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cumulonimbus

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    - Météorologie/climatologie<br>- Littérature<br>- Dessin/peinture<br>- Psychologie/pédagogie

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  1. cumulonimbus

    Automne 2020

    PREMIÈRE DÉCADE D’OCTOBRE 2020 1er octobre 2020 Un complexe dépressionnaire, englobant une vaste zone allant de l’Islande aux Îles Britanniques, détermine le temps sur nos régions. Un front froid aborde l’extrême ouest du pays tôt le matin, atteint le centre à la mi-journée et s’évacue vers l’est dans le courant de l’après-midi. Un petit noyau dépressionnaire, situé à l’extrême sud de ce complexe, se creuse rapidement et atteint la Bretagne dans la nuit du 1er au 2. C’est la tempête « Alex » qui, sur les îles du sud de la Bretagne, atteint des vitesses incroyables, jusqu’à 186 km/h à Belle-Île-en-Mer ! Source : KNMI En Belgique, on ne voit rien de cette tempête. La rafale la plus forte n’atteint que 65 km/h (Beauvechain). Le temps est juste maussade, avec un ciel couvert d’un nimbostratus pluvieux (avec parfois altostratus bien visible grâce à un nombre temporairement moindre de fractus, de cumulus et de stratocumulus) qui, en cours d’après-midi, fait place à un temps instable avec cumulus et cumulonimbus. Quelques altocumulus et stratocumulus les accompagnent, mais ils sont généralement peu nombreux, ce qui laisse voir de belles structures convectives dans un ciel limpide et bleu. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 1 octobre 2020 à 18h40 Les précipitations, variables d’un endroit à l’autre, dépassent ici et là les 10 mm et les températures maximales, un peu trop fraîches pour la saison, atteignent 15 à 16°C en plaine et 10 à 12°C sur les hauteurs. Les vents soufflent de sud-est à sud, puis tournent temporairement au sud-ouest avec l’arrivée de l’air post-frontal (traîne), puis revient dès la soirée au sud, puis au sud-est. 2 octobre 2020 La tempête « Alex » a un comportement très bizarre. Le noyau de la dépression qui la génère se trouve d’abord sur la pointe ouest de la Bretagne, puis elle commence à pénétrer dans la Manche avant de revenir sur ses pas, puis descendre le long de la côte française du Golfe de Gascogne, où elle finit par s’essouffler. Il s’en suit que chez nous, les vents qui soufflaient de sud-est s’orientent à l’est, et temporairement même au nord-est en soirée. Mais « Alex » n’a pas dit son dernier mot. Vu sa position très particulière sur l’extrême-ouest de la France, elle attire un important flux d’air chaud sur le sud-est de la France, ce qui vient renforcer un épisode méditerranéen certes préexistant, mais qui prend rapidement des proportions dramatiques. Source : Paris Match Notamment dans l’arrière-pays niçois, il tombe jusqu’à 500 mm d’eau en 24 heures, comme à Saint-Martin-Vésubie, tandis qu’on relève encore 414 mm à Clans, 380 mm à Andon et 347 mm à Coursegoules. On devinera en peine les dégâts que cela a causés, plus particulièrement en raison d’une crue exceptionnelle de la Vésubie (montée des eaux de 6 à 7 mètres en quelques heures). On notera qu’outre la présence d’une convergence des vents, les reliefs jouent un rôle primordial dans la quantité de précipitations puisque sur la côte même (pourtant c’est directement de la mer que viennent ces précipitations), les totaux n’atteignent « que » 44 mm à Nice et 43 mm à Cannes. Chez nous, rien de tout cela, juste un temps pluvieux par moment, à la Belge, avec nimbostratus et, dans les intervalles (plus ou moins longs), un temps couvert avec altostratus, parfois mêlé d’altocumulus, parfois doublé de stratocumulus. La seule bizarrerie, c’est la composante orientale du vent. Les températures maximales : 14 à 16°C en plaine, localement un peu plus, et 12 à 14°C sur les hauteurs. Notons enfin que si les pluies sont diluviennes sur le sud-est de la France, le nord-ouest de l’Italie et le Tessin suisse, on observe le foehn de l’autre côté des Alpes, avec à Glarus des températures de 22°C sous un vent très irrégulier, dont les rafales atteignent jusqu’à 100 km/h. 3 octobre 2020 La tempête « Alex » disparaît des cartes météorologiques aussi rapidement qu’elle n’y est apparue. Une dépression se creuse sur l’est de l’Angleterre et les vents se remettent à souffler du sud sur nos régions. Tout semble rentrer dans l’ordre. Mais rien n’est normal dans la situation que nous vivons. Les vents, en soirée déjà, reviennent au sud-est : la dépression anglaise se met à marcher à reculons à son tour sous l’effet d’un mastodonte anticyclonique sur la Russie. Cet anticyclone, sur son flanc occidental, véhicule un air particulièrement doux. Source : KNMI Notre temps, pourtant, continue à ressembler à celui d’un véritable flux zonal, avec un ciel couvert une bonne partie de la journée, nimbostratus pluvieux ou altostratus avec ou sans fractus. Des éclaircies arrivent en cours d’après-midi avec des cumulus et une quantité variable de stratocumulus et d’altocumulus. Ces éclaircies s’élargissent le soir sur le centre du pays, et localement aussi ailleurs. Les maxima baissent encore un peu, avec 13 à 15°C en plaine et 9 à 10°C sur les hauteurs. Le foehn, qui a fait rage en Suisse la veille, arrive à présent en Autriche avec localement des températures encore plus élevées : à Amstetten, on monte jusqu’à 27°C ! Mais après en soirée, une saute de vent, accompagnée de quelques gouttes de pluie, fait brutalement chuter la température. À 22 heures, il ne fait plus que 13°C. Pendant ce temps, de l’air très doux présent sur l’Europe centrale remonte vers le nord et s’apprête à aborder les Pays Baltes. 4 octobre 2020 La dépression anglaise reprend du poil de la bête, avec une circulation plus maritime vers nos contrées. Mais cet air maritime reste toujours quelque peu indirect, avec des vents de surface de sud. Sur le nord et nord-est de l’Europe, l’anticyclone russe garde les commandes avec l’arrivée d’une bulle d’air chaud sur les États Baltes et l’enclave de Kaliningrad. Dans cette dernière ville, le mercure monte jusqu’à 24°C, ce qui est vraiment beaucoup pour la latitude en octobre. Par la suite, poussés par les vents d’est, cet air déborde sur la Baltique, mais se refroidit au contact de l’eau avec brumes et stratus en Suède. Mais en Norvège, grâce au pseudo-fœhn, certains fjords connaissent à nouveau des températures très élevées. À Tafjord (latitude : 62°14’N), la température oscille entre 18 et 20°C toute la journée, même depuis tôt le matin, et finit par dépasser ces 20°C en soirée et la nuit, pour culminer à 20,4°C à minuit ! Au milieu de toutes ces anomalies, le temps reste plus ou moins normal en Belgique, presque beau même l’après-midi. Mais d’abord, en matinée, nous avons affaire à un temps pluvieux avec nimbostratus, évoluant vers un mix de stratocumulus et de nuages convectifs avec averses. L’après-midi, le ciel est bleu avec des cumulus dont la plupart se résorbent graduellement. Quelques-uns, au contraire, se développent en cumulonimbus avec averses. À côté de cela, on note aussi quelques stratocumulus et altocumulus cumulogenitus. Quand les éclaircies du soir sont larges, on voit aussi des bandes de cirrus. Au littoral tout comme en Gaume, le ciel tend à rester très nuageux aussi l’après-midi avec de nombreuses averses. En soirée, de l’activité orageuse est observée sur l’ouest du pays, d’abord non loin de Comines, puis à l’ouest et au nord-ouest de Gand. Les températures maximales : 12 à 15°C en plaine et 8 à 10°C sur les hauteurs. Le vent est assez présent, avec des rafales jusqu’à 60 km/h sur une grande partie du pays, et jusqu’à 76 km/h à Zeebruges. 5 octobre 2020 Les zones de basses pressions font quasiment du surplace sur l’est de l’Angleterre. En altitude, on assiste à une curieuse situation de blocage, avec un important creux orienté nord-ouest – sud-est qui traverse la Mer du Nord et descend jusqu’au sud de l’Allemagne. Chez nous, les vents d’altitude soufflent de nord-ouest tandis que sur l’est et le nord de l’Europe, ces vents soufflent de sud ou de sud-est. Sur notre pays, ces vents de nord-ouest en altitude forment d’importants cisaillements directionnels avec les vents de surface, qui en ce jour soufflent de sud-ouest à sud. Ci-dessous, les vents modélisés par Arôme (prévisions à très court terme) pour 18 h L.T. à différents niveaux : en surface, au niveau 925 hPa (vers 600 m), au niveau 700 hPa (vers 2850 m) et au niveau 300 hPa (vers 9000 m). Modèle Arôme Au niveau des perturbations, nous avons une occlusion qui traverse le pays la nuit et le matin, suivi d’un air post-frontal avec une origine polaire très indirecte, puis par une nouvelle occlusion (en fait une autre branche de la même occlusion) qui passe en fin de soirée. À noter que dans l’air post-frontal, il y a une ligne de discontinuité qui intéressera le nord du pays durant l’après-midi et en début de soirée et qui sera particulièrement active. Source : KNMI Sous la première occlusion, le temps est d’abord pluvieux avec nimbostratus, puis ces pluies évoluent en averses (mix stratocumulus / nuages convectifs) avant que les nuages ne se déchirent. L’après-midi, on observe de belles éclaircies accompagnées de cumulus, mais aussi de cumulonimbus générateurs d’averses. Par moment, les éclaircies sont aussi amoindries par des altocumulus et stratocumulus cumulogenitus, ainsi que par des cirrus et cirrostratus d’enclumes. Ailleurs, le ciel est bleu avec de très bonnes visibilités, permettant de voir les cumulonimbus de très loin, comme par exemple l'une des supercellules au nord d’Anvers, visible depuis Bruxelles. Nous y reviendrons. Au coucher du soleil, les nuages de l’occlusion suivante sont déjà visibles à l’horizon, vers l’ouest. Quelques heures plus tard, les pluies et bruines de cette occlusion nous arrivent déjà. Sur le nord du pays, le temps n’est d’abord pas très différent de celui du reste du pays, mais en après-midi, les nuages deviennent bien plus menaçants, avec des orages qui éclatent dès le milieu de l’après-midi sur le nord-ouest, et en fin d’après-midi sur le nord proprement dit (région anversoise entre autres). À Kapellen et à Braschaat, à une dizaine de kilomètres au nord / nord-est d’Anvers, c’est une véritable tornade qui se forme ! Des analyses ultérieures font même état de deux tornades, qui sont nées au sein de trois orages qui se succèdent en peu de temps sur la région. Deux de ces orages prennent des caractéristiques supercellulaires et génèrent chacun une tornade. La tornade de Braschaat est de brève durée et n'est pas entièrement condensée. Mais les dégâts (de type convergent) prouvent bien qu'il s'agit d'une tornade. La tornade de Kapellen (cf. photo) est bien plus esthétique et visible de loin. Toranade de Kapellen vue depuis Ekeren. Source : capture d'écran d'une vidéo de Martijn Peters « Hier soir, [texte écrit le 6 octobre] certaines rues de Braschaat et de Kapellen ont subi le passage d’une tornade. Des arbres ont été déracinés et des meubles de jardin tournoyaient dans les airs. Quelques toits ont été endommagés et des rues, inondées. Mais personne n’a été blessé. » (Carla Mertens, VRT NWS) Une habitante de Kapellen, impressionnée : « Soudain, il se mit à pleuvoir fort et nous entendîmes un bruit assourdissant. Nous pensions d’abord qu’il s’agissait d’un coup de tonnerre, mais il s’avéra que plusieurs arbres ont été déracinés dans notre rue. Un de ses arbre évita de peu notre voiture. Au-dessus de notre porte d’entrée, il y avait une lucarne : elle a complètement disparu ! Elle est retombée entre deux arbres. Chez nos voisins, une partie de la toiture a été arrachée. Le vent était très fort, sans véritable direction. Du mobilier de jardin et des trampolines se sont envolés, pas tous dans la même direction. Tout s’est retrouvé dans tous les sens par terre. Chez notre voisine, un arbre s’est abattu sur son abri de jardin. Les pompiers sont venu ébrancher et débiter un arbre pour dégager notre entrée et pour remettre l’électricité. Puis ils ont dégagé la rue aussi. » Source : VRT NWS (traduit par nos soins) Quelques stations privées ont enregistré de très fortes précipitations. À Kapellen, la première averse donne 13,7 mm entre 15h40 et 16h30 et la deuxième, 12,7 mm entre 17h10 et 17h35. La troisième averse, là, ne donne que quelques millimètres. Mais le total de la journée (0h -> 24h) s'élève à la station à 33,8 mm ! Une autre station de Kapellen, un peu plus à l’est, mesure une quantité comparable, 28,5 mm, dont la plus grande partie tombe aussi lors de deux averses principales. Parmi les stations officielles, la plus proche est celle de Stabroek avec 18 mm sur la journée, dont 16 mm entre 14 et 20h. Lorsqu’on s’éloigne de la zone, les précipitations diminuent très rapidement. La cause principale de ces intempéries, dont notamment les supercellules ayant généré les tornades, est à rechercher dans le cisaillement directionnel « tournant » des vents (passant graduellement de sud-sud-ouest à nord-ouest au fur et à mesure qu’on monte en altitude). L’instabilité est certes présente, mais pas particulièrement forte. Mais la ligne de convergence post-frontale a probablement « boosté » la convection pour former ligne orageuse au nord d’Anvers. L’aspiration liée à la sortie gauche d’un jet-stream a apporté la touche finale. Les températures, quant à elles, ont été de saison, voire un brin trop fraîches, avec des maxima de 15 à 17°C en plaine et de 9 à 10°C sur les hauteurs. 6 octobre 2020 Une autre occlusion encore traverse notre pays en première moitié de journée, suivie d’une circulation d’ouest commandée par une dépression sur la Mer du Nord, pendant que l’anticyclone des Açores reste proche... des Açores. L’occlusion se matérialise par un nimbostratus pluvieux (parfois avec cumulonimbus enclavés) qui nous accompagne une bonne partie de la journée. À l’arrière, nous avons un ciel traditionnel de traîne avec cumulus, cumulonimbus et quelques stratocumulus cumulogenitus. C’est au littoral que les éclaircies sont les plus précoces, et aussi les plus larges (malgré la présence, là aussi, de nuages convectifs). Par endroit, ces averses sont fortes. À Ernage, il tombe 21 mm en 5 heures, entre 13 et 18 heures, dont 7 mm entre 15 et 16 heures et 6 mm entre 17 et 18 heures. Il n’est pas étonnant que sur les totaux journaliers (sur 24 heures), ce soit la station toute proche de Gembloux qui récolte le plus d’eau, avec 22,4 mm, suivie de près par Bierset avec 22 mm (dont 21 mm l’après-midi), puis par Buzenol avec 21,3 mm. À l’opposé, l’ouest du pays connaît peu de précipitations avec 0,7 mm à Passendaele ; 0,6 mm à Middelkerke ; 0,5 mm à Kruishoutem et 0,2 mm à Beitem. Les températures sont à nouveau de saison, avec des maxima de 15 à 17°C en plaine, très localement 18°C, et 10 à 12°C sur les hauteurs. 7 octobre 2020 À présent, l’anticyclone des Açores se développe mieux et pousse une crête vers l’Espagne et le Sud de la France. Mais l’axe reste bien au sud de nos régions, si bien que nous nous trouvons dans une vraie circulation zonale, avec des zones de basse pression évoluant plus au nord. Nous sommes toujours sous un ciel de traîne, mais qui est bien moins active que la veille, avec pas mal de stratocumulus d’étalement qui accompagnent les cumulus et les quelques cumulonimbus (généralement peu développés). Mais il y a des éclaircies aussi. Le total des précipitations est souvent inférieur à 1 mm, parfois compris entre 1 et 2 mm et très localement plus conséquent (comme par exemple à Stabroek avec 5,1 mm). Les températures maximales sont similaires à celles de la veille, parfois un brin plus fraîches, et se situent entre 15 et 16°C en plaine et entre 10 et 12°C sur les hauteurs. 8 octobre 2020 Dans cette circulation zonale bien en place, nous avons une perturbation frontale à secteur chaud encore assez ouvert, commandée par une dépression se déplaçant rapidement de l’Irlande au Danemark en passant par l’Angleterre et le sud de la Mer du Nord. Le front chaud traverse notre pays la nuit et tôt le matin, le front froid aborde le littoral l’après-midi, puis traverse une partie du pays avant de s’immobiliser plus au moins au nord des massifs ardennais et fagnards. Le temps est très nuageux, le plus souvent même couvert avec stratocumulus, parfois doublés de cumulus, tendant à évoluer en nimbostratus avec pluie et bruine l’après-midi. Au sud du pays, on observe aussi des brumes et stratus en matinée. Le secteur chaud fait certes monter les températures en altitude, mais en surface, cette hausse reste très limitée, avec des maxima de 17 à 18°C en plaine et de 12 à 13°C sur les hauteurs. 9 octobre 2020 Le front froid a formé une onde, se transforme temporairement en front chaud en remontant quelque peu, puis la pointe du système frontal à peine né passe sur le sud-est du pays avant que la perturbation ne s’évacue vers le centre-sud de l’Allemagne en soirée. Mais une autre perturbation (occlusion) nous attend déjà en soirée à partir du nord-ouest. Le temps est couvert, brumeux et pluvieux, avec nimbostratus, une grande partie de la journée en Gaume. Ce n’est qu’en fin de journée qu’on voit quelques très timides éclaircies parmi les stratocumulus. En Ardenne, le nimbostratus fait place à des éclaircies en cours d’après-midi, avec des cumulus et quelques stratocumulus. Au centre du pays, le temps n’est pas trop mauvais avec du brouillard le matin, puis une nappe peu épaisse de stratocumulus, suivie d’altocumulus et d’éclaircies avant le retour d’autres bancs de stratocumulus, parfois doublés de cumulus. Dans les éclaircies du soir, on note aussi des cirrus. De temps en temps, un cumulus isolé parvient à se développer un peu plus en dessous des stratocumulus / altocumulus. Webcam MB – Schaerbeek – 9 octobre 2020 à 12h Au littoral, les éclaircies sont plus larges l’après-midi, avec quelques cumulus et la présence de cirrus. Les températures sont assez stables, avec des maxima de 15 à 16°C, localement 17°C en plaine et de 10 à 12°C sur les hauteurs. En Gaume, les pluies sont conséquentes en matinée, avec à Buzenol presque 20 mm tombés entre 4 et 13 heures (dont 15 mm entre 7 et 12 heures). 10 octobre 2020 Les diverses perturbations se sont à présent éloignées vers le sud-est. Une dépression à noyau principal sur le sud de la Norvège, associée à une anticyclone des Açores qui remonte vers le nord sur l’Océan, met en place une circulation de nord-ouest au-dessus de nos régions. Grâce à une certaine influence anticyclonique, cette situation nous ramène temporairement du beau temps, pendant une partie de la journée. En matinée, le ciel est même serein ou presque, puis des cumulus se forment mais se développent peu. En après-midi, le ciel redevient nuageux avec d’abord des altocumulus, parfois à tendance lenticularis, puis des stratocumulus assez denses qui forment alors un mix avec les nuages convectifs et qui donnent des averses. Quand il y a encore des éclaircies, on revoit des altocumulus. Sur l’est et le sud du pays, le temps tend à rester beau toute la journée avec persistance des cumulus, accompagnés de quelques stratocumulus seulement. Au littoral en revanche, le temps est beaucoup plus instable, avec cumulus et cumulonimbus tout au long de la journée et régulièrement des averses. En après-midi et le soir, ces averses sont souvent organisées en ligne et intéressent tout le nord-ouest, nord et même nord-est du pays avant de se propager plus tard sur de grandes parties de notre territoire. Mais les pluies ne sont abondantes qu’ici et là, comme par exemple à Stabroek avec 11,6 mm Les températures maximales, en baisse, n’atteignent plus que 13 à 14°C en plaine et autour de 9°C sur les hauteurs. Ceci termine une décade encore fort extravagante dans un premier temps, mais avec une graduelle normalisation de la situation atmosphérique par la suite.
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    Automne 2020

