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cumulonimbus

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    - Météorologie/climatologie<br>- Littérature<br>- Dessin/peinture<br>- Psychologie/pédagogie

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  1. Printemps 2018

    19 avril 2018 : une nouvelle journée printanière extraordinaire Une crête issue de l’anticyclone des Açores, qui s’est rapidement développée sur la France dès le 16 avril et qui s’est ensuite décalée vers l’est, a placé notre pays sous l’influence de courants tropicaux continentaux. La présence d’air fort chaud en altitude durant la nuit du 18 au 19 avril a fait en sorte que certaines régions situées sur des plateaux ont connu la nuit la plus chaude de leur histoire pour une 2e décade d’avril. Vers minuit, à une bonne centaine de mètres au-dessus du sol de Beauvechain, la température atteignant encore 22°C. Il n’est donc pas étonnant que sur les plateaux, où le refroidissement nocturne se met mal en place, les températures sont restées très élevées. À Bierset (186 m – en bordure du plateau hesbignon), la température minimale n’est pas descendue en dessous de 16,0°C, ce qui est 1,4°C de plus que le précédent record décadaire du 15 avril 2013. Il est d’ailleurs intéressant de constater comment des bouffées d’air chaud, accompagnées de petites rafales, chassent à chaque fois l’air un peu plus frais qui s’est formé près du sol. Après le minimum atteint vers 3 heures du matin, la température remonte même un peu, avant de rechuter puis de remonter encore, sans jamais réussir à passer en dessous des 16°C. Il est intéressant aussi de constater que, non loin de Bierset mais un peu plus bas, les stations MB de Slins (140 m) et de Waremme (114 m) descendent à, respectivement, 10,5°C et 10,2°C. D’autres plateaux connaissent aussi des records de douceur la nuit : Uccle : min = 15,0°C (record = 15,1°C le 11/04/2009 et 15,6°C le 23/04/1996) Gosselies : min = 14,8°C (préc. record = 13,5°C le 15/04/2007 mais 15,3°C le 29/04/2010) Spa : min = 14,7°C (record = 15,1°C le 15/04/2007 et 15,3°C le 28/04/2007) Florennes : min = 13,7°C (préc. record = 12,2°C le 15/04/2007 et 13,5°C le 29/04/1987) --> record du mois ! À Beauvechain, pourtant située sur un plateau, une petite bulle d’air plus frais vers 6h du matin fait descendre le minimum jusqu’à 12,7°C. Non loin de là, à Mélin qui est située dans une vallée, l’air froid a le temps de s’accumuler avec un minimum de 5,6°C ! En journée, du soleil et de la chaleur, il y en a pour tout le monde ! Sous un ciel serein ou presque (quelques cirrus principalement en matinée) et un petit vent de sud-est, tournant très temporairement au sud-ouest en soirée, les températures diurnes montent fort haut, jusqu’à battre parfois les records établis pendant le fameux avril 2007, qui semblaient pourtant imbattables. Voici le détail : Elsenborn : 25,8°C – ancien record = 25,3°C (15/04/2007) – série : 1987-2018 Mont-Rigi : 24,8°C – record = 25,1°C (15+16/04/2007) – série : 1953-2018 Spa : 26,3°C – ancien record = 25,9°C (15/04/2007) – série : 1982-2018 Bierset : 28,0°C – record égalé = 28,0°C (20/04/1968) – série : 1953-2018 Angleur : 30,1°C – [record de Liège-Monsin = 28,0°C (15/04/2007) – série 1984-2016] Luxembourg (LU) : 25,6°C – record = 26,7°C (20/04/1968 + 14/04/2007) – série : 1953-2018 Saint-Hubert : 23,4°C – record = 25,0°C (14/04/2007) – série : 1953-2018 Hastière : 28,0°C – record = 29,2°C (15/04/2007) – série : 1977-2018 Florennes : 26,9°C – ancien record = 26,4°C (15/04/2007) – série : 1976-2018 Beauvechain : 28,1°C – record = 28,5°C (15/04/2007) – série : 1953-2018 Uccle : 28,1°C – record = 28,5°C (15/04/2007) – série : 1886-2018 Zaventem : 27,9°C – ancien record = 27,7°C (15/04/2007) – série : 1984-2018 Gosselies : 27,5°C – record = 28,7°C (15/04/2007) – série : 1984-2018 Chièvres : 26,4°C – record =28,8°C (15/04/2007) – série : 1953-2018 Lille (FR) : 26,8°C – record = 27,9°C (15/04/2007) – série : 1953-2018 Beitem : 26,3°C – record = 27,6°C (20/04/1968) – série : 1953-2018 Kruishoutem : 27,8°C – record = 28,7°C (15/04/2007) – série : 1985-2018 Dunkerque (FR) : 24,1°C – record = 25,6°C (19/04/2011) – série : 1953-2018 Middelkerke : 25,3°C – ancien record = 24,6°C (19/04/2011) – série : 1984-2018 Zelzate : 28,3°C – record = 29,1°C (15/04/2007) – série : 1982-2018 Stabroek : 27,9°C – record = 30,4°C (15/04/2007) – série : 1976-2018 Deurne : 28,7°C – ancien record = 28,6°C (15/04/2007) – série : 1953-2018 Sint-Katelijne-Waver : 29,0°C – ancien record = 28,9°C (15/04/2007) – série : 1983-2018 Gorsem : 29,0°C – ancien record = 28,8°C (15/04/2007) – série : 1982-2018 Schaffen : 29,2°C – record = 29,8°C (15/04/2007) – série : 1982-2018 Koersel : 30,8°C – ancien record = 30,1°C (15/04/2007) – série : 1983-2018 Kleine Brogel : 28,8°C – record = 30,7°C (16/04/2007) – série : 1953-2018 Maastricht (NL) : 28,0°C – record = 27,9°C (15/04/2007) – série : 1953-2018 Comme nous pouvons le constater sur la base de ces chiffres, les records ont été battus principalement dans le nord et l’est du pays. Mais ailleurs aussi, on peut parler d’une situation exceptionnelle où les records ont été approchés et localement battus aussi. Les jours de chaleur de Koersel et d’Angleur peuvent aussi être considérés comme particulièrement précoces. Au littoral, les vents de sud-est parviennent à repousser la brise de mer, ce qui fait que les températures y sont assez élevées aussi, avec 23,2°C à Zeebruges, 25,3°C à Middelkerke et 26,2°C à Coxyde. Le basculement vers le sud-ouest des vents généraux en début de soirée permet cependant à la brise de mer de s’engouffrer aussitôt. Ce phénomène apparaît d’ailleurs plus tôt sur l’ouest de la côte belge que sur l’est, mais s’accompagne partout d’une chute significative de la température (mais souvent limitée aux abords immédiats de la mer). À Zeebruges par exemple, on observe encore 22,1°C à 17h par vent de sud-est, puis 16,4°C à 18h par vent de nord. À Dunkerque (station également située très près de la mer), la température chute une première fois vers 13h, puis définitivement à partir de 15h. Valeurs : 22,7°C à 12h ; 18,7°C à 13h ; 22,4°C à 14h ; 19,6°C à 15h ; 19,6°C à 16h ; 16,8°C à 17h. Des records… Quand il y en a plus, il y en a encore ! Si le soir, l’air se refroidit, plus ou moins légèrement ou fort, ce n’est pas le cas en altitude où l’air reste longtemps très chaud. À quelques dizaines de mètres au-dessus du sol de Beauvechain, la température dépasse encore 23°C à minuit. Plus haut, en raison d’un afflux encore plus massif d’air chaud combiné à un réchauffement adiabatique par subsidence, la température atteint 13°C au niveau 850 hPa (1594 m) ; 5°C au niveau 700 hPa (3196 m) et –15°C au niveau 500 hPa (5850 m). Pour le niveau 700 hPa, c’est la plus haute température jamais observée en avril au-dessus de la Belgique depuis 1951 (précédent record du niveau 700 hPa : 4°C à 3110 m le 21/04/1968). Pour le niveau 500 hPa, le record (de 2007) est égalé, mais le niveau se trouvait alors plus bas (–15°C à 5680 m le 14/04/2007). Pour le niveau 850 hPa, le record n’a pas été battu (15°C à 1510 m le 21/04/1968). Une nouvelle fois, des températures minimales exceptionnellement élevées ont été relevées sur certains plateaux durant la nuit du 19 au 20, mais avec une répartition un peu différente de celle de la veille. Beauvechain : min = 17,3°C (préc. record = 13,8°C le 11/04/2009 et 16,1°C le 23/04/1996) --> record du mois ! Bierset : 14,7°C (record = 16,0°C le 19/04/2018 et 16,7°C le 25/04/2007) Uccle : min = 15,0°C (record = 15,1°C le 11/04/2009 et 15,6°C le 23/04/1996) Gosselies : min = 14,1°C (record = 14,8°C le 19/04/2018 et 15,3°C le 29/04/2010) Spa : min = 13,0°C (record = 15,1°C le 15/04/2007 et 15,3°C le 28/04/2007) Florennes : min = 11,6°C (record = 13,7°C le 19/04/2018 et 13,5°C le 29/04/1987) Même en dehors du record de Beauvechain, cela reste des températures nocturnes très élevées en avril, même pour des stations de plateau. On notera une fois encore la grande différence entre les stations de plateau et celles de vallée puisque, pendant que le température ne descendait pas en dessous de 17,3°C à Beauvechain, Mélin atteignait un minimum de 8,9°C ! La distance à vol d’oiseau entre ces deux stations n’est que de quelques 5 km ! Ici et là, les valeurs nocturnes ont même été assez basses, comme à Elsenborn avec 5,0°C mais aussi Aubange avec 5,2°C.
  2. Printemps 2018

    À 16 heures : Bierset = 27,6°C ; Uccle = 27,9°C. En d'autres termes, plus que 0,4°C et 0,6°C, respectivement, pour atteindre le record !
  3. Printemps 2018

