Aller au contenu
Les Forums de MeteoBelgique

cumulonimbus

Assistants
  • Compteur de contenus

    1.865
  • Inscription

  • Dernière visite

Réputation sur la communauté

0 Neutral

1 abonné

À propos de cumulonimbus

  • Rang
    Blizzard
  • Date de naissance 21/12/1960

Contact Methods

  • Website URL
    http://
  • ICQ
    0

Profile Information

  • Location
    Forest (Bruxelles)
  • Interests
    - Météorologie/climatologie<br>- Littérature<br>- Dessin/peinture<br>- Psychologie/pédagogie

Visiteurs récents du profil

5.334 visualisations du profil
  1. cumulonimbus

    Automne 2019

    Voici déjà la première semaine d’octobre 2019. 1eroctobre 2019 Pendant que les pressions sont élevées sur le sud-est de l’Europe, une dépression secondaire, se déplaçant de l’Irlande vers notre pays en se comblant, détermine le temps sur nos régions avec les perturbations qui lui sont associées. La dépression mère, située sur la Scandinavie, reprend alors le flambeau en commandant des courants septentrionaux qui nous atteindront en cours de nuit à l’arrière du front froid. Temps : nimbostratus pluvieux (pluies soutenues, parfois même embedded Cb avec l’un ou l’autre orage), puis altostratus, s’effilochant parfois quelque peu et accompagné d’altocumulus, et plus tard mix de cumulus (fractus) et de stratocumulus. Quelques éclaircies en fin d’après-midi / soirée avec cumulus. Webcam MB – Beausaint – 1 octobre 2019 à 19h Les précipitations de la matinée sont parfois abondantes. Uccle par exemple recueille 16 mm entre 8 et 14 heures, avec une intensité pluvieuse maximale entre 9 et 11 heures. Avec les nouvelles pluies (orageuses) qui arrivent le soir, cela fait un total sur 24 heures de 24,0 mm. D’autres stations ont une pluviosité du même ordre de grandeur, comme par exemple Strée-Huy (24,3 mm), Gembloux (23,4 mm) et Bierset (23,0 mm). La Haute Belgique est plus arrosée encore avec 32,4 mm à Mont-Rigi et 31,2 mm à Bièvre. Les températures, quant à elles, sont on ne peut plus normales pour la saison, avec 17 à 19°C en plaine (le plus doux à l’ouest et au nord) et 13 à 14°C sur les hauteurs. 2 octobre 2019 Notre pays est soumis à une circulation de nord à nord-ouest commandée par une dépression mère sur la Scandinavie, qui se comble à son tour. En même temps, l’ouragan Lorenzo apparaît sur nos cartes météorologiques, d’abord à l’ouest, puis au nord des Açores. L’ouragan est déjà en train de s’extra-tropicaliser, avec un système frontal des latitudes tempérées qui, peu à peu, s’organise autour de lui. Source : KNMI Le temps en Belgique : quelques stratocumulus, voire stratus fractus en début de journée, puis variable (ciel de traîne) avec cumulus et cumulonimbus accompagnés d’averses, mais aussi étalement en stratocumulus et altocumulus cumulogenitus. Parfois très beaux ciels avec cellules convectives bien visibles. Au littoral, instabilité moindre avec belles éclaircies et cumulus le plus souvent mediocris. Nivelles le soir – crédit photo : Attila Fekete Précipitations généralement faibles ou nulles à l’ouest du pays, et très variables ailleurs en fonction des averses, avec par exemple 10,0 mm à Deurne mais seulement 2,6 mm à Sint-Katelijne-Waver. Certaines stations échappent aux averses même au centre et à l’est du pays. De l’orage est par contre observé au nord de Lommel, sur la frontière belgo-néerlandaise. Les températures, en forte baisse, passent maintenant bien en dessous des normes saisonnières, avec des maxima de quelques 14°C en plaine et de 9 à 10°C sur les hauteurs. 3 octobre 2019 Lorenzo est désormais ex-Lorenzo, c’est-à-dire un système tropical complètement extra-tropicalisé, qui se comporte à présent comme nos dépressions habituelles, avec leurs systèmes frontaux associés. Mais avant cela, un anticyclone mobile influence notre temps, surtout en première moitié de journée. À noter sur l’ouest de l’Irlande, on note encore temporairement des vents forts durant la nuit du 3 au 4, avec des vitesses moyennes de 80, voire 90 km/h et des pointes jusqu’à 108 km/h (station de Mace Head). Les températures de 13-14°C qu’on enregistre, là, pendant cette période ne sont toutefois plus tropicales du tout. Temps chez nous : beau devenant graduellement nuageux. Stratocumulus isolés, puis altocumulus / stratocumulus progressivement plus nombreux avec développement de cumulus en dessous, pendant qu’au-dessus, un voile de cirrostratus évolue en altostratus. Quelques régions, principalement au sud du pays, connaissent juste un voile de cirrus / cirrostratus / altostratus (avec peu ou pas d’altocumulus) et des cumulus qui se développent en dessous en journée. Dans la nuit suivante (souvent fin de nuit, sauf à l’ouest où c’est plus tôt), il se met à pleuvoir sur tout le pays. Malgré des vents revenant au secteur sud-ouest, et plus tard sud, les températures restent fraîches avec des maxima de 13 à 15°C en plaine et de 8 à 10°C sur les hauteurs. Enfin un mot sur l’ « extra-tropicalisation » d’un ouragan tropical. Un ouragan (ou typhon ou cyclone selon la partie du monde) n’est pas généré par des contrastes thermiques, mais puise toute son énergie dans l’environnement chaud et humide d’un océan tropical. Tout le système comporte donc de l’air chaud, et le refroidissement adiabatique au sein des très basses pressions près du centre restent limité aussi en raison de la très forte humidité de l’air. En termes techniques, cela signifie que le rapport pression / température / point de rosée est tel que le gradient pseudo-adiabatique saturé n’atteint que 0,4°C/100 m, voire moins. Cela signifie que dans une ascendance, vu les points de rosée très élevés en surface, la saturation est vite atteinte, par des températures de 24-25°C à quelques centaines de mètres d’altitude, ce qui implique un gradient pseudo-adiabatique très faible. Comme en plus, la pression près du centre d’un ouragan est particulièrement basse, le gradient sera encore un peu plus faible (parfois inférieur à 0,4°C/100 m). On comprend donc aisément qu’il s’agit là de systèmes qui, pris globalement, sont plus chauds que ce qui les entoure. Le tableau qui suit permet de se rendre compte que, contrairement à ce que l’on croit souvent, le gradient pseudo-adiabatique n’est pas toujours proche de 0,5°C/100 m, mais peut fortement varier dans les cas extrêmes. Dans celui d’un ouragan, les points de rosée (= températures à l’altitude du niveau de saturation) sont tellement élevés qu’ils sont en dehors de la plage des valeurs reprises dans le tableau. Une fois que l’ouragan arrive sur les eaux plus froides des latitudes moyennes, il perd sa seule source d’énergie (chaleur humide) et perd donc vite de sa force. Mais si la pression reste suffisamment basse en son noyau, il attirera des vents septentrionaux froids sur son flanc ouest, et des courants méridionaux chauds sur son flanc est. Un système frontal se formera et pourra régénérer la dépression, qui évoluera alors exactement comme toutes les autres dépressions avec systèmes frontaux dans nos latitudes moyennes. L’ouragan s’est « extra-tropicalisé ». Dans certains cas, on peut trouver des systèmes hybrides, c’est-à-dire un noyau qui réussit à rester (relativement) chaud alors qu’à l’extérieur, l’ouragan évolue déjà en système frontal. C’est ce qu’on nomme la « séclusion chaude ». Il s’agit de systèmes complexes, encore capable d’avoir des vents dévastateurs à des latitudes où on les attend plus. Le dernier cas en Europe remonte au 16 octobre 2017 avec Ophelia et des vents jusqu’à 190 km/h sur le sud-ouest de l’Irlande. Le sondage de Valentia (sud-ouest de l’Irlande) révèle bien cette poche d’air chaud et humide qui persiste dans les couches moyennes et élevées de l’atmosphère (plus que dans les couches au-dessus du niveau 850 hPa [1061 m !!] à l’arrivée d’Ophelia sur l’Irlande). Ci-dessous, la séclusion chaude modélisée par Hirlam (tache jaune foncé au sud-ouest de l’Irlande). Normalement au niveau 500 hPa, dans nos dépressions à nous, l’air devient de plus en plus froid au fur et à mesure que l’on s’approche du noyau de basse pression (refroidissement adiabatique). Or ici c’est le contraire, l’air est plus chaud près du noyau. Source : Hirlam via Météociel 4 octobre 2019 Les restants de Lorenzo, après être montés jusqu’au nord de l’Irlande, redescendent à présent vers l’Angleterre, puis le sud de la Mer du Nord. Ils s’affaiblissent de plus en plus. Chez nous, le ciel est couvert et pluvieux avec nimbostratus, évoluant vers très nuageux à couvert avec altostratus et stratocumulus (parfois aussi cumulus), donnant quelques très faibles averses. Au sud du pays (et plus rarement ailleurs), l’altostratus présente aussi quelques lacunes avec de très discrètes éclaircies. Sur le nord et l’est du pays, une ligne de précipitations plus intenses donne quelques totaux pluviométriques conséquents : Stabroek recueille 18,4 mm et Mont-Rigi, 17,2 mm. Une grosse partie de ces précipitations tombe en début de soirée. L’occlusion qui traverse notre pays reste par la suite bloquée sur les Pays-Bas en raison de hausses de pression au nord de l’Europe. Au nord de l’occlusion, une circulation de nord-est s’instaure progressivement et les températures maximales dépassent à peine les 10°C, voire ne les atteignent pas sur le nord des Pays-Bas. Chez nous, les vents soufflent de sud à ouest (sauf au littoral) et les températures remontent un peu, pour atteindre des valeurs maximales de 14 à 16°C en plaine et de 10 à 12°C sur les hauteurs. 5 octobre 2019 Les restants de Lorenzo passent la Belgique sans se faire remarquer. Un anticyclone se construit au large de la Norvège et se déplace lentement vers ce pays, en entraînant une descente d’air plutôt froid pour la saison. Ces courants envahissent tout doucement la Belgique avec des vents de nord qui nous arrivent durant la nuit, et qui tournent à l’est en cours de journée. De ce fait, les maxima reperdent quelques degrés pour se situer le plus souvent vers les 12 à 13°C en plaine et 7 à 8°C sur les hauteurs. Quelques régions du sud du pays sont un peu plus douces, comme le plateau ardennais avec 10°C et les vallées, parfois jusqu’à 15°C. Temps : Littoral : nuageux à beau avec altocumulus et stratocumulus, alternant avec des éclaircies Centre du pays : brume et stratus fractus en dessous d’un ciel quelque peu voilé, puis très nuageux avec altocumulus et stratocumulus, et quelques éclaircies dans les stratocumulus laissant à nouveau apparaître des altocumulus (les plus larges éclaircies sont observées le soir). Entre-Sambre-et-Meuse : brumes et stratus, devenant stratus fractus sous un voile d’altostratus, se disloquant ensuite en altocumulus, avec toujours des stratus fractus / nebulosus en dessous. Ardenne : stratus se déchirant rapidement, suivi d’altocumulus, puis de stratocumulus avec de rares éclaircies. Gaume : ciel très nuageux à couvert avec essentiellement des stratocumulus. 6 octobre 2019 De nouvelles perturbations atlantiques se dirigent vers notre pays, puis sont arrêtées par l’anticyclone scandinave et l’air froid qu’il contient. Dans certaines régions des Pays-Bas, les maxima n’atteignent même plus les 10°C, ce qui est rare pour la saison. Chez nous, l’extrême nord-est du pays reste dans le froid, avec un maximum de 11,4°C à Kleine Brogel sous un vent d’est qui, en soirée, tourne au nord. Ailleurs, des vents de sud à ouest nous ramènent de l’air plus doux avec des maxima de 15 à 16°C en plaine et de 10 à 11°C sur les hauteurs. Le temps est couvert avec altostratus accompagné de quelques pluies et bruines, puis variable avec des averses, cumulus et cumulonimbus, mais aussi des étalements réduisant les éclaircies. En Ardenne et en Gaume, on observe du brouillard en matinée (stratus en Gaume), puis le temps devient instable, là aussi. Par moment, le ciel est menaçant avec arcus et nuages de turbulence. Des averses orageuses se propagent en effet à partir de l’extrême ouest du pays et longent la frontière belgo-française en débordant jusqu’au centre-sud du pays. Quelques cotes de précipitations, sur leur parcours, sont conséquentes (valeurs sur 24 heures) avec par exemple 25,9 mm à Rumillies ; 25,4 mm à Passendaele ; 24,0 mm à lobbes ; 20,9 mm à La Hestre et encore 19,7 mm à Beitem. 7 octobre 2019 La bulle d’air froid sur les Pays-Bas s’atténue, mais gagne encore un peu de terrain. En Belgique aussi, les températures sont plutôt fraîches pour début octobre. Durant la nuit du 6 au 7, les vents d’est, qui n’affectaient plus que l’extrême nord-est de la Belgique, reviennent progressivement sur une bonne partie du pays en basculant vers le nord-est, puis se retirent à nouveau en deuxième moitié de journée. C’est donc surtout en première moitié de journée qu’il fait fort frais, avec à 14 heures encore des températures souvent proches de 10-11°C comme par exemple à Uccle (10,7°C) et à Beauvechain (10,3°C). Ensuite, les températures remontent partout, avec le plus souvent 12 à 15°C en plaine, localement plus à l’ouest (16,8°C à Kruishoutem), et 9 à 10°C sur les hauteurs. Temps : généralement gris. D’abord brumes et stratus, avec lente évolution en stratocumulus l’après-midi. Quelques maigres éclaircies, puis voile d’altitude (cirrus spissatus rapidement suivis d’altostratus, souvent mêlé d’altocumulus. Plus particulièrement sur les reliefs, les stratocumulus sont plus persistants et se doublent de cumulus l’après-midi. À suivre…
  2. cumulonimbus