    TROISIÈME DÉCADE DE SEPTEMBRE 2020 21 septembre 2020 La ceinture anticyclonique au nord de nos régions descend vers le sud et vient s’établir sur nos régions. Mais cette ceinture se scinde en deux parties, deux noyaux anticycloniques qui se séparent de plus en plus en s’affaiblissant. Peu à peu, un marais barométrique s’installe dans nos contrées. La vague de chaleur française s’essouffle peu à peu. Nous sommes arrivés à une saison où la chaleur ne s’auto-entretient plus sur le continent. En l’absence d’une nouvelle alimentation en air tropical, les températures finissent par baisser en raison d’un soleil désormais trop faible chez nous. Malgré cela, on reste encore dans des valeurs élevées pour la saison, en journée tout au moins. Car au petit matin, en raison des nuits plus longues, il fait déjà froid. À Elsenborn, la température descend jusqu’à 2,2°C, mais en plaine aussi, on observe des valeurs très basses, comme à Diepenbeek avec 2,8°C et Retie avec 3,6°C. Ceci en grand contraste avec le port de Zeebruges, où la température ne descend pas en dessous de 15,8°C (mais 7,7°C à l’aéroport de Middelkerke). L’après-midi, le ressenti de la température est très doux (aussi grâce au vent faible) et les thermomètres le confirment, avec le plus souvent autour de 25°C en plaine et au centre du pays, et autour de 23°C sur les hauteurs. Au littoral, il fait plus frais avec 19 à 20°C. En Campine, en Gaume et sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, on atteint parfois encore 26°C. Le ciel, quant à lui, est serein sur tout le pays. Notons enfin que les écarts de température entre le matin et l’après-midi peuvent être importants, comme par exemple à Diepenbeek (minimum = 2,8°C ; maximum = 25,7°C). 22 septembre 2020 Le maintien d’un marais barométrique permet à l’air doux de stagner sur le pays avec, l’après-midi, souvent une légère baisse des températures par rapport à la veille et ce, après une nouvelle nuit froide. À Diepenbeek, il refait 2,8°C au petit matin, tandis qu’on observe 3,0°C à Elsenborn et 4,9°C à Retie. Les maxima, en plaine et au centre du pays, se situent le plus souvent autour de 23 à 24°C, et à peine moins sur les hauteurs avec 23°C. Les régions privilégiées comme la Campine, la Gaume et aussi l’Entre-Sambre-et-Meuse affichent 25 à 26°C. Au littoral, il fait près de 22°C. Le matin, du brouillard se forme sur l’ouest et le centre du pays, pendant que la visibilité reste extraordinairement bonne sur le plateau ardennais. En dehors de ce brouillard matinal, le ciel est à nouveau parfaitement serein partout, sauf en Gaume où l’on observe quelques rares cumulus humilis. À Diepenbeek, l’écart de température est à nouveau grand entre le matin et l’après-midi, avec un minimum de 2,8°C et un maximum de 25,8°C. 23 septembre 2020 Le marais barométrique n’offre pas une grande résistance à l’arrivée d’un régime dépressionnaire dont les centres d’action sont situés au nord-ouest et au nord par rapport à nos régions. Malgré des pressions pas trop élevées en Méditerranée, le gradient devient suffisant pour générer chez nous un bon petit vent de sud à sud-ouest, avec des rafales de 40 à 50 km/h sur presque tout le pays (jusqu’à 60 km/h au littoral), rafales qui augmenteront encore un peu durant la nuit suivante. Une faible occlusion traverse le pays durant l’après-midi et sera suivie, la nuit, par un front froid très actif. Après d’importants bancs d’altocumulus (parfois aussi stratocumulus) le matin, on observe encore des éclaircies en matinée, avec des altocumulus plus dispersés et la formation de cumulus. L’après-midi, le ciel se voile de cirrostratus et d’altostratus tandis que les cumulus persistent un certain temps encore, avec une tendance à évoluer en stratocumulus. En soirée, le ciel est très nuageux ou couvert de cirrostratus, altostratus et altocumulus. En Gaume, le temps reste assez beau une bonne partie de la journée, avec essentiellement des cumulus, et le voile nuageux n’arrive qu’en fin d’après-midi. Au littoral, au contraire, les éclaircies sont brèves en début de journée, avec un ciel se couvrant rapidement. Des précipitations y tombent dès la mi-journée, des averses tombant d’un mix de stratocumulus et de nuages convectifs en dessous d’un voile de nuages plus élevés. Ailleurs dans le pays, les pluies ne commencent qu’en soirée voire la nuit. Les températures maximales baissent encore un peu par rapport à la veille, mais sont pour la dernière fois encore nettement supérieures aux normes saisonnières, avec 21 à 24°C en plaine et 19 à 20°C sur les hauteurs, tout comme au littoral. Les précipitations sont très abondantes sur l’ouest du pays. À Middelkerke, il tombe déjà 8 mm l’après-midi, puis 16 mm en soirée, soit un total de 24 mm. Une station privée à Alveringem récolte même 29 mm, dont la moitié environ lors d’une averse à la mi-journée et l’autre moitié lors des pluies du soir. Non loin de là, mais du côté français, la station MB de Bergues récolte 40 mm, dont 10 lors de l’averse de la mi-journée et le restant lors des pluies du soir. Plus loin à l’intérieur des terres, les pluies sont moindres mais restent généralement significatives, avec ici et là plus de 10 mm. Le sud du pays, par contre, reçoit parfois fort peu (1,4 mm sur l’épisode, par exemple, à Étalle et 1,8 mm à Virton). 24 septembre 2020 Le front froid achève de traverser notre pays en deuxième moitié de nuit. L’après-midi et le soir, d’autres perturbations traversent notre pays, dont notamment une occlusion associée à une dépression se déplaçant de l’Irlande à la Manche et se dédoublant, avec un autre noyau sur le sud-ouest de la Mer du Nord. Pour cette raison, les vents de sud-ouest tournent au sud, même temporairement au sud-sud-est en soirée, mais le temps (assez) chaud ne revient pas pour autant. À l’arrière du front froid, le temps est d’abord beau en matinée, avec cirrus puis formation de quelques cumulus. L’après-midi, des altocumulus envahissent le ciel, bientôt suivis de stratocumulus, par moment doublés de cumulus (fractus), parfois il s’agit aussi d’un véritable mix de stratocumulus et nuages convectifs. On note quelques précipitations, tombant tant sous formes de faibles pluies que de petites averses. En soirée, ces pluies se renforcent quelque peu. En Gaume, le temps est un peu différent avec des stratocumulus résiduels en matinée, puis des cumulus sous un ciel voilé de cirrus, puis de cirrostratus, plus tard à nouveau des stratocumulus, dont castellanus. Les températures maximales n’atteignent plus 20°C nulle part. Elles se situent entre 16 et 19°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et entre 14 et 15°C sur les hauteurs. Les précipitations sont le plus souvent encore modestes, mais dépassent déjà les 10 mm par endroit, comme par exemple à Gouvy (12,2 mm). 25 septembre 2020 Le premier noyau dépressionnaire, celui qui se trouvait la veille sur la Manche, s’enfonce sur le territoire français et se comble rapidement. Le second noyau dépressionnaire, celui sur le sud-ouest de la Mer du Nord, va encore faire parler de lui. Bien que peu profond, ce noyau va générer, par rapport à une crête anticyclonique, un resserrement des isobares tel que le vent se mettra à souffler en tempête le long de notre Côte belge : la tempête Odette est née ! Source : KNMI Mais d’abord, parlons de la différence saisissante des températures en à peine 10 jours de temps. Ci-dessous, les valeurs mesurées le 15 septembre à 15h Z (17h L.T.), comparées à celles du 25 septembre à la même heure. Source des cartes : Infoclimat Par endroit, cette différence atteint 23, voire 24°C. De telles différences sont plutôt rares pour des températures prises à la même heure au sein d’un même mois. En octobre 2012, cette différence avait atteint localement 20°C, mais en 4 jours seulement (p. ex. Elsenborn : 23,9°C le 22/10/2012 à 15h Z ; 3,9°C le 26/10/2012 à 15h Z). Nous verrons par la suite que la différence au niveau des précipitations est tout aussi saisissante : on passe presque sans transition de la sécheresse au trop plein d’eau ! En ce 25 septembre, nous avons d’abord un temps instable et venteux, avec des vents de sud tournant à l’ouest à l’intérieur des terres, et au nord-ouest au littoral. Le ciel est généralement très nuageux à couvert. Peu d’éclaircies entre les cumulonimbus à averses. Le plus souvent, nous avons un mix de stratocumulus, de cumulus et de fractus, parfois aussi des altocumulus et quelques coins de ciel bleu quand le soleil perce un peu. Les températures maximales : 13 à 14°C en plaine, 8 à 10°C sur les hauteurs. En journée, les précipitations restent encore raisonnables partout, et ne dépassent pas les 5 mm dans la plupart des cas. Mais le vent est déjà bien là, avec des rafales qui montent progressivement à 60 km/h à l’intérieur des terres, à 80 km/h sur l’ouest des plaines et à 100 km/h, voire plus le long du littoral. En début de soirée (entre 19 et 20h), Coxyde monte jusqu’à 108 km/h pendant que Middelkerke atteint 101 km/h. À Zeebruges, une rafale de 101 km/h est déjà mesurée entre 17 et 18h. Il n’est d’ailleurs pas exclu que du côté de La Panne, on dépasse les 110 km/h (Dunkerque : 112 km/h entre 18 et 19h). La nuit, pluie et vent se renforcent. Entre 2 et 3 heures du matin, on observe jusqu’à 115 km/h à Zeebruges, tandis que des rafales de 70 à 80 km/h se propagent aussi à l’intérieur, jusqu’au centre, voire le centre-est du pays. On remarquera aussi la moyenne très élevée du vent à Zeebruges entre 1 et 2 heures, avec 83 km/h. Comme ces vents soufflent de nord-ouest (à peu près perpendiculairement à la ligne côtière), on note beaucoup de dégâts aux littoral, notamment en raison du transport de sable vers la digue, perturbant fortement le trafic. Ci-dessous : le « résultat » de la tempête le lendemain matin. Crédit photo : Patoche Gérard ; source : Info Météo Venons-en aux pluies maintenant. Le soir et la nuit, ces pluies se renforcent nettement, ce qui fera que les totaux (8h -> 8h) dépassent parfois 30 mm, voire 40 mm. Quelques chiffres : Sint-Katelijne-Waver : 41,0 mm Mont-Rigi : 32,0 mm Uccle : 30,4 mm Stabroek : 30,2 mm Mais à bien des endroits, le pire reste à venir… 26 septembre 2020 La dépression, d’abord située sur les Pays-Bas, s’éloigne vers l’Allemagne, puis la Pologne et les vents se calment petit à petit. Mais une occlusion reste traîner en travers de notre pays, créant ainsi un couloir à précipitations particulièrement intenses. Ce couloir s’étend grosso modo de la Flandre Orientale à l’est du Hainaut / ouest de la province de Namur en passant par le centre-ouest du pays. Une autre zone à fortes précipitations (là plutôt un gros amas) sévit également sur les massifs ardennais et fagnards. D’abord les chiffres sur 24 heures (c’est-à-dire du matin du 26/09/2020 au matin du 27/09/2020) : Heldergem : 93,5 mm Dourbes : 69,3 mm Enghien : 65,2 mm Sivry-Haye : 64,0 mm Cour-sur-Heure : 63,4 mm Sivry-Rance : 60,4 mm Gosselies : 59,0 mm Tollembeek : 57,6 mm Braine-le-Château : 51,0 mm Alost : 50,0 mm Des cotes supérieures à 60 mm en une journée, surtout en Basse et Moyenne Belgique, peuvent être considérées comme très élevées. La valeur de Heldergem (Haaltert) peut même être considérée comme exceptionnelle. Les pluies sur les reliefs (et vallées) de l’est et sud-est du pays donnent des totaux à peine moindres : Mont-Rigi : 48,6 mm Bièvre : 44,0 mm Hastière : 42,1 mm Et en dehors des zones précitées, le temps reste très pluvieux aussi, avec des totaux le plus souvent supérieurs à 20 mm ! Dans les zones très impactées, les pluies sont plus ou moins continues et fortes, et il est parfois bien difficile de faire la distinction entre averses et renforcements de pluies continues. Pour l’observateur au sol, cela peut parfois apparaître comme un nimbostratus, mais avec des pluies plus intenses que d’habitude. Grâce au radar de précipitations, des averses sont cependant détectables et on peut parler de cumulonimbus encastrés dans le nimbostratus. Ci-dessous, l’état de la situation le matin, avec les cumulonimbus situés sur la mer (en rouge sur la carte). Source : Buienradar En journée, il y a une certaine pénétration de ces cumulonimbus à l’intérieur des terres (petits points rouges). Source : Buienradar En dehors des zones précitées (parfois même très peu à l’ouest ou à l’est), le ciel prend plutôt des caractéristiques instables, avec un mix de stratocumulus et de nuages convectifs, et parfois des cumulonimbus visibles dans de brèves éclaircies. Webcam MB – Schaerbeek – 26 septembre 2020 à 14h En fin d’après-midi, c’est même un véritable arcus qui déboule sur le centre du pays. 26 septembre 2020 à 17h54 – crédit photo : Skystef Au littoral, l’instabilité est suffisante pour un peu d’activité orageuse et…. une trombe marine ! Crédit photo : Greet Velghe ; source : Frank Deboosere Les vents généraux, quant à eux, soufflent de nord-ouest et tournent au nord, avec encore de fortes rafales au littoral en première moitié de journée (90 puis 80 km/h). À l’intérieur des terres (à l’exception de l’ouest des plaines), le vent n’est pas très significatif. Durant la nuit, le vent redevient fort au littoral. Les températures, en plaine, remontent un peu avec le plus souvent 14 à 16°C. Certaines régions, notamment l’Entre-Sambre-et-Meuse, restent fort froides sous les fortes pluies, avec des maxima de 9,4°C à Dourbes et de 9,6°C à Florennes. Sur les Hauts Plateaux, il fait plus froid encore avec 7,1°C à Saint-Hubert et 7,3°C à Mont-Rigi. Dans ces deux dernières régions, les températures remontent ensuite en cours de nuit, et deviennent donc plus douces qu’en journée. 27 septembre 2020 La situation atmosphérique est très inhabituelle. La dépression responsable de la tempête Odette s’est retrouvée coincée sur la Pologne, la veille, des suites de la poussée d’un anticyclone présent sur la Russie depuis plusieurs jours déjà. Cette dépression se met à marcher à reculons et… nous revient en ce 27 septembre avant de se combler rapidement sur la France. Comme déjà mentionné, le vent est redevenu fort au littoral durant la nuit et, le matin, c’est à nouveau une véritable tempête de nord-ouest à nord qui s’abat sur le port de Zeebruges, avec des rafales de 101 km/h pour un vent moyen de 79 km/h entre 6 et 8 heures. Sur l’ouest de la Côte belge, le vent est un peu moins fort, mais les rafales atteignent encore 80 à 90 km/h. Et des rafales de 75 km/h sont enregistrées jusqu’à une trentaine de kilomètres du littoral. Plus loin encore à l’intérieur, le centre du pays subit encore quelques petites rafales, tandis que l’est et le sud ne sont pas concernés par cette nouvelle tempête ou, plutôt, retour de tempête. En journée, ces vents diminuent rapidement et, comme nous le verrons plus loin, nous bénéficions aussi d’une accalmie sur le front de la pluie. Mais revenons un instant sur la situation atmosphérique du jour. Source : KNMI Nous pouvons y voir que la dépression, qui est à présent en train de mourir sur la France, a entraîné dans son sillage, sur son versant nord-est, un vaste secteur chaud dans une situation quasiment inversée par rapport à la situation normale. Ce secteur chaud emprisonne par ailleurs un reliquat d’air chaud qui avait séjourné un bon moment sur la Pologne et l’Allemagne orientale, avec des températures jusqu’à 28°C à Berlin et à Cottbus. À présent, la bulle d’air chaud se trouve sur le Danemark, le sud de la Suède et les États Baltes. Source : Infoclimat Chez nous, cet air chaud n’a (encore) aucune influence. Le temps est d’abord pluvieux sous un nimbostratus, puis le temps s’améliore avec un mix de cumulus et de stratocumulus et quelques éclaircies. Au littoral, le temps est un peu plus instable avec de petites averses. Plus tard en journée, des nuages de l’étage moyen, altostratus et altocumulus, envahissent le ciel partout, avec plus tard quelques précipitations. Au sud du pays, on observe aussi du brouillard matinal par vent calme (en grand contraste avec la tempête à la mer). Les précipitations restent très raisonnables sur tout le pays. Les températures maximales sont presque douces sur l’ouest et le nord du pays, avec le plus souvent 16 à 17°C. Sinon, ces températures se situent autour de 14 ou 15°C sur une grande partie du pays, et entre 10 et 11°C sur les hauteurs. 28 septembre 2020 La situation atmosphérique n’a guère évolué, sauf que le secteur chaud s’est décalé vers le nord-ouest et que la pointe de ce secteur chaud à l’envers se trouve à présent sur notre pays avec une nouvelle fois de fortes précipitations. Source : KNMI Les températures élevées se retrouvent désormais du côté de la Norvège, ou plutôt, à quelques endroits privilégiés de la Norvège, où l’air chaud parvient à toucher le sol. Même si en altitude, la bulle d’air chaud concerne une grande partie de la Scandinavie, en surface il fait souvent frais sous l’inversion, avec du brouillard très répandu en Suède. De l’autre côté des Scandes (= « Alpes scandinaves »), le pseudo-foehn parvient à faire grimper les températures, dans certains fjords et vallées norvégiens, jusqu’à 23°C ! À Trondheim (63°28’N) notamment, sous un soleil éclatant, on enregistre 23,0°C, la plus haute température depuis 40 ans au moins pour une 3e décade de septembre. Chez nous, on est loin du compte. Il pleut et il fait frais, avec un nimbostratus qui persiste toute la journée, souvent précédé, suivi voire doublé d’un stratus. Notamment une bande centrale sur la Belgique connaît des précipitations abondantes, avec 12,5 mm à Stabroek ; 11,8 mm à Sint-Katelijne-Waver ; 21,8 mm à Uccle ; 24,0 mm à Gosselies et 24,3 mm à Dourbes. À l’ouest et à l’est de cette bande, il pleut généralement moins. En Ardenne, le ciel n’est pas encore trop sombre en matinée, avec altocumulus et stratocumulus, plus tard doublés de fractus avant l’arrivée du nimbostratus. En Gaume, on note même quelques éclaircies en matinée. Les températures maximales : 12 à 16°C en plaine, 6 à 9°C sur les hauteurs. Et pourtant, la Belgique connaît un tout petit peu aussi l’influence de l’air chaud scandinave. En altitude, la langue d’air chaud est bien plus étendue qu’en surface, et la Belgique connaît de ce fait une hausse marquée des températures au niveau 850 hPa, qui passe de 3 à 9°C vers 1400 mètres d’altitude. Il s’ensuit une grande stabilisation de l’air, avec l’humidité coincée dans les basses couches et une baisse de la base des stratus, qui fait disparaître dans le brouillard le sommet des buildings bruxellois. En outre, une partie de ce réchauffement se transmet jusqu’en surface avec, sous un ciel invariablement gris, une hausse des températures de 3°C environ à partir de l’ouest, accompagnée d’un changement brusque de la direction du vent. Le « vent froid de sud » se fait remplacer par un « vent plus doux de nord-ouest » ! Source : IRM 29 septembre 2020 L’arrivée d’une faible perturbation en provenance de la France et la présence d’autres perturbations sur l’Atlantique, se déplaçant vers l’Irlande, augurent la mise en place d’une situation météorologique plus normale. Le temps est d’abord beau avec quelques altocumulus, puis des cumulus parfois assez flous (à la limite du fractus) se forment, suivis l’après-midi par une nappe de stratocumulus en dessous de laquelle les cumulus persistent un certain temps. Parfois ce sont aussi des stratus fractus qui doublent ces stratocumulus, notamment en cas de (faibles) précipitations. Au littoral, le ciel se couvre plus rapidement, mais des éclaircies réapparaissent déjà l’après-midi, avec cumulus, altocumulus et cirrus. À l’est et au sud-est du pays, le ciel est encore couvert et pluvieux le matin, avec un ciel restant très nuageux en matinée avec stratocumulus et parfois encore quelques fractus. Là, les éclaircies ne sont présentes que l’après-midi (fin de matinée du côté de Liège) et ce, pour une brève durée avec le retour rapide des nuages (cumulus / stratocumulus). En Gaume, il n’y a même presque pas d’éclaircies. Une certaine douceur revient en plaine avec des maxima de 18 à 20°C (20,3°C à Koersel et 20,2°C à Retie). Sur les hauteurs, ces maximas se situent entre 11 et 14°C. La Gaume, sous les nuages, reste fraîche avec guère plus de 15 ou 16°C. Le plus souvent, les précipitations sont très faibles, mais parfois, les pluies et bruines parviennent à donner quelques petits millimètres d’eau. 30 septembre 2020 Pendant que les perturbations atlantiques continuent leur chemin vers les Îles Britanniques, la faible perturbation française est munie à l’arrière d’un long front froid, qui se remet à son tour à onduler et à remonter sous forme de front chaud. Source : KNMI Mais contrairement à ce qu’on a vu en été et encore au début de cet automne, l’air situé au sud de ce front n’est pas particulièrement chaud : les températures y sont à peine plus élevées qu’au nord du front. Cette perturbation n’est d’ailleurs pas très active et ne donne, le plus souvent, que peu de précipitations. Il s’en suit que le temps n’est pas trop mauvais chez nous : un ciel nuageux certes, avec beaucoup de stratocumulus, parfois doublés de cumulus, mais aussi quelques éclaircies (avec altocumulus et cirrus). Sur le sud du pays, on observe aussi en début de journée du brouillard et des stratus (fractus). Parfois, les stratocumulus parviennent à générer un peu de pluie ou de bruine, et les cumulus, de petites averses. Les températures sont douces sans plus, avec à nouveau 18 à 20°C en plaine, et une très légère hausse sur les reliefs avec 12 à 15°C sur les Hauts Plateaux. Les pluies, quant il y en a, sont faibles sauf au littoral où elles sont un peu plus consistantes (Middelkerke : 5 mm dont 1 mm en matinée par des pluies, 2 mm par une averse en fin d’après-midi et 2 mm par des pluies en deuxième partie de nuit). Conclusion Qui l’eût cru, que le mois connaîtrait un excédent pluviométrique ? À Uccle, jusqu’au 22 septembre inclus, il n’était tombé que 3,8 mm d’eau dans le pluviomètre. Une forte sécheresse donc, dans le prolongement de la forte tendance sèche des mois précédents. Puis du 23 au 30 du mois, il est tombé 98 mm d’eau en 8 jours seulement !!! Il ne serait pas exagéré de dire qu’un extrême a annulé l’autre, au niveau statistique tout au moins car la nature, elle, n’apprécie vraiment pas ! En outre, le 26 septembre à lui seul a pour ainsi dire dessiné les cartes pluviométriques du mois. Source : URM Si l’on dessinait la carte des précipitations du 26 septembre, l’on retrouverait les zones les plus sombres (fortes précipitations) presque aux mêmes endroits. Ce que nous pouvons surtout retenir de ce mois de septembre 2020, c’est à nouveau la fréquence des situations de blocage. Le flux zonal n’a pu s’imposer que sur la période du 3 au 12 septembre, et encore, souvent avec une teinte anticyclonique et un positionnement un peu trop au nord par rapport à nos régions. Après, c’étaient constamment des blocages, d’abord avec une crête à l’est de nos régions, puis avec une situation « high over low » et enfin par un vaste creux, se détachant ensuite pour former une circulation fermée (goutte froide). En toute fin du mois, nous assistons à une nouvelle tentative de flux zonal. Il en découle d’abord une grande sécheresse, avec dans un premier temps un flux zonal « trop mou » pour donner des précipitations dignes de ce nom, et dans un deuxième temps une longue période anticyclonique vraiment sèche, avec en plus une bouffée de chaleur extrême au milieu du mois. Ensuite, et presque sans transition, nous avons droit à des pluies trop fortes en raison d’un blocage dépressionnaire. Cela s’accorde parfaitement avec l’évolution des patrons atmosphériques liée au réchauffement climatique. Le pôle se réchauffant plus vite que les latitudes moyennes, les différences de températures s’amenuisent et le jet-stream, dont le moteur est justement cette différence de température, ralentit et en ralentissant, il se met plus aisément à onduler et à former des blocages. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces différences qui s’amenuisent au niveau mondial vont augmenter les différences au niveau local, justement à cause de ces blocages. C’est ce qui est en train de se passer de façon récurrente les trois à quatre dernières années. Est-ce le signe d’un changement durable et assez radical de notre climat ? C’est trop tôt pour le dire, mais le risque d’alternance de grandes sécheresses et de grandes pluviosités, ainsi que de grandes chaleurs et, peut-être même, de grands froids n’est certainement pas à sous-estimer pour les années à venir.
  3. cumulonimbus

    Automne 2020

    11 septembre 2020 L’influence anticyclonique se maintient sur notre pays, avec un pont reliant l’anticyclone des Açores à un anticyclone continental se déplaçant de la Pologne à l’ouest de la Russie. Le temps est beau avec parfois quelques altocumulus / stratocumulus en matinée, des cumulus en après-midi (sauf au littoral) et souvent des cirrus le soir. Le matin, le temps est froid aux endroits exposés, avec 1,7°C à Elsenborn, mais aussi 4,2°C à Diepenbeek et 4,9°C à Retie. En journée, il fait assez chaud sur la frange sud du pays, avec 25-26°C localement en Gaume et dans l’Entre-Sambre-et-Meuse. Ailleurs, il fait très doux avec 22 à 24°C en plaine (19 à 20°C au littoral) et 20 à 22°C sur les hauteurs. Diepenbeek, avec un minimum de 4,2°C et un maximum de 24,2°C, connaît un écart de 20°C tout juste entre le matin et l’après-midi. Mais on retiendra de cette journée surtout la couleur un peu particulière du ciel. Le ciel bleu est parfois un peu blanchâtre, voire grisâtre et ce, en l’absence de brume ou de voile d’altitude. Le soleil, en plus, à l’air de briller un peu bizarrement. Webcam MB – Schaerbeek – 11 septembre 2020 à 17h30 Il s’agit en fait des fumées des immenses incendies de forêt qui sévissent en... Californie (!) et qui, poussées par le jet-stream, arrivent jusqu’au-dessus de chez nous ! En soirée, cette légère grisaille s’est transformée en un coucher de soleil aux couleurs spéciales. Capture d’écran d’une vidéo de Bernard Radelet 12 septembre 2020 Un pont anticyclonique entre un anticyclone océanique et un anticyclone continental continue à déterminer le temps sur nos régions. Un front froid sur les Îles Britannique et la Mer du Nord ne nous atteindra pas. C’est l’anticyclone océanique qui influence nos basses couches, avec des vents d’ouest à nord-ouest, en journée, qui sont responsables d’infiltrations maritimes et d’un air un peu plus frais. Un pseudo-front, non repris sur les cartes d’analyse, passe juste au sud de nos régions et les sépare d’un air nettement plus chaud qui affecte déjà en partie la France, le Grand-Duché du Luxembourg et l’Allemagne. Source : KNMI Ci-dessous, sur la carte des températures maximales, on devine bien où se trouve le pseudo-front : Source : Infoclimat Au-dessus du centre du pays, l’air frais a un bon millier de mètres d’épaisseur et se retrouve sous une inversion assez marquée. Le temps est très beau avec des cirrus et, à la mi-journée, la formation de cumulus très plats juste en dessous de l’inversion. En soirée, on note parfois des stratocumulus cumulogenitus. Sur le sud et l’est du pays, l’inversion est trop basse pour que des cumulus puissent se former. En Gaume, le ciel est même tout à fait serein ; en Ardenne, on observe le matin quelques altocumulus à tendance castellanus. Cumulus très plats dans le ciel de Braine-l’Alleud à 12h Les températures maximales se situent entre 21 et 22°C en plaine (20°C au littoral) et entre 19 et 20°C sur les hauteurs. Dans le sud de la Gaume, la barre de 25°C est atteinte. Juste en dehors de nos frontières, les maxima sont franchement estivaux avec 26,4°C à Luxembourg ; 28,8°C Trêves ; 28,4°C à Metz et 29,2°C à Nancy. Enfin, pour un œil alerté, le bleu du ciel n’est toujours pas entièrement rétabli en raison des restants de fumée des incendies californiens, toujours présents dans notre ciel. 13 septembre 2020 Les hautes pressions se retrouvent de plus en plus à l’est de nos régions, ce qui entraîne une continentalisation rapide de l’air maritime présent sur nos régions. Nous arrivons cependant à une saison où le soleil devient moins puissant et où le réchauffement par continentalisation est plus lent. Il faut désormais un apport d’air méridional, voire tropical pour que les thermomètres puissent vraiment s’emballer. Or cet air tropical n’atteint encore que le sud-est du pays. Ailleurs, cet air n’est présent qu’en altitude, au-dessus d’une inversion qui se renforce de plus en plus. Malgré une certaine humidité persistant sous l’inversion, celle-ci est à présent trop basse pour que des cumulus puissent encore se former. Le ciel est donc serein ou presque, avec quelques cirrus qui se dispersent de plus en plus. Au sud du pays, les cirrus sont un peu plus persistants. Les températures maximales atteignent 21 à 22°C au littoral, 24 à 25°C en plaine et jusqu’à 26°C sur la frange sud et est des plaines et des plateaux de Moyenne Belgique. Sur les plateaux de l’Entre-Sambre-et-Meuse, les maxima atteignent 27°C et sur les Hauts Plateaux, 23 à 25°C. En Gaume, ces maxima tournent autour de 28°C. Non loin de nos frontières, les températures atteignent déjà 30°C, comme par exemple à Trêves avec 30,2°C sous un air extrêmement sec avec un taux d’humidité descendant temporairement à 17% en après-midi. Ce même taux est aussi observé à Luxembourg, avec là un maximum de 28,0°C. En Gaume, l’air commence à se dessécher aussi, mais avec des valeurs un peu moins extrêmes (26% à Buzenol pour un maximum de 27,8°C). Notons enfin quelques gros écarts entre le minimum et le maximum de la journée : Elsenborn : 3,3°C / 24,6°C Buzenol : 6,5°C / 27,8°C Dourbes : 8,2°C / 27,4°C 14 septembre 2020 Commençons par la nuit, ou plutôt, par les petites heures du matin. À 4 heures, le thermomètre d’Elsenborn affiche 7,0°C par vent calme pendant que l’aérodrome de Spa enregistre... 19,7°C avec un petit vent de sud-sud-est soufflant à 22 km/h ! Saint-Hubert, à ce moment-là, mesure 19,3°C et Florennes, 16,7°C. Un peu plus tôt, à minuit, la station de Beauvechain, sur le plateau, affiche 19,1°C alors que Mélin, situé à un peu plus de 3 kilomètres de là mais dans la vallée, n’a que 11,7°C. Lorsqu’on regarde le sondage de Beauvechain, l’on voit qu’à une hauteur d’une petite centaine de mètres au-dessus du sol, l’air est encore plus doux avec 22°C. Plus haut, à 1610 mètres d’altitude (niveau 850 hPa), la température atteint encore 18°C. Le souffle tropical est donc bien là, il n’attend plus que le soleil, en journée, pour se transmettre jusqu’en surface. Et cette fois-ci, la chaleur sera au rendez-vous sur pratiquement tout le pays (ouest de la côte belge excepté). Sous un ciel bleu, garni de quelques cirrus sur le sud du pays, cirrus qui gagnent le restant du pays en après-midi et en soirée, les températures, soutenues par un vent de sud-est à sud, atteignent des valeurs exceptionnelles pour la saison, de l’ordre de 30 à 32°C en plaine et de 27 à 29°C sur les hauteurs. Au littoral, il existe une grande différence entre l’ouest et l’est de la cote belge. À l’est, la brise de mer ne se lève pas et les maxima atteignent 28°C même aux abords immédiats de la mer. Ensuite, le temps reste chaud jusqu’en soirée. Du côté d’Ostende, il fait chaud aussi, mais une brise de mer de nord-ouest se lève en milieu d’après-midi avec un rafraîchissement mitigé et une température oscillant entre 25 et 27°C. Du côté de La Panne, la brise de mer souffle dès midi avec, l’après-midi, une température proche de 22°C. En fin d’après-midi et début de soirée, des bouffées d’air chaud se mêlent à l’air frais et la température augmente temporairement à 25-26°C. À Dunkerque en France, l’air chaud n’apparaît plus du tout et le maximum reste coincé à 22,7°C. Mais à peu de kilomètres à l’intérieur, de ce côté-là aussi, les 30°C sont approchés ou atteints comme à Bergues et à Coxyde (base aérienne). Ci-dessous, les températures du réseau synoptique de ce 14 septembre 2020 et, pour se faire une idée, une comparaison avec celles du 13 septembre 2016, date du précédent record pour une deuxième décade de septembre (excepté à Florennes, où le record appartenait à 2003) : Station 14/09/2020 13/09/2016 Dunkerque (FR) : 22,7°C 32,9°C Coxyde : 29,6°C 33,1°C Middelkerke : 29,8°C 32,1°C Zeebruges : 28,2°C 30,3°C Semmerzake : 30,3°C 32,0°C Beitem : 30,0°C 32,6°C Lille (FR) : 31,9°C 32,1°C Gosselies : 32,0°C 31,6°C Uccle : 31,3°C 31,2°C Zaventem : 31,7°C 32,2°C Beauvechain : 31,8°C 31,4°C Sint-Katelijne-Waver : 30,4°C 31,7°C Deurne : 30,4°C 32,1°C Diepenbeek : 32,3°C 32,4°C Kleine Brogel : 31,3°C 33,8°C Maastricht (NL) : 31,6°C 32,7°C Bierset : 31,1°C 31,5°C Elsenborn : 28,4°C 28,8°C Spa : 28,9°C 28,8°C Florennes : 31,4°C 29,5°C (29,7°C le 20/09/2003) Dourbes : 31,6°C 30,5°C Saint-Hubert : 28,1°C 26,8°C Buzenol : 30,7°C 31,4°C Luxembourg (LU) : 30,6°C 30,5°C Comme on peut le constater, un certain nombre de records sont battus. Ajoutons à cela que l’air est parfois fort sec, mais la sécheresse extrême qu’on a relevée la veille à Trêves et à Luxembourg ne s’est pas transmise à notre pays. Pour terminer, citons encore quelques très gros écarts entre le minimum et le maximum : Diepenbeek : 6,3°C / 32,3°C (écart de 26,0°C) Chièvres : 8,5°C / 32,3°C (écart de 23,8°C) Retie : 8,2°C / 31,2°C (écart de 23,0°C) Dourbes : 9,3°C / 31,6°C (écart de 22,3°C) Elsenborn : 6,2°C / 28,4°C (écart de 22,2°C) L’écart de température de Diepenbeek est l’un des plus grands jamais observés en Belgique. Le record reste celui de Kleine Brogel du 3 août 1986, avec un minimum de 9,6°C et un maximum de 37,2°C, soit un écart de 27,6°C. 15 septembre 2020 Petit tour tôt ce matin. Il est cinq heures et il fait bien doux encore sur les hauteurs spadoises : 20,1°C à l’aérodrome. On ne peut pas en dire autant de celui d’Elsenborn, où il fait frais et humide avec 9,5°C. Sur les plateaux du Brabant Wallon, il fait plus doux encore : 21,4°C. Dans le petit village de Mélin, au fond de la vallée, on frissonne dans l’humidité avec 12,0°C. Mais en plaine aussi, on observe de gros contrastes : Semmerzake enregistre 19,9°C et Melle, 13,7°C ! Les deux stations sont situées en région gantoise. En journée, il fait très, très chaud pour la saison. L’anticyclone continental se fait épauler par de faibles basses pressions en bordure du continent pour générer un afflux massif d’air tropical, poussés par des vents de surface de sud à sud-est, avec plus tard une petite tendance vers sud-ouest. Le temps est à nouveau très beau, avec l’un ou l’autre cirrus et, plus rarement, quelques altocumulus. L’après-midi, des cumulus à base fort élevée se forment en de nombreux endroits, suivis d’altocumulus castellanus. Parfois, il est même difficile de faire la distinction entre les deux. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 15 septembre 2020 à 16h50 Le soir, on note des développements orageux à la limite du Brabant Wallon et de la Province de Namur. Très localement, on observe de fortes précipitations. Une station privée à Grand-Rosière-Hottomont (entre Perwez et Ramillies) relève 34,8 mm entre 20h15 et 21h05. À Thorembais-Saint-Trond, on parle d’une « fameuse drache » avec de beaux éclairs et du tonnerre. Mais à peu de kilomètres de là, il n’y a plus rien ou presque ! Les températures maximales, en plaine, se situent le plus souvent entre 34 et 35°C, voire un peu plus (35,6°C à Dilbeek), et entre 29 et 30°C sur les hauteurs. Au littoral, la brise de mer souffle partout cette fois et les températures, encore proches de 30°C en tout début d’après-midi, redescendent souvent en dessous de la barre de 25°C en cours d’après-midi. En soirée, sous l’influence d’une dépression thermique se déplaçant vers les Pays-Bas et l’Allemagne, les vents tournent au nord-ouest sur l’ouest du pays avec à ce moment une baisse rapide des températures. Mais avant, à l’exception du littoral, tous les records saisonniers sont battus et souvent pulvérisés. Ci-dessous, la liste des températures maximales du des 14 et 15 septembre 2020 avec, à titre de comparaison, le record de septembre, toutes décades confondues : Station 14/09/2020 15/09/2020 Record Dunkerque (FR) : 22,7°C 29,3°C 32,9°C (13/09/2016) Coxyde : 29,6°C 30,8°C 33,1°C (13/09/2016) Middelkerke : 29,8°C 30,9°C 32,1°C (13/09/2016) Zeebruges : 28,2°C 27,3°C 31,6°C (05/09/2013) Beitem : 30,0°C 33,9°C 32,6°C (13/09/2016) Passendaele : ----,--°C 33,3°C 32,3°C (05/09/2013) Kruishoutem : ----,--°C 34,6°C 32,6°C (13/09/2016) Semmerzake : 30,3°C 34,1°C 32,0°C (05/09/2013 et 13/09/2016) Melle 30,0°C 34,1°C 31,3°C (13/09/2016) Lille (FR) : 31,9°C 35,1°C 33,1°C (05/09/2013) Chièvres : 32,3°C 33,9°C 31,7°C (05/09/2013) Gosselies : 32,0°C 35,4°C 31,6°C (13/09/2016) Uccle : 31,3°C 34,3°C 31,6°C (05/09/2013) Zaventem : 31,7°C 34,7°C 32,2°C (13/09/2016) Beauvechain : 31,8°C 34,2°C 32,0°C (05/09/2013) Ernage 31,6°C 34,4°C 31,7°C (05/09/2013) Sint-Katelijne-Waver : 30,4°C 34,7°C 32,2°C (05/09/2013) Deurne : 30,4°C 34,4°C 32,4°C (05/09/2013) Stabroek : 30,1°C 33,9°C 32,6°C (05/09/2013) Retie : 31,2°C 34,2°C 32,2°C (13/09/2016) Gorsem : ----,--°C 34,2°C 32,4°C (05/09/2013) Schaffen 31,8°C 34,3°C 32,7°C (05/09/2013) Koersel : ----,--°C 34,8°C 33,8°C (14/09/2016) Kleine Brogel : 31,3°C 34,0°C 33,8°C (13/09/2016) Maastricht (NL) : 31,6°C 34,3°C 32,7°C (13/09/2016) Strée (Huy) ----,--°C 33,4°C 31,3°C (05/09/2013) Bierset : 31,1°C 33,3°C 31,6°C (05/09/2013) Elsenborn : 28,4°C 30,0°C 28,8°C (13/09/2016) Spa : 28,9°C 30,9°C 28,9°C (05/09/2013 et 14/09/2016) Mont-Rigi ----,--°C 29,5°C 28,0°C (05/09/1973) Florennes : 31,4°C 33,1°C 30,1°C (05/09/2013) Hastière : ----,--°C 34,2°C 32,2°C (05/09/2013) Dourbes : 31,6°C 34,7°C 31,4°C (04/09/1973 et 05/09/2013) Humain : 30,6°C 32,8°C 29,8°C (05/09/2013) Bièvre : ----,--°C 32,6°C 29,1°C (05/09/2013 et 13/09/2016) Saint-Hubert : 28,1°C 30,5°C 27,7°C (04/09/1973) Buzenol : 30,7°C 33,1°C 31,4°C (13/09/2016) Luxembourg (LU) : 30,6°C 32,2°C 30,5°C (13/09/2016) Si l’on regarde plus loin dans le temps, on retrouve la vague de chaleur de la mi-septembre 1947, qui a surtout frappé la moitié sud-est du pays. À Rochefort, la température montait alors jusqu’à 32,8°C le 13 septembre et jusqu’à 33,3°C le 19 septembre. À Gerdingen-Bree, aux mêmes dates, on notait respectivement 32,8°C et 32,6°C. À Denée-Maredsous, on relevait trois fois 31,5°C, les 13, 15 et 19 septembre. Cette période de chaleur a été manifestement plus longue que celle de 2020, mais n’atteignait pas des valeurs aussi élevées. En plus, elle touchait bien moins le centre et l’ouest du pays. En 1949, les températures étaient fort élevées en début du mois, le 5 pour être plus précis, avec 34,9°C à Gerdingen-Bree, 32,3°C à Rochefort et 31,5°C à Denée-Maredsous. À la Baraque Michel (pendant de la station de Mont-Rigi), la température atteignait encore 29,2°C. En 1929, la température maximale (homogénéisée) d’Uccle était de 32,8°C. À Maastricht, la température maximale (également homogénéisée) était de 34,2°C. À partir de ces données anciennes, issues d’un réseau météorologique jadis autrement réparti, on peut raisonnablement estimer que les températures de 2020 sont encore un peu plus élevées que celles de 1929 et 1949, alors qu’il s’agissait là de la première décade du mois. Si l’on compare rien que les deuxièmes décades de septembre, on est largement au-dessus en 2020, et même au-dessus de 1947 qui, sur le sud-est du pays, avait été hors normes à l’époque. Pour les autres régions, les plus hautes valeurs reviennent à 1919, 1959, 2003 et surtout 2016. Et là, on améliore les records souvent de 2 à 3°C, ce qui revient à dire que le phénomène du 15 septembre a à peu près la même amplitude, en matière d’extrêmes, que le 25 juillet 2019. À situation égale en plein été, on aurait à nouveau atteint voire dépassé les 40°C en plusieurs régions du pays ! Ce qui conforte que le réchauffement climatique amplifie aussi les extrêmes qui, bien plus que les moyennes, ont déjà subi une augmentation de 2 à 3°C par rapport au climat d’avant ! Enfin, pour clore cette analyse du 15 septembre 2020, revenons encore sur quelques gros écarts entre minimum et maximum du jour, parfois même sur l’ouest du pays : Diepenbeek : 10,6°C / 34,6°C (écart de 24,0°C) Retie : 11,6°C / 34,2°C (écart de 22,6°C) Melle : 12,5°C / 34,1°C (écart de 21,6°C) Chièvres : 12,8°C / 34,2°C (écart de 21,6°C) Kleine Brogel : 13,3°C / 34,3°C (écart de 21,0°C) Elsenborn : 9,1°C / 30,1°C (écart de 21,0°C) Beitem : 13,3°C / 33,9°C (écart de 20,6°C) 16 septembre 2020 Après la chaleur, parlons de la sécheresse. Même si l’une ou l’autre averse copieuse, d’origine orageuse, a arrosé ici et là la moitié sud du pays, cette région passe au statut de sécheresse extrême. La carte ci-dessous, basée sur les précipitations des 90 derniers jours (environ 3 mois), nous montre à quel point la sécheresse est en train de s’étendre sur le pays. Presque tout le pays est en régime sec, pendant que quasiment toute la moitié sud se trouve dans des conditions de sécheresse extrême. Cette sécheresse commence d’ailleurs même à déborder sur la Flandre, où les régions plus ou moins épargnées par les averses et orages des derniers mois se retrouvent progressivement aussi en situation de sécheresse extrême. Source : IRM N’oublions pas que cette carte est uniquement basée sur les précipitations. Si l’on y ajoute des facteurs d’évapotranspiration, particulièrement forte au cours des coups de chaleur de la fin juillet, d’une grosse partie du mois d’août et de la mi-septembre, l’on comprendra facilement qu’il s’agit là d’une problématique qu’il faut vraiment prendre au sérieux, surtout au vu de la persistance du phénomène. En ce qui concerne le 16 septembre, nous pouvons diviser notre pays en trois zones : Une zone sud, qui correspond grosso modo à la province du Luxembourg, où l’on observe à nouveau des pics de chaleur, parfois presque aussi élevés que ceux de la veille. Notamment au sud de la Gaume, les thermomètres s’affolent à nouveau, avec des valeurs de 31 à 33°C en début d’après-midi, voire même un peu plus. Sur les plateaux ardennais, la température atteint 28°C et, dans les vallées en dessous de 400 mètres, les thermomètres dépassent aisément les 30°C aussi. Le temps est très beau avec des cirrus et quelques bancs d’altocumulus. En Gaume, des cumulus se forment et se développent rapidement en début d’après-midi, avec évolution jusqu’au cumulonimbus orageux. Parfois, les précipitations sont conséquentes, avec par exemple 17,6 mm à Lamorteau et encore 10,0 mm à Virton-Saint-Mard. Ces orages marquent la fin de la période de chaleur avec une chute souvent brutale des températures. À quelques stations, on observe même une chute de quelques 12 à 13°C en une heure de temps. Un peu plus au nord, où les orages n’éclatent pas, la baisse des températures est plus progressive. Une grosse partie centrale du pays se retrouve déjà dans un air plus frais, poussé par un bon petit vent de nord qui s’oriente ensuite vers le nord-est, avec des température maximales le plus souvent comprises entre 26 et 28°C, localement encore 29°C. Le temps est légèrement brumeux, mais très beau également avec quelques bancs d’altocumulus, parfois floccus ou castellanus. En raison d’une inversion qui s’est formée en dessous de l’air chaud qui circule toujours en altitude, aucun cumulus ne parvient à se former. Sur une large bande côtière, une brise de mer renforcée par les vents généraux amène un temps encore plus frais, avec des maxima de 20°C seulement au bord de l’eau, de 22°C dans les dunes et de 24°C dans les polders du côté de Bruges. Le vent est d’ailleurs bien présent et, avec la forte humidité maritime, parvient même à donner une petite sensation désagréable. Le matin, on observe du brouillard, puis le ciel devient bleu, là aussi, avec toutefois une présence plus prononcée d’altocumulus, souvent castellanus. Pendant la nuit, un front froid sec traverse le pays, précurseur d’un rafraîchissement plus marqué. 17 septembre 2020 Le front froid sec, qui a traversé le pays la veille, se transforme rapidement en pseudo-front (= front qui ne concerne plus que les basses couches) et descend jusqu’à une ligne qui s’étend grosso modo du Havre à Reims en passant un peu au nord de Paris. Là, le front se frontolyse complètement. En Belgique, au-dessus du centre du pays, l’air frais a une épaisseur d’un bon millier de mètres. Grâce à une bonne turbulence de l’air, il ne se forme cependant pas de brume en dessous de l’inversion, et le temps est très beau, avec un ciel parfaitement bleu après la dispersion de quelques stratocumulus / cumulus (fractus) en matinée. Sous un vent de nord-est soufflant par petites rafales, les températures ne dépassent guère plus 20 à 21°C en plaine et 17 à 18°C sur les hauteurs de l’est de la Belgique. Le sud du pays reste un peu plus chaud avec 22 à 23°C en Gaume et 20°C sur le Plateau ardennais. Au littoral, le vent général se double par la brise de mer et est donc bien présent, avec là des maxima de 19°C. À noter que dans le sud-ouest de la France, le temps demeure exceptionnellent chaud avec des pointes locales jusqu’à 35°C. 18 septembre 2020 Le noyau principal de l’anticyclone se trouve à présent sur le Danemark et les vents soufflent d’est-nord-est, avec un air qui se réchauffe à nouveau quelque peu en journée. Pendant ce temps, l’air vraiment chaud regagne du terrain sur la France, avec des maxima de 33 à 34°C sur le centre (33,6°C à Chateauroux ; 33,5°C à Auxerres ; 33,4°C à Nevers). En Belgique, le matin est d’abord froid et, sous un vent toujours présent, l’impression de froid est plus forte encore. Les minima sont presque partout inférieurs à 10°C, avec par exemple 6,7°C à Zaventem ; 6,3°C à Chièvres et 4,8°C à Elsenborn. Sous un ciel serein, à l’exception, parfois, de quelques cirrus en matinée et le soir, les températures maximales remontent à 21-22°C au littoral et sur les hauteurs de l’est, et à 23-24°C en plaine. Au sud du pays, de l’air plus chaud originaire de France fait monter le thermomètre à localement 28°C sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, 25-26°C en Gaume et encore 23°C sur le plateau ardennais (mais 26,4°C à Bièvre). On notera de ce fait un grand écart entre le minimum et le maximum à Dourbes, avec respectivement 6,4°C et 27,9°C. 19 septembre 2020 La chaleur sur la France s’atténue quelque peu en raison de la présence de nuages, mais commence à déborder sur la Belgique. Le temps sur nos régions est déterminé par une ceinture anticyclonique située au nord, qui s’étend – avec quelques irrégularités certes – du milieu de l’Océan aux Balkans en s’incurvant via les Îles Britanniques, la Mer du Nord et le Danemark. Source : KNMI Nous sommes donc dans un régime continental avec, aux abords de l’équinoxe, des différences plus marquées entre l’air continental septentrional (soleil déjà bas sur l’horizon dans ces régions) et l’air continental méridional (soleil encore haut sur l’horizon dans ces régions). Pour autant que le vent ne soit pas trop fort (ce qui est le cas), ces différences s’atténuent lorsque l’air arrive sur nos régions, mais restent bien perceptibles. C’est ainsi qu’au nord des Pays-Bas, les maxima ne dépassent guère plus 22°C pendant qu’au sud des Pays-Bas et sur de grandes parties de la Belgique, les maxima repassent (parfois largement) la barre des 25°C. Nous sommes en effet du côté de l’air continental méridional, moins extrême que l’air tropical direct, mais encore fort chaud pour la saison. Le ciel est serein une grande partie de la journée. En fin d’après-midi, des altocumulus floccus et castellanus apparaissent. Dans le sud du pays, des castellanus sont présents dès le matin et sont suffisamment développés, en soirée, pour produire des virga. Les températures maximales atteignent 22 à 24°C au littoral, 26 à 28°C en plaine et 24 à 25°C sur les hauteurs. Sur une frange sud-ouest et sud du pays, le long de la frontière française, l’air prend un caractère plus tropical (débordement de l’air chaud français) et les températures frisent parfois les 30°C, notamment dans le Tournaisis. À Chièvres, il fait encore 29,5°C, et 28,8°C à l’aéroport de Gosselies. En soirée et la nuit, cet air chaud tend à remonter plus loin vers le nord-est, avec localement des températures nocturnes restant fort élevées pour la saison. Cela se matérialise sur les cartes d’analyse par un véritable front chaud. Source : KNMI 20 septembre 2020 Alors que le nord-est du pays connaît des minima assez frais (7,0°C à Diepenbeek et 8,6°C à Kleine Brogel), le Hainaut et l’Entre-Sambre-et-Meuse, voire même l’Ardenne observent des minima fort élevés pour la saison (16,1°C à Florennes et 16,3°C à Lille). On remarquera surtout les pointes de températures aux petites heures, avec 19,1°C à 6 heures à Florennes ; 18,8°C à Gosselies à 4 heures et même encore 17,1°C à 5 heures à Saint-Hubert. Sur les reliefs de l’est du pays, les différences peuvent parfois être saisissantes avec à 4 heures 17,3°C à Spa et 7,8°C à Elsenborn. En journée, l’air chaud tend à reculer à nouveau sous l’influence des vents de nord-est commandés par la ceinture anticyclonique toujours située au nord de nos régions. Mais quelques bulles d’air chaud persistent, notamment sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, et de façon générale, les températures remontent bien malgré le vent de nord-est. Si à midi, quelques zones à 16-17°C persistent encore du côté de Zaventem (pendant qu’il fait déjà 22-23°C sur le Brabant Wallon), les maxima de l’après-midi atteignent 24 à 26°C partout en plaine tout comme au centre du pays, et à peine moins sur les hauteurs avec 23 à 24°C. Seul le littoral est plus frais avec 19 à 21°C. Sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, il fait localement 28°C (Dourbes : 27,7°C). Le temps est à nouveau beau avec des cirrus, qui temporairement voilent une grande partie du ciel, mais sans vraiment évoluer en cirrostratus. Le matin, on observe aussi des bancs d’altocumulus, parfois épais. Au littoral, le ciel est presque serein (quelques altocumulus le matin, puis cirrus isolés). Ceci termine une décade de septembre chaude, très ensoleillée et très sèche, avec à Uccle une moyenne de température de 18,8°C (moy. min = 12,6°C ; moy. max = 25,8°C), un total d’insolation de 106h52 et un total de précipitations de 0 mm (quelques très faibles précipitations < 0,1 mm ont été relevées le 16 septembre). Surtout au sud du pays, la sécheresse reste un sujet préoccupant. D’après les prévisions, une petite amélioration est en vue, mais il ne pleuvra sans doute pas encore des masses. Source : IRM
  4. cumulonimbus