    En attendant de parler des records en journée, parlons déjà des records de la nuit dernière. Plus particulièrement les stations de plateau ont connu une nuit exceptionnellement chaude pour un mois d'avril, avec des records battus pour la deuxième décade d'avril, et parfois même pour tout le mois d'avril. À Bierset : minimum de la nuit = 16,0°C (précédent record = 14,6°C le 15/04/2013 mais 16,7°C le 25/04/2007) À Uccle, : minimum de la nuit = 15,0°C (record = 15,1°C le 11/04/2009 et 15,6°C le 23/04/1996) À Gosselies : minimum de la nuit = 14,8°C (précédent record = 13,5°C le 15/04/2007 mais 15,3°C le 29/04/2010) À Spa : minimum de la nuit = 14,7°C (record = 15,1°C le 15/04/2007 et 15,3°C le 28/04/2007) À Florennes : minimum de la nuit = 13,7°C (précédent record = 12,2°C le 15/04/2007 et 13,5°C le 29/04/1987) --> record du mois ! Les 10,7°C de Zaventem et les 10,1°C de Middelkerke, par contre, n'appellent pas de commentaires particuliers, encore moins les 6,9°C d'Elsenborn.
  4. Printemps 2018

    Les records à battre sont les suivants (deuxième décade d’avril) Elsenborn : 25,3°C (15/04/2007) – 1987-2018 Mont-Rigi : 25,1°C (15+16/04/2007) – 1953-2018 Spa : 25,9°C (15/04/2007) – 1982-2018 Bierset : 28,0°C (20/04/1968) – 1953-2018 Luxembourg (LU) : 26,7°C (20/04/1968 + 14/04/2007) Saint-Hubert : 25,0°C (14/04/2007) – 1953-2018 Hastière : 29,2°C (15/04/2007) – 1977-2018 Florennes : 26,4°C (15/04/2007) – 1976-2018 Dourbes : 27,6°C (15/04/2007) – 1965-2018 Beauvechain : 28,5°C (15/04/2007) – 1953-2018 Uccle : 28,5°C (15/04/2007) – 1886-2018 Zaventem : 27,7°C (15/04/2007) – 1984-2018 La Hestre : 28,2°C (15/04/2007) – 1986-2018 Gosselies : 28,7°C (15/04/2007) – 1984-2018 Chièvres : 28,8°C (15/04/2007) – 1953-2018 Lille (FR) : 27,9°C (15/04/2007) – 1953-2018 Beitem : 27,6°C (20/04/1968) – 1953-2018 Kruishoutem : 28,7°C (15/04/2007) – 1985-2018 Dunkerque (FR) : 25,6°C (19/04/2011) – 1953-2018 Middelkerke : 24,6°C (19/04/2011) – 1984-2018 Zelzate : 29,1°C (15/04/2007) – 1982-2018 Stabroek : 30,4°C (15/04/2007) – 1976-2018 Deurne : 28,6°C (15/04/2007) – 1953-2018 Sint-Katelijne-Waver : 28,9°C (15/04/2007) – 1983-2018 Gorsem : 28,8°C (15/04/2007) – 1982-2018 Schaffen : 29,8°C (15/04/2007) – 1982-2018 Koersel : 30,1°C (15/04/2007) – 1983-2018 Kleine Brogel : 30,7°C (16/04/2007) – 1953-2018 Maastricht (NL) : 27,9°C (15/04/2007) – 1953-2018
  5. Printemps 2018

    Pour en savoir plus sur les nuits chaudes en Belgique et les critères choisis pour les déterminer, voir lien ci-dessous : https://www.forums.meteobelgium.be/index.php?/topic/13938-les-nuits-chaudes-en-belgique/ Comme ce texte date de 2012, une vérification sera faite sur les années 2013-2017 pour voir s'il n'y a pas eu une nuit plus chaude encore que les records indiqués pendant cet intervalle. Mais il semblerait que ce ne soit pas le cas pour avril. Malheureusement, je n'ai pas ces données sous la main ici. Mais d'ici dimanche, tout aura été vérifié à ce sujet.
  6. Printemps 2018

    Bonjour à tous, Nous sommes en train de vivre une période particulièrement chaude pour la saison. Cependant, en journée, il sera bien difficile de battre un record, tellement avril 2007 a été un poids lourd en la matière. Par contre pour la nuit, cela semble chose faite. D'après des données provisoires (mais très probablement exactes), la température n'est pas descendue en dessous de 16,0°C cette nuit à Bierset, alors que le précédent record pour une 2e décade d'avril (1982-2018) aurait été de 13,6°C. À Uccle, la température n'est pas descendue en dessous de 15,0°C, pour un précédent record de 12,9°C. À Spa, le thermomètre n'est pas descendu en dessous de 14,7°C, mais là, la nuit du 14 au 15 avril 2007 a été plus douce encore avec 15,1°C. Notons enfin le gros contraste entre le minimum de Mont-Rigi (14,7°C) et celui d'Elsenborn (6,9°C). Tous ces chiffres feront encore l'objet de vérifications. Un rapport complet sur la période printanière chaude en cours sera fait dimanche prochain (22 avril) tandis que les bulletins quotidiens pour la totalité du mois seront faits à la fin du mois au plus tard.
  7. Printemps 2018

    7 et 8 avril 2018 : un week-end printanier extraordinaire… mais pas pour tout le monde ! Samedi 7 avril 2018 Des hautes pression à l’est de l’Europe et une perturbation ondulant à l’ouest de nos régions sont garants pour un flux méridional acheminant de l’air doux et assez sec vers nos régions. En ce samedi, les conditions sont encore relativement équitables sur notre pays. Le temps est beau, souvent légèrement voilé par des cirrus. En soirée, on note quelques bancs d’altocumulus. Notamment sur le sud-est du pays, le ciel est parfois aussi tout à fait serein. Sur le nord-ouest par contre, les altocumulus sont plus nombreux, mais là aussi, on peut encore parler de beau temps. Avec un vent de sud-est à sud, ayant une petite tendance sud-ouest le soir, les températures peuvent déjà monter fort haut pour la saison, avec des valeurs de 21 à 22°C en plaine et de 18 à 19°C sur les hauteurs. Aux endroits exposés, il fait plus chaud encore. En Campine, on enregistre 24,1°C à Koersel et 23,4°C à Kleine Brogel. La vallée de la Meuse se défend bien aussi avec 23,9°C à Angleur. Le littoral bénéficie de températures élevées aussi, avec 18,4°C à Zeebruges (en bordure immédiate de la mer), 20,6°C à l’aéroport de Middelkerke (légèrement à l’intérieur des terres) et 21,6°C à la base aérienne de Coxyde (à quelques 3-4 km de la mer). Revenons brièvement sur la petite tendance sud-ouest du vent en soirée, qui a des conséquences pour la région côtière. En effet, la brise de mer est contrecarrée par le vent en journée, mais plus le soir. Et comme l’eau de la mer est encore fort froide (7 à 8°C), la brise de mer peut facilement s’enclencher même le soir. À Middelkerke par exemple, le vent tourne à l’ouest, la température chute rapidement entre 20 et 21 heures (de 18 à 13°C) tandis que l’air devient du coup plus humide. Pas