    Automne 2019

    Une année catastrophique plus récente a été 1974, où les courants perturbés d'ouest ont persisté presque toute l'année et ont été particulièrement marqués en automne. 81 jours de pluie sur les 91 jours de compte l'automne, pour un total de 411,6 mm, deux records ! Et avec 231h45 de soleil en tout, c'est la quatrième valeur la plus basse depuis 1887, année de l'instauration des mesures d'insolation. On se souviendra surtout des pommes de terre inondées, ce qui nous a valu la « guerre de la frite », chose dont s'est évidemment aussitôt emparée la presse satirique française. À une époque où l'inflation, de toute façon, était très forte (on était juste après la crise du pétrole de 1973), la hausse vertigineuse du prix de la pomme de terre n'arrangeait pas le « panier de la ménagère ». Or, à l'époque (comme encore aujourd'hui d'ailleurs), on pratiquait l'indexation des salaires en fonction de la hausse moyenne des prix. Le hic : la pomme de terre du supermarché ou du petit maga était bel et bien reprise dans le calcul de l'index en 1974, mais pas le prix de la frite consommée dans une friterie. D'où la protestation des Belges, soutenue par les syndicats, pour faire intégrer le prix des frites dans le calcul de l'index. Cela a dégénéré en un véritable conflit entre syndicats, patronat et gouvernement belge : la guerre de la frite venait d'éclater... Enfin, pour revenir à notre chère année 2019, voici encore les deux petits derniers pour septembre : 29 septembre 2019 En attendant, les courants perturbés atlantiques continuent à déterminer le temps de nos régions, avec notamment un système frontal accompagnant une dépression se déplaçant de l’Irlande au Danemark en passant par le nord de l’Angleterre et la Mer du Nord. Une perturbation s’est en outre formée au sein du secteur chaud, ce qui y génère un peu d’instabilité. Le temps est pluvieux et venteux quasiment tout au long de la journée, avec une (très relative) douceur des températures arrivant rapidement sur l’ouest du pays, mais n’atteignent l’est et le sud du pays qu’en fin d’après-midi, voire en soirée. En fin de compte, les maxima atteignent le plus souvent 18-19°C en plaine, ainsi que dans certaines vallées, et autour de 14°C sur les hauteurs. Au littoral, le ciel reste couvert d’un nimbostratus (s’amincissant parfois en altostratus) avec des pluies et bruines intermittentes et un vent bien présent, soufflant en rafales jusqu’à 60-70 km/h (et même jusqu’à 86 km/h à Zeebruges la nuit suivante). Les précipitations ne sont toutefois pas très intenses, le plus souvent 3 à 4 mm, localement 7 mm (fortes bruines à Middelkerke l’après-midi). En fin de journée, quelques éclaircies apparaissent après le passage du front froid. Au centre du pays, on observe également un nimbostratus pluvieux, mais aussi des stratocumulus l’après-midi, pendant les périodes sans pluie un peu plus longues. En fin d’après-midi, on observe quelques averses avant l’arrivée d’éclaircies à l’arrière du front froid. Le ciel par moment quelque peu tourmenté indique une petite instabilité / turbulence de l’air. Cela se marque aussi dans des disparités au niveau des pluies (liées au front froid, mais aussi à des « embedded Cb » dans le secteur chaud). Notons enfin que le front froid donne l’un ou l’autre coup de tonnerre sur le Hainaut. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 29 septembre 2019 à 14h Au sud-est du pays, on observe d’abord encore des éclaircies avec stratocumulus (dicontinus) doublés de cumulus, ensuite ces stratocumulus occupent la totalité du ciel avant d’évoluer en nimbostratus pluvieux. En fin de journée, très timidement, quelques éclaircies se dessinent, là aussi, à l’arrière du front froid. Comme dit précédemment, les précipitations sont très disparates sur l’ensemble du pays (dans une moindre mesure au littoral) avec quelques cotes significatives : Mont-Rigi : 20,9 mm Bièvre : 17,6 mm Stabroek : 14,6 mm Chièvres : 14,0 mm 30 septembre 2019 Une crête anticyclonique moblile influence notre temps avant l’arrivée de la perturbation suivante durant le soir et la nuit. Les statocumulus du matin se déchirent, laissant la place à quelques éclaircies accompagnées de cumulus (fractus). Mais bien vite, les nuages réapparaissent dans le ciel, altocumulus et stratocumulus sous lesquels persistent les cumulus. Au sud-est du pays, les éclaircies se produisent en moyenne plus tard en journée. Webcam MB – Cerfontaine – 30 septembre 2019 à 14h Les températures maximales, conformes aux normes saisonnières, se situent autour de 18°C en plaine et de 13-14°C sur les hauteurs. En soirée au littoral, et en cours de nuit ailleurs, il se remet à pleuvoir.
  3. cumulonimbus

    Automne 2019

    21 septembre 2019 L’anticyclone couvre à présent essentiellement l’Europe centrale et les Balkans avec comme corollaire, sur nos régions, l’arrivée de courants plus méridionaux. Cet afflux d’air de plus en plus chaud limite fortement le refroidissement nocturne, plus particulièrement dans les régions de plateau. Bierset et Spa ne descendent pas en dessous de 10°C, avec respectivement 10,3°C et 10,2°C. Dourbes reste plus chaud encore avec 11,2°C tandis que Florennes ne descend qu’à peine en dessous de 10°C, avec un minimum de 9,7°C. En plaine et dans certaines vallées par contre, des poches d’air froid se reforment. Diepenbeek enregistre 1,6°C ; Retie, 3,6°C et Kleine Brogel, 5,1°C. Le ciel est serein en toutes régions, à l’exception de quelques bancs nuageux le soir à l’horizon. Avec des vents de surface d’est à sud-est, les températures s’envolent littéralement en journée, pour atteindre de très hautes valeurs pour la saison, de l’ordre de 25 à 27°C en plaine et sur les plateaux du centre du pays, et autour de 22°C sur les hauteurs. Les valeurs les plus chaudes sont observées à Kruishoutem (27,5°C), Chièvres (27,4°C) et Uccle (27,1°C). De ce fait, on observe localement de très gros écarts entre le minimum et le maximum du jour : Diepenbeek : 1,6°C / 26,6°C (écart : 25,0°C) Retie : 3,6°C / 25,1°C (écart : 21,5°C) Zaventem : 5,3°C / 26,3°C (écart : 21,0°C) Chièvres : 7,3°C / 27,4°C (écart : 20,1°C) Des écarts de 25°C entre le jour et la nuit sont très rares en Belgique. Des écarts encore plus importants ont été observés le 24 avril 2010 : Houyet : –1,8°C / 24,4°C (écart : 26,2°C) Han-sur-Lesse : –1,8°C / 24,2°C (écart : 26,0°C) et encore : Kleine Brogel : –1,1°C / 23,1°C (écart : 24,2°C) Elsenborn : –3,3°C / 20,7°C (écart : 24,0°C) Le plus grand écart connu à ce jour reste celui du 3 août 1986 à Kleine Brogel : 9,6°C / 37,2°C (écart : 27,6°C). Dans le sens inverse, on se souviendra de la chute vertigineuse de la température le 31 décembre 1978 avec à Saint-Hubert encore 8°C aux petites heures du matin et –19°C en fin de soirée, soit une chute de 27°C en moins de 24 heures. 22 septembre 2019 Les pressions restent élevées sur le sud-est du continent, tandis que le temps devient de plus en plus perturbé sur le proche Atlantique. Un front froid, précédé d’une ligne pré-frontale, traverse notre pays en cours d’après-midi et en soirée. Mais d’abord, le temps est beau et chaud, avec des cirrus (parfois aussi cirrocumulus), des bancs d’altocumulus (parfois tendance lenticularis) et la formation de cumulus humilis. Les températures sont à nouveau élevées, avec 26-28°C en plaine et 22-23°C sur les hauteurs. Quelques valeurs : Kleine Bogel : 28,4°C Genk : 27,5°C Kruishoutem : 27,2°C Altocumulus à tendance lenticularis à Beausaint à 14h L’arrivée des perturbations (ligne pré-frontale et front froid) n’est pas très spectaculaire, sauf sur l’est du pays où les précipitations sont plus significatives et accompagnées de l’un ou l’autre coup de tonnerre. Mais la chute des températures se fait bien sentir. Avec un vent qui bascule du sud au sud-ouest, les températures tombent à 16-17°C à l’arrivée des précipitations. Cette chute du thermomètre s’opère vers 17h sur l’ouest du pays, vers 18h sur le centre-ouest et vers 19h sur l’est (20h sur l’extrême nord-est). La dégradation du temps se caractérise par une augmentation des altocumulus pendant que le ciel se voile également de cirrus / cirrostratus / altostratus, et par l’arrivée massive de stratocumulus sous lesquels persistent certains cumulus. Le tout évolue par la suite en nimbostratus pluvieux dans lesquels s’enclavent des cumulonimbus avec averses. En Ardenne, la dégradation arrive plus tard et le bourgeonnement des cumulus est un peu plus visible, tout comme les cumulonimbus avec averses. Les plus fortes précipitations sont observées à Elsenborn (13,0 mm) et à Mont-Rigi (12,6 mm). À cette dernière station, on note des précipitations soutenues de 19 à 21 heures, et des précipitations plus faibles et plus irrégulières en deuxième partie de nuit. 23 septembre 2019 Après le passage du front froid et d’une ligne post-frontale, des hautes pressions se reconstituent rapidement sur la France et le temps n’est pas trop mauvais sur nos régions. Mais l’air est nettement plus frais. En outre, ce noyau de hautes pressions se déplace par la suite vers la Suisse et ouvre la voie à de nouvelles perturbations. CECI MARQUERA, POUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS LONGTEMPS, LE RETOUR D’UN VÉRITABLE FLUX ZONAL, AVEC DES PLUIES BIEN BELGES ! Mais en attendant, le temps est encore sec sur notre pays, avec des cumulus fractus (d’abord sous des stratocumulus) évoluant en cumulus mediocris, occasionnellement congestus, accompagnés de stratocumulus d’étalement. En fin de journée, les éclaircies se font larges avant l’arrivée massive de cirrus épais. Sur l’est et le sud du pays, le temps reste fort gris avec stratocumulus doublés de cumulus et quelques éclaircies en fin de journée. Les températures maximales : le plus souvent 20-21°C en plaine et 13-15°C sur les hauteurs. 24 septembre 2019 LA PLUIE EST LÀ ! Un système frontal traverse le pays. Le front chaud aborde l’ouest du pays le matin et atteint l’est en soirée. Le front froid traverse l’ouest durant l’après-midi et arrive sur l’est, en rattrapant le front chaud, en soirée. Au littoral, le temps est généralement pluvieux de 9 à 16 heures, avec 10 mm à la clé à Middelkerke. Au centre du pays, il se met à pleuvoir l’après-midi et ce, jusqu’au soir, avec 11 mm à Zaventem. Dans les Hautes-Fagnes, il faut attendre jusqu’au soir, mais là aussi, les pluies sont copieuses avec 11 mm. Au total sur 24 heures, nous avons pas mal de cotes entre 10 et 15 mm (et même 18,7 mm à Buzenol), mais certaines régions reçoivent moins, parfois 2 mm ou moins (Beauvechain : 2,0 mm ; Kleine Brogel : 1,1 mm). Au littoral, le temps est couvert de stratocumulus suivis d’un nimbostratus pluvieux. En soirée, on note des éclaircies avec quelques cumulus fractus. Au centre du pays, on observe d’abord un altostratus translucidus avec des bancs de stratocumulus, plus tard aussi un altostratus undulatus (parfois mêlé d’altocumulus) avant l’arrivée du nimbostratus. Le soir, on devine vaguement des éclaircies entre les fractus, stratocumulus et altostratus s’effilochant. En Ardenne, c’est l’inverse : on devine des éclaircies le matin avant la structuration d’un altostratus couvrant tout le ciel, accompagné d’altocumulus et de stratocumulus (et formation temporaire de petits cumulus en dessous), altostratus qui est suivi d’un nimbostratus arrivant plus tard. Les températures, grâce au secteur chaud, ne sont pas encore trop basses malgré le mauvais temps, avec des maxima de 16 à 19°C en plaine (le plus à l’est) et de 14 à 15°C sur les hauteurs. 25 septembre 2019 Diverses perturbations affectent le temps sur notre pays, dont principalement une occlusion qui s’est enroulée autour d’une dépression sur l’Angleterre, qui se déplace vers le sud de la Mer du Nord en se comblant. Le temps n’est que faiblement instable, mais presque tout le pays reçoit quelques millimètres d’eau. Quelques endroits, cependant, échappent encore aux averses. Au contraire, Bièvre et Mont-Rigi reçoivent à nouveau plus de 10 mm d’eau (respectivement 10,7 et 10,6 mm). Le ciel : un mix de stratocumulus et de nuages d’instabilité, avec des éclaircies plutôt maigres. Les températures maximales : 17-18°C en plaine, 12-13°C sur les hauteurs, 14-15°C seulement en Gaume. 26 septembre 2019 À nouveau, un système frontal complet aborde le pays. Cette fois-ci, le secteur chaud est assez large, si bien que presque toutes les régions se trouvent dans l’air doux mais humide une bonne partie de la journée. Les températures remontent donc, malgré le ciel couvert, pour atteindre 19-20°C en plaine et 14-15°C sur les hauteurs. Le temps : À l’ouest, le temps est couvert avec nimbostratus accompagné de fractus et des pluies et bruines intermittentes. Les pluies se renforcent en début de soirée avec le passage du front froid, puis on observe quelques éclaircies au coucher du soleil, avec altocumulus et stratocumulus, parfois flamboyants. Webcam MB – Bredene – 26 septembre à 19h40 Sur une large bande englobant Courtrai, Gand et Anvers, certaines averses du front froid donnent jusqu’à 10 mm en 1 heure. Au centre du pays, le ciel est également couvert de nimbostratus avec pluies et bruines intermittentes et, de temps en temps, un ciel s’éclaircissant un peu, avec altostratus et altocumulus visibles entre les fractus, voire même un altostratus s’effilochant en maigres éclaircies. Il n’y a pas de véritable intensification des précipitations en soirée, au passage du front froid. Maigre éclaircie dans le ciel de Schaerbeek à 14h40 À l’est et au sud, le temps n’est pas très différent qu’au centre, avec les quelques éclaircies surtout concentrées sur la fin de l’après-midi, sinon des nuages parfois suffisamment bas pour s’accrocher aux reliefs et y former du brouillard. Durant la nuit, avec le passage du front froid, les précipitations sont abondantes ici aussi, comme à l’ouest. À Chiny, il tombe 12,6 mm durant la nuit du 26 au 27. À Mont-Rigi, il tombe à peu de choses près la même quantité (13 mm), mais là précédée de pluies et bruines déjà assez abondantes dans le secteur chaud. Au total sur 24 heures (8h -> 8h), cette station recueille 20,3 mm, suivie par Buzenol avec 16,5 mm et par Bièvre avec 15,6 mm. 27 septembre 2019 Le front froid, qui s’est mis à onduler, traîne encore le matin sur le sud du pays, puis progressivement, le pays entier se retrouve sous un régime de traîne. Mais déjà une occlusion sur l’Angleterre s’apprête à toucher le nord-ouest de notre pays, ce qu’elle fera au cours de la nuit suivante. Le temps est variable avec une instabilité, sommes toutes, assez modérée. Les stratocumulus du matin, quand il y en a, évoluent en cumulus tantôt bourgeonnants, tantôt s’étalant. Quelques averses se forment, très localement abondantes. À Chiny (Pin), il tombe par exemple 11,2 mm, le tout durant l’après-midi. Mais le plus souvent, les précipitations sont modestes, voire faibles, avec des cotes qui sont pour la plupart inférieures à 5 mm. On note aussi quelques belles éclaircies. L’un ou l’autre coup de tonnerre est observé du côté de Knokke vers 15h30 et au sud-ouest de Mons vers 18h. Cette présence du soleil compense l’air plus frais, si bien que les maxima ressemblent à ceux de la veille, avec 19-20°C en plaine et autour de 15°C sur les hauteurs. 28 septembre 2019 L’occlusion ne s’avance pas davantage sur notre pays durant la nuit, reste cantonnée sur le nord-ouest de la Belgique et quitte à nouveau notre pays en début de matinée. Par la suite, nous nous retrouvons dans un flux de sud-ouest instable. Nous avons donc un ciel de traîne, avec la typique alternance d’averses et d’éclaircies : des cumulus évoluant en cumulonimbus. Parfois, des éclaircies sont quelques peu masquées par des stratocumulus d’étalement (le plus au sud du pays). Par ailleurs, ces stratocumulus tendent à être très présents le matin. Quelques averses sont assez fortes, mais on n’observe pas d’orages cette fois-ci, nulle part. À Diepenbeek par exemple, il tombe 10 mm entre 16 et 18h. En général, les précipitations sont cependant modestes, à nouveau le plus souvent inférieures à 5 mm (observations sur 24h). Les températures maximales, en légère baisse, atteignent 17-19°C en plaine et 11-12°C sur les hauteurs. Et qu’en est-il à présent des problèmes de sécheresse, maintenant qu’il a plu. Selon la carte ci-dessous (incluant à nouveau une prévision à 10 jours), on pourrait croire que le problème est résolu ou en passe de l’être. Source : IRM Mais cette amélioration reste fragile, d’autant plus que les prévisions sont incertaines. Si la tendance sèche devait revenir rapidement après cet épisode pluvieux, la situation resterait problématique.
  4. cumulonimbus

