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14 au 21 juin 2021 : chaleur puis nouvelles offensives orageuses

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NOUVELLE PÉRIODE CHAUDE QUI SE TERMINE DE FAÇON TRÈS ORAGEUSE

 

Après un début de mois fort orageux, le temps se remet sur nos régions grâce à de fortes hausses de pression dès le 6 juin. Par après, pendant une dizaine de jours, nous resterons sous influence anticyclonique même s’il ne s’agit pas d’une véritable situation de beau temps prolongé. En effet, certaines perturbations s’aventurent encore jusqu’à nos régions ou jusqu’aux environs de celles-ci, même si c’est sous une forme affaiblie. Il n’en est pas moins qu’un bon nombre de jours connaissent une insolation généreuse, supérieure à 12 heures à Uccle, avec des températures très agréables tournant souvent autour de 22-25°C au centre du pays.

 

Le 14 juin marque par contre le début d’une période véritablement estivale.  

 

14 juin 2021

 

Notre temps est à présent déterminé par un anticyclone qui s’étend des Açores à l’Europe centrale avec, là, un noyau secondaire sur la Tchéquie. Il en résulte chez nous des courants plus chauds, avec une coposante continentale plus prononcée.

 

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Source : KNMI

 

Partout dans le pays, le ciel est quasiment serein, si ce n’est que l’un ou l’autre cirrus ici et là. Les températures font donc une belle ascension, avec des valeurs maximales de 24°C au littoral, de 28 à 29°C, localement 30°C en plaine et de 26°C sur les hauteurs. Kleine Brogel, avec 29,9°C, n’atteint tout jouste pas le critère de jour de chaleur.

 

Le vent est hésitant, venant de sud-est puis tournant au sud-ouest, ensuite variable avec prédominance ouest, et en soirée, vent de nord-ouest à nord. Mais c’est bien de l’air continental qui stagne globalement sur nos régions. Il n’y a qu’au littoral qu’une influence maritime se fait sentir, avec une brise de mer dès la fin de la matinée, d’abord de nord-ouest, puis de nord-est le soir.

 

 

15 juin 2021

 

Même sous régime anticyclonique, on n’est pas à l’abri de petites surprises. En effet, un petit anticyclone thermique s’est formé sur les eaux froides de la Mer du Nord, au nord d’un faible front froid qui frôle le nord de notre pays. L’air froid des basses couches a en outre généré un pseudo-front un petit peu plus au sud (non repris sur la carte d’analyse), qui a fortement modéré les températures dans une bonne partie du pays. Le massif ardennais a cependant arrêté net la progression de cet air plus frais, si bien que la Gaume continue d’avoir bien chaud.

 

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Source : KNMI

 

En chiffres, nous avons des maxima qui ne dépassent pas 18°C en bordure de mer et 21°C dans les dunes. En plaine, on perd quelques degrés aussi avec 25 à 26°C. Sur les hauteurs par contre, il fait à peine plus frais avec 22 à 24°C pendant que la Gaume, localement, monte à 30°C.

 

Le temps reste beau, avec un ciel parfois quelque peu voilé de cirrus et la présence de l’un ou l’autre petit banc d’altocumulus ou de cirrocumulus. Des cumulus se forment l’après-midi, buttent contre l’inversion au sommet de la masse d’air un peu plus frais et s’aplatissent. En raison de cette même inversion, le ciel est quelque peu délavé, brumeux.

 

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Webcam MB – Braine-l’Alleud – 15 juin 2021 à 15h30

 

Au littoral, le ciel est même nuageux avec là pas mal d’altocumulus et de stratocumulus. En Gaume en revanche, le ciel est plus limpide, malgré la présence de cirrus, là aussi. Les cumulus n’y dépassent cependant pas non plus le stade d’humilis.

 

Les vents, quant à eux, sont orientés au nord-est.

 

 

16 juin 2021

 

La petite fraîcheur n’aura pas fait long feu. Un vaste anticyclone s’étendant de la Baltique à la Méditerranée, et même jusqu’à la Lybie, fait revenir l’air chaud sur son flanc ouest. Les températures remontent donc, jusqu’à des valeurs de 29 à 31°C en plaine et de 27 à 28°C sur les hauteurs. Il n’y a qu’au littoral où le réchauffement est encore quelque peu ralenti en raison de la brise de mer. Les maxima, là, atteignent 26 à 28°C.

 

Le temps est à nouveau très beau, avec quelques petits cirrus et altocumulus. L’après-midi, des cumulus se forment, mais la forte subsidence anticyclonique, qui réchauffe notamment les couches moyennes de l’atmosphère, font en sorte que leur développement est à nouveau arrêté net et que ces cumulus s’applatissent littéralement, jusqu’à devenir presque des stratocumulus.