d’agréable soirée aux terrasses, donc. À l’intérieur des terres, la température baisse aussi en soirée, mais bien moins. Dimanche 8 avril 2018 La nuit du 7 au 8, les vents maritimes parviennent temporairement à s’infiltrer jusqu’au centre du pays avant d’être repoussés. En matinée, une véritable ligne de convergence se forme sur l’ouest du pays avec des vents de sud-est à l’est de la ligne et de nord ou de nord-ouest à l’ouest de celle-ci. Dans cette situation, il devient difficile de distinguer ce qui revient à la ligne de convergence préfrontale et ce qui revient au front de brise de mer qui commence à se mettre en place. Sur les deux cartes ci-dessous, nous allons voir qu’il y a une correspondance partielle entre la trace au sol du (pseudo-)front et la ligne de précipitations. Fait est que l’ouest du pays est nettement moins gâté que les autres régions. Sur le Hainaut occidental et une région un peu à la limite de la Flandre Occidentale et Orientale, le temps est parfois (un peu) menaçant en matinée avec des précipitations. Par la suite, le ciel se dégage avec cirrus et quelques altocumulus, et les températures remontent assez haut (20-22°C) avec un peu de retard sur les autres régions. Le littoral, quoique généralement épargné par les pluies (sauf l’est), reste soumis à des vents de nord persistants qui empêchent toute remontée des températures. Zeebruges doit se contenter de 10,7°C comme température maximale tandis que Middelkerke, avec 12,0°C, ne fait guère mieux. En outre, régulièrement des bancs de brouillard maritime, parfois très dense, affectent la côte belge et, quand la visibilité s’améliore à nouveau, les cirrus et altocumulus deviennent certes visibles, mais dans un ciel restant brumeux. Ci-dessous, banc de brouillard arrivant sur Le Coq. Sur le centre et l’est du pays par contre, on peut parler d’une journée de printemps extraordinaire. En début de matinée, le ciel est peut-être un peu nuageux aussi, avec des bancs d’altocumulus parfois épais, mais ensuite le ciel se dégage et il ne reste plus que des cirrus (à l’exception de quelques castellanus isolé). Ce n’est qu’en soirée que les altocumulus réapparaissent en nombre. Webcam IRM – Uccle – 8 avril 2018 à 16h45 Les températures montent très haut pour la saison, avec des valeurs de 23-24°C au centre du pays et localement jusqu’à 26°C en Campine et dans la vallée de la Meuse. Sur les Hauts Plateaux, on tourne autour de 22°C. Les plus fortes valeurs : Koersel : 26,0°C Angleur : 25,9°C Genk : 25,3°C Hastière : 25,3°C Schaffen : 25,0°C Si l’on excepte l’ouest du pays, on peut affirmer que cette journée du 8 avril 2018 est très comparable au 9 avril 1969, 4 avril 1985, 10 avril 2009, 2 avril 2011, 6 avril 2011 et 9 avril 2017. Eh oui ! L’année passée, il a fait chaud aussi à la même époque de l’année. Toutes ces dates se partagent les records pour une première décade d’avril, et quelques-uns reviennent aussi à 2018. Voyons cela en détail. D’abord les longues séries : un bon nombre de stations commencent leur série en décembre 1953 (surtout les aéroports, aérodromes et bases aériennes), ce qui fait que nous bénéficions de quelques 65 années d’observations. Localité .......... 08/04/2018 .. Record .. Date ........ Période.. Dunkerque (FR)..... 11,8°C ...... 22,4°C .. 06/04/1961 .. 1953-2018 ........................................... 02/04/2011 ............ Deurne ............ 23,7°C ...... 24,1°C .. 02/04/2011 .. 1953-2018 Kleine Brogel ..... 24,6°C ...... 26,6°C .. 10/04/2009 .. 1953-2018 Maastricht (NL) ... 23,4°C ...... 24,6°C .. 10/04/2009 .. 1953-2018 Uccle ............. 24,0°C ...... 24,3°C .. 04/04/1985 .. 1953-2018 Beauvechain ....... 23,4°C ...... 23,9°C .. 02/04/2011 .. 1953-2018 Chièvres .......... 23,5°C ...... 23,2°C .. 09/04/2017 .. 1953-2018 Lille (FR)......... 21,3°C ...... 23,9°C .. 06/04/2011 .. 1953-2018 Bierset ........... 23,5°C ...... 24,0°C .. 09/04/1969 .. 1953-2018 Mont-Rigi ......... 21,7°C ...... 21,2°C .. 10/04/2009 .. 1953-2018 Pour mieux comparer, les séries d’Uccle, de Lille, de Dunkerque et de Maastricht sont ramenées à la période 1953-2018, alors qu’en réalité, elles sont plus longues. Uccle par exemple connaît un record plus ancien, de 24,5°C, qui date du 4 avril 1946. Ci-dessous, les séries plus courtes, donc les données sont généralement publiées depuis 1984 (parfois un peu plus tôt, parfois un peu plus tard). Ici bien entendu, le 9 avril 1969 n’apparaît plus dans les valeurs, mais bien les autres dates. Localité .......... 08/04/2018 .. Record .. Date ........ Période.. Middelkerke ....... 12,0°C ...... 22,0°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018 Stabroek .......... 22,5°C ...... 24,2°C .. 02/04/2011 .. 1976-2018 Koersel ........... 26,0°C ...... 25,6°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018 St-Katelijne-Waver. 23,8°C ...... 24,2°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018 Kruishoutem ....... 22,4°C ...... 24,6°C .. 06/04/2011 .. 1985-2018 Zaventem .......... 23,3°C ...... 23,8°C .. 10/04/2009 .. 1984-2018 Gorsem ............ 23,8°C ...... 24,8°C .. 10/04/2009 .. 1982-2018 Gosselies ......... 24,0°C ...... 23,2°C .. 02/04/2011 .. 1984-2018 Spa ............... 23,1°C ...... 21,6°C .. 10/04/2009 .. 1982-2018 Elsenborn ......... 22,6°C ...... 22,5°C .. 10/04/2009 .. 1987-2018 Florennes ......... 23,8°C ...... 23,0°C .. 02/04/2011 .. 1976-2018 Hastière .......... 25,3°C ...... 24,3°C .. 09/04/2017 .. 1977-2018 Dourbes ........... 24,7°C ...... 24,0°C .. 09/04/2017 .. 1965-2018 Comme le montrent ces chiffres, la plupart des records battus le sont dans le sud et l’est du pays, où l’on peut vraiment parler d’une journée exceptionnelle. L’ouest du pays par contre reste très éloigné des records. À noter que certaines stations connaissent leur premier jour d’été… une vingtaine de jours seulement après leur dernier jour d’hiver, ce qui doit être unique dans l’histoire météorologique belge.
  8. Printemps 2018

