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Les Forums de MeteoBelgique

skcrobiac

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Messages posté(e)s par skcrobiac


  1. Pour avoir suivi le modèle de Reading de près (ECMWF), depuis mardi dernier (le 17), je constate qu'il prédit constamment l'occurence d'un creux thermique assez actif pour dimanche (entrant dès midi dans le pays par la côte), creux typique d'une "Spanish Plume" bien estivale...

    Lundi, le front froid qui suit ce creux nous franchit peu avant le lever du soleil avec de l'activité plutôt localisée en Flandre (avec averses voire même encore un coup de tonnerre).

    Dès mardi, cosntruction d'une belle crête tant en surface qu'à plus hauts niveaux garantissant de belles conditions (mais pas spécialement très chaudes vu la masse d'air) mardi et mercredi (20-23° voire 24° en Campine).


  2. Et oui, cela est bien vrai.

    J'ai eu l'occasion de voir une présentation au MetOffice à Exeter récemment et ECMWF se hisse systématiquement à la première place en terme de fiabilité à moyen et long termes (jusqu'à +7 jours dans sa dernière mouture opérationnelle à haute résolution spatiale). Juste derrière, suit UKMO et un peu plus loin, on retrouve une "meute" allant des modèles de MétéoFrance et à ceux du Deutscher Wetter Dienst (pas les plus brillants).

    Toutefois, il faut quelque peu nuancer ces propos si l'on s'en tient à un court/moyen terme, c'est-à-dire jusqu'à +60 heures ou 2 jours et demi. En effet, l'architecture physique/numérique d'ECMWF est conçue pour que ce modèle délivre le maximum de ces "compétences" à J+3 (+72 heures) et pour qu'elle ne se détériorent que graduellement à partir de là. Jusque là, la fiabilité peut ne pas être optimale, elle est même parfois moins bonne que des modèles spécifiquement conçus pour le court terme! C'est notamment pour cette raison que les maigres grilles publiques ne sont délivrées que pour un délai valable à partir de J+3 ! C'est aussi pour cela qu'a été développé HIRLAM, directement dérivé de ECMWF, à maille spatiale plus fine et réduite, et conçu pour le court terme (jusque J+2).

    Mais bon, tout ça sera bientôt de l'histoire un peu vieillie blink.gif dans la mesure où la nouvelle version (en phase de finalisation) offrira des grilles jusqu'à J+10 blink.gif

    Pour ceux que cela intéresse, la décoration de la grande salle de conférence à ce même MetOffice est constituée des lignes de code d'ECMWF (en fortran 90/95 SVP, langage qui semble-t-il était condamné à mourir. Force est de constater que c'est un fossile bien vivant biggrin.gif )


  3. Tout d'abord, félicitations et bon vent !

    Bon, pour le 29, malheureusement les derniers run (25/00z) des modèles ECMWF et UKMO ne sont pas très encourageants.

    En gros, à partir de la configuration actuelle d'une vaste dépression centrée à l'ouest de la Norvège, ils font apparaître un détachement (Cut-Off Low) tant en altitude qu'en surface progressivement pendant ces 48 heures. Ensuite, il remonte de l'Italie à l'Allemagne et aborde la Belgique par l'ENE/NE dans la journée de samedi.

    Associés, système enroulé et instabilité engendreront un ciel relativement couvert et des précipitations (pluie, pluie à caractère d'averse et averses), le tout sous un vent généralement modéré soufflant en rafales dans les averses, du secteur moyen NO. Le seul aspect un peu agréable est le caractère plus doux de la masse d'air enroulée (les Theta Wet 850 hPa fournis par UKMO +72h, qui est le terme ultime pour ce paramètres, varient en effet de 10°C à 14°C) avec des contrastes thermiques moindres avec les niveaux supérieurs (risque d'orages côtiers réduit).

    Pour les températures, même si la masse d'air est plus douce, la couverture nuageuse devrait empêcher toute progression significative du thermomètre (max vers 15°C probablement).

    Mais bon, comme l'écrivait watch2, à suivre régulièrement...

    post-32-1190719427.gif


  4. C'est fort intéressant.

    Mais je ne vois pas l'incidence de la nature du sol, notamment par faible couverture nuageuse. En Campine par exemple, il chauffera plus vite et plus fort le jour, et se refroidira plus vite de nuit qu'un sol boisé, ou une surface d'eau importante.

    En hiver, les chauffages des villes peuvent aussi faire monter la température de plusieurs degrés, surtout en cas d'inversion basses.