    Automne 2020

    PREMIÈRE DÉCADE DE SEPTEMBRE 2020 1er septembre 2020 Le temps sur nos régions est influencé par un faible anticyclone à la forme allongée, orienté SSW – NNE et s’étendant du nord de la France à la Scandinavie. Cette structure, très lentement, se retire vers le nord-est. Le temps est relativement beau, mais un apport d’air en provenance de la Mer du Nord, acheminé par des vents de nord à nord-est, est parfois responsable d’importants champs nuageux. Les éclaircies sont les plus larges en matinée, avec des bancs d’altocumulus et parfois de stratocumulus élevés, puis des cumulus se forment, et doivent se partager le ciel avec d’importantes nappes de stratocumulus. Le soir, les éclaircies tendent à nouveau à s’élargir. À noter qu’au littoral, les cumulus ne se forment (presque) pas. En Ardenne, le ciel reste très nuageux avec de nombreux stratocumulus, auxquels s’ajoutent, le matin, du brouillard et des stratus, principalement dans les vallées, et l’après-midi quelques cumulus, plus ou moins fractus, formés en dessous des stratocumulus. En Gaume, les stratocumulus sont nombreux aussi, parfois doublés de cumulus (fractus), mais on y note quelques belles éclaircies temporaires l’après-midi. Il fait assez frais pour la saison, avec des maxima le plus souvent proches de 19 à 20°C en plaine et de 17 à 18°C au littoral. Sur les Hauts Plateaux, la fraîcheur est accentuées encore par la couverture nuageuse plus importante, et les maxima ne dépassent guère 11°C sur les Hautes-Fagnes et 13°C sur le Plateau ardennais. 2 septembre 2020 L’anticyclone de la veille se renforce à l’est de la Scandinavie pendant qu’un second anticyclone, maritime, se développe lentement vers le continent et tente de faire la jonction avec le premier anticyclone. Mais le pont anticyclone reste très faible. Pour nous cependant, cela signifie une nouvelle journée de temps relativement beau. Le matin, on observe des bancs d’altocumulus (parfois aussi stratocumulus), puis le ciel tend à se dégager complètement. En fin de matinée, des cumulus se forment et se développent jusqu’au stade mediocris, pendant que quelques nouveaux bancs d’altocumulus traversent à nouveau le ciel. En soirée, on observe aussi des cirrus. En Ardenne, on note aussi du brouillard matinal dans les vallées et, l’après-midi, quelques cumulus se développant mieux qu’ailleurs et atteignant le stade de congestus. En Gaume aussi, on note l’un ou l’autre congestus. Le vent s’oriente graduellement au nord-ouest et les températures sont conformes à la saison, avec des maxima de 20 à 22°C en plaine (18 à 19°C au littoral) et de 17 à 18°C sur les hauteurs. 3 septembre 2020 L’anticyclone maritime a finalement une extension plus méridionale, ce qui le maintient éloigné de l’anticyclone ex-scandinave, désormais situé sur la Russie. Cette configuration permet à une dépression située au sud de l’Islande de gagner de l’influence sur nos régions. Un front chaud atteint notre littoral à la mi-journée et se déplace très lentement vers l’est du pays. Le front froid qui suit atteint à son tour notre littoral en soirée. Cette configuration permet déjà à de l’air chaud à remonter jusqu’à Paris où, sous un ciel pourtant fort nuageux avec altocumulus et stratocumulus (et cirrus dans les éclaircies), le mercure monte jusqu’à 28°C. Webcam Infoclimat – Paris-Saint-Germain – 3 septembre 2020 à 16h Cet air chaud influence quelque peu le climat gaumais aussi avec parfois jusqu’à 24-25°C dans l’extrême sud. Le reste du pays connaît des températures proches des normes saisonnières, comme la veille, avec 20 à 22°C en plaine et 15 à 18°C sur les hauteurs. Mais le ciel est partout très nuageux (même en Gaume), avec principalement des stratocumulus et, dans de vagues éclaircies, aussi des altocumulus (quand ce n’est pas l’altostratus qui apparaît dans les déchirures des stratocumulus). Ces nuages s’accompagnent aussi de faibles précipitations, principalement en matinée. En soirée, l’air doux gagne tout le pays, avec des températures restant parfois légèrement supérieures à 20°C jusqu’après minuit. 4 septembre 2020 Le front froid s’avance en première moitié de journée jusqu’au nord des massifs ardennais et fagnard, puis s’immobilise et tend même à rebrousser chemin. L’air chaud, toujours présent sur Paris, influence cette fois plus nettement la Gaume aussi. Source : KNMI Commençons une nouvelle fois par Paris. Là, les altocumulus se dispersent en matinée pour faire place à un soleil radieux et des températures qui montent jusqu’à 29°C (Montsouris) voire 30°C (Orly). Du côté de Metz, le temps est tout aussi radieux, avec quelques altocumulus dont lenticularis, et un maximum de 30,3°C. Webcam Infoclimat – Jarny (près de Metz) – 4 septembre 2020 à 15h58 Le sud de la Gaume bénéficie pleinement de cette langue d’air chaud, avec 27 à 29°C du côté d’Aubange, de Virton et de Lamorteau, sous le soleil et les altocumulus, dont quelques castellanus très développés donnant des virga. Le nord de la Gaume, avec 26-27°C, est encore chaud mais les altocumulus y sont déjà plus nombreux, tandis que vers l’Ardenne, le ciel devient rapidement presque couvert avec des stratocumulus, parfois doublés de cumulus, et quelques maigres éclaircies ou amincissements de la couverture nuageuse, où l’on voit des altocumulus. Le reste du pays est directement concerné par les nuages frontaux. Aux stratocumulus succède un altostratus / nimbostratus avec bruines et pluies, puis des stratocumulus / altocumulus avec cumulus, et quelques éclaircies. Le littoral, bien à l’arrière du front, connaît de meilleures éclaircies alternant avec des altocumulus, parfois étendus et épais. Si l’on excepte Gaume, quelques vallées ardennaises et l’extrême sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse où il fait plutôt chaud, les maxima se situent autour de 20°C au littoral, de 21-22°C en plaine et de 18°C sur les Hautes-Fagnes (mais 22°C sur le plateau ardennais, à la lisière de l’air chaud). 5 septembre 2020 Le front froid a fini par bien avancer, avec l’air chaud désormais refoulé loin de nos frontières. Les températures maximales, déjà fraîches en plaine la veille, ne subissent qu’une légère baisse avec 18 à 21°C. La Gaume, par contre, avec ses 18-19°C perd parfois presque 10°C par rapport à la veille. Les hauteurs ardennaises et fagnardes sont bien fraîches aussi avec 16-17°C. Le temps, grâce à l’influence lointaine d’un anticyclone océanique, est nuageux à beau. Après la dispersion des fractus matinaux sous des nuages frontaux (parfois accompagnés de précipitations), le ciel est d’abord nuageux avec altocumulus et stratocumulus, puis on note des éclaircies dans lesquelles se forment aussitôt des cumulus, qui se développent parfois jusqu’au congestus avant de s’étaler. En outre, le ciel est temporairement voilé, l’après-midi, par des cirrostratus / altostratus. Le soir par contre, le ciel se dégage. Au littoral, le temps est plus ensoleillé avec des cumulus en matinée qui se résorbent l’après-midi. Mais là aussi, le ciel est temporairement voilé. En Ardenne et en Gaume, le temps n’est pas trop différent, sauf que tout s’y passe un peu plus tard. Les vents soufflent d’ouest à nord-ouest, puis diminuent en soirée en s’orientant au sud-ouest. 6 septembre 2020 Des éclaircies nocturnes et un vent qui se calme au sein d’une masse d’air fraîche sont garants pour du froid matinal aux endroits exposés. Les valeurs les plus basses sont relevées à Elsenborn (1,2°C), Gouvy (3,2°C), Buzenol (4,3°C), Genk (4,3°C) et Bièvre (4,4°C). En journée, le temps redevient assez beau avec quelques passages nuageux, avec des températures de 19 à 20°C en plaine et de 15 à 16°C sur les hauteurs. La matinée commence sous le soleil, puis des cumulus se forment en cours de journée, avec quelques bancs d’altocumulus / stratocumulus, devenant par moment plus présents. Parfois, des stratocumulus d’étalement s’ajoutent aux autres stratocumulus. Stratocumulus cumulogenitus (Beausaint à 14h) Stratocumulus non-cumulogenitus (Beausaint à 16h) Au littoral, le temps est très ensoleillé tout au long de la journée, avec parfois quelques cirrus. 7 septembre 2020 La nuit est à nouveau froide, avec 0,9°C à Elsenborn et, en plaine, 4,0°C à Diepenbeek et 5,5°C à Chièvres. Une certaine influence anticyclonique se maintient sur notre pays, sous la forme d’une crête de l’anticyclone des Açores qui s’étend jusqu’à l’Europe centrale. Le temps est beau avec une quantité variable de cirrus et la formation de cumulus parfois très plats l’après-midi. Vers la fin de la journée, on note aussi quelques altocumulus. Sur le sud du pays, les cirrus sont peu nombreux. Au littoral, les cumulus sont absents, mais dès l’après-midi, le voile s’épaissit nettement avec cirrostratus, altostratus et altocumulus. Les températures maximales atteignent 20°C au littoral, 21 à 23°C en plaine et 16 à 19°C sur les hauteurs. Dans les vallées et localement en Gaume, on monte à 23-24°C. 8 septembre 2020 En ce 8 septembre, le temps est à nouveau un peu plus perturbé, mais cela n’enlève rien au fait que la sécheresse redevient préoccupante. Sur la carte ci-dessous, nous pouvons constater que le sud du pays est toujours en situation de sécheresse extrême. Source : IRM Selon les prévisions, c’est toute la moitié sud du pays qui reprendra ce statut de sécheresse extrême d’ici 10 jours, tandis que la moitié nord du pays, peu à peu, repasse aussi en situation de sécheresse (localement très marquée). La perturbation de ce jour, un front chaud en l’occurrence, ne donne d’ailleurs que quelques maigres précipitations, principelement sous forme de bruine, dans la région côtière aux petites heures. Zeebruges, par exemple, recueille 0,5 mm tandis que Middelkerke arrive à 2 mm, la seule station où les précipitations représentent un petit quelque chose. Vers l’intérieur des terres, on mesure parfois encore 0,1 ou 0,2 mm, comme par exemple à Bruges (0,2 mm). Sur le nord-ouest et le centre du pays, le ciel est très nuageux à couvert avec des stratocumulus, parfois précédés de stratus (fractus) le matin. Au littoral, on note de brèves éclaircies en fin d’après-midi. Sur l’est du pays, les stratocumulus sont moins épais et se dispersent complètement en fin de journée. En Gaume (où la sécheresse est la plus forte), il n’y a plus aucune trace de la perturbation : le ciel est bleu avec juste quelques cirrus. Dans cette dernière région, les 25°C sont localement atteints tandis qu’on enregistre encore 23,9°C à Dourbes. Ailleurs, en raison des nuages, les maxima restent le plus souvent proches de 20°C en plaine, malgré le secteur chaud. Sur les hauteurs, la situation est assez variable, avec par exemple 18°C sur les Hautes-Fagnes et 21°C que le Plateau ardennais. 9 septembre 2020 Nous restons dans le secteur chaud, qui est teinté d’influences anticycloniques. Les températures maximales sont en forte hausse presque partout, avec des valeurs de 24 à 25°C en plaine (21°C au littoral) et de 20 à 23°C sur les hauteurs (le moins sur les Hautes-Fagnes, le plus sur le Plateau ardennais). Les vallées, l’Entre-Sambre-et-Meuse et la Gaume, mais aussi le sud-ouest des plaines connaissent parfois des valeurs supérieures à 25°C (comme par exemple à Dourbes avec 26,1°C et à Chièvres avec 25,7°C). Le ciel est toutefois encore très nuageux en raison de l’origine maritime de la masse d’air, avec des stratocumulus. L’après-midi, on note des éclaircies, qui deviennent plus larges au fur et à mesure qu’on va vers l’est et le sud du pays, avec des cumulus et des altocumulus. À l’autre opposé, au littoral, on observe des éclaircies aussi, mais là en matinée. La nuit suivante, on note quelques précipitations sur les Hautes-Fagnes et les Hauteurs liégeoises. 10 septembre 2020 Un front froid traverse le pays la nuit tandis qu’une poussée anticyclonique se développe vers les Îles Britanniques. Ces hautes pressions faiblissent à nouveau en journée, mais restent suffisantes pour du beau temps chez nous. Après la dispersion de quelques stratocumulus matinaux, le ciel devient serein ou presque, avec de petits cumulus l’après-midi, qui s’étalent parfois en stratocumulus. Sur le sud du pays, on observe aussi des brumes et stratus en matinée. Au littoral, on note aussi quelques cumulus / stratocumulus le matin. En raison de la masse d’air plus fraîche, les températures maximales, en dépit du soleil, repredent quelques degrés pour se situer autour des 21-22°C en plaine (20°C au littoral) et entre 17 et 20°C sur les hauteurs. Remarquons aussi la présence de nuages d’ondes aux formes particulières dans le ciel de Braine-l’Alleud. Ces nuages se déplacent très lentement en gardant longtemps une structure à peu près similaire. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 10 septembre 2020 à 10h
  5. cumulonimbus