    19 mars 2018 Les vents d’est à nord-est continuent d’acheminer de l’air froid, mais un peu plus sec avec des éclaircies. En effet, les stratocumulus se déchirent en matinée ou vers midi et laissent place à de belles éclaircies, mais parfois aussi un ciel plus voilé avec cirrus et cirrostratus. Au littoral, le temps est même beau dès le matin avec quelques altocumulus et de rares cirrus. Plus vers le sud du pays par contre, le voile tend à persister davantage avec altostratus mêlés d’altocumulus et doublés de stratocumulus, s’amincissant l’après-midi en cirrus et cirrostratus. C’est d’ailleurs en Gaume que les éclaircies sont les moins présentes. Les températures maximales parviennent à grappiller quelques degrés mais restent froides avec des valeurs le plus souvent proches de 3°C en plaine et entre 0 et –2°C sur les hauteurs. 20 mars 2018 Après le passage d’un front, de l’air polaire maritime plus doux dans les basses couches, mais plus froid dans les hautes couches envahit notre pays. L’instabilité dans cette masse d’air relativement sèche (vents de nord à nord-est) nous vaut une belle journée. Ici et là, on observe un peu de neige au sol le matin, avec même une mince couche complète de 1 cm à Koersel. À Uccle, on observe des traces à 8 heures, déjà disparues une heure plus tard. Les stratus et stratocumulus matinaux se dispersent rapidement pour faire place un ciel bleu et quelques cumulus. La nuit est d’abord froide avec des valeurs de –7 à –9°C sur les hauteurs (–9,2°C à Elsenborn), de –6°C en Gaume et de –2à –5°C ailleurs, à l’exception du littoral où les valeurs restent proches de 0°C. Les maxima, grâce au soleil et à l’air plus maritime, atteignent 7 à 9°C en plaine, 5 à 6°C au littoral (eaux côtières froides), 3 à 4°C sur les Hauts Plateaux et 6°C en Gaume. 21 mars 2018 Avec un noyau anticyclonique qui s’installe au large du Golfe de Gascogne, les courants prennent de plus en plus une composante ouest. Le grand froid semble définitivement chassé du pays, mais le ciel devient à nouveau plus nuageux avec des stratocumulus (parfois aussi stratus) se transformant en cumulus, qui regénèrent à leur tour des stratocumulus d’étalement. Mais quelques coins de ciel bleu sont observés quand même. La Gaume, dans cette configuration, est protégée du massif ardennais et connaît du beau temps avec juste quelques cirrus. Le gel nocturne est encore généralisé, mais plus faible excepté dans la région d’Elsenborn où l’on observe encore –8,7°C. Les maxima montent encore un peu en Gaume, grâce au soleil, avec 7 à 8°C. Ailleurs, c’est quasiment le statu quo par rapport à la veille, avec 7 à 9°C en plaine et 2 à 3°C sur les hauteurs. 22 mars 2018 Des perturbations atteignent notre pays dans une circulation d’ouest dans les basses couches et de nord-ouest plus en altitude. Le temps est couvert et faiblement pluvieux (nimbostratus avec stratus et stratocumulus, accompagné de pluies et bruines), tandis que la neige se remet à tomber sur les hauteurs. À Mont-Rigi, où les dernières traces de neige avaient disparu l’après-midi du 20, le sol est à nouveau complètement enneigé et le restera toute la journée et ce, en dépit du dégel qui intervient l’après-midi. Un enneigement temporaire est également observé à Wideûmont tandis qu’à Wirtzfeld, le sol est bien blanc en matinée, mais la neige est fondante et incomplète l’après-midi. À noter que quelques flocons sont observés dès 200 mètres d’altitude. Les températures maximales ne dépassent pas 2 à 3°C sur les hauteurs et 6 à 7°C en plaine. Localement, il fait plus doux en soirée, parfois jusqu’à 9°C. 23 mars 2018 Le temps reste généralement gris sur nos régions, mais il ne pleut plus. Des stratocumulus persistant toute la journée donnent au ciel une allure particulièrement monotone. Seul le littoral bénéficie de quelques éclaircies l’après-midi. Les températures, sans relief non plus, atteignent 7 à 8°C, parfois 9°C en plaine, et 1 à 2°C sur les hauteurs. À Mont-Rigi, on observe encore un peu de neige fondante au sol. 24 mars 2018 Une profonde dépression évoluant sur le Golfe de Gascogne a un effet bénéfique chez nous, avec le retour de courants continentaux plus secs et assez doux, poussés par un vent de sud-est s’orientant plus tard au nord-est. Les stratocumulus se dissipent, faisant place à du beau temps avec de discrets cumulus et encore quelques stratocumulus. Les températures maximales atteignent 8 à 10°C sur les Hauts Plateaux et 12 à 13°C en plaine. Localement, il fait encore plus doux, avec 15,2°C à Angleur, 14,6°C à Koersel et 14,4°C à Hastière. 25 mars 2018 La dépression du Golfe de Gascogne vient mourir sur la France, du côté de Bordeaux, mais maintient des courants assez doux sur nos régions, grâce à l’appui, aussi, de hautes pressions sur le sud-est du continent. Le temps est beau, avec quelques cirrus, quelques altocumulus (parfois aussi stratocumulus) et quelques cumulus, puis devient parfois plus voilé et/ou plus nuageux en soirée. Au littoral, le ciel reste brumeux et très nuageux avec nappes étendues de stratocumulus (parfois tendance altocumulus). Les températures minimales sont à nouveau plus basses, avec des valeurs de +3 à –2°C en plaine et jusqu’à –5°C à Aubange en Gaume. Les températures maximales sont par contre douces avec 13 à 15°C en plaine (sauf au littoral avec 7 à 8°C et dans les plaines les plus occidentales avec 11°C) et 9 à 11°C sur les hauteurs. C’est à nouveau à Angleur que revient la plus haute valeur avec 14,9°C, suivi de Koersel et Kleine Brogel avec 14,7°C. 26 mars 2018 Une situation atmosphérique loin d’être simple… La dépression des jours précédents a disparu des cartes météorologiques, mais l’air continental assez doux qu’elle a entraîné continue à stagner sur nos régions, puis au sud de celles-ci. Une occlusion traverse le pays de nord-ouest à sud-est. À l’arrière, des vents de nord-ouest acheminent un air plus maritime, mais paradoxalement assez doux et surtout sec pour de l’air venant de cette direction, avec des taux d’humidité relative parfois proches de 40%. Plus au nord traîne une autre perturbation frontale, qui sépare l’air doux de l’air toujours très froid présent sur la Scandinavie. Chez nous, l’humidité du matin, et ses brumes, font vite place à un temps sec et assez beau, avec d’abord des cirrostratus et des stratocumulus résiduels, puis des éclaircies plus franches avec cumulus et altocumulus. Quelques cumulus parviennent à se développer davantage, avec des virga tombant dans l’air sec et quelques rares averses atteignant le sol. Les températures maximales : 7 à 8°C sur les hauteurs, 11 à 13°C en plaine. Le littoral subit toujours l’effet des eaux froides (4 à 5°C) avec des températures de l’air, par vent de mer, qui ne dépassent pas 8°C. 27 mars 2018 Le front à la limite de l’air froid ne bouge presque pas, mais reste à surveiller, même si les modèles ne prévoient pas sa descente jusqu’à nos régions. Source : KNMI Notre pays subit plutôt l’influence de perturbations plus classiques, d’origine atlantique, avec nuages et pluie au programme. Le matin, on observe encore quelques éclaircies entre les stratocumulus, puis le ciel se couvre d’un altostratus, d’abord translucidus, puis plus épais avant l’arrivée de nimbostratus pluvieux (comportant parfois des phases avec altostratus + cumulus/stratocumulus). Au littoral en fin de journée, du brouillard se forme sur les eaux froides et est poussé vers la côte par un vent tournant à l’ouest. Les températures : 9 à 10°C en plaine, 5 à 8°C sur les hauteurs (le plus froid sur le plateau ardennais du côté de Saint-Hubert). 28 mars 2018 L’anticyclone froid de Scandinavie continue de bloquer les perturbations, avec comme conséquence qu’elles restent traîner chez nous avec du fort mauvais temps. Le fait que le noyau de la dépression passe au-dessus de notre pays en le traversant d’est en ouest place ce dernier dans un air devenant plus froid en fin de journée. Le matin, on note quelques vagues éclaircies avec des stratocumulus évoluant en dessous de cirrostratus/altostratus (en Gaume, aussi des cumulus), puis le ciel se couvre à nouveau d’un nimbostratus pluvieux, avec temps plus instable en soirée et des averses, entrecoupées de maigres éclaircies. À ce moment intervient une baisse sensible de la température. Les températures maximales : 7°C au littoral, 8 à 11°C en plaine, 6 à 7°C sur les hauteurs. En soirée : autour de 4°C en plaine et de 2°C sur les hauteurs. 29 mars 2018 L’air temporairement plus frais nous vaut le retour de la neige dans les Hautes-Fagnes. À Mont-Rigi, on observe une couverture complète en matinée. Des traces de neige au sol sont également relevées à Wirtzfeld et à Fraiture. En après-midi, les températures remontent vers des valeurs très normales pour la saison, de 10 à 12°C en plaine et de 7 à 8°C sur les hauteurs. Le temps est variable, avec quelques averses principalement sur l’est et le nord-est du pays. Ailleurs, on observe des éclaircies et des cumulus, après évacuation des stratocumulus encore présents en début de matinée. Localement, on observe aussi des cirrostratus/altostratus translucidus en fin de journée et, au littoral, des stratocumulus. 30 mars 2018 Une dépression remontant du Golfe de Gascogne vers la Manche, puis le sud de l’Angleterre, aspire une bouffée d’air doux qui influence le temps sur nos régions. Mais le temps n’est pas vraiment beau. En matinée, on observe pas mal d’altostratus/altocumulus, parfois doublé de quelques stratocumulus (et quelques éclaircies avec altostratus s’effilochant en cirrus épais), puis l’altostratus (translucidus) devient plus uniforme, avec développement de cumulus humilis en dessous. L’arrivée de la pluie et des averses, en soirée, se manifeste localement par un début d’arcus, tandis qu’une activité orageuse très isolée est notée au sud-ouest de Charleroi. On notera surtout quelques coups de vent et une forte chute des températures, de quelques 6 à 7°C. Avant cela, les maxima atteignent 13 à 14°C en plaine et 9 à 10°C sur les hauteurs. La Campine est plus chaude avec 15,6°C à Koersel et 14,6°C à Genk. 31 mars 2018 Le temps reste dépressionnaire sur nos régions, mais la dépression est assez bien placée, pour nos températures tout au moins. Le coup de fraîcheur de la veille au soir est vite oublié, les températures remontent à des niveaux très raisonnables pour la saison, avec souvent 13 à 14°C en plaine et 8 à 10°C sur les hauteurs. L’ouest du pays tout comme la Gaume sont moins privilégiés, avec là 10 à 11°C. Le temps est d’abord relativement beau, avec des stratocumulus se dispersant pour faire place à des cumulus et des bancs d’altocumulus. Mais après, le temps devient rapidement instable avec des averses parfois orageuses. Dans le sud du pays, la journée a aussi commencé sous le brouillard. Pendant ce temps-là, l’air froid Scandinave a progressé et touche à présent une bonne partie du nord de l’Allemagne. À Lübeck, il tombe en peu de temps 6 cm de neige en soirée. À Schwerin, on mesure 4 cm en soirée mais le lendemain (1er avril), on y mesurera 11 cm, neige qui persistera au sol toute la journée. À Berlin pendant ce temps, le maximum ne dépasse pas 2,2°C avec une pluie neigeuse qui tombe tout au long de la journée. Mais ce nouveau coup d’hiver ne nous atteindra plus…
  9. Printemps 2018