 

Les vents de surface sont faibles et n’ont pas de direction définie, sauf au littoral où une brise de mer souffle de nord à nord-nord-est l’après-midi.

 

 

17 juin 2021

 

La vaste zone anticyclonique s’étend toujours de l’Europe du nord-est (Baltique, États Baltes, Russie) à la Lybie et achemine de l’air chaud. Mais des dépressions près des bordures ouest et nord de la France sont responsables de discontinuités, dont des lignes de convergence favorables à de l’activité orageuse. En outre, le côté maritime est plus prononcé à l’ouest qu’à l’est de la Belgique, si bien que l’air tropical est plutôt maritime dans la première région, et plutôt direct dans la seconde. Ceci a immanquablement des répercussions sur les températures, avec des valeurs moins élevées à l’ouest qu’à l’est. Cependant, l’humidité rend la chaleur tout aussi insupportable à l’ouest, malgré les quelques degrés en moins.

 

Des orages originaires de France touchent la Côte Belge dès le matin, avec quelques coups de vent sur toute la partie occidentale de notre pays. Ensuite, le temps reste longtemps nuageux avec un mix de cumulus et de stratocumulus. Les éclaircies réappaissent en après-midi, mais bientôt le ciel se voile avec des altocumulus et des altostratus.

 

Le centre du pays connaît également une chaleur d’étuve avec un temps pas tout à fait beau, des restants de nuages orageux le matin, suivis de pas mal de cirrus, cirrocumulus et altocumulus, avec en dessous des cumulus évoluant jusqu’au stade humilis à mediocris. Le sud-est du pays profite par contre du vrai beau temps, avec juste quelques cirrus, quelques bancs d’altocumulus et de discrets cumulus. La présence de quelques castellanus trahit cependant l’instabilité des couches moyennes de l’atmosphère.  

 

Les températures maximales, après les orages côtiers, n’atteignent que 24°C dans cette région, sinon les valeurs se situent entre 27 et 29°C en plaine, ainsi qu’au centre du pays. À l’est, on observe jusqu’à 32, voire 33°C en Campine et jusqu’à 31°C en Gaume. Quant aux hauteurs ardennaises et fagnardes, elles connaissent les mêmes valeurs que le centre du pays, en l’occurrence 27 à 29°C, mais à un bon 500 mètres plus haut.

 

Les vents hésitent entre le sud-est et le sud-ouest avant de devenir variables. En soirée, un pseudo-front va se créer entre l’air tropical maritime et l’air tropical direct avec une ligne de convergence qui se crée sur la France, juste au sud de notre pays, quelque part entre Soissons et Reims. Cette ligne va permettre la mise en place d’un véritable rail à orages qui traversera notre pays de sud-sud-ouest à nord-nord-est, grosso modo de Chimay à Geel en passant notamment sur l’est du Hainaut, du Brabant Wallon, du Brabant Flamand et de la Province d’Anvers.

 

Ces orages, dont certains prennent des structures supercellulaires, donnent parfois lieu à de très fortes précipitations. Le village de Senzeilles (non loin de Philippeville) est l’un des premiers à être touchés, avec 50,2 mm d’eau dans le cadre de trois orages. Les pluies commencent dès minuit (nuit du 17 au 18), mais on retiendra surtout les 30,6 mm tombés entre 2h30 et 3h30. À l’autre extrémité du pays, là où les orages s’apprêtent à gagner les Pays-Bas, on a relevé une quantité d’eau similaire à Senzeilles, en l’occurrence 50,0 mm à Geel.

 

Entre les deux, bon nombre de stations située sur ce « rail à orages » récoltent entre 20 et 30 millimètres dans leur pluviomètre.

 

La carte ci-dessous, reprenant les impacts de foudre, illustre à merveille la trajectoire des orages.

 

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Source : Blitzortung via Meteo 60

 

Les conséquences ne se font pas attendre, avec coulées de boue et inondations. À Orbais (Perwez), tout un terrain de hockey, récemment aménagé, se retrouve sous eau. À Piètrebais, les rues du village se font envahir par la boue. Et en raison de la boue toujours, certaines routes sont coupées, notamment entre Incourt et Grez-Doiceau.

 

 

18 juin 2021

 

Après une nuit agitée sur une ligne passant au-dessus du centre-est du pays, l’activité orageuse reprend dès le matin, cette fois-ci sur l’ouest du pays. L’anticyclone continental continue d’acheminer de l’air chaud pendant qu’une dépression thermique se creuse sur la France. Nous restons du côté chaud du front jusqu’au soir, sous l’influence d’une ligne de convergence pré-frontale affectant principalement l’ouest.