    C'est peut-être inclu dans le facteur K ? Est-il calculé pour chaque station,ce qui résoudrait le "problème" ?

    Merci !

    A ce niveau, l'empirisme règne en maître! C'est l'accumulation d'observations passées qui mène au K, OK:lol: !

    A ma connaissance, correspond à chaque pays une table (ou plusieurs, d'après l'étendue territoriale) du terme K qui lui est adapté (et la nature du sol y joue en effet un rôle implicite). Pour la Belgique, la table couvre en général bien les prévisions de minima si ce n'est pour les sommets (Elsenborn p.ex) où l'on peut encore déduire 2 à 3 degrés selon les situations (une espèce de K local en somme... ou en différence wink.gif )

    Sur ce, aux plumes sinon demain chaos et KO assurés laugh.gif


  5. Pour Mac Kenzie, il faut tenir compte aussi de la saison. L'hiver, les nuits sont bien plus longues qu'en été.

    De fait, elles sont significativement plus longues. Toutefois, la diminution de température par le rayonnement terrestre suit la loi de Stefan proportionnelle à la quatrième puissance de ladite température. Or, comme les températures hivernales diurnes sont significativement plus basses que dans les autres saisons wink.gif , la quantité rayonnée par le sol n'entraîne pas de variation suffisante pour revoir la table des K, à l'une ou l'autre exception locale près...

    Tout le doigté réside vraiment dans l'évaluation de la couverture nuageuse moyenne, mais c'est aussi ce qui permet de donner de "bonnes" fourchettes.

    Bien à toi


  6. Que de splendides photographies thumbsup.gif

    18h20 TU.

    Total des précipitations cumulées sur 24h (18h-18h TU): 7mm.

    L'activité orageuse a été relativement faible à Herstal (très faible le matin), faible en cette fin d'après-midi avec très temporairement (quelques secondes) de la grêle dans une des averses pluvio-orageuses.

    Au relevé du pluviomètre, nébulosité de 5/8 dont

    * 1/8 St à environ 200-300m

    * 4/8 de Ci cumulogenitus dont une superbe enclume volante (hélas pas de boîtier numérique disponible)

    Au moment de taper ces quelques lignes, devient 2/8 Ci avec une jeune lune se couchant bientôt.

    Bonne soirée à tous


  7. Bonjour à tous!

    Suite au message très intéressant de cumulonimbus concernant les Mille visages de l'été, je voudrais vous faire part, à moins que je n'enfonce des portes ouvertes sad.gif , de la méthode que j'emploie pour pronostiquer les températures maximales et minimales en surface, symbolisés respectivement par Tx et Tn.

    Je me sers pour cela d'un diagramme d'état T-log P vierge que l'on peut notamment trouver ICI (puis en sélectionnant Europa et Belgien - Uccle)

    Pour pronostiquer Tx, il suffit d'y reporter la température à 850hPa d'un modèle numérique pour une région considérée, calculée pour un instant aussi proche que possible du midi local (pour nous 12h TU convient parfaitement wink.gif . Dans le cas le plus simple (masse d'air unique pour la date considérée), il ne reste plus qu'à tirer une courbe vers le niveau de pression correspondant à la surface de la région considérée, c'est-à-dire

    * une adiabatique sèche si la couverture nuageuse ne doit en principe pas dépasser 4/8

    * une pseudo-adiabatique saturée sinon

    Dans le cas de l'été, vu que la durée de l'insolation théorique varie grosso modo de 12h à 16h pour nous (equinoxes-solstice), on peut se servir systématiquement d'une adiabatique sèche (ce qui rejoint l'article de cumulonimbus).

    La situation se complique dans un premier temps, si une inversion de subsidence se produit sous les 850hPa. Dans ce cas, on doit prendre comme température de niveau supérieur celle juste sous cette inversion, puis procéder comme plus-haut. Le hic, c'est qu'il n'y a guère que les sondages réels ou les sondages-modèles à court terme qui permettent de déceler ce genre de situation, soit pour du très court terme.

    La situation se corse vraiment lorsque l'on assiste à un passage frontal. La détermination de Tx réside dans l'horaire de transition de masse d'air.