    Aux amateurs d'orages... Premier (début d') arcus de la saison dans le ciel bruxellois en ce 30 mars 2018 à 19h10. Un seul impact de foudre a accompagné cet épisode, observé au sud-ouest de Charleroi vers 18h30.
  10. Printemps 2018

    Tout est dit...
  11. Printemps 2018

    15 mars 2018 Le temps, sur nos régions, est à présent déterminé par une occlusion qui traverse lentement le pays de sud-ouest à nord-est. Une autre perturbation, en provenance du nord-est et circulant en sens inverse, ne nous concerne pas encore. À un certain moment, elle se retrouve arrêtée au nord des Pays-Bas, puis recule temporairement sous la poussée de l’occlusion précitée. La présence de l’anticyclone scandinave, qui déforme littéralement la dépression atlantique, nous place dans un flux général de sud-est. Source : KNMI Le temps, très nuageux le matin, avec altostratus translucidus, parfois avec altocumulus et rapidement doublé de stratocumulus, devient couvert et pluvieux l’après-midi avec nimbostratus. Dans l’air encore assez doux, les températures maximales atteignent le plus souvent 9°C en plaine, et jusqu’à 10-12°C en Campine ainsi que du côté de Liège. Sur les Hauts Plateaux, on note 6 à 7°C. 16 mars 2018 Nous nous retrouvons à l’arrière de l’occlusion, sous des vents de sud-ouest qui nous amènent de l’air maritime certes d’origine polaire, mais fortement réchauffés sur la France et donc doux, mais humide et instable. Le front au nord-est revient et finit par repousser l’occlusion qui nous revient aussi en « marche arrière » avant l’arrivée d’air très froid. Source : KNMI Le ciel, d’abord couvert avec des précipitations résiduelles, s’éclaircit progressivement avec des cumulus et des stratocumulus, puis rapidement des éclaircies plus franches mais aussi des cumulus congestus, évoluant parfois en cumulonimbus. Au littoral, inhibition de la convection en raison des eaux plus froides, avec stratocumulus cumulogenitus. Le nord et le nord-est du pays restent plus nuageux en raison de la proximité de l’occlusion sur le point de revenir. Des évolutions intéressantes sont à noter dans les zones limites. Du côté de Liège par exemple, l’évolution est d’abord la même que dans la plupart des autres régions, avec un ciel couvert et faiblement pluvieux évoluant rapidement vers l’instabilité, avec stratocumulus se disloquant et cumulus se développant jusqu’au stade congestus, accompagnés de bancs d’altocumulus. Mais vers 18 heures, une brume apparaît sous les nuages convectifs, évoluant en stratus. L’air froid vient d’arriver avec un vent s’orientant brusquement au nord-est. Webcam MB – Slins – 16 mars 2018 à 18h00 Avant cela, les températures sont relativement élevées, avec presque partout 12 à 13°C en Basse et Moyenne Belgique et 7 à 8°C sur les Hauts Plateaux. La plus haute valeur est enregistrée à Kruishoutem avec 13,5°C, suivie d’Angleur avec 13,2°C. La frange nord-est des plaines, sous les nuages, est un peu plus fraîche avec 9 à 10°C (8,8°C à Kleine Brogel). Cette dernière région connaît dès la soirée de fortes baisses de la température, baisses qui interviendront aussi dans les autres régions dans le courant de la nuit. Un mot encore sur les structures thermiques en altitude. Du côté doux, on observe une bonne instabilité de basses couches, avec 12 à 13°C en surface et –1°C au niveau 850 hPa à 1350 m. Au-dessus, l’instabilité est plus modérée, le tout dans un flux de sud-ouest ou d’ouest. Du côté froid, on observe d’abord une structure stable, presque isothermique dans les basses couches, puis rapidement un air très froid avec une forte décroissance thermiques dans les premières centaines de mètres en dessous d’une inversion qui se soulève de plus en plus. 17 mars 2017 Dès les premières heures du matin, le gel est présent sur quasiment tout le pays. Seuls l’ouest et le sud (y compris le plateau de Saint-Hubert) y échappent encore temporairement. En journée, le vent est mordant et froid sous un ciel couvert de stratocumulus, distillant parfois de faibles chutes de neige, notamment du côté de Bruxelles où une couche mince mais complète se forme entre 9 et 10 heures du matin. Au sud du pays, on observe d’abord du brouillard et des stratus, tandis qu’au littoral, les basses couches plus instables tendent à former des cumulus avec de timides éclaircies. Malgré cela, les stratocumulus restent prédominants également dans cette région. Les températures sont extrêmes pour la saison. Les maxima, atteints le matin, sont encore légèrement positifs sur l’ouest et le sud, sinon légèrement négatifs. L’après-midi, les températures baissent encore pour se stabiliser à quelques –2°C en plaine et à –5 voire –6°C dans les Hautes-Fagnes. Il s’agit là des températures les plus basses mesurée en journée à pareille saison depuis… 1888. D’ailleurs pour de très nombreux endroits, on note le jour d’hiver le plus tardif jamais enregistré depuis lors. Rappel : la journée climatologique s’étend de 8h à 8h le lendemain. Si la température ne dépasse pas 0°C sur la période de 24h ainsi définie, on parle d’un jour d’hiver. Si l’on prend le jour calendrier, les maxima sont encore positifs puisque à 1 heure (0 heure GMT), les températures étaient encore partout supérieures à 0°C (2,3°C à Uccle). Le gel est entré dans le pays vers 3 heures (nord-est) pour atteindre le centre vers 5 heures et l’extrême sud-ouest vers 8 heures. Pourquoi pas le jour calendrier en climatologie ? Ce serait en effet plus logique, mais pour bien des stations, nous ne disposerions pas de longues séries car à l’origine, pour des raisons pratiques, c’était 8 heures du matin qui avait été décidé pour la lecture des maxima et minima. Donc, pour rester cohérents avec les anciennes données, continuons les statistiques sur ce modèle. Le vent, bien orienté à l’est-nord-est, est mordant avec des rafales souvent proches de 50 km/h. Le littoral, qui partage avec l’intérieur des terres les même températures, connaît un froid insupportable pour le ressenti, avec là des rafales jusqu’à 70 km/h (pour des vents moyens de 45 à 50 km/h). La baisse des températures d’un jour à l’autre est également saisissante. Entre le 16 mars à 15h et le 17 mars à 15h, la différence de température est souvent de 14°C ! 18 mars 2018 Le froid persiste tandis que les régions ardennaise et gaumaise connaissent à leur tour un peu de neige au sol. Si les minima ne sont pas extraordinairement bas en raison du ciel couvert, avec des valeurs de –2 à –3°C en plaine et de –6 à –7°C sur les hauteurs, les maxima restent à nouveau extrêmement bas, de l’ordre de 0 à 1°C en plaine et parfois légèrement inférieurs à 0°C en moyenne Belgique (second jour d’hiver). Sur les hauteurs, les maxima se situent entre –4 et –6°C. Pour Uccle cette fois-ci, plus de discussions possibles : nous avons un vrai jour d’hiver, avec un maximum de –0,1°C enregistré tant sur la plage horaire 8h-8h que 0h-0h. Cela devient donc le jour d’hiver le plus tardif depuis 1888 ! Cette année-là, un froid neigeux qui a duré trois jours nous a valu trois jours d’hiver consécutifs dont le dernier a été le 20 mars. La veille, le maximum n’a même pas dépassé –4°C, unique dans l’histoire météorologique bruxelloise si tard dans la saison. Le temps, en ce 18 mars 2018, est fort voilé avec des altostratus parfois translucidus, doublés d’une quantité variable de stratocumulus. Les quelques éclaircies (notamment au littoral) laissent apparaître des altocumulus et des cirrus. Ci-dessous, une photo du ciel à Schaerbeek (Bruxelles) à 17h10 (Webcam MB). Les vents d’est-nord-est continuent à souffler de façon soutenue, avec toutefois des rafales un peu moins fortes que la veille. Les jours d’hiver tardifs En dehors d’Uccle, nous avons quelques stations avec des séries remontant à 1953, avec toujours des données définies selon la plage horaire 8h-8h. Jusqu’ici, les gelées permanentes (ou jours d’hiver) les plus tardives, en Basse et Moyenne Belgique, ont été le plus souvent enregistrées le 12 mars 2013. Ici et là, des gelées permanentes ont également été enregistrées le 19 mars 1985. À partir de 300 mètres d’altitude environ, des gelées permanentes deviennent possibles aussi en avril. À Florennes, le maximum est resté négatif le 11 avril 1986 avec –0,1°C. Comparons à présent les événements récents avec le passé. Anvers Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars. Par le passé, c’était le 12 mars 2013. Beauvechain Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars. Par le passé, c’était le 19 mars 1985. Bierset Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 18 mars. Par le passé, c’était le 19 mars 1985. Kleine Brogel Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars. Par le passé, c’était le 12 mars 2013. Chièvres Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars. Par le passé, c’était le 12 mars 2013. Dourbes (disponible depuis 1965) Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 18 mars. Par le passé, c’était le 19 mars 1985. Florennes (disponible depuis 1976) Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 18 mars. Par le passé, c’était le 11 avril 1986. Middelkerke (disponible depuis 1984) Le dernier jour d’hiver, cette année, est le 17 mars. Par le passé, c’était le 11 mars 2013. Notons enfin que dans le nord et l’est du pays, où le froid était présent dès le matin du 17, des records décadaires (2e décade de mars) du maximum le plus bas ont été battus, comme à Kleine Brogel avec –1,8°C (précédent record : –1,3°C le 12/03/2013) ou à Stabroek avec –1,7°C (précédent record : –0,4°C le 11/03/2013), ou encore à Sint-Katelijne-Waver avec –1,5°C (précédent record : –1,1°C le 11 mars 2013). À Uccle, la valeur du 17 mars 2018 est de –1,3°C contre –1,8°C le 11/03/2013 (mais comme dit précédemment, encore plus bas en 1888). Dernière remarque : la couche d’air froid, en fin de compte, n’a pas devenue très épaisse, d’un millier de mètres seulement avec des températures de –9°C au sommet de la couche, juste sous l’inversion. Les températures maximales aussi basses ont notamment été possibles en raison du déficit d’insolation, la masse d’air arctique elle-même ayant été moins « pure » que prévu.
  12. Printemps 2018