    Automne 2019

    11 septembre 2019 C’est la circulation zonale qui finit par nous atteindre. Un système frontal nous arrive par l’ouest en cours de journée et une grande partie du pays se retrouve dans le secteur chaud en soirée. Le front froid, quant à lui, se met à onduler et ne réussit pas à aborder notre pays. Bien qu’une hausse des températures soit perceptible en fin de journée, nous ne profitons pas vraiment de ce secteur chaud en raison des nuages et de la pluie. Les maxima n’atteignent en effet que 18-19°C en plaine et 14-16°C sur les hauteurs, après une nuit encore froide sur l’est (2,4°C à Elsenborn ; 5,2°C à Buzenol) mais déjà douce sur le centre et l’ouest (12,4°C à Uccle ; 14,7°C à Zeebruges). Le ciel : Sur le sud-est du pays, des éclaircies le matin, puis un ciel très nuageux à légèrement couvert avec des altocumulus, plus tard des altostratus (souvent undulatus). Il n’y a pas de précipitations en journée, et très peu la nuit d’après. Webcam MB – Beausaint – 11 septembre 2019 à 18h Sur le centre du pays, le ciel très nuageux devient rapidement couvert avec altocumulus suivis d’altostratus opacus, accompagné de faibles précipitations, tantôt intermitentes, tantôt continues, et de quelques fractus. Ces précipitations se poursuivent ensuite la nuit, en restant faibles. Au littoral, le ciel est couvert et faiblement pluvieux, avec de l’altostratus accompagné de fractus, et parfois aussi de quelques stratocumulus. En revanche, il ne pleut plus la nuit. Au total, aucune station ne recueille plus de 5 mm, et le plus souvent même moins de 2 mm. 12 septembre 2019 Nous restons du côté chaud des perturbations, avec une influence anticyclonique qui se redessine, mais qui reste principalement au sud par rapport à nos régions. Une bouffée d’air chaud parvient ainsi à atteindre notre pays. Déjà les minima sont plutôt élevés, avec 16 à 17°C en plaine et quelques 12°C sur les hauteurs. En journée, les maxima atteignent 21-22°C au littoral, 22-25°C en plaine et dans les vallées, et 19-20°C sur les hauteurs. Le seuil du jour d’été est atteint à Angleur avec 25,0°C, et approché à Koersel avec 24,8°C. Il fait également très doux à Hastière avec 24,4°C. Le temps est nuageux à beau avec des bancs de stratocumulus à base relativement élevée, en dessous desquels (mais aussi au sein des éclaircies) se forment des cumulus, d’abord fractus. Le matin, on note parfois aussi des stratus, pouvant être coriaces au sud du pays. Les stratocumulus décrits ci-avant marquent la limite (une inversion en fait) entre l’air maritime doux – acheminé par des vents de surface d’ouest à sud-ouest – et l’air (relativement) très chaud et sec situé au-dessus (à partir de 2000 mètres d’altitude). Au niveau 700 hPa (3200 mètres), on relève 7°C, ce qui est beaucoup pour cette altitude. 13 septembre 2019 Un noyau anticyclonique, au départ puissant, se « déconstruit » rapidement sur la Suisse tandis qu’un nouveau noyau anticyclonique, non moins puissant, se forme au large de l’Irlande et s’apprête à prendre la relève. Entre les deux, un front froid traverse lentement notre pays en cours de journée. Ce front se caractérise par beaucoup de nuages et un changement assez radical dans la direction du vent, soufflant d’abord d’ouest à sud-ouest, puis de nord. Le sud du pays reste le plus longtemps sous l’influence des courants doux d’ouest à sud-ouest, mais en raison du ciel longtemps couvert, les températures n’y sont pas spécialement plus élevées. Les stratocumulus y persistent en effet une bonne partie de la journée, et ne se déchirent que l’après-midi, avec une évolution partielle en cumulus. Au centre du pays, on note d’abord des stratus, évoluant ensuite en stratocumulus, puis en cumulus avec un temps plutôt beau l’après-midi. Au littoral, le ciel n’est couvert de stratocumulus que le matin. En matinée on observe un mix de cumulus et stratocumulus, puis du beau temps avec quelques cumulus l’après-midi. Les maxima sont encore raisonnablement élevés pour la saison, avec 19-20°C au littoral, 21-23°C en plaine et 17-18°C sur les hauteurs. Ici et là, les (importants) passages nuageux ont donné quelques précipitations, le plus souvent largement inférieures à 1 mm. Quelques stations ont reçu un peu plus, comme par exemple Strée-Huy (2,1 mm) et Bièvre (1,3 mm). 14 septembre 2019 Le nouvel anticyclone se développe rapidement vers l’Angleterre et le nord de l’Allemagne, avec un axe désormais au nord de nos régions et un flux qui prend une composante orientale. Ensuite cette structure se scinde en deux noyaux de hautes pressions, l’un se retirant à nouveau vers l’Océan et l’autre se dirigeant vers la Tchéquie et la Pologne, ce qui entraîne chez nous une certaine stagnation de l’air sous un col anticyclonique. L’arrivée d’air plus frais nous vaut localement une nuit à nouveau plus fraîche, avec un minimum de 3,9°C à Elsenborn ; 6,5°C à Kleine Brogel et 6,7°C à Genk (mais 10,0°C à Koersel). Uccle reste doux avec 11,3°C. Plus doux encore : Buzenol avec 12,0°C. En journée, le temps est très ensoleillé avec quelques cirrus (+ quelques bancs de brouillard le matin + ici et là quelques cumulus en journée), et la fraîcheur est évacuée de partout. Les maxima sont à nouveau au-dessus des normes saisonnières, avec 20-21°C au littoral et sur les hauteurs, et 22-23°C en plaine. Au sud du pays, il fait localement plus chaud, avec 24,8°C à Aubange et 24,2°C à Hastière. Pendant ce temps, et malgré les quelques précipitations des jours passés, la sécheresse reste très préoccupante, comme le montre la carte ci-dessous (incluant les prévisions à 10 jours). Source : IRM Et aucune période pluvieuse digne de ce nom n’est encore prévue pour la semaine à venir. 15 septembre 2019 Une vaste structure anticyclonique, à plusieurs noyaux, couvre l’Océan et une grande partie de l’Europe. Comme le tout se décale lentement vers le sud, le flux sur nos régions reprend une composante plus occidentale avec de l’air plus maritime. Malgré cela, le temps reste très beau et surtout très doux sur nos régions, avec des températures maximales de 20 à 21°C au littoral, 24 à 25°C en plaine, 21 à 22°C sur les hauteurs et jusqu’à 26°C en Gaume et dans certaines vallées. À Hastière, on enregistre 26,2°C, et 26,0°C à Aubange, et 25,4°C à Dourbes. Le seuil du jour d’été est encore atteint à Beitem (25,3°C), Chièvres (25,2°C), La Hestre (25,0°C), Kleine Brogel (25,0°C) et Buzenol (25,0°C). Le temps est très beau avec des cirrus. Les vents de surface, en journée, s’orientent aussi à l’ouest, mais comme dit précédemment, encore sans grande conséquence sur le temps de nos régions, si ce n’est une petite brise fraîche le long du littoral. 16 septembre 2019 Un très petit et faible noyau dépressionnaire se forme temporairement sur la sortie de la Manche et l’extrême sud-ouest de la Mer du Nord. Il est responsable d’une petite ondulation dans le front froid qui, de se fait, voit sa progression sur notre pays fort ralentie. La présence de front, cependant, entraîne beaucoup de nuages sur une bonne partie du pays, avec altocumulus / altostratus plus tard doublés de stratocumulus, eux-mêmes parfois doublés de cumulus fractus. Il n’y a toutefois que peu ou pas de précipitations. Seuls Bierset et Mont-Rigi observent un peu plus de pluie, avec respectivement 2,4 et 3,1 mm. Dans le sud du pays, on note encore des éclaircies entre les altocumulus, altocumulus qui deviennent par la suite plus épais et finissent par couvrir presque tout le ciel. Les températures maximales, sous les nuages, sont en baisse avec 19°C au littoral, 20 à 21°C en plaine et 18°C sur les Hautes-Fagnes. Dans le sud du pays, grâce aux éclaircies, les températures sont plus élevées avec 23 à 24°C en Gaume et dans les vallées, et 20°C sur les hauteurs ardennaises. 17 septembre 2019 Le front froid a fini par traverser notre pays en fin de nuit sous l’impulsion d’un anticyclone qui s’était formé la veille au large de l’Irlande et qui se trouve désormais sur l’Irlande. De ce fait, le beau temps revient rapidement. Sur l’ouest et le centre du pays, le soleil est présent dès le matin. En journée, des cumulus très plats se forment, qui s’étalement parfois en véritables stratocumulus. À côté de cela, on note aussi quelques cirrus. Sur la Gaume, le ciel est encore très nuageux à couvert en matinée avec des stratocumulus. Ceux-ci se déchirent en milieu de journée mais ne passent que très temporairement par le stade de cumulus. L’après-midi, le ciel est quasiment serein. En Ardenne par contre, les stratocumulus matinaux sont doublés de cumulus dès le départ, puis en journée il subsiste des cumulus qui suivent la même évolution que sur l’ouest et le centre du pays. L’air est plus frais et les températures ne dépassent plus que localement les 20°C (20,9°C à Kruishoutem ; 20,8°C à Aubange et à Hastière ; 20,2°C à Chièvres). Sinon, il fait le plus souvent près de 19°C en plaine et entre 13 et 16°C sur les hauteurs (le moins sur les Hautes-Fagnes, le plus sur le Plateau ardennais), le tout sous un vent de nord-ouest à nord. 18 septembre 2019 Un anticyclone, centré sur la Mer d’Irlande, commence à s’étendre lentement vers l’Europe continentale avec une forme qui permet l’instauration rapide de courants continentaux sur notre pays. La combinaison entre un air maritime frais qui se continentalise et un ciel dégagé sous une saison aux nuits de plus en plus longues fait en sorte que les minima sont descendus assez bas dans certaines régions. Quelques valeurs : Genk : 0,7°C Elsenborn : 1,0°C Retie : 1,9°C Koersel : 2,1°C Kleine Brogel : 3,0°C Saint-Hubert : 3,0°C ... Zeebruges : 14,1°C ! En journée, le temps est assez beau avec parfois quelques bancs d’altocumulus le matin, quelques cirrus et la formation de petits cumulus en journée, qui s’étalent ensuite en stratocumulus cumulogenitus. Au littoral, les cumulus sont présents dès le matin (parfois sous forme de fractus) et ne s’étalent pas. En Gaume, les cumulus ne se forment pas, ou peu. Les températures maximales restent un peu faibles, avec des valeurs de 16 à 18°C au littoral, 18 à 19°C en plaine et autour de 14°C sur les hauteurs. La Gaume, malgré le soleil, ne parvient pas à dépasser 17 à 18°C. 19 septembre 2019 L’anticyclone conserve une forme telle que nous restons sous l’influence de courants continentaux. Le noyau se déplace d’abord vers l’Angleterre, puis vers les Pays-Bas et l’Allemagne. Les températures nocturnes replongent, avec 1,1°C à Genk ; 1,5°C à Elsenborn ; 3,2°C à Saint-Hubert ; 3,3°C à Retie. Le temps ressemble à celui de la veille, avec quelques altocumulus matinaux, puis en journée des cumulus qui butent rapidement sur l’inversion et s’étalent. En soirée, le ciel se dégage à nouveau. Au littoral, cette fois-ci, les stratocumulus sont fort présents aussi. En contrepartie, de grandes portions du sud et de l’est du pays connaissent peu ou pas de nuages. En Gaume par exemple, on n’observe que quelques cirrus en début d’après-midi et en soirée. Le vent, désormais, souffle de nord-est aussi en surface et les températures maximales perdent souvent encore un petit degré par rapport à la veille, avec des valeurs de 17 à 18°C presque partout en plaine (littoral compris) et de 13 à 14°C sur les hauteurs. La Gaume, comme la veille, n’arrive pas à dépasser les 17-18°C. 20 septembre 2019 Le temps reste anticyclonique sur nos régions, avec un noyau d’abord situé sur les Pays-Bas et l’Allemagne, puis sur la Tchéquie et le nord de l’Autriche. La nuit est plus froide encore que les précédentes, et le gel réapparaît à Elsenborn avec –0,7°C. En plaine, on frôle le gel avec 0,1°C à Genk. Ci-dessous, la liste des températures les plus froides de la nuit : Elsenborn : –0,7°C Genk : 0,1°C Bièvre : 0,8°C Gorsem : 2,4°C Kleine Brogel : 2,5°C Chièvres : 2,7°C Dourbes : 2,9°C Retie : 2,9°C Les 3,8°C de Zaventem peuvent également être considérés comme fort bas pour la station. On reste cependant loin du froid historique du 16 septembre 1971, où la température était descendue jusqu’à –3,2°C à Kleine Brogel et même jusqu’à –0,1°C à Chièvres. Seules les stations de plateau, ou celles influencées par la mer, étaient restées quelque peu épargnées par ce froid. En journée, le temps est très beau avec des cirrus. Avec un vent de surface ayant basculé vers l’est, et même parfois vers le sud-est sur les hauteurs, les températures remontent. Les maxima atteignent le plus souvent 20-21°C en plaine, localement 22°C, et 17-18°C sur les hauteurs. Les valeurs les plus chaudes appartiennent à Hastière (22,4°C), suivi d’Aubange (22,2°C) et de Sivry (22,0°C). Enfin, nous avons aussi quelques gros écarts entre le minimum et le maximum : Genk : 0,1°C / 20,5°C Bièvre : 0,8°C / 20,5°C Aubange : 3,0°C / 22,2°C Après une première décade un brin trop fraîche, la deuxième décade est un brin trop douce. La sécheresse, quant à elle, se poursuit avec, à Uccle, seulement 11,9 mm de précipitations sur les 20 premiers jours de septembre (8,4 mm pour la première décade ; 3,5 mm pour la deuxième).
  5. cumulonimbus

