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cumulonimbus

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  1. cumulonimbus

    Automne 2018

    L’année 2018, jusqu’à présent, se caractérise par une extrême rareté des circulations perturbées atlantiques, qui sont pourtant la caractéristique même de notre climat, et septembre semble ne pas échapper à la règle, avec des « tentatives » atlantiques qui échouent les unes après les autres. 1er septembre 2018 Le temps est anticyclonique mais la masse d’air est assez fraîche. Après une nuit claire, la baisse de température par rayonnement a été importante par endroit avec des minima fort marqués aux endroits exposés. Elsenborn est descendu jusqu’à 1,2°C, Gouvy jusqu’à 3,0°C et Bièvre, jusqu’à 3,5°C. En plaine, on retiendra les 4,8°C de Genk, les 5,0°C de Gorsem et les 5,1°C de Koersel. À Middelkerke, le minimum a été de 6,1°C, pour 14,3°C à Zeebruges. De tels contrastes entre les stations en bordure immédiate de la mer et celles à quelques centaines de mètres à l’intérieur des terres ne sont pas inhabituels en septembre. Il faut savoir que les températures de l’eau se situent encore autour des 18-19°C le long des côtes et atteignent parfois encore 20°C au large. C’est beaucoup pour la saison, même si c’est déjà moins extrême qu’au début du mois d’août (21-22°C au large, 22-24°C près des côtes). Les stations de plateau, elles aussi échappent en partie au froid nocturne, avec 8,8°C à Bierset, 8,7°C à Uccle, 8,4°C à Gosselies et 8,3°C à Beauvechain. En journée, sous un petit vent de nord-est, le temps est beau avec formation, l’après-midi, de cumulus humilis. Au littoral, ces cumulus font défaut en raison de la brise de mer. En effet, le réchauffement des terres en journée donne en ce jour une différence de température (tout juste) suffisante pour engendrer le phénomène, avec 19°C au littoral, 21 à 22°C en plaine et 17 à 18°C sur les hauteurs. Enfin, notons ces évolutions diurnes de la température (min / max) : Beitem : 7,2°C / 20,9°C Zeebruges : 14,3°C / 19,1°C LE Goeree (plateforme maritime côtière) : 16,2°C / 18,4°C 2 septembre 2018 Nous restons dans des courants de nord-est sous influence anticyclonique, avec des températures qui remontent un peu en journée. Mais d’abord, la nuit est à nouveau froide par endroit, avec 1,2°C à Elsenborn, 2,5°C à Gouvy et 2,7°C à Bièvre. Près de Bruxelles, la différence est grande entre la plaine et le plateau, avec 7,4°C à Zaventem et 11,1°C à Uccle (mais il faut tenir compte aussi des effets urbains). En journée, le temps est très beau avec la formation de quelques cumulus fort aplatis l’après-midi (avec évolution en stratocumulus cumulogenitus). Au sud du pays, la tendance aux stratocumulus est plus marquée avec un ciel par moment plus gris l’après-midi. Les températures maximales : 20-21°C au littoral, 23-24°C en plaine et 19-20 sur les hauteurs. Les températures les plus chaudes sont observées à Kleine Brogel (24,7°C) et à Genk (24,6°C). En Gaume, en raison du ciel plus nuageux, les maxima restent coincés à 21-22°C. 3 septembre 2018 L’anticyclone sur le Danemark, puis sur la Baltique, qui déterminait le temps sur nos régions se retire désormais vers le nord de la Russie tandis qu’un nouvel anticyclone se développe sur l’Atlantique. Ces deux anticyclones sont séparés par une faible perturbation. La logique « normale » aurait voulu que la perturbation en question traverse le pays et que le nouvel anticyclone prenne la relève avec un temps d’abord plus frais, puis du beau temps qui se rétablirait assez rapidement avec à nouveau une hausse progressive des températures. Mais un quatrième larron est venu tout perturber. Pour comprendre cela, nous devons jeter un coup d’œil sur les cartes d’altitude. Au niveau 500 hPa, nous retrouvons la trace des deux anticyclones précités, mais surtout une dépression d’altitude sur le nord de l’Italie (goutte froide), qui y traîne depuis plusieurs jours déjà. Ceci forme une véritable situation « High Over Low » avec une circulation d’est en altitude. Modèle ECMWF / CEP – Source : Météociel En surface, nous retrouvons plutôt un marais barométrique au sud de nos anticyclones, et le « quatrième larron » se manifeste par une perturbation frontale sous forme de retour d’est, qui a réussi à se former et qui va nous intéresser en… rejetant vers l’est la traditionnelle perturbation entre les deux noyaux anticycloniques. Source : KNMI Une première conséquence de cette situation se concrétise par le fait que l’air chaud du premier anticyclone (continental) ne sera pas entièrement délogé de notre pays. À Kleine Brogel par exemple, la température atteindra encore 23,8°C. Aux Pays-Bas, les 25°C seront même dépassés par endroit et ce, malgré un ciel très nuageux. Une deuxième conséquence de cette situation se concrétise par le fait que les vents de nord à nord-ouest, liés au remplacement de l’anticyclone continental par l’anticyclone maritime, ne concernent que les basses couches (1000 mètres environ), avec un ciel désespérément couvert de stratocumulus dans la plupart des régions. Les quelques déchirures permettent aussi d’entrevoir des altocumulus, voire des cirrus. Dans le sud du pays, les éclaircies sont suffisantes pour former quelques cumulus. Au littoral, des cumulus se forment parfois aussi, mais là c’est en dessous des stratocumulus, au-dessus des eaux encore assez chaudes de la Mer du Nord. Les éclaircies, dans cette région, se manifestent surtout en début de journée, avec temporairement un ciel presque serein. Les températures : localement 23 voire 24°C sur l’est, sinon le plus souvent 20 à 22°C en plaine et 17 à 19°C sur les hauteurs. 4 septembre 2018 La perturbation continentale (retour d’est) se déstructure complètement, mais aura eu comme effet de replacer notre pays dans l’air chaud, tandis que l’anticyclone maritime restera bien à l’ouest et ne nous influencera plus dans un premier temps. En surface, nous nous retrouvons dans un marais barométrique avec un air assez chaud pour la saison et surtout très humide. Cette situation deviendra peu à peu très favorable aux orages, mais en ce 4 septembre, l’instabilité en altitude n’est encore (tout juste) pas suffisante et les quelques orages qui parviennent à se développer quand même gardent un caractère très isolé. Le temps est d’abord brumeux, couvert et parfois pluvieux en raison des restants de la perturbation précitée, ensuite des éclaircies se développent avec un ciel restant flou et brumeux, où l’on peut distinguer des altocumulus et des cumulus parfois bourgeonnants, avec même une petite averse, principalement en soirée. Ici l’on voit bien combien, par temps humide, la stabilité et l’instabilité peuvent presque coexister. Les températures sont assez élevées et le temps, plutôt lourd, avec des valeurs maximales le plus souvent comprises entre 24 et 26°C en plaine et entre 20 et 21°C sur les hauteurs. Exception : le littoral et l’ouest du pays (jusqu’à l’extrême ouest du Hainaut), où le temps reste couvert et plus frais (stratocumulus) avec 19-21°C. 5 septembre 2018 Ce qui n’a pas réussi la veille réussit en ce 5 septembre : l’instabilité est désormais suffisante pour les orages. C’est notamment la combinaison d’une instabilité « raisonnable » dans les moyennes couches (0,7°C par 100 mètres) et d’un sol encore bien chauffé par le soleil, qui réchauffe à son tour des basses couches bien humides qui permettent le développement de bons orages. Ensuite, les mouvements très faibles de l’air à tous les niveaux font en sorte que les orages une fois formés ne se déplacent pas et déversent parfois des quantités énormes de précipitations. Voyons les chiffres (période de 24h) : - 75 mm à Schilde (province d'Anvers) - 74 mm à Louveigné (province de Liège) - 64 mm à Schoten (province d'Anvers, donnée d'un particulier) - 59 mm à Genk (province du Limbourg) - 59 mm à Diepenbeek (province de Limbourg) - 43 mm à Awans (province de Liège) - 36 mm à Slins (province de Liège) - 35 mm à Bierset (province de Liège) - 33 mm à Angleur (province de Liège) À Diepenbeek, 44 mm parmi les 59 mm mesurés tombent en fin d’après-midi dans le cadre d’un orage. À Bierset, la totalité des 35 mm tombent au cours de l’orage, en gros entre 19 et 23 heures. À Uccle, les 16 mm au total sont bien plus modestes, mais ces précipitations tombent en peu de temps, générant des inondations dans plusieurs communes bruxelloises, dont Uccle, mais aussi Forest, Saint-Gilles et Ixelles. Le temps est on ne peut plus classique pour une situation de temps orageux par marais barométrique : le matin on observe de la brume et des stratus, puis le ciel se dégage en fin de matinée ou début d’après-midi, mais les cumulus bourgeonnent aussitôt, jusqu’à former des cumulonimbus. La Haute Belgique voit sa brume confinée aux vallées, avec altocumulus / stratocumulus visibles en matinée depuis les plateaux, puis la convection se développe dès la mi-journée. La Gaume, moins affectée par les brumes matinales, connaît presque le même type de temps que l’Ardenne. Dans la région de Malmédy, des orages se déclenchent dès 15 heures, puis des cellules éclatent sur de nombreuses régions en milieu d’après-midi tandis que de nouveaux orages se forment en soirée sur le Brabant Wallon. Plus tard, une vague ligne de convergence permet de générer quelques orages multicellulaires du côté d’Anvers, dans la région de Sprimont-Theux et entre Namur et Dinant, avec une forte activité électrique. Les dégâts liés à l’eau sont fort importants, avec par exemple le village de Houx (au nord de Dinant) qui se retrouve sous un mètre d’eau. Les températures : le plus souvent entre 24 et 26°C en plaine et autour de 22°C sur les hauteurs. Les températures les plus chaudes : 27,4°C à Aubange ; 27,1°C à Angleur ; 26,5°C à Genk. L’ouest du pays mérite une attention particulière car le déroulement des événements météorologiques y est fort différent. En effet, dans une nuit moite avec aux petites heures des températures de 18°C et une humidité de 100% ou presque, des orages très locaux mais particulièrement pluvieux parviennent à se former entre 2 et 5 heures du matin, principalement à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gand. Les précipitations de ces orages passent en grande partie entre les mailles du filet du réseau pluviométrique officiel, mais sont mesurées par des particuliers. Quelques chiffres : - 68 mm à Schuiferskapelle (province de Flandre Occidentale) - 67 mm à Aalter (province de Flandre Orientale) - 65 mm à Ruiselede (province de Flandre Occidentale) - 61 mm à Tielt (province de Flandre Occidentale) Sijsele, en région brugeoise, reçoit encore 50 mm. En journée par contre, le temps est généralement plus calme mais plus nuageux (nombreux stratocumulus) sur l’ouest du pays, avec des températures plus fraîches, de l’ordre de 21-22°C au littoral mais aussi à l’ouest des plaines (22,2°C à Passendaele et Beitem). 6 septembre 2018 Le front froid précédent le nouvel anticyclone, avec beaucoup de retard, finit par traverser notre pays. Comme cet anticyclone est désormais fort mal placé par rapport à notre pays, d’autres perturbations suivront dans un flux général de nord-ouest. Les températures baissent donc, mais restent très raisonnables pour la saison, avec des maxima de l’ordre de 19°C au littoral, de 20 à 22°C en plaine et de 16 à 18°C sur les hauteurs et ce, après une nuit fort douce où les minima ne sont pas descendus en dessous de 17-18°C par endroit. Au littoral, le temps est d’abord instable avec des averses en début de matinée, puis le temps devient nuageux à beau avec des cumulus en dessous de nappes discontinues de stratocumulus. En fin d’après-midi, l’instabilité redevient plus franche avec des cumulus jusqu’au stade congestus et une graduelle disparition des stratocumulus. Sur le restant du pays, le temps est d’abord gris et brumeux avec stratus, puis le temps devient nuageux à beau et faiblement instable avec un mix de stratocumulus et de nuages convectifs. Quelques petites lignes d’averses donnent des pluies en quantités souvent limitées. Sur le sud du pays, la grisaille s’accroche le plus longtemps. 7 septembre 2018 L’anticyclone océanique reste encore temporairement mal placé par rapport à nos régions, avec de faibles perturbations qui nous arrivent du nord-ouest. En surface, les vents soufflent d’ouest-nord-ouest et l’air se rafraîchit encore un peu, avec des maxima de 17 à 19°C en plaine (littoral compris) et de 13 à 14°C sur les hauteurs. Le temps est d’abord couvert et faiblement pluvieux, ensuite des éclaircies de plus en plus larges se développent, avec d’abord un mix de cumulus et de stratocumulus, puis juste des cumulus, de plus en plus plats et de moins en moins nombreux. Sur le sud du pays, on note aussi encore des éclaircies avant la perturbation, tandis qu’au littoral, le beau temps avec cumulus est présent toute la journée et là, les cumulus parviennent encore parfois à se développer davantage. 8 septembre 2018 L’influence anticyclonique se précise à nouveau sur notre pays, avec un temps qu’on peut qualifier d’assez beau. En matinée, on observe pas mal de cirrus avec des bancs d’altocumulus, puis des cumulus se développent avant de se résorber à nouveau sous un ciel qui se voile de cirrostratus, plus tard d’altostratus translucidus. Au littoral, le ciel se voile plus tôt, en Gaume plus tard. La nuit est fort froide sur le sud et l’est du pays, avec –0,6°C à Gouvy, 1,3°C à Elsenborn, 1,8°C à Bièvre et 1,9°C à Buzenol. En journée, les températures restent assez fraîches aussi, avec des maxima de 18°C au littoral, 19 à 21°C en plaine et 17 à 18°C sur les hauteurs. Les vallées et la Gaume connaissent les meilleures valeurs avec 22,1°C à Angleur et 21,0°C à Hastière et Aubange. 9 septembre 2018 L’anticyclone faiblit et les courants perturbés atlantiques tentent une percée, mais ne réussiront que très temporairement. En attendant, c’est de l’air chaud qui est aspiré dans le cadre d’un secteur chaud. Les maxima sont donc en nette hausse, avec 23 à 25°C au littoral, 24 à 26°C en plaine et 21 à 22°C sur les hauteurs. La plus forte valeur revient à Kruishoutem avec 26,5°C. Avec un peu de soleil et un bon petit vent de sud-sud-ouest, le temps est très agréable. Les stratocumulus du matin se dispersent rapidement et laissent un ciel nuageux à beau avec des cirrus et des altocumulus. Certains de ces altocumulus prennent des formes lenticulaires tandis que les cirrus présentent parfois de très belles formes aussi. Webcam MB – Schaerbeek – 9 septembre 2018 à 18h00 C’est en Gaume que les éclaircies sont les plus larges tandis qu’au littoral, le ciel tend à se couvrir en soirée. 10 septembre 2018 Le front froid, affaibli, traverse notre pays en toute discrétion et est suivi d’air maritime un peu moins doux, rapidement influencé par de nouvelles tendances anticycloniques. La circulation atlantique échoue une nouvelle fois. Le matin, on observe quelques stratus (fractus) évoluant rapidement en cumulus. Ces cumulus se résorbent ensuite à nouveau, faisant place à du beau temps légèrement voilé de cirrus. À côté de cela, on note aussi quelques bancs d’altocumulus. Les plateaux ardennais, épargnés par la brume et les stratus, connaissent parfois des levers de soleil exceptionnels parmi les altocumulus. Webcam MB – Beausaint – 10 septembre 2018 à 7h10 Quant à la Gaume, le ciel est essentiellement voilé de cirrus (cirrostratus en soirée), avec peu d’altocumulus et pas de cumulus. Au littoral par contre, les altocumulus sont très nombreux, et temporairement doublés de stratocumulus en matinée, et de quelques cumulus en journée. Les températures maximales : près de 20°C au littoral, le plus souvent 22-23°C en plaine et 19 à 21°C sur les hauteurs. En Gaume, la température atteint encore 25°C par endroit (25,4°C à Aubange). 11 septembre 2018 Les nouvelles hautes pressions (noyaux se détachant de l’anticyclone des Açores) se placent bien et nous valent déjà un retour de l’été. Le temps est très beau, avec quelques cirrus. De façon très isolée, on note aussi des cumulus. Le vent souffle de sud-ouest et les températures montent assez haut, surtout sur le centre et l’est du pays. La partie ouest, plus exposée au côté maritime de la masse d’air, connaît des températures un peu moins élevées. Au littoral, les maxima se situent autour des 22-23°C, et à peine plus sur la partie occidentale des plaines (Passendaele : 23,1°C ; Beitem : 23,5°C). Sinon, les valeurs se situent le plus souvent entre 26 et 27°C à basse altitude, et entre 22 et 24°C sur les hauts plateaux. Les températures les plus chaudes sont mesurées à Angleur (27,7°C) et à Hastière (27,0°C). Les régions les plus chaudes restent cependant très agréables grâce au vent. 12 septembre 2018 Le retrait vers le sud des hautes pressions permet à un front froid de traverser lentement le pays. La bande nuageuse qui lui est associée épargne encore le sud du pays pendant toute la journée. Source : IRM La Gaume connaît donc une nouvelle très belle journée, avec un ciel serein toute la journée, à l’exception du soir où quelques cirrus apparaissent. Mais certaines vallées ardennaises, la vallée de la Meuse et certaines parties de l’Entre-Sambre-et-Meuse connaissent encore des conditions estivales. En Ardenne, on observe des cirrus, des cumulus et des altocumulus, mais le temps est globalement encore très beau. Les températures dans ces régions : Aubange : 27,4°C Angleur : 26,1°C Buzenol : 25,9°C Bièvre : 25,5°C Dourbes : 25,2°C Hastière : 25,0°C Cette partie de la Belgique se trouve sur la frange nord d’une importante langue d’air chaud sur l’Allemagne et la France, avec 31,7°C à Nancy ; 32,1°C à Strasbourg et 31,5°C à Francfort. Le centre, le nord et l’ouest de Belgique connaissent par contre un temps couvert et frais, avec pas plus de 17°C au littoral, 18 à 19°C sur le nord et l’ouest et 20°C sur le centre. Ces maxima, par ailleurs, sont bien souvent atteints en fin de matinée, voire plus tôt, puis en milieu d’après-midi, les températures de toutes ces régions s’égalisent à 15-16°C seulement. Le ciel, après quelques très brèves éclaircies en matinée, devient couvert (stratocumulus, parfois doublés de cumulus, notamment au littoral) avec des pluies et bruines intermittentes. Dans les zones intermédiaires, on note souvent du beau temps en début de journée, avec une dégradation par la suite, parfois en deux temps avec une première bande nuageuse à nouveau suivie d’éclaircies (alors avec cumulus et altocumulus) avant que n’arrive la seconde bande nuageuse. À en juger les images satellite, il semblerait même, plutôt, qu’il s’agisse de la même bande nuageuse qui avance et recule avant d’avancer à nouveau. Le vent connaît aussi des changements importants, en soufflant de direction variable (avec prédominance d’ouest) dans la zone chaude et de nord (en soirée de nord-est) dans la zone fraîche. La limite d’influence de ces deux champs de vent ne descend que lentement vers le sud. 13 septembre 2018 Au niveau du ciel, c’est l’inverse de la veille : le nord bénéficie d’éclaircies tandis que le sud subit encore longtemps les nuages frontaux qui ne se décalent que très lentement vers le sud. Source : IRM Au littoral, les stratocumulus du matin se dispersent rapidement avec un ciel très bleu, de temps en temps accompagné de cumulus humilis. Sur l’ouest des plaines, il faut attendre l’après-midi pour voir quelques éclaircies, tandis qu’ailleurs, le ciel reste couvert ou presque, avec souvent des stratus le matin (parfois accompagnés de bruines), puis des stratocumulus (parfois altocumulus quand le temps se « lève » un peu), doublés de cumulus (fractus). Sur l’est du pays, les pluies sont parfois même modérées aux petites heures du matin. Les températures sont fraîches, avec des maxima de 18°C au littoral, autour de 19°C en plaine et seulement 12 à 13°C sur les hauteurs. Seul le nord du pays et parfois l’ouest, grâce à quelques éclaircies plus larges, atteignent 20-21°C. 14 septembre 2018 Une construction anticyclonique permet au ciel de se dégager la nuit, avec comme résultat une forte baisse des températures. Cette baisse concerne principalement le nord, le nord-est et localement l’ouest du pays, avec des minima de 4,1°C à Chièvres ; 4,2°C à Koersel ; 4,4°C à Gorsem ; 4,5°C à Retie ; 4,9°C à Stabroek et 5,3°C à Deurne comme à Kleine Brogel. Pendant ce temps-là en Gaume, la température ne descend pas en dessous de 13,4°C à Aubange et 12,9°C à Buzenol. Le temps est plutôt beau, avec un ciel serein ou presque en matinée, puis la formation de cumulus qui, surtout en fin d’après-midi et soirée, ont une forte tendance à s’étaler, avec à nouveau un ciel par moment fort gris. Sur le sud-est du pays, on note des stratocumulus / altocumulus aussi le matin. Au littoral, les stratocumulus sont globalement plus nombreux et les cumulus, moins nombreux avec, le soir, aussi d’épais cirrus. Les températures : 18-19°C au littoral, 18-21°C en plaine et 16-17°C sur les hauteurs. 15 septembre 2018 Le noyau anticyclonique se rapproche à partir de l’ouest-sud-ouest, et se retrouve au-dessus de notre pays en fin d’après-midi. On notera aussi qu’au-dessus des Açores, les hautes pressions ont été remplacées par les très basses pressions de la tempête tropicale « Hélène ». Source : KNMI Le temps est à nouveau très beau en matinée, puis des cumulus se forment, accompagnés de quelques altocumulus et stratocumulus (parfois d’étalement, parfois non), tandis que le ciel se voile de cirrus / cirrostratus le soir. Dans le sud du pays, le ciel est plus nuageux en matinée aussi (stratocumulus). Au littoral, quelques cumulus instables (congestus) sont observés en fin de matinée. Les températures : 19°C au littoral, 20-22°C en plaine et 16-17°C sur les hauteurs. 16 septembre 2018 Nous restons dans des conditions anticycloniques tandis que les perturbations passent bien au nord de nos régions. Cependant, la combinaison d’une nuit radiative et d’une masse d’air encore quelque peu fraîche donne à nouveau une nuit froide aux endroits exposés. Quelques valeurs : Elsenborn : 1,2°C Gouvy : 1,8°C Bièvre : 2,9°C … Beauvechain : 12,0°C ! En journée, le temps est beau mais légèrement voilé, avec des cirrus d’épaisseur variable et pas mal de traînées d’avion. Parfois, les cirrus évoluent même en cirrostratus en fin de journée. À ces cirrostratus se mêlent alors d’épais cirrus spissatus. Comme souvent en pareille situation, le ciel est le moins voilé au sud et le plus voilé au nord. En fin de journée cependant, le ciel se dégage tout à fait au littoral, avec des cirrostratus s’effilochant rapidement. Les températures en journée gagnent plusieurs degrés et se situent à 21-22°C au littoral, 22-24°C en plaine et 20-22°C sur les hauteurs. Le plus chaud : Koersel avec 24,8°C, suivi par Angleur avec 24,6°C. Quelques gros écarts entre la nuit et le jour sont dignes d’être mentionnés : Elsenborn : 1,2°C / 21,8°C Bièvre : 2,9°C / 23,0°C Aubange : 4,0°C / 24,0°C Pendant ce temps-là, Hélène s’est fait une amie ! Source : KNMI À suivre…
  2. cumulonimbus