    Mars 2018 : un véritable casse-tête statistique Avant d’expliquer les divergences entre les chiffres, qui n’en sont pas en fin de compte, faisons d’abord un petit rappel historique des observations de températures en Belgique. Les premières observations officielles remontent à 1833 et ont été effectuées à l’Observatoire Royal de Bruxelles, jadis situé là où se trouve à présent le « Botanique » à Bruxelles. Ces observations reprenaient le minimum et le maximum et étaient pratiquées de midi à midi. Le midi de l’époque ne correspondait même pas à notre midi actuel. Jusqu’au 30 avril 1892, chaque ville et chaque région avait sa propre heure, qui collait le mieux possible au midi solaire moyen. Pour l’Observatoire Royal de Bruxelles, le midi de l’époque correspondait très exactement à 12 heures 42 minutes et 31 secondes de nos jours. En plus, le choix de midi à midi respectait ce qui avait été décidé de façon générale à l’époque : la journée « scientifique » allait de midi à midi, tel que définie par l’Observatoire Royal de Greenwich. Pour les températures, on s’est rapidement rendu compte que cela constituait un problème pour les températures maximales. Un exemple pour l’illustrer : En fonction du jour calendrier : 6 juin : min = 12,7°C ; midi = 24,3°C ; max = 24,7°C 7 juin : min = 16,6°C ; midi = 28,9°C ; max = 30,2°C 8 juin : min = 15,3°C ; midi = 18,7°C ; max = 18,9°C Quoi de plus ordinaire en Belgique : une petite poussée de chaleur, avec un jour d’été qui est en même temps un jour de chaleur. Seulement, pour les maxima, nous allons avoir comme enregistrements 28,9°C pour le 6 juin et 30,2°C pour le 7 juin puisque la période choisie s’étend jusqu’à midi le jour suivant. En d’autres termes, l’enregistrement précédent reprend à son compte les 28,9°C mesuré à midi comme… maximum du jour précédent ! Cela signifie qu’un deuxième jour d’été sera comptabilisé, qui n’a jamais existé ! Très tôt, des observations de minuit à minuit (correspondant donc au jour calendrier) ont été instaurées à Bruxelles, puis abandonnées… faute d’observateurs qui devaient se lever en pleine nuit juste pour le relevé du minimum et du maximum de la température, et des précipitations. De ce fait, les observations de midi à midi perdureront pendant des décennies encore, un grand problème pour la reconstitution des données du 19e, surtout quand il s’agit de déterminer le nombre de jour de chaleur et d’été, et aussi le nombre de jours d’hiver. Vers la fin du 19e siècle, surtout à partir de 1880 avec l’installation de nombreuses stations météorologiques en Belgique, il a été décidé une bonne fois pour toutes de procéder aux observations des maxima et minima de températures et des précipitations à 8 heures du matin (des observations de minuit à minuit étant encore plus difficiles dans les campagnes et sur les plateaux ardennais que dans les grandes villes). Depuis quelques décennies, avec l’avènement de l’ère informatique, des observations de minuit à minuit ne posent plus de problème et sont pratiquées dans toutes les grandes stations comme Uccle, Beauvechain, Bierset, Kleine Brogel, etc. Pour Uccle, nous avons même depuis 1921 des séries d’observations parallèles minuit-minuit, midi-midi et 8h-8h, ce qui nous permet de comparer toutes les données disponibles, mais pour une aussi longue période, ce n’est malheureusement le cas qu’à Uccle. Sinon, si nous voulons à la fois de longues séries et un bon nombre de stations, nous n’avons que les séries 8h-8h pour faire de la climatologie à long terme. Bien souvent d’ailleurs, il n’y a pas de bon ou de mauvais choix quant aux heures d’observation, il suffit seulement d’accorder les violons pour avoir des chiffres comparables. Mais dans quelques cas, comme ceux décrits ci-dessous, un petit mot d’explication s’avère nécessaire. Hier, 17 mars 2018, a été et n’a pas été un jour d’hiver à Uccle. Si l’on prend le jour calendrier en heure GMT (qui correspondrait le mieux à notre jour « solaire » puisqu’il n’en diverge que de quelques 17 minutes), la température maximale a été 2,3°C, atteinte à 00h GMT ou dans les minutes qui ont immédiatement suivi. Après cela, la température n’a cessé de descendre. Mais comme dit précédemment, nous avons plus de possibilités de comparaison en prenant les séries de 8 h à 8 h L.T. Alors selon ce critère-là, le maximum à Uccle a été de –1,3°C (maximum observé à 8h ou peu après, puisque la température continuait encore à descendre). C’était donc un jour d’hiver, et même le plus tardif depuis… 1888 ! À côté de cela, nous avons encore des données synoptiques qui, conformément aux normes de l’OMM en 1949, fonctionnent en Europe par demi-périodes de 18h GMT à 06h GMT (pour le minimum nocturne) et de 6h à 18h GMT (pour le maximum diurne). C’est ce type de données qui est le plus répandu sur les sites météo comme Infoclimat, Météociel et bien d’autres. Cette structure de données présente pas mal d’avantages (elles permettent entre autres d’isoler les nuits chaudes de l’été) mais a aussi des inconvénients (notamment lorsque le minimum réel se produit après 06h GMT). Dans la majorité des cas cependant, tous ces types de données concordent, peu importe la plage horaire choisie, notamment quand le minimum se produit « normalement » en fin de nuit et le maximum, « normalement » durant l’après-midi. Dans le cas du 17 mars 2018 par contre, il y a là aussi une divergence dans les relevés synoptiques puisque le maximum y est de –0,9°C. Un autre problème : le 1er mars 2018. Ce jour-là aura très probablement le minimum absolu de ce mois. Pour les observations de 0h à 0h GMT, mais aussi pour les observations synoptiques, ce minimum est de –6,9°C, ce qui correspond effectivement au minimum de la nuit du 28 février au 1er mars 2018. Comme en plus, ce minimum s’es produit après minuit (comme c’est habituellement le cas), le jour calendrier du 1er mars 2018 a bien un minimum de –6,9°C. Seulement voilà : les observations de 8h à 8h vont en fait de 8h la veille (28 février) à 8h le jour même (1er mars 2018). Or le 28 février, le minimum a été de –8,7°C et la température à 8h, de –8,4°C. C’est donc ce minimum-là qui est repris dans les données du 1er mars 2018 et qui, en plus, deviendra le minimum absolu du mois. En d’autres termes, une température de février constitue le minimum de mars ! Le cas inverse s’est produit en décembre 1996. Ici, nous pouvons même prendre une autre station qu’Uccle pour l’illustrer, en l’occurrence Beauvechain où des séries en parallèle existent aussi. Le minimum absolu du mois, officiellement, a été de –11,3°C le 29. Le 31 à 8h, le minimum relevé est de –7,9°C. Peu de temps après déjà, le maximum est atteint avec –7,2°C, puis le mercure se met à plonger, pour atteindre –14,8°C à 00h GMT. Le vrai minimum du mois de décembre 1996 est donc de –14,8°C pour Beauvechain, mais cela n’apparaît pas dans les statistiques. Il y est juste question des –15,7°C en fin de nuit, enregistrés à juste titre en janvier 1997. Pour janvier 1997 donc, tout sera correct, mais pas pour décembre 1996 (et la même chose se produira d’ailleurs à Uccle aussi). Par chance, ce type d’irrégularité est rare en ce qui concerne les valeurs absolues d’un mois, mais il arrive qu’il faille en tenir compte. Que faire du minimum mensuel de mars 2018 ? Si toutes les stations étaient équipées d’un enregistrement continu (et l’avaient toujours été), il suffirait de reporter à la bonne date la valeur minimale, et le tour serait joué. Mais si on veut comparer les données d’Uccle à Passendaele, Angleur ou Gouvy, ou tout autre petite station qui ne dispose que des maxima et minima sans autres détails, il faudrait bien prendre les –8,2°C du relevé 8h-8h, car il est impossible de déterminer si les –7,5°C de Passendaele, par exemple, appartiennent réellement au 1er mars ou encore au 28 février. Mais pour la période de 24 heures en question, la comparaison reste possible : Uccle avec ses –8,2°C est descendu plus bas que Passendaele avec ses –7,5°C. On verra en fin de mois ce que l’IRM décidera pour mars 2018…
  13. Printemps 2018

    Bien pire en 1888… 19 mars 1888 C’est une journée terrible ! Sous un vent mordant de nord-est, la température ne dépasse pas –4°C à Bruxelles au meilleur moment de la journée, sous une neige fine, qui tombe de plus en plus fort mais qui reste fine, et qui fait mal. Les témoignages de l’époque sont éloquents : « Neige ! Neige ! Neige ! Le 18 mars, le 19 mars, le 20 mars, rien ne change. Les rues, les maisons et les champs sont couverts de neige, et il fait froid comme le jour de Noël ! Qui est-ce qui a déjà vécu cela ? Au moment où nous écrivons ces lignes, le 20 mars [1888], la neige couvre toujours les maisons et les champs et il en tombe encore du ciel. Tous les travaux, tant dans la ville que dans les champs, ont dû être interrompus. » (Chroniques d’Alost, passage traduit du flamand par nos soins.) En fin de compte, cette neige aura une épaisseur de 5 à 10 cm en plaine, et de 10 à 25 cm en Ardenne. L’événement en détail Si on la regarde en détail, cette vague de froid a commencé le 17 mars, c’est-à-dire il y a 130 ans jour pour jour. Les données de températures qui vont suivre ont certes été mesurées sous un abri ouvert, mais comme le ciel était couvert et le vent, bien présent, la différence par rapport à un abri fermé (norme actuelle) est minime, de 0,1 à 0,2°C tout au plus. Le 17 mars 1888, la température était encore légèrement positive en matinée, avec un maximum de 2,1°C en fin de matinée à Bruxelles (station située à l’endroit du Botanique actuel) et un vent de sud-ouest faible, qui tourne au nord-ouest, puis au nord. À partir de ce moment, les températures passe en dessous de 0°C pour osciller entre 0 et –1°C. Le ciel est désespérément couvert (excepté une très brève apparition du soleil entre 9 et 10h), avec des stratus, évoluant parfois en stratocumulus (« cumulo-stratus » selon la terminologie de l’époque) avec un peu de neige en grains. Cette neige ne laisse pas encore de traces au sol. Le 18 mars 1888, le vent souffle modérément, parfois fort de nord-est tout au long de la journée, avec une température qui pointe une dernière fois au-dessus de 0°C (0,2°C) à minuit (nuit du 17 au 18), puis qui s’effondre à –2 à –5°C tout au long de la journée, avant de descendre à –6°C en soirée. Le ciel est toujours couvert de stratus/stratocumulus, puis de nimbostratus avec neige l’après-midi. À présent, on note (à Uccle) une fine couche de neige sur un sol gelé, qui persiste toute la journée. Le 19 mars 1888, c’est le plein hiver, avec une fine neige qui tombe toute la journée, parfois de façon intense et toujours avec un vent modéré (« mordant ») de nord-est, qui diminue cependant peu à peu). La température minimale, à Bruxelles, est de –6,7°C et la température maximale, de –3,7°C. Le sol est à présent entièrement couvert d’une bonne couche de neige, qui persistera jusqu’au 22 (et, sous forme de traces, jusqu’au 23). Pour Uccle, nous n’avons encore que quelques données, mais suffisantes pour pouvoir comparer. Le premier chiffre : température à Uccle, le second (entre parenthèses), température à Bruxelles. 17 mars à 08h : –0,2°C (0,4°C) 17 mars à 14h : –1,5°C (–0,7°C) 17 mars à 20h : –1,5°C (–0,8°C) 18 mars à 08h : –3,4°C (–2,7°C) 18 mars à 14h : –3,9°C (–3,1°C) 18 mars à 20h : –3,4°C (–5,0°C) 19 mars à 08h : –6,1°C (–5,8°C) 19 mars à 14h : –5,5°C (–4,5°C) 19 mars à 20h : –4,9°C (–4,4°C) En ce 17 mars 2018 à 15 heures, la température atteint –2,2°C à Uccle. C’est l’heure la plus comparable avec les 14 heures de l’époque puisque 14 heures à Bruxelles en 1888 correspondaient à… 14 heures, 42 minutes et 31 secondes de nos jours. En d’autres termes, 12 heures en heure de Bruxelles de l’époque correspondaient au midi solaire moyen pour cette ville (plus exactement pour l’Observatoire de cette ville).
  14. Printemps 2018