    Automne 2019

    1er septembre 2019 Un front froid traverse notre pays la nuit et le matin et est suivi d’air maritime. On notera surtout la perte de 10°C en moyenne, au niveau des maxima, par rapport à la veille. Si le 31 août a encore été un jour de chaleur dans la plupart des régions du pays, en ce 1er septembre, les maxima n’atteignent plus que 20-21°C en plaine (très localement encore 22 ou 23°C) et 16-18°C sur les hauteurs. Au littoral, les 20°C ne sont plus atteints non plus, avec près de 19°C. Sous un vent d’ouest à nord-ouest, le ciel est d’abord très nuageux avec altostratus / altocumulus doublé de quelques cumulus, puis le ciel s’éclaircit avec des altocumulus se dispersant pendant que des cumulus se forment, se développent quelque peu mais tendent surtout à s’étaler. Les éclaircies prédominent cependant. 2 septembre 2019 Un anticyclone océanique détermine le temps sur nos régions. Des perturbations circulent sur son flanc nord et un faible front chaud nous arrive durant la nuit du 2 au 3. En attendant, le temps est beau et, par endroit, un brin plus doux que la veille, avec la formation de quelques discrets cumulus en journée. En fin d’après-midi, le ciel se voile d’épais cirrus. Dans le sud du pays, ce voile n’apparaît pas, ou peu. Les maxima atteignent 19 à 20°C au littoral, 20 à 23°C en plaine et 16 à 18°C sur les hauteurs. 3 septembre 2019 L’influence anticyclonique se renforce sur notre pays, avec une crête s’étendant de l’Océan à l’Europe centrale et un nouveau noyau qui tend à se développer sur le sud de l’Allemagne et l’Autriche. Comme l’axe de l’anticyclone reste au sud de nos régions, le flux reste maritime, mais les perturbations sont rejetées au nord. Les nuages sont cependant très présents sur notre pays, avec des maxima à nouveau en légère baisse, de l’ordre de 19-20°C en plaine et 15-17°C sur les hauteurs. Après des éclaircies matinales, le ciel se couvre rapidement de stratocumulus, lesquels se doublent ensuite de cumulus (sauf au littoral). En journée, les éclaircies sont rares. En Gaume, le temps reste beau, avec quelques altocumulus le matin, puis des cirrus et la formation, en journée, de cumulus très plats. Là, les températures sont plus élevées avec 22,6°C à Aubange. En Ardenne, les éclaircies sont plus présentes aussi en matinée, mais les stratocumulus arrivent l’après-midi. 4 septembre 2019 La crête continentale, et son noyau séparé, s’effondrent aussi vite qu’ils ne se sont formés. Une occlusion – rapidement suivie d’un front froid et, sur le nord du pays, encore d’une ligne post-frontale – traverse le pays durant l’après-midi, tandis qu’un nouvel anticyclone se forme sur l’Océan, un peu plus au nord, et nous place progressivement dans une circulation de nord-ouest. À nouveau, de vastes bancs de stratocumulus occupent le ciel, mais cette fois-ci séparés par des éclaircies, ce qui permet aux températures de remonter un peu. Quelques cumulus se forment et, dans les éclaircies, on note aussi des altocumulus. L’après-midi, les stratocumulus s’obscurcissent et sont suivis d’un nimbostratus pluvieux auquel se mêlent des cumulonimbus enclavés. En soirée, quelques éclaircies reviennent avec parfois des cumulus fractus. En Gaume, le temps est à nouveau beau avec quelques cirrus, la formation de cumulus humilis en journée et un ciel ne se couvrant que le soir, avec un peu de pluie. L’Ardenne partage avec la Gaume le même type de temps, mais avec un ciel se couvrant plus vite l’après-midi et des pluies arrivant plus vite aussi. Les températures sont les plus élevées en Gaume, avec jusqu’à 24,0°C à Aubange. Ailleurs, les maxima atteignent 20 à 23°C en plaine (20°C à l’ouest et 23°C à l’est), et 20 à 21°C sur les hauteurs. Avec le passage de la perturbation, le thermomètre perd temporairement 4 à 7°C (le plus à l’est) avant de remonter quelque peu par la suite. La quantité de précipitations est assez variable, avec localement 7 à 8 mm. 5 septembre 2019 La circulation de nord-ouest est désormais bien établie entre l’anticyclone sur l’Océan et une dépression sur la Scandinavie. Le ciel est celui d’une traîne, toutefois pas très active, avec des cumulus se développant certes, mais avec une forte propension à s’étaler. En d’autres termes, on note pas mal de stratocumulus et d’altocumulus cumulogenitus. À côté de cela, on observe aussi de larges éclaircies. Plus particulièrement sur la moitié nord-est du pays, quelques cumulonimbus parviennent à se former quand même, avec localement même des précipitations significatives. Il s’agit là de la frange méridionale d’une traîne beaucoup plus active sur les Pays-Bas. Les températures maximales, en nette baisse, n’atteignent plus que 16 à 18°C en plaine et 11 à 14°C sur les hauteurs. Au niveau des précipitations, c’est Deurne qui recueille le plus avec 8 mm, tombés pendant diverses averses tout au long de la journée (Anvers étant déjà fort proche de la traîne active néerlandaise). 6 septembre 2019 Le flux général revient à l’ouest, et temporairement même au sud-ouest à l’approche d’un système frontal. À l’arrière de celui-ci, le flux s’oriente à nouveau au nord-ouest. La nuit du 5 au 6 a été claire et, en présence de l’air déjà frais au départ, le refroidissement nocturne a été intense, avec l’apparition des premières gelées à l’air libre en Belgique. Elsenborn est descendu à –0,5°C et Sourbrodt, à –0,3°C. Il s’agit de gelées fort précoces, mais ce n’est pas exceptionnel. Les endroits exposés en Belgique peuvent connaître du gel tout au long de l’année. Le 1er juillet 1984, la température était descendue jusqu’à –1,2°C à Rochefort et jusqu’à –0,2°C à Mont-Rigi et à Nadrin, tandis qu’en plaine, Koersel ne mesurait que 1,4°C. Le 15 août 1994, le gel a été frôlé à Elsenborn avec 0,0°C, tandis que le 28 août 1978, le gel était bien présent à Bièvre avec –0,8°C. En 2007, le gel est réapparu à Elsenborn le 30 août avec –0,6°C. Pendant la très récente année 2017, on n’a pas été loin du gel un 13 juillet avec 0,8°C à Elsenborn. Il n’en est pas moins que la température minimale de ce 6 septembre 2019 présente un certain côté remarquable. Elle peut être considérée comme presque exceptionnelle en de nombreux endroits, et même comme exceptionnelle très localement. Ci-dessous, le hit-parade des températures les plus basses de ce jour, avec entre parenthèses le record décadaire, quand disponible : Elsenborn : –0,5°C (–1,5°C le 6 septembre 1992 – série depuis 1987) Bièvre : 1,1°C Genk : 2,2°C Diepenbeek : 2,2°C Dourbes : 2,5°C (0,5°C le 10 septembre 1986 – série depuis 1965) Aubange : 2,6°C Gouvy : 2,6°C Saint-Hubert : 3,0°C (2,2°C le 7 septembre 1985 – série depuis 1953) Buzenol : 3,1°C Mont-Rigi : 3,1°C (0,0°C le 8 septembre 1983 – série depuis 1953) Humain : 3,2°C Chièvres : 3,7°C (1,4°C le 9 septembre 1986 – série depuis 1982) Koersel : 4,0°C (0,1°C le 9 septembre 1986 – série depuis 1983) Beitem : 4,7°C (3,1°C le 10 septembre 1986 – série depuis 1953) Florennes : 4,8°C (1,0°C le 8 septembre 1986 – série depuis 1976) Gembloux : 4,9°C Spa-la Sauvenière : 4,9°C (3,3°C le 7 septembre 1985 – série depuis 1982) En journée, le temps est beau quoiqu’un peu voilé de cirrus. L’après-midi, quelques cumulus se forment pendant que le voile s’épaissit en cirrostratus / altostratus translucidus. Des bancs d’altocumulus et de stratocumulus finissent par couvrir complètement le ciel. Dans le sud du pays, le temps est un peu différent, avec parfois du brouillard matinal, puis du beau temps avec quelques cirrus et de discrets cumulus. En fin de journée, on observe quelques bancs d’altocumulus. Les températures remontent bien en journée pour devenir conformes aux moyennes saisonnières, avec 18 à 19°C au littoral, 19 à 21°C en plaine et autour de 16°C sur les hauteurs. 7 septembre 2019 Le flux s’oriente au nord, avec de l’air polaire maritime assez direct. Mais d’abord, sous l’impulsion d’une perturbation et de quelques pluies, la nuit reste douce avec des minima souvent proches de 12°C en plaine. En journée, les éclaircies reviennent vite avec un temps quelque peu instable. En matinée, le ciel est bleu avec quelques altocumulus, puis des cumulus se forment, se développent partiellement en cumulonimbus mais s’étalent souvent, avec pas mal de stratocumulus et d’altocumulus. Le sud et l’est du pays sont encore sous les pluies et nuages frontaux une partie de la journée. Dans l’ensemble, les précipitations sont assez peu abondantes, mais localement, les averses sont plus fortes. À Mont-Rigi, il tombe 10 mm d’eau en 1 heure, entre 18 et 19 heures, et le total journalier s’élève à 20,2 mm. À Buzenol, il tombe encore 4,4 mm en milieu de journée sous la perturbation, juste avant l’arrivée des éclaircies, puis une bonne averse produit 6 mm entre 19 et 20 heures. Plus au nord, à Melle, il tombe au total 10 mm (sous plusieurs averses). L’origine polaire de l’air se remarque aux maxima, en baisse, mais surtout aux températures basses lors des averses (air assez froid en altitude). À Uccle à 15 heures, lors d’une averse donnant 2 mm, la température redescend jusqu’à 13,2°C. À Ernage, c’est à 17 heures que la température s’effondre, pour n’afficher plus que 12,3°C. Les régions plus épargnées par les averses ne connaissent pas ces baisses de température. Les maxima, quant à eux, se situent autour de 17°C au littoral, entre 18 et 20°C en plaine et entre 13 et 14°C sur les hauteurs. 8 septembre 2019 Le flux reste orienté au nord mais s’affaiblit rapidement avec une tendance au marais barométrique. La convection diminue dans l’ensemble, avec souvent des cumulus mediocris / congestus au sein de larges éclaircies, cumulus dont le développement diminue de plus en plus. En matinée, on observe aussi des bancs d’altocumulus et de stratocumulus. Dans le sud et l’est du pays, la nébulosité reste plus abondante avec des averses, mais aussi pas mal de stratocumulus d’étalement. Quelques averses sont encore assez significatives. À Mont-Rigi, il tombe un total de 9,3 mm en plusieurs averses. À Passendaele, il tombe encore 4,9 mm et à Beitem, 3,0 mm. Dans cette dernière station, la température baisse fort pendant l’averse, avec 12,6°C à 14 heures et 12,7°C à 15 heures. Avant et après, la température se situe autour de 16-17°C. Les températures maximales : 17-18°C au littoral, 16-19°C en plaine et autour de 12°C sur les hauteurs. 9 septembre 2019 Le marais barométrique évolue en faible anticyclone, avec un noyau se déplaçant de la France à l’Autriche. Du coup, le temps redevient assez beau, avec de modestes cumulus sous un voile de cirrus (parfois cirrostratus). Ce voile s’épaissit quelque peu en fin de journée (temporairement altostratus) pendant qu’apparaissent aussi des bancs de stratocumulus. Dans le sud du pays, on observe aussi du brouillard matinal, mais le voile est moins présent en journée (plutôt beau temps avec cumulus) et des bancs d’altocumulus accompagnent les bancs – moins nombreux – de stratocumulus. En fin de journée, on observe là aussi des cirrostratus et altostratus translucidus. En raison de l’air d’origine polaire stagnant sur nos régions, les températures ne décollent toujours pas, avec des maxima de 17°C au littoral, 18 à 19°C en plaine et 13 à 15°C sur les hauteurs. 10 septembre 2019 Une faible influence anticyclonique se maintient sur nos régions. Le mauvais temps n’est pas loin mais ne nous concerne pas. Nous avons une dépression avec divers systèmes frontaux sur le sud de la Baltique, une dépression sur le Golfe de Gascogne (juste au large de Biarritz et Saint-Sébastien) et une circulation zonale sur l’Atlantique, dans laquelle sont repris les restes de la tempête tropicale Gabrielle. Mais rien de tout cela ne nous atteint pour le moment. Source : KNMI La nuit est à nouveau fort froide par endroit, localement plus froide encore que celle du 6 septembre dernier. Elsenborn descend jusqu’à –0,7°C et Genk, jusqu’à 1,6°C. Très remarquables aussi : les 5,4°C à Middelkerke et à Coxyde. En journée, le temps est beau chez nous et les températures remontent. Les maxima atteignent 19-20°C au littoral, 20-22°C en plaine et 16-17°C sur les hauteurs. Le ciel est serein en matinée, puis garni de cumulus humilis, qui évoluent ensuite parfois en quelques bancs de stratocumulus cumulogenitus. Au littoral, on observe aussi des altocumulus le soir. Ceci achève une première décade de septembre qui, globalement, aura été un brin trop fraîche, mais avec une tendance (très) sèche qui se poursuit.
  6. cumulonimbus