    Automne 2018

    17 septembre 2018 « Hélène » s’est extra-tropicalisée tandis que « Joyce » n’est qu’une dépression tropicale. Ces systèmes assurent cependant une vive activité dépressionnaire sur l’Océan pendant que les pressions sont élevées sur le continent. Cette combinaison permet à l’été de revenir sur nos régions, avec des perturbations qui restent bien à l’ouest et au nord de nos régions. Mais avant cela, la nuit a de nouveau été bien froide par endroit, avec par exemple 2,2°C à Elsenborn, 5,5°C à Dourbes et 6,2°C à Hastière. À Aubange à 8 heures du matin, le thermomètre n’affichait que 5,0°C. En journée, le temps est très beau avec, par moment, un léger voile de cirrus. Les températures sont élevées pour la saison, avec 24 à 25°C au littoral, 25 à 27°C en plaine et 23 à 24°C sur les hauteurs. Les endroits les plus chauds : Aubange : 27,2°C Koersel : 27,2°C Angleur : 27,1°C Kruishoutem : 26,8°C Schaffen : 26,7°C Gorsem : 26,6°C Chièvres : 26,6°C Le vent souffle de sud en toutes régions, y compris au littoral, et s’oriente au sud-est en soirée. Pas trop loin de nos frontières, il fait plus chaud encore, avec 27,6°C à Trèves, 28,2°C à Cologne (aéroport) et 29,4°C à Nancy. En Belgique, on retiendra quelques gros écarts entre le minimum et le maximum : Aubange : (8h) 5,0°C / 27,2°C Elsenborn : 2,2°C / 23,7°C Dourbes : 5,5°C / 25,5°C Hastière : 6,2°C / 26,0°C Diepenbeek : 6,3°C / 26,1°C Chièvres : 7,3°C / 26,6°C 18 septembre 2018 Un temps bien atlantique s’installe déjà sur les Îles Britanniques, avec fraîcheur, pluie et vent fort (parfois plus de 90 km/h) sur les côtes occidentales. Sur les côtes orientales, le vent est fort aussi, mais un certain effet de foehn rend l’air plus doux et plus sec. Pendant ce temps, une chaleur exceptionnelle pour la saison sévit sur l’Allemagne, avec 33,1°C à Cologne (aéroport) ; 32,3°C à Hanovre et 31,8°C à Brême (!). Cette chaleur touche aussi, mais dans une moindre mesure (ciel plus nuageux) l’est de la France avec 31,4°C à Colmar et 30,7°C à Strasbourg. Cet air frôle la Belgique et affecte (sous une forme encore plus atténuée) le sud et l’est de notre territoire (Gaume, Campine, Province de Liège). Ailleurs dans le pays, il fait beau et « assez » chaud. En effet, les cartes d’analyse montrent un pseudo-front froid (front de basses couches) qui aborde le pays dès le matin et le traverse rapidement avant de ralentir quelque peu sur le sud-est du pays. Ce front sépare l’air tropical direct très chaud d’un air tropical maritime un peu moins chaud. Il génère aussi une petite convergence diffuse, avec des vents de sud-ouest tendant vers le sud-sud-ouest à l’avant, et vers l’ouest-sud-ouest à l’arrière. Mais cela n’apparaît pas clairement. Cette pseudo-convergence sur ce pseudo-front permettra cependant à des altocumulus castellanus, présents sur l’Ardenne, de se développer suffisamment en après-midi pour générer de petites averses (« altocumulonimbus »). Webcam MB – Beausaint – 18 septembre 2018 à 16h00 À l’ouest de cette ligne (ouest et centre du pays), le temps est très beau et quelque peu turbulent, avec de ce fait un ciel très bleu et, l’après-midi, la formation de quelques cumulus plats juste en dessous de l’inversion générée par l’intrusion de cet air plus maritime. Au-dessus, on observe quelques bancs d’altocumulus et quelques cirrus en fin de journée. Au littoral, ces cumulus sont un peu plus nombreux et s’étalent très temporairement en nappes de stratocumulus cumulogenitus (mais avec encore suffisamment de trouées pour que le ciel ne soit pas vraiment gris). Les températures : 22 à 23°C au littoral, 23 à 25°C sur l’ouest du pays, 25 à 27°C sur le centre, le centre-est et le centre-sud du pays Sur l’est et le sud du pays, le temps est très beau également, avec là aussi quelques altocumulus et parfois quelques cumulus. Les températures dans les plaines et vallées : 27 à 29°C (28,8°C à Koersel et à Gorsem, 29,0°C à Genk, 29,1°C à Kleine Brogel et 30,0°C à Maastricht). En Gaume, les températures atteignent 27,7°C à Buzenol et 28,0°C à Aubange. En Ardenne, comme dit précédemment, le temps est plus instable dans les couches moyennes de l’atmosphère, avec de temps en temps des altocumulus castellanus, dont certains parviennent à se développer jusqu’à donner de petites averses. Le soir par contre, il s’agit plutôt de bancs d’altocumulus ordinaires. Le maximum de Saint-Hubert est de 24,7°C. Quant aux précipitations qui atteignent le sol, elles sont minimes et ne dépassent pas quelques dixièmes de millimètres. Plus loin à l’est cependant, sur Cologne, de véritables orages se développeront sur cette ligne. Notons enfin quelques évolutions très intéressantes de la températures qui ont eu lieu dans la nuit du 17 au 18. À Elsenborn, où la température maximale du 17 a été de 23,7°C, la soirée devient rapidement très fraîche et le thermomètre affiche 9,1°C à minuit par vent très faible. Puis le vent se lève et la température remonte en flèche, pour atteindre 17,6°C à 2 heures ! Puis nouvelle baisse à l’aurore (11,8°C à 7 heures) et nouvelle remontée en flèche, jusqu’à 27,0°C en début d’après-midi (rappel : le record décadaire de cette station est de 28,8°C le 13/09/2016). Des remontées de températures en pleine nuit, certes de moindre amplitude, ont été observées en de très nombreux endroits en Belgique. À suivre…
  3. cumulonimbus

    Automne 2018

    Vénasszonyok nyara ! L’été des vieilles femmes est sans doute une notion inconnue en Wallonie, mais très connue en Flandre et aux Pays-Bas (oudewijvenzomer), et surtout en Allemagne (Altweibersommer), Pologne (babie lato), Tchéquie (babí léto) et Hongrie (vénasszonyok nyara). C’est une sorte de bref retour de l’été, qui se produit entre le milieu et la fin de septembre (entre le 17 et 25), après une période de temps déjà automnal. Il fait beau et doux, avec une luminosité douce, parfois une très légère brume et des températures tournant autour de 25°C. Dans l’imaginaire allemand, on voit très bien des dames d’un certain âge en train de déguster des gâteaux sur la terrasses d’un salon de thé (ou plutôt d’un « Kaffeehaus », voire d’un « Kuchenkaffee » – café typiquement allemand où l’on sert du gâteau), sous les rayons d’un soleil ni trop fort, ni trop faible. Il s’agit pourtant d’une déformation étymologique. « Altweibersommer » ne provient pas du substantif allemand « Weiber » (femmes), mais de l’ancien verbe germanique « weiben » (tisser – pour les araignées). En fait, il s’agit de la saison où les jeunes araignées tissent de longs fils, particulièrement visibles sous la luminosité spéciale qui règne à cette saison. Par extension, on a parfois associé cette période aux vieilles femmes qui tissaient jadis (pour la dernière fois de la saison) dehors, devant la porte de leurs maisons. D’autres y voyaient encore une origine mythologique, associant cette période de beau temps à une ancienne déesse germanique aux longs cheveux blancs. Quoiqu’il en soit, il s’agit d’un phénomène climatique récurrent, qui concerne toute l’Europe occidentale et centrale, donc aussi la Belgique. Un peu comme les saints de glace en mai. Et comme les saints de glace, le phénomène ne se produit pas toujours exactement à la période voulue par la tradition, mais parfois un peu avant ou un peu après. C’est bien pour cela que l’institut météorologique allemand (Deutscher Wetterdienst) a étendu la période et parle d’un Altweibersommer si le phénomène se produit entre la mi-septembre et le début octobre. Si nous considérons la période du 15 septembre au 5 octobre au cours des 30 dernières années à Uccle, le phénomène s’est présenté, à des degrés divers, lors des années suivantes : 1989 : 17 au 22/09 (période de 6 jours) : 5 beaux jours, 4 jours d’été, max 27,3°C le 18/09 1992 : 26 au 27/09 (période de 2 jours) : 1 beau jour le 26, 1 jour d’été le 27, max 25,9°C le 27/09 1993 : 20/09 (1 jour) : 1 jour d’été, max 25,4°C le 20/09 2003 : 15 au 22/09 (8 jours) : 7 beaux jours (+ 1 le 14), 5 jours d’été, max 29,4°C le 20/09 2009 : 18 au 22/09 (5 jours) : 4 beaux jours, 1 jour d’été, max 25,7°C le 19/09 2011 : 24/09 au 03/10 (10 jours) : 9 beaux jours, 6 jours d’été (dont 3 en octobre), max 27,3°C le 29/09 2014 : 15 au 19/09 (5 jours) : 4 beaux jours, 2 jours d’été, max 25,7°C le 19 - Beau jour = insolation ≥ 8h et température ≥ 20°C - Jour d’été = température ≥ 25°C - Critères minima : 1 jour d’été et pas plus de 1 jour d’interruption dans les beaux jours et/ou jours d’été En 2006, les critères d’un altweibersommer étaient remplis, sauf qu’il ne s’agissait pas d’un retour de l’été, mais de la prolongation d’une période chaude antérieure. En 2003, il s’agit bien du retour de l’été, mais le premier jour très ensoleillé est le 14 septembre, avec toutefois « seulement » 20,4°C. En 2016, le retour de l’été est juste trop tôt pour être considéré comme un altweibersommer, avec une pointe de 31,2°C le 13 septembre et la belle période située entre le 12 et le 15 septembre. En 2017 au contraire, le retour de l’été se fait trop tard, avec 25,7°C le 16 octobre et une belle période du 14 au 16. Le 17 aurait pu s’ajouter à la série si le ciel n’avait pas été « jauni » par les sables du Sahara et les fumées des feux de forêt au Portugal, conséquence indirecte du parcours inhabituel du cyclone tropical « Ophelia ». Maintenant, comment explique-t-on cet « Altweibersommer » ? Il faut savoir, en fait, que l’automne est un jeu qui se joue à trois acteurs. Le premier acteur est l’Arctique, qui se refroidit bien (jusqu’à présent encore) au « crépuscule » de la nuit polaire. Le deuxième acteur est l’Océan atlantique qui lui, aux latitudes moyennes, ne se refroidit que très lentement, gardant longtemps la chaleur emmagasinée pendant l’été. Le troisième acteur est le continent qui, en contrepartie, se refroidit rapidement après la mi-septembre, et surtout après l’équinoxe. Les deux premiers acteurs, le pôle et l’océan, créent un contraste thermique de plus en plus marqué entre eux, ce qui a pour effet de renforcer la circulation d’ouest. Il s’ensuit une première arrivée massive de perturbations atlantiques, avec une dépression mère qui se creuse près de l’Islande et un anticyclone des Açores qui, petit à petit, est repoussé vers des latitudes plus méridionales. Des conditions automnales plus ou moins marquées s’installent donc. Le troisième acteur, le continent qui se refroidit, attire de plus en plus souvent des anticyclones. Ces anticyclones sont parfois assez puissants pour rejeter vers le nord la circulation perturbée d’ouest, voire d’arrêter tout à fait sa progression. Nous avons alors affaire à une situation de blocage, avec un anticyclone situé à l’est et des dépressions (éventuellement secondaires) bloquées à l’ouest, sur l’océan Atlantique. Entre ces deux centres d’action s’établit un courant de sud d’origine méditerranéenne, qui se dessèche en passant au-dessus des Pyrénées ou des Alpes et qui nous ramène du beau temps chaud. La force moindre du soleil et les nuits plus longues empêchent toutefois (sauf exceptions) l’installation d’une véritable canicule. Dans le cas de 2018, on peut même parler d’un quatrième acteur, voire de deux : les ex-cyclones tropicaux Helene et Joyce, qui contribuent à aspirer l’air chaud du sud. Il faut dire que 2018 est un cas particulier. On ne peut pas parler d’un véritable retour de l’été, mais pas non plus d’une véritable prolongation de l’été. Le temps s’est certes temporairement rendu un peu plus automnal, mais une vraie circulation d’ouest automnale n’a pas encore réussi à se mettre en place (pas plus qu’aux autres saisons d’ailleurs). Nous verrons dans quelques jours comment nous pourrons cataloguer l’altweibersommer de cette année-ci. En attendant, signalons que la réapparition du beau temps peut aussi se faire à une saison plus tardive encore (comme en 2017), mais l’appellation est alors autre, comme par exemple « Goldener Oktober » en Allemagne. En Belgique, plus tard encore dans la saison, on parlera de l’été de la Saint-Martin, qui se manifeste vers le 11 novembre. En fait, il s’agit alors d’anticyclones (mobiles ou non) qui interrompent le flux des perturbations, ne fût-ce qu’un jour, comme cela se passe à d’autres saisons aussi. Mais à cette saison-là, ce qui se remarque le plus, c’est qu’une période de beau temps (brève ou non) est douce pour la dernière fois (températures de 12-13°C, voire plus), avant que le temps anticyclonique ne s’accompagnera presque immanquablement de températures basses (sauf parfois dans les Ardennes, au-dessus de l’inversion). Ces 12-13°C de « l’été » de la Saint-Martin ne doivent donc pas être perçus comme une dernière manifestation de l’été, mais plutôt comme la dernière manifestation du « non-hiver » par temps anticyclonique. Le réchauffement climatique que l’on connaît ces dernières décennies a évidemment une influence sur ce phénomène, comme sur tous les autres d’ailleurs. À l’heure actuelle, les 25°C sont (un peu) plus facilement atteints que jadis en fin septembre ou début octobre. Cela se voit déjà dans la liste établie ci-dessus, ne portant pourtant que sur les 30 dernières années, mais où les occurrences sont plus fréquentes dans les années récentes. Cependant le phénomène en lui-même reste inchangé. Tant que le pôle n’aura pas entièrement fondu, tant que les circulations d’ouest et leurs contraires (situations de blocage) continueront à exister, « l’Altweibersommer » gardera toutes ses caractéristiques, à 1 ou 2°C près.
  4. cumulonimbus

    Été 2018

    1er juin 2018 Commençons une fois encore par les précipitations. Alors qu’Uccle continue avec sa tendance sèche – les 8,4 mm du 1er juin n’inversant pas cette tendance, d’autant plus que les 4 jours qui suivent sont à nouveau secs –, d’autres régions du pays continuent à recevoir des précipitations intenses. L’énorme MCS qui a abordé le pays en fin de nuit continue à faire parler de lui. Celui-ci, très actif entre 7 et 8 heures, commence lentement à se « déglinguer » par la suite en perdant de son intensité mais en s’étalant jusqu’à couvrir la quasi-totalité du pays vers la mi-journée, désormais sous la forme d’une zone de précipitations. Celle-ci donne encore des précipitations par endroit très fortes, alors qu’elles sont parfois plutôt faibles ailleurs. Parmi les relevés sur 24 heures (1er juin 8h –> 2 juin 8h), nous avons les valeurs suivantes : Gorsem : 66,2 mm Angleur : 48,1 mm Elsenborn : 37,7 mm Stree (Huy) : 32,7 mm Bierset : 30,0 mm Pour certaines stations, il y a moyen de retrouver les détails de l’épisode pluvio-orageux. À Bierset, l’épisode entier lié à ce MCS totalise 37 mm (7 mm entre 6 et 8h ; 24 mm entre 8 et 14h ; 6 mm entre 14 et 19h). Plusieurs orages se sont manifestés le matin, avec une indication d’orage violent à 8h et une indication d’orage de grêle à 9h. Quelques autres données sur cet épisode orageux en région liégeoise nous donnent des quantités plus grandes encore, comme à Slins (55 mm) et à Oupeye (42 mm). À Elsenborn, l’épisode peut être décomposé comme suit : 21 mm entre 4 et 8h ; 32 mm entre 8 et 14h ; 5 mm entre 14 et 18h. Soit un total de 58 mm. Rappelons que les plus fortes cotes de cet épisode sont de 95 mm à Saint-Vith, 93 mm à Bütgenbach, 89 mm à Battice, 88 mm à Chaîneux, 71 mm à Vielsalm, 64 mm à Robertville, 62 mm à Herve, 61 mm à Jalhay, 59 mm à Waremme et 59 mm à Vaux-sous-Chèvremont pour reprendre les valeurs supérieures à celle d’Elsenborn. À Angleur, il est probable que l’épisode ait donné près de 70 mm d’eau (23,1 + 48,1 mm, une petite partie appartenant à un autre orage). Les conséquences de ces précipitations, par exemple, à la gare de Liège-Palais : Capture d’écran d’une vidéo de Nadia Saiadi L’étalement du MCS en une espèce de gros nimbostratus/altostratus, avec quelques cellules enclavées, devenant peu à peu moins actives, nous vaut une journée très grise et fraîche, avec régulièrement de la pluie tout au long de la journée. Au littoral, on observe en plus du brouillard en début de matinée. Les températures maximales, sous un vent soufflant en moyenne d’ouest, se situent entre 18 et 20°C en plaine (un peu moins au littoral avec 16-17°C) et entre 14 et 17°C sur les hauteurs (le moins dans les Hautes-Fagnes). 2 juin 2018 Une petite influence anticyclonique se dessine sur notre pays, mais les nuages ont beaucoup de mal à se dissiper. Par contre il ne pleut (généralement) plus. On note principalement des stratocumulus, qui plus tard en journée évoluent en partie en cumulus, avec quelques éclaircies, s’élargissant le soir. Parfois, on assiste aussi à deux couches distinctes : stratocumulus doublés de cumulus à un niveau plus bas. Les températures n’augmentent que peu par rapport à la veille, avec près de 20°C en plaine et 16-17°C sur les hauteurs. Ici et là, il fait un peu plus chaud, principalement en Campine, dans les vallées et en Gaume (Kleine Brogel : 22,6°C ; Aubange : 22,2°C ; Angleur : 22,0°C). À Bierset, une averse a encore réussi à se former (2 mm), mais le plus souvent, il n’y a plus de précipitations. 3 juin 2018 Il refait beau. Un faible anticyclone vient se placer au-dessus de nos régions, avant que son centre de gravité ne remonte vers la Mer du Nord, avec des vents se mettant à souffler de nord à nord-est. Cette dernière évolution est peu favorable à la chaleur en bord de mer, où le thermomètre reste coincé à 20°C, avec une brise de mer se combinant au vent général. Ailleurs, les températures remontent bien, avec le plus souvent 24-25°C en plaine et 20-22°C sur les hauteurs. En Campine, il faut un peu plus chaud avec 26,1°C à Koersel et 26,0°C à Kleine Brogel. Angleur connaît aussi du temps chaud avec 25,9°C. Le ciel est bleu avec quelques cirrus, tandis que des cumulus se forment en journée. Ils ne dépassent pas le stade de mediocris. Le matin, il y a parfois du brouillard. Au littoral, la convection est en grande partie empêchée par les eaux plus froides de la Mer du Nord, avec un fin d’après-midi / début de soirée même un peu de brouillard maritime. 4 juin 2018 Un anticyclone s’installe entre l’Islande et l’Écosse au nord d’un front froid. Ce front froid descend lentement sur la Mer du Nord en direction de nos régions, mais ne nous concerne pas encore. Le temps est beau en bien des régions après dissipation – là où il y en a – des brumes et stratus matinaux. En journée, la convection est un peu plus marquée avec des cumulus atteignant parfois le stade de congestus. On note aussi quelques cirrus et quelques altocumulus. Malgré un petit vent de nord à nord-est, les températures sont élevées et atteignent 24 à 27°C en plaine et dans les vallées et près de 23°C sur les hauteurs. Les valeurs maximales les plus élevées sont les suivantes : Kleine Brogel : 27,4°C Aubange : 27,2°C Angleur : 27,1°C Koersel : 27,1°C Au littoral, on observe du brouillard, puis un ciel couvert avec des stratocumulus et le temps est très frais. La température maximale ne dépasse pas 15,6°C à Zeebruges et 16,2°C à Middelkerke avec un vent de nord ou de nord-nord-est bien présent. Ce vent pousse l’air frais jusque loin à l’intérieur des terres. Même Ypres et l’ouest du Hainaut sont touchés par des brumes et des stratus qui évoluent plus tard en stratocumulus (et, dans la zone limite, en cumulus plus ou moins fractus produits du déchirement des stratocumulus). Dans ces régions, les températures ne sont pas très élevées non plus, avec 19,7°C à Passendaele et 19,9°C à Beitem. Autour de Gand, on note 21,4°C à Zelzate et 22,2°C à Semmerzake. 5 juin 2018 Le front froid s’avance vers notre pays, puis se disloque sur celui-ci. Il entraîne cependant une portion d’air frais sur une grande partie du territoire. Seule la Gaume en est vraiment épargnée. Au littoral, le temps est particulièrement frais avec des stratocumulus couvrant la totalité du ciel ou presque, avec parfois des fractus en dessous, principalement le matin. Il faut attendre le soir pour apercevoir les premières éclaircies. Avec un vent désagréable de nord-nord-est, la température ne dépasse pas 14,9°C à Zeebruges et 15,1°C à Middelkerke. À l’intérieur des terres, le temps est couvert aussi avec des stratus / stratocumulus ne se déchirant parfois que le soir, sinon l’après-midi. En fonction de l’insolation, les températures maximales en plaine se situent entre 17 et 23°C. C’est à l’ouest que les températures sont les plus basses (Passendaele : 17,1°C ; Beitem : 17,4°C ; Semmerzake : 18,3°C) et à l’est qu’elles sont les plus élevées (Kleine Brogel : 22,6°C ; Koersel : 21,5°C). Au centre, on tourne autour de 19°C. En Gaume, le temps est tout autre, presque serein en matinée, avant la formation de cumulus l’après-midi, humilis et parfois mediocris. La température maximale atteint 27,6°C à Aubange et 26,0°C à Buzenol. La Haute Belgique est touchée de façon variable par les nuages, avec en général du beau temps l’après-midi. Les températures : 21-22°C sur les plus hauts plateaux. À suivre…
  5. cumulonimbus