    Été 2020

    TROISIÈME DÉCADE D’AOÛT 2020 21 août 2020 Durant la nuit du 20 au 21 août, la dépression située la veille sur l’Océan se rapproche des côtes irlandaises et les aborde le matin en restant très creuse. En même temps, les pressions sont élevées sur le Continent, ce qui nous vaut un flux d’air très chaud juste à l’avant d’un front qui ondule et qui tarde à traverser le pays. Ce front finit par passer le matin, traîne un peu sur le sud du pays en journée, puis s’évacue vers l’est. Les lève-tôt ont la surprise de constater que la température, à 6 heures du matin, est proche de 25°C en bien des endroits sous un petit vent tiède et parfois quelque peu turbulent et l’une ou l’autre goutte de pluie. À Melle et Sint-Katelijne-Waver, il fait 25,7°C, et Schaffen atteint 25,4°C. Une heure plus tôt, Gosselies et Beauvechain mesuraient 25,0°C, et Bierset, 25,4°C. De très nombreuses stations connaissent une nuit exceptionnellement chaude où, après une soirée très chaude aussi, la température ne descend que très lentement pendant la nuit pour encore atteindre à l’aube les valeurs inédites reprises ci-dessus. Quelques stations connaissent un (très relatif) rafraîchissement nocturne, avec une température qui remonte brusquement aux petites heures pendant que le vent se lève. C’est le cas, par exemple, à Schaffen où la température repasse de 23,2°C (5h) à 25,4°C (6h). Un cas particulier : le littoral et l’extrême ouest du pays qui se retrouvent dès le soir dans la fraîcheur, à l’arrière du front avant que celui-ci ne recule temporairement, replaçant cette partie du pays dans l’air chaud. À Middelkerke, il ne fait que 19°C à 2 heures, et à nouveau 22°C à 6 heures. À Beitem, on remonte même de 22 à 25°C entre 2 et 4 heures. Aux endroits où aucun rafraîchissement temporaire n’était intervenu, les minima auraient pu être historiquement élevés si le front froid n’était pas intervenu peu avant le relevé de ces minima (à 8 heures), avec des rafales, parfois de bonnes pluies et, surtout, une baisse de la température. De ce fait, la plupart des minima, pour finir, sont légèrement inférieurs à 20°C. L’extrême est du pays ne subit pas le front avant 8 heures et c’est ainsi qu’Elsenborn connaît probablement le minimum le plus élevé de son histoire avec 20,5°C ! Dans le courant de la journée, le noyau dépressionnaire se déplace vers l’Écosse en se comblant tandis que notre pays se retrouve dans de l’air post-frontal un peu moins chaud. Malgré cela, les températures sont encore élevées et dépassent même localement les 30°C, avec 27 à 31°C en plaine et 23 à 26°C sur les hauteurs. Après les pluies du matin, l’altostratus (+ quelques stratocumulus) se disloque en altocumulus, avec des cirrus, et le temps devient rapidement beau avec des cumulus humilis / mediocris qui se forment l’après-midi, et encore quelques cirrus et altocumulus. Ici et là, on constate encore une convection un peu plus importante avec l’une ou l’autre petite averse. Parfois, l’altostratus matinal présente une bordure très nette avec les éclaircies qui reviennent d’un coup. Sur l’Ardenne, le temps est plus nuageux, avec des altostratus / altocumulus et, le matin, encore des nuages d’instabilité (stratocumulus et altocumulus castellanus). Des éclaircies se développent à la mi-journée, avec des altocumulus, mais l’altostratus mêlé d’altocumulus revient une bonne partie de l’après-midi, avec quelques cumulus / stratocumulus en dessous. En fin d’après-midi et en soirée, on observe de nouvelles éclaircies. Au littoral en contrepartie, le temps est très beau, avec stratocumulus / altocumulus résiduels le matin, et des cumulus ne dépassant pas le stade humilis en journée. Les températures, là, sont de 25 à 26°C. 22 août 2020 La mise en place d’une circulation zonale, entre un complexe dépressionnaire dont le noyau principal se trouve au large de la Norvège et un nouvel anticyclone sur l’Océan au large du Portugal met un terme définitif à la période chaude que nous venons de connaître. Le temps est nettement plus frais et faiblement variable avec quelques averses, mais aussi de belles éclaircies. Le matin, on note parfois de gros cirrus et quelques stratocumulus résiduels (surtout à l’est du pays), puis le ciel devient bleu avec rapidement la formation de cumulus. Ces cumulus se développent progressivement et, l’après-midi et le soir, certains s’entre eux se développent jusqu’au cumulonimbus avec (faibles) averses. Aucune activité orageuse n’est toutefois enregistrée. À côté de cela, on observe aussi des altocumulus et des stratocumulus et, plus tard, aussi des cirrus et cirrostratus annonçant la venue prochaine d’une occlusion. Au littoral, de petites averses se produisent parfois dès le matin, sinon elles se produisent généralement l’après-midi, parfois le soir, avec des précipitations fort modestes. Les températures maximales atteignent 21 à 25°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et 20 à 22°C sur les hauteurs. Sous les averses, même faibles, on ressent parfois un grand coup de fraîcheur avec des températures qui redescendent à 18°C. Le vent de sud-ouest se fait bien sentir aussi, avec des rafales de 50 à 60 km/h sur une grande partie du pays, et localement 70 km/h (72 km/h à Zeebruges et à Kleine Brogel). Ces pointes de vent se produisent le plus souvent dans le cadre des averses. La période de 30 jours la plus chaude de l’été 2020 s’est donc achevée la veille, avec une moyenne de température à Uccle de 22,1°C (23/07/2020 – 21/08/2020). Il s’agit là d’une période fort chaude, qui vient se placer en 7e position parmi les périodes de 30 jours les plus chaudes jamais mesurées à Uccle, ex-aequo avec 1995. « Hit-parade » des périodes de 30 jours les plus chaudes : 1. 23,2°C (du 21/06/1976 au 20/07/1976) 2. 23,1°C (du 01/07/2006 au 30/07/2006) 3. 22,6°C (du 11/07/2018 au 09/08/2018) 4. 22,5°C (du 11/07/1994 au 09/08/1994) 5 ex-aequo. 22,3°C (du 15/07/2003 au 13/08/2003) 5 ex-aequo. 22,3°C (du 19/07/1911 au 17/08/1911) (!) 7 ex-aequo 22,1°C (du 23/07/2020 au 21/08/2020) 7 ex-aequo. 22,1°C (du 08/07/1995 au 06/08/1995) L’été 2019 a connu trois vagues de chaleur dont une très intense, mais ces vagues de chaleur étaient courtes et espacées, ce qui fait qu’aucune période de 30 jours n’a été remarquable cet été-là (période la plus chaude : 20,2°C du 11/07/2019 au 09/08/2019). Le très chaud été de 1947 ne se classe pas au sommet non plus pour les mêmes raisons (quoique moins marquées cette année-là). Une période de 30 jours a l’avantage de ne pas être liée à un mois calendrier. C’est ainsi que la période la plus chaude de l’histoire, en l’occurrence celle de 1976, a été noyée dans les statistiques parce que située à cheval sur deux mois (moy. juin = 19,3°C ; moy. juillet = 20,0°C). Au contraire, la période quasiment aussi chaude de 2006 est tombée tout juste sur un mois calendrier (moy. juillet = 23,0°C avec juste le 31 du mois un peu moins chaud, ce qui a fait baisser la moyenne… d’un dixième de degré). La période de 30 jours, tout comme le poids d’une vague de chaleur (voir ci-dessous), permet aussi de mesurer le degré de pénibilité d’une canicule. C’est ainsi que 2019, malgré quelques journées vraiment torrides (surtout le 25 juillet), a eu un degré de pénibilité moindre que 2020, car un bon nombre de journées (très) fraîches se glissaient entre les périodes chaudes, ce qui permettait de récupérer. En 2020 il y a peut-être eu des journées moins chaudes aussi (entre le très chaud 31 juillet et la canicule d’août), mais dans une mesure bien moindre qu’en 2019. C’est pour cela que la période de chaleur de 2020, tout comme les autres grandes périodes de chaleur précitées, a été particulièrement nocive pour les personnes fragiles. Le poids d’une vague de chaleur et les autres paramètres sont décrits sous le lien suivant : https://www.meteobelgique.be/article/nouvelles/la-suite/2418-bilan-de-la-vague-de-chaleur-d-aout-2020 23 août 2020 La circulation d’ouest, avec de l’air maritime perturbé, se confirme et les températures maximales diminuent encore un peu, pour se situer entre 21 et 22°C en plaine et entre 15 et 17°C sur les hauteurs. Au centre du pays, les maxima n’atteignent souvent plus les 20°C. Une occlusion reste traîner sur notre pays, ce qui nous vaut un temps particulièrement maussade où stabilité et instabilité se côtoient. Cela se traduit par de nombreux stratocumulus, souvent doublés par des cumulus, et quelques développement convectifs plus importants donnant lieu à des averses. De temps en temps, on note des éclaircies. En Gaume, le temps est un peu meilleur, avec des cumulus se formant dans les éclaircies ou accompagnant des bancs de stratocumulus plus minces qu’ailleurs. Les précipitations ne sont généralement pas très abondantes, mais apportent un froid estival désagréable avec des températures chutant parfois temporairement jusqu’à 15°C, l’après-midi, au centre du pays. 24 août 2020 Un petit système frontal s’approche de notre pays et s’occlut avant de l’atteindre. Malgré cela, le temps n’est pas trop mauvais chez nous grâce à une petite influence d’une crête anticyclonique se déplaçant du nord de l’Espagne à la Suisse en passant par la France. L’air acheminé reste cependant très maritime, avec des températures plutôt fraîches, se situant entre 21 et 23°C en plaine et entre 16 et 18°C sur les hauteurs. Le temps est nuageux à beau, puis instable. Le matin, on observe des stratocumulus (parfois aussi des stratus), qui se dispersent ensuite et font place à des éclaircies avec cirrus et cumulus, et d’autres bancs d’altocumulus et stratocumulus. L’après-midi et en soirée, les cumulus se développent jusqu’à devenir des cumulonimbus avec averses. Ici et là, ces averses sont consistantes, notamment du côté de Bruxelles. Webcam MB – Schaerbeek – 24 août 2020 à 18h À Neder-Over-Heembeek, on recueille 10,4 mm. Le plus souvent, toutefois, il s’agit de petites averses. 25 août 2020 Une dépression, située au petit matin sur l’ouest de l’Irlande, se creuse rapidement et se déplace, dans le courant de la journée, vers le nord de l’Angleterre avant de poursuivre sa route vers la Mer du Nord. Pendant ce temps, les pressions restent relativement élevées sur l’Europe centrale, mais surtout une nouvelle crête se forme au large du Golfe de Gascogne. Les isobares se resserrent : tout est prêt pour la formation de la tempête Francis. Le matin, un nouveau système frontal aborde la Bretagne et atteint notre pays sous forme d’occlusion l’après-midi. Les nuages sont principalement présents à l’avant de cette occlusion, avec un ciel se couvrant rapidement après de brèves éclaircies matinales. Il s’agit d’un altostratus, en dessous duquel se forment des stratocumulus. Au passage de l’occlusion, les nuages sont parfois assez épais pour produire des précipitations (quelques gouttes étaient aussi déjà observées avant), ensuite arrivent les éclaircies en fin d’après-midi, avec des bancs d’altocumulus et un mix de cumulus et de stratocumulus. Dans le sud du pays, les nuages en journée tendent à être moins épais et les éclaircies arrivent plus rapidement l’après-midi. Cette région se trouve sur la frange d’une bouffée d’air chaud, continentalisé, qui se trouve sur le centre et l’est de la France (29,7°C à Reims ; 31,2°C à Saint-Dizier). En début de soirée, la température dépasse 25°C sur toute la Gaume avec des pointes jusqu’à 27°C sur l’extrême sud. À Buzenol, le maximum est de 25,6°C (à 18h) avec un taux d’humidité temporairement assez bas (32%). À noter qu’à Lamorteau, la température atteint encore 25°C à 22 heures ! On retrouve encore cet air chaud sur le Plateau ardennais avec 23,1°C (en soirée) à Saint-Hubert et en partie sur l’Entre-Sambre-et-Meuse avec 25,8°C à Dourbes (à 19 heures). Webcam MB – Beausaint – 25 août 2020 à 18h Ailleurs dans le pays, les températures sont un peu moins élevées avec des valeurs de 22 à 24°C en plaine (21°C au littoral) En soirée, le vent augmente partout dans le pays, mais surtout à l’ouest où les rafales dépassent rapidement les 60 km/h. Au littoral, ce sont même les 70 km/h qui sont atteints, et en fin de soirée, les 80 km/h... 26 août 2020 Ce n’est que bien à l’arrière de l’occlusion (occlusion qui a pris un caractère de front froid) que la tempête se développe. La dépression se trouve à présent (fin de nuit) au nord des Pays-Bas pendant que les pressions restent assez élevées sur la France. Les isobares se resserrent encore davantage. À Zeebruges, on enregistre un coup de vent à 97 km/h entre 4 et 5 heures, ce qui est assez rare au mois d’août. Au même moment, le vent atteint 104 km/h à quelques kilomètres au large de Knokke (Vlakte van Raan). À Cadzand, la rafale la plus forte est de 94 km/h, suivi par Dunkerque avec 92 km/h (entre 7 et 8 heures) et Middelkerke avec 90 km/h (entre 6 et 7 heures). À l’intérieur des terres, on retiendra les 86 km/h de Zaventem et à Kleine Brogel (entre 3 et 4 heures), et les 79 km/h à Bierset, Spa et Humain (aux petites heures également). En journée, la dépression s’éloigne vers le Danemark, puis le sud de la Mer Baltique en se comblant. Le vent diminue progressivement, mais reste encore bien présent l’après-midi avant de franchement faiblir le soir. Le temps est nuageux à très nuageux, voire couvert avec des stratocumulus, souvent doublés de cumulus. En matinée, on note encore de petites précipitations. Les éclaircies sont généralement très temporaires. Au sud du pays, les stratocumulus se déchirent mieux et les éclaircies sont bien plus larges l’après-midi, avec des cumulus humilis et des cirrus. Les températures maximales, sur le nord et le centre du pays, sont fraîches avec des valeurs proches de 20°C en plaine et de 15°C sur les hauteurs fagnardes. Le sud du pays, grâce aux éclaircies, est nettement plus doux avec 19°C sur les hauteurs ardennaises et de 22 à 24°C dans les vallées. Les précipitations (8h -> 8h) sont, à quelques exceptions près, inférieures à 1 mm. 27 août 2020 La dépression de la tempête Francis finit par disparaître des cartes météorologiques, mais le temps reste perturbé en raison d’une nouvelle activité dépressionnaire sur le proche Océan, puis sur les Îles Britanniques. Le temps est d’abord très nuageux à couvert avec des stratocumulus, parfois aussi des stratus, puis on observe des éclaircies temporaires en milieu de journée avec des cumulus et des altocumulus. Puis le ciel se voile parfois (pas partout) de cirrus et de cirrostratus, voire d’ altostratus tandis que les cumulus tendent à se résorber à nouveau. En soirée, le ciel est généralement couvert d’altostratus, parfois doublés d’un mix de cumulus et stratocumulus. Au sud du pays, le temps est à nouveau meilleur avec des altocumulus et quelques stratocumulus résiduels le matin, puis un ciel temporairement très nuageux avec cirrostratus, altostratus et altocumulus, puis de belles éclaircies l’après-midi avec cumulus humilis. En soirée, des altocumulus apparaissent en Gaume tandis que le ciel se couvre davantage en Ardenne avec altocumulus + altostratus. Les températures maximales sont en légère hausse avec 21 à 23°C en plaine et 19 à 21°C sur les hauteurs. En Gaume, on observe localement jusqu’à 25°C. Le soir, on observe de la pluie, avec le plus souvent 1 à 3 mm de précipitations. 28 août 2020 Deux noyaux de basses pressions passent très près de notre pays, tout juste au nord de celui-ci, et s’y attardent. Cette configuration nous vaut des vents de sud-ouest qui acheminent un air très océanique et relativement frais. Parmi les perturbations commandées par ces dépressions, on retiendra notamment deux lignes post-frontales, une première qui génère des orages, l’après-midi, sur le centre-ouest, puis en fin d’après-midi / début de soirée, sur le centre-nord et le nord du pays, et une seconde qui génère des orages, en fin d’après-midi et le soir, sur le massif ardennais. Après la dispersion des fractus et des stratocumulus matinaux, le temps devient donc rapidement instable avec des cumulus se développant (presque) partout au moins jusqu’au stade congestus, dans un ciel bleu garni de cirrus. Là où il y a des averses et des orages, le ciel prend parfois un caractère très menaçant. Dans le sud du pays, les stratocumulus (parfois aussi altocumulus) persistent plus longtemps en matinée, puis le ciel reste voilé de cirrostratus, avec en Gaume un développement plus limité des cumulus. C’est vrai aussi, un certain temps, en Ardenne avant qu’il n’y ait de forts développements en fin d’après-midi et soirée sous l’effet de la seconde ligne post-frontale. 29 août 2020 L’un des noyaux de basses pressions s’éloigne rapidement vers le Danemark puis le sud de la Suède tandis que l’autre reste traîner sur le nord des Pays-Bas. Une nouvelle ligne post-frontale s’accompagne d’une saute de vent marquée en raison de la présence d’un anticyclone allongé, avec axe nord-sud, sur l’Océan (noyau au large de l’Irlande). Cette saute de vent est surtout perceptible au littoral où les vents de sud à sud-ouest se mettent à souffler de nord à nord-est en début d’après-midi en se renforçant, avant de revenir au nord-ouest. Cette saute du vent se propage ensuite vers l’intérieur des terres en restant marquée sur l’ouest. Sur le centre et l’est, la saute de vent est moindre, mais redevient très visible sur les Hauts Plateaux où elle arrive le soir. Cette ligne de convergence des vents s’accompagne d’une zone de précipitations qui est très active sur la Mer du Nord en matinée, mais qui se désagrège en partie avant de toucher la côte belge en milieu de journée. Elle poursuivra sa route sur l’ouest des plaines et, à partir du centre, il n’en reste à peu près plus rien. Le temps est cependant souvent fort gris, notamment en matinée avec une couverture (presque) complète de stratus et de stratocumulus, plus tard doublés de cumulus. L’après-midi, les stratocumulus se déchirent avec quelques éclaircies, et des cumulus mieux dessinés. Sur l’est du pays, les stratocumulus sont moins présents et les éclaircies, plus belles. Le sud du pays connaît même un temps relativement temps, avec des bancs d’altocumulus et de stratocumulus plus disparates, et des cumulus humilis et mediocris. En revanche, le littoral connaît des averses à midi et en début d’après-midi, et à nouveau en soirée. Ces averses finiront par donner un total de 10 mm à Middelkerke. Les températures maximales restent fraîches et ne dépassent presque plus nulle part les 20°C. Le plus souvent, elles se situent autour des 18-19°C en plaine et autour de 15-16°C sur les hauteurs. Le littoral, avec près de 17°C, est fort frais aussi. 30 août 2020 Le temps reste frais, avec des maxima de 18 à 21°C en plaine et 16 à 18°C sur les hauteurs (et localement 22°C dans l’Entre-Sambre-et-Meuse. À Uccle, la moyenne générale du mois d’août redescend en dessous de 21,2°C, ce qui empêchera le record du mois d’août le plus chaud – depuis le début des observations – d’être battu. La dépression demeure coincée sur les Pays-Bas, avec un restant (encore très actif) de back-bent-occlusion, pendant que l’anticyclone océanique se rapproche peu à peu du continent. Source : KNMI Notamment Coxyde subit de fortes pluies et averses en matinée, avec 19 mm entre 8 et 14 heures. Ces pluies faiblissent en après-midi, mais apportent encore 5 mm, ce qui mène à un total de 24 mm. À Middelkerke, il pleut encore bien, sous forme d’averses en matinée, avec là 8 mm. Au centre du pays, les averses tombent plutôt en après-midi avec 13 mm entre 13 et 19h à Zaventem. Plus à l’est, Liège reçoit beaucoup de pluie (averses puis pluie continue, et même bruine) à partir du milieu de l’après-midi et pendant toute la nuit, avec un total de 19 mm à Bierset. D’autres stations, par contre, reçoivent nettement moins, entre autres la façade ouest de l’Ardenne et la Gaume, qui souffrent toujours de la sécheresse et qui, cette fois-ci encore, ne reçoivent que 5 mm d’eau, voire moins. Le temps au littoral : en matinée, cumulonimbus avec averses, avec peu d’éclaircies et la présence d’altostratus doublés de fractus et une ambiance fort grise. L’après-midi, il y a quelques éclaircies entre les cumulus / stratocumulus. Le temps au centre : en matinée, stratocumulus discontinus et éclaircies, puis progressivement mix de cumulus et stratocumulus avec ultérieurement évolution en cumulonimbus dans une ambiance fort grise aussi (quasiment « embedded » Cb). Le temps en Ardenne : brume et stratus le matin, puis stratocumulus se dispersant, belles éclaircies avec cumulus, puis dès la fin de l’après-midi mix de stratocumulus et de nuages convectifs avec averses, plus marquées sur l’est que sur l’ouest du massif. Les vents, d’abord variables, soufflent ensuite de nord à nord-ouest dès la matinée sur le nord-ouest du pays, et dès l’après-midi sur le sud-est. Notons enfin que sous les précipitations, les températures ne dépassent guère les 16°C, même en journée en plaine. 31 août 2020 L’anticyclone influence de plus en plus notre temps, mais sa forme et sa position font en sorte que l’air qui nous arrive est toujours septentrional, avec des vents de surface qui soufflent en moyenne de nord. Le temps continue donc à être frais, surtout en Haute Belgique où les maxima n’atteignent que 11 à 13°C sur les Hauts Plateaux, et parfois même pas 15°C dans les vallées. En plaine, la fraîcheur est moindre avec 18 à 20°C. En matinée, le ciel est couvert de stratocumulus, mais ceux-ci ne sont pas trop épais, avec une ambiance pas trop grise. Quelques cumulus se forment en dessous, qui deviennent plus nombreux lorsque les stratocumulus s’amincissent encore (se transformant parfois en altocumulus) et finissent par se déchirer partiellement avec quelques éclaircies. Au littoral, les cumulus ne se forment pas, sinon l’évolution des nuages est à peu près la même. Sur l’est, la journée commence encore sous la pluie, tandis qu’en Ardenne, des brumes et stratus persistent toute la matinée. Les pluviomètres sur l’est du pays enregistrent encore des précipitations, qui sont dues à ces pluies matinales. Mont-Rigi note 4,9 mm et Koersel, 2,2 mm. Ailleurs, il fait sec ou quasiment sec. Conclusion Avec 20,9°C, le mois d’août 2020 obtient finalement une deuxième place parmi les mois d’août les plus chaud, derrière 1997 (21,2°C) et ex-aequo avec 1911. En fin de compte, août 2020 présente pas mal de similitudes avec août 1995 et, dans une moindre mesure, avec août 2003 (moyenne de 20,4°C tous deux), où la fraîcheur des derniers jours est littéralement venue « casser » la moyenne. Tous ces mois étaient pourtant bien partis pour pulvériser le record d’août en s’approchant des 22°C de moyenne. Si l’on prend les moyennes mobiles de 30 jours, la moyenne était encore de 22°C, cette année-ci, sur la période du 25 juillet au 23 août, tout comme en 1995 où l’on était aussi à 22°C sur la même période. En 2003, c’est un peu moins clair, mais le record était aussi encore largement à portée de main à la même date. C’est cependant le propre des records : il faut beaucoup de chances pour qu’ils se produisent. Même le grand été 1976 a vu ses moyennes « cassées » par quelques jours froids : en juin, au cours des premiers jours ; en juillet, autour du 21 du mois. Il n’y a que 2006 qui a eu la chance d’avoir toute sa période caniculaire à l’intérieur d’un même mois, avec son fameux record de 23,0°C de moyenne en juillet. L’été 2020, dans son ensemble, occupe une fière 8e position parmi les étés les plus chauds depuis 1833. Au niveau de la sécheresse, la situation s’est certes améliorée, mais pour bien des régions, on reste encore fort loin de la normalité. Notamment le sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse, l’ouest du Massif ardennais et des parties de la Gaume restent dans une sécheresse extrême. Source : IRM Contrairement à d’autres étés secs, où quelques très fortes précipitations locales avaient fait d’énormes ravages, les grosses précipitations ont été également rares en cet été 2020. Il n’y a que trois jours où des précipitations supérieures à 40 mm (sur une journée) ont été observées quelques part dans le pays. Dans la même logique, les vraies grosses offensives orageuses sont restées aux abonnés absents cet été. On notera enfin que si les étés chauds, jusqu’il y a peu, étaient en très bonne corrélation avec les étés ensoleillés, ce n’est plus nécessairement le cas de nos jours. C’est ainsi qu’un été normalement ensoleillé comme celui de 2020 parvient quand même à se hisser dans le top-10 des étés les plus chauds sur presque 200 ans !
  6. cumulonimbus

    Été 2020

    DEUXIÈME DÉCADE D’AOÛT 2020 11 août 2020 Notre pays reste dans un marais barométrique avec de l’air très chaud qui continue à stagner sur le continent. L’air plus frais, commandé par les hautes pressions loin au nord, ne semble toujours pas vouloir se diriger vers notre pays. Au contraire, l’air chaud tend même à gagner du terrain. Les températures maximales restent donc particulièrement élevées avec des valeurs en plaine de 31 (région de Gand) à 36°C (Limbourg) et, sur les hauteurs, de 28 à 30°C. L’effet des orages précédents, ainsi que la stagnation de l’air avec de lentes infiltrations maritimes (faibles vents de nord à nord-est en surface l’après-midi) font en sorte que les taux d’humidité de l’air remontent, ce qui à son tour va préparer le terrain pour de nouveaux orages. En outre, on observe en journée une langue d’air nettement moins chaud autour de Gand, s’étendant grosso modo d’Aalter à Alost (d’ouest en est) et de la frontière néerlandaise à Renaix (de nord au sud), où le temps reste couvert et brumeux une bonne partie de la journée, avec des températures longtemps « bloquées » autour de 26°C. Les maxima, dans ces régions, ne sont atteints qu’en début de soirée avec par exemple 31,1°C à Semmerzake et à Melle. Source : Infoclimat En dehors de ces zones, le temps est plutôt beau, avec parfois des résidus de nuages orageux le matin, puis des bancs d’altocumulus qui s’espacent de plus en plus et qui font place à de belles éclaircies. À partir de l’après-midi, la convection se déclenche et certains cumulus se développent jusqu’au stade de cumulonimbus orageux. Dans les zones à éclaircies, ces cellules orageuses sont parfois visibles de loin. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 11 août 2020 à 18h40 Les premiers orages éclatent en province de Liège peu avant 16 heures, puis se propagent sur toute la moitié est du pays. En soirée, ces orages se retrouvent surtout sur le nord et le nord-est avant de se focaliser sur le centre. Au niveau des précipitations, nous avons 14,1 mm à Schaffen, au niveau du vent, nous avons une rafale de 65 km/h à Kleine Brogel en début de soirée. L’ouest du pays est grandement épargné par ces orages. Au littoral, par un temps plus ensoleillé qu’ailleurs (quelques altocumulus et quelques cirrus), un régime de brise de mer s’installe avec, au bord de l’eau, une température qui ne dépasse guère 25°C (25,2°C au port de Zeebruges). Bruges, encore partiellement affectée par la langue gantoise d’air moins chaud, voit son thermomètre bondir en fin d’après-midi pour largement dépasser les 30°C et ce, par des taux d’humidité très élevés. La base de Coxyde, portant située à quelques kilomètres seulement de la mer, connaît temporairement aussi un temps très chaud et humide, mais plus tôt dans l’après-midi. Ces deux stations atteignent 32°C avec des points de rosée supérieurs à 20°C. 12 août 2020 Situation quasi-inchangée par rapport à la veille. De l’air très chaud et désormais quelque peu humide continue à stagner sur nos régions dans le cadre d’un marais barométrique. Des orages éclatent à nouveau, violents mais avec un caractère souvent très localisé. Les températures maximales, pour le septième jour consécutif, atteignent des valeurs vraiment très élevées avec 32 à 35°C en plaine et 29 à 31°C sur les hauteurs. Koersel atteint 35,4°C et Kruishoutem, 35,1°C. Le temps est beau mais orageux, avec un ciel serein ou presque en matinée (quelques cirrus), puis une convection classique l’après-midi avec des cumulus dont quelques-uns se développent en cumulonimbus avec averses et orages. En soirée, on observe aussi quelques nuages d’étalement (altocumulus et stratocumulus cumulo(nimbo)genitus). À noter que la convection est parfois très rapides avec des cellules orageuses « explosives ». Au sud du pays, on observe aussi des altocumulus en journée, qui sont parfois castellanus. Exemple de convection rapide au-dessus de Beausaint : Webcam MB – Beausaint – 12 août 2020 à 14h50 et à 15h40 Les premiers orages sont observés vers 14h du côté de Paliseul, ensuite ils se propagent rapidement sur l’ouest de la Province du Luxembourg pendant qu’un autre orage naît en Province de Liège avant qu’une importante activité orageuse ne se développe sur cette province en milieu et fin d’après-midi. On fait état de pluies diluviennes en Hesbaye avec des inondations et des coulées de boue. Un témoignage à Rémicourt (à quelques 5 km de Waremme) : « C’est arrivé vers 18h. Les avaloirs prenaient très bien, mais d’un coup, on a eu comme une vague de boue et de paille, qui venait des champs situés au-dessus. Et là, c’était terminé, la maison était inondée. C’est déjà arrivé en 2008, où j’avais eu 20 cm dans la maison. Ici je suis à plus ou moins 5 cm. Les amis sont venus nous aider à nettoyer, et on a une pompe pour vider les vides ventilés. » (Rapporté par RTL INFO.) Ci-dessous, la situation à Donceel, situé un peu plus au sud. Source : RTL INFO Malheureusement, nous n’avons aucune station météorologique dans les environs immédiats de ces inondations. Dans la région, certaines stations de particuliers récoltent entre 15 et 20 mm en peu de temps (par exemple 19,3 mm à Villers-l’Évêque), tandis que la station MB de Jodoigne mesure 13,2 mm au cours de cet épisode orageux. Au vu des dégâts et des masses d’eau, il est cependant probable que la zone impactée ait connu des précipitations bien plus importantes. Ailleurs dans le pays, les cellules orageuses sont plus isolées mais non moins virulentes. À Forest (Bruxelles), il tombe des masses d’eau en début de soirée tandis que la commune adjacente d’Uccle (et la station de référence de l’IRM) ne reçoit pas une goutte. Le même genre d’averse très localisée provoque l’inondation des rues et des caves à Huldenberg tandis qu’un début d’incendie lié à la foudre est signalé à Landen. Enfin un mot sur le climat côtier. Complètement à l’abri des orages grâce à la brise de mer, le littoral connaît du beau temps mais plus frais, avec de temps en temps quelques cirrus et quelques altocumulus, et des températures en bordure immédiate de l’eau qui ne dépassent pas d’agréables 25°C (maximum de 24,7°C au port de Zeebruges). 13 août 2020 Nous restons dans un marais barométriques. Quelques petites irrégularités dans le relief barométrique permettent cependant une infiltration maritime un peu plus marquée, accompagnée de vents de sud-ouest, sur l’ouest et le centre du pays, ainsi que sur le sud. Sur l’est et le nord-est du pays, les vents continuent à souffler de sud avec des températures à nouveau très élevées. À Koersel, on enregistre 34,9°C et à Gorsem, 34,0°C. Sinon, les températures en plaine atteignent le plus souvent 31 à 32°C, et sur les hauteurs, 25 à 27°C. C’est un peu moins que la veille, mais cela reste beaucoup pour la Belgique. Uccle connaît ainsi 8 jours de canicule consécutifs, avec respectivement 32,0°C (le 6) ; 33,9°C (le 7) ; 35,9°C (le 8) ; 32,8°C (le 9) ; 34,0°C (le 10) ; 32,6°C (le 11) ; 33,1°C (le 12) et 30,5°C (le 13). Cela peut déjà être considéré comme exceptionnel, même si l’année 1976, en accumulant 15 jours de canicule consécutifs à Uccle, a connu presque le double par rapport à cette année-ci. L’air est localement très humide aussi, avec notamment des points de rosée temporairement supérieurs à 20°C. Mais même à un niveau global, on peut dire que l’air a cessé d’être sec. Ceci est lié, bien sûr, au côté un peu plus maritime de l’air, mais aussi à la présence d’une inversion « couvercle », évaluée à un gros millier de mètres d’altitude, qui au vu des températures un brin plus basses, met un certain temps à se résorber. Ceci a comme corollaire que la convection tarde parfois à se mettre en place, mais peut le faire de façon explosive dès que l’inversion est (du moins localement) résorbée. En matinée, après dispersion de quelques altocumulus matinaux (et des restants d’orages matinaux), le temps est beau mais quelque peu brumeux, avec un ciel bleu délavé. En après-midi, les cumulus parviennent à se former mais restent souvent modestes. Des cirrus et cirrostratus provenant d’enclumes formées ailleurs voilent parfois le ciel. Puis le ciel tend à devenir chaotique. En bien des endroits, la véritable convection échoue et le compteur des précipitations reste à zéro. Mais quelques cellules prennent un tour vraiment violent. En fin d’après-midi, ce sont principalement le centre-est et le nord du pays qui sont frappés par des orages particulièrement virulents. Des inondations sont notamment observées du côté de Wavre, Mont-Saint-Guibert, Ottignies et Louvain-la-Neuve. De même, Grez-Doiceau et Ottignies sont fortement impactées, avec des débordements de cours d’eau, des coulées de boue et des caves inondées. Bon nombre de stations privées relèvent de gros totaux de précipitations en peu de temps. Tirlemont reçoit 42,7 mm en une demi-heure de temps, entre 17h00 et 17h30, tandis que Wavre reçoit 36,8 mm en trois-quarts d’heure, entre 26h25 et 17h10. Jodoigne ne reçoit plus « que » 10,4 mm et Mélin, pourtant tout près, seulement 0,4 mm ! Un peu plus au nord, la station MB de Ransberg récolte 45,6 mm pendant que les précipitations au nord sont captées par les stations officielles de l’IRM, avec 38,6 mm à Retie (en 2 averses, 23 mm entre 16 et 17h et 15 mm entre 18h et 19h). Plus tard en soirée, une autre offensive orageuse frappe durement le Hainaut occidental, où la station privée de Dottignies (non loin de Mouscron) récolte 26,7 mm entre 21h00 et 21h30, après une première averse, plus modeste, donnant 7,6 mm entre 18h30 et 19h00. Témoignage de Jean-Yves Frique (Belgorage), parti à la traque de ces orages sur le Hainaut : « Arrivé à Rekkem, l'orage se structure bien et des précipitations abondantes sévissent. Je remarque cependant une nouvelle cellule bien plus intéressante au sud-est de ma position. Je décide de faire demi-tour et de l'attendre à Templeuve [au sud de Mouscron]. « Bien m'en a pris car cet orage présent dans la région lilloise va véritablement exploser et devenir très menaçant pour la région. « Des pluies diluviennes, des structures impressionnantes et un vent puissant vont sévir, le tout avec une activité électrique incessante. « Mais ce n'est pas tout. Un autre orage tout aussi impressionnant se développe du côté de Gaurain Ramecroix [un peu à l’est de Tournai]. Je décide de filer plein est et de l'admirer du côté de Molenbaix [un peu plus au nord] , en ayant trouvé une route en bitume se terminant en cul de sac. « La nuit tombe et c'est l'occasion de tenter de faire la foudre. « Bingo! Durant plus d'une heure, je vais me régaler avec d'innombrables coups de foudre. « Voilà le récit d'une traque dont je me souviendrai longtemps. » Crédit photo : Jean-Yves Frique (Belgorage) Au littoral, si une cellule orageuse parvient à effleurer la côte française, la côte belge reste à l’abri. Le temps y est brumeux mais beau, avec des bancs d’altocumulus le matin et le soir. Sous une brise de mer d’ouest soufflant pendant tout l’après-midi, la température maximale, une nouvelle fois, s’arrête à 25°C en bordure de l’eau (très exactement 25,1°C au port de Zeebruges). 14 août 2020 La vague de chaleur s’essouffle un peu. Même en Allemagne, les 30°C ne sont plus atteints que ponctuellement. Chez nous, un faible régime dépressionnaire et la nébulosité qui y est liée renforcent encore quelque peu cette tendance. Et comme les températures baissent aussi en altitude, l’instabilité se maintient et le temps reste orageux. Sur l’ouest du pays, les températures maximales n’atteignent même plus 25°C, avec 21 à 23°C sur le littoral et 22 à 24°C sur les plaines occidentales. Au centre, on relève 26 à 27°C tandis qu’en Campine, on observe encore 28 à 29°C. Sur les Hauts Plateaux, il fait près de 24°C. Le matin, on voit encore quelques éclaircies avec cirrus et altocumulus, puis le ciel devient nuageux, voire très nuageux avec un mix de cumulus et de stratocumulus (au littoral, aussi stratus assez persistants). L’après-midi, les éclaircies tendent à nouveau à s’élargir, avec quelques bancs d’altocumulus et des cumulus, dont quelques-uns se développent jusqu’au cumulonimbus orageux. Le soir, on observe le plus souvent soit un dégagement du ciel, soit un étalement des nuages convectifs restants, mais du côté de Jodoigne, on assiste à d’importants développements orageux. Crédit photo : François Riguelle (Belgorage Les précipitations sont parfois très intenses mais très localisées. Les stations MB alentour enregistrent en peu de temps 16 mm à Jodoigne-Souveraine, 14 mm à Mélin et 6 mm à Jodoigne même, mais seulement 1,8 mm à la station de Jodoigne SI. Une station de particuliers, située au cœur de la tourmente, mesure 28,2 mm entre 20h30 et 21h30. On note aussi de la grêle et des inondations ainsi que des coulées de boue. À ce moment-là, c’est le seul foyer orageux actif en Belgique. 15 août 2020 Un anticyclone se construit sur la Mer du Nord et s’allie avec l’anticyclone continental, mais notre pays demeure sous l’emprise des pressions plus basses (quasi-marais barométrique) sur la France. La température reprend quelques degrés, mais le temps reste orageux. À Uccle, comme la barre des 25°C continue à être dépassée, la « vague de chaleur officielle » se poursuit. Onzième jour déjà ! Et sur cette première quinzaine du mois d’août, la moyenne des températures maximales se situe à 29,4°C ! Dans le pays, en ce 15 août, les températures maximales se situent entre 25 et 29°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et entre 22 et 25°C sur les hauteurs. Au littoral, les maxima se situent autour des 23-24°C. Le temps est souvent assez nuageux avec par moment pas mal d’altocumulus et de stratocumulus, et le développement de cumulus, dont certaines évoluent à nouveau jusqu’au cumulonimbus orageux. Les premiers orages éclatent dès midi sur les Cantons de l’Est, puis d’autres orages se développent l’après-midi, avec une activité orageuse qui se propage lentement de l’est (début d’après-midi) à l’ouest (soirée). On retiendra entre autres la violence de l’orage qui s’est abattu durant l’après-midi sur le nord de Bruxelles. Une fois de plus, il s’agit d’averses très localisées. La station MB de Neder-Over-Heembeek mesure 38,0 mm de précipitations en fin d’après-midi, pendant Koekelberg ne reçoit que 3,0 mm. À quelques kilomètres de là, tant Zaventem que Woluwe-St-Pierre et Uccle voient leur pluviomètre vide (0,0 mm !) Il n’empêche : plusieurs rues de Bruxelles sont inondées et deux arbres sont même déracinés. Malheureusement, nous n’avons aucune donnée sur d’éventuelles rafales de vent. Les communes les plus impactées sont Laeken, Jette, Molenbeek et Schaerbeek. Ci-dessous : le nuage n’a pourtant rien d’extraordinaire. Dix minutes plus tard, tout sera simplement gris sous une pluie battante. Webcam MB – Schaerbeek – 15 août 2020 à 17h10 16 août 2020 Une petite dépression, le matin sur la Bretagne et l’après-midi sur la Normandie, est mieux dessinée que les (faibles) basses pressions des jours précédents, et s’accompagne d’une ligne de convergence qui traverse notre pays du sud au nord dans le courant de l’après-midi. À l’avant de cette ligne de convergence, une bouffée d’air chaud fait remonter les température jusqu’au-dessus de 30°C par endroit. Sur la ligne de convergence se forment des orages plus organisés que ceux des jours passés. Le temps est d’abord très beau, avec parfois des brumes et brouillards matinaux, puis un ciel peu nuageux avec des cirrus et, ici et là, des altocumulus parfois castellanus. Les premiers cumulus se forment dès midi, mais ce n’est qu’en début d’après-midi que le ciel est bien rempli de cumulus, se développant jusqu’à mediocris / congestus. Au sud du pays, cette évolution est plus rapide et là, des orages isolés éclatent dès le milieu de journée. Les températures, avant l’arrivée de la ligne de convergence et des orages, atteignent des valeurs de 28 à 31°C en plaine et de 25 à 27°C sur les hauteurs. Au littoral, les maxima atteignent 24 à 25°C. La ligne orageuse, d’abord encore déstructurée, aborde l’ouest du pays en début d’après-midi, puis s’avance vers le nord-nord-est en s’organisant de mieux en mieux, surtout du côté ouest. C’est là qu’on retrouve d’ailleurs les cellules les plus virulentes, avec rafales et fortes précipitations. À Kortemark, au nord-ouest de Roulers, différentes rues se retrouvent sous eau. Deux stations de particuliers (Kortemark et Koekelaere) mesurent 30 mm d’eau tombée en peu de temps, en trois-quarts d’heure environ, entre 15h00 et 15h45. Très peu de temps après, c’est au tour de Nieuport d’essuyer une forte averse, avec 20 mm tombé en un peu plus d’une demi-heure. On y fait état de nombreux garages et caves inondés. Un peu à l’est, la station officielle de Middelkerke reçoit 23 mm de précipitations. Entre 15h40 et 16h00, il pleut des seaux au Coq et à Wenduine (16,5 mm) avec là aussi des inondations liée à l’intensité des précipitations. Mais c’est en arrivant à Vlissingen (NL), après avoir traversé le bras de mer formé par l’embouchure de l’Escaut (température de l’eau de 22-24°C), que les orages gagnent vraiment en puissance avec, là, même de fortes rafales. La station officielle de Vlissingen mesure des rafales à 83 km/h tandis qu’une station privée, située non loin, monte même jusqu’à 91 km/h. Ces orages forment par ailleurs un bel arcus, déjà visible de loin. Westkappelle (NL), crédit photo : Benjamin Kampouris (Belgorage) À l’arrière de la ligne orageuse, quelques autres cellules se forment encore, dont notamment une qui touche Bruxelles. On y signale quelques problèmes mineurs liés à des inondations et deux arbres déracinés. Uccle mesure des rafales de 68 km/h, mais il est évidemment possible que cette vitesse soit localement dépassée. Notons enfin la présence d’un orage très pluvieux à Herenthout (à l’est de Lier), où il tombe 76,2 mm en un peu plus de 2 heures, entre 16h15 et 18h20 environ. Il s’agit d’un phénomène très local. Quelques stations privées, situées très près de là, enregistrent aussi de très fortes précipitations. C’est le cas de Heist-op-den-Berg, station météo à quelques kilomètres au sud-est de Herenthout, avec 62,7 mm (tombés entre 16h10 et 18h15) et de Rode Dries, station située de l’autre côté, à quelques kilomètres au nord-ouest de Herenthout, avec 49,8 mm (tombés entre 16h20 et 18h30). 17 août 2020 Une température maximale de 24,4°C à la station de référence d’Uccle met un terme à la vague de chaleur officielle, qui a duré 12 jours, qui a comporté 8 jours de canicule (T° ≥ 30°C) et qui a connu un maximum de 35,9°C le 8. Plus de détails sur cette vague de chaleur sous le lien suivant : https://www.meteobelgique.be/article/nouvelles/la-suite/2418-bilan-de-la-vague-de-chaleur-d-aout-2020 Désormais, nous sommes sous l’emprise d’un véritable système dépressionnaire, certes faible mais avec plusieurs noyaux distincts, dont le principal vient s’installer sur l’Irlande tandis que les autres s’effacent à nouveau. Ces basses pressions sont par ailleurs soutenues par une dépression en altitude entre l’Irlande et le Pays de Galles, avec des températures qui commencent à baisser sérieusement au niveau 500 hPa. En surface par contre, bien que l’air caniculaire ait été bien évacué, on peut encore parler d’un air maritime très doux, voire assez chaud. Ce contraste avec l’air (assez) froid en altitude génère de l’instabilité qui, très localement, donne encore lieu à des phénomènes violents. Comme déjà dit précédemment, la température n’atteint plus 25°C à Uccle, comme c’est le cas d’ailleurs sur toute la partie occidentale et centrale du pays. Au nord, au nord-est et à l’est, ce seuil est encore atteint. Les maxima, en plaine, se situent entre 23 et 24°C à l’ouest et entre 27 à 28°C à l’est, pendant que sur les hauteurs, ces maxima se situent autour des 22-23°C, tout comme au littoral. Le matin, on observe parfois quelques gros cirrus, puis le ciel se dégage, mais bien vite des cumulus se forment et se développent bien, évoluant souvent en cumulonimbus. Mais la plupart du temps, ceux-ci ne donnent que peu de précipitations, tandis que les orages de l’après-midi sont isolés et se concentrent surtout sur la moitié ouest du pays. Plus tard, on note aussi des altocumulus et stratocumulus d’étalement. On remarquera aussi une grande limpidité de l’air, qui permet d’observer certaines cellules de (très) loin. Au sud du pays, les cumulus se développent moins et peu d’exemplaires atteignent le stade de cumulonimbus. Ci-dessous : développement inhibé des cumulus au-dessus de Beausaint. Webcam MB – Beausaint – 17 août 2020 à 18h Il en va tout autrement dans la région de Mouscron et de Courtrai. « De violents orages ont éclaté lundi vers 19h00 sur la région mouscronnoise, causant des inondations ci et là. "Les premiers appels ont été enregistrés dès 19h30. Une dizaine d'hommes sont intervenus à une vingtaine de reprises pour des caves inondées, des rues sous eau, des égouts qui refoulaient et des coulées de boue sur la voie publique. Les équipes sont restées sur le terrain jusqu'à minuit. À notre connaissance, ces orages n'ont pas fait de blessé", ont indiqué vers 06h30 les pompiers de Wallonie picarde. » La DH. Nous disposons des données de quelques stations météo privées, situées entre Mouscron et Courtrai. Aalbeke a recueilli 30,7 mm d’eau entre 19h00 et 19h30, sur un total journalier de 33,0 mm, tandis que Courtrai-sud a mesuré 30,0 mm sur presque le même laps de temps, de 19h30 à 19h35, sur un total de 31,5 mm. Le centre de Courtrai n’a enregistré plus que 18,0 mm sur cet épisode (sur un total de 19,1 mm). De l’autre côté de Mouscron, mais à quelques kilomètres à peine, Dottignies et Wattrelos (FR) n’ont rien reçu du tout. Ces stations enregistrent, certes, 2,3 mm et 1,5 mm respectivement, mais cette eau provient des petites averses de l’après-midi. Le côté très local des intempéries continue donc et cela se remarque aussi très fort sur la carte de la sécheresse en Belgique. Certaines régions sont encore en plein dedans alors que d’autres s’en sortent plutôt bien (quoique… les pluies orageuses, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour l’agriculture et la gestion des eaux). Source : IRM 18 août 2020 Des basses pressions sont toujours présentes sur les Îles Britanniques, mais de faibles hautes pressions sont déjà en train de se dessiner sur la France. Chez nous, malgré l’origine très maritime de la masse d’air, les températures restent relativement élevées, avec des valeurs le plus souvent comprises entre 23 et 25°C en plaine et entre 21 et 22°C sur les hauteurs. De ce fait, les averses qui se forment dans cet air tiède prennent souvent un caractère orageux. En matinée, le temps est assez beau, avec au début parfois quelques cumulus (fractus) résiduels, ainsi que quelques bancs d’altocumulus / stratocumulus. De nouveaux cumulus se forment dès la fin de la matinée et se développent rapidement en cumulonimbus orageux. Entre les averses, on note toutefois de belles éclaircies. À côté de cela, on observe encore l’un ou l’autre cirrus et banc d’altocumulus. À quelques endroits, les cumulus persistent en matinée et sont donc présents tout au long de la journée (mais avec une convection importante uniquement l’après-midi). Les premiers orages éclatent en tout début d’après-midi au centre du pays, ensuite ils se répartissent sur toute la moitié est du pays pendant que l’ouest reste épargné. Au littoral, le temps reste même beau, avec quelques fractus en matinée, et des cumulus épars sur la mer l’après-midi, et plus nombreux et plus développés (congestus) un peu à l’intérieur des terres. Là, les températures maximales ne dépassent pas 22°C avec une brise de mer d’ouest l’après-midi. Ailleurs dans le pays, les vents soufflent principalement de sud-ouest, mais tendent de plus en plus à devenir variables à partir de l’après-midi. Quelques averses sont consistantes. En milieu d’après-midi, une averse donne 16 mm à Diepenbeek, avec des rafales de 58 km/h et une température qui descend temporairement à 16,4°C (pour un maximum de 24,6°C). À Sint-Katelijne-Waver, plusieurs averses donnent 14 mm. Enfin la station privée d’Evrehailles (sur les hauteurs au-dessus d’Yvoir) recueille 19 mm, également en plusieurs averses. 19 août 2020 Les faibles hautes pressions françaises de la veille se sont entre-temps déplacées vers la Suisse et l’Allemagne, où elles se développent mieux. Pendant ce temps, une dépression se creuse sur l’Océan. De petites dépressions secondaires, au sommet de chaque ondulation d’un front, se forment non loin du continent. Source : KNMI Il s’instaure sur nos régions un flux de sud qui nous envoie à nouveau de l’air de plus en plus chaud. En raison de la proximité d’un front chaud, le temps est plutôt nuageux, avec des altostratus (souvent) translucidus s’effilochant par moment en cirrus / cirrostratus et en éclaircies, éclaircies dans lesquelles l’on rencontre alors des bancs d’altocumulus. En dessous de ces nuages moyens, des cumulus parviennent à se former, qui en fin d’après-midi se résorbent ou s’étalent en stratocumulus. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 19 août 2020 à 18h Le sud du pays, plus éloigné du front chaud, connaît un temps un peu plus anticyclonique, avec du brouillard matinal puis un ciel moins voilé avec des cirrus / cirrostratus et principalement des altocumulus l’après-midi. Là aussi, de discrets cumulus parviennent à se développer en dessous. Au littoral, on observe de la pluie et de la bruine, parfois assez fortes, en fin d’après-midi et en soirée (jusqu’à 10 mm). Ces précipitations se propagent ensuite vers l’intérieur des terres en devenant graduellement de plus en plus faibles, sauf le long de la frontière belgo-française, où ces précipitations restent parfois consistantes. Les températures maximales : 25 à 29°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et autour de 23°C sur les hauteurs. 20 août 2020 Le front chaud, qui traverse notre pays la nuit, sépare de l’air chaud d’un air encore plus chaud. À nouveau, les valeurs dépassent les 30°C sur une bonne partie du pays, avec des valeurs le plus souvent comprises entre 30 et 33°C en plaine (29°C au littoral) et entre 26 et 30°C sur les hauteurs (le Plateau Ardennais est beaucoup plus chaud que les Hautes-Fagnes). Le temps est souvent très nuageux, avec de nombreux altocumulus prenant différentes formes, parfois undulatus, parfois castellanus pendant qu’un voile de cirrus / cirrostratus se glisse progressivement au-dessus des altocumulus. Les éclaircies ne sont donc que passagères. Par moment, ces altocumulus sont suffisamment épais et étendus pour couvrir tout le ciel. Sous les castellanus les plus développés, on observe aussi des virga, voire des bases sombres (tendance à altocumulonimbus). Sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, on note le matin des stratocumulus avec de la pluie. Sur le sud-est du pays en matinée, on observe des bancs étendus de cirrocumulus, ce qui est très rare. Dans cette région, de façon générale, les éclaircies sont plus larges avec aussi des altocumulus, parfois castellanus, et la formation de rares cumulus. Ci-dessous, cirrocumulus dans le ciel de Beausaint : Webcam MB – Beausaint– 20 août 2020 à 10h Penchons-nous à présent sur une langue d’air particulièrement chaud sur la France. Saint-Dizier monte à 37,0°C pendant que Metz affiche 35,4°C, Nancy 35,2°C et Reims 35,0°C. Cette langue d’air chaud touche aussi l’Allemagne (Trèves : 35,2°C), le Grand-Duché du Luxembourg et... l’extrême sud de la Belgique, où les températures atteignent 34-35°C dans une bonne partie de la Gaume. Ci-dessous : la langue d’air chaud sur la France à 17 heures : Source : Infoclimat En soirée, un peu d’activité orageuse est observée du côté d’Anvers. Ces orages donnent localement quelques précipitations et rendent l’air très humide. À Anvers, on enregistre le soir des points de rosée de 22,8°C, seuil rarement atteint en Belgique. Enfin, la combinaison d’altocumulus instables et de voiles d’altitude s’effilochant en partie donne par endroit de très belles couleurs au couchant : Crédit photo : Jean-Yves Frique (Belgorage)
  7. cumulonimbus