    Automne 2019

    Quelques températures très basses ce vendredi, 6 septembre 2019 Ce matin, les températures sont descendues fort bas pour la saison. On n’en avait plus l’habitude ! Très localement, on parle même de record de froid, comme par exemple à Gosselies, où les 5,7°C sont la plus basse température de la série pour une 1re décade de septembre depuis au moins 1982 (précédents records : 5,8°C le 7 septembre 1985 et le 10 septembre 1986). Ci-dessous, le hit-parade des températures les plus basses de ce jour, avec entre parenthèses le record, quand disponible : Elsenborn : –0,5°C (–1,5°C le 6 septembre 1992 – série depuis 1987) Bièvre : 1,1°C Genk : 2,2°C Diepenbeek : 2,2°C Dourbes : 2,5°C (0,5°C le 10 septembre 1986 – série depuis 1965) Aubange : 2,6°C Gouvy : 2,6°C Saint-Hubert : 3,0°C (2,2°C le 7 septembre 1985 – série depuis 1953) Buzenol : 3,1°C Mont-Rigi : 3,1°C (0,0°C le 8 septembre 1983 – série depuis 1953) Humain : 3,2°C Chièvres : 3,7°C (1,4°C le 9 septembre 1986 – série depuis 1982) Koersel : 4,0°C (0,1°C le 9 septembre 1986 – série depuis 1983) Beitem : 4,7°C (3,1°C le 10 septembre 1986 – série depuis 1953) Florennes : 4,8°C (1,0°C le 8 septembre 1986 – série depuis 1976) Gembloux : 4,9°C Spa-la Sauvenière : 4,9°C (3,3°C le 7 septembre 1985 – série depuis 1982) Parmi les stations de MétéoBelgique, du gel a été observé à Sourbrodt avec –0,3°C.
  7. cumulonimbus

    Été 2019

    Les trois derniers jours du mois d’août 29 août 2019 Un second front froid, ou ligne post-frontale, donne encore pas mal de nuages. Le pays entier se retrouve à nouveau dans de l’air plus frais. Mais l’influence anticyclonique redevient grandissante en deuxième moitié de journée. Le temps est d’abord très nuageux à couvert avec des stratocumulus (parfois aussi stratus fractus avec brume), qui se doublent ensuite de cumulus et qui se déchirent par moment. Mais il faut attendre l’après-midi pour des éclaircies vraiment larges, avec des cumulus mediocris qui s’aplatissent progressivement. Le soir, le ciel devient serein. Au littoral, le ciel est beaucoup plus clair, avec des cumulus (parfois fractus) jusqu’en début d’après-midi, puis un ciel serein à peu nuageux (quelques cirrus). En Gaume aussi, le ciel est plus clair, avec là des cumulus se formant en matinée et persistant jusqu’au soir, et très temporairement des stratocumulus en milieu de journée. Dans cette dernière région, le temps reste assez chaud avec 25,8°C à Aubange et 24,6°C à Buzenol. Ailleurs, le rafraîchissement est sensible, avec le plus souvent 22 à 24°C en plaine (19 à 21°C au littoral) et 21 à 22°C sur les hauteurs. 30 août 2019 Les conditions redeviennent anticycloniques sur nos régions. La nuit est assez fraîche, avec souvent 8 à 11°C en Basse et Moyenne Belgique, sauf sur la partie orientale où les minima ne descendent parfois pas en dessous de 13 à 15°C (Gorsem : 14,8°C ; Angleur : 14,0°C ; Bierset : 12,6°C). En Ardenne, les minima descendent localement jusqu’à 6°C (Bièvre : 5,9°C). Le temps est très beau avec des cirrus et quelques rares altocumulus. Sur le sud du pays, les cirrus sont (quasiment) absents, mais on observe temporairement quelques petits cumulus en milieu de journée. Le matin, on observe aussi l’un ou l’autre banc de brouillard. Le vent de sud-ouest devient variable et l’air maritime se continentalise lentement, avec des maxima de 24-26°C en plaine (21-22°C au littoral) et de 23-24°C sur les hauteurs. Les températures les plus chaudes sont enregistrées à Kruishoutem (26,4°C), Hastière (26,3°C) et Aubange (26,2°C). 31 août 2019 À l’avant d’un front froid, de l’air chaud est à nouveau aspiré vers nos régions. Une ligne de convergence préfrontale est surtout active dans le nord du pays en début de soirée. L’air est d’abord continental, avec un ciel serein ou presque (cirrus) et une chaleur agréable, puis l’air devient tropical avec une chaleur plus lourde et un ciel plus nuageux (cumulus mais aussi pas mal d’altocumulus). Le soir, on observe des cumulus congestus avec virga ou faibles précipitations et quelques petits coups de vent (souvent autour de 50 km/h, localement 60-65 km/h). Webcam MB – Braine-l’Alleud – 31 août 2019 à 18h30 Au nord du pays, on note quelques averses (un peu) plus conséquentes, avec de l’orage (quelques coups de tonnerre jusqu’au centre du pays). Mais seules des stations de particuliers, ici et là, recueillent plus de 1 mm au pluviomètre. C’est le cas notamment à Poppel (entre Turnhout et Tilburg, tout près de la frontière néerlandaise) où, lors d’une brève mais forte averse, on mesure 4 mm entre 19h00 et 19h30 (dont 3 mm entre 19h15 et 19h30). Un peu au sud, près de Ravels, on enregistre même 4,8 mm en 5 minutes (entre 19h15 et 19h20), pour un total de 5,1 mm. Les températures maximales : le plus souvent 30-31°C en plaine (27-28°C au littoral) et 27-29°C sur les hauteurs. Les valeurs les plus élevées : 31,4°C à Aubange, Hastière et Chièvres, et 31,3°C à Genk et Diepenbeek. Notons enfin quelques très gros écarts entre les températures du matin et de l’après-midi (min / max) : Hastière : 7,2°C / 31,4°C Dourbes : 7,5°C / 31,2°C Genk : 7,7°C / 31,3°C Diepenbeek : 7,7°C / 31,3°C Chièvres : 8,8°C / 31,4°C Ernage : 9,3°C / 30,8°C Buzenol : 9,1°C / 30,4°C Le plus gros écart connu à ce jour en Belgique reste celui de Kleine Brogel du 3 août 1986, avec un minimum de 9,6°C pour un maximum de 37,2°C ! Conclusion Avec une moyenne de 19,1°C, l’été 2019 s’est hissé entre les deux étés légendaires du 20e siècle, en l’occurrence 1947 (19,0°C) et 1976 (19,2°C). Mais 1947 et 1976 ont été de grands étés « classiques », avec de longues périodes de temps stable, ensoleillé et chaud. 2019 n’a même pas eu besoin de longues périodes stables pour se hisser à un tel niveau. En ce sens, l’été 2019 est, lui aussi, un été du réchauffement climatique. En effet, les périodes fraîches ont été moins fraîches qu’elles n’auraient dû être, et les périodes chaudes, encore plus chaudes qu’elles n’auraient dû être. C’est ainsi que trois vagues de chaleur somme toutes assez brèves ont suffi pour placer 2019 fort haut dans le hit-parade des étés chauds. Et cela vaut aussi pour l’insolation. Avec le réchauffement des périodes estivales « fraîches », les stratus et stratocumulus ont tendance à mieux se dissiper en journée, et les nimbostratus tendent à devenir cumulonimbus avec, en compensation, des trouées permettant des éclaircies. Les périodes de courants maritimes – avec ou sans influences anticycloniques – sont bien moins grises qu’elles ne l’étaient jadis. Le climat change, et cela devient de plus en plus évident !
  8. cumulonimbus