    5 mars 2018 Des basses pressions à l’ouest et au sud par rapport à nos régions maintiennent des courants méridionaux qui nous apportent un temps assez doux, avec en surface des vents de sud tournant graduellement au sud-est, voire à l’est. Un sol encore froid et des éclaircies nocturnes nous valent des nuits encore « fraîches », avec des minima compris le plus souvent entre 1 et 4°C sur tout le pays. Le temps est plutôt beau, avec des cirrus, altocumulus et cumulus (d’abord fractus puis évoluant en humilis et s’aplatissant). En fin de journée, le voile d’altitude devient plus épais. Quelques bancs de stratocumulus sont également observés. Les températures maximales : 9 à 10°C au littoral, 11 à 13°C en plaine (localement 14°C en Moyenne Belgique) et 6 à 8°C sur les hauteurs. La couverture neigeuse, dans les Hautes-Fagnes, cesse d’être complète avec des trous de plus en plus grands. Sur le plateau ardennais, il ne reste plus que des traces de neige. 6 mars 2018 La configuration atmosphérique générale n’évolue guère. Le passage d’une vieille occlusion en matinée nous vaut cependant un temps temporairement plus nuageux. Le sol encore très froid en raison de la longue période hivernale tardive nous vaut encore des températures de l’air négatives aux endroits exposés. Les minima descendent jusqu’à –1,2°C à Koersel, –0,9°C à Retie, –0,6°C à Genk et –0,4°C à Kleine Brogel. Parfois, le froid de la nuit est de brève durée. À Zaventem, la température nocturne oscille entre 4 et 5°C mais, à l’occasion d’éclaircies, chute très temporairement à 2,1°C. Ces éclaircies faisant défaut à Uccle, le minimum de cette station ne descend pas en dessous de 5,7°C. En journée, on observe d’abord d’importantes nappes de stratocumulus, puis des éclaircies apparaissent avec des cumulus et encore quelques stratocumulus d’étalement. À l’est et au sud du pays, on observe aussi des altocumulus. Quant au littoral, les stratocumulus y sont moins nombreux en matinée, mais plus nombreux l’après-midi. Avec un vent basculant temporairement au sud-ouest l’après-midi, l’air est nettement plus maritime, mais cela n’a que peu d’effet sur les températures maximales, se situant entre 10 et 12°C en plaine et dans les vallées, et entre 7 et 8°C sur les hauteurs. Il s’ensuit que l’enneigement, déjà partiel, diminue de plus en plus dans les Hautes-Fagnes. 7 mars 2018 Un petit noyau dépressionnaire, se déplaçant du nord de la France aux Pays-Bas en passant au-dessus de notre pays, détermine un temps gris et parfois pluvieux sur nos régions. On note d’abord le passage d’une zone de pluie assez active en matinée, à laquelle se mêlent aussi des averses (embedded Cb’s), puis l’après-midi, une nouvelle zone de pluie et d’averses traverse le pays. Ces pluies et averses sont séparées par peu ou pas d’éclaircies. En dehors des nimbostratus et cumulonimbus, on observe d’épais stratocumulus, défilant en dessous d’une nappe presque fermée de nuages de l’étage moyen. En l’absence de soleil, les températures sont plus basses que les jours précédents, le plus souvent compris entre 7 et 9°C en plaine et entre 2 et 3°C sur les hauteurs. La neige continue à fondre sur les Hautes-Fagnes. À noter que les températures de la Mer du Nord commencent tout doucement à remonter, mais restent extrêmement froides. Au large d’Ostende, on mesure des valeurs oscillant entre 2,5 et 3°C (pour des eaux de 1,5 à 2°C les 2 et 3 mars). Ceci est lié aux vents forts de nord-est (70 voire 80 km/h) qui avaient soufflé à ce moment-là, avec des températures de l’air jusqu’à –5°C (1er mars) à une bonne trentaine de kilomètres au large de la côte belge (et une température de l’eau, là, de 4 à 5°C au moment le plus froid). 8 mars 2018 Une petite perturbation frontale, liée à un autre noyau dépressionnaire, traverse le pays. Le temps est d’abord très nuageux le matin, avec principalement des stratocumulus, parfois aussi des altocumulus et des cirrus visibles dans les éclaircies, et aussi le développement de quelques petits cumulus ici et là. Ensuite, passage d’un nimbostratus pluvieux, suivi de belles éclaircies l’après-midi, avec cumulus. En Gaume, il faudra cependant attendre jusqu’au soir pour les éclaircies. Les températures sont de saison, avec le plus souvent 8 ou 9°C en plaine et 3 à 4°C sur les hauteurs. En début et en fin de journée, il fait suffisamment froid à Mont-Rigi pour un petit renouvellement de la couche neigeuse. 9 mars 2018 Un front chaud traverse le pays mais n’apporte, dans un première phase, que des températures légèrement plus élevées. Le temps est très nuageux à couvert avec altostratus et altocumulus, parfois aussi stratocumulus, plus tard doublés de quelques petits cumulus, puis temps faiblement pluvieux avec altostratus/altocumulus, stratocumulus et cumulus. Au littoral, tendance marquée vers l’undulatus. Webcam IRM – Zeebruges – 9 mars 2018 à 12h50 Les températures maximales en journée : 9 à 10°C en plaine, 5 à 6°C sur les hauteurs. Ces températures augmenteront par la suite en cours de nuit. À Mont-Rigi, la petite couche de neige fraîche disparaît rapidement, les plaques de vieille neige résistent mieux. 10 mars 2018 Une première tentative printanière, qui ne réussit cependant que partiellement. Les températures du matin sont pourtant prometteuses : à 8 heures, on mesure déjà 11,6°C à Uccle, Beaucechain et Genk, 11,3°C à Deurne, 11,2°C à Semmerzake et La Hestre, et encore 11,0°C à Gorsem et à Chièvres. Mais en journée, malgré un secteur chaud bien ouvert et un vent bien orienté au sud, le ciel reste très nuageux et la hausse des température, limitée. On observe en effet des stratocumulus en dessous d’un voile de cirrostratus/altostratus/altocumulus et les éclaircies sont rares. L’après-midi, en outre, le temps devient faiblement pluvieux. Les températures maximales : 12 à 13°C au littoral, 14 à 16°C en plaine et autour de 9°C sur les hauteurs. 11 mars 2018 Un front froid qui ondule sur l’ouest du pays est responsable de fortes précipitations dans cette région en seconde partie de nuit, avec des orages. Ces orages sont essentiellement concentrés autour d’une ligne remontant de Tournai à Terneuzen (NL) en passant par Gand. Les précipitations sont parfois intenses. Voici quelques chiffres : Rumillies : 35 mm Kruishoutem : 35 mm Kain : 22 mm Rumes : 21 mm Passendaele : 21 mm Semmerzake : 21 mm Beitem : 21 mm À l’ouest et à l’est de la ligne orageuse, les précipitations diminuent rapidement. Plus tard en journée, le front se déplace vers l’est en perdant son activité. À l’arrière du front, le temps est d’abord voilé (cirrus épais/cirrostratus), puis beau avec quelques cumulus et des cirrus résiduels. Le plus souvent, ces cumulus ne dépassent pas le stade mediocris, mais ici et là, des congestus sont observés. Au littoral, le stade de cumulonimbus est même atteint en début de soirée, avec à nouveau un peu d’activité orageuse. À ce moment, on note aussi un peu d’orage entre Gand et Courtrai, mais aussi du côté de Couvin. Notons enfin une importante zone de précipitations qui effleure l’extrême sud du pays. Mais elle ne s’y manifeste plus que sous forme de stratocumulus, parfois doublés de cumulus, qui évoluent sous le même voile d’altitude qu’ailleurs dans le pays. Malgré l’origine un peu plus fraîche de la masse d’air à l’arrière du front, les températures sont généralement plus élevées que la veille et ce, grâce à une meilleure insolation et un vent reprenant la direction sud et permettant ainsi une continentalisation de l’air maritime. Les maxima, en plaine, se situent le plus souvent autour de 16°C. La plus haute valeur est relevée à Koersel avec 17,6°C, suivie de Gorsem avec 16,6°C. Sur les Hauts Plateaux, on atteint 10 à 11°C. Avec cela, les toutes dernières plaques de neige disparaissent en journée à Mont-Rigi. 12 mars 2018 On recommence à parler de froid ! L’éventualité d’un anticyclone sur la Scandinavie, avec un flux d’air continental glacial ! Mais ça reste à confirmer, dit-on encore. En tout cas, il s’agit là d’une prévision revue dramatiquement à la baisse par rapport à ce qu’on disait la veille. En attendant, il fait juste un peu plus frais que la veille, avec des maxima le plus souvent proches de 13°C en plaine et de 8 ou 9°C sur les hauteurs. La plus forte valeur revient à Stree (Huy) avec 15,1°C, suivi de Kleine Brogel avec 14,7°C. Le temps reste sous influence dépressionnaire, avec de l’instabilité se développant l’après-midi. Avant cela, le temps est nuageux avec altocumulus et stratocumulus, ainsi que des bancs de cirrus épais, puis nous avons une alternance d’averses et d’éclaircies, avec cumulus et cumulonimbus. 13 mars 2018 Avec un centre de gravité de l’activité dépressionnaire qui se situe désormais sur la Baltique, notre pays se retrouve confronté à des courants maritimes bien plus frais, mais qui n’ont rien à voir avec le temps froid qui risque de nous tomber dessus le week-end prochain. Cela suffit cependant à redonner aux Hautes-Fagnes un mince tapis neigeux dès la fin de la matinée. D’ailleurs, il fait plus froid en journée que durant la nuit précédente. À Zaventem par exemple, on observe 8,4°C à 1 heure, 7,9°C à 4 heures et 6,3°C à 7 heures, puis en journée, la température oscille constamment entre 5 et 6°C avec un minimum de 5,0°C à… 13 heures ! À Mont-Rigi, la température atteint encore 3,9°C à 7 heures pour osciller le plus souvent entre 0 et 1°C dès la fin de matinée, d’où la neige. Le temps est d’ailleurs particulièrement maussade avec un nimbostratus pluvieux qui affecte notre pays principalement en matinée, et même toute la journée sur l’est. Après la pluie, le ciel reste généralement couvert avec des stratocumulus, à l’exception du littoral où de timides éclaircies sont observées (stratocumulus quelque peu discontinus, doublés de cumulus). En Ardenne, le nimbostratus persiste toute la journée avec des fractus s’accrochant au relief. Les températures maximales, en de nombreux endroits atteints le matin, se situent entre 6 et 8°C en plaine et entre 3 et 5°C sur les hauteurs. 14 mars 2018 Un contraste saisissant avec la veille. Le temps est beau, et même doux pour la saison ! En effet, une crête anticyclonique se développe rapidement et se place bien par rapport à nos régions, avec un noyau se déplaçant de la Suisse vers l’Allemagne. Il s’ensuit des vents de sud-est qui continentalisent l’air maritime qui était présent sur notre pays. L’anticyclone scandinave commence à bien se profiler sur les cartes météorologiques, mais ne nous concerne pas encore. Après une nuit un peu froide par endroit en raison des éclaircies, avec ici et là de petites gelées sur le nord et l’est du pays, ainsi qu’en Gaume, le temps devient beau avec quelques altocumulus/stratocumulus et des cumulus ne dépassant pas le stade d’humilis (aplatis, parfois à la limite du stratocumulus). Quelques cirrus aussi, et ici et là du brouillard matinal. Webcam IRM – Uccle – 14 mars 2018 à 15h50 Les températures maximales : le plus souvent autour de 13°C en plaine et de 8 à 9°C sur les hauteurs. La plus forte valeur est pour Uccle avec 13,4°C. La neige tombée la veille à Mont-Rigi forme encore une couverture complète le matin, mais disparaît entièrement vers le milieu de la journée. Et la suite ? Allons-nous vers une seconde chronique d’un froid annoncé ? L’anticyclone est bien présent sur la Scandinavie et, en ce 15 mars à 13 heures, un front froid se trouve sur le Danemark, l’extrême nord-est de l’Allemagne et la Pologne. Au nord de cette ligne, les températures restent inférieures à 0°C même en journée. Mais ce front ne semble pas progresser rapidement. Wait and see ! Source : KNMI Source : Infoclimat
  15. Printemps 2018