    Été 2018

    27 août 2018 Des courants perturbés affectent le temps sur nos régions. Le ciel est d’abord couvert et pluvieux, puis nuageux à très nuageux avec quelques cumulus et de nombreux bancs de stratocumulus, parfois étendus. C’est au littoral que les éclaircies sont les plus larges, mais les stratocumulus y demeurent nombreux aussi. Il fait frais avec des maxima de 19 à 20°C en plaine (21°C en Campine) et 17 à 18°C sur les hauteurs, mais aussi en Gaume (où le ciel reste couvert plus longtemps). 28 août 2018 Une faible influence anticyclonique se fait sentir, toutefois l’air reste maritime et les températures n’augmentent que peu. En plus, le temps ne s’améliore que lentement. En effet, le ciel est très nuageux en matinée avec des stratocumulus, même si ceux-ci sont assez élevés et pas trop épais en général. L’après-midi, de belles éclaircies se développent (quelques cirrus, stratocumulus se dispersant). Au littoral, le ciel ne se dégage que partiellement tandis que vers le sud, le pays connaît un temps meilleur avec là, formation de quelques cumulus. En Gaume, on peut parler d’une véritable journée anticyclonique accompagnée de brouillard le matin, puis de beau temps avec de petits cumulus et de rares cirrus. En Gaume et dans la vallée de la Meuse, les températures sont les plus élevées avec des valeurs jusqu’à 24°C (Angleur : 24,1°C ; Hastière : 24,0°C ; Aubange : 23,6°C). Sinon, on observe 20°C au littoral, 20 à 22°C, localement 23°C en plaine et 20 à 21°C sur les hauteurs. 29 août 2018 Les faibles hautes pressions s’évacuent rapidement vers l’est tandis que plusieurs zones orageuses tentent de gagner notre pays, mais se déglinguent en partie avant d’atteindre la frontière franco-belge. Des températures très élevées, la veille, sur le sud-ouest de la France (36,9°C à Biscarosse et Cazaux) ont été suivies de violents orages sur la région avec notamment un arcus très impressionnant sur Lacanau. Ces orages sont accompagnés de puissantes rafales, dépassant les 100 km/h par endroit. Aux petites heures du matin du 29, ces orages gagnent Paris où il restent particulièrement violents, avant d’arriver à nos portes vers 8 heures du matin, où ils s’effondrent complètement. D’autres orages se développent sur la France en après-midi et résistent mieux, avec de l’activité orageuse sur notre pays aussi, principalement sur le sud et dans une moindre mesure sur le centre. Il s’ensuit un ciel assez chaotique, avec un mix de nuages à tendance stratiforme (stratocumulus, altocumulus, altostratus) et de nuages convectifs (cumulus, cumulonimbus, souvent « embedded Cb »). Ici et là, des arcus témoignent encore de la violence qu’avaient ces orages au départ (comme par exemple à Humain et à Haversin, au sud-est de Ciney). Aucun phénomène vraiment violent ne nous a été rapporté. Quelques cotes de précipitations (sur 24h) ont toutefois dépassé les 20 mm comme à Bièvre (24,7 mm) et à Middelkerke (20,3 mm). Dans le sud et l’est du pays, où des éclaircies ont également été observées, les températures ont été douces avec 24,3°C à Angleur, 24,0°C à Aubange, 24,0°C à Koersel et 23,6°C à Kleine Brogel. À l’ouest du pays par contre, les températures sont parfois restées très fraîches avec comme valeurs maximales 16,1°C à Coxyde, 16,4°C à Passendaele et 16,6°C à Beitem (mais 18,3°C à Zeebruges, en bordure immédiate de l’eau). Le centre du pays s’est retrouvé un peu entre les deux, avec 20-22°C. Les vents ont été fort variables avant de s’orienter de façon générale eu nord-ouest. 30 août 2018 Après le passage d’un front froid, nous nous retrouvons à nouveau sous des conditions assez anticycloniques, mais avec un temps assez frais pour la saison. Le ciel est d’abord peu nuageux, puis des cumulus se développent jusqu’au stade humilis / mediocris. À côté de cela on observe quelques cirrus et l’un ou l’autre banc d’altocumulus / stratocumulus. Au sud du pays (et même déjà dans l’Entre-Sambre-et-Meuse), on note encore un ciel très nuageux à couvert le matin, puis des cumulus, nombreux au départ, accompagnés de bancs de stratocumulus. Les cirrus tendent à y être plus nombreux aussi. Au littoral, des cumulus très plats (pratiquement des stratocumulus), présents le matin, se développent un peu en matinée avant de se disperser l’après-midi, faisant place à un temps très beau avec cirrus et quelques altocumulus / stratocumulus. Les températures maximales : 18-19°C au littoral, autour de 20°C en plaine et 16-17°C sur les hauteurs. 31 août 2018 La tendance anticyclonique se confirme, avec un noyau qui s’installe sur le sud de la Mer du Nord. Le temps est cependant légèrement couvert dans un premier temps, avec de l’altostratus translucidus (parfois accompagné de quelques altocumulus) qui s’effiloche ensuite en cirrus. L’après-midi, des cumulus se forment dans un ciel de plus en plus bleu. Le littoral connaît aussi quelques stratocumulus, mais ensuite le ciel devient presque serein (très peu de cumulus). En Gaume, le ciel reste plus longtemps voilé et les cumulus se développent peu. Les vents de nord-est, qui nous avaient habitués à du temps chaud (continent surchauffé jusqu’aux hautes latitudes et mers environnantes chaudes aussi), nous apportent à présent un air déjà plus frais, avec une petite ambiance pré-automnale. Les maxima, comme la veille, n’atteignent que 18-19°C au littoral, une vingtaine de degrés en plaine et 16°C sur les hauteurs. Conclusion L’été qui s’achève, en dépit d’une fin plus mitigée, est le plus chaud jamais observé sur une grande partie du pays. À Uccle, la température moyenne de 19,8°C (juin + juillet + août) vient se placer de justesse avant celle de 2003 (19,7°C) et largement devant celle de 1976 (19,2°C), de 1947 (19,0°C) et de 2006 (18,9°C). Mais 2018 restera surtout le grand été du nord du pays. On se souviendra des valeurs extrêmes observées le 27 juillet à Hechtel-Eksel (38,8°C), Kapelle-op-den-Bosch (38,5°C), Bassevelde (38,4°C), Zelzate (38,2°C), Wevelgem (37,9°C) et Westmalle (37,8°C). La veille déjà, des endroits comme Deurne et Kruishoutem affichaient plus de 36°C avec, respectivement, 36,7°C et 36,4°C. Puis le 7 août, pas mal de localités de la moitié nord du pays atteignent ou dépassent à nouveau les 36°C. Cela se répercute aussi dans les moyennes. À Gilze (NL), situé à une petite dizaine de kilomètres au nord de la frontière et station représentative pour les régions anversoise et campinoise, l’été 2018 dépasse de loin les canicules précédentes et bat à plates coutures des étés comme 1976 et 2003. Ainsi à Gilze, avec une moyenne de 19,7°C, l’été 2018 se place loin devant l’été 2003 (19,1°C) et l’été 1976 (18,8°C). De même, la période de 30 jours la plus chaude de l’été, du 11 juillet au 9 août, se place avec 22,6°C devant celle de 1976 (22,3°C du 21 juin au 20 juillet) et celle de 2003 (21,6°C du 15 juillet au 13 août). Seul 2006 reste encore de justesse devant, avec 22,7°C du 1 au 30 juillet. Rappelons qu’à Uccle, pour les mêmes périodes, la palme revient à 1976 (23,2°C), suivi de 2006 (23,1°C). 2018 ne vient qu’en troisième position avec 22,5°C, suivi de 2003 avec 22,2°C. Au sud du pays, la situation est différente. Même si la canicule y a été bien présente aussi cette année, elle n’arrive pas à battre les grandes chaleurs de 2003. À cet effet, nous disposons des températures moyennes de Trèves (DE), qui sont assez représentatives pour la Gaume aussi. En ce qui concerne la moyenne des trois mois d’été, 2018 se place, avec 20,0°C, loin derrière 2003 (20,8°C), mais parvient encore à devancer 1976 (19,7°C). En ce qui concerne les périodes de 30 jours les plus chaudes (mêmes dates que pour Gilze et Uccle), 2018 à Trèves, avec 23,1°C, n’arrive qu’en 4e position, loin derrière 1976 (24,0°C), 2003 (23,7°C) et 2006 (23,7°C également). Cela entre d’ailleurs en ligne avec les valeurs médianes [(min + max) / 2] d’Aubange en Gaume, où la période de 30 jours la plus chaude de 2018 (21,1°C) reste un gros demi-degré en dessous de celles de 2003 (21,9°C) et de 2006 (21,7°C). [Pour 1976, nous n’avons malheureusement aucune donnée pour Aubange]. Les valeurs globalement plus basses à Aubange par rapport aux stations précitées sont liées aux nuits qui y sont plus froides en moyenne. Une autre évolution intéressante est celle des eaux de Mer du Nord. Au début du mois d’août, la température de l’eau près de la côte belge (à quelques kilomètres au large de celles-ci) se situe entre 22,0 et 22,5°C, tandis qu’elle se situe entre 21,0 et 21,5°C plus loin au large. Autour du 7 août, au cœur de la période caniculaire (d'août), les températures des eaux côtières frisent les 23°C tandis que plus loin au large, la hausse est plus faible avec des eaux à 21,5/22,0°C. À noter que le 7 août vers 15 heures, alors que des vents forts acheminent de l’air chaud au-dessus de la mer jusque loin au large, la température de l’eau au large d’Ostende atteint temporairement 24,0°C pendant qu’au large de Zeebruges, on atteint 23,8°C. Cette hausse se transmet aussi plus loin au large, mais elle est partout très temporaire. Vers le 14 du mois, les eaux côtières cessent d’être plus chaudes que celles au large, avec partout des valeurs désormais proches de 21°C, ce qui reste énorme pour la Mer du Nord. Mais après, la situation se normalise étonnamment vite, avec en fin de mois des températures légèrement inférieures à 19°C près des côtes, et légèrement supérieures à 19°C au large, ce qui est à peine 1°C supérieur aux normes saisonnières. C’est lié à la faible profondeur de la Mer du Nord, ce qui fait qu’elle est plus sensible aux variations thermiques extérieures car son inertie thermique est moindre. En d’autres termes, une canicule qui touche la Belgique et qui parvient à se propager jusqu’à la région littorale aura comme conséquence, au bout d’un temps relativement court, de réchauffer les eaux côtières aussi. Après, une fois que la canicule a cessé, les eaux reprennent des températures (presque) normales après un laps de temps relativement bref aussi. Ceci repose la question de la recrudescence des trombes marines après une période très chaude. On a pu constater que le long de la côte belge, c’était rarement le cas, d’autant plus qu’au niveau atmosphérique aussi, le retour à la normale après une canicule était souvent progressif. Ce fut notamment le cas en 1976 et 2003. La seule exception à la règle a été 2006, où des courants très frais d’origine polaire ont immédiatement suivi une très longue canicule et où des phénomènes violents à répétition ont été enregistrés le long de la côte belge. Sinon, les trombes marines se formeront lorsque les autres conditions météorologiques s’y prêtent, c’est-à-dire une traîne active avec de l’air froid en altitude, avec un vent soufflant dans la bonne direction (l’effet écran de l’Angleterre pouvant être inhibiteur). Dans ce cas, une eau de la Mer du Nord, en fin de saison, est bien assez chaude pour engendrer le phénomène même avec une température proche des normes saisonnières. Suite en automne…
  6. cumulonimbus

    Été 2018

    22 août 2018 La der des ders dans le centre et le nord du pays… L’été est sur le point de nous quitter. En ce 22 août cependant, des conditions anticycloniques maintiennent encore un temps estival sur nos régions. En outre, de l’air méridional dans les couches moyennes de l’atmosphère est responsable de températures plutôt élevées au niveau 850 hPa (vers 1520 mètres), de l’ordre de 15°C environ et grimpant même jusqu’à 17-18°C en fin de journée sur le sud du pays. En surface toutefois, des vents d’ouest à nord-ouest tempèrent la chaleur, avec un air un peu plus humide et un peu plus frais sous une inversion. Cela n’empêche pas le temps d’être beau après la rapide dissipation de quelques stratocumulus matinaux. L’après-midi, des cumulus se développent sous l’inversion le midi et l’après-midi, avant de se résorber à nouveau en soirée. À côté de cela, on note aussi quelques cirrus. Vers le sud du pays, les cumulus s’aplatissent de plus en plus en raison d’une inversion plus basse. En franchissant le massif ardennais, les vents d’ouest à nord-ouest perdent complètement leur nuance maritime, avec en Gaume un temps chaud sous un ciel quasiment serein (rares cirrus et cumulus très isolés). Les températures : 24 à 26°C sur le centre-ouest et le centre des plaines et 27 à 29°C sur l’est des plaines ainsi que dans les vallées et le sud du pays. Sur les hauteurs, le thermomètre affiche 25 à 27°C. Quelques valeurs : Aubange : 29,4°C Koersel : 28,2°C Kleine Brogel : 28,1°C Angleur : 28,1°C À noter que la canicule est toujours aux portes de nos frontières, avec 31,5°C à Metz (FR) et 32,9°C à Trèves (DE). Au littoral et sur l’ouest du pays par contre, les conditions sont déjà moins favorables, avec des stratocumulus persistant une bonne partie de la journée, temporairement surmontés d’altostratus translucidus. En fin d’après-midi, le ciel se dégage au littoral tandis que quelques cumulus / stratocumulus subsistent dans les éclaircies à l’intérieur. Les températures sont déjà plus fraîches dans cette région, avec 21°C au littoral et 23 à 24°C sur les plaines de l’ouest. 23 août 2018 La der des ders dans le sud et l’est du pays… C’est encore le plein été en Gaume, en Ardenne et à l’est des plaines, avec du soleil, quelques bancs d’altocumulus et des cumulus déjà un brin plus instables (des orages « lèchent » le sud du pays). En région liégeoise, on observe des bancs de stratocumulus le soir. Les températures continuent à être élevées, avec 28,0°C à Aubange, 27,2°C à Buzenol, 26,4°C à Bièvre et à Strée (Huy), 26,0°C à Gouvy et même encore 25,1°C à Saint-Hubert. Ailleurs, l’été a déjà perdu ses couleurs. Aux stratus matinaux succèdent des nappes étendues de stratocumulus qui, l’après-midi, se doublent de cumulus. À ce moment, on observe aussi quelques maigres éclaircies. Les températures restent douces, mais plus tout à fait estivales avec 23 à 24°C (22°C en bord de mer). Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, on est un peu entre les deux, avec des stratus (voire du brouillard) persistant assez longtemps, puis se transformant en stratocumulus. Mais l’après-midi, les éclaircies sont meilleures avec cumulus restant un peu à la limite du stratocumulus. Le soir : nouvelles nappes étendues de stratocumulus. Dans les vallées et endroits abrités, les températures atteignent encore 25°C. Un premier front froid traverse le pays en soirée, avec un peu de vent, quelques précipitations et une baisse marquée des températures. Un deuxième front froid traversera le pays en deuxième moitié de nuit et sera suivi d’air maritime d’origine polaire (encore fort indirecte). 24 août 2018 Les températures sont en chute libre. On n’atteint plus les 20°C presque nulle part et, là où on les atteint encore, c’est tout juste. Exception : les lieux très privilégiés comme Angleur (22,0°C) ou Koersel (21,3°C). En altitude aussi, la chute des températures est bien marquée. À minuit (nuit du 23 au 24), on atteignait encore, au niveau 850 hPa (1474 m), 10°C au-dessus de Beauvechain, tandis qu’au cours de la soirée du 24, cette valeur n’est plus que de 4°C à ce même niveau 850 hPa (1452 m). Mais le temps est encore assez beau après dispersion des nuages frontaux (le plus tard sur l’est du pays), avec cumulus d’abord dans un ciel bleu, puis sous une nappe de cirrus, évoluant par la suite en cirrostratus (+ quelques cirrocumulus). Des nappes d’altocumulus font également leur apparition. En toute fin de journée, le voile nuageux se disperse à nouveau, notamment à l’ouest voire le centre du pays. Les températures maximales : 19-20°C en plaine, 15-17°C sur les hauteurs. Des perturbations post-frontales traverseront le pays en soirée et la nuit. Celles-ci, localement, donneront de fortes précipitations, notamment en fin de soirée à Zeebruges. En tout, il tombera 17,6 mm d’eau à cette station, recueillie entre 22h et 2h. Quelques autres stations recueilleront beaucoup d’eau aussi, comme par exemple Essen avec 17,3 mm. Mais bien souvent, la pluviosité reste inférieure à 5 mm. 25 août 2018 Une circulation d’ouest-nord-ouest, avec de l’air polaire maritime instable et froid, s’instaure sur notre pays. Cependant, une grande partie du pays profite de l’effet d’écran (ombre pluviométrique) formé par l’Angleterre. L’image radar ci-dessous montre admirablement bien cette protection de l’Angleterre dont notre pays bénéficie par circulation d’ouest-nord-ouest à nord-ouest. On pourrait imaginairement prolonger sur la Mer du Nord la limite d’influence des averses et on tombe alors exactement sur la limite des côtes anglaises. Source : IRM De ce fait, au sud d’une ligne qui va grosso modo d’Anvers à Liège, il fait relativement beau avec des cumulus dont une partie se développe jusqu’au congestus et une autre partie tend à s’étaler dès le stade mediocris. Ici et là, on voit aussi une amorce de cumulonimbus. Les averses sont rares ou inexistantes. Au nord de cette ligne, le temps fait plus penser aux giboulées du printemps qu’à la fin de l’été, avec des ciels de traîne (très) active présentant une alternance de ciels bleus et de nuages menaçants, cumulonimbus générant régulièrement des averses et parfois des orages. Géographiquement, le passage de l’un à l’autre est assez abrupt. Dès qu’on est un peu au sud de la ligne en question, les averses cessent. En Ardenne et surtout en Gaume, les nuages post-frontaux sont encore très présents le matin. Le littoral, situé du « bon » côté, connaît de très nombreux de cumulus dans un ciel très bleu en raison de la forte instabilité des basses couches. Les cumulonimbus du « mauvais » côté sont parfois visibles de très loin, notamment en début de soirée. Source : IRM Les températures : le plus souvent 17 à 18°C en plaine (littoral compris), très localement 19 voire 20°C, et 14 à 15°C sur les hauteurs. Dans les régions avec peu ou pas d’averses, le temps est encore assez agréable, surtout grâce au soleil. Dans les régions à averses par contre, les températures descendent assez fort sous chacune des averses. À Retie par exemple, il fait 17,2°C à 14h, puis 13,9°C à 15h. À Ell aux Pays-Bas (juste au nord de notre frontière campinoise), c’est un véritable yo-yo qui se met en place, avec 16,4°C à 12h, 12,0°C à 14h, 17,1°C à 17h et 14,4°C à 20h. Ceci est lié aux températures très froides en altitude pour la saison, avec 3°C au niveau 850 hPa (vers 1440 m), –6°C au niveau 700 hPa (vers 2980 m) et –25°C au niveau 500 hPa (vers 5520 m). Cette dernière valeur est presque la plus froide qu’on puisse rencontrer à cette altitude en août. Ci-dessous, une comparaison des conditions météo entre Turnhout et Uccle. Ces photos sont assez représentatives de toute la journée. Source : Weer TURNHOUT Source : IRM Cela se ressent bien dans la pluviosité aussi. La région d’Anvers est intéressante à ce niveau. Stabroek et Essen, au nord d’Anvers, reçoivent respectivement 7,7 et 4,3 mm. L’aéroport de Deurne n’en reçoit plus que 0,9, tandis que Sint-Katelijne-Waver, au sud, reste sec. Sinon, on retrouve encore des précipitations dans le Limbourg et dans la Province de Liège, avec environ 7 mm là où il est tombé le plus d’averses. Dans les régions « abritées » par l’Angleterre, les quelques petites averses, là où il y en a encore eu, n’ont généré que quelques dixièmes de mm. Le soir et la nuit, le ciel se dégage en de nombreux endroits et la nuit est fort froide aux endroits exposés. À Elsenborn à 23 heures, il ne fait plus que 3,9°C. 26 août 2018 La nuit a été particulièrement froide sur l’est et le sud du pays et, localement, aussi ailleurs. À Elsenborn, la température minimale est descendue jusqu’à 0,2°C ! Depuis que cette station est pleinement opérationnelle (fin 1986), c’est la troisième température la plus basse qui y a été observée au mois d’août, après les –0,6°C du 30 août 2007 et les 0,0°C du 15 août 1994. Mais d’autres endroits ont eu très froid aussi. À Gouvy, le thermomètre est même descendu à 0,0°C. En Gaume, Buzenol est descendu jusqu’à 2,6°C et à Aubange, jusqu’à 3,8°C. Bièvre, non loin de Bouillon, a enregistré 2,3°C. Sinon, les stations suivantes sont encore descendues en dessous de 5°C : Saint-Hubert : 3,9°C (record = 2,8°C le 31 août 1956) Dourbes : 4,7°C (record = 2,5°C le 29 août 1979) Genk : 4,9°C En revanche, certaines stations de plateau n’ont eu qu’un froid très modéré, comme Uccle (9,0°C), Beauvechain (9,0°C), Bierset (8,3°C) et Gosselies (8,2°C). Au littoral, la différence a été grande entre le bord de l’eau (minimum de 12,0°C à Zeebruges et de 11,8°C à Dunkerque) et la zone déjà plus fraîche des dunes (minimum de 7,5°C à Middelkerke). En journée, des courants maritimes de sud-ouest, avec en surface des vents de sud-sud-ouest tournant au sud, font remonter les températures partout, mais elles restent en deçà des normes saisonnières, avec des maxima de 17 à 18°C au littoral, 18 à 20°C, localement 21°C en plaine et 16 à 17°C sur les hauteurs. En matinée, le temps est généralement beau avec des cirrus et des altocumulus et, plus tard, la formation de quelques cumulus. L’après-midi, le ciel se couvre de cirrostratus puis d’altostratus (tantôt opacus, tantôt translucidus) et quelques cumulus seulement persistent. Parfois aussi passage abrupt du ciel bleu à l’altostratus. Le temps reste le plus longtemps beau en Gaume, et le moins longtemps au littoral et sur l’ouest. Des pluies sont observées dès le milieu de l’après-midi au littoral, en début de soirée sur le centre du pays et en fin de soirée sur l’extrême est. Ces précipitations donneront une moyenne de 5 mm sur l’ouest et le centre du pays, ainsi que sur le nord et le nord-est, mais nettement moins sur le sud-est. C’est Coxyde qui, avec 11,0 mm, reçoit le plus d’eau avec dès la fin de l’après-midi des pluies par moment modérées et continues. Enfin, pour être complet, on notera les vents forts qui ont régnés en soirée au-dessus de la Mer du Nord. Alors que Zeebruges et Dunkerque n’ont enregistré que 50 km/h au plus, les bouées et plate-formes du sud de la Mer du Nord ont enregistré des vitesses nettement supérieures, comme la bouée 62170 (à quelques 40 km au large de Dunkerque) avec 89 km/h. La bateau-phare 62304, au large de Calais, a même eu 100 km/h. La plate-forme néerlandaise « Euro Platform », quant à elle, est montée à 76 km/h. À suivre…
  7. cumulonimbus