 

Une première zone orageuse se forme le matin du côté d’Abbeville, en France, et remonte vers Dunkerque. Ces orages débordent sur Furnes et La Panne en milieu de matinée. En début d’après-midi, un jeu complexe entre la ligne de convergence et le front de brise de mer va aider à la formation d’une supercellule sur Zeebruges avec d’intenses intempéries.

 

C’est donc dans la région côtière qui connaît le temps le plus instable. Alors que des cumulonimbus étaient déjà présents sur l’ouest, le restant de la Côte belge connaît une nébulosité variable en matinée, avec cirrus et altocumulus, et cumulus se développant rapidement pour atteindre le stade de cumulonimbus orageux à la mi-journée.

 

Une cellule particulièrement vigoureuse naît alors au nord de Bruges, en tout début d’après-midi, et atteint Zeebruges peu après 14 heures en prenant des caractéristiques supercellulaires. À ce moment, tout l’ouest et le centre de la Côte belge sont déjà soumis à la brise de mer, avec des vents de nord-nord-ouest tant à Coxyde qu’à Middelkerke. L’est de la Côte belge, un moment encore, connaît l’air chaud de l’intérieur des terres avec des vents de sud-sud-est à Zeebruges et à Cadzand, vents qui se font encore sentir au large jusqu’au point de mesure de Vlakte van Raan, à une quinzaine de kilomètres de la côte.

 

Nous avons donc un front de brise de mer qui est oblique par rapport au littoral, mais qui va se retrouver quasiment perpendiculaire à une ligne de convergence préfrontale nous venant du sud, et qui va interférer avec celle-ci, ce qui permettra le développement explosif de la cellule précitée. À Zeebruges, où le thermomètre affichait encore 25°C à 14 heures, on notera quelques minutes plus tard une très puissante rafale descendante et des pluies torrentielles. L’anémomètre du port de Zeebruges monte à 119 km/h et le pluviomètre recueille 16 mm en 1 heure !

 

Le phénomène est très localisé. Une station privée près de la plage, juste à l’ouest du port, note encore 99 km/h alors que la station du « Meetnet Vlaamse Banken », située sur le môle du port (à quelques 2 kilomètres de la plage), peine à dépasser les 70 km/h. Le point de mesure Vlakte van Raan, pourtant situé beaucoup plus loin mais plus ou moins sur le parcours de la supercellule, enregistre quant à lui 83 km/h.

 

Cet orage survit en mer et retouche terre aux Pays-Bas avec encore de copieuses précipitations, de fortes rafales de vent et un imposant arcus.

 

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Crédit photo : François Riguelle (Belgorage)     

 

En après-midi, l’activité orageuse se poursuit sur notre littoral, au sein d’un mix entre stratocumulus et nuages convectifs.

 

À l’intérieur des terres, la journée commence parfois sous la pluie avec stratocumulus et stratus / cumulus fractus, puis le temps devient plutôt beau et surtout très chaud, avec effilochement rapide des altostratus / cirrostratus encore présents et un développement généralement modeste des cumulus. Quelques-uns seulement atteignent le stade de congestus. Parfois, des cumulonimbus sont visibles de loin, principalement à partir de l’ouest du Hainaut. La présence d’altocumulus castellanus un peu partout sur le pays dénote cependant la persistance d’une certaine instabilité.

 

Les températures maximales atteignent 24 à 26°C au littoral, 28 à 29°C sur les plaines occidentales, 30 à 31°C sur les plaines centrales, 33°C sur les plaines orientales et 26 à 28°C sur les hauteurs. Les vents, à l’intérieur des terres, soufflent d’est à sud en matinée (plutôt d’est au nord du pays, plutôt du sud au sud du pays), puis de sud l’après-midi avant de tourner au sud-ouest le soir. À noter que l’humidité de l’air reste très forte sur l’ouest et le centre du pays, avec des points de rosée dépassant parfois 20°C. Sur l’est par contre, il fait généralement plus sec.

 

Vague de chaleur

 

Si les critères d’une véritable vague de chaleur ne sont pas remplis à Uccle, ils le sont par contre au nord-est et à l’est du pays, ce qui nous permet de parler d’une vague de chaleur à l’échelle locale. Notamment Diepenbeek, Kleine Brogel et Bierset ont connu 5 jours consécutifs avec des températures de 25°C et plus, dont 3 ont atteint ou dépassé les 30°C. En Campine, les plus hautes valeurs enregistrées sont 33,0°C à Diepenbeek et 32,9°C à Kleine Brogel. Dans le restant du pays, comme pour Uccle, le niveau de « vague de chaleur » n’est pas atteint.