    PREMIERS JOURS DE MARS 1er mars 2018 De l’air un peu moins froid est déjà acheminé vers nos régions, avec ici et là quelques précipitations neigeuses liées à un front chaud. C’est en altitude, surtout, que la différence est perceptible, avec une température passant de –13°C à +3°C à 1000 mètres d’altitude. En surface, les gelées permanentes disparaissent aussi de la Basse et Moyenne Belgique, mais les températures maximales ne dépassent que de peu le 0°C, avec au mieux +2°C. Les Hauts Plateaux, encore situés en dessous de l’inversion, connaissent des maxima de –3°C. La nuit d’avant, les minima fort bas pour un mois de mars se sont situés entre –6 et –8°C en plaine et entre –10 et –12°C sur les hauteurs. Le temps est bien moins beau que les jours précédents, avec des altostratus et altocumulus parfois épais, souvent doublés de stratocumulus et laissant peu de place aux éclaircies. Plus à l’est, le temps est plus lumineux, avec des bancs de stratocumulus/altocumulus moins étendus et des éclaircies accompagnées d’un voile de cirrus. Dans les zones de faibles précipitations, on note aussi des stratus. Des traces de neige au sol sont observées dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, tandis que dans les Hautes-Fagnes, on mesure encore 11 cm à Mont-Rigi. 2 mars 2018 Situation météorologique complexe. Un front chaud, associé à une perturbation frontale à secteur chaud encore ouvert, aborde notre pays et achemine de l’air doux en altitude, avec des températures dépassant largement 0°C vers 1000 mètres d’altitude. Mais en surface, le vent d’est continue à nous apporter de l’air froid, qui tend même à devenir à nouveau plus froid. Une zone de précipitations, qui aborde notre pays en matinée, donne des pluies verglaçantes. En bien des endroits, il pleut par des températures de –2 à –3°C, voire –4°C. Puis dans le courant de la journée, le front s’occlut, l’air chaud est rejeté plus haut en altitude où il finit par descendre en dessous de 0°C. Plus aucune couche de l’atmosphère ne dépasse les 0°C et… la pluie se transforme en neige. Un peu partout, il se met à neiger sur le verglas. En soirée, on mesure par exemple 2 cm à Anvers, 3 cm à Zaventem et 5 cm à Bierset. Ce n’est pas vraiment beaucoup, mais avec le verglas en plus, c’est suffisant pour générer une belle pagaille dans le pays. Presque partout, on enregistre des maxima inférieurs à 0°C. Au relevés de 19 heures, le maximum ne dépasse pas –2,3°C à Uccle, –2,1°C à Beauvechain, –2,1°C à Middelkerke et –1,9°C à Zaventem, tout comme à Semmerzake. Ces températures, par la suite, augmentent un peu la nuit, mais restent le plus souvent négatives. Le vrai maximum d’Uccle, observé dans la nuit du 2 au 3, s’élève à –1,6°C. C’est vraiment très bas pour la saison. Mais des maxima encore plus bas, en mars, ont été observés à Uccle en 2013 (–1,8°C le 11 mars), en 1987 (–2,2°C le 3 mars) et surtout en 1971 (–2,3°C le 4 mars, –3,1°C le 5 mars et –2,8°C le 6 mars, dans le cadre d’une série de 5 jours d’hiver consécutifs). Bruxelles, le soir du 2 mars – Crédit photo : Delphine Laroche via la page « Les fanas de neige en Belgique 3 mars 2018 En deuxième partie de nuit, les températures baissent à nouveau quelque peu, pour arriver à quelques –3°C en plaine et quelques –6°C sur les hauteurs. Le moins froid en Basse et Moyenne Belgique : Gosselies avec –1,4°C ; le plus froid : Coxyde avec –5,4°C. Une bonne partie du pays est sous la neige. Voici quelques épaisseurs à 8 heures : Angleur : 5 cm Bierset : 4 cm Uccle : 3 cm Zaventem : 3 cm Essen : 3 cm Koersel : 3 cm À Mont-Rigi, où de la neige préexistait, la couche est remontée jusqu’à 12 cm. Notre pays se trouve à présent dans une zone d’éclaircies entre deux perturbations. Dans les basses couches, le vent continue à souffler d’est, et l’air maritime à l’arrière de la première perturbation s’en trouve assez continentalisé. Les premières heures, le temps reste froid malgré le soleil, avec une neige qui résiste bien, mais dans l’après-midi, le soleil de mars est suffisamment chaud pour réchauffer l’air, qui est désormais coupé de ses origines très froides. Il en résulte des maxima nettement plus doux, quoique variables d’un endroit à l’autre, avec en plaine des valeurs de 3 à 9°C et des valeurs plus homogènes sur les hauteurs avec 4 à 5°C. En effet, une forte inversion s’est formée au-dessus de la neige dans les éclaircies du matin, et celle-ci n’a pas été résorbée partout. Les valeurs les plus basses se retrouvent dans le nord et l’est avec 3,4°C à Kleine Brogel, 4,1°C à Retie et 4,3°C à Stabroek. Les valeurs les plus élevées sont enregistrées au sud-ouest des plaines, avec par exemple 8,7°C à Chièvres. Sur les plateaux de la Moyenne Belgique et, plus encore, sur ceux de l’Entre-Sambre-et-Meuse, il fait plus doux encore, avec 9,0°C à Gosselies et 10,5°C à Dourbes. Notons qu’à Dourbes, il n’y a pas eu de neige. Le ciel, dans toutes ces régions, est bleu après l’évacuation des derniers nuages frontaux le matin, parfois avec une tendance à être un peu délavé. Les cirrus sont cependant parfois épais aussi. En fin de journée, un voile d’altitude apparaît, avec cirrostratus et bancs d’altocumulus. Au littoral, il fait en outre brumeux. En Haute Belgique, c’est à nouveau une magnifique journée d’hiver, avec soleil et neige et des nuages pas très différents qu’en Basse et Moyenne Belgique. Parfois des bancs de brume et de brouillard se forment sur le sol (partiellement) enneigé. En Gaume par contre, l’inversion ne se résorbe pas du tout. Le brouillard est coriace et se transforme plus tard en stratus. La température ne dépasse pas 1,4°C à Buzenol et 1,8°C à Aubange. En soirée, les températures rebaissent partout et ce, malgré les nombreux nuages qui reviennent, parfois accompagnés d’un peu de pluie. 4 mars 2018 Cette seconde perturbation, qui est passée la veille au soir, n’a donné que peu de précipitations, mais elle a sonné le glas de l’hiver en toutes régions. L’air qui se situe à l’arrière est doux à tous les niveaux. À nouveau, une large zone d’éclaircies nous vaut du très beau temps en matinée, avant que le ciel ne se voile de cirrostratus et d’altostratus, parfois accompagnés d’altocumulus et bientôt suivis par une zone de pluie. Mais d’abord, le soleil et les températures, qui montent en flèche pour atteindre et dépasser les 10°C à 11 heures du matin en de nombreux endroits, donnent une véritable sensation de printemps, sensation qui se maintient longtemps encore après l’arrivée des nuages. Les maxima, par endroit, sont vraiment élevés : 13,8°C à Beauvechain ; 13,2°C à Koersel ; 13,0°C à Genk ; 12,6°C à Retie ; 12,5°C à Angleur. Même les 11,4°C d’Uccle donnent une bien agréable sensation, surtout par contraste avec le froid des jours précédents. En Haute Belgique, la situation est fort variable d’un endroit à l’autre. Saint-Hubert note 4,8°C, Mont-Rigi, 5,7°C mais Elsenborn, 7,6°C. En Gaume, il reste encore pas mal de brouillards et nuages bas, avec des températures restant à la traîne : 7,4°C à Buzenol et 8,0°C à Aubange. La neige disparaît rapidement. À Wideûmont, il n’en reste plus que des traces l’après-midi, malgré un très bref renouvellement de la couche la nuit du 3 au 4. Il en est de même pour Bastogne. À la Baraque de Fraiture, la couche est encore complète, mais en mauvais état. Seuls Mont-Rigi et Wirtzfeld tirent encore leur épingle du jeu. Plus pour longtemps. L’hiver est terminé et ne semble plus revenir. Bien sûr, des plaques de neige pourraient rester coriaces dans les Hautes-Fagnes, mais pour les paysages d’hiver, c’est bien fini !
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