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    16 août 2018 Avant d’analyser la journée du 16 août et surtout les orages de la nuit du 16 au 17 août, nous allons préciser deux notions importantes : l’entrée droite d’un jet-streak et l’anomalie de tropopause. 1. Le jet-streak n’est autre qu’une accélération du jet-stream. En français, on pourrait aussi dire qu’un « rapide de jet » n’est autre qu’une accélération du « courant-jet » (ou simplement du « jet »). Le jet-stream, comme tout autre vent, est la résultante entre la force du gradient de pression et la force de Coriolis, qui fait en sorte qu’il souffle parallèlement aux isobares (puisqu’à l’altitude du jet-stream, la force de frottement n’intervient pas). Dans le cas d’une augmentation ou d’une diminution de ce vent, les forces entrant en ligne de compte devraient augmenter ou diminuer aussi (interdépendance des causes et conséquences). Or, la force de Coriolis intervient avec un petit retard par rapport à la force du gradient de pression, ce qui fait que l’air se déporte vers la gauche lors d’une accélération du jet, et vers la droite après cette accélération (ou plutôt, lors de la décélération du jet). Il y a donc une accumulation d’air du côté où l’air est déporté, et un vide d’air de l’autre côté. Ce qui revient à dire qu’il y a un vide d’air en altitude à l’entrée droite du jet-streak (en cours d’accélération) et à la sortie gauche de ce même jet-streak (en cours de décélération). Or ce vide d’air demande d’être comblé, et va provoquer une aspiration qui renforce les mouvements vers le haut de l’air instable, ce qui favorise les orages. Il faut évidemment que l’air soit instable au départ (disons : un tant soit peu instable), pour que le phénomène puisse s’enclencher. En d’autres termes, il faut qu’il y ait un bon « phasage » entre les zones instables et les zones propices à l’aspiration du jet pour que les orages puissent se développer au maximum. 2. L’anomalie de tropopause, ou plutôt l’anomalie basse de tropopause est une zone où l’altitude de la tropopause est nettement plus basse qu’ailleurs. Sans entrer dans des détails très complexes comme le tourbillon absolu et le tourbillon relatif, on peut dire que l’anomalie de tropopause est intimement liée aux variations du jet-stream et provoque des intrusions d’air stratosphérique à des altitudes où cet air ne devrait pas se trouver. Il s’agit là d’air froid et sec se retrouvant dans les couches moyennes de l’atmosphère, ce qui va également renforcer l’instabilité et surtout avoir un effet sur les rafales descendantes des orages. Maintenant que ces notions sont précisées, nous pouvons procéder à l’analyse météorologique du jour. Le 16 août 2018, à la suite du déplacement vers l’est des hautes pressions (anticyclone s’étendant de l’Europe centrale à l’Europe du nord-est), marque d’abord le retour du beau temps chaud, après une transformation certes lente des stratocumulus matinaux en cumulus. Ces cumulus, par ailleurs, ont une présence irrégulière et leur développement est faible. Au-dessus, on note des cirrus, formant parfois un voile partiel. Au sud du pays, les stratocumulus se dissipent plus vite ou sont absents, et les cumulus (encore) moins nombreux. En Gaume par contre, on observe du brouillard matinal. L’humidité de l’air, en fait, reprend des valeurs normales pour la Belgique, même par beau temps. Avec un vent de sud basculant progressivement à l’ouest, puis au nord-ouest (soirée) et au nord (nuit), les températures maximales se situent le plus souvent entre 25 et 27°C en plaine et autour de 25°C sur les hauteurs. La Gaume, certaines vallées et la Campine connaissent des valeurs plus élevées (Angleur : 29,1°C ; Aubange : 28,4°C ; Koersel : 28,1°C). Quelques points du pays, en raison d’une nuit du 15 au 16 assez fraîche, subissent de gros écarts entre minimum et maximum : Aubange : 5,8°C / 28,4°C Gouvy : 6,5°C / 27,0°C Elsenborn : 5,9°C / 26,0°C Ces minima assez bas sont en gros contraste avec Uccle, qui n’est pas descendu en dessous de 16,2°C, et Deurne, qui n’est pas descendu en dessous de 16,7°C. Au littoral, la brise de mer suit grosso modo la rotation du vent général et se confond en partie avec lui. La conjonction de ces vents provoque cependant un renforcement de ceux-ci, avec des rafales de 40 à 50 km/h en fin d’après-midi. Il s’ensuit que la hausse des températures reste limitée, avec des valeurs maximales proches de 23°C. Le temps côtier : nappes étendues de stratocumulus en matinée, parfois doublées de cumulus, puis beau temps avec dispersion d’abord des stratocumulus, puis des cumulus, avec un ciel garni de quelques cirrus. Le soir, apparition des nuages précurseurs de la zone orageuse : stratocumulus turbulents, à base quelque peu tourmentée. En effet, un double front froid, sur le sud-est de l’Angleterre en journée, est aux portes de notre pays. Cela se matérialise en journée par une ligne d’averses encore assez modestes sur le sud-est de l’Angleterre puis la Manche et la Mer du Nord, mais cette ligne se dédoublera et se renforcera rapidement sur notre pays. Dans un premier temps, on peut parler d’un cisaillement très important des vents qui, dans les basses couches, s’étaient graduellement orientés au nord et qui la nuit passent parfois même au nord-est en raison d’une petite dépression thermique sur la France, alors qu’à partir de 1000 mètres d’altitude environ, le vent continue de souffler de sud-ouest. Mais c’est la dynamique d’altitude, surtout, qui va faire exploser l’activité orageuse, avec la présence d’une anomalie de tropopause et le positionnement de la Belgique en dessous d’une entrée droite de jet-streak. Lors d’une première phase, l’interaction des éléments précités avec la progression du double front froid n’est pas idéale, ce qui fait que les orages sont d’abord modestes (une cellule se déplaçant de l’ouest du Hainaut à la région gantoise et une autre se déplaçant d’Audenaerde à Anvers en cours de soirée). Mais plus tard dans la nuit, le phasage entre la dynamique en altitude et la convection devient idéal et un orage multicellulaire formé près de Maubeuge prend rapidement des caractéristiques sévères avec de la grêle, une intense activité électrique et de fortes rafales d’abord en province du Hainaut, puis en province de Namur. On notera des rafales particulièrement violentes sur Beaumont et Laneffe (Hainaut) vers 2 heures du matin, puis sur Mettet et Hamois (Namur) entre 2 et 3 heures du matin. Plus ou moins en même temps, une autre zone pluvio-orageuse arrose copieusement la région de Bruxelles, avec 20 mm d’eau tombés en une heure seulement à Uccle. Après 3 heures du matin, c’est au tour de la province du Luxembourg à être frappée par les orages, avec un campement scout détruit par les rafales. Puis c’est au tour de la province de Liège, avant que la structure ne commence à perdre de son intensité en s’éloignant sur l’Allemagne. À côté de cela, nous avons encore d’autres orages qui affectent, entre autres, le Brabant Wallon et le Limbourg. Au total, nous aurons 33 mm de précipitations à Uccle et à Courrière, 29 mm à Sivry, 27 mm à Zaventem et à Havelange, 24 mm à Braine-le-Château et 23 mm à Sint-Katelijne-Waver. À nouveau, pour voir des photos et lire un texte plus complet sur les orages, rédigé par l’équipe de Belgorage, je vous invite à suivre le lien suivant : http://belgorage.be/breves-et-articles/vents-violents/base-de-donnees-breves-et-articles-2018-08-17-orages 17 août 2018 Le double front froid, qui a fini par fusionner en un seul, reste traîner sur le sud du pays. L’air chaud, qui a été chassé de notre territoire, reste très près de nos frontières méridionales. À Thionville (FR) et Trèves (DE), les températures dépassent encore 25°C tandis qu’Aubange, en Belgique, en profite encore tout juste avec 25,2°C. Le ciel gaumais, par ailleurs, conserve ses caractéristiques de côté chaud d’une perturbation, avec des altocumulus castellanus, puis la formation de modestes cumulus, très plats, en dessous d’un petit voile d’altitude. Le reste du pays se trouve du côté maritime plus frais, avec cumulus mediocris dans un ciel très bleu, après disparition des altostratus, altocumulus et stratocumulus post-frontaux. C’est le littoral, surtout, qui bénéficie du très belle journée, avec là du soleil dès le matin et quelques rares cumulus. La Haute Belgique, en contrepartie, connaît encore du mauvais temps une bonne partie de la journée (avec une activité orageuse jusqu’à 8-9 h du matin). Températures maximales : 20-21°C au littoral, 22-24°C en plaine (22°C à l’ouest, 24°C à l’est), 17-18°C sur les hauteurs et 25°C dans l’extrême sud-est de la Gaume. 18 août 2018 Nouvelle mais faible poussée anticyclonique sur notre pays. Les nuages de la frange sud d’un front chaud nous concernent principalement l’après-midi. L’air chaud n’est toujours pas très loin, mais reste pour le moment hors de nos frontières. Le temps est d’abord assez beau avec des bancs d’altocumulus, puis des cumulus se forment temporairement avant que le ciel se couvre de stratocumulus. Sur le sud et l’est du pays, le temps demeure beau avec quelques cirrus, altocumulus et cumulus. Les températures maximales sont assez fraîches sur l’ouest et le centre du pays, avec le plus souvent 21 à 22°C. L’est est plus doux avec 22 à 24°C en plaine et dans les vallées, et autour de 21°C sur les hauteurs. Quelques points abrités sont plus chauds, comme par exemple Angleur avec 26,0°C. A contrario, quelques minima assez bas ont été observés à Elsenborn (4,3°C), Bièvre (6,9°C) et Mont-Rigi (7,1°C). 19 août 2018 Une nouvelle canicule se redessine à nos frontières, avec 31,4°C à Francfort et encore 29,4°C à Trêves. Dans notre pays, l’été revient principalement sur l’est et le sud. Notre pays est soumis à un régime de hautes pressions, mais en raison de vents de sud-ouest, l’air de nos contrées reste d’origine maritime. L’ouest et, dans une moindre mesure, le centre du pays subissent le passage de bancs de stratocumulus, principalement en matinée. Sinon le temps est beau, avec quelques cumulus, eux-mêmes parfois à la limite du stratocumulus, et quelques cirrus. Les températures maximales : le plus souvent 24 à 25°C en plaine et 22 à 23°C sur les hauteurs. Comme déjà dit précédemment, l’est et le sud connaissent des valeurs plus élevées, avec par exemple 26,6°C à Angleur, 26,0°C à Kleine Brogel et à Aubange, 25,7°C à Dourbes et à Genk, et 25,6°C à Gorsem. 20 août 2018 Un train de perturbations affaiblies, circulant sur le versant nord de l’anticyclone, nous vaut un temps gris mais doux. Les stratus du matin évoluent en stratocumulus qui couvrent tout le ciel et qui se doublent de cumulus l’après-midi. Parfois la couche de stratocumulus s’élève un peu et s’amincit, avec des cumulus qui viennent s’encastrer dans cette couche. Les éclaircies demeurent toutefois maigres avec, ici et là seulement, des stratocumulus qui montent assez haut pour qu’on puisse parler d’altocumulus. À noter qu’au littoral, le plafond des stratocumulus est assez haut dès le matin, en raison des eaux restant chaudes également la nuit. Les minima sont élevés, avec des valeurs le plus souvent comprises entre 17 à 19°C en Basse et Moyenne Belgique. Les maxima, par la suite, atteignent 22 à 24°C, sauf sur les Hautes Plateaux où ils se situent vers 19-20°C. L’air chaud reste proche, avec 30,1°C à Strasbourg et du beau temps accompagné de cumulus l’après-midi, et de quelques stratocumulus seulement. La limite des 25°C se trouve au Grand-Duché du Luxembourg. 21 août 2018 La limite des 30°C se trouve désormais juste au sud de nos frontières, mais ne nous atteint pas. Les 25°C, par contre, sont atteints presque partout dans notre pays. Un air maritime « dégradé », c’est-à-dire réchauffé et quelque peu asséché, se met à stagner sur notre pays. Une vieille perturbation est responsable d’un ciel parfois nuageux. On assiste à une convection modérée, avec des cumulus atteignant le stade mediocris, parfois congestus. À côté de cela, on note quelques bancs d’altocumulus et de stratocumulus. Par endroit, on observe aussi des brouillards et stratus matinaux. En moyenne, c’est au littoral et sur l’extrême ouest que le ciel est le plus nuageux, et dans le sud du pays qu’il l’est le moins. Dans l’air plutôt calme et sous le ciel quelque peu brumeux, il fait même un peu lourd par moment. Les températures maximales atteignent 23°C au littoral ainsi que sur l’extrême ouest des plaines, sinon les valeurs sont comprises entre 25 et 28°C en plaine et entre 22 et 24°C sur les hauteurs. Les températures les plus chaudes : 28,4°C à Koersel et 27,6°C à Aubange. À Uccle, la moyenne globale de l’été dépasse toujours les 20°C, ce qui est du jamais vu en Belgique. Reste à voir dans quelle mesure le coup de fraîcheur annoncé fera baisser cette moyenne.
  8. cumulonimbus

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    Voici déjà la période du 8 au 15 août. 8 août 2018 Revenons un instant sur les orages de la nuit du 7 au 8 août. Ces orages ont affectés notre pays en plusieurs vagues. Mais les tout premiers orages, durant la journée du 7, ont échoué en raison de la sécheresse. Ainsi, les cellules formées sur le nord de la France vers 14h ne donneront plus que quelques gouttes vers 15h sur la Flandre Occidentale. De même, une vigoureuse cellule formée au nord-ouest de Paris nous arrive en se renforçant… avant de s’effondrer en début de soirée sur le Hainaut et la Province de Namur. Mais une ligne de convergence pré-frontale marquée (vents de sud-est à l’avant, vents de nord-ouest à l’arrière) réussira à amener la nuit une activité orageuse soutenue sur notre pays, et d’abord, une bouffée d’air chaud spectaculaire qui, en bien des endroits, fera même remonter les températures en fin de soirée. Comme déjà évoqué dans le résumé du 7 août, nous avons à 23h une couche d’air à 31°C vers 300 mètres d’altitude et, avec le renforcement du vent de surface, cet air chaud vient se mélanger à l’air déjà quelque peu refroidi par le sol. Dans le Brabant Wallon et dans le Namurois, nous avons plusieurs stations (Gembloux, Montignies-sur-Sambre, Floriffoux) qui oscillent entre 25 et 26°C vers 23 heures et qui remontent à 28 voire 29°C sur le coup de minuit. À Anvers pendant ce temps, on note le même phénomène avec des températures similaires. Les stations de plateau, restées plus chaudes, connaissent une moindre remontée (températures restées à 28-29°C) mais ont la même surprise de ressentir ce vent chaud, sec et parfois fort en pleine nuit. Enfin à Elsenborn, où la convergence arrive plus tard, on assiste à un véritable yo-yo thermique, avec 22,0°C à 22h ; 25,2°C à 23h ; 19,7°C à 1h et 23,7°C à 2h. Les orages se caractérisent, eux, par de fortes rafales, une activité électrique intense et une grosse chute des températures en raison de l’évaporation des précipitations dans l’air sec. Le vent atteint 107 km/h à Cambrai, 90 km/h à Uccle et… 130 km/h à Retie ! À l’arrière, le vent s’oriente au nord-ouest, mais pas longtemps. D’autres zones de convergence nous attendent encore, avec de nouvelles vagues orageuses. À nouveau de fortes rafales sont observées, notamment à Corenne (Province de Namur) vers 0h45, avec de nombreux dégâts. À l’est du pays, des rafales sont encore observées aux petites heures du matin. Au niveau des précipitations, par contre, cela reste assez modeste, sans doute à cause de l’évaporation d’une partie des précipitations (valeurs : cf. résumé du 7 août). Pour des images et un texte plus axé sur les orages, voir le compte-rendu de l’équipe de Belgorage sous : http://belgorage.be/breves-et-articles/foudre/base-de-donnees-breves-et-articles-2018-08-08-orages La journée du 8 août, par contre, est bien plus calme. Sous un vent de sud-ouest à ouest, le temps redevient assez beau après l’évacuation des stratocumulus et cumulus fractus post-orageux, avec des cumulus de plus en plus plats et encore quelques bancs de stratocumulus. Dans le sud du pays, le ciel met parfois un peu plus de temps à se dégager avec là, encore de l’altostratus le matin. Les températures maximales perdent un bon 10°C par rapport à la veille, mais restent douces pour l’été belge, avec 22°C au littoral, 23 à 25°C en plaine et dans les vallées et 20 à 21°C sur les hauteurs. 9 août 2018 Nous n’avons pas encore fini d’en découdre avec la zone orageuse. Le front froid, à l’arrière des convergences orageuses, avait traversé le pays la veille mais nous revient en tant que front chaud. Et des convergences, formées du côté chaud de ce front, intéressent à nouveau le sud du pays. Cela se traduit notamment par une ligne d’orages multicellulaires, précédée par un imposant arcus, qui traverse tout le sud et l’est du pays selon une trajectoire SSW -> NNE. Ces orages sont bientôt suivis par d’autres, tandis qu’une zone de précipitations non-orageuses mais intenses intéresse l’ouest du pays surtout l’après-midi. C’est ainsi que des régions jusqu’à présent très durement touchées par la sécheresse reçoivent enfin leur lot de pluie. Quelques chiffres : Passendaele : 40 mm Beitem : 34 mm Middelkerke : 32 mm (dont 26 mm entre 14 et 20 heures) Armentières (FR) : 30 mm Bergues (FR) : 29 mm Izegem : 28 mm Rumillies : 24 mm Ce qui signifie que l’ouest du Hainaut et la Flandre Occidentale ont pu quelque peu rattraper leur énorme déficit en précipitations. En outre, le sud et l’est du pays ne sont pas en reste non plus, avec par exemple 30 mm à Bree au Limbourg et 29 mm à Buzenol en Gaume. Même si les précipitations sont très inégalement réparties, y compris dans les régions à fortes pluies, on peut dire que c’est surtout le centre et le centre-sud du pays qui sont épargnés, avec 0 à 1 mm en région carolorégienne, et 2 à 3 mm en région bruxelloise. Dans le Brabant wallon, on a souvent entre 1 et 5 mm. Le temps au littoral et sur l’ouest du pays est très nuageux en matinée avec altostratus translucidus doublé d’altocumulus / stratocumulus, puis couvert et pluvieux avec nimbostratus (et cumulus / stratocumulus dans les « accalmies » de la pluie). Le vent, dans ces régions, s’oriente dans le cadran ouest à nord durant l’après-midi et devient progressivement fort avec des rafales dépassant 50 km/h en plaine et même 80 km/h au littoral. Les températures maximales, atteintes en fin de matinée, se situent entre 20 et 22°C. L’après-midi, il ne fait plus que 16 à 17°C (18°C en bord de mer). Dans le sud du pays, on observe des éclaircies le matin, accompagnées d’altocumulus castellanus, puis des cumulonimbus orageux parfois accompagnés d’un arcus menaçant, tandis que des éclaircies apparaissent entre les orages, accompagnées d’altocumulus et d’une quantité variable de cumulus, parfois accompagnés de stratocumulus. Les températures maximales atteignent le plus souvent 23°C dans les vallées et 20°C sur les hauteurs. Un vent d’ouest à nord-ouest avec rafales s’y lève aussi, mais seulement en soirée. L’est du pays, également copieusement arrosé (17 mm à Bierset, Kleine Brogel, Genk et Gorsem, 16 mm à Angleur et à Koersel) connaît une alternance d’éclaircies et d’averses (orageuses), avec cumulonimbus et, entre les nuages d’averses, des altocumulus et plus tard des altostratus, ainsi qu’une quantité variable de stratocumulus et de cumulus (fractus). Les maxima, souvent atteints en fin d’après-midi mais parfois aussi vers midi, en fonction des éclaircies, atteignent 24°C dans les plaines et vallées, et encore 22 à 23°C sur les hauteurs. Vent fort en soirée, dépassant 70 km/h à Bierset. Le centre du pays, malgré des précipitations bien moindres, ne connaît pas le beau temps non plus, avec un altostratus translucidus doublé d’altocumulus parfois instables (tendance à asperatus sur le Brabant Wallon), et plus tard un mix de stratocumulus et de nuages convectifs, souvent accompagnés de (petites) averses. Températures maximales de 23 à 24°C et le soir, comme dans les autres régions, du vent fort. 10 août 2018 Une timide influence anticyclonique (crête de l’anticyclone des Açores) est cependant suffisante pour permettre le retour d’un beau temps relatif et temporaire, avec une instabilité résiduelle. Le ciel est clair le matin, puis des cumulus se forment dès la matinée, atteignant souvent le stade mediocris avant de se résorber en humilis, avec une légère tendance à l’étalement. Quelques exemplaires, cependant, parviennent à se développer en petit cumulonimbus avec ici et là une averse. En soirée, aussi parfois quelques cirrus. Au littoral, on note une instabilité plus marquée, notamment au-dessus de la mer, avec des cumulonimbus parfois visibles de loin (et ce dès le matin) au sein de larges éclaircies. Avec un vent de sud-ouest bien présent, les températures ne dépassent pas 21 à 23°C en plaine (24°C en Campine) et 18 à 19°C sur les hauteurs. Malgré cela, les taux d’humidité restent encore fort bas (dessèchement rapide de l’air entre les perturbations), avec des valeurs souvent comprises entre 30 et 40%, voire inférieures à 30%, ce qui est peu pour de l’air d’origine maritime. En soirée, une perturbation post-frontale génère des pluies plus continues, abondantes sur l’extrême ouest, avec 25 mm à Coxyde (dont 23 mm en soirée). 11 août 2018 Une circulation zonale d’ouest tente de se mettre en place, mais cela ne réussit que très partiellement. Les influences anticycloniques sont encore trop présentes et l’air se dessèche encore trop fort au-dessus de terres (toujours) pas assez humidifiées en de nombreuses régions. Le temps redevient donc plutôt beau, avec un ciel serein le matin, puis formation de cumulus humilis en matinée, cumulus tendant à s’aplatir encore davantage en journée, et apparition d’un voile temporaire de cirrus en fin d’après-midi. Ici et là, on note aussi du stratus fractus le matin. Il n’y a qu’en Gaume où les cumulus atteignent encore le stade de mediocris. À noter qu’au littoral, au-dessus des eaux désormais chaudes de la Mer du Nord, les cumulus se forment aussi, là surtout en matinée. Le côté océanique de l’air se ressent au niveau des températures maximales, qui ne dépassent pas 19 à 20°C au littoral, 21 à 22°C en plaine (23°C en Campine) et 18 à 19°C sur les hauteurs. 12 août 2018 La circulation zonale ne réussit pas, la poussée anticyclonique réussit. C’est le retour de conditions très estivales. Les températures remontent très fort, avec 25 à 26°C au littoral, 27 à 29°C en plaine et 22 à 24°C sur les hauteurs (plus fortes valeurs : Koersel : 29,4°C ; Kleine Brogel et Angleur : 28,6°C). Le temps est beau avec des cirrus, formant par moment un voile partiel. À cela s’ajoute un grand nombre de traînées d’avion, restant longtemps visibles. On observe aussi quelques bancs d’altocumulus, nettement plus nombreux au littoral (avec là quelques stratocumulus le matin et un ciel globalement plus voilé). Le vent est orienté au sud et souffle par petites rafales. À noter que la nuit du 11 au 12 a déjà été très fraîche par endroit, ce qui nous vaut quelques gros écarts entre le minimum et le maximum : Elsenborn : 3,0°C / 23,7°C Aubange : 7,6°C / 27,2°C Genk : 9,3°C / 28,4°C Bièvre : 6,3°C / 25,2°C 13 août 2018 De nouvelles zones de précipitations, souvent abondantes, mettent progressivement fin à la très longue période de sécheresse que nous avons connue. Une première zone de précipitations, associée à une convergence pré-frontale, traverse le pays durant la nuit. Il s’agit souvent pluies intermittentes, parfois continues, parmi lesquelles subsiste une faible activité convective (embedded Cb’s – un peu d’orage dans le sud du pays). Cet épisode donne souvent quelques 3 à 5 mm d’eau, mais parfois beaucoup moins. Après cependant, le temps devient fort instable sur le pays dans le cadre d’une traîne très active. Dès le matin, on entend gronder le tonnerre à Coxyde, avec 16 mm de pluie qui viennent s’ajouter aux 4 mm de la première zone de précipitations. Quelques heures plus tard, le tonnerre gronde à nouveau dans l’ouest du Hainaut, puis les orages se développent en grand nombre sur tout le pays. Ces orages donnent parfois lieu à de gros totaux pluviométriques : Gembloux : 36 mm Gosselies : 27 mm Retie : 24 mm Sivry : 19 mm Montignies-sur-Sambre : 19 mm Poederlee : 19 mm Les 20 mm de Coxyde, tombés avant 8 heures, appartiennent encore au « jour » précédent (périodes 8h -> 8h). Le temps est typiquement celui d’une traîne, avec alternance d’éclaircies et d’averses, cumulus et cumulonimbus, accompagnés de fractus et de stratocumulus cumulogenitus. Parfois les éclaircies sont suffisamment larges pour voir les cumulonimbus de loin. Dans le sud du pays principalement, on note encore de nombreux stratocumulus le matin. En Ardenne, ces stratocumulus sont particulièrement nets et bien dessinés, avec dès le départ une très bonne visibilité. Certaines cellules orageuses sont suffisamment puissantes pour former des arcus et, à l’arrière de ceux-ci, des « sillages turbulents » (« whale’s mouth ») bien développés. Les températures maximales, en baisse, atteignent 21 à 22°C en plaine et 17 à 18°C sur les hauteurs. Le vent souffle de sud-ouest et, au littoral, temporairement d’ouest. 14 août 2018 La météo se calme déjà. Le ciel reste gris, mais avec peu ou pas de précipitations la plupart du temps, et les températures se radoucissent déjà. Des stratocumulus occupent le ciel, qui se doublent bientôt de cumulus et qui se déchirent en quelques éclaircies l’après-midi (avec parfois des altocumulus). Cela permet aux cumulus de se développer un peu plus, et à même former localement quelques averses. Le matin, on observe parfois aussi des stratus. Au-dessus de la mer, le temps est instable dès le matin, tandis que l’après-midi, les éclaircies sont larges. Le vent souffle en moyenne d’ouest et les températures maximales atteignent 21°C au littoral, 22 à 24°C en plaine et 17 à 18°C sur les hauteurs. 15 août 2018 Un flux océanique, d’ouest à sud-ouest, persiste sur notre pays mais redevient de plus en plus anticyclonique. Le temps est doux, mais reste un peu gris. En matinée, le ciel est couvert de stratocumulus, qui se déchirent quelque peu en fin de journée. Parfois, ces stratocumulus sont doublés de cumulus. Au littoral, il y a quelques éclaircies en matinée aussi. En Gaume, on peut parler de beau temps avec cumulus, les stratocumulus ne constituant que quelques passages nuageux. Les températures sont du même ordre de grandeur que la veille, avec 21°C au littoral, 22 à 24°C en plaine et 19 à 20°C sur les hauteurs (là, il fait un peu plus doux que la veille). À suivre…
  9. cumulonimbus

    Été 2018

    +++ Orages de la nuit du 16 au 17 août +++ Un rapport complet sera fait sur cet épisode, en même temps que les résumés quotidiens à partir du 8 août, dans le courant de la semaine prochaine.
  10. cumulonimbus

    Été 2018

    A priori, il s'agirait d'une rafale descendante. Mais des investigations sont en cours, sur le terrain, par l'équipe de Belgorage. Je vous tiendrai au courant.
  11. cumulonimbus