    Pour un front froid, si la transition

    * a lieu juste ou peu après le milieu de la journée, on peut ne pas apporter de correction;

    * a lieu entre l'occurence du minimum écoulé et du maximum à venir, alors on procède en deux étapes. Premièrement on calcule deux Tx: Tx1 pour la masse d'air préfrontale, Tx2 pour la masse post-frontale. Ensuite on interpole la température atteinte dans la masse d'air juste devant le front (c'est pour cela qu'on a besoin de Tx1) que l'on compare à Tx2. On prend enfin le maximum des deux comme Tx. Un dernier accident peut survenir s'il pleut (ou neige) beaucoup, auquel cas il faut corriger à la baisse;

    * a lieu avant ou juste à l'occurence du minimum écoulé, alors on calcule Tx comme pour une masse d'air unique, la masse froide

    Pour un front chaud, on transpose simplement d'après le moment de passage:

    * milieu de journée, peu ou pas de correction;

    * après l'occurence du maximum, calcul de Tx1, Tx2; interpolation entre Tx2 et Tn à venir puis sélection du maximum absolu;

    * peu après le minimum écoulé, on considère Tx de la masse chaude.

    Pour le calcul de Tn, il existe une méthode vraiment simple et efficace: celle de McKenzie. Elle est donnée oar la formule suivante:

    * Tn = 1/2 * (Tx+Td) - K

    où Td est la température du point de rosée en surface déterminée au même moment que Tx (GFS par exemple procure ce type d'information de 6h en 6h, et donc pour 12h, ce qui convient parfaitement);

    où K est une constante qui varie selon le vent moyen et la nébulosité nocturnes. Pour nos régions, K varie grosso modo de 1(vent supérieur à 30-40km/h, nébulosité 7 à8/8) à 7 (vent nul ou variable, pas de nébulosité). (J'essayerai de vous dresser une belle table)

    A nouveau, s'il y a passage frontal nocturne, il faut recommencer toutes les comparaisons selon l'horaire de passage et selon les mêmes tests logiques que précédemment, ouf! whistling.gif

    Je vous souhaite de bons calculs wink.gif


  8. 19h00 TU, hauteurs herstalo-liégeoises

    Orage récent très peu actif (voir Océanic). Sinon, bilan de la journée:

    * une petite averse très tôt matin (avant l'achat des croissants dominicaux innocent.gif )

    * encore fort nébuleux surtout St-Sc et un peu Cu (je n'ai pas fait dans le détail aujourd'hui) en matinée

    * éclaircies peu avant 12h (TU) puis une courte averse à 12h40 avec un éclair et un coup de tonnerre uniques

    * pendant une heure à peu près, de petites averses sporadiques

    * puis de larges éclaircies

    * vers 16h (TU) 5/8 dont 1/8 de St vers 300m (eh oui, encore!), 3/8 de Cu humilis et congestus vers 800m avec sommets probables jusqu'à 2500-3000m et 4/8 de Ci, uncinus pour une part et probablement cumulogenitus pour l'autre part.

    Total pluviométrique 18h-18h (TU): 2mm

    Bonsoir à tous!


  9. Je me lance laugh.gif ... famille des altocumulus ou cirrocumulus unsure.gif ???

    Plutôt cirrocumulus!

    Maintenant, concernant ta question des abréviations usuelles des nuages que tu as déposée dans la rubrique des observations du 26/08/2006 (fermée à cette heure, mais si c'était en TU, j'aurais encore pu faire suivre à cet endroit blush.gif ), voici un petit tableau reprenant lesdites abréviations, les noms explicites correspondant et les hauteurs typiques où l'on rencontre ces nuages, sous nos latitudes

    ETAGE INFERIEUR:

    St: Stratus (0-500m)

    Sc: Stratocumulus (500-3000m)

    Cu: Cumulus (base variant généralement de 600 à 1200m sous nos lat, mais déjà vu dès 400m ou 2000m)

    Cb: Cumulonimbus, le terrible, aux caractéristiques semblables aux cumulus

    Pour ces deux derniers, mais surtout le Cb, les sommets dépassent en général allègrement l'étage inférieur, mais on les considère comme des nuage de bas étage laugh.gif vu la position de leurs bases.

    ETAGE MOYEN

    As: Altostratus (3000-6000m)

    Ac: Altocumulus (3000-6000m)

    Ns: Nimbostratus (3000 à 5000-6000m) mais quand il précipite sa base descend sous le plancher moyen

    ETAGE SUPERIEUR

    Ci: Cirrus (de 6000-7000m à 10-11km)

    Cs: Cirrostratus (6000 à 7000-7500m)

    Cc: Cirrocumulus (6000 à 7000-7500m)

    Voilà!