    Été 2019

    QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR L’ÉTÉ 2019, QUI ARRIVE À SA FIN Nous pouvons déjà mettre en avant les points d’orgue de cet été 2019 : les 40°C et plus observés sur une bonne portion du territoire belge le 25 juillet, et les trois vagues de chaleur présentes au cours d’un même été. En plus de cela, la sécheresse a de nouveau été problématique en certains endroits et, même si la situation a été en moyenne moins grave qu’en 2018, nous assistons pour la première fois, dans notre pluvieuse Belgique, à deux années consécutives qui sont problématiques au niveau de la sécheresse. Mais avant de développer le sujet, revenons brièvement sur les critères actuellement utilisés pour définir une vague de chaleur et sa durée. Une vague de chaleur est définie officiellement en Belgique par la succession de minimum 5 jours de températures maximales ≥ 25°C, dont au moins trois ≥ 30°C (station de référence : Uccle). Cette vague de chaleur continuera tant que les températures maximales continueront à être supérieures ou égales à 25°C. Toutefois, nous nous sommes efforcés de ne pas couper des vagues de chaleur de façon artificielle. Ainsi, nous avons admis un jour sous le seuil des 25°C si, et seulement si, un jour de 30°C ou plus est encore présent par la suite. (Deux jours sous 25°C pour deux jours de 30°C ou plus, etc.). Ceci étant dit, nous pouvons dire que l’été 2019 s’est profilé comme l’été des pointes extrêmes. En effet, nous avons connu trois vagues de chaleur officielles sur un même été, chose qui n’est plus arrivée depuis 1947 ! Ces vagues de chaleur ont été assez brèves, mais deux sur les trois ont apporté des records de température. On se souviendra surtout des 39,7°C mesurés à Uccle le 25 juillet, température qui a été tout à fait inédite pour cette station et qui s’est produite un jour où AUCUNE station du réseau belge n’a échappé à un record de chaleur. Source : Pascal Mormal (IRM) Mais les 33,3°C du 27 août sont également une valeur inédite. Jamais, il n’avait fait aussi chaud à Uccle lors d’une 3e décade du mois d’août ! Pour une personne souffrant de la chaleur, on peut dire qu’en 2019, la souffrance était brève mais aigüe et répétitive, alors qu’en 2018, cette souffrance avait été chronique. Voyons tout cela dans le détail : 1) Les moyennes sur 30 jours Les moyennes sur 30 jours sont un bon indicateur pour isoler les périodes chaudes, sans les enfermer dans un mois calendrier. À titre d’exemple : les 30 jours les plus chauds de l’été 1976 sont moins apparus dans les statistiques que les 30 jours les plus chauds de l’été 2006, pour le simple fait que dans le deuxième cas, la période de chaleur tombait presque « pile poil » sur un mois calendrier. En 2019, chaque période de 30 jours comportait une, et une seule vague de chaleur complète (ou alors la fin de la 1re et le début de la 2e / la fin de la 2e et le début de la 3e). Comme les vagues de chaleur ont été brèves et à chaque fois séparées par une période de temps assez frais, aucune des moyennes sur 30 jours ne sort vraiment du lot. La période la plus chaude a été, cette année, celle du 11 juillet au 9 août, avec une moyenne de 20,2°C. Sur cette même période, la moyenne des températures maximales a été de 24,8°C, et la moyenne des températures minimales, de 15,8°C. Il n’y a rien d’extraordinaire à ces valeurs, et tant le maximum extrême que le minimum extrême du 25 juillet (39,7°C et 23,5°C) ont été complètement noyés dans ces statistiques. Il en va tout autrement pour 2018, qui a « fait dans la longueur ». La période la plus chaude de cet été-là, par hasard aussi du 11 juillet au 9 août, a donné une température moyenne de 22,6°C (moy. des min. : 16,6°C, moy. des max. : 28,4°C) et elle est talonnée par la période du 11 juillet au 9 août 1994 avec 22,5°C (moy. des min. : 17,3°C, moy. des max. : 27,5°C). Plus chaudes encore : la période du 30 juin au 29 juillet 2006 avec 23,1°C (moy. des min. : 17,3°C, moy. des max. : 28,8°C) et celle du 21 juin au 20 juillet 1976 avec 23,2°C (moy. des min. : 17,2°C, moy. des max. : 29,2°C). À ce niveau, l’été légendaire de 1976 reste invaincu jusqu’à ce jour. Très surprenants aussi : les 22,3°C de moyenne de la période du 19 juillet au 17 août 1911 (moy. des min. : 16,1°C, moy. des max. : 28,5°C), un phénomène unique pour l’époque. 2) Les vagues de chaleur et leur poids Une autre approche est l’analyse en profondeur des vagues de chaleur. C’est notamment le « poids » d’une vague de chaleur qui détermine son degré de pénibilité pour les personnes qui souffrent de la chaleur. Le poids d’une vague de chaleur s’obtient en multipliant l’intensité par la durée, où : - L’intensité se calcule en degrés-jours avec comme référence 20,0°C de température moyenne - La durée est déterminée par le nombre de jours consécutifs où le maximum atteint au moins 25,0°C. En termes de poids d’une vague de chaleur, nous retrouvons à nouveau 1976 comme recordman, avec un poids de 90,0. À la deuxième place : 2018 avec 82,2 ; à la troisème place... 1911 avec 74,2 ! En 1947, la chaleur a été segmentée en 4 vagues de chaleur distinctes, tandis qu’en 2003 et 2006, de nombreuses journées très chaudes isolées se sont retrouvées hors des vagues de chaleur. Il n’en est pas moins que le poids d’une vague de chaleur reste un bon indicateur de la pénibilité d’une canicule car il s’agit de périodes où la chaleur ne laisse pas (ou très peu) de répit, alors que si des journées chaudes se retrouvent en dehors de la vague de chaleur, cela signifie qu’il y a eu au moins un peu de fraîcheur pour récupérer avant le retour de ces journées chaudes. En 2019, les trois vagues de chaleur, avec respectivement 23,5, 34,7 et 19,7, ont eu des poids modestes en raison de leur brièveté. On retiendra cependant l’intensité de la 2e vague de chaleur, qui avec une valeur de 6,94 pulvérise tous les records ! 3) La sécheresse Malgré quelques précipitations très intenses, le problème de la sécheresse est loin d’être résolu en cette année 2019, comme le montre le schéma ci-dessous : Source : IRM Cette carte, qui répresente la quantité moyenne des précipitations tombées sur tout le pays, montre que nous trouvons toujours fort près du seuil de sécheresse. Si nous analysons le détail, nous voyons que c’est surtout la région de Beauraing, Bouillon, Bertrix, Florenville qui sont touchées par la sécheresse. Source : IRM Et les prévisions ne sont pas optimistes. N’oublions pas que les parties du pays représentées par la couleur « proche de la normale » n’en font souvent partie que tout juste, ou en d’autres termes, sont tout juste au-dessus du seuil de la sécheresse. Souvenons-nous : « Sécheresse: une partie de la Belgique placée en code orange » écrivait le journal Le Soir. Et on n’était encore que le 18 juillet, donc avant la canicule extrême qui n’a sûrement pas arrangé les choses ! Et après, il a plu, oui, mais souvent pas assez. « Les faibles précipitations de ces derniers jours ont eu un effet positif sur le verdissement de la végétation, observe le centre de crise. Cependant, le sud de la Wallonie reste en déficit de précipitations avec des zones sèches à très sèches. Dans les prochains jours, les températures resteront proches des normales saisonnières et les faibles précipitations attendues n’amélioreront pas la situation de sécheresse que nous connaissons toujours. » (DH) Là, on était le 6 août...
  9. cumulonimbus

    Été 2019

    28 août 2019 Les pressions restent hautes sur le nord-est de l’Europe, mais elles ne sont plus en mesure d’arrêter les perturbations qui s’approchent de notre pays. La première d’entre elles se matérialise par un front froid, qui aborde notre pays par l’ouest en soirée. Ce front froid est précédé de plusieurs lignes de convergence préfrontale. L’une de ces lignes de convergence préfrontale affecte la moitié nord de notre pays dès le matin, avec des orages d’abord sur l’ouest du Hainaut vers 5h30 – 6h00 du matin, puis remontant vers la Flandre Orientale avant de quitter la Belgique pour les Pays-Bas du côté de Zelzate vers 8h00. Ollignies (Lessines) – Crédit photo : Nicolas Laus (Belgorage) D’autres orages se forment l’après-midi et le soir, dont certains sont isolés et dont d’autres se forment sur une nouvelle (vague) ligne de convergence juste à l’avant du front froid. Nivelles – Crédit photo : Attila Fekete (Belgorage) Enfin, une troisième offensive orageuse, sur le front froid, concerne avant tout le centre, puis le nord-est du pays durant la nuit. À Schaffen, elle donne 18 mm de précipitations, dont l’essentiel tombe entre 3 et 4 heures du matin. Mais d’abord en journée, le temps est chaud et lourd, avec des températures de 27 à 31°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et de 26 à 27°C sur les hauteurs. Quelques valeurs : 30,8°C à Koersel ; 29,9°C à Retie et à Chièvres ; 29,8°C à Aubange et à Gosselies. Le ciel est souvent voilé de cirrus et cirrostratus avec quelques altocumulus (souvent castellanus le matin). L’après-midi, des cumulus se forment en dessous du voile et bourgeonnent ensuite. Des cumulonimbus sont évidemment présents dans les zones concernées par les averses et orages (mais il n’y en a pas pour tout le monde). Au littoral, il fait plus frais et il n’y pas (ou peu) de convection en journée. Le ciel est essentiellement voilé de cirrus et de cirrostratus, voire d’altostratus, avec des bancs d’altocumulus (castellanus le matin). Les températures, par vent de mer, ne dépassent pas 23°C. Le soir et la nuit, quelques petites averses parviennent toutefois à se former, notamment sur le front froid. À suivre…
  10. cumulonimbus

    Été 2019

    27 août 2019 Cette journée particulièrement chaude offre non seulement à Uccle sa troisième vague de chaleur officielle en 2019, mais aussi le troisième record décadaire de l’année (après les 20,2°C du 26 février et les 39,7°C du 25 juillet). En effet, les 33,3°C sont la plus haute température d’une 3e décade d’août sur toute la longue série de cette station (commençant en 1886), devant les 33,0°C du 31 août 1929 (valeur ramenée à l’abri fermé), les 32,7°C du 26 août 2001 et les 32,5°C du 25 août 2016. Des records ont aussi été battus ou égalés ailleurs. Ci-dessous, la liste détaillé des températures observées le 27 août 2019, avec la comparaison par rapport aux hautes températures du passé. Coxyde : 30,0°C (record : 34,9°C le 24/08/2016, série disponible depuis 1967) Middelkerke : 28,7°C (record : 33,3°C le 24/08/2016, série disponible depuis 1973) Beitem : 33,1°C (record : 34,2°C le 25/08/2016, série disponible depuis 1953) Munte / Semmerzake : 33,3°C (record : 33,6°C le 26/08/2001) Dunkerque (FR) : 25,1°C (record : 35,1°C le 24/08/2016, série [utilisée] depuis 1953) Lille (FR) : 33,8°C (record : 35,3°C le 25/08/2016, série [utilisée] depuis 1953) La Hestre : 32,2°C (record: 32,4°C les 24 et 25/08/2016, série disponible depuis 1986) Gosselies : 33,0°C (ancien record : 32,7°C les 24 et 25/08/2016, série disponible depuis 1984) Uccle : 33,3°C (ancien record : 32,7°C le 26/08/2001, série disponible depuis 1968) Zaventem : 32,9°C (record : 33,6°C le 26/08/2001, série disponible depuis 1984) Beauvechain : 32,9°C (record : 34,3°C le 27/08/1964, série disponible depuis 1953) Sint-Katelijne-Waver : 33,3°C (record : 34,0°C le 26/08/2001, série disponible depuis 1983) Deurne : 33,7°C (record : 33,7°C le 26/08/2001, série disponible depuis 1953) Gorsem : 32,8°C (record : 35,0°C le 26/08/2001, série disponible depuis 1982) Koersel : 34,5°C (ancien record : 34,4°C le 26/08/2001, série disponible depuis 1983) Kleine Brogel : 33,5°C (record : 35,8°C le 25/08/1997, série disponible depuis 1953) Maastricht (NL) : 33,2°C (record : 34,2°C les 27/08/1964 et 26/08/2001, série [utilisée] depuis 1953) Bierset : 31,8°C (record : 33,5°C le 26/08/2001, série disponible depuis 1953) Mont-Rigi : 28,2°C (record : 30,0°C le 28/08/1964 [Baraque Michel], série disponible depuis 1953) Hastière : 33,0°C (record : 34,4°C le 24/08/2016, série disponible depuis 1977) Florennes : 31,4°C (record : 31,6°C le 26/08/2001, série disponible depuis 1976) Dourbes : 32,2°C (record : 32,4°C le 26/08/2001, série disponible depuis 1965) Saint-Hubert : 28,8°C (record : 28,8°C les 27/08/1964 et 25/08/1997, série disponible depuis 1953) Aubange : 32,0°C (pas de série complète disponible ; 33,0°C le 25/08/2016) Luxembourg (LU) : 31,3°C (record : 31,7°C les 25/08/2011 et 25/08/2016, série [utilisée] depuis 1953) À noter qu’un très fort coup de chaleur avait concerné l’est et le sud de la Belgique le 23 août 1944 avec, sur les quelques stations disponibles en ces temps de guerre, une température de 37,1°C à Gerdingen-Bree (station située à une dizaine de kilomètres à l’est-sud-est de l’actuelle station de Kleine Brogel), 33,3°C à la Baraque Michel (Hautes-Fagnes) et 34,0°C à Denée-Maredsous (à une quinzaine de kilomètres de la base de Florennes, mais avec une autre situation géographique). Le centre et l’ouest du pays ne sont pas susceptibles d’avoir eu de records ce jour-là. Revenons au 27 août 2019 : un anticyclone est à présent centré sur les États Baltes, tandis qu’une faible dépression thermique se déplace de la France à la Belgique. Elle est assortie d’une faible ligne de convergence. Celle-ci se fait quelque peu remarquer au niveau des vents, qui ont d’abord une tendance sud-est à sud, puis une tendance sud à sud-ouest. Le matin, on observe des altocumulus castellanus, puis le ciel devient serein avant la formation, l’après-midi, de cumulus. En même temps, des cirrus apparaissent dans le ciel. Sur l’Entre-Sambre-et-Meuse et le Hainaut, on n’observe pas d’altocumulus castellanus et peu ou pas de cumulus : le ciel est serein en matinée et juste garni de cirrus l’après-midi. Sur le centre du pays, les cumulus sont de type humilis ; sur l’est, ils sont mediocris voire congestus. L’après-midi et le soir, des orages se développent sur l’Eiffel allemande. Ces orages effleurent la Belgique sans la toucher. Il est à noter qu’au-dessus de Bruxelles en début de matinée, des castellanus parviennent à se développer suffisamment pour produire quelques précipitations touchant le sol entre 8h30 et 9h30, avec un maximum peu après 9h00 (altocumulonimbus). Cependant, seule la station de Woluwe-Saint-Pierre recueille un peu d’eau, avec 0,8 mm. Les structures, tant l’altocumulonimbus bruxellois que des cumulonimbus allemands, sont souvent visibles de loin. Ci-dessous, l’altocumulonimbus bruxellois vu depuis la Famenne : Webcam IRM – Humain – 27 août 2019 à 9h05 Et les cumulonimbus allemands vus depuis Beausaint : Webcam MB – Beausaint – 27 août 2019 à 18h Au niveau sensation, le temps est étouffant surtout en fin de matinée et vers midi, avec des points de rosée encore fort élevés, ensuite l’air se dessèche durant l’après-midi, mais une certaine impression de lourdeur demeure. Les maxima atteignent le plus souvent 33-34°C en plaine et 28-29°C sur les hauteurs. La plus forte valeur appartient à Begijnendijk (35,0°C), suivie de Koersel (34,5°C), d’Angleur (34,2°C) et de Kruishoutem (34,0°C). Au littoral, la brise de mer se développe dès la fin de la matinée, avec au port de Zeebruges un maximum de 25,0°C en fin de matinée également. L’après-midi, il y fait 23°C sous un bon petit vent de nord. À l’aéroport de Middelkerke, la température monte d’abord à 28,7°C en tout début d’après-midi avant de baisser quelque peu l’après-midi. Le ciel, dans la région côtière, est serein à l’exception de quelques cirrus et cirrocumulus en fin de journée. À suivre…
  11. cumulonimbus