    Été 2018

    En complément du Newsflash qui vient de paraître sous http://www.meteobelgique.be/article/nouvelles/la-suite/2289-bilan-de-la-vague-de-chaleur-de-juillet-aout-2018.html voici encore quelques comparaisons de la période chaude que nous venons de vivre avec celles du passé. Les séries de 30 jours les plus chaudes à Uccle Les valeurs les plus hautes de la moyenne mobile des 30 derniers jours n’ont été atteintes que hier, 9 août 2018. Cela s’explique : ces 30 jours s’étendent désormais du 11 juillet au 9 août 2018, ce qui fait que la (seule) journée très froide du 10 juillet a été sortie de la liste (moyenne : 15,3°C). La journée d’hier, 9 août, quoique déjà plus fraîche avec 17,5°C, a été toutefois été moins fraîche que celle du 10 juillet. Au vu des prévisions, les valeurs de la moyenne mobile n’augmenteront plus ces prochains jours, ce qui fait qu’on peut définir la période du 11 juillet au 9 août comme la plus chaude de 2018. Avec une moyenne de 22,6°C, elle vient se positionner à la 3e place des périodes de 30 jours les plus chaudes observées à Uccle, après 1976 (23,2°C, du 21 juin au 20 juillet) et 2006 (23,1°C du 1er juillet au 30 juillet). 1911 se retrouve désormais en 4e position, suivi par 2003 et 1994. Dans le détail, nous avons ceci. Période : moyenne ; moy. des max ; moy. des min. ; jours d’été ; jours de chaleur 21/06/1976 – 20/07/1976 : 23,2°C ; 29,2°C ; 17,2°C ; 22 jrs été ; 17 jrs chaleur 01/07/2006 – 30/07/2006 : 23,1°C ; 28,7°C ; 17,4°C ; 26 jrs été ; 8 jrs chaleur 11/07/2018 – 09/08/2018 : 22,6°C ; 28,4°C ; 16,6°C ; 25 jrs été ; 9 jrs chaleur 19/07/1911 – 17/08/1911 : 22,4°C ; 28,5°C ; 16,1°C ; 25 jrs été ; 14 jrs chaleur 15/07/2003 – 13/08/2003 : 22,2°C ; 27,6°C ; 16,9°C ; 21 jrs été ; 9 jrs chaleur Remarquons que quatre fois seulement, la moyenne des maxima a été supérieure à 28°C à Uccle pendant une période de 30 jours. Et ailleurs dans le pays ? Nous pouvons faire la comparaison avec la station d’Aubange, située en Gaume. Cette station dispose des minima et maxima de température relevés à 8 heures. Nous n’avons pas de moyenne, nous ne pouvons que calculer la médiane entre le minimum et le maximum. L’analyse de la série d’Uccle nous montre cependant qu’en été, sur les relevés de 8 heures à 8 heures, la différence entre la moyenne vraie et la médiane entre le minimum moyen et le maximum moyen est très faible, voire nulle. Sur un échantillon de 30 ans à Uccle (1988-2017), l’écart se situe le plus souvent entre 0,0 et 0,2°C et ne dépasse que rarement 0,3°C. Pour les séries qui nous intéressent, l’écart est presque nul. Période : moyenne (médiane) 21/06/1976 – 20/07/1976 : 23,2°C (23,2°C) 01/07/2006 – 30/07/2006 : 23,1°C (23,1°C) 11/07/2018 – 09/08/2018 : 22,6°C (22,5°C) 19/07/1911 – 17/08/1911 : 22,4°C (22,3°C) 15/07/2003 – 13/08/2003 : 22,2°C (22,2°C) Pour 1911, les données ont été homogénéisées (abri ouvert à abri fermé) selon les correctifs utilisés par l’IRM. Nous allons donc utiliser les médianes pour comparer Aubange à Uccle. Voici les données pour Aubange : Période : médiane (min/max) ; moy. des max ; moy. des min. ; jours d’été ; jours de chaleur 15/07/2003 – 13/08/2003 : 21,9°C ; 30,2°C ; 13,6°C ; 25 jrs été ; 16 jrs chaleur 01/07/2006 – 30/07/2006 : 21,7°C ; 28,8°C ; 14,5°C ; 27 jrs été ; 10 jrs chaleur 11/07/2018 – 09/08/2018 : 21,1°C ; 29,4°C ; 12,8°C ; 28 jrs été ; 12 jrs chaleur Et le même échantillon pour Uccle : Période : médiane (min/max) ; moy. des max ; moy. des min. ; jours d’été ; jours de chaleur 01/07/2006 – 30/07/2006 : 23,1°C ; 28,7°C ; 17,4°C ; 26 jrs été ; 8 jrs chaleur 11/07/2018 – 09/08/2018 : 22,5°C ; 28,4°C ; 16,6°C ; 25 jrs été ; 9 jrs chaleur 15/07/2003 – 13/08/2003 : 22,2°C ; 27,6°C ; 16,9°C ; 21 jrs été ; 9 jrs chaleur La première chose qui apparaît, c’est que la vague de chaleur de 2003 a frappé beaucoup plus fort le sud du pays que le centre. Si les nuits d’Aubange sont plus fraîches que celles de l’agglomération bruxelloises, les maxima diurnes sont particulièrement élevés à Aubange et, en 2003, dépassent même les 30°C en moyenne sur une période de 30 jours. Il faut dire qu’en intensité, Aubange a connu en 2003 la pire période caniculaire que notre pays n’ait jamais connue, avec du 2 au 13 août douze jours consécutifs au-dessus de 30°C dont 8 (!) au-dessus de 35°C. On se souviendra des mémorables 38,6°C, relevés le 8 août ! Mais 2018 n’a pas été triste non plus, avec 12 jours supérieurs à 30°C (certes pas consécutifs) entre 24 juillet et le 7 août, et 3 jours au-dessus de 35°C (maximum : 36,6°C le 7 août). En 2018, Uccle a aussi connu ses deux jours au-dessus de 35°C, avec 35,4°C les deux jours (26 et 27 juillet). En extrapolant à partir des données d’Arlon et de Virton (malheureusement, aucune des trois stations – Aubange, Arlon et Virton – ne couvre à elle seule les cinq événements), on peut établir pour Aubange, avec une raisonnable certitude, le classement suivant pour les périodes de 30 jours les plus chaudes. N°1 = 1976 N°2 = 2003 N°3 = 2006 N°4 = 2018 N°5 = 1911 En fait, c’est 2003 qui vient se hisser en 2e position, car sa canicule affecte plus particulièrement le sud et l’est du pays, alors que les autres canicules se sont réparties de façon plus homogène sur toute la Belgique (excepté le littoral, qui présente encore d’autres particularités et où 1976, en raison d’une constante brise de mer, n’a pas été si chaud que ça). Et à présent, un bref descriptif des étés au sens large (mai et septembre y compris) pour se faire une idée plus globale des ressemblances et différences entre grands étés en Belgique. 1911 : l’été a eu du mal a démarrer, avec un mois de juin globalement frais et pluvieux. C’est bien pour cette raison que l’été 1911 n’apparaît pas dans les statistiques des étés les plus chauds (moyennes sur les trois mois). Mais ensuite apparaît une très longue période de temps chaud et sec qui s’étend du 5 juillet au 13 septembre. Au cœur de cet été, nous avons la fameuse période du 19 juillet au 17 août, qui occupe désormais la 4e place parmi les périodes de 30 jours les plus chaudes observées à Uccle. L’été 1911, qui en fin de compte n’a rien à envier aux grands étés de nos jours, a de nombreux points communs avec 2018, sauf que tout se déroule environ un mois plus tard. Au début de la période chaude, des orages éclatent encore, alimentés par l’humidité laissée par les pluies de juin, puis tout se dessèche par les anticyclones qui se succèdent les uns aux autres, dans un mouvement sud-ouest – nord-est, avec des totaux mensuels de précipitations inférieurs à 5 mm par endroits. Le soleil est omniprésent et l’humidité relative, certains jours, tombe en dessous de 20%. Lorsque les cellules anticyclones sont à l’est de notre pays, celui-ci est soumis à des bouffées de chaleur particulièrement intenses, avec des températures atteignant plusieurs fois 34-35°C au centre du pays et plus de 35°C à l’est et au sud. Plusieurs valeurs de 36-37°C, observées en Campine, en Gaume et dans la vallée de la Meuse, sont cohérentes par rapport aux autres données du pays et semblent donc être exactes. Nous ne disposons cependant plus des métadonnées qui permettraient de le vérifier à coup sûr. Jusqu’à la deuxième décade de septembre, on observe encore ici et là des 30°C et plus. 1921 et 1947 : ces étés (et notamment 1947) possèdent une quantité impressionnante de journées caniculaires, mais présentent un caractère plus disparate, avec des périodes (très) fraîches venant interrompre les périodes de chaleur. De ce fait, ils ne parviennent pas vraiment à se faire remarquer, ni dans les mois calendrier, ni dans les périodes de 30 jours les plus chaudes. De 1921, on retiendra surtout l’extrême sécheresse, qui a duré de février à octobre, et de 1947, on retiendra le fameux 27 juin qui, notamment au centre du pays, a fourni le jour le plus chaud de l’histoire, et qui l’est resté jusqu’à nos jours dans cette partie du pays (comme à Uccle). 1976 : cet été partage avec 1921 son extrême sécheresse, ayant débuté bien avant l’été, et avec 2003 son extrême chaleur. Les caractéristiques propres à 1976 sont, entre autres, la période de 16 jours consécutifs avec des températures supérieures à 30°C et des pointes de 35°C voire plus. Cette période, suivie par d’autres phénomènes caniculaires juste après, a donné à 1976 la période de 30 jours la plus chaude de l’histoire. Elle s’inscrit aussi dans une très longue période de temps presque constamment chaud, qui dans la plupart des régions s’étend du 7 juin au 19 juillet. À cela s’ajoute une nouvelle période de temps chaud (quoique moins extrême) qui s’étend du 9 août (6 août en Gaume) au 26 août. On remarquera par ailleurs un premier coup de chaleur déjà en début mai. Quelques épisodes estivaux froids, cependant, en début juin et fin juillet, ainsi qu’une tendance aux nuits fraîches au mois d’août empêcheront cet été de se hisser à la première place dans les moyennes sur les trois mois. 2003 : c’est lui le gagnant, c’est lui l’été le plus chaud ! Si l’on calcule la moyenne des trois mois (juin, juillet et août), 2003 dépasse 1976 d’un demi-degré environ, et même plus dans le sud du pays. Contrairement aux autres étés caniculaires, 2003 n’a pour ainsi dire connu aucune fraîcheur. À tout moment ou presque, il faisait au moins assez chaud, et le plus souvent très chaud. Globalement, on peut dire que le temps ressenti comme vraiment chaud s’est étendu, presque sans interruption, du 29 mai au 29 juin et du 10 juillet au 13 août. Mais comme précisé ci-dessus, les interruptions même un peu plus longues (du 30 juin au 9 juillet) ne présentaient aucun phénomène de « froid » estival. Le sud du pays a été le plus durement touché par cette canicule. La Gaume a connu un énorme phénomène caniculaire au début du mois d’août, certes un peu plus court qu’en 1976, mais encore plus intense. À part Aubange, Virton a aussi connu une très forte canicule, avec un thermomètre dépassant 30°C pendant 12 jours consécutifs, dont 5 avec 35°C ou plus, et un maximum de 37,2°C le 8 août. En 1976, il s’agissait de 16 jours consécutifs dont 4 avec 35°C ou plus, et un maximum de 35,6 juillet le 3 juillet. Malheureusement, cette station n’est plus opérationnelle, ce qui fait qu’une comparaison avec 2018 est impossible. 2006 : c'est le fameux été coupé en deux. Avec déjà des phénomènes chauds en juin (dont une vague de chaleur officielle) et une très longue période de chaleur qui s'étend du 30 juin au 30 juillet, l'été était parti pour battre tous les records en termes de moyenne pour tout l'été. Mais dès le premier jour du mois d'août, le temps change radicalement, avec un mois qui devient, lui, le plus sombre et le deuxième plus pluvieux de l'histoire à Uccle. À cela s'ajoute encore un nombre élevé de phénomènes violents dans le pays, comme des orages, des coups de vent, des chutes de grêle et même des tornades, en partie liés aux températures élevées de la Mer du Nord, sur laquelle circule de l'air beaucoup plus froid. Malgré cela, 2006 parviendra à se hisser à la 4e place parmi les étés les plus chauds (sur les trois mois) après 2003, 1976 et 1947. Mais 2006 perdra sans doute cette 4e place... au profit de 2018. 2018 : on retiendra aussi un début très précoce, avec des jours d’été dès le 8 avril et des jours de chaleur dès le 19 avril dans certaines régions du pays. Mai et juin sont déjà chauds et forts secs par endroit, pendant que d’autres régions souffrent d’inondations en raison de violents orages. Mais par la suite, dans le courant du mois de juin, la sécheresse se généralisera, et s’accentuera encore en juillet, où elle est en outre aggravée par les différents coups de chaleur. C’est probablement 2018 qui comporte les taux d’humidité relative les plus bas observés en été en Belgique. À nouveau, la longueur de la période estivale a fait souffrir (il a fait chaud presque sans interruption du 27 juin au 7 août !), avec notamment les 26 et 27 juillet, ainsi que le 7 août des chaleurs extrêmes, atteignant parfois 37 ou 38°C, voire plus (38,8°C à Hechtel-Eksel le 27 juillet, mais aussi de très fortes valeurs à l’ouest ce jour-là, avec 38,4°C à Bassevelde et 38,2°C à Zelzate). C’est le restant du mois d’août qui va déterminer si 2018 deviendra ou non l’été le plus chaud de tous les temps (juin + juillet + août). Mais une bonne place au hit-parade lui est d’ores et déjà réservée, même si la deuxième moitié d’août devait s’avérer complètement pourrie.
  12. cumulonimbus

    Été 2018

    7 août 2018 Une journée torride ! Des hautes pressions à l’est de notre pays et des basses pressions à l’ouest placent notre pays dans un flux de sud acheminant de l’air tropical direct. Dans les vents de surface, même si des effets locaux sont encore présents, la prédominance sud apparaît aussi, principalement en milieu de journée. Rien d’étonnant donc que les températures soient particulièrement élevées, avec des valeurs maximales le plus souvent comprises entre 35 et 36°C en plaine et encore 31 à 33°C sur les hauteurs. Même le littoral a chaud, avec des maxima de 32 à 34°C. En Gaume, le thermomètre monte jusqu’à 37°C, tout comme en Campine. De nombreux records sont approchés, mais en général pas battus. Il faut dire que dans la partie sud et est du pays notamment, la canicule de 2003 est un véritable poids lourd, avec des records très difficiles à battre. Ci-dessous, un tableau reprenant les températures d’hier, suivis des records décadaires, des records du mois et des records tous mois confondus. Vous verrez que bien souvent, le record de la 1re décade d’août est souvent le record du mois et, dans les régions à l’époque durement touchées par la canicule de 2003, aussi le record tous mois confondus. À l’ouest du pays, quelques records du mois d’août sont égalés, tandis qu’à nos frontières, à Dunkerque, le record de la 1re décade d’août est battu. Structure des données Localité : max du 07/08/18 [record 1re décade août (date) ; record août (date) ; record tous mois confondus (date) ; période d’observation] Province de Liège Angleur : 36,4°C [36,8°C (06/08/03) ; 37,0°C (12/08/03) ; 38,1°C (02/07/15) ; série incomplète] * Bierset : 35,5°C [36,1°C (04/08/94) ; 36,1°C (04/08/94) ; 37,5°C (02/07/15) ; 1953-2018] Baraque Michel / Mont-Rigi : 31,2°C [33,6°C (08/08/03) ; 33,6°C (08/08/03) ; 33,6°C (08/08/03) ; 1953-2018] ** Spa : 33,5°C [35,0°C (08/08/03) ; 35,0°C (08/08/03) ; 35,0°C (08/08/03) ; 1982-2018] Elsenborn : 33,1°C [35,1°C (08/08/03) ; 35,1°C (08/08/03) ; 35,1°C (08/08/03) ; 1987-2018] Province de Luxembourg Saint-Hubert : 32,1°C [34,4°C (06+08/08/03) ; 34,4°C (06+08/08/03) ; 34,4°C (06+08/08/03) ; 1953-2018] Aubange : 36,6°C [38,6°C (08/08/03) ; 38,6°C (08/08/03) ; 38,6°C (08/08/03) ; série incomplète] * Province de Namur Hastière : 35,0°C [36,8°C (07/08/03) ; 37,4°C (12/08/03) ; 37,4°C (12/08/03) ; 1977-2018] Florennes : 34,3°C [36,7°C (06/08/03) ; 36,7°C (06/08/03) ; 36,7°C (06/08/03) ; 1976-2018] Dourbes : 35,2°C [36,4°C (07/08/03) ; 36,5°C (12/08/03) ; 36,5°C (12/08/03) ; 1965-2018] Provinces du Brabant (FL + WA) + Bruxelles Zaventem : 34,7°C [35,9°C (04/08/90) ; 35,9°C (04/08/90) ; 36,0°C (26/07/18) ; 1984-2018] Uccle : 34,8°C [35,3°C (04/08/90) ; 35,3°C (04/08/90) ; 36,2°C 19/07/06) ; 1968-2018] Beauvechain : 35,0°C [35,4°C (04/08/94) ; 35,4°C (04/08/94) ; 35,8°C (27/07/18) ; 1953-2018] Province du Hainaut La Hestre : 34,8°C [35,8°C (06/08/03) ; 36,0°C (12/08/03) ; 36,4°C (27/07/18) ; 1986-2018] Gosselies : 35,1°C [36,6°C (06/08/03) ; 36,6°C (06/08/03) ; 37,0°C (19/07/06) ; 1984-2018] France – Département du Nord Lille : 36,1°C [36,6°C (10/08/03) ; 36,6°C (10/08/03) ; 37,6°C (27/07/18) ; 1953-2018] Dunkerque : 34,6°C [34,2°C (08/08/75) ; 35,1°C (24/08/16) ; 38,3°C (19/07/06) ; 1953-2018] Flandre Occidentale Middelkerke : 34,3°C [35,6°C (06/08/03) ; 35,6°C (06/08/03) ; 36,0°C (19/07/06) ; 1984-2018] Beitem : 34,7°C [35,6°C (06/08/03) ; 35,6°C (06/08/03) ; 36,8°C (27/07/18) ; 1953-2018] Flandre Orientale Kruishoutem : 35,6°C [35,6°C (04/08/90+06/08/03) ; 35,6°C (04/08/90+06/08/03) ; 36,4°C (19/07/06+26+27/07/18) ; 1985-2018] Zelzate : 36,0°C [36,6°C (04/08/90) ; 36,6°C (04/08/90) ; 38,2°C (27/07/18) ; 1976-2018] Munte / Semmerzake : 35,4°C [35,4°C (04/08/90) ; 35,4°C (04/08/90) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1986-2018] ** Province d’Anvers Stabroek : 34,6°C [35,8°C (06/08/03+03/08/13) ; 35,8°C (06/08/03+03/08/13) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1976-2018] Deurne : 35,5°C [36,0°C (04/08/90) ; 36,0°C (04/08/90) ; 37,2°C (27/07/18) ; 1953-2018] Sint-Katelijne-Waver : 35,2°C [35,8°C (04/08/90) ; 35,8°C (04/08/90) ; 36,6°C (27/07/18) ; 1983-2018] Province du Limbourg Gorsem : 35,2°C [36,4°C (04/08/90+04/08/94) ; 36,4°C (04/08/90+04/08/94) ; 36,8°C (19/07/06) ; 1982-2018] Koersel : 37,1°C [37,3°C (03/08/13) ; 37,6°C (20/08/09) ; ? (26/07/18) ; 1983-2018] *** Kleine Brogel : 36,5°C [37,7°C (07/08/03) ; 38,2°C (20/08/09) ; 38,2°C (20/08/09) ; 1953-2018] Pays-Bas Maastricht : 35,8°C [36,2°C (04/08/94) ; 36,2°C (04/08/94+12/08/03) ; 38,2°C (02/07/15) ; 1953-2018] * Bien que la série d’Angleur soit incomplète, toutes les valeurs pertinentes pour déterminer un record de chaleur semblent présentes, du moins depuis 1983. La même remarque vaut pour Aubange, du moins depuis 1986. ** Il s'agit de stations géographiquement et climatologiquement tellement proches qu'on peut en faire une série (quasi-)homogène. *** Une valeur de 39,0°C a été enregistrée à cette station à cette date, mais elle n’a pas été validée par l’IRM. Au-delà de la chaleur, la journée est extrême aussi par la grande sécheresse de l’air. À Uccle, l’humidité relative de l’air tombe à 17% à 16 heures, ou en d’autres termes, on a une température de 34,8°C pour un point de rosée de 6,5°C. À Schaffen, on tombe même à 16% (14h, 16h et 17h), tout comme à Kleine Brogel (17h et 18h). D’autres stations à humidité relative très basse : Retie : 17% (16h) Beauvechain : 17% (15h) Elsenborn : 17% (17h) Ernage : 18% (14 et 15h) Bierset : 18% (16 et 17h) Spa : 18% (17h) De telles valeurs sont très rares en Belgique et n’ont même pas été atteintes lors de l’été 1976. Il est en outre remarquable que cela concerne des stations très variées au niveau géographique et que même les stations non reprises ici connaissent généralement des taux d’humidité à peine supérieurs. C’est dire à quel point le déficit de précipitations, combiné à la chaleur, a desséché les sols de notre pays. Mais dans quelques heures déjà, la situation va changer. Nous y reviendrons. En attendant, un soleil de plomb brille dans un ciel serein ou presque (quelques cirrus) une bonne partie de la journée. Dans le sud du pays, on observe aussi des altocumulus castellanus le matin, et quelques cumulus l’après-midi. Une première petite dégradation du temps concerne l’ouest du pays et notamment le littoral en milieu d’après-midi, avec quelques précipitations. Cela se traduit notamment par des cirrostratus / altostratus et des amas de cumulus à base élevée, à la limite du stratocumulus castellanus, voire de l’altocumulus castellanus. Pendant ce temps, une grosse cellule orageuse au nord de Paris se déglingue complètement avant d’arriver chez nous, mais est responsable d’un ciel plus nuageux. Il s’agit d’altocumulus, entre autres d’altocumulus castellanus en dessous d’épais cirrus en provenance d’enclumes de cumulonimbus. Il se forme même un véritable voile de cirrostratus et d’altostratus translucidus en soirée. Ici et là, des restants de cumulonimbus donnent au ciel un caractère plus menaçant. Mais il continue à faire très, très chaud. À 19 heures, une large partie centrale du pays connaît encore des températures de 33 à 35°C. Dans la partie sud-est du pays, il fait même beau jusqu’en soirée, mais avec aussi une petite tendance orageuse dans l’extrême sud-est du pays, avec là de la convection à partir du sol (cumulus se développant en cumulonimbus isolés, qui ne font qu’effleurer le pays). Par la suite, la soirée reste longtemps chaude, avec parfois même un regain de chaleur vers 22 ou 23 heures, juste avant l’arrivée de la véritable offensive orageuse. Avec un vent de sud-est se renforçant, la température passe de 28,8°C (22h) à 29,3°C (23h) à Zaventem. De telles petites hausses, avec un vent se renforçant, sont également observées à Gosselies, Florennes, Schaffen et Kleine Brogel (là on passe de 27,6°C à 22h à 29,0°C à 23h). C’est surtout ce vent chaud et sec qui est impressionnant pour le promeneur du soir. À Bruxelles, peu avant minuit, la température se situe encore à 28-29°C pendant que les éclairs se rapprochent de plus en plus à partir de l’ouest. Puis tout se déchaîne avec de fortes rafales, quelques gouttes de pluie et une température baissant rapidement. Au nord de Bruxelles, à Neder-Over-Heembeek (station MB), on mesure à 23h40 une rafale de 92 km/h par une température de 29,8°C. Une demi-heure plus tard, on y relève plus que 21,4°C. Les orages de la nuit du 7 au 8 Comme nous venons de voir, nous avons de l’air très chaud et très sec à l’avant des orages. Un sondage atmosphérique réalisé à 23h à Beauvechain, juste avant les orages, nous montre que l’air est encore plus chaud à quelques centaines de mètres d’altitude, avec 31°C à 300 mètres (soit à un petit 200 mètres au-dessus du sol de Beauvechain). Les 21°C du niveau 850 hPa (1486 mètres) sont remarquables aussi. Au-dessus, l’air est bien instable, avec des gradients de 0,8°C par 100 mètres dans les couches moyennes (entre le niveau 850 hPa et le niveau 500 hPa), ce qui est vraiment beaucoup pour nos contrées. À cela s’ajoutent de beaux cisaillements tournants, avec des vents de sud-est dans les basses couches qui tournent progressivement au sud-sud-ouest dans les couches moyennes et à l’ouest-sud-ouest dans les couches supérieures. Selon les premières informations reçues, il y aurait même eu une faible tornade vers minuit à Corenne (à l’est de Florennes). Mais cela, bien évidemment, reste à confirmer. En tout cas, les conditions sont idéales pour de puissantes rafales descendantes. En effet, les précipitations tombant dans l’air chaud et sec s’évaporent fortement et provoquent de ce fait une baisse supplémentaire de la température dans l’environnement de ces précipitations, ce qui accélère la chute de l’air et son étalement une fois arrivé au sol. C’est à Retie qu’on observe la plus forte rafale officiellement mesurée, qui atteint 130 km/h (!) entre minuit et une heure. Sinon, on relève 97 km/h à Zaventem, 94 km/h à Chièvres et à Sint-Katelijne-Waver 94 km/h et 90 km/h à Uccle. Comme toujours en pareil cas, il se peut que des rafales plus puissantes soient passées entre les mailles du filet. En tout cas, les pompiers ont eu du travail : « Les pompiers ont réalisé de nombreuses interventions : près d'une centaine à Bruxelles, essentiellement pour des branches d'arbres arrachées et des tuiles de toit envolées. Plusieurs tunnels de la capitale ont également fermés suite à des inondations, et rouverts ce matin vers 6h. « Les pompiers de Wallonie picarde sont intervenus à une trentaine de reprises, essentiellement pour le tronçonnage d'arbres couchés sur la voie publique. » RTBF On nous signale également que les atterrissages à l’aéroport de Bruxelles-National étaient impossibles à cause du vent pendant une courte période. Une autre caractéristique importante de ces orages : la foudre. Selon l’IRM, 17.000 impacts ont été enregistrés entre 3 et 5 heures. Toujours selon la RTBF, des incendies se sont déclarés dans des habitations à Ath et à Tournai, tandis que la foudre est tombée sur une cabine électrique à Comblain-au-Pont, en région liégeoise. Enfin au niveau des précipitations, on relève 23 mm à Buzenol, 19 mm à Frassem et à Torgny, 18 mm à Mont-Rigi et 16 mm à Étalle. En gros, c’est au sud et à l’est du pays qu’il est tombé le plus. Le plus souvent, ces orages n’ont donné qu’entre 5 et 10 mm de précipitations, et un petit 10 à 15 mm ici et là, ce qui signifie qu’ils ne mettent pas (encore) vraiment fin à la sécheresse que nous connaissons. Autres signes de la sécheresse : ces précipitations sommes toutes modestes ont parfois créé des ennuis malgré tout, en raison du ruissellement.
  13. cumulonimbus