 

 

19 juin 2021

 

Un front froid a discrètement traversé une bonne partie de notre pays durant la nuit du 18 au 19, avec une baisse substantielle des températures sur l’ouest et le centre du pays. Sur l’est et le sud par contre, il continue de faire chaud. Le front, en effet, reste onduler sur le sud-est du pays. Une autre branche de la perturbation finit par devenir quasi-perpendiculaire au front précité et le tout abordera notre pays dans le courant de la soirée, ce qui ne sera pas sans conséquences.

 

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Source : KNMI

 

En attendant, le pays est coupé en deux. À l’ouest d’une ligne Couvin – Namur – Hasselt – Kleine Brogel, les températures maximales ne dépassent guère les 20°C, voire ne les atteignent même pas (19°C du côté de Gand, 16°C au littoral).

 

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Source : Infoclimat

 

Les vents soufflent d’ouest à nord et il fait gris et couvert avec des stratocumulus. Et quand ces stratocumulus se déchirent, c’est souvent pour dévoiler d’autres stratocumulus, à base plus élevée. Ou alors des altocumulus avec de maigres éclaircies.

 

En soirée, les stratocumulus finissent par se disperser, mais une nappe d’altostratus translucidus, voire opacus, voile déjà entièrement le ciel. En dessous, quelques altocumulus castellanus révèlent que l’air n’a jamais cessé d’être instable dans les couches moyennes de l’atmosphère.

 

Dans le sud-est du pays, c’est un tout autre type de temps. Les températures frisent parfois les 30°C en Gaume et le ciel est lumineux, avec quelques cirrus spissatus et quelques altocumulus. L’après-midi, des cumulus se forment et restent longtemps discrets. Ce n’est qu’en soirée que quelques-uns atteignent le stade de congestus tandis que des castellanus confirment l’instabilité. À ce moment-là, un voile nuageux apparaît en Gaume aussi, mais bien plus mince, composé de cirrostratus souvent lacunaires. Le vent souffle principalement de sud à est, sous forme d’une bonne petite brise avec de petites rafales.

 

La Campine, une partie de l’Ardenne et l’Entre-Sambre-et-Meuse se trouvent un peu à la limite des deux. On y observe d’importants bancs de stratocumulus, mais aussi des éclaircies. Les castellanus et, plus tard, le voile nuageux y sont présents aussi. Les températures atteignent quelques 25 à 26°C tant sur les plateaux de l’Ardenne que sur ceux de l’Entre-Sambre-et-Meuse (mais jusqu’à 28°C dans les vallées) et 26 à 27°C en Campine.

 

En soirée, nous assistons à une tripartition des masses d’air sur notre pays. Sur le centre et l’ouest persiste un air maritime frais de la Mer du Nord, sur l’est et le sud, c’est de l’air tropical direct tandis que nous arrive de l’air atlantique à partir du sud-ouest à l’arrière du front de « l’autre branche de la perturbation ».

 

Selon le modèle Arôme, les vents de surface, en soirée, tendent de plus en plus à souffler de nord-nord-est sur tout le pays à l’exception de l’extrême sud (ce qui se confirme par les observations), tandis qu’en altitude, les vents soufflent d’est vers 1000 mètres, de sud vers 3000 mètres et de sud-ouest dans les hautes couches de l’atmosphère. Les cisaillements directionnels sont donc très importants. Après le passage du front (celui lié à l’autre branche de la perturbation), les vents tendent à s’orienter au sud à sud-ouest à tous les niveaux.

 

Les orages formés sur cette perturbation intéressent en soirée l’ensemble du pays, mais les exemplaires les violents se concentrent non loin de la zone où les deux fronts perdendiculaires se rencontrent. Ces orages, formés en France à une heure où l’élément thermique donnait encore un coup de pouce supplémentaire, profitent donc de tout le potentiel qui leur est donné. Grâce aux cisaillements susmentionnés, certains d’entre eux adoptent un comportement supercellulaire et deux au moins vont jusqu’à produire une tornade.

 

La plus spectaculaire est la tornade de Beauraing, où l’on dénombre 17 blessés légers et où 92 maisons ont été abîmées, dont une dizaine sont rendues inhabitables.