    Été 2020

    PREMIÈRE DÉCADE D’AOÛT 2020 1er août 2020 La ligne de convergence qui nous a valu les orages nocturnes quitte le pays par l’est aux petites heures tandis qu’un front froid aborde la côte en matinée. Ce front froid atteint le sud-est du pays en soirée. En matinée, le ciel est le plus souvent très nuageux avec d’abord des bancs d’altocumulus et encore quelques éclaircies, puis des stratocumulus couvrant tout le ciel avant de se transforment en cumulus humilis / mediocris l’après-midi avec à nouveau quelques stratocumulus. Plus vers l’est et le sud (sur l’est des plaines, ainsi que sur l’Entre-Sambre-et-Meuse), les éclaircies sont plus larges. À l’arrière de la ligne de convergence, les vents d’ouest à nord-ouest donnent déjà un temps nettement moins chaud que la veille, avec en plaine des maxima le plus souvent compris entre 27 et 29°C, voire même moins sur la frange nord du pays, avec là seulement 24 à 25°C. En Ardenne et en Gaume surtout, il fait plus chaud. Du côté de Virton, les maxima atteignent 31 à 32°C. Sur l’ensemble des régions précitées, le ciel est d’abord très nuageux avec altostratus, altocumulus et stratocumulus, puis les éclaircies arrivent avec un chaleur d’étuve (air maritime humide se mélangeant à l’air chaud encore présent) et un ciel presque serein, juste garni de petits cumulus. En fin d’après-midi, ces cumulus se mettent à bourgeonner (avec orage dans le nord de la Gaume) tandis que des altocumulus par moment épais (parfois castellanus) couvrent partiellement le ciel tout au long de la soirée. Sur le plateau ardennais, les températures maximales atteigent 28°C tandis que les vallées, presque aussi chaudes que la Gaume, affichent des valeurs proches de 30°C. Au littoral, le ciel est couvert de stratus le matin, puis les éclaircies deviennent très larges, sauf vers midi où l’observe encore le passage de cumulus / stratocumulus. Avec des vents venant de la mer, les maxima n’atteignent que 22°C. L’orage gaumais ne donne que peu de précipitations, ailleurs il n’y a pas de précipitations du tout, à l’exception de quelques gouttes ici et là. 2 août 2020 Le front froid a désormais traversé tout le pays, qui se retrouve dans de l’air maritime plus frais. L’arrière du front froid présente un caractère stable avec altostratus / cirrostratus (parfois masqués par des stratocumulus) avant l’arrivée du ciel de traîne un peu plus instable avec cumulus se développant jusqu’à congestus. Ceux-ci, en général, n’atteignent pas le stade d’averses. En outre, dans la partie sud du pays, les cumulus se développent moins. Des cirrus accompagnent ces cumulus, parfois aussi quelques altocumulus et, plus tard, des stratocumulus cumulogenitus. Au littral, le temps est différent. Là, le ciel est assez menaçant le matin, avec cumulonimbus au sein de cumulus / stratocumulus, accompagnés d’averses. Puis le temps devient rapidement très beau dès la matinée, avec cirrus et quelques altocumulus / stratocumulus résiduels. Les températures : 20°C au littoral et sur les Hauts Plateaux, 22 à 24°C, localement 25°C en plaine. En Gaume et dans certaines vallées ardennaises, il fait près de 25°C. 3 août 2020 Nous restons dans l’air post-frontal. Une petite dépression sur l’extrême sud de la Mer du Nord génère une perturbation qui prend la forme d’une ligne de convergence, immédiatement suivie d’une ligne post-frontale. Ces deux systèmes fusionnent rapidement. Source : KNMI Une zone d’averses et d’orages se forme sur cette ligne qui aborde l’ouest du littoral peu avant midi. Ces orages se propagent en début d’après-midi sur tout l’ouest de la Belgique avant de s’affaiblir sur le centre du pays. En début de soirée, quelques autres orages se forment sur les reliefs ardennais. Le temps au littoral : d’abord très nuageux à couvert avec stratocumulus et altocumulus, puis une zone d’averses passe en milieu de journée avec cumulonimbus orageux. Ensuite le ciel s’éclaircit graduellement avec stratocumulus suivis d’altocumulus et quelques cumulus résiduels. En fin d’après-midi et en soirée, le temps devient très beau. Au centre du pays, on observe des cirrus / cirrostratus accompagnés d’altocumulus, puis les cirrus et altocumulus se dispersent quelque peu et des cumulus se développent jusqu’au stade mediocris, voire « petit » congestus. En après-midi, le ciel a l’air de devenir plus menaçant, mais il ne reste plus grand-chose de la zone orageuse, principalement des stratocumulus d’étalement. En Ardenne, on observe aussi des cirrus, cirrostratus et altocumulus, mais aussi pas mal de stratocumulus qui côtoient des nuages convectifs qui, en soirée, se développent parfois suffisamment pour générer des averses et des orages. Les températures maximales : 19°C au littoral, 21 à 26°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et autour de 18°C sur les hauteurs. Des trombes marines devant la côte belge ! Source : VRT NWS Sylvia (@Vliegvogeltla) Sur l’ouest de la côte belge, dès le milieu de la matinée, on voit des cumulus très fortement bourgeonner au-dessus de la mer au sein d’une petite éclaircie. Cette ligne de cumulus et cumulonimbus se rapproche lentement du littoral avec, en dessous, une bande de ciel particulièrement obscur à l’horizon. La mer est plutôt calme par un petit vent d’ouest-nord-ouest. Mais l’eau prend des teintes étranges, bien plus claires que le ciel. Webcam MB – La Panne – 3 août 2020 à 10h15 Webcam MB – La Panne – 3 août 2020 à 11h15 Webcam MB – Coxyde – 3 août 2020 à 12h00 C’est au moment où le « noir d’encre » du ciel se rapproche du littoral que l'une des trombes se forme. Source : RTL INFO Elle n’est d’ailleurs pas la seule : une autre trombe a déjà été vue, environ 1 heure plus tôt, au large de Dunkerque en France. En Belgique, on finira par dénombrer 5 cas de trombes marines : Trombe n°1 : au large de Coxyde vers 11h45 (durée de 8 à 10 minutes, également visible depuis La Panne) Trombe n°2 : au large de Coxde/Oostduinkerke, peu après la n° 1 (durée de 3 à 5 minutes) Trombes n°3 et 4 : au large de Blankenberge vers 12h30 (durée de 7 à 9 minutes, puis autre brève trombe, moins visible à cause de précipitations) Trombe n°5 : au large de Heist et Duinbergen vers 13h00 (durée de 2 à 3 minutes) En tout, nous avons eu, chronologiquement, 1 trombe en France, 5 trombes en Belgique puis 7 trombes aux Pays-Bas. Quelle en est la cause ? D’abord, nous avons un air relativement instable, avec une instabilité surtout développée dans les basses couches. Une ligne de convergence « booste » cette instabilité et forment une ligne d’averses orageuses. Nous retrouvons cette ligne de convergence dans les données de vent du port de Nieuport, où le vent faible d’ouest-nord-ouest tourne brusquement au nord-nord-est en se renforçant au moment du passage de la ligne d’averses. À Nieuport, les premières rafales sont observées à 12h20, mais elles sont arrivées un peu plus tôt du côté de La Panne et de Coxyde. Ci-dessous, la mer moutonnée au moment de la saute de vent et des rafales qui l’accompagnent. Remarquez aussi la couleur de la mer ! Les températures de l’eau de la Mer du Nord sont intéressantes aussi. Loin au large, l’eau a une température de 18-19°C et l’air, qui circule au-dessus de l’eau, a une température de 16-17°C (données de 12h : mât de mesure « Westhinder »). En altitude, au niveau 850 hPa, on observe une température de 6°C (calculée par le modèle « Arôme » pour 12h, prévisions à très brève échéance). Une petite instabilité donc, sans plus. Mais en s’approchant du littoral, la perturbation rencontre des eaux plus chaudes, avec des températures de 20-21°C (données de 12h : bouée de Nieuport) en raison des chaleurs observées quelques jours plus tôt. La différence de température entre l’eau et l’air augmente, ce qui renforce brusquement l’instabilité. En outre, des études ont démontré que les conditions idéales pour la formation de trombes marines est une différence de 15 à 18°C entre la température de l’eau et la température de l’air au niveau 850 hPa. Or, à l’approche de la côte, nous atteignons justement ce seuil. Avec la convergence des vents en plus et les conditions générales d’instabilité post-frontale, toutes les conditions étaient réunies pour la formation de trombes marines. Enfin, voici la trombe marine capturée par la webcam d’Oostduinkerke. On ne la voit pas très bien, mais elle est bien présente, en dessous de la date inscrite au coin supérieur droit de la photo. 4 août 2020 Une crête de l’anticyclone des Açores se développe rapidement au-dessus de nos régions. Le temps devient beau avec, en matinée, des cumulus d’air maritime qui essaient encore de se développer jusqu’au stade mediocris, mais qui s’aplatissent par la suite durant l’après-midi. En même temps, le vent de nord-ouest qui souffle encore le matin devient variable et la masse d’air perd peu à peu son caractère maritime. En fin de journée, on voit apparaître quelques cirrus. Notamment au sud du pays, on observe parfois quelques brumes / stratus (fractus) le matin. Au littoral, on observe moins de cumulus, mais des bancs d’altocumulus assez importants en début de soirée. Les températures minimales, en plaine, sont parfois assez basses pour un début août, souvent inférieures à 10°C en plaine. Sur les Plateaux centraux et en Haute Belgique, les minima sont en moyenne moins bas (souvent autour des 11°C). En journée, les températures sont agréables, avec des maxima le plus souvent proches des 23-24°C en plaine et de 19-20°C sur les hauteurs. 5 août 2020 La crête se détache de l’anticyclone des Açores et forme une cellule séparée dont le noyau principal se trouve sur le sud de l’Allemagne le matin et remonte vers les États Baltes en soirée. Le vent souffle de sud à sud-ouest et l’arrivée d’air maritime est plus ou moins coupée, sauf dans la zone côtière. Comme les terres sont assez desséchées, l’air qui passe sur ces terres se dessèche rapidement aussi, avec des taux d’humidité tombant l’après-midi à 20-25% en de très nombreux endroits. Les cumulus ne se forment donc plus et le ciel est le plus souvent serein. Parfois on note quelques cirrocumulus et altocumulus à tendance lenticularis et l’un ou l’autre cirrus (parfois floccus). La nuit est encore très fraîche par endroit, cette fois-ci surtout à l’est et au sud du pays, avec 4,1°C à Elsenborn ; 6,0°C à Gouvy ; 6,7°C à Bièvre et encore 7,0°C à Buzenol en Gaume. En journée, les températures montent en flèche pour atteindre des valeurs de 28 à 30°C en plaine et de 24 à 26°C sur les hauteurs. Kleine Brogel enregistre déjà un jour de chaleur avec 30,2°C. Au littoral, les maxima atteignent 26 à 27°C grâce au vent général de sud à sud-ouest qui souffle jusqu’en début d’après-midi, ensuite une brise de mer d’ouest à nord-ouest s’instaure et la température rebaisse de plusieurs degrés. 6 août 2020 L’anticyclone reste centré sur les États Baltes et continue à déterminer le temps sur nos régions. Une perturbation frontale ondule au nord-ouest de chez nous, sur la Manche, le sud-est de l’Angleterre et la Mer du Nord. Par moment, cette perturbation se rapproche, mais ne nous atteint pas. En deuxième moitié de journée, le système perturbé s’éloigne à nouveau en repartant vers le nord. Le temps est très beau, avec par moment un léger voile de cirrus qui témoigne de la proximité de la perturbation. En fin de journée, ces cirrus disparaissent et le ciel devient (presque) serein. La nuit est encore un peu fraîche par endroit, avec parfois 10 à 12°C en plaine (9,6°C à Diepenbeek) et même moins, localement, en Haute Belgique (7,4°C à Elsenborn). En journée, avec le soleil et un petit vent variable à prédominance sud, plus tard est, les températures montent déjà très haut avec des maxima de 32 à 33°C en plaine (33,2°C à Chièvres) et 27 à 28°C sur les hauteurs. Cet air est à nouveau très sec aussi, si bien que les écarts de température entre la nuit et le jour peuvent être très grands : Diepenbeek : 9,6°C / 32,2°C (écart = 22,6°C) Retie : 10,5°C / 32,1°C (écart = 21,6°C) Chièvres : 11,6°C / 33,2°C (écart = 21,6°C) Melle : 11,1°C / 32,3°C (écart = 21,2°C) Elsenborn : 7,4°C / 28,3°C (écart = 20,9°C) Au littoral, en raison de la faiblesse du vent général, un régime de brise de mer s’instaure et apporte un important rafraîchissement. Au port de Zeebruges, la brise de mer, soufflant de nord, se lève dès la fin de la matinée et la température maximale ne dépasse pas 23,4°C. Ensuite la température baisse même un peu et se situe, durant toute l’après-midi, autour de 22°C sous une forte humidité. Cette brise de mer est assez pénétrante et se fait sentir jusqu’à Bruges (avec là un mélange entre l’air chaud et l’air frais et une humidité demeurant assez élevée). Ci-dessous, une illustration du vent quelque peu variable, mais à prédominance sud à l’intérieur des terres, et du jeu complexe des brises de mer en fonction de la configuration des côtes. Loin au large, à l’écart de toute côte, le vent sur la mer reprend la direction du vent général. Source de la carte : Infoclimat 7 août 2020 L’anticyclone, toujours centré sur les États Baltes, ne bouge pratiquement pas et continue à nous envoyer de l’air très chaud et très sec. Une très faible dépression sur le Golfe de Gascogne se déplace vers la France. Cette petite dépression fait tourner les vents de sud-est vers l’est sur nos régions, mais n’a pas d’autre influence sur notre météo. Le temps est très ensoleillé et parfaitement serein en toutes régions. Le matin, il règne encore une relative fraîcheur en plaine, avec des minima souvent compris entre 13 et 16°C, parfois même moins comme à Diepenbeek avec 12,2°C. Sur les plateaux du centre et du centre-est, la nuit est bien plus chaude avec 20,2°C à Bierset et même 21,7°C à Beauvechain. En Haute-Belgique, on relève 9,3°C à Elsenborn ; 13,6°C à Mont-Rigi et 17,3°C à Saint-Hubert. L’après-midi, il fait très chaud partout avec 34 à 35°C en plaine et 30 à 31°C sur les Hauts Plateaux. Il s’ensuit quelques écarts importants entre le minimum et le maximum, comme par exemple à : Diepenbeek : 12,2°C / 34,6°C (écart = 22,4°C) Elsenborn : 9,3°C / 31,0°C (écart = 21,7°C) Retie : 13,2°C / 34,1°C (écart = 20,9°C) Chièvres : 14,6°C / 35,0°C (écart = 20,4°C) Dourbes : 13,6°C / 34,0°C (écart = 20,4°C) Beitem : 14,5°C / 34,6°C (écart = 20,1°C) Au littoral, en bordure de mer tout au moins, les écarts sont moindres. Au port de Zeebruges, le minimum est de 20,0°C pour un maximum de 27,5°C. La brise de mer se lève vers midi et souffle de nord-nord-est avec une température de l’air qui descend graduellement de 27 à 25°C pendant que la température de l’eau oscille entre 21 et 22°C. À quelques centaines de mètres à l’intérieur des terres, c’est déjà très différent. L’aéroport de Middelkerke, avec un minimum de 13,7°C et un maximum de 32,7°C, enregistre un écart de 19°C entre la température du matin et celle du début de l’après-midi. En effet, le sol sablonneux se refroidit très fort et, avec la brise de terre, la température de l’air baisse très fort aussi. En journée, la température monte très fort et il faut attendre jusqu’à 14 heures pour que la brise de mer arrive fasse quelque peu rebaisser la température, là aussi. En soirée, la situation s’inverse à nouveau. Les températures restent remarquablement chaudes en bordure de mer (26,5°C au port de Zeebruges à 23h) tandis que le refroidissement se fait déjà sentir dans les dunes et les polders (23,1°C à l’aéroport de Middelkerke ; 21,8°C à la base de Coxyde et 23,9°C à Bruges, toujours à 23h). Enfin un mot sur l’air qui reste très sec. En de nombreuses stations, l’humidité relative retombe temporairement en dessous de 25%. Du côté de Bruxelles, on note même 22% en soirée (Uccle : 22% à 19h ; Zaventem : 22% à 18h et 19h). 8 août 2020 La situation est presque inchangée par rapport à la veille. L’anticyclone reste centré sur les États Baltes tandis qu’une très faible dépression reste sur la France. On notera cependant une ligne de discontinuité sur le sud de la Mer du Nord et une autre, sur le nord de la France. Ces faibles perturbations sont responsables de passages nuageux au littoral et, dans une moindre mesure, sur l’ouest du pays. Ces passages nuageux gagnent ensuite le centre du pays en soirée. On note aussi un petit regain d’instabilité qui se remarque surtout sur les Hauts Plateaux. L’air qui est acheminé devient encore plus chaud, ce qui fait que les valeurs de températures redeviennent extrêmes sur le pays. Un certain nombre de records du mois d’août sont même battus. Ci-dessous, une liste reprenant les températures de ce 8 août, confrontés aux records décadaires (1re décade) et mensuels du mois d’août. Structure des données Localité : max du 08/08/2020 [record 1re décade août (date) ; record août (date) ; période d’observation] Province de Liège Bierset : 35,6°C [36,1°C (04/08/94) ; 36,1°C (04/08/94) ; 1953-2020] Baraque Michel / Mont-Rigi : 31,3°C [33,6°C (08/08/03) ; 33,6°C (08/08/03) ; 1953-2020] * Spa : 33,2°C [35,0°C (08/08/03) ; 35,0°C (08/08/03) ; 1982-2020] Elsenborn : 32,5°C [35,1°C (08/08/03) ; 35,1°C (08/08/03) ; 1987-2020] Province de Luxembourg Saint-Hubert : 32,1°C [34,4°C (06+08/08/03) ; 34,4°C (06+08/08/03) ; 1953-2020] Province de Namur Florennes : 34,6°C [36,7°C (06/08/03) ; 36,7°C (06/08/03) ; 1976-2020] Dourbes : 36,5°C [36,4°C (07/08/03) ; 36,5°C (12/08/03) ; 1965-2020] Provinces du Brabant (FL + WA) + Bruxelles Zaventem : 35,6°C [35,9°C (04/08/90) ; 35,9°C (04/08/90) ; 1984-2020] Uccle : 35,9°C [35,3°C (04/08/90) ; 35,3°C (04/08/90) ; 1968-2020] Beauvechain : 35,2°C [35,4°C (04/08/94) ; 35,4°C (04/08/94) ; 1953-2020] Province du Hainaut Chièvres : 35,8°C [36,5°C (06/08/03) ; 36,5°C (06/08/03) ; 1986-2020] Gosselies : 35,8°C [36,6°C (06/08/03) ; 36,6°C (06/08/03) ; 1984-2020] France – Département du Nord Lille : 37,1°C [36,6°C (10/08/03) ; 36,6°C (10/08/03) ; 1953-2020] Dunkerque : 28,3°C [34,6°C (07/08/18) ; 35,1°C (24/08/16) ; 1953-2020] Flandre Occidentale Middelkerke : 33,6°C [35,6°C (06/08/03) ; 35,6°C (06/08/03) ; 1984-2020] Beitem : 35,4°C [35,6°C (06/08/03) ; 35,6°C (06/08/03) ; 1953-2020] Flandre Orientale Kruishoutem : 37,5°C [35,6°C (04/08/90+06/08/03+07/08/18) ; 35,6°C (04/08/90+06/08/03) ; 1985-2020 Munte / Semmerzake : 36,3°C [35,4°C (04/08/90+07/08/18) ; 35,4°C (04/08/90) ; 1986-2020] * Province d’Anvers Stabroek : 35,5°C [35,8°C (06/08/03+02/08/13) ; 35,8°C (06/08/03+03/08/13) ; 1976-2020] Deurne : 36,1°C [36,0°C (04/08/90) ; 36,0°C (04/08/90) ; 1953-2020] Sint-Katelijne-Waver : 35,6°C [35,8°C (04/08/90) ; 35,8°C (04/08/90) ; 1983-2020] Province du Limbourg Gorsem : 35,5°C [36,4°C (04/08/90+04/08/94) ; 36,4°C (04/08/90+04/08/94) ; 1982-2018] Koersel : 37,3°C [37,3°C (02/08/13) ; 37,6°C (20/08/09) ; 1983-2020] Kleine Brogel : 36,5°C [37,7°C (07/08/03) ; 38,2°C (20/08/09) ; 1953-2020] Pays-Bas Maastricht : 36,4°C [36,2°C (04/08/94) ; 36,2°C (04/08/94+12/08/03) ; 1953-2020] * Il s'agit de stations géographiquement et climatologiquement tellement proches qu'on peut en faire une série (quasi-)homogène. Notons qu'une température de 38,2°C a été observée à Dilbeek, à l'ouest de Bruxelles. Le temps sur l’ouest du pays Au littoral, le temps est nuageux à beau, avec quelques très belles éclaircies en milieu / fin de matinée, sinon des bancs d’altocumulus plus ou moins denses, avec temporairement un ciel très nuageux à couvert. À l’intérieur des terres, les bancs d’altocumulus sont plus isolés, parfois sous forme de castellanus, et donc les éclaircies plus larges. Ce n’est qu’en fin d’après-midi que les altocumulus deviennent denses. Le temps sur le centre du pays Le temps est très beau avec quelques bancs d’altocumulus isolés, occasionnellement castellanus, parfois même avec virga. Dans le courant de la soirée, les altocumulus deviennent plus denses. Webcam MB – Braine-l'Alleud – 8 août 2020 à 15h50 et 16h40 Le temps en Haute Belgique Le ciel est serein en matinée. Des cumulus se forment vers midi et restent longtemps au stade humilis, avec une forme même très aplatie. En soirée, certains d’entre eux se mettent à bourgeonner jusqu’à atteindre le stade de congestus. Les altocumulus n’apparaissent qu’en soirée et restent peu nombreux. Webcam MB – Beausaint – 8 août 2020 à 20h Cette convection mène à des orages en Allemagne, dans l’Eifel à quelques kilomètres à peine de la Belgique. Nous en retrouvons une trace dans la station privée de Dahlem, où de brèves précipitations entraînent une chute de la température de quelques 6°C. Petite « douche » rafraîchissante donc. Sinon, le temps continue à être très sec. À Uccle, l’humidité relative descend jusqu’à 20% (17h), et à Gosselies, jusqu’à 21% (16h). Seul le littoral connaît un temps franchement plus humide en raison de la brise de mer. À Zeebruges, où l’humidité ne descend jamais en dessous de 50% en ce jour, le maximum ne dépasse pas 27,9°C après un minimum, très élevé, de 22,4°C. Ce petit écart entre le jour et la nuit est en grand contraste avec les importants écarts qu’on observe ailleurs dans le pays. Quelques exemples : Diepenbeek : 12,9°C / 36,7°C (écart = 23,8°C) Retie : 13,8°C / 35,5°C (écart = 21,7°C) Melle : 14,9°C / 36,0°C (écart = 21,1°C) Elsenborn : 12,0°C / 33,0°C (écart = 21,0°C) Dourbes : 15,4°C / 36,2°C (écart = 20,8°C) Chièvres : 15,3°C / 36,0°C (écart = 20,7°C) Stabroek : 15,2°C / 35,5°C (écart = 20,3°C) Enfin, un mot sur une importante bouffée d’air chaud qui a concerné les régions côtières, ainsi que quelques autres régions, dans la nuit du 7 au 8. Des températures remarquablement élevées ont été relevées, entre autres, à 2 heures du matin. À Zeebruges, le thermomètre affichait 25,4°C tandis qu’à Dunkerque, on observait même 25,9°C. La Côte d’Opale était plus chaude encore avec 26,8°C à Boulogne. En Mer du Nord, parfois à plus de 50 kilomètres de la côte la plus proche, on observait encore des valeurs de plus de 26°C. C’était le cas, par exemple, sur la plateforme P-11-B avec 26,4°C. Au même moment, de très importants contrastes étaient parfois observés à l’intérieur des terres. Beauvechain affichait par exemple (toujours à 2 heures du matin) 24,7°C tandis que la toute proche station de Mélin, située dans une vallée, ne mesurait que 15,9°C. Le responsable : une couche d’air particulièrement chaud, avec 31°C, située à quelques 200 mètres de hauteur. Au-dessus des eaux de la Mer du Nord et de la Manche, mais aussi sur certains plateaux, cet air chaud parvenait à se mélanger avec l’air plus frais des plus basses couches en provoquant de véritables bouffées d’air chaud. Ailleurs, le refroidissement du sol et le calme régnant dans les basses couches formaient une barrière infranchissable pour cet air chaud, qui restait alors sagement au-dessus de l’inversion. 9 août 2020 On note quelques petites évolutions sur les cartes météorologiques. L’anticyclone sur les États Baltes faiblit rapidement tandis qu’un nouvel anticyclone, contenant de l’air bien plus frais, s’étend de l’Écosse à la Norvège. Un front froid sépare ces deux masses d’air et se situe sur le milieu de la Mer du Nord. Ce front est quasi-stationnaire et se désagrège lentement sous l’influence anticyclonique. On remarquera cependant de gros contraste thermiques sur l’Angleterre, avec en milieu d’après-midi 32 à 33°C du côté de Londres et seulement 23 à 24°C, à altitude égale, sur le nord de l’Angleterre, dans des zones pourtant non soumises à l’influence directe de la mer. On retrouve le même phénomène en Suède avec près de 30°C du côté de Malmö et 21 à 24°C du côté de Stockholm (située à la limite de ces masses d’air). Chez nous, l’air est toujours très chaud, mais une véritable ligne de convergence s’organise au sein des (faibles) basses pressions françaises qui, à présent, s’étendent jusqu’à l’Allemagne. Cette zone de convergence nous vaut pas mal d’activité orageuse. Source : KNMI En dehors des orages, le temps est à nouveau particulièrement chaud, avec de larges éclaircies, quelques cirrus (principalement sur l’ouest et le centre du pays) et des bancs d’altocumulus, souvent castellanus. Sur l’extrême sud du pays, on observe aussi des cumulus humilis. Les températures atteignent 34 à 35°C, voire plus, en plaine et 30 à 32°C sur les hauteurs. Les valeurs les plus chaudes (sur les données disponibles) sont relevées à Kruishoutem (35,8°C), à Passendaele (35,4°C), à Dourbes (35,4°C) et à Chièvres (35,3°C). Des pointes jusqu’à près de 37°C sont relevées dans l’extrême sud de la Gaume. Les orages sont, certes, parfois chaotiques, mais un certain nombre d’entre eux s’alignent sur des lignes plus ou moins dessinées, la première s’étendant à peu près de Silly (à l’ouest d’Enghien) à Genk en passant par Bruxelles, Louvain et Diest. La seconde, plus tardive, aborde la Belgique du côté de Chimay et s’étend jusqu’à Bastogne. Source : IRM Ces orages sont produits par des cumulonimbus à base élevée, formés par le développement d’altocumulus castellanus. À Bruxelles par exemple, on voit un très net bourgeonnement de castellanus vers 9h30 tandis que le ciel s’obscurcit (un peu) à partir de 10h. Dans un premier temps, ce sont surtout des virga qui sont visibles, mais ensuite les précipitations atteignent le sol. C’est à Uccle que les précipitations sont les plus fortes avec 11,6 mm (tombés en fin de matinée), suivi de Woluwe-St-Pierre avec 10,2 mm. Peu de kilomètres au nord, il ne tombe presque plus rien avec 1,2 mm à Neder-Over-Heembeek et 1,0 mm à Zaventem. En dehors de Bruxelles, on note encore 4 mm à Schaffen, sinon les précipitations sont plutôt faibles et rares en raison de la sécheresse ambiante. Des virga, minces rideaux de pluie ou averses très ponctuelles sont la caractéristique principale de ces orages. Ces orages apportent cependant un bon petit rafraîchissement. À Zaventem, malgré le peu d’eau tombée, la température chute de 26,1°C (11h) à 22,8°C (12h). À Uccle, sous les pluies plus abondantes, les températures sont les suivantes : 25,5°C (10h), 21,6°C (11h), 21,2°C (12h) et 22,3°C (13h). Après, la température mettra un bon bout de temps à remonter, avec des maxima atteints en fin d’après-midi ou début de soirée, avec respectivement 32,9°C à Zaventem et 32,8°C à Uccle. Des chutes de températures sont également observées plus à l’est, avec notamment 22,0°C à Schaffen à 13h et 22,7°C à Diepenbeek à 14h. La ligne orageuse plus méridionale provoque aussi, ponctuellement, quelques chutes de température. À Saint-Hubert, la température passe de 30,7°C (15h) à 22,1°C (16h). Mais beaucoup d’endroits, en Belgique, n’ont pas bénéficié de (la proximité de) ces orages et sont restés sous la canicule tout au long de la journée. Une autre exception à la chaleur, et pour une tout autre raison, est la côte belge. Le vent général d’est à nord-est dans la partie nord du pays, une certaine instabilité de l’air et une pression en baisse sont tous des facteurs qui favorisent la brise de mer. À Zeebruges, elle souffle tout au long de la journée et il n’y a presque pas de différence entre la température du matin et de l’après-midi (minimum = 22,4°C ; maximum = 24,4°C). Dans les dunes, la brise de mer souffle aussi, mais parfois des bouffées d’air chaud se mêlent déjà à l’air frais de la mer. À l’aéroport de Middelkerke, la température monte brièvement à 29,7°C en début d’après-midi. À Bruges, il faut attendre la fin de l’après-midi pour que la brise de mer y arrive, mais le rafraîchissement est à peine perceptible. En fin un mot sur l’humidité de l’air. La dépression brasse effectivement un air plus humide, mais en bien des stations, l’air se dessèche au contact du sol sec. À Chièvres, on note un taux d’humidité de 29% en fin d’après-midi. À Uccle, il fait bien humide après les orages, mais le dessèchement de l’air intervient vite, avec plus que 32% à 19 heures. Il faudrait bien plusieurs puissantes perturbations (orageuse ou non) pour mettre fin à cette sécheresse et à ces effets de retour qui risquent, dans une mesure plus ou moins grande, d’amener cette sécheresse à s’auto-entretenir. 10 août 2020 L’anticyclone contenant de l’air plus frais est centré sur la Norvège, avec une limite de masses d’air qui, dans les grandes lignes, reste inchangée par rapport à la veille. En d’autres termes, l’air frais reste éloigné de nos régions. Chez nous, ce sont les faibles basses pressions qui continuent à déterminer notre temps au sein d’une masse d’air particulièrement chaud stagnant sur le continent. L’évolution, en surface tout au moins, est une tendance vers un marais barométrique. Certaines régions commencent sous les orages dès la nuit. Vers minuit (du 9 au 10 août), on observe deux lignes de précipitations orageuses se rejoignant presque à angle droit, la première longeant la frontière belgo-française, la seconde coupant le sud de notre pays. Source : Buienradar L’activité orageuse est essentiellement présente avant minuit sur la branche méridionale, et après minuit sur la branche occidentale. Au niveau des précipitations, nous avons Hestrud, à la frontière belgo-française, qui enregistre 7,9 mm entre 00h50 et 01h35. Tout près de là, Sivry-Rance n’enregistre plus que 4,4 mm (à peu près aux mêmes heures). La branche méridionale donne 12,9 mm à Rossignol et 14,8 mm à Étalle. Ci-dessous, les orages vu depuis Péruwelz (Hainaut) : Crédit photo : Jean-Yves Frique (Belgorage) En journée, le temps redevient orageux en certains endroits. Les premiers foyers orageux sont observés en début d’après-midi dans les Cantons de l’Est. Plus tard en après-midi, des orages éclatent en Ardenne et dans le sud de la Province de Namur. En soirée, c’est surtout le Hainaut qui est touché. En dehors de cela, on note aussi quelques cellules sur le sud de la Province de Liège et sur le sud du Brabant Wallon. Ces orages sont, cette fois-ci, le fruit d’une convection plus traditionnelle, au départ de cumulus se développant jusqu’au stade congestus, puis se transformant en cumulonimbus avec averses orageuses. Au début de la journée, nous avons cependant encore pas mal de bancs d’altocumulus (parfois castellanus), ensuite on note des éclaircies plus larges, mais sous un ciel temporairement voilé par un nombre important de cirrus, souvent spissatus. Des cumulus se forment durant l’après-midi et, selon les endroits, se mettent à bourgeonner ou non. Dans certains cas, les dômes convectifs sont visibles de loin depuis les zones non orageuses. Le temps est à nouveau très chaud, avec des maxima de 34 à 35°C en plaine et de 30 à 31°C sur les hauteurs. Là où il y en a, les orages apportent parfois un grand rafraîchissement bienvenu. À Dourbes par exemple, la température chute en passant de 33,1°C (18h) à 22,0°C (19h) pendant qu’il tombe 12 mm en 1 heure. Par la suite, toute la soirée reste assez fraîche avec, plus tard, de nouvelles pluies. Uccle par contre, qui ne bénéficie pas des orages (mais où ils sont visibles de loin), la température ne baisse que très lentement avec 33,4°C (18h) ; 32,7°C (19h) ; 32,4°C (20h) et encore 30,5°C (21h). Le littoral, soumis à la brise de mer, ne connaît pas de convection. Le temps y est beau à légèrement voilé par des cirrus, avec l’un ou l’autre banc d’altocumulus. Notamment en bordure immédiate de l’eau, le temps est beaucoup moins chaud qu’ailleurs. Au port de Zeebruges, sous un vent de mer constant de nord-nord-est, qui s’est levé dès 11 heures, la température maximale ne dépasse pas 25,2°C, après une température minimale de 22,4°C. Un très petit écart, donc, entre le matin et l’après-midi. Mais à peu de kilomètres de la mer, il règne une chaleur insupportable avec de forts taux d’humidité liés au mélange d’air humide de la mer et d’air chaud de l’intérieur. À la base de Coxyde, le maximum atteint 30,6°C et l’aéroport de Middelkerke, 29,7°C. Plus loin à l’intérieur, et de façon générale en Belgique, les taux d’humidité restent encore souvent fort bas en dépit du temps qui se dégrade un peu et de l’apport d’air plus humide à l’origine. Ceci a un impact direct sur les précipitations orageuses qui, à part quelques cotes locales supérieures à 10 mm, donnent généralement bien peu de précipitations.
  8. cumulonimbus