    Été 2018

    6 août 2018 Nouvelle journée très ensoleillée, très chaude et très sèche. Un noyau anticyclonique a choisi de bien s’installer sur le continent et place notre pays dans un faible flux de sud, acheminant de l’air très chaud. En surface, les effets locaux prédominent au niveau des vents, ce qui fait que ceux-ci sont variables. Le temps est très beau, avec parfois quelques cirrus, plus rarement des altocumulus et, en fin d’après-midi, souvent quelques cumulus humilis à base très élevée. Les températures : 32 à 34°C, localement 35°C en plaine et dans les vallées, 30 à 31°C sur les hauteurs et 32 à 33°C en Gaume. Quelques valeurs : 35,4°C à Koersel ; 35,0°C à Angleur ; 34,4°C à Kleine Brogel ; 34,0°C à Kruishoutem et à Hastière. On remarquera la grande sécheresse de l’air, désormais également présente sur le sud du pays. À Buzenol, l’humidité relative de l’air descend jusqu’à 23% aux heures chaudes, tout comme à Florennes et à Ernage, tandis qu’Uccle, Kleine Brogel, Elsenborn et Humain, avec 21%, descendent encore plus bas. À noter qu’en 1976, l’humidité relative est tombée à 13% à Kleine Brogel le 2 juillet à 16 heures, tout comme cette année-ci à Schaffen le 27 juillet à 18 heures. Au littoral, il fait plus humide et plus frais en raison d’une brise de mer de nord, puis de nord-est qui se lève vers midi. Les maxima y atteignent 26 à 28°C sous un ciel presque serein (quelques cirrus).
  14. cumulonimbus

    Été 2018

    1er août 2018 L’été reprend pleinement ses droits. Après le passage d’un très faible front froid la veille, un anticyclone s’est rapidement reformé sur notre pays. En soirée, un noyau allongé (en fait la fusion entre deux noyaux) s’étend du Golfe de Gascogne au Danemark. En surface, les vents d’abord variables deviennent septentrionaux par la suite, ce qui empêche encore tout juste les températures d’atteindre 30°C dans la plupart des régions. Celles-ci atteignent en effet le plus souvent 28-29°C en plaine (mais 22-23°C au littoral) et 25 à 27°C sur les hauteurs. Mais les endroits privilégiés ont leurs 30°C. En Campine, on relève 30,4°C à Koersel et à Kleine Brogel, et 30,2°C à Genk. Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse (+ vallée de la Meuse), on observe 30,6°C à Dourbes, 30,5°C à Hastière et 30,2°C à Sivry. Du côté de Liège, Angleur frôle les 30°C mais ne les atteint pas (29,9°C). Le temps, d’abord voilé par des cirrus, devient ensuite beau avec des cirrus devenant de moins en moins nombreux avant de disparaître complètement, et la formation de cumulus humilis. Au littoral, on observe aussi quelques castellanus le matin, puis l’après-midi un ciel presque parfaitement serein. Au sud du pays par contre, le temps est plus nuageux avec des altocumulus et stratocumulus le matin, puis un voile de cirrostratus (parfois tendance altostratus) ne se dissipant qu’en cours d’après-midi avec alors, parfois, la formation de quelques cumulus. Dans cette dernière région, il fait un peu moins chaud avec 26,2°C à Aubange et 26,4°C à Buzenol. 2 août 2018 La canicule est de retour. La sécheresse aussi. Une vaste zone anticyclonique retrouve notre pays et une grande partie de l’Europe. Le vent est donc faible, mais avec une petite turbulence thermique dans les basses couches, et tend encore de venir du nord. Ceci permet à la brise de mer de bien se développer dans la région côtière avec, là, des maxima proches de 24°C. Cette brise de mer pénètre loin à l’intérieur des terres et se fait sentir dans toute la région au nord de la ligne Courtrai-Gand-Anvers avec des températures qui n’atteignent pas 30°C (entre 25°C dans les Polders et 28-29°C à Beitem, Passendaele, Zelzate et Stabroek. Ailleurs, les 30°C sont atteints ou dépassés avec 30-31°C au centre du pays et jusqu’à 33°C en Campine et dans certaines vallées, tout comme en Gaume (33,3°C à Kleine Brogel, 33,1°C à Angleur, 32,6°C à Genk et à Aubange). Même sur les hauteurs, on frôle les 30°C avec 29,6°C à Saint-Hubert et à Elsenborn, mais 28,0°C à Mont-Rigi. Le temps est très beau avec quelques rares cirrus le matin et quelques rares cumulus l’après-midi, un peu plus nombreux en Ardenne et en Gaume. 3 août 2018 Sécheresse et canicule ! L’humidité de l’air redescend à 23% l’après-midi à Uccle. Le ciel est souvent serein, sinon on observe de rares cumulus, à nouveau un peu plus nombreux en Ardenne et en Gaume, et les températures montent très haut, avec des valeurs de 32-34°C en plaine et de 31-32°C sur les hauteurs. En Campine, les 35°C sont à nouveau dépassés avec 35,6°C à Koersel et 35,5°C à Kleine Brogel. À Genk, on atteint 35,0°C tout juste. En Gaume aussi, on redépasse les 35°C (35,2°C à Aubange). D’autres très hautes valeurs sont encore les 35,0°C d’Angleur et de Hastière, les 34,6°C de Dourbes et les 34,2°C de Kruishoutem à l’ouest du pays. Au littoral, la brise de mer est à nouveau présente avec des maxima ne dépassant pas 24°C en bordure de mer. Dans les dunes, l’air continental sec et chaud se mélange déjà avec l’air de la mer avec là, des maxima proches de 27°C. 4 août 2018 Une nouvelle cellule anticyclonique se forme sur l’Océan tandis que l’ancienne reste en place sur le continent mais faiblit un peu. Les deux anticyclones forment une jonction. Cependant, la cellule maritime, pour des raisons thermiques, reste plus puissante que la continentale, ce qui fait qu’une faible circulation de nord se met en place sur nos régions. Un premier front de basses couches, non repris sur les cartes d’analyse mais bien visible sur les cartes de températures, traverse notre pays la nuit puis s’arrête au sud de celui-ci sur une ligne allant grosso-modo de Soissons à Arlon en passant par Charleville-Mézières. Au sud de cette ligne, il continue à faire très chaud et très sec avec 33-35°C dans les plaines et vallées tandis qu’au nord de la ligne, sous l’influence d’un bon petit vent de nord, il fait un peu moins chaud avec 29-33°C en plaine. Un second front de basses couches, celui-là repris sur les cartes d’analyse, nous atteindra en fin de journée. Le temps reste très beau, avec quelques altocumulus matinaux, puis un peu de cirrus et parfois de petits cumulus l’après-midi sous l’inversion. Le soir, cirrus plus denses. Dans le sud du pays, resté dans l’air chaud et non concerné par l’inversion, les cumulus se développent davantage et l’on note aussi des castellanus le matin. Les températures maximales : 23-24°C au littoral, 29-33°C en plaine (29°C à l’ouest, 33°C à l’est), 28-30°C sur les hauteurs et 33-35°C en Gaume. Les plus hautes-valeurs : 34,8°C à Aubange ; 33,7°C à Angleur ; 33,2°C à Kleine Brogel. En fin d’après-midi sur le nord du pays, en début de soirée sur le centre-sud et le centre-est du pays et plus tard en soirée plus au sud (la nuit sur la Gaume), de petites rafales provoquent une baisse bien perceptible de la température. C’est le passage du second front de basses couches. À noter qu’au littoral, où le front passe en premier (milieu d’après-midi), on observe temporairement des stratus fractus et des stratocumulus. 5 août 2018 Une bonne partie du pays se réveille dans la fraîcheur humide, qui persiste parfois jusqu’en milieu de matinée. C’est ainsi qu’à 10 heures du matin, on observe 18,9°C à Zaventem, 18,6°Cà Uccle, 18,3°C à Ernage et 18,8°C à Gosselies et à Bierset. Dans toutes ces stations, l’air est humide et le ciel, nuageux à très nuageux voire couvert. Mais en journée, le ciel se dégage et l’air se réchauffe et se dessèche très rapidement. Voyons cela en détail. Au littoral, le temps présente bien des particularités. Alors qu’à l’intérieur des terres, le changement temporaire de masse d’air a apporté un bon rafraîchissement nocturne, avec parfois même des températures de 14 à 15°C en plaine, la nuit est restée particulièrement douce en bord de mer et ce, cause des eaux devenues particulièrement chaudes. En effet, au petit matin de ce 5 août, on observe une eau à 22-23°C à une dizaine de kilomètres de la côte belge et encore une eau à 21°C loin au large (mesures à 04h00, bouée d’Oostende Poortjes : 22,8°C ; bouée de Bol van Heist : 22,4°C ; bouée d’Akkaert : 21,4°C). De telles températures de l’eau, au large de la côte belge, ne s’étaient même pas vues lors de l’été 1976. Il s’ensuit que l’air frais s’est fortement réchauffé sur ces eaux chaudes, avec un minimum qui n’est pas descendu en dessous de 19,3°C à Zeebruges et une température qui, sous un vent soutenu de nord-nord-est, s’est constamment maintenue entre 19 et 20°C tout au long de la nuit. De ce fait, en lieu et place des stratocumulus observés en début de matinée à l’intérieur du pays, ce sont des cumulus qui se sont formés au littoral (au-dessus de la mer), avec une véritable instabilité de basses couches. Une telle situation, fréquente en automne et en hiver, est rarissime en été, où normalement l’eau plus froide stabilise l’air plutôt que de le déstabiliser. En matinée, les cumulus se dispersent rapidement et en après-midi, le ciel est serein. Mais le temps reste assez venteux, avec un vent en moyenne orienté au nord-nord-est et une température maximale de 22°C en bordure de mer (très petit écart, donc, entre la nuit et le jour). Dans les dunes, le retour de l’air chaud se fait déjà un peu plus sentir avec 24°C en après-midi. Sur le centre et l’est du pays, le temps est d’abord brumeux avec stratus / stratocumulus, puis un mix de cumulus / stratocumulus qui évolue en cumulus aplatis avant de se disperser et de faire place à un ciel serein l’après-midi (excepté de rares cirrus ici et là). Les températures maximales y atteignent le plus souvent 28-29°C, maxima généralement atteints en fin d’après-midi ou début de soirée. En Ardenne, les passages nuageux de la matinée sont moins importants, avec le beau temps qui revient très vite, tandis que la Gaume n’a pas de passages nuageux du tout, si ce ne sont que les cirrus, un peu plus nombreux dans cette région. Mais là aussi, la température perd quelques degrés pour atteindre 24 à 26°C sur les hauteurs et 30 à 31°C en Gaume. Le vent, bien orienté au nord en tout début de journée, bascule rapidement vers le nord-est, puis de plus en plus vers l’est en soirée. En effet, le pseudo-front froid est déjà occupé à nous revenir… en pseudo-front chaud ! En attendant, la moyenne mobile des 30 derniers jours (à présent du 7 juillet au 5 août 2018) atteint désormais 22,2°C à Uccle et égale ainsi la valeur de 2003 (15 juillet au 13 août, 4e position sur la liste après 1976, 2006 et 1911). Dans un bon tiers sud-est du pays cependant, la vague de chaleur de 2003 a frappé beaucoup plus fort qu’à Uccle et n’est pas encore prête à être dépassée (et ne le sera sans doute pas au vu des prévisions). À suivre…
  15. cumulonimbus

    Été 2018

    +++ Des données ont été ajoutées à la journée du 27 juillet (Hechtel-Eksel, Kapelle-op-den-Bosch, Bassevelde et Wevelgem) et le texte a été légèrement adapté en fonction. +++
  16. cumulonimbus

