la région des dunes mais fortement en bordure immédiate de la mer, où la température n’atteint plus que 16-17°C en milieu d’après-midi par vent de nord-nord-est.

 

 

8 mai 2018

 

L’anticyclone remonte vers le nord tandis qu’une petite dépression se manifeste sur la France. Cette dernière fait basculer le vent vers le sud-est, avec l’arrivée d’un air encore un peu plus chaud sur nos régions. Désormais, les maxima atteignent 27 à 29°C en plaine et 23 à 24°C sur les hauteurs.

 

Les plus fortes valeurs :

 

Koersel : 29,4°C

Angleur : 29,1°C

Kruishoutem : 28,5°C

Hastière : 28,3°C

 

Il s’agit là de températures fort élevées pour le début du mois de mai.

 

Le ciel est presque aussi serein que les jours précédents, avec juste quelques cumulus qui parviennent à se former ici et là en après-midi et début de soirée à l’avant d’une ligne de convergence qui, en cours de soirée, fera tourner les vents au nord-ouest sur une bonne partie du pays.

 

On remarquera aussi le côté exceptionnellement ensoleillé des 5 dernières journées. À Uccle, on a enregistré :

 

13h29 d’insolation le 4 mai

13h39 d’insolation le 5 mai

13h40 d’insolation le 6 mai

13h40 d’insolation le 7 mai

13h42 d’insolation le 8 mai

 

 

9 mai 2018

 

La ligne de convergence s’avance vers l’est du pays, puis se trouve bloquée par l’amplitude du flux continental commandé par l’anticyclone. Le front froid qui suit se retrouve arrêté, lui, sur l’extrême ouest de notre pays.

 

Sur l’est et le sud du pays, il continue à faire chaud avec 27,9°C à Kleine Brogel, 27,1°C à Koersel et 27,0°C à Aubange. Ailleurs, il fait plus tempéré, voire frais sur l’ouest du pays.

 

Sur l’ouest et le centre, en dépit des vents de nord-ouest, des températures moins élevées et d’un taux d’humidité supérieur, c’est à nouveau une belle journée qui s’annonce, avec 12h48 de soleil à Uccle, à peine moins que la veille. Le matin, on observe quelques altocumulus castellanus, puis le ciel redevient bleu, avec quelques cirrus et quelques altocumulus, surtout en fin de journée. L’extrême ouest du pays connaît quelques cumulus / stratocumulus / altocumulus en raison de la proximité du front froid.

 

Les températures maximales : 16°C au littoral, 20 à 25°C en plaine (d’ouest en est), 23-24°C au centre du pays.

 

Dans le partie chaude du pays, le temps est plus instable, avec formation de cumulus dès la fin de la matinée, avec parfois développement jusqu’au cumulonimbus en soirée. Des cellules orageuses se développent notamment sur le sud du pays à partir du début de la soirée, tandis que plus tard dans la nuit, c’est l’est du pays qui est touché par des orages.

 

Les températures maximales dans cette région : 27-28°C en Campine, 25-27°C en Gaume et dans la vallée de la Meuse, 23-24°C sur les hauteurs.

 

Quelques totaux de précipitations :

 

Neufchâteau : 22 mm

Anthisnes : 15 mm

Rossignol : 14 mm

Bierset : 12 mm

Hasselt : 10 mm

 

Quelques précipitations ont été notées aussi dans l’est du Brabant Flamand.

 

 

10 mai 2018

 

Le front froid finit par passer en deuxième moitié de nuit et apporte un changement radical du temps. Sur le sud et l’est du pays, les maxima sont inférieurs de quelques 10°C à ceux de la veille. Ailleurs, le refroidissement s’était fait en deux temps : d’abord la ligne de convergence de la veille, puis le front froid.

 

Le temps est très nuageux, avec de vastes bancs d’altocumulus en dessous desquels se forment des cumulus qui, partiellement, s’étalent en stratocumulus. Quelques-uns par contre, grâce à de l’instabilité résiduelle post-frontale, parviennent à se développer en cumulonimbus. Il y a des éclaircies aussi, mais pas très larges.

 

Les températures maximales : 14-15°C au littoral, 15-18°C en plaine (le plus en Campine) et 12-14°C sur les hauteurs.

 

Malgré les seulement 1h30 de soleil à Uccle en ce 10 mai, cette décade reste très anormalement ensoleillée avec 107h39 de soleil, la 3e valeur la plus élevée depuis 1951. Le record remonte à 2008 avec 122h12 de soleil.

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