 

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Crédit photo : Michael Baillie (Belgorage)

 

Une autre tornade est observée à Épraves et Laloux. Dans ce dernier village, c’est carrément le clocher de l’église qui s’envole. Les deux tornades peuvent être classées dans la catégorie F2. En dehors de cela, on note aussi de très fortes rafales (126 km/h à Hotton, 97 km/h à Humain) et d’intenses précipitations. À Gouvy, il tombe dans la soirée 56,1 mm. D’importantes précipitations sont également relevées à Strée près d’Huy (35,7 mm), à Dinant (28,5 mm), à Hastière  (28,0 mm), à Herhet (27,2 mm), à Ciney (25,9 mm) et à Beauraing même (19,9 mm). Plus tard dans la nuit, des orages très pluvieux parviennent aussi à se faufiler dans la région du pays où il avait fait frais. À Melle, il tombe même 47 mm entre 22 heures et 2 heures. Même en dehors des tornades, les dégâts sont importants : inondations, coulées de boue, arbres abattus...

 

 

20 juin 2021

 

À l’arrière de la perturbation orageuse, nous nous retrouvons dans un air post-frontal d’origine océanique, mais encore doux. Pour l’ouest et le centre du pays, il s’agit même d’un gain au niveau des températures, puisque cet air océanique est moins frais que l’air maritime de la Mer du Nord. Pour le sud du pays en revanche, cet air est moins chaud : il s’agit du classique rafraîchissement après une journée chaude et orageuse.

 

L’humidité laissée par les précipitations est parfois responsable de stratus ou de cumulus fractus matinaux. Par la suite, le temps est généralement beau avec des cumulus humilis à médiocris, des cirrus spissatus parfois épais et des altocumulus plus ou moins nombreux. En soirée, les altocumulus deviennent nombreux partout et sont suivis, dans le sud du pays, par des altostratus avec déjà quelques précipitations.

 

Les températures maximales atteignent 19°C au littoral, 21 à 26°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et 22 à 23°C sur les hauteurs.

 

En soirée et durant la nuit du 20 au 21, le front revient dans une ondulation quelque peu complexe, avec une pointe de secteur chaud qui passe sur l’est de notre pays.

 

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Source : KNMI

 

Les précipitations sont à nouveau très intenses, mais ne s’accompagnent pas d’orages cette fois-ci.

 

Voici quelques chiffres :

Gembloux : 54,2 mm

Gosselies : 43 mm

Jodoigne-Souveraine : 42,4 mm (+ 1,6 mm en début de matinée)

Cour-sur-Heure : 42,0 mm

Pont-de-Loup : 40,4 mm

Beauvechain : 37,9 mm

Chastres : 33,2 mm

Floriffoux : 32,4 mm

Dourbes : 30 mm

 

Toutes ces précipitations sont tombées la nuit, ont souvent commencé vers le milieu de la soirée pour se terminer le matin. Il en résulte à nouveau des dégâts, avec notamment des caves, des maisons et des routes inondées, notamment sur l’est du Brabant Wallon.

 

 

21 juin 2021

 

Ce 21 juin, pourtant début de l’été astronomique, marque la fin de la période estivale dans la plupart des régions de Belgique. Une occlusion, reliant à présent plusieurs dépressions, reste traîner sur notre pays en s’affaiblissant graduellement. De légères hausses de pression thermiques sur la Mer du Nord sont responsables d’un air froid dans les basses couches qui affecte une bonne partie du pays.

 

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Source : KNMI

 

Le ciel est couvert d’un nimbostratus pluvieux dont les précipitations diminuent peu à peu et qui est suivis de stratocumulus, parfois doublés de cumulus ou de fractus. Quelques déchirures donnent de maigres éclaircies. Les températures sont désormais très fraîches, avec des maxima de 15°C au littoral et de 16 à 19°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est).

 

Le sud du pays, qui se trouve au sud de l’occlusion, est encore épargné par cette fraîcheur estivale. Dans le sud de la Gaume, la température atteint même 25°C ! Là, les stratocumulus se déchirent en fin de matinée et évoluent en cumulus dans un ciel ble avec quelques cirrus. En Ardenne, où quelques éclaircies sont présentes aussi, on note encore de l’instabilité avec quelques orages.

 

 

Conclusion

 

Le 22 juin, l’air chaud a entièrement quitté notre territoire. Les maxima sont même fort bas pour la saison, avec seulement 11 à 12°C sur les hauteurs et le plus souvent 15 à 16°C en plaine. Même la Gaume ne parvient plus à dépasser 16°C. De l’air certes plus doux se trouve encore tant au nord (Pays-Bas) qu’au sud de notre pays (France), mais on est loin de la chaleur, là aussi. Les orages ont quitté notre territoire aussi, ce qui permet de dire que cet épisode de chaleur et d’orages est désormais clos.

 

À quand le suivant ?

 

 

 

Modifié par cumulonimbus
À présent complet.

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