    Été 2018

    Et voici l'analyse des deux derniers petits jours du mois. 30 juillet 2018 Une perturbation frontale ondule d’abord à l’ouest de notre pays, puis sur l’ouest de notre pays. À l’avant de cette perturbation, un flux de sud à sud-ouest nous amène de l’air tropical, avec une nuance plus maritime à l’ouest, et plus continentale à l’est. Cela se ressent un peu dans les températures, mais bien plus dans les taux d’humidité. À Gand par exemple, l’humidité ne descend pas en dessous de 50%, avec des points de rosée de 18-19°C pour une température qui, au moment de son maximum, atteint 29,4°C. À Bierset par contre, l’humidité en fin d’après-midi est à peine supérieure à 30%, avec des points de rosée qui tombent temporairement à moins de 12°C, avec une température maximale qui atteint 31 ,5°C. Le temps, à l’ouest des plaines, est nuageux à beau avec des bancs d’altocumulus et des cirrus, se transformant temporairement en voile de cirrostratus. Des cumulus se développent dès la matinée, d’abord sous forme de fractus, puis restant assez longtemps humilis. Plus tard en journée, on observe à la fois de la convection et de l’étalement avec, sur la partie la plus occidentale, des stratocumulus plus nombreux mais aussi la formation de quelques averses. De façon très isolée, ces averses prennent un caractère orageux. Ici et là, on observe aussi quelques lenticularis. Les températures maximales, dans cette région, atteignent le plus souvent 27 à 29°C, tandis que les précipitations liées aux averses atteignent 7 mm à Coxyde, 6 mm à Heuvelland, 3 mm à Middelkerke et Passendaele, 2 mm à Izegem et Wingene, et 1 mm à Beitem et à Kruishoutem. À l’est des plaines, le temps est beau, avec là aussi quelques lenticularis, sinon des cirrus (dont quelques spissatus épais) et la formation de très modestes cumulus à base élevée. L’air est sec et les températures, élevées avec 33,4°C à Koersel, 32,4°C à Genk et 31,7°C à Schaffen. Du côté de Liège, on observe 31,5°C à Bierset et 32,7°C à Angleur. Le centre du pays connaît comme à l’ouest un ciel temporairement voilé de cirrostratus, et de nombreux altocumulus, mais comme à l’est, les cumulus se développent très peu. Les températures dans cette région sont souvent proches de 30°C, parfois un peu moins comme à Uccle (28,8°C). Dans le sud du pays, les cumulus sont très peu nombreux ou absents, mais on observe des cirrus et des altocumulus. Comme ailleurs dans le pays, on note occasionnellement des lenticularis. Les températures : 27 à 29°C sur les hauteurs, 29 à 31°C dans les vallées et en Gaume. 31 juillet 2018 Le front (très faible) traverse le pays avant de s’immobiliser sur le sud, et est suivi d’air maritime un brin moins chaud. Les vent, qui soufflent au départ du sud, s’orientent graduellement au nord en passant par l’ouest. Les températures maximales atteignent 22 à 23°C au littoral, 25 à 27°C sur les plaine occidentales mais encore autour de 30°C sur les plaines orientales (30,5°C à Kleine Brogel, 30,2°C à Koersel et 29,6°C à Genk). Dans la vallée de la Meuse, on note 31,1°C à Angleur et 29,0°C à Hastière tandis que sur les hauteurs, il fait entre 26 et 28°C. En Gaume, on relève 31,2°C à Aubange. On remarquera aussi la rapidité à laquelle cet air maritime se dessèche à l’intérieur des terres, avec souvent des taux de 30 à 40% d’humidité au centre et à l’est du pays aux heures chaudes (Uccle : seulement 31% à 17h). Il n’est donc pas étonnant qu’après le passage des stratocumulus du front (où se mêlent parfois quelques nuages d’instabilité), le temps se remette rapidement au beau, avec des cumulus humilis et, le soir, quelques cirrus et des bancs d’altocumulus. À l’est et au sud du pays, les nuages du front apparaissent peu, voire pas du tout, tandis qu’au littoral, les cumulus sont absents dès le début de l’après-midi, avec du grand beau temps. Les précipitations, quand précipitations il y a eu, sont généralement anecdotiques, avec par exemple 0,4 mm à Sint-Katelijne-Waver, 0,2 mm à Gembloux et 0,1 mm à Genk et à Passendaele. Conclusions Pour ce qui est de la sécheresse, le dernier jour du mois n’a pratiquement pas apporté de changement. Pour rappel, voici les chiffres de quelques stations sélectionnées : Station : préc. juin / préc. juillet / préc. totales sur 2 mois Middelkerke : 0,6 mm / 14,5 mm / 15,1 mm Passendaele : 0,5 mm / 10,5 mm / 11,0 mm Beitem : 3,5 mm / 4,9 mm / 8,4 mm Zaventem : 13,3 mm / 33,8 mm / 47,1 mm Uccle : 15,8 mm / 49,7 mm / 65,5 mm Koersel : 25,3 mm / 7,1 mm / 32,4 mm Genk : 30,3 mm / 2,1 mm / 32,4 mm Florennes : 49,8 mm / 2,1 mm / 51,9 mm Hastière : 52,8 mm / 8,8 mm / 61,3 mm Dourbes : 43,3 mm / 38,9 mm / 82,2 mm Sivry : 97,6 mm / 10,3 mm / 107,9 mm Mont-Rigi : 59,6 mm / 25,3 mm / 84,9 mm Seuls Genk et Passendaele ont vu leur total augmenter de 0,1 mm en date du 31 juillet. Au niveau régional en juillet (IRM), la Campine n’a reçu que 5% de la quantité normale de précipitations, tandis que dans les Brabant, la quantité moyenne est de 30% environ du total normal (mais essentiellement liée à des pluies orageuses). À cela s’ajoute la chaleur, assortie d’un taux d’humidité relative exceptionnellement bas (à Uccle, ce taux a été de 54% en moyenne en juillet, ce qui pulvérise le précédent record de 62% en juillet 2006). Il s’ensuit que la sécheresse, petit à petit, prend des tournures dramatiques en Belgique. Au niveau national à la date du 1er août 2018, l’indice de sécheresse est encore un fifrelin moindre que celui de 1976, mais au vu des prévisions, il n’est pas impossible qu’on l’égale d’ici le 7 ou 8 août prochain. Les deux tiers du pays sont d’ores et déjà considérés comme « extrêmement secs » (IRM) tandis que des zones entières de la Haute Belgique ont déjà atteint ce seuil aussi. Au 11 août (prévisions), ces zones devraient encore légèrement s’étendre, tandis que la situation ne s’améliore absolument pas ailleurs. Du point de vue température, le mois calendrier de juillet 2018, avec 22,0°C, termine deuxième de la série et obtient le critère d’anormalement chaud. Si l’on considère la moyenne mobile des 30 derniers jours, celle-ci est également restée à 22,0°C et conserve ainsi sa 5e place parmi les séries de 30 jours les plus chaudes à Uccle depuis 1886. Mais au vu des prévisions, cette moyenne mobile pourrait encore améliorer son score au cours des jours à venir et, par exemple, venir se placer devant les 22,2°C du 15 juillet au 13 août 2003. Enfin, la combinaison des facteurs (chaleur, sécheresse, insolation) fait déjà en sorte que l’on peut parler d’un été exceptionnel.
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    Un petit point sur la sécheresse – 31 juillet 2018 La sécheresse, où en est-on ? Au cours des derniers jours, quelques stations ont reçu de fortes précipitations, d’autres pas. Zaventem par exemple a reçu 29 mm le 26 juillet et comptabilise désormais 33,8 mm tombés au cours des 30 derniers jours, soit du 1er au 30 juillet 2018. D’autres endroits, désormais plus inégalement répartis sur le plan géographique, restent toujours en grand déficit pluviométrique. Au cours des 30 derniers jours, Genk n’a reçu que 2,0 mm ; Florennes, 2,1 mm ; Beitem, 4,9 mm. Il s’agit de zones qui sont le plus souvent « passées entre les mailles du filet » lors des derniers épisodes orageux. Ci-dessous, quelques stations avec leurs totaux pluviométriques. Le premier chiffre : les précipitations de juin (30 jours) ; le deuxième chiffre : les 30 premiers jours de juillet ; le troisième chiffre : le total des deux périodes (60 jours). Middelkerke : 0,6 mm / 14,5 mm / 15,1 mm Passendaele : 0,5 mm / 10,4 mm / 10,9 mm Beitem : 3,5 mm / 4,9 mm / 8,4 mm Zaventem : 13,3 mm / 33,8 mm / 47,1 mm Uccle : 15,8 mm / 49,7 mm / 65,5 mm Koersel : 25,3 mm / 7,1 mm / 32,4 mm Genk : 30,3 mm / 2,0 mm / 32,3 mm Florennes : 49,8 mm / 2,1 mm / 51,9 mm Hastière : 52,8 mm / 8,8 mm / 61,3 mm Dourbes : 43,3 mm / 38,9 mm / 82,2 mm Sivry : 97,6 mm / 10,3 mm / 107,9 mm Mont-Rigi : 59,6 mm / 25,3 mm / 84,9 mm Lorsqu’on sait que les totaux sur 60 jours, à cette saison, devraient tourner autour des 150 mm en Basse et Moyenne Belgique et dépasser les 200 mm dans les Hautes-Fagnes, l’on peut se rendre compte à quel point les précipitations sont déficitaires. L’ouest du pays reste (souvent) très durement touché, comme le montrent les totaux de Beitem, de Passendaele et de Middelkerke. Mais la Campine commence aussi à connaître un très fort déficit vu le peu de précipitations tombées en juillet. Mais même les localités qui semblent encore présenter des totaux raisonnables, comme Sivry, Mont-Rigi et Dourbes, ne sont pas vraiment épargnés par le problème de la sécheresse. Il faut savoir que la plupart des précipitations sont tombées au cours des orages, donc des précipitations certes abondantes, mais de courte durée, qui n’ont pas le temps de pénétrer dans le sol et tendent à ruisseler. Or le ruissellement ne résout en rien la problématique de la sécheresse. La même remarque vaut d’ailleurs pour Coxyde, qui a récemment reçu 52 mm d’eau, mais qui continuera très vraisemblablement à subir les inconvénients de la sécheresse au même titre que le restant de la Belgique occidentale.
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    27 juillet 2018 Des hautes pressions sur le nord et l’est de l’Europe commandent un flux de sud-est sur nos régions, qui achemine de l’air torride. Des discontinuités d’origine thermique caractérisent ce flux, avec le plus souvent des conflits entre vents d’est et vents de sud à l’échelle locale. Il s’agit d’un air surchauffé en surface, mais qui n’est pas tellement chaud en altitude. Au niveau 700 hPa (autour de 3150 mètres), les températures oscillent autour des 5°C, ce qui se rencontre dans presque toutes les périodes de beau temps dans nos régions. Avec les températures extrêmes en surface, ces 5°C au niveau 700 hPa donnent des instabilités hors du commun. Le niveau 850 hPa (vers 1530 mètres) est encore quelque peu influencé par les variations diurnes en surface. C’est ainsi que depuis 2 jours, nous avons près de 18°C à ce niveau en début de journée et près de 20°C en fin de journée. Avec des maxima qui dépasse allègrement les 35°C en plaine, des gradients super-adiabatiques, particulièrement marqués pour nos régions, sont présents dans les basses couches de l’atmosphère, tandis qu’au-dessus, ces gradients restent proches de l’adiabatique sèche (seuil de l’instabilité absolue) jusqu’à plus de 3000 mètres d’altitude. Dans de telles conditions, comme la veille, des orages parviennent à se former même avec très peu d’humidité. Nous y reviendrons. Penchons-nous d’abord sur les températures maximales, où de nouveaux records ont été battus. Structure des données Localité : max du 27/07/18 [record 3e décade juillet (date) ; record juillet (date) ; record tous mois confondus (date) ; période d’observation] En bleu : record décadaire battu ou égalé En mauve : record mensuel battu ou égalé En rouge : record, tous mois confondus, battu ou égalé Province de Liège Angleur : 37,0°C [36,8°C (21/07/95) ; 38,1°C (02/07/15) ; 38,1°C (02/07/15) ; série incomplète] * Bierset : 35,8°C [35,0°C (21/07/95) ; 37,5°C (02/07/15) ; 37,5°C (02/07/15) ; 1953-2018] Baraque Michel / Mont-Rigi : 30,5°C [32,0°C (26/07/06) ; 32,0°C (09/07/59+26/07/06) ; 33,6°C (08/08/03) ; 1953-2018] ** Spa : 32,9°C [33,1°C (26/07/06) ; 34,2°C (02/07/15) ; 35,0°C (08/08/03) ; 1982-2018] Elsenborn : 32,4°C [33,5°C (26/07/06) ; 33,5°C (19+26/07/06) ; 35,1°C (08/08/03) ; 1987-2018] Province de Luxembourg Saint-Hubert : 31,7°C [31,7°C (26/07/18) ; 31,8°C (19/07/06) ; 34,4°C (06+08/08/03) ; 1953-2018] Aubange : 34,8°C [35,8°C (21/07/95) ; 35,8°C (21/07/95) ; 38,6°C (08/08/03) ; série incomplète] * Province de Namur Hastière : 34,9°C [36,4°C (26/07/18) ; 36,4°C (26/07/18) ; 37,4°C (12/08/03) ; 1977-2018] Florennes : 34,1°C [35,1°C (26/07/18) ; 35,1°C (26/07/18) ; 36,7°C (06/08/03) ; 1976-2018] Dourbes : 35,1°C [35,9°C (26/07/18) ; 35,9°C (26/07/18) ; 36,5°C (12/08/03) ; 1965-2018] Provinces du Brabant (FL + WA) + Bruxelles Zaventem : 35,2°C [36,0°C (26/07/18) ; 36,0°C (26/07/18) ; 36,0°C (26/07/18) ; 1984-2018] Uccle : 35,4°C [35,4°C (26/07/18) ; 36,2°C (19/07/06) ; 36,2°C 19/07/06) ; 1968-2018] Beauvechain : 35,8°C [35,7°C (26/07/18) ; 35,7°C (19/07/06+26/07/18) ; 35,7°C (19/07/06+26/07/18) ; 1953-2018] Province du Hainaut La Hestre : 36,4°C [35,2°C (26/07/18) ; 35,2°C (19/07/06+26/07/18) ; 36,0°C (12/08/03) ; 1986-2018] Gosselies : 35,9°C [35,9°C (26/07/18) ; 37,0°C (19/07/06) ; 37,0°C (19/07/06) ; 1984-2018] France – Département du Nord Lille : 37,6°C [35,7°C (36/07/18) ; 36,1°C (09/07/59) ; 36,6°C (10/08/03) ; 1953-2018] Dunkerque : 29,5°C [33,2°C (30/07/84) ; 38,3°C (19/07/06) ; 38,3°C (19/07/06) ; 1953-2018] Flandre Occidentale Middelkerke : 34,4°C [34,8°C (22/07/89) ; 36,0°C (19/07/06) ; 36,0°C (19/07/06) ; 1984-2018] Beitem : 36,8°C [35,3°C (26/07/18) ; 36,3°C (19/07/06) ; 36,3°C (19/07/06) ; 1953-2018] Flandre Orientale Kruishoutem : 36,4°C [36,4°C (26/07/18) ; 36,4°C (19/07/06+26/07/18) ; 36,4°C (19/07/06+26/07/18) ; 1985-2018] Zelzate : 38,2°C [36,9°C (26/07/18) ; 37,6°C (19/07/06) ; 37,6°C (19/07/06) ; 1976-2018] Munte / Semmerzake : 35,8°C [35,9°C (26/07/18) ; 36,9°C (19/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1986-2018] ** Province d’Anvers Stabroek : 36,6°C [35,8°C (26/07/18) ; 36,9°C (19/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1976-2018] Deurne : 37,2°C [36,7°C (26/07/18) ; 36,7°C (26/07/18) ; 36,7°C (26/07/18) ; 1953-2018] Sint-Katelijne-Waver : 36,6°C [36,0°C (26/07/18) ; 36,0°C (26/07/18) ; 36,0°C (26/07/18) ; 1983-2018] Province du Limbourg Gorsem : 35,6°C [35,8°C (26/07/18) ; 36,8°C (19/07/06) ; 36,8°C (19/07/06) ; 1982-2018] Koersel : 37,2°C [39,0°C (26/07/18) ; 39,0°C (26/07/18) ; 39,0°C (26/07/18) ; 1983-2018] *** Kleine Brogel : 37,0°C [36,8°C (24/07/94+26/07/18) ; 38,1°C (02/07/15) ; 38,2°C (20/08/09) ; 1953-2018] Pays-Bas Maastricht : 36,3°C [36,7°C (26/07/18) ; 38,2°C (02/07/15) ; 38,2°C (02/07/15) ; 1953-2018] * Bien que la série d’Angleur soit incomplète, toutes les valeurs pertinentes pour déterminer un record de chaleur semblent présentes, du moins depuis 1983. La même remarque vaut pour Aubange, du moins depuis 1986. ** Il s'agit de stations géographiquement et climatologiquement tellement proches qu'on peut en faire une série (quasi-)homogène. *** La valeur de 39,0°C du 26/07/2018 doit encore être confirmée. ATTENTION ! LA VALEUR DE 39,0°C DE KOERSEL N'A PAS ÉTÉ CONFIRMÉE PAR L'IRM. La valeur la plus haute revient à Hechtel-Eksel qui, avec 38,8°C en ce 27/07/2018, égale le record de Liège-Monsin du 2 juillet 2015. Quelques autres valeurs du jour, particulièrement élevées : 38,5°C à Kapelle-op-den-Bosch (Brabant flamand), 38,4°C à Bassevelde (Flandre orientale, à un bon 5 km de Zelzate), 37,9°C à Wevelgem (Flandre occidentale) et 37,8°C à Westmalle (Province d'Anvers). Comme le montrent déjà les chiffres ci-dessus, c'est avant tout dans le nord-est, le nord et l’ouest du pays que les températures sont extrêmes. En dehors des chiffres déjà mentionnés ci-dessus, nous avons ici quelques stations disposant de longues séries : à Zelzate (au nord de Gand), on a enregistré la plus haute température jamais mesurée à la station, avec 38,2°C, ce qui était le cas aussi à Deurne (37,2°C), à Beitem (36,8°C) et à Stabroek (36,6°C). À titre de comparaison, le jour le plus chaud du grand été 1976, en l’occurrence le 3 juillet, avait donné, respectivement, 35,3°C, 35,7°C, 35,8°C et 34,7°C. On peut donc dire que si le 3 juillet 1976 a été extrême en Campine mais aussi, par endroit dans le Hainaut (37,6°C à Meeuwen, 37,5°C à Ramegnies, 36,8°C à Lobbes et encore 36,2°C à Chièvres), le 27 juillet 2018 deviendra historique pour le nord et l’ouest de notre pays, où tous les extrêmes du passé (1957, 1959, 1976, 2003 et 2006) ont été battus, et parfois à plate couture. Au littoral aussi, il fait fort chaud en ce 27 juillet 2018, avec notamment un maximum de 32,8°C au port de Zeebruges. Là, la chaleur se maintient par ailleurs jusqu’en début de soirée, en l’absence de brise de mer. À Middelkerke, on relève déjà 33,6°C à 13 heures (max : 34,4°C), mais la température baisse ensuite, d’abord en raison de la brise de mer, puis en raison d’averses orageuses. Globalement, on peut dire que les maxima atteignent 33-34°C au littoral, 36-38°C en plaine, 34-35°C au centre et au centre-sud du pays, 31-32°C sur les hauteurs et 34-35°C en Gaume. Le temps est d’abord beau, avec quelques bancs d’altocumulus (parfois floccus ou castellanus) et de larges portions de ciel bleu. La convection s’enclenche souvent vers 13/14 heures avec par la suite un développement rapide des cumulus jusqu’au stade congestus avec évolution en cumulonimbus. Sur une ligne passant grosso modo sur la limite des deux Flandre et sur le Hainaut Occidental, des averses et orages de faible intensité se développent très vite, dès le tout début de l’après-midi, tandis que de nouvelles cellules se développent rapidement en d’autres lieux du pays et reforment une nouvelle ligne plus à l’est, sur un axe Alost – Ninove – Enghien – Binche. Cette ligne se désorganise à nouveau en cours d’après-midi et la situation orageuse devient très chaotique avec des foyers principalement sur le centre et l’ouest du pays. Cette dernière région connaîtra des orages étendus en soirée. A contrario, certaines zones du nord et nord-est du pays restent complètement épargnés par la convection, avec un temps qui demeure beau et, plus tard, des cumulonimbus visibles au loin. La courbe des températures est grandement tributaire de cette convection et de la nébulosité qu’elle génère. En matinée, lorsque le temps est encore beau, la montée des températures est fulgurante. À huit heures, on observe déjà 25,8°C à Semmerzake, 25,5°C à Beauvechain et 25,3°C à Kleine Brogel. À 11 heures, on note des valeurs inédites pour notre pays en fin de matinée, avec 34,3°C à Zelzate, 32,7°C à Kleine Brogel et encore 31,3°C. À 14 heures, le maximum est atteint ou presque en de nombreux endroits, avec 37,1°C à Zelzate, 35,6°C à Schaffen, 35,5°C à Anvers et 35,2°C à Uccle. À 16 heures, les premières « taches » fraîches apparaissent sur la carte des températures, avec par exemple 22,6°C à Dourbes (après un maximum de 35,1°C). L’évolution de la température de Dourbes est par ailleurs fort intéressante : 34,1°C à 14h ; 22,6°C à 16h ; 32,9°C à 18h. La bulle d’air frais (outflow des orages) remonte légèrement vers le nord, avec des températures chutant fortement, par exemple, à Lasnes (à l’est-sud-est de Waterloo) en début de soirée. En soirée, en de nombreux endroits, des bouffées d’air chaud se mêleront aux bouffées d’air plus frais, parfois avec quelques bonnes rafales. Il n’y a que sur l’extrême ouest du pays où un changement radical de la direction du vent donne un tour définitif au rafraîchissement dès le début de la soirée, voire la fin de l’après-midi sur l’ouest de la côte belge. Au nord-est du pays, grandement épargné par la convection, les maxima se produisent en fin d’après-midi, comme à Schaffen où 37,0°C sont atteints vers 17 heures et à Kleine Brogel où une même température est atteinte à peu près à la même heure. Dans ces deux stations, des taux de sécheresse extrême de l’air sont observés. À Kleine Brogel, l’humidité relative chute à 15% à 15 heures (T = 35,7°C / Td = 5,1°C). À Schaffen, c’est pire encore avec 13% à 18 heures (T = 35,6°C / Td = 3,3°C). Ailleurs dans le pays, les taux d’humidité sont fort bas aussi à la mi-journée (20% par exemple à Uccle), mais l’instabilité est telle que des averses et des orages parviennent à se former quand même, avec un apport d’humidité après leur passage. Mais, à quelques exceptions près, ces orages restent pauvres en précipitations et n’interrompent pas vraiment la période de sécheresse. Le plus souvent, les pluviomètres ne reçoivent même pas 5 mm, mais quelques exemplaires sont plus virulents. Charleroi reçoit 23 mm, Woluwé-Saint-Pierre (Bruxelles) reçoit 19 mm (mais seulement 4 mm à Uccle), Rumillies reçoit 17 mm. À Coxyde, un orage déverse 23 mm de précipitations en fin d’après-midi, suivi par d’autres précipitations durant la nuit, qui mèneront à un total de 52 mm. Du côté de Charleroi (23 mm à Gosselies), on signale quelques inondations. D’autres localités par contre, surtout à l’est et au sud, restent au sec ou presque (p. ex. Bierset, Mont-Rigi, Elsenborn, Hastière, Buzenol et Aubange : 0,0 mm ; Kleine Brogel et Genk : 0,3 mm). Enfin, les 26 et 27 juillet couronnent une période de 30 jours particulièrement chaude à Uccle. En effet, la période du 28 juin au 27 juillet donne une température moyenne de 22,0°C, ce qui est vraiment beaucoup. Elle arrive ainsi en cinquième position parmi les périodes de 30 jours les plus chaudes observées à Uccle depuis 1886. Voici le « hit-parade » de ces périodes les plus chaudes : 23,2°C du 21 juin au 20 juillet 1976 23,1°C du 1er au 30 juillet 2006 22,4°C du 19 juillet au 17 août 1911 22,2°C du 15 juillet au 13 août 2003 22,0°C du 28 juin au 27 juillet 2018 21,8°C du 2 au 31 juillet 1994 Eh oui ! Un été aussi vieux que celui de 1911 a réussi à faire mieux ! Jusqu’à présent… 28 juillet 2018 Un peu de fraîcheur !!! Un front froid, un vrai, traverse le pays en début de journée, aussitôt suivi par un second front froid. À l’arrière, c’est de l’air maritime qui nous envahit. Les températures s’en ressentent très fort mais restent, malgré tout, bien au-dessus des normes saisonnières. Les températures maximales atteignent désormais 22°C au littoral, 23 à 25°C sur l’ouest et le centre du pays, 27 à 29°C en Campine et dans la vallée de la Meuse, et 23 à 25°C sur les hauteurs, le tout sous un bon vent d’ouest à sud-ouest qui, le soir, devient variable. Les plus hautes valeurs : 28,9°C à Kleine Brogel, 28,7°C à Angleur et 28,4°C à Koersel. Le matin, le ciel est encore très nuageux avec des altocumulus, stratocumulus et cumulus, ensuite les éclaircies nous reviennent l’après-midi, avec de modestes cumulus et quelques cirrus. Sur l’est du pays, les cumulus se développent un peu plus avec de temps en temps un congestus. Sur le sud du pays, on observe aussi quelques voiles de cirrus / cirrostratus. Avec quelques petites précipitations ici et là, on est cependant très loin de ce qu’on appellerait une « traîne active ». 29 juillet 2018 Le passage de faibles fronts chauds et des vents de surface soufflant de sud à sud-ouest font déjà revenir la chaleur. Et voilà que les 30°C sont à nouveau dépassés sur le nord-est et l’est du pays, avec 31,0°C à Kleine Brogel, 30,5°C à Koersel et 30,0°C à Diepenbeek, Genk et Angleur. Au littoral, il fait encore un peu frais avec 21 à 22°C, sinon on observe 24 à 26°C sur l’ouest du pays, 27 à 28°C sur le centre, 29 à 31°C sur l’est, 24 à 26°C sur les hauteurs et 28 à 29°C en Gaume. Le ciel est souvent voilé avec des cirrus, cirrostratus, altostratus, altocumulus et, occasionnellement, aussi cirrocumulus. Quand le voile se déchire, il reste principalement des altocumulus, parfois lenticularis. En dessous, on observe parfois quelques cumulus, un peu plus fréquents sur les reliefs ardennais. Ici et là, il tombe quelques gouttes de pluie (et une vraie pluie sur l’extrême ouest, avec 4 mm à Coxyde). À suivre…
  19. cumulonimbus

    Été 2018

    Des données ont été ajoutées au résumé du 26 juillet (Zelzate, Semmerzake et Aubange + un commentaire sur Retie). Le 27 juillet et jours suivants seront décrits demain lundi, une fois que toutes les données seront disponibles. Cb.
  20. cumulonimbus

    Été 2018

    Selon des scénarios assez plausibles : Les précipitations devraient augmenter en hiver mais rester statu quo en été MAIS avec à la fois une augmentation des étés secs et des étés pluvieux. En d'autres termes, les étés "normaux" à la Belge seront en diminution. Cela est dû par une position moyenne plus au nord des anticyclones subtropicaux, donc une probabilité accrue de périodes de beau temps chaud. Mais lorsque cela ne se fait pas, les perturbations auront tendance à s'activer sur les terres (et mers environnantes) plus chaudes, avec alors plus de précipitations et une tendance aux orages plus marquée. Les tempêtes hivernales, liées au contraste thermique entre le pôle et l'océan, auront tendance à diminuer dans les décennies à venir, vu que le pôle se réchauffera plus vite que l'océan et le contraste thermique diminuera. Une inconnue cependant : le rôle que jouera le "cold blob". Les cyclones tropicaux, en principe, ne nous atteindront pas. Des cas particuliers, comme Ophelia l'année passée sur l'Irlande, ne sont pas à coup sûr reliés au réchauffement climatique. Il se peut que ce type d'anomalie ait toujours existé en ayant toujours été rare. L'insolation devrait rester grosso modo la même en hiver mais augmenter en été. Comme il y a une corrélation évidente entre l'insolation et la température en été, il n'est pas exclu que l'été se réchauffe beaucoup plus que l'hiver. Les vagues de froid perdront en fréquence, mais pas en intensité. Des périodes de blocage prolongées peuvent amplifier le froid, par effets de retour, sur la bordure du continent européen, refroidissement qui, dans un premier temps, ne sera pas encore compensé par le réchauffement climatique. Des journées très fraîches en été resteront possibles aussi en raison du cold blob sur l'océan. Nous ne resterons donc pas à l'abri des records de froid en toutes saisons et ce, pour un bon nombre d'années encore. N'oublions pas que 2018, année chaude par excellence (jusqu'à présent), a quand même réussi à nous fournir le jour d'hiver le plus tardif depuis 1888. Le vent, qui diminuera en hiver, diminuera sans doute en moyenne en été aussi en raison d'une plus grande proximité moyenne des hautes pressions. Mais les phénomènes violents locaux, liés aux orages, seront en augmentation aussi. Il s'agira principalement de rafales descendantes de plus en plus puissantes et, accessoirement, aussi de tornades. Voici un des scénarios possibles. Il en existe d'autres. Le problème, c'est que beaucoup de paramètres du réchauffement climatique sont encore inconnus de nos jours. Cb.
  21. cumulonimbus