    Été 2019

    TROISIÈME VAGUE DE CHALEUR OFFICIELLE ACQUISE !! Mais d’abord, petit descriptif météorologique des journées qui viennent de s’écouler… 22 août 2019 La structure en binôme de l’anticyclone se maintient, avec un noyau maritime qui n’a pas encore dit son dernier mot. Celui-ci, centré à la mi-journée sur la Bretagne, puis en soirée sur l’entrée de la Manche, fait reprendre une composante ouest aux vents sur nos régions. De ce fait, malgré le grand beau temps (juste quelques cirrus et quelques discrets cumulus ici et là), les températures restent modestes, avec 20-21°C au littoral, 24-26°C en plaine et 22-23°C sur les hauteurs. La valeur la plus élevée appartient à Koersel, avec 26,9°C. 23 août 2019 Le noyau anticyclonique maritime disparaît des cartes météorologique, c’est le noyau continental, désormais centré sur le Belarus, qui prend les commandes. De nouveaux noyaux de hautes pressions se forment sur l’Océan, mais trop loin pour influencer le temps sur nos régions. Le vent revient donc à sa composante continentale et souffle d’abord de sud-est, puis d’est et enfin de nord-est. Comme le continent est encore chaud à cette saison, plus rien n’empêche les températures de monter. La nuit est contrastée. Les plateaux bénéficient déjà de l’air chaud avec des minima qui ne descendent pas en dessous de 12,8°C à Bierset et même de 14,3°C à Beauvechain. En plaine par contre, il fait parfois très frais, avec seulement 7,2°C à Beitem, 7,4°C à Melle et 8,0°C à Stabroek. En journée, il fait déjà chaud, avec 26 à 28°C en plaine et 24 à 25°C sur les hauteurs. Dans la vallée de la Meuse, on observe même 29,2°C à Angleur et 28,4°C à Hastière. Au littoral par contre, la résultante du vent général et de la brise de mer donne l’après-midi des vents de nord-nord-est, plus tard de nord-est, qui limitent la température à 20,7°C à Zeebruges. Dans les dunes, l’air frais se mélange à de l’air plus chaud, avec un petit yo-yo des températures entre 20 et 23°C. Le temps est partout très beau, presque serein sur le sud-est et avec des cirrus ailleurs. Notons enfin quelques gros écarts entre le jour et la nuit (minimum / maximum) : Melle : 7,4°C / 27,1°C Chièvres : 8,6°C / 28,1°C Beitem : 7,2°C / 26,6°C 24 août 2019 Les pressions restent élevées sur le nord-est de l’Europe, tandis que des basses pressions s’esquissent sur le sud et le sud-ouest de l’Europe. Les vents restent orientaux et les températures poursuivent leur ascension. Bien des endroits atteignent déjà les 30°C, tandis qu’Uccle n’y arrive encore tout juste pas avec 29,4°C. La plus haute valeur, par contre, revient à Angleur avec 32,1°C. À nouveau, on observe par endroit de gros écarts entre la nuit et le jour, parfois supérieurs à 20°C : Diepenbeek : 9,2°C / 30,2°C Chièvres : 10,6°C / 30,8°C Retie : 10,3°C / 29,6°C Beitem : 10,7°C / 29,9°C Sur les plateaux, la température descend parfois à peine en dessous de 15°C (Uccle : 14,8°C ; Bierset : 14,7°C), ce qui fait que les écarts y sont bien moins marqués. Le ciel, partout, est serein ou presque, avec quelques rares cirrus qui, très localement, sont un peu plus nombreux, et les températures maximales, globalement, atteignent des valeurs de 23-24°C en bordure immédiate de la mer, 27-29°C dans les dunes, 29-31°C en plaine et 25-27°C sur les hauteurs. 25 août 2019 L’anticyclone reste centré sur le nord-est de l’Europe, mais les vents de surface, sur nos régions, deviennent plus variables en raison de hausses secondaires de la pression, notamment sur la Suisse. L’air est chaud, avec des températures maximales qui, maintenant, dépassent presque partout les 30°C. Le temps est à nouveau très beau, avec juste des cirrus dans le ciel. Sur l’est et le sud-est du pays, on observe aussi des cumulus et, très isolément, un bourgeonnement jusqu’au congestus le soir. Au littoral, on note des altocumulus en matinée avec, là, quelques bourgeonnements en castellanus. Les températures maximales atteignent 30 à 32°C en plaine et 27 à 28°C sur les hauteurs. La plus forte valeur revient à Koersel avec 32,4°C, suivie de Kruishoutem avec 32,2°C. Au littoral, la configuration des vents est favorable à la brise de mer, qui se lève dès la fin de matinée. À Zeebruges, la température ne dépasse pas 23,9°C. Mais cette brise de mer n’est pas très pénétrante. À quelques centaines de mètres de la mer, notamment dans les dunes, la température atteint déjà 27-28°C. À peu de kilomètres à l’intérieur (base de Coxyde), on arrive même à 30°C ! 26 août 2019 L’air reste très chaud, mais devient un peu plus humide, ce qui rend la chaleur plus lourde. Cela se remarque aussi dans le ciel. Après une matinée sereine (sauf parfois quelques altocumulus castellanus le matin), des cumulus se forment l’après-midi. Le plus souvent, ces cumulus restent modestes, mais sur l’est du pays, ils bourgeonnent. Quelques-uns de ces cumulus se développent même jusqu’au cumulonimbus orageux, principalement sur l’est de la province de Liège et ce, en début et milieu d’après-midi. Ces cumulonimbus, d’ailleurs, sont visibles de très loin. Webcam IRM – Wideûmont – 26 août 2019 à 14h Les orages en question sont le débordement d’une activité orageuse plus marquée sur l’Allemagne, dans le cadre d’un marais barométrique qui y fait stagner de l’air continental très chaud et quelque peu humide. En Belgique, parmi les données disponibles, seules les stations de Bra-sur-Lienne et de Chaineux ont recueilli de l’eau dans leur pluviomètre (2,6 et 2,4 mm). Les températures maximales : 31 à 32°C en plaine, 27 à 28°C sur les hauteurs. La valeur la plus chaude revient à Hastière avec 33,3°C, suivie de Kleine Brogel (32,5°C) et de Deurne (32,4°C). Du côté de Liège, il ne fait « que » 31,9°C à Angleur et « que » 30,4°C à Bierset. La petite prédominance nord-est des vents généraux favorise la brise de mer, qui se met à nouveau en place dès la fin de la matinée. Au port de Zeebruges, le maximum ne dépasse pas 24,3°C, pour un minimum de 18,9°C. Une forte influence maritime donc. En contrepartie, le ciel y est parfaitement serein. Comme la veille, la brise de mer est peu pénétrante, avec jusqu’à 28,9°C à l’aéroport de Middelkerke et jusqu’à 30,6°C à la base de Coxyde. 27 août 2019 Beaucoup d’altocumulus castellanus le matin, notamment au-dessus du centre du pays, avec même développement jusqu’à l’altocumulonimbus du côté de Bruxelles, avec quelques précipitations atteignant le sol. Woluwe-Saint-Pierre, par exemple, recueille 0,8 mm entre 8 et 9 heures. Mais surtout en ce 27 août à 13 heures, la température dépasse à nouveau les 30°C à Uccle (31,3°C). Après les 26,6°C du 23, les 29,4°C du 24, les 30,9°C du 25 et les 31,3°C du 26, la troisième vague de chaleur officielle de l’été 2019 (5 jours ≥ 25°C dont 3 jours ≥ 30°C) devient un fait. Il faut remonter à 1947 pour retrouver à Uccle trois vagues de chaleur officielles sur un même été. Plus d’informations suivront, tant sur cette vague de chaleur que sur la suite du déroulement de la journée du 27 août.
  12. cumulonimbus

    Été 2019

    23 août 1944 (suite) Il ne serait d'ailleurs pas inintéressant de confronter la carte d'origine, datant de la guerre, avec toutes les lacunes qu'elle présente, avec la réanalyse du modèle NCEP. Source : Met Office Source : Météociel Même si certaines données ont probablement pu être récupérées après coup en Allemagne, il est clair cependant que cette réanalyse reprend en grande partie la carte lacunaire anglaise, avec un certain « flou artistique » pour les régions où il manque des données. Si la situation d'altitude au niveau 500 hPa semble plus ou moins correcte, ce n'est pas le cas de la réanalyse en surface car cette situation barique ne permettrait pas un tel flux d'air tropical direct, qui nécessiterait un long anticyclone orienté nord-sud et se trouvant clairement (un peu) à l'est de nos régions. En ce sens-là, les réanalyses des périodes de guerre, tout comme les réanalyses d'époques trop anciennes ne sont pas encore fiables à cent pour cent.
  13. cumulonimbus

    Été 2019

    Un coup de chaleur d’une rare intensité, mais complètement oublié... Le 23 août 1944 Le 23 août 1944, un flux d’air extrêmement chaud, d’une intensité presque comparable à celle du 25 juillet 2019 – compte tenu de la saison plus tardive – a intéressé toute la moitié est de notre pays. Malheureusement, en ces temps de guerre, les données sont peu nombreuses. On retiendra notamment les 33,3°C de la Baraque Michel, qui restent jusqu’à nos jours, et de loin, la plus haute valeur jamais observée dans les Haute-Fagnes pendant une troisième décade d’août. Tous mois confondus, elle reste même en 4e position, après les 34,9°C observés à Mont-Rigi le 25 juillet 2019, les 34,0°C du 24 juillet 2019 et les 33,6°C du 8 août 2003, observés à Mont-Rigi également. Les 33,0°C observés à la Baraque Michel pendant la très chaude journée du 27 juin 1947 viennent même se placer derrière, tout comme les 33,1°C du 12 août 2003 à Mont-Rigi. Comme autres relevés en Belgique le 23 août 1944, nous avons les 37,1°C mesurés à Gerdingen-Bree. Dans les stations limitrophes à la Belgique, nous avons les 36,8°C de Maastricht et les 37,2°C d’Aix-la-Chapelle. Plus loin, nous avons les 37,5°C de Francfort et de Wiesbaden, en Allemagne, et surtout les 38,6°C de Warnsveld aux Pays-Bas, restés jusqu’à récemment la plus haute température jamais observée chez nos voisins du nord. Nous savons à présent qu’il s’agit d’une mince langue d’air très chaud, orientée sud-nord, remontant de l’Afrique du Nord jusqu’au Nord de l’Allemagne en passant par la Provence et l’est de la France et du Benelux. Juste à l’ouest, on ne voit rien de cette vague de chaleur. Paris n’atteint que 25°C et Londres, 24°C. Très surprenant : la brûlante Tolède en Espagne n’atteint que 26°C ! Uccle se trouve juste à la limite et enregistre ce jour 32,2°C. Denée-Maredsous fait un peu mieux avec 34,0°C. Très probablement, nous avons une ligne de convergence pré-frontale avec, à l’est, de l’air très chaud et très sec et à l’ouest, des infiltrations maritimes avec de l’air plus humide et un peu moins chaud. Le front froid, quant à lui, est très près, ce qui fait qu’à l’ouest du pays, la température est probablement restée très inférieure à 30°C. Mais nous n’avons pas de carte détaillée en raison des hostilités. Des documents secrets anglais – qui ne seront publiés qu’en 1971 ! – indiquent que les pressions étaient élevées sur la Mer du Nord et la Scandinavie, tandis qu’une dépression était centrée au large de Brest. Mais presque aucune donnée de pression atmosphérique sur l’Europe continentale, encore occupée par les Allemands (la France n’était encore que partiellement libéree ; la Belgique, pas encore). Tout porte à croire que les hautes pressions scandinaves ne sont que la pointe supérieure d’une vaste zone de hautes pressions occupant toute l’Europe centrale et remontant sur la partie orientale de l’Allemagne. Est-ce que la zone de convergence et/ou le front froid ont donné des orages ? Nous ne le savons pas. Les quatre seules stations disponibles en Belgique n’ont pas observé d’orages.
  14. cumulonimbus