    Merci aussi de tes remerciements thumbsup.gif


  10. 18h20 TU hauteurs herstalo-liégeoises:

    Relevé pluviométrique des dernières 24h (tranche 18h-18h TU): 2,5mm seulement blush.gifblush.gif

    Temps actuel: calme, nébuleux avec une petite éclaircie croissante dans le soleil couchant.

    7/8 au total dont

    * 6/8 de stratocumulus en couche mince estimée à 1000m

    * 4/8 de bancs d'altocumulus floccus en couche mince estimée à 4000m (grâce à la pointe d'index de taille standard wink.giflaugh.gif )

    Bonne soirée.

    PS: j'ai pu corréler cette observation d'altocumulus avec le sondage de De Bilt de 12h00 TU, voir:

    Sondage atmosphérique


  11. 10h40 TU.

    Voici 15-20min qu'il ne pleut plus.

    Pour la nébulosité, pas de changement significatif, si ce ne sont quelques variations sporadiques de l'opacité nuageuse

    Pour le bestiaire nuageux: attention quand même qu'un altostratus est basé, au sens strict entre à peu près 3000m et 6000m... ce n'est pas vraiment notre plafond actuel wink.gif

    A la faveur d'un dégagement temporaire, il m'a semblé deviner une couche d'Altocumumulus perlucidus. Je trouvais que pour des Sc, le soleil arrivait à percer beaucoup trop facilement.

    Enfin, à part toi et moi, ça n'intéresse pas grand monde, hein? whistling.gifwink.gif

    Ciel se recouvrant nettement à présent. La pluie ne devrait pas tarder.

    11h32 TU

    Ca y est: averse de pluie faible, code 80 ou -SHRA

    Pour ce qui de notre "débat" nébuleux wink.gif , il existe aussi un sujet dédié à la dénomination de quelques spécimens sur ce site où l'on s'entredéchire toutes les 30 secondes, en effet biggrin.gif

    Plus sérieusement, il me semble que la couche majeure est basse (sinon il ne ferait pas aussi gris) mais pas très épaisse, laissant deviner ainsi la couche supérieure constituée d'altocumulus que tu as observés. Ce qui serait d'ailleurs logique pour une occlusion...

    Le sondage de De Bilt va d'ailleurs dans ce sens:

    * une couche peu épaisse 5 à 7/8 de Sc à 920hPa (800m)

    * une couche très mince 7/8 de Ac à 750hPa (2500m)

    * une couche épaisse 8/8 de Ac de 700 à 650hPa (3000 à 3500-4000m): ceux qui précipitent

    et le reste au-dessus que je ne détaille pas ici

    whistling.gif

    Bien à toi

    post-36-1156506937.gif


  12. Hauteurs herstalo-liégeoises: 09h55 TU.

    Depuis 25min pluie faible continue, soit un code 61 (table de codes OMM 4677) ou encore -RA (METAR).

    Ciel couvert: 4/8 de stratus à 300-400m et 8/8 de sctratocumulus à environ 800m (mesures oculo-pifométriques  laugh.gif ).

    Au moment où je tape ces mots, en passe de devenir pluie intermittente faible (code 60).

    A+

    Pareil ici... whistling.gif

    Mais, à voir le soleil percer de temps en temps la couche supérieure, je me demande si ce ne sont pas des Altostratus

    T° de 16,4°C en hausse microscopique.

    10h40 TU.

    Voici 15-20min qu'il ne pleut plus.

    Pour la nébulosité, pas de changement significatif, si ce ne sont quelques variations sporadiques de l'opacité nuageuse

    Pour le bestiaire nuageux: attention quand même qu'un altostratus est basé, au sens strict entre à peu près 3000m et 6000m... ce n'est pas vraiment notre plafond actuel wink.gif


  13. De belles éclaircies sur l'Ouest du Pays et le Nord de la France (voir image satellite sur www.metoffice.com/satpics/latest_uk_vis.html). En outre l'activité de l'occlusion qui continue à s'enrouler et à se décaler lentement vers l'ESE semble diminuer d'après www.meteox.com smile.gif

    A l'arrière de cette occlusion, dans le flux d'altitude, le sondage de Herstmonceux de cette nuit montre un faible effet de subsidence vers 720hPa, de quoi limiter généralement les développements cumuliformes à quelques chose comme 650hPa, soit à un niveau où la température est de -5°.

    Une averse est donc possible mais de probabilité faible huh.gif

    Ce qui n'empêche pas qu'isolément on puisse avoir des développements jusqu'à 380hPa (-35°) soit des Cb... thunder.gif

    post-36-1156496989.gif

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