    Été 2020

    Les températures les plus élevées de juillet au cours des dernières années Tableau comparatif Station 2006 2010 2015 2018 2019 2020 °C (jour) °C (jour) °C (jour) °C (jour) °C (jour) °C (jour) Euro Platform * 26,2 (19) 23,1 (20) 30,2 (01) 31,2 (27) 32,6 (25) 26,5 (31) Dunkerque (FR) 38,3 (19) 30,4 (20) 35,5 (01) 29,5 (27) 41,3 (25) 37,6 (31) Coxyde 36,0 (19) 29,3 (20) 35,2 (01) 34,9 (27) 40,2 (25) 35,9 (31) Middelkerke 36,0 (19) 29,5 (20) 34,5 (01) 34,4 (27) 39,3 (25) 35,9 (31) Zeebruges - - 32,1 (01) 32,8 (27) 36,2 (25) 33,4 (31) Stabroek 36,9 (19) 35,0 (02) 34,5 (01) 36,6 (27) 39,2 (25) 35,2 (31) Retie - 35,4 (09) 34,4 (01+02) 37,4 (26) 39,5 (25) 34,6 (31) Deurne 35,4 (19) 34,4 (02) 35,0 (01) 37,2 (27) 40,4 (25) 36,4 (31) Koersel 36,9 (19) - 36,5 (02) 37,2 (27) 41,0 (25) 37,0 (31) Kleine Brogel 37,8 (19) 37,4 (10) 38,1 (02) 37,0 (27) 40,6 (25) 35,4 (31) Maastricht (NL) 34,7 (19) 35,6 (10) 38,2 (02) 36,7 (26) 39,6 (25) 36,2 (31) Semmerzake 36,9 (19) 34,0 (10) 34,7 (01) 35,9 (26) 40,5 (25) 36,6 (31) Sint-Kat-Waver - 34,8 (02) 34,5 (01) 36,6 (27) 40,3 (25) 36,2 (31) Genk - - 36,2 (02) 36,5 (26) 40,4 (25) 36,5 (31) Passendaele - - 35,2 (01) 36,7 (27) 40,3 (25) 37,1 (31) Beitem 36,3 (19) 33,3 (02) 35,3 (01) 36,8 (27) 40,7 (25) 36,9 (31) Kruishoutem 36,4 (19) 35,0 (02) 35,0 (01) 36,4 (26+27) 40,4 (25) 36,9 (31) Lille (FR) 36,0 (19) 34,2 (02) 35,1 (01) 37,6 (27) 41,5 (25) 38,2 (31) Zaventem 35,8 (19) 33,6 (02) 34,0 (01) 36,0 (26) 40,2 (25) 36,5 (31) Uccle 36,2 (19) 33,9 (02) 34,5 (01) 35,4 (26+27) 39,7 (25) 36,5 (31) Beauvechain 35,7 (19) 34,9 (02) 34,5 (01) 35,8 (27) 40,1 (25) 36,1 (31) Gorsem 36,8 (19) 34,4 (09+10) 34,2 (01) 35,8 (26) 39,4 (25) 36,3 (31) Schaffen 36,8 (19) 35,8 (02) 35,4 (01) 37,0 (27) 40,4 (25) 36,3 (31) Chièvres 35,4 (19) 33,8 (02) 33,7 (01) - 40,4 (25) 36,9 (31) Ernage - 33,8 (02) 33,3 (01) 35,4 (26) 39,2 (25) 36,2 (31) Gembloux - - 33,1 (01) 35,3 (26) 39,2 (25) 36,2 (31) Bierset 36,7 (19) 35,9 (10) 37,5 (02) 35,8 (27) 39,5 (25) 36,1 (31) Gosselies 37,0 (19) 33,7 (02) 34,0 (01) 35,9 (26+27) 40,4 (25) 36,3 (31) Strée (Huy) 35,1 (19) 36,1 (10) 35,9 (02) 34,6 (27) 39,1 (25) 35,3 (31) Spa 33,3 (19) 33,3 (10) 34,2 (02) 32,9 (27) 36,7 (25) 33,2 (31) Mont-Rigi 32,0 (19) 31,6 (10) 31,6 (02) 30,9 (26) 34,9 (25) 31,0 (31) Elsenborn 33,5 (19+27) 33,2 (10) 32,7 (02) 32,4 (27) 36,2 (25) 32,4 (31) Florennes 34,8 (19) 33,3 (02+10) 33,2 (01) 35,1 (26) 39,0 (25) 34,9 (31) Hastière 35,8 (19) 35,5 (10) 35,8 (02) 36,4 (26) 40,2 (25) 36,2 (31) Dourbes 35,6 (19) 34,5 (10) 34,1 (01) 35,9 (26) 39,8 (25) 35,9 (31) Saint-Hubert 31,8 (19) 30,7 (10) 32,0 (02) 31,7 (26+27) 35,2 (25) 31,7 (31) Bièvre 33,4 (19) 32,9 (10) 33,7 (02) 34,0 (26) 37,6 (25) 34,4 (31) Buzenol - 34,5 (10) 35,1 (02) 33,9 (26) 38,3 (25) 35,3 (31) Luxembourg (LU) 34,6 (16) 34,8 (10) 36,1 (04) 34,7 (26) 39,0 (25) 35,1 (31) * Euro Platform est une plateforme en Mer du Nord, à 70 km au nord-nord-est de Zeebruges et à quelques 50 km de la côte la plus proche (Pays-Bas). Les mesures sont faites à 18 mètres au-dessus de la mer. En général, il faut un bon petit vent pour que l’air chaud du continent arrive (sous forme atténuée) jusque là.
  9. cumulonimbus

    Été 2020

    TROISIÈME DÉCADE DE JUILLET 2020 21 juillet 2020 Un anticyclone se construit rapidement dans l’air plus frais à l’arrière du front. Malgré le soleil, les températures maximales restent faibles avec 21 à 23°C en plaine et 18 à 19°C sur les hauteurs. La Gaume, à l’abri de ces vents frais, monte à nouveau localement au-dessus de 25°C. En effet, l’air frais reste coincé dans les basses couches en dessous d’une inversion de subsidence située vers les 1600-1700 mètres, et ne se réchauffe que difficilement. Le temps est très beau, avec une formation rapide de cumulus en matinée en raison de l’instabilité des basses couches. Ces cumulus butent cependant contre l’inversion et s’aplatissent complètement. Dans le courant de la soirée, le ciel redevient serein. Webcam MB – Braine-L’Alleud – 21 juillet 2020 à 18h Au sud du pays, par endroit, les cumulus ne parviennent pas à se former et le ciel reste serein. Le vent, quant à lui, souffle de nord sur tout le pays. 22 juillet 2020 L’anticyclone détermine le temps sur nos régions avec un noyau juste au nord de notre pays. Cet anticyclone n’est toutefois pas très puissant. L’air frais qui stagne sur notre pays s’est fortement refroidi durant la nuit, avec ici et là des températures fort basses. Ce ne sont certes pas des records, mais certaines valeurs peuvent déjà être considérées comme remarquables pour une troisième décade de juillet, surtout dans le nord du pays. Retie descend jusqu’à 5,4°C tandis que Genk affiche 5,8°C. Viennent ensuite Gorsem avec 6,8°C, puis Stabroek et Chièvres avec 6,9°C. En Haute Belgique, il fait parfois plus froid encore avec 3,5°C à Elsenborn, mais c’est moins remarquable pour cette dernière station. En journée, les températures ne montent guère plus haut que la veille, avec à nouveau 21 à 23°C en plaine et 19 à 20°C sur les hauteurs. Il n’y a qu’en Gaume qu’il fait chaud, avec localement 26 à 27°C. Les vents de nord à nord-est continuent d’alimenter les basses couches en air frais, avec une inversion de subsidence qui se maintient, grosso modo, à la même altitude que la veille. Il n’est donc pas étonnant qu’on retrouve dans le ciel les mêmes cumulus plats. La différence : cette-fois-ci il y a aussi un petit voile de cirrus. Presque aux mêmes endroits que la veille, les cumulus ne se forment pas. 23 juillet 2020 Un faible anticyclone recouvre encore nos régions. La nuit est localement froide à nouveau, avec en plaine 6,0°C à Genk et 6,7°C à Koersel. En Haute Belgique, la température redescend jusqu’à 3,7°C à Elsenborn. En journée, l’air stagnant finit par se réchauffer, d’autant plus que l’alimentation en air frais de la Mer du Nord est désormais coupée, et on observe des valeurs estivales en de nombreux endroits. En plaine, les températures maximales atteignent le plus souvent 25 à 26°C (localement davantage avec 27,7°C à Koersel) et se situent autour de 22°C sur les hauteurs. Le ciel est d’abord serein, puis des cirrus apparaissent à la mi-journée, cirrus qui s’épaississent par la suite (cirrus spissatus et tendance vers altostratus translucidus) tandis que des altocumulus, parfois épais, envahissent graduellement le ciel aussi. Très localement, des cumulus parviennent encore à se former. 24 juillet 2020 L’extrémité d’un front froid traverse lentement notre pays. Les températures maximales, en baisse, n’atteignent plus que 21 à 24°C, localement 25°C en plaine et 20 à 21°C sur les hauteurs. Des précipitations sont observées par endroit, mais ne dépassent généralement pas les 3 mm, très localement un peu plus. Le temps devient rapidement nuageux à couvert avec altocumulus bientôt suivis de stratocumulus épais et plus ou moins continus, donnant parfois quelques gouttes de pluie. Vers la mi-journée, la nappe de stratocumulus s’élève et s’amincit et se disperse partiellement (avec altocumulus) pendant que des cumulus se forme en-dessous. Certains d’entre eux parviennent à atteindre le stade d’averses. 25 juillet 2020 Une nouvelle perturbation aborde notre pays, avec le passage du front chaud en matinée. Une ligne de convergence pré-frontale arrive en soirée, suivie du front froid durant la nuit. Le temps est souvent très nuageux à couvert avec altostratus souvent mêlé d’altocumulus, doublé de stratocumulus et en après-midi, aussi de cumulus (cumulus seuls ou mix cumulus / stratocumulus). Ici et là, l’altostratus s’amincit en cirrostratus ou se déchire et donne quelques éclaircies. Au littoral, les nuages sont plus épais avec pluie et bruine et, en soirée, même des pluies fortes. Ailleurs, on n’observe généralement que quelques faibles précipitations, gouttes de pluie de l’altostratus ou petites averses issues des cumulus / stratocumulus. Avec des températures relativement élevées, il fait quelque peu lourd. En plaine, les valeurs se situent le plus souvent vers les 24-25°C et sur les hauteurs, vers les 20- 22°C. À Middelkerke, les pluies drues du soir donnent un gros total : 25 mm tombés entre 19h et 1h. 26 juillet 2020 À l’arrière du front froid, nous nous retrouvons dans de l’air maritime temporairement plus frais sous faible influence anticyclonique. Les températures maximales n’accusent cependant qu’une petite baisse, avec le plus souvent 22 à 24°C en plaine et 18 à 19°C sur les hauteurs. De fortes pluies frontales sont parfois observées aux petites heures. Dourbes, entre 2 et 6 heures du matin, reçoit 18 mm d’eau. Bierset connaît une nuit bien pluvieuse aussi, mais avec un total de précipitations toutefois moindre. Là, il tombe 8 mm entre 23h et 5h. En journée, le temps est quelque peu instable. Les nuages frontaux résiduels s’évacuent le matin et les fractus évoluent rapidement en cumulus. Ceux-ci se développent parfois jusqu’au cumulonimbus avec averses. Mais il y a aussi de belles éclaircies, grâce à un étalement limité des nuages convectifs et la petite influence anticyclonique. En fin de journée, les cirrus se font nombreux et s’épaississent. Au littoral, les fractus matinaux n’évoluent que temporairement en cumulus, puis le temps devient beau à légèrement voilé avec cirrus par moment épais, évoluant en cirrostratus le soir. 27 juillet 2020 L’arrivée et la forme d’une dépression sur l’Irlande, plus tard sur l’Écosse permettent la mise en place temporaire d’un flux du sud qui font remonter de l’air très chaud présent sur la France, qui influence partiellement le temps sur nos régions. En France, les températures sont particulièrement élevées à Nancy (33,6°C), Metz (33,0°C), Saint-Dizier (32,8°C), Paris-Orly (32,4°C) et Reims (32,3°C). En Belgique, la barre des 30°C est dépassée dans l’extrême-sud du pays avec 31°C à Virton et Lamorteau. Ailleurs, sous un ciel parfois nuageux, les températures maximales se situent entre 27 et 29°C en plaine et entre 24 et 27°C sur les hauteurs (le moins sur les Hautes-Fagnes). Dans les vallées et au nord de la Gaume, les températures n’atteignent souvent tout juste pas les 30°C (Hastière : 29,6°C ; Buzenol : 29,7°C). Ces températures un peu plus modérées qu’en France sont notamment liée au ciel qui met du temps à se dégager et qui ne se dégage pas tout à fait. En début de matinée, on observe un ciel très nuageux avec altostratus, altocumulus et stratocumulus élevés. L’altostratus se dissipe en journée, mais il reste pas mal d’altocumulus, dont un bon nombre évolue en floccus et en castellanus. Parfois, on note aussi une tendance lenticularis. Dans l’extrême sud du pays, le ciel est plus dégagé avec une tendance lenticularis plus marquée. Quelques précipitations sont tombée en début de journée, mais peu significatives (le plus : 1,4 mm à Stabroek). Ci-dessous, le ciel à Braine-l’Alleud en matinée et l’après-midi. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 27 juillet à 10h et à 16h 28 juillet 2020 Un front froid traverse le pays pendant la nuit, nous plaçant dans une circulation d’ouest à nord-ouest commandée par une dépression entre l’Écosse et la Norvège. Les températures maximales retombent dans les normes saisonnières, avec une vingtaine de degrés au littoral, 21 à 24°C en plaine et 18 à 19°C sur les hauteurs. Après la dispersion des stratocumulus matinaux, le temps est assez beau avec des cumulus mediocris diminuant vers humilis avec parfois un peu d’étalement en stratocumulus, parfois altocumulus. Au sud du pays, on note aussi des cirrus, parfois nombreux. 29 juillet 2020 Une poussée anticyclonique sur la Manche s’étend par la suite jusqu’à nos régions. Le temps devient très beau, avec encore ici et là des bancs d’altocumulus en matinée, et la formation de cumulus humilis, parfois temporairement mediocris qui, dans un deuxième temps, se résorbent de plus en plus. En dehors de cela, on observe encore quelques cirrus. Au littoral tout comme en Gaume, le ciel est déjà presque serein. Par endroit, on note le matin du brouillard et des stratus. Dans la masse d’air à l’origine fraîche, les températures maximales restent encore modestes, avec 22 à 24°C, localement 25°C en plaine et 19 à 21°C sur les hauteurs. 30 juillet 2020 Le noyau anticyclonique a dépassé notre pays et se trouve désormais à l’est de celui-ci, avec une arrivée d’air continental de plus en plus chaud. Le ciel est désormais presque serein, avec encore quelques cirrus, parfois accompagnés de cirrocumulus en matinée, et très occasionnellement aussi des cirrus à d’autres moments de la journée. Les températures maximales, en forte hausse, atteignent 28 à 30°C en plaine et 25 à 27°C sur les hauteurs. Au littoral, la brise de mer limite encore la hausse des températures avec, là, des maxima de 22 à 24°C. 31 juillet 2020 Un vaste anticyclone s’étendant de la Scandinavie à la Tunisie (avec plusieurs noyaux) a une forme telle qu’il permet l’arrivée d’air tropical direct sur nos régions. Il est épaulé par une dépression située entre l’Irlande et l’Islande et par des dépressions thermiques sur l’Espagne et le sud-ouest de la France. Cet air est vraiment très chaud et, en plus, extrêmement sec. Source : KNMI Après une nuit encore « respirable », avec des températures descendant parfois jusqu’à 13°C en plaine et même jusqu’à 8°C en Haute Belgique, les températures s’emballent sous un soleil de plomb dans un ciel serein (sauf quelques cirrus et altocumulus le soir et un ciel pré-orageux au couchant sur l’ouest), pour atteindre de très hautes valeurs sur tout le pays, littoral compris. En plaine, les maxima atteignent 35 à 38°C partout, sauf au port de Zeebruges où il ne fait « que » 33°C. Sur les Hauts Plateaux, les maxima s’échelonnent entre 31 et 33°C. Pour l’ouest et le centre du pays, il s’agit souvent de la deuxième valeur la plus élevée jamais observée en juillet, battue seulement par la fournaise qui avait régné le 25 juillet 2019. Ici et là, les valeurs ont aussi été dépassées par les jours les plus chauds de juillet 2018 ou de juillet 2006 et arrivent ainsi en troisième position. Voici le détail : Chièvres : 37,1°C, 2e position après 2019 (40,4°C) Beitem : 36,9°C, 2e position après 2019 (40,7°C) Zaventem : 36,5°C, 2e position après 2019 (40,2°C) Uccle : 36,5°C, 2e position après 2019 (39,7°C) Deurne : 36,4°C, 3e position après 2019 (40,4°C) et 2018 (37,2°C) Beauvechain : 36,3°C, 2e position après 2019 (40,1°C) Gosselies : 36,3°C, 3e position après 2019 (40,4°C) et 2006 (37,0°C) St-Kat-Waver : 36,2°C, 3e position après 2019 (40,3°C) et 2018 (36,6°C) Middelkerke : 35,9°C, 3e position après 2019 (38,9°C) et 2006 (36,0°C) L’est des plaines a connu des températures (presque) similaires, mais dans ces régions, d’autres années entrent en compétition, comme 2015, voire 1976. La même remarque vaut aussi pour la Haute Belgique. À noter que la plus haute température du pays, quant à elle, a été bien relevée à l’ouest, dans le Tournaisis, avec 38,2°C à Hérinnes (Pecq). À cela s’ajoute l’extrême sécheresse de l’air. De nombreuses stations donnent des humidités relatives proches de 20%. Certaines stations passent même en deçà de cette valeur. À Uccle, le taux d’humidité tombe à 17% à 18 heures tandis que Bierset observe 18% à 17 heures. Humain et Buzenol passent aussi temporairement en dessous du seuil des 20% avec 19%. Avec des vents soufflant de terre, l’humidité est remarquablement basse aussi au littoral, avec seulement 26% à Middelkerke. Il ne faut pas oublier que la sécheresse n’avait pas entièrement disparu du pays. Même si le mois de juillet a été un peu plus pluvieux, on est loin des terres bien hydratées que la Belgique a l’habitude de connaître. La carte ci-dessous, basée sur trois mois, montre bien combien la sécheresse touche encore des régions entières de la Belgique. (Les zones en brun foncé correspondent à des périodes de retour de plus de 50 ans en matière de sécheresse.) Source : IRM Les effets de retour de la sécheresse du printemps sont toujours perceptibles. En temps normal, une situation atmosphérique similaire à celle de ce 31 juillet 2020 aurait donné un temps un peu moins chaud (vers les 34°C à Bruxelles) et surtout un air moins extrêmement sec, avec de grosses répercussions sur l’offensive orageuse du soir, qui aurait été bien plus forte qu’elle ne l’a été. Si quelques très beaux coups de foudre ont bel et bien été observés en cette nuit du 31 juillet au 1er août 2020, aucun orage n’a été vraiment violent, et surtout la récolte de précipitations est restée maigre. Enfin un mot sur le climat côtier. À aucun endroit, la brise de mer n’a soufflé. Les vents ne se sont temporairement orientés à l’ouest que le soir, avec quelques rafales et quelques manifestations orageuses, à l’occasion du passage de la ligne de convergence. Les températures maximales ont été particulièrement élevées à Dunkerque avec 37,6°C (et probablement des valeurs proches sur l’ouest de la côte belge). À Middelkerke, le thermomètre a affiché 35,9°C, et 33,4°C au port de Zeebruges, où ce maximum a été atteint le soir. Nous n’avons pas de données de température pour Cadzand, mais les données de vent nous indiquent que là non plus, la brise de mer n’a soufflé à aucun moment. Conclusion Si l’on exclut le dernier jour du mois de juillet qui vient de s’écouler, on pourrait parler d’un mois d’été normal, à la belge et même, normal par rapport à notre « ancien » climat. Enfin presque… Car il y a un paramètre qui demeure inquiétant : l’humidité relative qui reste anormalement faible. Qui dit « taux d’humidité trop bas » dit « trop forte évaporation ». Or dans le contexte de la grande sécheresse des mois précédents, et dans le contexte des précipitations certes normales en juillet, mais « normalement » faibles, le manque d’eau n’est pas près de se résoudre en Belgique. Et certainement pas au vu des prévisions de grandes chaleurs pour ce début août. Le 31 juillet, par sa brusque et intense chaleur et son taux d’humidité extrêmement bas, nous a prouvé que les effets de retour de la sécheresse du printemps pouvaient encore sortir leurs effets. Et ce sera encore le cas pendant la vague de chaleur qui nous attend. Troisième été consécutif, donc, avec des problèmes de sécheresse majeurs. Que reste-t-il donc de notre pluvieuse Belgique ?
  10. cumulonimbus