    Été 2018

    26 juillet 2018 Une journée extrême sur plusieurs plans. Commençons par les températures maximales. Structure des données Localité : max du 26/07/18 [record 3e décade juillet (date) ; record juillet (date) ; record tous mois confondus (date) ; période d’observation] En bleu : record décadaire battu ou égalé En mauve : record mensuel battu ou égalé En rouge : record, tous mois confondus, battu ou égalé Province de Liège Angleur : 36,2°C [36,8°C (21/07/95) ; 38,1°C (02/07/15) ; 38,1°C (02/07/15) ; série incomplète] * Bierset : 34,3°C [35,0°C (21/07/95) ; 37,5°C (02/07/15) ; 37,5°C (02/07/15) ; 1953-2018] Baraque Michel / Mont-Rigi : 30,9°C [32,0°C (26/07/06) ; 32,0°C (09/07/59+26/07/06) ; 33,6°C (08/08/03) ; 1953-2018] ** Spa : 32,4°C [33,1°C (26/07/06) ; 34,2°C (02/07/15) ; 35,0°C (08/08/03) ; 1982-2018] Elsenborn : 31,9°C [33,5°C (26/07/06) ; 33,5°C (19+26/07/06) ; 35,1°C (08/08/03) ; 1987-2018] Province de Luxembourg Saint-Hubert : 31,7°C [31,4°C (27/07/95) ; 31,8°C (19/07/06) ; 34,4°C (06+08/08/03) ; 1953-2018] Aubange : 35,2°C [35,8°C (21/07/95) ; 35,8°C (21/07/95) ; 38,6°C (08/08/03) ; série incomplète] * Province de Namur Hastière : 36,4°C [35,0°C (21/07/95) ; 35,8°C (02/07/15+19/07/06) ; 37,4°C (12/08/03) ; 1977-2018] Florennes : 35,1°C [34,2°C (21/07/95) ; 34,8°C (19/07/06) ; 36,7°C (06/08/03) ; 1976-2018] Dourbes : 35,9°C [34,6°C (21/07/95) ; 35,6°C (19/07/06) ; 36,5°C (12/08/03) ; 1965-2018] Provinces du Brabant (FL + WA) + Bruxelles Zaventem : 36,0°C [34,8°C (21/07/95) ; 35,8°C (19/07/06) ; 35,9°C (04/08/90) ; 1984-2018] Uccle : 35,4°C [34,1°C (22/07/89) ; 36,2°C (19/07/06) ; 36,2°C 19/07/06) ; 1968-2018] Beauvechain : 35,7°C [34,3°C (24/07/94) ; 35,7°C (19/07/06) ; 35,7°C (19/07/06) ; 1953-2018] Province du Hainaut La Hestre : 35,2°C [33,4°C (21/07/95) ; 35,2°C (19/07/06) ; 36,0°C (12/08/03) ; 1986-2018] Gosselies : 35,9°C [35,8°C (21/07/95) ; 37,0°C (19/07/06) ; 37,0°C (19/07/06) ; 1984-2018] France – Département du Nord Lille : 35,7°C [34,8°C (30/07/84+22/07/89) ; 36,1°C (09/07/59) ; 36,6°C (10/08/03) ; 1953-2018] Dunkerque : 26,5°C [33,2°C (30/07/84) ; 38,3°C (19/07/06) ; 38,3°C (19/07/06) ; 1953-2018] Flandre Occidentale Middelkerke : 30,7°C [34,8°C (22/07/89) ; 36,0°C (19/07/06) ; 36,0°C (19/07/06) ; 1984-2018] Beitem : 35,3°C [34,0°C (22/07/89) ; 36,3°C (19/07/06) ; 36,3°C (19/07/06) ; 1953-2018] Flandre Orientale Kruishoutem : 36,4°C [34,4°C (26/07/06) ; 36,4°C (19/07/06) ; 36,4°C (19/07/06) ; 1985-2018] Zelzate : 36,9°C [35,0°C (22/07/89) ; 37,6°C (19/07/06) ; 37,6°C (19/07/06) ; 1976-2018] Munte / Semmerzake : 35,9°C [35,3°C (24/07/94) ; 36,9°C (19/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1986-2018] ** Province d’Anvers Stabroek : 35,8°C [35,4°C (26/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1976-2018] Deurne : 36,7°C [34,3°C (26/07/06) ; 36,2°C (09/07/59) ; 36,2°C (09/07/59) ; 1953-2018] Sint-Katelijne-Waver : 36,0°C [34,7°C (21/07/95) ; 35,7°C (19/07/06) ; 35,8°C (04/08/90) ; 1983-2018] Province du Limbourg Gorsem : 35,8°C [35,2°C (22/07/89) ; 36,8°C (19/07/06) ; 36,8°C (19/07/06) ; 1982-2018] Koersel : 39,0°C [35,8°C (21/07/95) ; 36,9°C (19/07/06) ; 37,6°C (20/08/09) ; 1983-2018] *** Kleine Brogel : 36,8°C [36,8°C (24/07/94) ; 38,1°C (02/07/15) ; 38,2°C (20/08/09) ; 1953-2018] Pays-Bas Maastricht : 36,7°C [35,1°C (21/07/95) ; 38,2°C (02/07/15) ; 38,2°C (02/07/15) ; 1953-2018] * Bien que la série d’Angleur soit incomplète, toutes les valeurs pertinentes pour déterminer un record de chaleur semblent présentes, du moins depuis 1983. D’autres très hautes températures, à Angleur, ont été les 37,2°C du 19/08/2012, les 37,0°C du 12/08/2003 et les 36,8°C qui, en dehors du 21/07/1995, ont encore été observés le 06/08/2003 et le 19/07/2006. La même remarque vaut pour Aubange. D'autres très hautes températures y sont les 37,4°C du 12/08/2003, les 35,4°C du 19/08/2012 et les 35,2°C des 04/08/1994 et 26/08/2016. ** Il s'agit de stations géographiquement et climatologiquement tellement proches qu'on peut en faire une série (quasi-)homogène. *** Cette valeur n'a en fin de compte pas été reconnue par l'IRM. Malheureusement, la valeur réelle de la température maximale de cette station n'est pas connue. Comme nous pouvons le voir, la plupart des stations (Province de Liège exceptée) battent le record de la 3e décade de juillet, quelques-unes battent même le record de juillet (le plus souvent détenu par 2006), voire le record tous mois confondus. C’est ainsi qu’Anvers (Deurne) vit sa journée la plus chaude depuis le début des observations en décembre 1953. À Beauvechain, la journée la plus chaude (aussi depuis décembre 1953) est égalée. À Zaventem, il s’agit de la journée la plus chaude aussi mais la série d’observations est plus courte. Grâce aux observations synoptiques cependant, nous pouvons dire avec certitude qu’il s’agit de la journée la plus chaude depuis au moins 1973 (en 1976, la plus haute température, arrondie à l’unité, a été de 35°C). À Koersel, selon les données actuelles disponibles, une valeur de 39,0°C a été atteinte. Si cette valeur se confirme, il s’agit de la plus haute température jamais enregistrée en Belgique, après les 38,8°C observés à Liège-Monsin le 2 juillet 2015. Des températures observées aux Pays-Bas, de 38,2°C à Arcen et de 37,6°C à Gilze Rijen pourraient corroborer cette valeur folle de 39,0°C à Koersel. Parmi les stations de MétéoBelgique, on a relevé 38,1°C à Poederlee. À Diepenbeek cependant, située à une dizaine de kilomètres seulement de Koersel, le thermomètre n’a affiché « que » 36,5°C. À vérifier donc. LA VALEUR NE SE CONFIRME PAS. SELON L'IRM, LA TEMPÉRATURE LA PLUS ÉLEVÉE DE CE MOIS DE JUILLET EST 38,8°C À HECHTEL-EKSEL ET ÉGALE DONC LE RECORD DE LIÈGE-MONSIN. Notons enfin la très haute température relevée à Retie, de l'ordre de 37,4°C. Malheureusement, nous ne disposons pas de longues séries pour cette station, qui permettraient de comparer à des événements du passé. Un autre élément extrême de cette journée du 19 juillet est l’instabilité. On observe en effet au-dessus de Beauvechain des températures de 20°C au niveau 850 hPa (1532 mètres) et de 5°C au niveau 700 hPa (3161 mètres). Ce qui revient à dire que nous avons une instabilité absolue (et même super-adiabatique dans les basses couches) jusqu’à une altitude de passés 3100 mètres. La différence de température entre 2093 et 3161 mètres d’altitude le confirme d’ailleurs : il y a 10,1°C, soit un gradient de 0,95°C par 100 mètres, à un fifrelin de l’adiabatique sèche (0,98°C). De tels gradients sont dignes des grandes plaines américaines de la « Tornado Alley » ! Plus haut dans l’atmosphère, nous avons encore un gradient de 0,7°C par 100 mètres avec une température de –14°C au niveau 500 hPa (5820 mètres) ce qui, au vu des températures élevées au sol, est relativement froid. Cette instabilité assez forte des moyennes couches, combinée à l’instabilité extrême des basses couches et des moyennes couches inférieures fait qu’on arrive à des niveaux d’instabilité rarement atteints en Belgique. Le troisième élément remarquable de la journée est la sécheresse de l’air. À Uccle à 16 heures, l’humidité relative descend jusqu’à 20%. Ailleurs il fait guère plus humide, avec 23% à Dourbes, Florennes et Gosselies, tout comme à Anvers et à Sint-Katelijne-Waver. Pourtant, avec une telle instabilité, le peu d’humidité suffira pour produire localement des orages violents. Détaillons à présent le déroulement de la journée. Le ciel est d’abord parfaitement serein, puis, avec la hausse rapide des températures en matinée, des cumulus parviennent à se former dès le tout début de l’après-midi. Ces cumulus atteignent ensuite rapidement le stade de congestus. Ils se forment et se développent au même moment, à peu de choses près, sur tout le pays. Seuls les reliefs ardennais imposent une formation et un développement encore plus précoces. C’est de ce côté-là qu’on observe les premiers foyers orageux. Durant l’après-midi, ils se propagent vers le centre du pays où, en début de soirée, ils finissent par former un axe nord-sud qui coupe le pays en deux. Il faut dire que les cisaillements directionnels du vent, en altitude, sont suffisants pour donner aux orages une certaine organisation et une durée de vie plus longue. Notamment Bruxelles et sa région sont fortement touchées par ces orages : « Des trombes d'eau se sont abattues jeudi après-midi à partir 17h sur la région de Bruxelles-capitale et ses environs, occasionnant de nombreuses perturbations. « Les tunnels de la capitale Vleurgat et Georges-Henri ont été fermés à la circulation en raison du risque d'aquaplanage, peut-on voir sur les sites de Touring Mobilis et Bruxelles Mobilité. « À Brussels Airport, les averses orageuses ont été tellement intenses que plus personne n'était autorisé à circuler sur le tarmac, ce qui a engendré des retards importants. Les pompiers débordés « Les pompiers de Bruxelles et de la province de Brabant flamand ont en outre déjà reçu de nombreux appels à l'aide, notamment pour des caves et rues inondées. « Des nombreux appels ont été passés jeudi en fin de journée aux pompiers en raison des fortes pluies tombées en fin de journée sur la capitale. Les communes les plus touchées sont Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert, Uccle, Evere et Saint-Gilles dans une moindre mesure, indique Walter Derieuw, porte-parole des pompiers de Bruxelles. Le nombre d'appels téléphonique n'est pas encore connu. « "Nous avons reçu beaucoup d'appels pour des interventions et travaillons actuellement avec une liste d'attente, en donnant la priorité aux cas urgent. La majorité des interventions porte sur des branches arrachées, des arbres déracinés tombés sur la voie publique et qui ont endommagé des véhicules en stationnement, des avaloirs bouchés, des caves inondées et des morceaux de façades tombés sur la chaussée. Le nombre d'appels baisse progressivement mais nous craignons une deuxième vague d'intempéries dans le courant de la soirée", explique Walter Derieuw. « Seul le tunnel Vleurgat en direction de la Cambre est encore fermé, précise Bruxelles-Mobilité. » RTBF En chiffres, cela se traduit par 28 mm de pluie recueillis à Uccle entre 17 et 18 heures, et 29 mm à Zaventem. Dans cette dernière station, on enregistre aussi des rafales jusqu’à 90 km/h et une chute impressionnante de la température entre 16 et 17 heures, passant de 34,7°C à 20,7°C. Ceci est dû à la grande sécheresse de l’air avant l’orage, et donc à une grande évaporation des précipitations (sinon il en serait tombé encore plus), entraînant à la fois une forte chute des températures et une forte accélération des rafales descendantes. À la bordure sud de l’orage, à Uccle, l’air chaud revient par bouffées et se mêle à l’humidité des précipitations qui viennent de s’abattre. Il en résulte des points de rosée rarement atteints en Belgique (23,3°C pour une température de 25,6°C) et qui contrastent très fort avec le contexte général de sécheresse (avant l’orage, le point de rosée était de 9,1°C pour une température de 35,4°C). Pour une personne restée dehors avant, pendant et après l’orage, la chaleur a été impressionnante juste avant l’orage, puis les rafales de vent procuraient une sensation très agréable, mais après, certaines bouffées chaudes (et devenues humides) redonnaient une grande sensation de chaleur. Ailleurs dans le pays, les orages ne sont pas passés inaperçus non plus. À Verviers, on observait de la grêle tandis que deux maisons ont été touchées par la foudre à Charleroi (Lodelinsart et Ransart). De fortes précipitations (24 mm) sont observées vers 17 heures à Érezée (non loin de La Roche-en-Ardenne), tandis que Pont-de-Loup (près de Châtelet) reçoit encore 11 mm et Beausaint, 10 mm. Pendant ce temps, certaines régions restent désespérément sèches. À Middelkerke, depuis le 1er juin, il n’est toujours tombé que 1,1 mm tandis que Passendaele et Beitem ne font guère mieux avec, respectivement, 2,1 et 4,2 mm. Sur les 30 derniers jours, des poches très sèches (< 1 mm de pluie) subsistent en de nombreuses régions (Middelkerke : 0,5 mm ; Genk : 0,5 mm ; Beitem : 0,9 mm). Enfin, pour finir, parlons de la journée au littoral. Là, le ciel reste bleu toute la journée, à l'exception de quelques cirrus en soirée, et les températures restent agréables avec des vents de nord-est tournant au nord l'après-midi sous l'effet de la brise de mer. En bordure de l'eau, la température atteint 26°C en milieu de journée pour osciller entre 24 et 25°C l'après-midi. En soirée, un vent tournant à l'est fait remonter la température jusqu'à 27°C. Dans les dunes déjà, la brise de mer se fait moins sentir et les températures oscillent entre 28 et 29°C avec une pointe jusqu'à 31°C. Là aussi, la soirée demeure chaude.
  22. cumulonimbus

    Été 2018

    25 juillet 2018 Pas encore de records, mais déjà des températures très élevées. Angleur atteint 35,0°C, suivi par Kleine Brogel (34,8°C), Koersel (34,6°C) et Genk (34,1°C). Notre pays se trouve dans un marais barométrique à tendance anticyclonique, mais qui permet encore le développement d’orages. Ceux-ci n’affectent cependant que la moitié sud-est du pays, tandis que la sécheresse s’auto-entretient dans la partie nord-ouest (où déjà la zone orageuse de la nuit précédente s’était affaiblie pour la même raison). Le temps, au littoral, est le plus souvent beau, avec parfois des passages nuageux (altocumulus). Au centre du pays, on note encore quelques castellanus résiduels le matin, puis le temps devient beau avec, l’après-midi, formation de cumulus dont certains évoluent jusqu’au congestus tandis que des cumulonimbus sont visibles au loin le soir. Sur la partie sud-est, la convection s’enclenche rapidement avec des cumulus congestus parfois dès midi. Une première activité orageuse se manifeste en tout début d’après-midi du côté des Hautes-Fagnes. En fin d’après-midi, des foyers orageux se développent en de nombreux endroits, notamment dans l’Entre-Sambre-et-Meuse et du côté nord des reliefs. Par la suite, cette activité orageuse déborde (en soirée) au nord du sillon Sambre-et-Meuse. On remarquera la base élevée des cumulonimbus, liée à la sécheresse qui commence à se faire sentir dans tout le pays. Quelques cellules donnent de bonnes précipitations : Marilles (à l’est de Jodoigne) : 11 mm Lobbes : 11 mm Hasselt : 8 mm (la cellule la plus au nord) Jodoigne : 5 mm Les températures : 26-27°C au littoral, 30-32°C sur l’ouest des plaines, 32-35°C sur l’est des plaines, 29-30°C sur les hauteurs et autour de 33°C en Gaume. Les vents soufflent le plus souvent de nord à nord-est, avec un bon régime de brise de mer au littoral.
  23. cumulonimbus

    Été 2018

    Aurons-nous un record ou non, aujourd’hui, 26 juillet 2018 ? Voici déjà une liste des valeurs qu’il faudrait « battre ». Record 3e décade + date (record juillet + date) (record tous mois confondus + date) Province de Liège Bierset : 35,0°C le 21/07/1995 (37,5°C le 02/07/2015) (37,5°C le 02/07/2015) – 1953-2018 Mont-Rigi : 32,0°C le 26/07/2006 (32,0°C les 09/07/1959 et 26/07/2006) (33,6°C le 08/08/2003) – 1953-2018 Spa : 33,1°C le 26/07/2006 (34,2°C le 02/07/2015) (35,0°C le 08/08/2003) – 1982-2018 Elsenborn : 33,5°C le 26/07/2006 (33,5°C les 19 et 26/07/2006) (35,1°C le 08/08/2003) – 1987-2018 Province de Luxembourg Saint-Hubert : 31,4°C le 27/07/1995 (31,8°C le 19/07/2006) (34,4°C les 06 et 08/08/2003) – 1953-2018 Grand-Duché du Luxembourg Luxembourg : 35,7°C le 21/07/1995 (36,1°C le 04/07/2015) (37,9°C les 8 et 12/03/2003) – 1953-2018 Province de Namur Hastière : 35,0°C le 21/07/1995 (35,8°C les 02/07/2015 et 19/07/2006) (37,4°C le 12/08/2003) – 1977-2018 Florennes : 34,2°C le 21/07/1995 (34,8°C le 19/07/2006) (36,7°C le 06/08/2003) – 1976-2018 Dourbes : 34,6°C le 21/07/1995 (35,6°C le 19/07/2006) (36,5°C le 12/08/2003) – 1965-2018 Provinces du Brabant (FL + WA) + Bruxelles Zaventem : 34,8°C le 21/07/1995 (35,8°C le 19/07/2006) (35,9°C le 04/08/1990) – 1984-2018 Uccle : 34,1°C le 22/07/1989 (36,2°C le 19/07/2006) (36,2°C le 19/07/2006) – 1968-2018 Beauvechain : 34,3°C le 24/07/1994 (35,7°C le 19/07/2006) (35,7°C le 19/07/2006) – 1953-2018 Province du Hainaut La Hestre : 33,4°C le 21/07/1995 (35,2°C le 19/07/2006) (36,0°C le 12/08/2003) – 1986-2018 Gosselies : 35,8°C le 21/07/1995 (37,0°C le 19/07/2006) (37,0°C le 19/07/2006) – 1984-2018 France – Département du Nord Lille : 34,8°C les 30/07/1984 et 22/07/1989 (36,1°C le 09/07/1959) (36,6°C le 10/08/2003) – 1953-2018 Dunkerque : 33,2°C le 30/07/1984 (38,3°C le 19/07/2006) (38,3°C le 19/07/2006) – 1953-2018 Flandre Occidentale Middelkerke : 34,8°C le 22/07/1989 (36,0°C le 19/07/2006) (36,0°C le 19/07/2006) – 1984-2018 Beitem : 34,0°C le 22/07/1989 (36,3°C le 19/07/2006) (36,3°C le 19/07/2006) – 1953-2018 Flandre Orientale Kruishoutem : 34,4°C le 26/07/2006 (36,4°C le 19/07/2006) (36,4°C le 19/07/2006) – 1985-2018 Province d’Anvers Stabroek : 35,4°C le 26/07/2006 (36,9°C le 19/07/2006) (36,9°C le 19/07/2006) – 1976-2018 Deurne : 34,3°C le 26/07/2006 (36,2°C le 09/07/1959) (36,2°C le 09/07/1959) – 1953-2018 Sint-Katelijne-Waver : 34,7°C le 21/07/1995 (35,7°C le 19/07/2006) (35,8°C le 04/08/1990) – 1983-2018 Province du Limbourg Gorsem : 35,2°C le 22/07/1989 (36,8°C le 19/07/2006) (36,8°C le 19/07/2006) – 1982-2018 Koersel : 35,8°C le 21/07/1995 (36,9°C le 19/07/2006) (37,6°C le 20/08/2009) – 1983-2018 Kleine Brogel : 36,8°C le 24/07/1994 (38,1°C le 02/07/2015) (38,2°C le 20/08/2009) – 1953-2018 Pays-Bas Maastricht : 35,1°C le 21/07/1995 (38,2°C le 02/07/2015) (38,2°C le 02/07/2015) Et voici encore la liste des plus hautes températures (fiables) enregistrées en Belgique. (Entre crochets, des valeurs non belges mais mesurées près de la Belgique.) 38,8°C à Liège-Monsin le 2 juillet 2015 38,7°C à Haacht le 27 juin 1947 38,6°C à Aubange le 8 août 2003 38,6°C à Torgny le 8 août 2003 38,5°C à Han-sur-Lesse le 7 août 2003 38,4°C à Han-sur-Lesse le 12 août 2003 38,4°C à Liège-Monsin le 9 juillet 1959 38,4°C à Ronquières le 6 juillet 1957 38,3°C à Rocherfort le 2 juillet 2015 [38,3°C à Dunkerque le 19 juillet 2006] 38,2°C à Kleine Brogel le 20 août 2009 38,2°C à Begijnendijk le 19 juillet 2006 [38,2°C à Maastricht le 2 juillet 2015] 38,1°C à Angleur le 2 juillet 2015 38,1°C à Ezemaal le 6 juillet 1957 38,1°C à Kleine Brogel le 2 juillet 2015 38,0°C à Kessenich le 2 juillet 2015 38,0°C à Ophoven le 2 juillet 2015 38,0°C à Wasmuel le 6 août 2003 37,9°C à Ronquières le 4 juillet 1957 [37,9°C à Luxembourg le 8 août 2003] [37,9°C à Luxembourg le 12 août 2003] 37,8°C à Kleine Brogel le 19 juillet 2006 37,7°C à Kleine Brogel le 7 août 2003 37,7°C à Kleine Brogel le 12 août 2003 37,7°C à Meeuwen le 16 juillet 1976 37,7°C à Virton le 27 juin 1947 37,6°C à Meix-devant-Virton le 12 juillet 2003 37,6°C à Meeuwen le 3 juillet 1976 37,6°C à Tirlemont le 9 juillet 1959 37,6°C à Koersel le 20 août 2009 37,6°C à Lanaken le 19 juillet 2006 37,5°C à Ramegnies le 3 juillet 1976 37,5°C à Gerdingen-Bree le 9 juillet 1959 37,5°C à Bierset le 2 juillet 2015 N.B. : une température qui pourrait éventuellement être correcte mais dont on n’a pas les métadonnées : 38,8°C à Rochefort le 22 juillet 1925.
  24. cumulonimbus

    Été 2018

    24 juillet 2018 Première journée vraiment chaude en Belgique. Un faible noyau anticyclonique se dessine sur l’Allemagne avant de remonter vers le Danemark et donne une impulsion tropicale continentale à la masse d’air, même si en surface, les vents continuent à être variables, grandement influencés par des phénomènes locaux, puis par des phénomènes d’appel d’air thermiques, avec une tendance à souffler du nord. Dans les couches moyennes de l’atmosphère (dès 1500 mètres environ), le flux de sud-est à sud est par contre bien établi. Les températures, très élevées, se situent entre 31 et 33°Cen plaine et entre 28 et 29°C sur les hauteurs. Quelques valeurs : Kleine Brogel : 33,1°C Genk : 33,0°C Angleur : 33,0°C Retie : 32,9°C Kruishoutem : 32,4°C Hastière : 32,2°C Aubange : 32,2°C Uccle, avec 30,9°C, enregistre son premier jour officiel de chaleur. Grâce à un peu d’humidité en plus (ou plutôt, un air un peu moins desséché), une certaine convection parvient à se mettre en place en fin de matinée, se développant par la suite jusqu’au petit congestus avant de prendre la tendance à s’étaler. À côté de cela, on observe aussi des altocumulus. Au littoral, la convection fait défaut, le ciel est serein (excepté quelques altocumulus le soir) mais les températures sont moins élevées. À Middelkerke, une brise de mer d’ouest, tournant graduellement au nord, empêche la température de monter au-delà de 26,3°C. La nuit qui suit est chaude, avec des températures qui, en bien des endroits, ne descendent pas en dessous de 20°C. Le minimum de 21,8°C de Deurne (Anvers) peut être considéré comme remarquable. Le 4 juillet 2015 cependant, la nuit y a été plus chaude encore avec 22,4°C comme minimum. Quelques averses ont réussi à se développer en deuxième partie de nuit (donc déjà le 25 juillet 2018), surtout sur une ligne située plus ou moins le long de l’Escaut, où ces averses prennent un caractère orageux à l’aube. Stabroek reçoit 7 mm d’eau, Semmerzake en reçoit 2 tout comme Essen, et 1 mm pour Ellignies-Sainte-Anne (toutes des localités sur la même ligne). D’autres averses génèrent aussi quelques millimètres ici et là, avec par exemple 5 mm à Braine-le-Château, 5 mm à Retie, 3 mm à Woluwe-Saint-Pierre (Bruxelles), 2 mm à La Hestre et 1 mm à Grez-Doiceau tout comme à Poederlee. Le mode de formation de ces averses est peu clair. Selon le modèle Arôme, il existe une convergence entre vents de nord-nord-est (à l’ouest) et vents de nord-est (à l’est) le long de cette ligne dans les basses couches (niveau 925 hPa soit 800 mètres d’altitude environ). Cela pourrait être le fruit des restants d’un ancien front de brise de mer, datant de la veille et interférant à présent avec une ligne de convergence située plus haut. En effet, au niveau 700 hPa, les courants directeurs de ces cellules orageuses sont d’origine méridionale, avec là une convergence entre vents de sud-sud-ouest et vents de sud-sud-est, toujours selon le même modèle Arôme. La plupart des pluviomètres belges, cependant, restent secs…
  25. cumulonimbus

    Été 2018

    21 juillet 2018 La drache nationale… Oui, mais pour quelques-uns seulement. Une faible perturbation présente au-dessus de notre pays donne 4 mm d’eau à Gouvy, 3 mm à Sivry et 1 mm à Fontaine, à Libin et à La Hestre. Les précipitations de Gouvy, notamment, sont liées à la frange ouest d’une zone orageuse présente sur l’Allemagne et le nord du Grand-Duché de Luxembourg. Ailleurs, il s’agit d’averses plus isolées dans des régions proches de la frontière belgo-française, souvent sans activité orageuse. Sinon, le temps est nuageux à beau avec des bancs d’altocumulus, des cumulus humilis dès la fin de matinée et, lors des passages nuageux plus importants, des stratocumulus. En Ardenne, le plus souvent, le développement des cumulus s’arrête au stade mediocris, sauf près de ladite zone orageuse. Dans le sud du pays, on observe aussi temporairement du stratus en matinée. Au littoral par contre, le ciel est serein, sauf en début de journée (altocumulus) et en fin de journée (cirrus). Avec un vent de nord-ouest à nord, les températures maximales sont quelques peu limitées sur l’ouest du pays avec 22°C au littoral et le plus souvent 26 à 27°C sur la partie occidentale et centrale des plaines. Sur l’est des plaines, ces valeurs sont comprises entre 28 et 30°C (30,2°C à Koersel). Sur les hauts plateaux, on enregistre 23 à 24°C tandis que la Gaume, en raison d’une nébulosité plus abondante, doit se contenter de 25°C. 22 juillet 2018 Nous revoilà dans un marais barométrique, avec une petite circulation de nord-ouest qui se remet en place l’après-midi. Une situation qui aurait pu être idéale pour des orages de masse d’air, avec un air chaud qui stagne plus ou moins sur notre pays, mais qui reste alimenté en humidité grâce aux vents en provenance de la Mer du Nord, le tout par un gradient marqué par rapport aux hautes couches relativement fraîches de l’atmosphère. Sauf que l’air se dessèche sur nos terres sèches. Malgré les infiltrations maritimes, l’humidité relative à Uccle tourne autour de 30% l’après-midi, après 28% à midi. Aucun pluviomètre (MB + IRM) ne reçoit la moindre goutte d’eau. Le temps est beau, avec des cumulus humilis / mediocris (avec parfois un peu d’étalement) et des bancs d’altocumulus. Au littoral, comme souvent par beau temps d’été, la convection fait défaut. Les températures : 22°C au littoral sous l’influence d’une bonne brise de mer, mais montant temporairement à 24°C en fin d’après-midi. Sinon, on observe des valeurs maximales de 28 à 30°C en plaine et de 24 à 25°C sur les hauteurs. En Gaume, la température remonte à 28°C. Les plus fortes valeurs du pays : 30,4°C à Koersel, 30,0°C à Angleur et 29,8°C à Kruihoutem. 23 juillet 2018 Les pressions montent, le temps devient plus anticyclonique sur nos régions. La chaleur, déjà bien présente sur le nord de la France (31,6°C à Lille) et sur le sud-est de l’Angleterre (32,2°C à Londres), déborde sur l’ouest du pays avec 32,5°C à Kruishoutem, 31,8°C à Semmerzake et encore 31,3°C à Beitem. Au littoral même, en raison d’une brise de mer de nord-ouest (quelque peu influencée par le flux général), les températures sont moins élevées, avec 25,0°C comme maximum à Middelkerke. Le reste des plaines est en général un peu moins chaud, avec 29 à 30°C, sauf en Campine où il refait 31°C par place (31,3°C à Kleine Brogel, 31,0°C à Koersel mais 29,7°C à Genk). Uccle, avec ses 29,1°C, n’a toujours pas réussi à atteindre la barre des 30°C au cours de cet été. Sur les Hauts Plateaux, il fait 24-25°C, et 28°C en Gaume. Le temps est d’abord nuageux avec des nappes étendues d’altocumulus / stratocumulus, puis beau avec des cumulus très aplatis, accompagnés de quelques stratocumulus et se transformant parfois eux-mêmes en stratocumulus. Au-dessus, quelques altocumulus à tendance lenticularis sont également observés. Sur l’est et le sud du pays, les bancs d’altocumulus / stratocumulus tendent à persister plus longtemps. A contrario, l’ouest des plaines connaît du grand beau temps, avec peu d’altocumulus et quelques très discrets cumulus en fin d’après-midi. Au littoral, par ailleurs, le ciel est presque serein (là, les cumulus ne se forment pas du tout). La sécheresse se poursuit... La sécheresse est toujours extrêmement présente dans certaines régions. Les 30 derniers jours (du 24 juin au 23 juillet), il est tombé : 0,5 mm à Genk (en 3 jours) 0,5 mm à Middelkerke (en 1 jour) 0,9 mm à Beitem (en 4 jours) 1,2 mm à Koersel (en 1 jour) 1,6 mm à Passendaele (en 3 jours) 1,6 mm à Strée (Huy) (en 3 jours) Depuis le 1er juin, Middelkerke a enfin réussi à dépasser son millimètre, en atteignant désormais 1,1 mm (!!) Depuis cette date, Sivry a par contre reçu 103,9 mm ; Mont-Rigi, 83,7 mm ; Dourbes, 72,7 mm ; Elsenborn : 72,1 mm. Ces précipitations, il est vrai, datent pour l’essentiel du début juin, mais par la suite, quelques orages, dans ces régions restées plus humides, ont réussi à ajouter un peu d’eau à ces pluviomètres.
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