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    DEUXIÈME DÉCADE DE JUILLET 2020 11 juillet 2020 L’anticyclone, désormais centré au sud de l’Irlande, gagne en influence mais nous envoie toujours de l’air assez frais. Les maxima, de ce fait, ne décollent toujours pas. En plaine, les maxima se situent le plus souvent entre 19 et 20°C (17 à 18°C seulement au littoral) tandis que sur les hauteurs, on arrive à 16 à 18°C. Tout ceci après un départ même froid (minima en plaine de 6,3°C à Koersel et, sur les hauteurs, de 3,7°C à Elsenborn). Le temps est pourtant assez beau, avec même un ciel serein le matin, puis la formation assez rapide de cumulus dont certains atteignent encore le stade congestus. À côté de cela, on observe des altocumulus / stratocumulus d’étalement qui ne sont pas en trop grande quantité. Le soir, le ciel se dégage à nouveau. Très localement, on observe encore des averses, comme à Koersel avec 2,5 mm, tandis que dans certaines vallées ardennaises, on observe aussi du brouillard matinal. Au littoral, les cumulus sont moins nombreux et ne dépassent pas le stade humilis ou, tout au plus, mediocris. Mais sous un vent assez constant de nord-ouest, l’après-midi, la sensation de fraîcheur est bien présente à l’ombre. 12 juillet 2020 L’anticyclone est là, cette fois-ci et recouvre nos régions, avec un noyau qui se déplace de l’Angleterre vers les Pays-Bas. La nuit, d’abord, est une nouvelle froide par endroit, avec même des valeurs basses non loin de Bruxelles (8,0°C à Zaventem). À Elsenborn, on descend jusqu’à 3,0°C. Les maxima remontent mais, en dépit du beau temps, restent toujours très modestes, avec 21 à 23°C en plaine (18 à 19°C au littoral) et 18 à 19°C sur les hauteurs. Le ciel est serein ou presque le matin (quelques cumulus fractus), puis des cumulus se forment, qui s’aplatissent dans un deuxième temps. Dans le courant de l’après-midi, des cirrus apparaissent aussi (dès midi au littoral). En Ardenne, les cumulus sont un peu plus développés et leur aplatissement s’accompagne de quelques stratocumulus d’étalement. Webcam MB – Beausaint – 12 juillet 2020 à 18h 13 juillet 2020 Une vaste zone anticyclonique se scinde progressivement en deux, avec un noyau se renforçant au nord des Açores et un autre noyau, moins puissant sur la Tchéquie, puis la Slovaquie. La nuit est localement très fraîche pour la saison, avec parfois moins de 10°C en plaine et jusqu’à 4,2°C à Elsenborn. En journée, il fait bon avec 24 à 25°C en plaine et 21 à 22°C sur les hauteurs, tout comme au littoral. En plus, le temps est très beau avec des cirrus et, l’après-midi, de petits cumulus. Vers la fin de la journée, on observe aussi quelques altocumulus (ici et là également le matin). Au littoral, il n’y a à nouveau pas de cumulus. Avec une brise de mer cette fois faible, juste un petit vent de mer, le temps est on ne peut plus agréable. 14 juillet 2020 Le col anticyclonique entre les deux noyaux formés la veille n’est plus assez puissant pour empêcher le passage de perturbations sur notre pays. Les maxima reperdent aussitôt, avec 17 à 21°C en plaine (le moins à l’ouest et au nord, le plus à l’est) et autour de 19°C sur les hauteurs. En Gaume et dans certaines vallées, on atteint 22°C. Le ciel se couvre rapidement de nombreux altocumulus (parfois aussi stratocumulus), bientôt suivis de cirrus / cirrostratus / altostratus finissant par donner quelques précipitations. L’après-midi est plus instable avec un mix de stratocumulus et de nuages convectifs donnant quelques averses. Ici et là, on observe même un peu d’orage en fin d’après-midi et début de soirée, d’abord du côté de Mons, puis du côté de Charleroi ainsi qu’en Province de Liège avec léger débordement sur la Province de Luxembourg. Par la suite, il faudra attendre jusqu'au 31 juillet pour revoir de l'orage. Ci-dessous : altocumulus sous un altostratus translucidus dans le ciel de Beausaint. Webcam MB – Beausaint – 14 juillet 2020 à 10h 15 juillet 2020 L’anticyclone continental disparaît des cartes météorologiques tandis que l’anticyclone océanique se porte bien. Il en résulte une circulation de nord-ouest acheminant de l’air humide et frais pour la saison. Les températures maximales restent trop faibles, avec 20 à 22°C en plaine et 16 à 17°C sur les hauteurs. Presque partout dans le pays, on observe de faibles quantités de précipitations. Le matin, les cirrostratus donnent parfois de belles luminosités à l’aurore (là où il n’y a pas de brume), mais ensuite, le ciel se couvre avec d’importants bancs de stratocumulus. L’après-midi, des éclaircies réapparaissent avec formation de cumulus qui se développent parfois jusqu’à la petite averse. Mais l’arrivée d’autres stratocumulus, sous un voile de cirrostratus / altostratus, ramène bientôt une ambiance très grise. Sur l’est et le sud, les stratocumulus de la matinée sont moins présents, tandis qu’au littoral, ce sont les cumulus qui sont moins présents. 16 juillet 2020 Une perturbation frontale, englobée dans ces courants de nord-ouest, traverse notre pays avec un secteur chaud en première moitié de journée, puis le passage d’un front froid. Le temps est couvert avec nimbostratus et faibles pluies en matinée, et plus instable en après-midi mais sans véritables éclaircies. Nous avons à ce moment-là un mix de stratocumulus et de nuages convectifs qui, parfois, distillent de petites averses. Là où les stratocumulus se déchirent un peu, on voit des altocumulus et, parfois, un petit coin de ciel bleu, notamment le soir. Au littoral, les éclaircies sont meilleures et arrivent plus tôt. Dès le milieu de la matinée, on y observe des cumulus et des bancs d’altocumulus, mais peu de stratocumulus. En Ardenne et en Gaume, le ciel reste couvert et faiblement pluvieux pendant toute la journée, avec temporairement de petits signes d’instabilité et, comme corollaire, de maigres éclaircies l’après-midi (Ardenne) ou le soir (Gaume). L’air doux du secteur chaud s’est refroidi lors de son détour par le nord-ouest et, avec les fortes nébulosités en plus, les températures ne grimpent pas, avec des maxima de 18 à 20°C en plaine et de 13 à 14°C sur les hauteurs. Les précipitations sont faibles tant dans le secteur chaud qu’à l’arrière du front, sauf dans les Hautes-Fagnes où l’on relève 13,7 mm à Mont-Rigi (pluies de longue durée). 17 juillet 2020 De nouvelles poussées anticycloniques concernent notre pays, avec un flux d’ouest faiblissant. Une fois n’est pas coutume, c’est l’ouest du pays qui bénéficie des plus hautes températures, avec localement même un véritable jour d’été. Beitem monte jusqu’à 26,1°C tandis que Passendaele et Kruishoutem affichent 25,5°C. Même le littoral ne se défend pas trop mal, avec 23,6°C tant à Middelkerke qu’à Coxyde. En même temps, le thermomètre ne dépasse guère 21,4°C à Genk et 21,1°C à Kleine Brogel. Sur les hauteurs, il faut même se contenter de 16 à 17°C. Il s’agit d’un bouffée d’air chaud (au sud d’une perturbation frontale passant plus au nord) qui nous arrive sur le tard, en début de soirée sur l’ouest, et trop tard sur les régions situées plus à l’est, où la remontée des température en soirée ne se fait plus guère sentir. Les éclaircies, sur l’ouest, arrivent plus rapidement aussi, avec des stratocumulus qui s’amincissent, évoluent en altocumulus et se déchirent l’après-midi. À l’intérieur des terres, des cumulus se forment et viennent s’encastrer dans un premier temps dans la nappe nuageuse. Au centre du pays, le ciel reste longtemps couvert de stratocumulus, voire de stratus (couverture nuageuse suffisamment épaisse pour générer de la bruine en matinée) et ce n’est qu’en fin d’après-midi que ces stratocumulus s’amincissent et finissent par disparaître. Quelques (gros) cumulus se forment alors. Sur l’est du pays, les éclaircies arrivent plus tard encore, mais en contrepartie, la couverture nuageuse en journée est (un peu) moins épaisse, avec souvent un mix de cumulus et stratocumulus. En Gaume, le temps n’est pas trop mauvais, avec des altocumulus / stratocumulus discontinus et des cumulus pendant la partie centrale de la journée. 18 juillet 2020 Deux faibles noyaux anticycloniques déterminent notre temps, l’un sur la Baltique et l’autre sur l’Océan, s’approchant de l’ouest de la France. Cette fois-ci, le temps est assez chaud partout, avec 25 à 28°C en plaine et autour de 23°C sur les hauteurs. Le temps est beau à présent, avec parfois du brouillard le matin, puis un ciel bleu garni de quelques cirrus et altocumulus, occasionnellement aussi des cirrocumulus. En milieu de journée, des cumulus se forment, atteignant le stade humilis, tout au plus mediocris. Sur l’est et le sud-est, on note aussi des stratocumulus. Au littoral, on observe des stratus, qui mettent un certain temps à se dissiper (fin de matinée). L’après-midi, aucun cumulus ne se forme. Une brise de mer d’ouest se lève vers midi et la température ne dépasse pas 20 à 21°C. 19 juillet 2020 Sous un régime faiblement anticyclonique, un front froid sépare l’air maritime doux d’un air maritime plus frais et plus septentrional. Ce front aborde notre littoral en soirée, puis traverse lentement notre pays au cours de la nuit suivante. Les températures, du côté doux, sont assez élevées mais un brin plus basses que la veille, avec 23 à 27°C en plaine (le plus en Campine) et autour de 24°C sur les hauteurs. En Gaume, il fait localement 28 à 29°C. Dans cette dernière région, le temps est beau, juste temporairement voilé par des cirrus / cirrostratus en milieu de journée. À côté de cela, on observe quelques rares altocumulus et de très modestes cumulus. Au centre du pays, le temps n’est pas très différent, sauf que le voile nuageux apparaît plus tôt, en matinée. Au littoral par contre, le ciel est souvent très nuageux, voire couvert avec d’abord des stratus, puis en journée de nombreux altocumulus, accompagnés de la formation occasionnelle de cumulus. Plus tard, on observe des stratocumulus et des fractus de mauvais temps avec quelques précipitations (arrivée du front). Les meilleures éclaircies se produisent à la mi-journée. Les températures, dans la zone côtière, ne dépassent pas une vingtaine de degrés. 20 juillet 2020 Le matin, le front froid concerne encore la moitié sud du pays, ensuite il s’éloigne en restant traîner sur le milieu de la France et le sud de l’Allemagne. Les températures sont plus fraîches, avec 21 à 23°C en plaine et 17 à 18°C sur les hauteurs. En Gaume, la barre des 25°C est encore localement dépassée. Au littoral, le temps est beau dès le matin et le restera toute la journée, avec de rares cumulus et le passage de quelques cirrus l’après-midi. Au centre du pays, on observe des stratocumulus et quelques gouttes de pluie le matin, puis le temps devient beau aussi avec des cumulus, devenant graduellement (en moyenne) de moins en moins nombreux et de plus en plus plats. En fin d’après-midi, il y a aussi le passage de quelques cirrus. En Ardenne, les nuages frontaux sont encore présents le matin, puis avec l’humidité, des stratus se forment, rendant le ciel gris et uniforme. À la mi-journée, ces stratus se transforment en stratocumulus, puis en cumulus restant cependant très plats. Les éclaircies s’élargissent en soirée avec des cirrus. En Gaume, le passage du front se fait à peine remarquer (quelques cumulus / stratocumulus), ensuite le temps devient beau avec des cumulus humilis, occasionnellement mediocris. C’est le vent général de nord qui fait en sorte que la Gaume est abritée, avec d’une part une déliquescence du front, et d’autre part des températures plus élevées qu’ailleurs.
  11. cumulonimbus

    Été 2020

    PREMIÈRE DÉCADE DE JUILLET 2020 1er juillet 2020 Des courants maritimes perturbés déterminent le temps sur nos régions. Un front froid, présent dès les petites heures sur l’ouest du pays, traversera celui-ci dans le courant de la journée. Ce front apporte beaucoup de précipitations au sein d’un air encore temporairement doux. C’est ainsi que les minima, en plaine, ne descendent bien souvent pas en dessous de 16 ou 17°C sous des pluies parfois drues qui, localement, dépassent les 20 mm, voire même les 30 mm. Très localement, de l’activité orageuse est observée aux petites heures, à l’avant du front, du côté de Landen. Ce sera l’un des seuls orages de ce mois de juillet. En journée, dans l’air post-frontal plus frais, les maxima ne grimpent pas vraiment, avec le plus souvent 19 à 21°C en plaine et 16 à 17°C sur les hauteurs. Le temps est d’abord très nuageux à couvert avec des pluies encore souvent abondantes, un nimbostratus pendant les précipitations et des stratocumulus (parfois doublés de cumulus plus ou moins déchiquetés) pendant les épisodes où il ne pleut pas ou moins. Les nuages convectifs apparaissent l’après-midi avec des averses et des éclaircies qui ne s’élargissent que lentement. Les stratocumulus, altocumulus et cirrus sont souvent encore nombreux. Comme souvent en pareille situation, c’est au littoral que les éclaircies sont les plus précoces, les plus longues et les plus belles. Au sud du pays, le ciel reste assez gris toute la journée, avec moins de pluie en matinée mais des averses l’après-midi qui sont enclavées dans des nappes de nuages (principalement des stratocumulus). L’extrême sud du pays connaît globalement un temps un peu meilleur. Les précipitations qui s’ajoutent à celles de la nuit sont encore significatives en bien des endroits, avec localement 10 à 15 mm d’eau. 2 juillet 2020 Nous nous retrouvons à l’arrière du front froid. Une faible dépression en évolution de l’Angleterre vers les Pays-Bas nous amène d’autres (faibles) perturbations. Celles-ci réduisent en partie l’instabilité, mais aussi les éclaircies. Le ciel est souvent très nuageux avec altocumulus et stratocumulus, en dessous desquels se développent des cumulus dont certains parviennent à percer les nappes nuageuses et à produire de petites averses. En cours d’après-midi, les nappes nuageuses se dispersent, il reste les cumulus dont le développement demeure généralement modeste. Mais parfois, de petites averses se reforment. Au littoral, les cumulus sont moins nombreux avec, notamment en fin de journée, de très larges éclaircies. La Gaume, mieux protégée des stratocumulus, observe des éclaircies dès le matin, avec en journée un peu d’instabilité et quelques averses. Les Hautes-Fagnes subissent des précipitations plus fortes, avec notamment 8 mm entre 9 et 10h pour un total journalier de 14 mm. Il fait frais, avec des maxima de 20 à 21°C en plaine (22 à 23°C en Campine) et de 15 à 16°C sur les hauteurs. 3 juillet 2020 Une faible crête de l’anticyclone des Açores détermine le temps sur nos régions. Mais le ciel reste d’abord longtemps nuageux, avec des stratocumulus commençant à se déchirer lentement vers midi, avec alors formation de cumulus en dessous. La base des stratocumulus s’élève de plus en plus et les stratocumulus (parfois devenus altocumulus) finissent par se dissiper en après-midi, avec beau temps accompagné de cumulus et de cirrus. En Ardenne, les stratocumulus matinaux se dispersent plus vite, mais d’autres nappes de stratocumulus / altocumulus apparaissent l’après-midi et le soir. Parfois, les cumulus viennent littéralement s’y encastrer. Webcam MB – Beausaint – 3 juillet 2020 à 18h Les températures maximales, en légères hausse, sont le plus souvent comprises entre 21 et 23°C en plaine (localement 24°C en Campine) et se situent autour des 17°C sur les hauteurs. 4 juillet 2020 Un front chaud aborde le littoral le matin. Ce front s’avancera par la suite sur le pays mais sans atteindre la Gaume. En raison des nuages, ce front n’a guère d’influence sur les températures, qui sont plutôt basses pour la saison, avec 19 à 21°C en plaine et 17 à 18°C sur les hauteurs. Le ciel, en effet, est très nuageux dès le matin, avec des altocumulus souvent épais et mêlés à des altostratus, évoluant ensuite en stratocumulus couvrant tout le ciel. Là où les stratocumulus se redéchirent quand même, on voit réapparaître les altocumulus / altostratus (tendance cirrostratus sur le sud du pays). Ici et là, on observe aussi des cumulus (fractus). Quelques précipitations, très modestes, se répartissent un peu sur tout le pays, à l’exception du sud. 5 juillet 2020 Un double front froid traverse notre pays. Malgré la présence d’air plus frais, les maxima atteignent de meilleurs scores que la veille, grâce aux éclaircies, et atteignent 21 à 24°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et 18 à 19°C sur les hauteurs. Les précipitations, le plus souvent, restent en deçà du millimètre. Cela n’empêche pas le temps d’être fort désagréable par moment, avec de la grisaille, de l’humidité et des températures temporairement inférieures à 20°C. Sur l’ouest et le centre du pays, la journée commence sous les stratocumulus, parfois doublés de cumulus ou de fractus, le tout accompagné de petites pluies ou bruines. Les éclaircies ne se développent que l’après-midi, avec des cumulus devenant de moins en moins nombreux (et quasi absents au littoral). La température augmente alors de plusieurs degrés. À noter que dans ces régions, le vent est bien présent. Sur l’est du pays, les éclaircies apparaissent plus tard, mais en contrepartie, les stratocumulus sont généralement moins épais, avec comme corollaire des températures au départ un peu plus élevées. En cas de précipitations, elles retombent cependant, là aussi, en dessous de 20°C même en plaine. À l’est de Liège, le vent est moins présent. 6 juillet 2020 Une circulation de nord-ouest se met en place entre, d’une part, des hautes pressions s’étendant des Açores à l’ouest du Continent et, d’autre part, des basses pressions présentes sur la Scandinavie. Les températures maximales, en baisse, peinent à atteindre les 20°C, ce qu’elles ne font plus que localement (Koersel : 20,4°C ; Kruishoutem : 20,0°C). Sinon, on est le plus souvent proche de 19°C en plaine et de 14 à 17°C sur les hauteurs. Nous avons désormais un ciel de traîne, avec de larges éclaircies le matin, puis la formation de cumulus, dont quelques-uns parviennent à atteindre le stade de cumulonimbus avec averses. À côté de cela, on note aussi quelques bancs de stratocumulus. Au littoral, on observe très peu de cumulus, mais en contrepartie des bancs d’altocumulus. En Ardenne et en Gaume, le ciel est d’abord nuageux en matinée avec, là, un mix de cumulus et de stratocumulus. Les précipitations, là où il y en a, sont généralement faibles, mais ici et là, les averses sont plus fortes, comme par exemple à Stabroek (6,3 mm) et à Deurne (4,0 mm). 7 juillet 2020 L’anticyclone des Açores gagne du terrain, mais un peu d’instabilité demeure présente. Des passages nuageux apparaissent aussi en fin de journée. Dans le détail, nous avons parfois des bancs de stratocumulus matinaux, qui font place à de belles éclaircies avec altocumulus, puis des cumulus apparaissent et bourgeonnent rapidement, mais sans atteindre le stade d’averses. Dès la fin de l’après-midi, nous avons le retour d’importants bancs d’altocumulus et de stratocumulus, dans lesquels les nuages convectifs restants viennent littéralement s’encastrer. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 7 juillet 2020 à 18h Au littoral, comme souvent en été, les cumulus sont moins nombreux voire absents. Par contre les altocumulus et stratocumulus y arrivent plus tôt, dès le début de l’après-midi. En Gaume, pendant ce temps, il fait beau avec des cumulus qui ne dépassent pas le stade d’humilis / médiocris, avec juste un peu d’étalement. Les températures ne sont que peu supérieures à celles de la veille, avec des maxima de 20 à 22°C en plaine (19°C au littoral) et de 17 à 19°C sur les hauteurs. 8 juillet 2020 Plusieurs noyaux anticycloniques s’apprêtent à déterminer le temps sur nos régions, mais des perturbations coincées entre ces noyaux nous valent des précipitations parfois assez importantes, avec un ciel couvert accompagné de pluies et de bruines tout au long de la journée. Source : KNMU À Middelkerke, nous avons 12 mm de précipitations qui tombent entre 2 et 12 heures. Après cela, on y observe encore de la bruine, mais qui n’augmente plus vraiment le total pluviométrique. À Zaventem, nous avons 10 mm de pluie et de bruine qui se répartissent de façon plus homogène sur toute la journée, à l’exception de la soirée où ces précipitations sont faibles. La même remarque vaut pour Bierset, avec là 14 mm. Gosselies comptabilise 13 mm et Deurne, 12 mm sur le même laps de temps (jour calendrier en heure Z). À Mont-Rigi, ce total s’élève même à 24 mm ! Le ciel est facile à décrire : un nimbostratus le couvre toute la journée, parfois masqué par des stratus et parfois aussi accompagné d’une petite convection de basses couches, avec des fractus évoluant en vagues cumulus. Dans de telles circonstances, il n’est pas étonnant que les températures maximales restent basses pour la saison avec des valeurs de 17 à 18°C en plaine et de 14 à 15°C sur les hauteurs. Une vraie journée « pourrie » donc. Dans l’extrême sud du pays, la situation est un peu différente, avec un ciel certes gris, mais presque sans pluie. On y observe un altostratus, souvent doublé par d’importants bancs de stratocumulus. Les températures, plus douces, atteignent là 20 à 22°C. Pas très loin au sud, on observe du temps chaud avec des éclaircies accompagnées d’altocumulus lenticularis. À Reims, le maximum atteint 25,9°C et à Metz, 25,0°C. La carte ci-dessous montre très bien cette césure qui existe au niveau des températures. Source : Infoclimat 9 juillet 2020 Nous nous retrouvons du côté (relativement) chaud de la perturbation dans un marais barométrique gardant une petite tendance anticyclonique (noyau à peine dessiné sur la Mer du Nord). C’est le sud du pays qui en profite le plus, avec 27 à 28°C en Gaume et 25 à 26°C dans bien des vallées. En plaine, les températures s’échelonnent entre 20°C (nord-ouest) et 23 à 25°C (nord-est et est, mais aussi sud-ouest). Le centre du pays affiche 24°C et les Hautes-Fagnes, 21°C. Il est donc logique que le temps soit le plus beau en Gaume où, après encore quelques altocumulus épais le matin, de larges éclaircies apparaissent avec des cumulus certes assez nombreux, mais qui ne dépassent pas le stade d’humilis. À cela s’ajoutent quelques petits bancs d’altocumulus résiduels. Au centre du pays par contre, le ciel reste longtemps nuageux, avec même un peu de pluie le matin. Ensuite les stratocumulus persistent une bonne partie de la matinée, avec une lente transformation en cumulus. Mais au-dessus, les altocumulus restent nombreux et souvent épais, tandis que d’autres stratocumulus passent temporairement au-dessus des cumulus (qui se résorbent à ce moment-là). Ce n’est qu’en fin de journée qu’on observe des éclaircies, avec des altocumulus et stratocumulus résiduels. Au littoral, les éclaircies sont maigres aussi, avec là même le retour d’un peu de bruine en fin d’après-midi. 10 juillet 2020 Le grand été n’arrive toujours pas. Une perturbation traverse le pays en première moitié de journée et est suivie par un air à nouveau plus frais commandé par un autre anticyclone centré au large de l’Irlande. Il n’est donc pas étonnant que l’épisode (un peu plus) estival n’ait pas duré. En ce 10 juillet, les maxima sont repassé en dessous de 20°C presque partout. En plaine, ces maxima se situent généralement entre 18 et 20°C (20,2°C) à La Hestre. Sur les hauteurs, ces maxima se situent autour de 16°C dans les Hautes-Fagnes et autour de 18°C sur le Plateau ardennais. Dans certaines vallées, il fait assez doux comme à Hastière avec 23,2°C. De faibles précipitations sont observées un peu partout dans le pays. En gros, on peut dire que le temps est couvert et faiblement pluvieux en matinée, et plus lumineux mais faiblement instable l’après-midi avec des cumulus bourgeonnant parfois (et l’une ou l’autre petite averse), et quelques altocumulus. Au littoral, les cumulus sont à nouveau moins nombreux l’après-midi et les éclaircies, très larges. Un vent bien orienté au nord-ouest dès la matinée donne une certaine impression de fraîcheur.
  12. cumulonimbus

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    Et voici la description d'un été particulièrement frais et maussade, il y a tout juste 40 ans. L'été 1980 a été l'un des champions parmi les étés pourris. Voilà à quoi il ressemblait à Uccle (notons qu' en Ardenne, cela a été bien pire encore). Date T°min/T°max Insolation Précipitations 16/06/1980 13,6°C/19,0°C 01h45 07,2mm 17/06/1980 12,6°C/17,8°C 01h45 06,5mm 18/06/1980 11,1°C/17,3°C 01h15 00,0mm 19/06/1980 11,7°C/16,7°C 00h00 04,7mm 20/06/1980 09,0°C/16,5°C 06h35 00,3mm 21/06/1980 10,2°C/14,3°C 00h50 00,7mm 22/06/1980 10,2°C/16,5°C 05h05 13,9mm 23/06/1980 09,0°C/16,2°C 03h45 08,3mm 24/06/1980 10,6°C/14,2°C 00h15 06,5mm 25/06/1980 10,4°C/15,9°C 03h45 03,7mm 26/06/1980 09,4°C/17,6°C 04h15 09,4mm 27/06/1980 08,2°C/15,1°C 03h55 03,8mm 28/06/1980 10,1°C/15,2°C 00h00 08,3mm 29/06/1980 09,9°C/17,0°C 04h40 01,7mm 30/06/1980 10,6°C/19,2°C 04h00 20,2mm 01/07/1980 11,5°C/14,3°C 00h20 14,1mm 02/07/1980 10,8°C/15,1°C 00h00 01,7mm 03/07/1980 11,8°C/17,4°C 04h45 02,0mm 04/07/1980 10,8°C/17,4°C 00h00 00,6mm 05/07/1980 12,4°C/17,6°C 02h55 00,0mm 06/07/1980 09,7°C/21,4°C 07h05 15,5mm 07/07/1980 13,3°C/17,4°C 00h20 07,3mm 08/07/1980 13,0°C/16,0°C 00h00 14,3mm 09/07/1980 12,8°C/15,5°C 00h00 22,3mm 10/07/1980 11,9°C/13,4°C 00h00 13,0mm 11/07/1980 11,8°C/14,2°C 00h30 02,5mm 12/07/1980 11,0°C/16,3°C 01h20 02,3mm 13/07/1980 10,8°C/15,2°C 00h40 11,5mm 14/07/1980 11,0°C/18,2°C 01h25 01,8mm 15/07/1980 12,8°C/17,1°C 00h40 00,1mm Moy. totaux 11,1°C/16,5°C 60h55 204,2mm Le reste de l'été, à l'exception de 4 à 5 jours chauds à la fin de juillet et à nouveau autant au début du mois d'août, n'est guère meilleur. Le 22 juillet, le minimum descend à 7,4°C après un maximum de 15,2°C la veille (donc à la fête nationale). Les 23 et 31 août, le maximum n'est que de 15,6°C.
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    Voici un petit texte que j'avais rédigé le 8 juillet 2014 et qui pourrait répondre à vos questions : La journée d’aujourd’hui, 8 juillet 2014, est particulièrement pluvieuse et fraîche pour la saison, avec des températures relevées à 14 heures qui ne dépassent pas 13,8°C à Uccle, 12,9°C à Bierset et 10,9°C à Saint-Hubert. Seul le littoral connaît une petite douceur, toute relative, avec 17,5°C. Cependant, on a déjà vu bien pire en juillet en Belgique. Voici par exemple un petit résumé de juillet 1888 : Le 1er juillet déjà, le soleil ne daigne se montrer que 10 minutes, et la température n’atteint que 11 à 12°C en après-midi. Mais ce n’est encore rien en comparaison de ce qui se passera 10 jours plus tard. Là, sous un ciel très nuageux à couvert et des pluies abondantes, la température chute brutalement en début/milieu d’après-midi, passant de 11°C (ce qui est déjà très peu) à 5°C ! Cette chute des températures, avec des valeurs extrêmement basses pour une journée de juillet, est attestée partout dans le pays. À Furnes, on note 7°C, à Arlon, 6°C et à la Baraque Michel, 1°C !!! Des flocons de neige se sont mêlés aux fortes averses dans la région de Chimay, tandis que des chutes de neige seront observées à plusieurs reprises à la Baraque Michel le lendemain, et même à des altitudes plus basses comme à Dison, Vielsalm et Spa. Les Hautes-Fagnes, dans la région de la Baraque de Fraiture, connaîtront même un enneigement temporaire de 2 cm environ. C’est le seul cas attesté d’un enneigement en Belgique au mois de juillet. Le reste du mois n’a guère été plus encourageant. La plus haute température du mois, notée à Uccle le 25, n’a été que de 22°C. Et cette journée un peu belle, avec cumulus et altocumulus, s’est vite terminée en orage, une heure et demie d’activité orageuse en soirée. Les cumuls de précipitations, sur les mois de juin et juillet, sont par ailleurs très remarquables. À Uccle, ce total atteint 287,4 mm, tandis qu’ils se situent entre 300 et 400 mm en bien des endroits de l’Ardenne, et même au-dessus de 400 mm dans les Hautes Fagnes. Plus récemment, le 11 juillet 2000 a été particulièrement froid, avec des maxima de 13,0°C à Uccle, 12,3°C à Bierset, 11,9°C à Florennes et seulement 9,4°C à Saint-Hubert, le tout sous un beau nimbostratus accompagné de pluies drues et, parfois, de vagues éclaircies le soir. Ce jour-là s’inscrit aussi dans un mois de juillet particulièrement pourri, le moins ensoleillé de la série (depuis 1887) avec seulement 92h08 d’insolation. Les moyennes des maxima et des minima de ce mois -là, avec respectivement 18,9°C et 12,1°C, n’ont certainement pas été celles d’un grand été. Sources : - Annales de l’Observatoire Royal, année 1888 - Revues « Ciel et Terre », année 1888, rubrique « Revues climatologiques mensuelles et annuelles » - IRM (site actuel)
  14. cumulonimbus

    Été 2020

    TROISIÈME DÉCADE DE JUIN 2020 21 juin 2020 L’influence anticyclonique diminue à nouveau, au profit d’une lointaine, mais (assez) profonde dépression située au sud-ouest de l’Islande. La partie méridionale de la perturbation qui lui est associée traverse notre pays en deuxième moitié de journée, sous la forme d’une occlusion sur l’extrême nord du pays, tandis qu’il reste un mince secteur chaud sur les autres régions. Source : KNMI Les températures sont modestes à l’ouest et assez élevées à l’est. En chiffres, cela nous donne 21 à 27°C en plaine (d’ouest en est) et 21 à 22°C sur les hauteurs. Le temps, sur l’ouest et le centre du pays, devient rapidement nuageux après des éclaircies matinales avec cirrus. Dès le début de la matinée, d’importants bancs d’altocumulus envahissent le ciel, plus tard accompagnés de stratocumulus et ne laissant que peu de place aux éclaircies. Des cumulus parviennent à se développer quand même dès la mi-journée, tandis qu’en soirée, la couverture nuageuse est assez épaisse pour donner de la pluie. Ces pluies se renforcent en cours de soirée et donnent localement une petite dizaine de millimètres. Le littoral, toutefois, voit les éclaircies à l’arrière de la perturbation dès le début de soirée. Sur l’est et le sud du pays, ce sont au contraire les éclaircies à l’avant de la perturbation qui persistent le plus longtemps avec un ciel bleu suivi de quelques cirrus en matinée, puis du développement de cumulus dans un ciel toujours bleu. Ce n’est qu’en fin de journée que le ciel y devient plus gris (souvent stratocumulus). Les précipitations, là, arrivent plus tard dans la nuit et ne représentent souvent plus grand-chose. 22 juin 2020 Le régime anticyclonique nous revient, et cette fois-ci pour de bon, sous la forme d’un noyau qui se développe dans un premier temps sur le nord de la France, à l’arrière du front froid, avant de venir s’installer sur notre pays. Source : KNMI Le temps devient rapidement beau, avec des stratus matinaux qui se transforment en cumulus, d’abord nombreux, puis de plus en plus isolés et plats. À cela s’ajoute l’un ou l’autre banc d’altocumulus / stratocumulus cumulogenitus. En soirée, le ciel devient serein. Au littoral, à l’exception de quelques rares cirrus, le ciel est déjà serein toute la journée. Les températures maximales, dans cet air maritime post-frontal, restent modérées, avec le plus souvent 22 à 24°C en plaine et autour de 19°C sur les hauteurs. Les vents généraux sont à prédominance occidentale, ce qui engendre au littoral une brise de mer de nord-ouest qui souffle tout au long de la journée. Les maxima, là, se situent autour de 19 à 20°C. 23 juin 2020 Le régime anticyclonique se met bien en place avec un noyau se déplaçant des Pays-Bas vers le Danemark. De ce fait, les vents qui étaient encore à présominance occidentale la veille sont à présent à prédominance orientale. L’air post-frontal (à l’origine) maritime se retrouve pris en sandwich entre, d’une part, un réchauffement par le bas sur des terres chaudes et, d’autre part, un réchauffement par le haut, adiabatique, par subsidence anticyclonique. De ce fait, la mince couche d’air frais aux altitudes moyennes disparaît aussi en cours de journée. En surface, les températures maximales s’élèvent désormais à 26-28°C en plaine et à 24-25°C sur les hauteurs. Le temps est très beau avec de rares cirrus. Sur l’extrême sud du pays, quelques très petits cumulus parviennent encore à se former. Au littoral, une brise de mer de nord se lève en fin de matinée avec des températures qui ne dépassent pas 20°C en bordure de l’eau. Dans les dunes, l’air frais de la mer se mélange déjà un peu avec l’air chaud et il y fait 22-23°C. 24 juin 2020 Le noyau anticyclonique poursuit sa route du Danemark au sud de la Suède. Une ligne de convergence, liée à une dépression thermique sur le sud-ouest de la France, ne nous concerne pas encore. Le vent est à présent bien établi dans le secteur est à nord-est et achemine de l’air continental de plus en plus chaud. Les températures maximales, en plaine, se situent presque partout vers les 30-31°C, tandis que sur les hauteurs, ces maxima tournent autour des 26°C. C’est dans les vallées que l’on rencontre les plus hautes températures, avec 31,8°C à Hastière. Le temps est à nouveau très beau, avec des cirrus, souvent de l’espèce uncinus. Au littoral, la brise de mer est contrecarrée par les vents d’est et ne se lève qu’en fin d’après-midi sous une forme affaiblie. En bordure immédiate de l’eau, un petit vent parallèle à la côte apporte un peu de fraîcheur plus tôt. Les maxima : 27°C tout près de la mer, 30°C dans les dunes. 25 juin 2020 Le noyau principal de l’anticyclone s’éloigne désormais sur les États Baltes, puis le Belarus, pendant qu’une ligne de convergence d’origine thermique se reforme sur la France. Celle-ci s’approche tout doucement de la Belgique. Le temps est caniculaire à Paris, avec 34,9°C au Bourget et 35,2°C à Montsouris, mais reste plus respirable bien au nord de la ligne de convergence, avec en Belgique des maxima autour de 30°C en plaine et autour de 25 ou 26°C sur les hauteurs. Le temps demeure très ensoleillé avec la formation de quelques rares petits cumulus. Sur l’est et le sud du pays, ces cumulus sont un peu plus nombreux et, parfois, un brin plus développés. Au littoral, la brise de mer n’apparaît que très temporairement au bord de l’eau (petit vent de nord-est) avec, là, un maximum de 27°C. À quelques centaines de mètres à l’intérieur, les maxima se situent vers les 29-30°C. 26 juin 2020 L’anticyclone perd complètement son influence sur notre temps. La ligne de convergence française se trouve le matin à une centaine de kilomètres de la frontière belgo-française et continue à remonter vers le nord-est. À la mi-journée, c’est toute la façade sud-ouest de notre pays qui en est affectée tandis que le soir, la ligne en question se trouve sur l’extrême nord-est de la Belgique. Les orages, sur la ligne de convergence, sont d’abord très destructurés avec quelques foyers matinaux ici et là, dont l’un touche la Botte du Hainaut peu avant 8 heures. En milieu de journée, les orages se reforment sur l’ouest de la ligne de convergence et touchent l’ouest de la Flandre Occidentale et du Hainaut. En après-midi, les orages se réactivent sur l’est, en Province de Luxembourg, puis remontent vers la Province de Liège. En soirée, c’est le nord du pays qui est affecté par des orages, avant que de nouvelles cellules actives ne touchent à nouveau l’ouest du Hainaut. Quelques orages présentent une forte activité. En après-midi, on rapporte des arbres renversés par le vent du côté de Virton. À Bertogne et à Masbourg, de la grêle a été signalée, tandis que des inondations et coulées de boue ont été observées à Bastogne, Houffalize, Nassogne et La Roche-en-Ardenne. Des stations privées relèvent près de 25 mm tombés en une demi-heure (Bastogne : 26,7 mm entre 16h05 et 16h35 ; Fontenaille (Houffalize) : 24,6 mm entre 16h45 et 17h15). Du côté luxembourgeois, nous avons une mesure sur deux heures de temps : 62 mm à Wincrange ! Parmi les stations officielles belges, nous avons 23 mm en 1 heure à Mont-Rigi (entre 18 et 19h) sur un total journalier de 32,4 mm. Le soir, un orage très électrique est observé au Hainaut. Péruwelz – crédit photo : Jean-Yves Frique Le temps sur le sud-ouest du pays (le long de la frontière française) : on observe encore de belles éclaircies en matinée, mais l’instabilité devient rapidement visible en raison des altocumulus castellanus. En milieu de journée (parfois aussi plus tôt), ceux-ci se développent en altocumulonimbus avec virga ou averses, et des orages sur les parties les plus occidentales. À ce moment, les vents de sud-est tournent au sud-ouest avant de revenir au sud, et les températures baissent temporairement, surtout là où il y a des averses. L’après-midi, le ciel reste voilé d’altostratus avec encore des castellanus, avant le retour de quelques éclaircies (altostratus s’effilochant), accompagnées d’altocumulus, stratocumulus et cumulus. La nuit, des orages éclatent localement (cf. ci-dessus). Les maxima se situent entre 28°C en plaine et 25°C sur les plateaux de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Le temps sur l’est et le nord-est du pays : le temps reste beau plus longtemps, avec également quelques altocumulus castellanus, puis les nuages convectifs arrivent en après-midi, voire en soirée avec des averses et des orages. Après leur passage, on observe là aussi des altostratus et altocumulus. Les températures maximales, là, sont plus élevées avec 31 à 33°C en plaine (32,8°C à Koersel) et 26 à 27°C sur les hauteurs. En soirée, on observe de gros contrastes thermiques entre les régions épargnées des averses où la soirée reste très douce et les régions à averses avec chute brutale des températures. À Retie, la température passe de 30,5°C à 21,7°C entre 18 et 19h. Pendant ce temps à Schaffen, la température reste supérieure à 25°C jusque passé 21 heures. Notamment sur les parties les plus orientales, les vents restent dans le secteur sud-est à sud toute la journée. Le temps en Ardenne et en Gaume C’est là peut-être que les phénomènes convectifs sont les plus classiques. La journée démarre par temps serein (à l’exception de quelques altocumulus), ensuite des cumulus se forment en début d’après-midi et bourgeonnent en cours d’après-midi jusqu’à atteindre le stade de cumulonimbus orageux. Après, on observe un ciel très nuageux à couvert avec altostratus, altocumulus et stratocumulus, des restants de nuages convectifs (plus présents en Gaume) et des fractus qui s’accrochent aux pentes des vallées (plus présents en Ardenne). Les températures varient entre 26°C sur le plateau ardennais et 29°C dans les vallées. Sous les orages, on note des rafales et de fortes baisses de la température. Le temps au littoral Le matin, on observe quelques fractus, puis les éclaircies se partagent le ciel avec de nombreux castellanus, se développant jusqu’à l’orage sur l’ouest de la côte belge. L’après-midi, le ciel est partiellement couvert d’altostratus, s’effilochant parfois et doublés d’une quantité variable d’altocumulus et stratocumulus. En soirée, des foyers d’instabilité réapparaissent à peu de kilomètres à l’intérieur des terres, cette fois-ci plus vers l’est de la côte belge. Les températures font un véritable yo-yo, avec des hausses jusqu’à 26-27°C et des baisses temporaires à 21-22°C liées à des précipitations. 27 juin 2020 La période chaude que nous venons de connaître n’a pas mené à une vague de chaleur officielle à Uccle. D’ailleurs, les 30°C n’ont même pas été atteints une seule fois (29,7°C le 24 et 29,9°C le 25). Pourtant, s’il avait fait 1,5°C de plus chaque jour, cela en aurait été une. Ces presque vagues de chaleur étaient notre lot habituel avant le réchauffement climatique. Durant les 20 années (1968-1987) qui ont précédé le premier saut climatique, bien peu de vagues de chaleur ont réussi à Uccle. Il n’y en a eu que trois, en l’occurrence en 1975, 1976 et 1983. Bien d’autres ont échoué de peu. Mais elles ont réussi en Gaume ! Faisons une petite liste des vagues de chaleur à Virton durant cette période : 1969 : du 22/07 au 29/07, soit 8 jours avec un maximum de 32,2°C le 24/07 1971 : du 04/07 au 14/07, soit 11 jours avec un maximum de 31,8°C le 11/07 1972 : du 13/07 au 21/07, soit 9 jours avec un maximum de 32,5°C le 18/07 1973 : du 30/06 au 05/07, soit 6 jours avec un maximum de 32,7°C le 05/07 1973 : du 10/08 au 27/08, soit 18 jours avec un maximum de 31,0°C le 12/08 1973 : du 03/09 au 09/09, soit 7 jours avec un maximum de 32,3°C le 04/09 1975 : du 28/07 au 09/08, soit 13 jours avec un maximum de 33,8°C le 04/08 (12 jours à Uccle) 1976 : du 21/06 au 13/07, soit 23 jours avec un maximum de 35,6°C le 03/07 (17 jours à Uccle) 1982 : du 07/07 au 15/07, soit 9 jours avec un maximum de 32,5°C le 09/07 1983 : du 03/07 au 20/07, soit 18 jours avec un maximum de 32,9°C le 17/07 (9 jours à Uccle) 1983 : du 22/07 au 31/07, soit 10 jours avec un maximum de 34,4°C le 31/07 1984 : du 06/07 au 11/07, soit 6 jours avec un maximum de 33,1°C le 10/07 Cette série n’est pas sans rappeler la fréquence des vagues de chaleur, de nos jours, à Uccle. Et en effet, à situation atmosphérique égale, la plupart de ces vagues de chaleur gaumaises auraient également réussi sur le centre du pays à l’heure actuelle, et donc à la station de référence d’Uccle. Mais en 2020, la vague de chaleur y a échoué ! Cela signifie-t-il que le réchauffement climatique s’est absenté cette année ? En raison du confinement lié au coronavirus ? Pas du tout ! Cela illustre juste qu’ une vague de chaleur qui échoue à Uccle est (presque) devenu une exception, alors qu’il y a quelques décennies encore, c’était une vague de chaleur qui réussissait qui était l’exception ! Revenons au résumé de ce jour, 27 juin 2020. Le régime atlantique fait son retour sur nos régions. Diverses perturbations associées à une dépression sur l’Irlande affectent notre pays. Dans un deuxième temps, cette dépression se déplace vers l’Écosse. Le matin, de l’activité orageuse encore présente sur la France déborde ici et là sur la Belgique, ensuite, nous nous retrouvons rapidement dans de l’air post-frontal quelque peu instable. Une occlusion passe ensuite avec à nouveau pas mal de nuages. En concret, nous avons encore des cumulonimbus avec averses le matin (et parfois une ambiance post-orageuse avec castellanus), puis des éclaircies se développent avec des cumulus, dont quelques-uns se développent à leur tour en cumulonimbus avec averses. Pendant le passage de l’occlusion (en début d’après-midi sur l’ouest et le centre, en fin d’après-midi ou en soirée sur le sud-est), le ciel se couvre de stratocumulus avec un peu de pluie, en dessous desquels persistent des cumulus dont le débeloppement est temporairement freiné. Le soir, on observe des cirrus, des cirrostratus et des altocumulus. Les précipitations, toutefois, sont le plus souvent faibles. Ici et là on observe encore 2 à 4 mm. Les températures sont en baisse, mais encore assez élevées avant l’occlusion. Pendant le passage de l’occlusion, les températures passent en dessous de 20°C même en plaine en cas de précipitations, puis remontent à nouveau un peu. Les maxima atteignent encore 27 à 28°C sur le nord-est du pays (maxima atteints en début d’après-midi), 24 à 25°C sur le centre (maxima atteints sur le temps de midi) et de 22 à 23°C sur l’ouest (parfois le second maximum, en fin d’après-midi après l’occlusion, est plus élevé que le premier avant l’occlusion). Sur les plus hauts plateaux, les maxima se situent autour de 21°C. 28 juin 2020 La dépression, à présent centrée sur le nord-ouest de l’Écosse, instaure une circulation de sud-ouest à ouest sur notre pays. Cette fois-ci, l’air sur nos régions est bien maritime, avec des maxima « belges » se situant entre 21 et 23°C en plaine (19 à 20°C au littoral) et 16 à 17°C sur les hauteurs. Le ciel est d’abord très nuageux à couvert avec des altostratus et altocumulus en dessous desquels nous observons un mix de cumulus et de stratocumulus. Les nuages convectifs se développent ensuite jusqu’à former des averses. L’après-midi, des éclaircies se développent, accompagnées de cumulus (avec parfois un peu d’étalement) et, dans un premier temps, de quelques cirrus. Au littoral, les éclaircies sont plus larges. 29 juin 2020 La circulation générale est désormais bien établie à l’ouest, avec de l’air maritime frais loin à l’arrière du front froid. Le temps est quelque peu instable, mais les précipitations sont rares en journée. Les stratocumulus du matin font vite place à un ciel variable avec éclaircies et cumulus, dont le développement est cependant limité et qui tendent à quelque peu s’étaler. La nuit précédente toutefois, des précipitations assez conséquentes ont été observée principalement sur l’est du pays. En Ardenne, de nombreux fractus liés à ces précipitations sont encore présents le matin. En Gaume, des nuages matinaux sont certes présents aussi, mais le temps devient rapidement beau avec des cumulus mediocris diminuant en humilis et se dispersant en grande partie. Les températures perdent encore quelques petits degrés par rapport à la veille, avec des maxima proches de 20°C en plaine (localement 22°C en Campine) et autour de 16-17°C sur les hauteurs. Le vent est très présent aussi, avec des rafales parfois supérieures à 60 km/h sur la moitié ouest du pays. 30 juin 2020 Une nouvelle perturbation, à large secteur chaud, aborde le pays. Ce secteur chaud rétrécit rapidement par la suite. Dans la nuit suivante, ce système apportera beaucoup de précipitations sur une bonne partie du pays. Mais d’abord en journée, le ciel est simplement nuageux à couvert, avec des altocumulus suivi de stratocumulus, d’abord discontinus, puis couvrant (le plus souvent) tout le ciel. En dessous, des cumulus se forment parfois dans un premier temps. On note déjà un peu de pluie ou de bruine en fin de journée. Puis, notamment du côté de Bruxelles, on observe des pluies drues principalement en deuxième partie de nuit. Les totaux de précipitations, qui couvrent la période du 30/06 à 08h au 01/07 à 08h donnent 32,3 mm à Uccle et 27,0 mm à Zaventem. De gros totaux sont également relevés à Middelkerke avec 23,0 mm et à Stabroek avec 22,5 mm. À noter qu’au littoral, ces pluies tombent dès la mi-journée. De nombreux totaux sur l’ouest et le centre du pays, d’ailleurs, se situent entre 15 et 20 mm. L’est du pays par contre est totalement épargné. Le temps en journée, cependant, n’y est guère différent des autres régions. Les températures, en raison de la rareté du soleil, restent modestes pour l’été avec des maxima de 19 à 22°C en plaine (18°C au littoral) et de 16 à 17°C sur les hauteurs. Conclusion Lentement mais sûrement, ce mois de juin met fin à la grande sécheresse du printemps qui a précédé. Au niveau du pays, les précitations de juin sont proches des normales, avec un léger déficit, encore, au Borinage et dans l’Entre-Sambre-et-Meuse et un léger excès au Pays de Herve. Mais l’indice de sécheresse, calculé sur 3 mois, présente encore de très grandes taches brunes (= extrêmement sec) sur notre pays. Source : IRM La tendance générale au début du mois de juillet, cependant, rappelle fort l’évolution de 2011, où la grande sécheresse printanière ne s’était pas poursuivie en été. Il faut voir à présent à quoi ressemblera la deuxième moitié de l’été.
  15. cumulonimbus

    Été 2020

    DEUXIÈME DÉCADE DE JUIN 2020 11 juin 2020 La circulation atmosphérique est très hésitante. Des hautes pressions très au nord tentent d’instaurer une circulation d’est sur nos régions tandis qu’une dépression pousse à une circulation océanique. Cette dépression se retrouve cependant bloquée sur le Golfe de Gascogne. Plus dans le détail, nous avons selon les cartes d’analyse deux occlusions qui, l’après-midi et le soir, se trouvent, respectivement du côté nord et du côté ouest de la France. Dans le premier cas, il s’agit de toute évidence d’une occlusion à caractère de front chaud et dans le second, d’une occlusion à caractère (très net) de front froid. Entre les deux circule de l’air très doux sur une partie de la France. À l’arrière de la seconde occlusion, l’air est particulièrement frais. Source : Infoclimat La frange sud-ouest de notre territoire est quelque peu influencée par cet air doux, avec 22,5°C à Passendaele ; 21,9°C à Beitem ; 21,8°C à Sivry et 21,4°C à Chièvres et à Dourbes. Le temps dans ces régions est assez beau après dissipation des brumes et stratus matinaux, avec des éclaircies et un mix de cumulus / stratocumulus, parfois aussi altocumulus. Le soir, les éclaircies sont généralement plus larges. Ailleurs dans le pays, les maxima ne dépassent guère 20°C en plaine et 16°C sur les hauteurs fagnardes. Du côté ardennais, il fait plus doux avec 18°C sur les plus hauts plateaux. Les types de nuages sont certes les mêmes, mais les éclaircies sont plus rares et moins marquées, sauf le soir. Les vents de surface, sur notre pays, sont déjà orientés au nord-est, avec parfois une petite tendance est à sud-est près des frontières françaises. 12 juin 2020 La circulation d’est devient gagnante, mais nous ramène en grande partie de l’air maritime indirect. Le réchauffement et la continentalisation partielle de cette masse d’air humide sur des terres déjà chaudes la rendent particulièrement instable, d’autant plus que ce réchauffement est inégal, avec à présent une prédominance continentale (plus chaude) sur le nord du pays et une prédominance maritime (moins chaude) sur le sud. C’est donc au nord, et surtout au nord-est que les températures sont les plus élevées, avec 27,1°C à Koersel et 25,6°C à Genk et à Kleine Brogel. Ailleurs dans le pays, les maxima varient entre 22 et 25°C en plaine et entre 19 et 22°C sur les hauteurs en fonction de la durée des éclaircies Au nord aussi, le temps est plutôt beau en matinée, avec un ciel bleu juste garni de quelques altocumulus et cirrus et, plus tard, de discrets cumulus. Vers la mi-journée, la convection se met bien en place avec des cumulus se développant jusqu’au stade de congestus, puis de cumulonimbus durant l’après-midi dans le cadre d’une ligne de convergence préfrontale à l’avant d’une vieille occlusion. Ailleurs dans le pays, cette vieille occlusion apporte rapidement une nébulosité abondante, avec principalement des altocumulus, plus tard des altostratus, translucidus ou non, avec une quantité variable d’altocumulus et de stratocumulus. Il s’ensuit dans un premier temps une réduction de l’instabilité avec plutôt des pluies modestes : une zone de pluies continues qui aborde vers midi la frontière belgo-française avant de se scinder en deux, avec une partie se dirigeant vers l’ouest de la côte belge et l’autre, vers l’ouest de l’Ardenne belge. En soirée par contre, l’instabilité se développe bien malgré tout. Une zone orageuse assez chaotique, mais comportant des cellules très virulentes remonte du sud pour atteindre la Lorraine belge, puis les provinces du Luxembourg et de Namur. On suspecte même la formation d’une petite tornade du côté de Houffalize. En Province de Liège, le système perd nettement de sa puissance, mais on peut encore observer un très bel arcus du côté de Saint-Vith. Dans les Hautes-Fagnes, on note d’importantes précipitations. Le centre-est de la Belgique connaît encore la partie stratiforme de l’amas orageux, avec de nombreux nuages à mi-chemin entre stabilité et instabilité, donnant des ambiances souvent très spéciales. Quelques noyaux orageux continuent à y sévir, mais présentent une activité électrique plutôt faible. On retiendra donc surtout de cette journée la formation de nuages très particuliers, parfois à la limite de l’asperatus, dont des exemples sont repris ci-dessous. Stratocumulus avec une petite tendance à asperatus (avec un onde qu’on devine bien au milieu-gauche de la photo) sur Biercée (au SW de Thuin) vers 15h30 – Crédit photo : Zacharie Blairon Stratocumulus instables, probablement avec castellanus au-dessus (non visibles à partir du sol) sur Nivelles vers 19h30 – Crédit photo : Attila Fekete Mammatus sur Clavier (au SE de Huy) vers 15h30 – Crédit photo : Seba Dumoulin Les précipitations sont localement très abondantes, notamment à Mont-Rigi qui totalise 34,4 mm (8h -> 8h), dont 20 mm entre 21 et 22h et encore 10 mm entre 22 et 23h, soit 30 mm en 2 heures. La station de Sourbrodt (8h -> 8h) totalise quant à elle 26,4 mm. 13 juin 2020 Le patron atmosphérique général ne s’est guère modifié, avec toujours des hautes pressions du côté de la Scandinavie et des basses pressions qui, quant à elles, sont légèrement déplacées du Golfe de Gascogne vers l’entrée de la Manche. Les différentes perturbations orageuses sont désormais remontées vers le nord-est, mais une certaine instabilité persiste. Si la veille encore, les vents étaient variables (mais déjà avec une prédominence orientale), à présent ils sont bien orientés au sud-est. Le pays entier, désormais, connaît donc des températures estivales, avec des maxima de 25 à 27°C en plaine et 21 à 22°C sur les hauteurs. Le temps est nettement plus ensoleillé aussi avec un ciel dégagé le matin, puis des cumulus qui se forment assez vite et qui bourgeonnent l’après-midi, mais n’arrivent plus vraiment à atteindre le stade de cumulonimbus (étalement de cumulonimbus presque formés), à l’exception du sud du pays où des foyers orageux sont encore observés. Dans le sud du pays aussi, on observe des brumes matinales, ce qui témoigne que l’air y est plus humide. À Buzenol, on relève 6,8 mm de précipitations, tombant en fin d’après-midi et début de soirée. Au littoral, l’instabilité résiduelle de l’air attire la brise de mer qui parvient à vaincre le vent général de sud-est. Au port de Zeebruges, la brise de mer s’installe dès la fin de la matinée et la température n’atteint que 20,1°C. À quelques kilomètres de la côte, à la base de Coxyde, la température monte d’abord jusqu’à 24,0°C par vent de sud-est, puis la brise de mer y arrive aussi et la température rebaisse. Un petit mot sur la brise de mer. Celle-ci dépend non seulement de la différence de température entre terre et mer, mais aussi de la pression atmosphérique, du degré de stabilité de l’air et, dans une moindre mesure, de différences dans l’humidité relative. Par temps stable et anticyclonique, la brise de mer s’établit difficilement. Il faut un contraste thermique marqué et une absence de vent général (ou alors un vent favorisant cette brise de mer en soufflant dans la même direction). Par temps instable, un faible contraste thermique peut suffire pour enclencher la brise de mer, qui peut même venir à bout d’un vent contraire s’il n’est pas trop fort. La rencontre entre l’air continental et la brise de mer forme généralement une ligne marquée, appelée front de brise de mer. Dans un contexte déjà instable au départ, cette ligne (qui est une ligne de convergence) peut dans certains cas renforcer la convection et former de très violents orages. En Belgique, ce front de brise de mer tend à se situer à une trentaine de kilomètres du littoral mais peut, dans des cas extrêmes, se situer soit sur le littoral, soit au contraire très loin à l’intérieur des terres. Enfin un mot sur l’humidité. Des brises de mer sont parfois possibles même en plein hiver, alors qu’il ne fait pas spécialement plus frais au-dessus de la mer à cette saison. Mais l’air y est plus humide, ce qui le rend plus dense et il y a un appel d’air quand même vers le continent. C’est ce qu’on appelle un front de point de rosée. Aux États-Unis, ce phénomène est très fréquent sur les « Grandes Plaines » centrales (et aussi sur les « Hautes Plaines » situées plus à l’ouest), où une rencontre entre l’air humide du Golfe de Mexique et l’air très sec des déserts américains se fait même à des milliers de kilomètres de toute côte. C’est ce que les Américains appellent la « dry line », souvent (co-)responsable des fameuses tornades de la Tornado Alley. 14 juin 2020 La dépression est encore remontée pour se situer juste au sud de l’Irlande, où elle s’est comblée presque entièrement. Nous nous retrouvons du coup dans un certain no man’s land météorologique. Dans les basses couches, on note désormais un petit vent de sud-ouest et les températures demeurent douces à assez chaudes avec 23 à 25°C en plaine et 18 à 20°C sur les hauteurs. Mais l’air est quelque peu humide et le ciel, voilé de cirrostratus qui persistent la majeure partie de la journée et ne s’effilochent qu’occasionnellement en cirrus. À d’autres moments, le voile est suffisamment épais pour qu’on puisse parler d’altostratus translucidus. En dessous, l’on rencontre quelques bancs d’altocumulus et, l’après-midi, quelques modestes cumulus. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 14 juin 2020 à 16h En soirée et la nuit, on observe quelques précipitations ici et là sur l’est du pays, avec 4,1 mm à Gouvy ; 3,7 mm à Elsenborn ; 3,0 mm à Mont-Rigi et encore 2,8 mm à Genk. Le plus souvent, toutefois, ces précipitations sont très faibles, et nulles sur le centre et l’ouest du pays. Au littoral, une brise de mer d’ouest à nord-ouest maintient les températures maximales un peu en dessous de 20°C. 15 juin 2020 Un marais barométrique recouvre notre pays, dans lequel survivent quelques discontinuités liées à de vieilles perturbations. Le voile d’altitude persiste, mais est moins épais que la veille avec essentiellement des cirrus et de vastes zones de ciel bleu. En contrepartie, les cumulus se développent un peu mieux. En Ardenne, le développement des cumulus est plus franc, avec d’une part de l’étalement en altocumulus et stratocumulus, et d’autre part quelques exemplaires qui arrivent au stade de petit cumulonimbus avec quelques averses (quelques dixièmes de millimètre de précipitations). Au littoral, le temps est très beau avec quelques cumulus et peu de cirrus. Les vents généraux continuent à souffler de sud-ouest tandis que la brise de mer côtière tend cette fois-ci à venir du nord. Au bord de l’eau, les températures ne dépassent toujours pas les 20°C tandis que dans les dunes, on monte jusqu’à 22°C. À l’intérieur des terres, grâce au soleil plus généreux, les températures grapillent quelques petits degrés par rapport à la veille et atteignent le plus souvent 25 à 26°C en plaine et 19 à 20°C sur les hauteurs. 16 juin 2020 La situation atmosphérique générale demeure quasi-inchangée par rapport à la veille. Mais les derniers restes du voile d’altitude se dispersent le matin, laissant la place à des éclaircies plus franches, mais aussi à des bancs d’altocumulus. La convection se met mieux en place avec des cumulus qui atteignent souvent le stade de cumulonimbus. Des orages éclatent sur l’ouest du pays, mais aussi du côté de Liège dès le milieu de l’après-midi. En fin d’après-midi, de nombreuses régions sont concernées dans la moitié nord du pays tandis que d’autres orages éclatent en soirée sur le centre-ouest. Il y a relativement peu d’étalement et les structures sont parfois visibles de loin. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 16 juin 2020 à 20h Les températures baissent à nouveau un peu, mais restent agréables avec le plus souvent 23 à 25°C en plaine et 19 à 20°C sur les hauteurs. Au littoral, un régime de brise de mer limite les maxima à 20 à 21°C. 17 juin 2020 Une perturbation quelque peu organisée parvient à s’infiltrer dans le marais barométrique. Elle présente une convergence pré-frontale suivie d’une occlusion à caractère de front froid. En raison d’une zone de basses pressions en altitude, certains phénomènes prennent un caractère violent. La ligne de convergence pré-frontale est responsable d’une activité orageuse dès la fin de la matinée du côté de Couvin, au nord-ouest de Courtrai et à l’ouest de Bruxelles. En début d’après-midi, d’autres cellules se développent sur une grande partie du pays, à l’exception du nord. Ces orages précoces limitent la hausse des températures, avec des maxima souvent compris entre 22 et 24°C en plaine et entre 18 et 20°C sur les hauteurs. Le temps, d’abord beau avec quelques altocumulus (parfois stratocumulus), devient rapidement instable avec des cumulonimbus qui se forment rapidement. Ensuite, le temps demeure orageux une bonne partie de l’après-midi dans une ambiance assez grise où les cellules sont reliées entre elles par un mix de cumulus (fractus) et stratocumulus, voire par des parties stratiformes très grises. Au nord et au nord-est du pays, le temps est plus estival avec une convection se mettant en place plus tard et des orages qui n’éclatent qu’en milieu ou fin d’après-midi. Les températures maximales, là, se situent entre 24 et 26°C. Au sud du pays, au contraire, les éclaircies sont très brèves et les maxima ne dépassent guère 18 à 19°C en Gaume. Malgré les conditions grises, les phénomènes sont parfois violents et surtout accompagnés de fortes précipitations. Ici et là, on voit aussi des structures intéressantes, comme par exemple un arcus à Lathuy, en province du Brabant Wallon et à Burdinne, en Province de Liège. Crédit photo : François Riguelle et Samina Verhoeven Au niveau des précipitations, on retiendra quelques gros totaux comme à Bilzen (65,2 mm), Izegem (48,8 mm), Melle (36,6 mm), Stabroek (29,7 mm), Dourbes (29,2 mm) et Diepenbeek (28,2 mm). Il convient d’ajouter qu’un assez grand nombre de station reçoivent plus de 20 mm d’eau. 18 juin 2020 Nous sommes toujours en situation de marais barométrique, mais les pressions, tout doucement, remontent sur la France. Le temps s’améliore aussi sur nos régions. Après un début localement gris (cumulus / stratocumulus) avec un peu de pluie, on observe des éclaircies dans un ciel encore quelque peu instable avec des cumulus évoluant souvent jusqu’au congestus. Mais les cumulonimbus deviennent moins nombreux et les averses tendent à devenir plus isolées. Le sud du pays connaît aussi du brouillard matinal. Quelques orages formés sur la France affectent principalement l’ouest du pays en après-midi. En soirée, c’est plutôt le centre-est qui connaît une activité orageuses. Parmi les stations officielles, aucune ne recueille beaucoup de précipitations, avec la plus forte cote à Gembloux avec 4,6 mm. Les températures maximales sont le plus souvent un peu plus basses que la veille, avec 22 à 23°C en plaine et 18 à 19°C sur les hauteurs. Les averses, même faibles, donnent parfois de gros coups de fraîcheur. À Beitem, la température passe de 21,4°C (16h) à 15,8°C (17h). Au littoral, c’est la brise de mer qui empêche les températures de grimper, avec des maxima de 19°C seulement. 19 juin 2020 La crête anticyclonique française recouvre à présent notre pays, mais elle demeure très faible. Cela suffit cependant pour un beau temps relatif. C’est le matin surtout que le ciel est bleu, puis des cumulus se forment rapidement et s’étalement l’après-midi en stratocumulus (parfois aussi altocumulus) cumulogenitus. Ici et là, de petites averses se produisent encore. Les températures maximales sont un peu faibles, avec 21 à 23°C en plaine et 18 à 19°C sur les hauteurs. Au littoral, les vents en provenance de la mer limitent les maxima à 19 à 20°C. 20 juin 2020 Des conditions un peu plus anticycloniques déterminent à présent le temps sur nos régions. Le beau temps tente de s’installer, mais subit encore quelques écueils en raison de nombreux nuages encore présents. Il s’agit notamment d’importants bancs d’altocumulus et de stratocumulus. Mais il y a des éclaircies aussi et, l’après-midi, des cumulus se forment. Parfois, ces cumulus viennent littéralement s’encastrer dans les stratocumulus. Au littoral, les cumulus sont (presque) absents, mais pas les autres nuages. Les températures maximales restent modestes, avec 22 à 23°C en plaine et 18 à 19°C sur les hauteurs. Au littoral, il faut 19 à 20°C. Cette période de temps plus variable que nous venons de connaître améliore quelque peu la situation au niveau de la sécheresse, mais jusqu’à présent, le problème est loin d’être résolu.
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