    Été 2019

    Période du 11 au 21 août 2019 11 août 2019 Des courants maritimes déterminent le temps sur nos régions. En surface, les vents soufflent de sud-ouest, avec une petite tendance sud, et le temps est d’abord beau avec des cirrus et quelques altocumulus. À partir de midi, le ciel se voile de cirrostratus, plus tard d’altostratus pendant que quelques cumulus se forment en dessous, en fin d’après-midi accompagnés de stratocumulus. En soirée, les éclaircies reviennent avec des altocumulus, présentant ici et là de beaux undulatus. Webcam MB – Waremme – 11 août 2019 à 20h Les températures maximales sont très modestes, avec 20°C au littoral, 20 à 23°C en plaine (le plus en Campine) et 16 à 18°C sur les hauteurs. La vallée de la Meuse connaît les meilleures températures avec 23,5°C à Hastière et 23,0°C à Angleur. 12 août 2019 Un basculement du flux vers l’ouest-nord-ouest, des lignes de discontinuité et un refroidissement de l’air en altitude nous valent des courants maritimes très instables avec de nombreuses averses, souvent à caractère orageux. Le ciel est celui des traînes actives, avec de belles éclaircies en matinée, accompagnées de quelques altocumulus, puis on assiste au développement rapide de cumulus en cumulonimbus avec averses orageuses, toujours séparées par des éclaircies (très peu d’étalement). Les averses sont parfois très violentes, accompagnées d’orages et de fortes précipitations en peu de temps, sous des ciels particulièrement tourmentés, avec arcus, mammatus et autres structures menaçantes. Nivelles vers 16h30 – Crédit photo : Attila Fekete (Belgorage) Beauraing vers 19h – Crédit photo : Benjamin Kampouris (Belgorage) Les températures en surface sont souvent en légère hausse par rapport à la veille, avec des maxima de 20°C au littoral, de 20 à 25°C en plaine (plutôt 20°C à l’ouest, plutôt 25°C à l’est) et de 17 à 18°C sur les hauteurs. Mais ces valeurs sont atteintes pendant les éclaircies. Sous les averses, la température baisse parfois très fort. À Schaffen, la température passe 23,5°C à 15h à 15,8°C à 16h. À Gosselies, aux mêmes heures, on passe de 20,6°C à 13,6°C. À Dourbes, c’est un véritable yo-yo avec 21,2°C (14h), 14,6°C (15h), 19,2°C (17h) et seulement 12,0°C (20h). Enfin, voici quelques cotes de précipitations sur 24 heures relevées en Belgique : Aubange : 34,5 mm Anthisnes : 28,0 mm (dont 21,0 mm l’après-midi) Buzenol : 25,7 mm (2 averses l’après-midi donnent l’essentiel de ces précipitations, avec 16 et 9 mm) Lierneux : 19,6 mm Beitem: 18,9 mm (2 averses aussi, en début d‘après-midi et en début de soirée, avec 8 et 11 mm) 13 août 2019 Nous restons dans de l’air maritime instable, mais des poussées anticycloniques issues de l’anticyclone des Açores font quelque peu diminuer cette instabilité. En matinée, le ciel est bien bleu, puis des cumulus se développent jusqu’au cumulonimbus avec averses et encore quelques orages. Cette activité orageuse se concentre principalement sur le nord, puis le nord-est du pays avec là, encore quelques bonnes petites averses. Sint-Katelijne-Waver recueille 8,4 mm, provenant principalement de 2 averses, l’une en début d’après-midi, l’autre en début de soirée. Genk pour sa part reçoit 8,3 mm. Sinon, les précipitations sont bien plus modestes, avec même des lieux complètement épargnés par les averses. En contrepartie, il y a plus d’étalement en stratocumulus que la veille, avec parfois un ciel assez gris l’après-midi. Au littoral, c’est un peu l’évolution inverse, avec des cumulus congestus dès le matin et des averses à partir de la fin de la matinée, accompagnées même de l’un ou l’autre coup de tonnerre. L’après-midi par contre, les cumulus se résorbent, faisant place à un ciel bien bleu. Sur les reliefs et sur le sud du pays, les cumulus sont également présents dès le matin, mais là avec un développement surtout marqué en après-midi (vers cumulonimbus avec averses, mais aussi étalement en stratocumulus) comme ailleurs à l’intérieur du pays. Les températures sont plus fraîches, avec des maxima de 19°C au littoral, de 19 à 21°C en plaine et de 16 à 17°C sur les hauteurs. Pendant les averses, la température redescend à 14°C en plaine et à 10-11°C sur les hauteurs. 14 août 2019 Les hautes pressions se placent mal pour notre pays, et ouvrent la voie à des perturbations atlantiques. Le temps est d’abord beau, puis se couvre avec de la pluie, dès l’après-midi au littoral, et en soirée ailleurs. En matinée, le ciel est d’abord serein, puis des cumulus se forment assez rapidement, mais restent au stade humilis. L’après-midi, les cumulus persistent mais sous un voile de cirrus évoluant rapidement en altostratus, parfois accompagné de stratocumulus. Au sud du pays, des brouillards et/ou des stratus / stratocumulus masquent en grande partie ces éclaircies matinales. Au littoral, on peut même parler d’une évolution en nimbostratus l’après-midi. En Gaume par contre, le voile nuageux n’apparaît qu’en toute fin de journée. Malgré la propension du vent de sud-ouest à souffler de plus en plus du sud, et plus tard même du sud-est, l’air maritime ne se continentalise que peu, avec des températures restant fraîches pour la saison. Les maxima se situent près de 19°C au littoral, entre 20 et 23°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et autour de 18°C sur les hauteurs. 15 août 2019 Un secteur chaud détermine notre temps le matin, puis notre pays se retrouve dans de l’air maritime post-frontal. Les températures, de ce fait, sont relativement élevées le matin, mais n’augmentent plus tellement en journée. À 8 heures, on note déjà 17°C, voire localement 18°C en plaine, pour des maxima qui se situent le plus souvent entre 20 et 21°C. Sur les hauteurs, on passe de 13°C le matin à 16-17°C l’après-midi. Le temps est d’abord très nuageux et faiblement pluvieux, avec stratocumulus et cumulus fractus, puis une évolution assez rapide en nuages convectifs avec petites averses. L’après-midi, le temps devient plus instable avec averses et éclaircies : cumulus et cumulonimbus, mais aussi pas mal de stratocumulus d’étalement. Les vents, d’abord orientés au sud-ouest le matin, tournent ensuite à l‘ouest. 16 août 2019 Une influence anticyclonique tente de se redessiner sur notre pays, mais l’air reste maritime. Le temps est nuageux à beau, avec d’abord des stratus / cumulus fractus (parfois aussi stratocumulus), puis des cumulus en dessous de cirrus et d’une quantité variable d’altocumulus (parfois aussi cirrocumulus). En fin d’après-midi, les cumulus s’étalent en stratocumulus tandis que le ciel se voile d’altostratus mêlés d’altocumulus. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 16 août 2019 à 18h En fin d’après-midi au littoral, et en soirée ailleurs, le tout évolue en nimbostratus faiblement pluvieux. Les températures marquent une timide hausse, avec des maxima de 21°C au littoral, de 22 à 24°C en plaine et de 18 à 19°C sur les hauteurs. 17 août 2019 Des perturbations atlantiques déterminent à nouveau le temps sur nos régions. Au centre du pays, le temps est couvert avec pluies et bruines intermittentes tombant d’un nimbostratus. Quand il ne pleut pas, ce sont des stratocumulus qui occupent le ciel. Au littoral, les pluies et bruines tombent jusqu’à 14 heures environ, avec une grande intensification entre 12 et 13 heures (plus de 10 mm sur 1 heure). Au total, Middelkerke enregistre 17 mm entre 8 et 14 heures. Une station privée située à Ostende donne même 21 mm, dont l’essentiel tombe dans le même créneau horaire (15 mm entre 12 et 13 heures). Les différentes cartes de précipitations montrent qu’il s’agit d’une mince bande pluvieuse qui longe la côte belge avant de pénétrer aux Pays-Bas en y donnant des précipitations du même ordre de grandeur. Aucune activité orageuse, toutefois, n’est présente sur cette ligne, ni en Belgique, ni aux Pays-Bas. L’après-midi, le plafond se lève au-dessus de la région côtière, avec altostratus mêlé d’altocumulus, puis apparition de timides éclaircies entre les altocumulus. Sur le sud-est du pays, le ciel est d’abord très nuageux à couvert, avec altostratus mêlé d’altocumulus, puis des stratocumulus envahissent progressivement le ciel, le tout évoluant en nimbostratus pluvieux en milieu d’après-midi. Les pluies sont d’abord faibles, puis s’intensifient durant la nuit. Les températures sont fraîches dans ce contexte, avec des maxima de 20-21°C en plaine et de 15-16°C sur les hauteurs. 18 août 2019 Une dépression principale se trouve près de l’Écosse tandis qu’une dépression secondaire fait onduler le front froid qui avait traversé le pays la veille. La pointe de cette ondulation affecte surtout la moitié sud du pays avec beaucoup de précipitations. Ce sont la nuit (17 au 18) et la matinée qui sont particulièrement pluvieuses. Sur ce laps de temps, on relève : 35 mm à Bierset (12 mm de 18h à 02h ; 8 mm de 02h à 08h ; 15 mm de 08h à 14h) 34 mm à Ernage (8 mm de 18h à 02h ; 4 mm de 02h à 08h ; 22 mm de 08h à 14h) 33,2 mm à Courrière (12,4 mm de 18h à 02h ; 6,2 mm de 02h à 08h ; 14,6 mm de 08h à 14h) 33 mm à Ernage (8 mm de 18h à 02h ; 3 mm de 02h à 08h ; 22 mm de 08h à 14h) 32,2 mm à Gembloux (10,6 mm de 18h à 02h ; 2,2 mm de 02h à 08h ; 19,4 mm de 08h à 14h) 31,4 mm à Montignies-Samb. (18,8 mm de 18h à 02h ; 1,0 mm de 02h à 08h ; 11,6 mm de 08h à 14h) 27 mm à Gosselies (8 mm de 18h à 02h ; 4 mm de 02h à 08h ; 15 mm de 08h à 14h) 26,6 mm à Slins (4,2 mm de 18h à 02h ; 9,8 mm de 02h à 08h ; 12,6 mm de 08h à 14h) 26,2 mm à Lobbes (14,8 mm de 18h à 02h ; 1,6 mm de 02h à 08h ; 9,8 mm de 08h à 14h) 25,6 mm à Floriffoux (14,4 mm de 18h à 02h ; 1,8 mm de 02h à 08h ; 10,4 mm de 08h à 14h) 25,0 mm à Barchon (1,4 mm de 18h à 02h ; 14,2 mm de 02h à 08h ; 9,4 mm de 08h à 14h) Pour Bierset, nous avons le détail : il s’agit d’une pluie de longue durée, souvent faible mais par moment forte, sans qu’on puisse parler d’averses proprement dites. Notamment entre 1 et 2 heures du matin, il pleut beaucoup. Ce n’est qu’à la toute fin de la période mentionnée (mi-journée) que la pluie évolue en averses. À Ernage, il pleut très fort de 10 à 12h avec 16 mm. Ces précipitations n’apparaissent pas dans leur réelle intensité au niveau des mesures climatologiques 8h -> 8h car elles se retrouvent à cheval sur deux périodes. Pour cette raison, ces relevés ne sont pas très parlants dans ce cas-ci. Au centre du pays, les précipitations sont déjà bien moins intenses (une dizaine de millimètres sur le même laps de temps) et diminuent au fur et à mesure qu’on se dirige vers le nord-ouest. Le ciel : Au sud-est du pays : nimbostratus par moment flous, par moment avec stratocumulus bien dessinés en dessous. Plus tard, altostratus devenant translucidus et stratocumulus se doublant de cumulus. Le soir, cirrostratus avec un peu de soleil. Au centre du pays : nimbostratus, aussi, en matinée, puis voile nuageux s’effilochant davantage avec cirrus et cirrostratus, et transformation des stratocumulus en cumulus, devenant quelque peu instables (mediocris / congestus). En soirée, très belles éclaircies. Au littoral : altostratus en matinée, avec d’abord un peu de pluie, puis temps plus lumineux, avec gros cirrus en début d’après-midi, suivis d’un ciel très bleu et du développement de quelques cumulus. Températures : de l’air chaud, qui circule au sud du front ondulant, lèche la Belgique avec 22,8°C à Aubange. Plus au sud, en France, la température atteint 27,6°C à l’aéroport de Metz-Nancy, sous des éclaircies surtout présentes en matinée, avec altocumulus castellanus. Le vent souffle assez fort, avec des rafales dépassant régulièrement les 50 km/h et, en fin d’après-midi, le front arrive à grand fracas avec des rafales de 86 km/h. Il s’ensuit qu’en Ardenne aussi, malgré le mauvais temps, la température reste « raisonnablement » douce avec 18,5°C à Saint-Hubert. Dans les vallées, on dépasse souvent les 20°C. Ailleurs dans le pays, on dépasse aussi légèrement les 20°C, mais là, on est situé plus bas, et la hausse des températures est le fruit d’éclaircies qui se produisent en fin de journée, avec des maxima atteints à ce moment-là. En dehors de la Gaume, les meilleures températures sont réservées pour l’ouest et le nord du pays, où les éclaircies arrivent plus tôt. Malgré cela, on reste en dessous des normes saisonnières, avec 21,7°C à Deurne et 21,6°C à Chièvres et à Kruishoutem. Une exception située plus à l’est : Gorsem avec 22,0°C. Ci-dessous, la webcam de Chaligny (Nancy). Pendant qu’il pleut fort sur certaines régions de notre pays, il fait beau et chaud juste au sud. 19 août 2019 Le front froid se trouve désormais bien au sud-est par rapport à nos régions. Une occlusion, formée à l’arrière de ce front, détermine encore le temps de notre pays pendant que l’anticyclone des Açores tente de développer une crête vers nos régions. L’occlusion en question, à caractère de front froid, génère encore quelques précipitations convectives sur l’ouest du pays, puis devient inactive. Une ligne d’averses, bien structurée le matin juste au large de la Côte belge, perd déjà en intensité en atteignant cette côte en matinée (3 mm à Middelkerke), mais présente encore des structures nuageuses menaçantes. Source : Buienradar Crédit photo : François Riguelle (Belgorage) Après le passage des averses, le temps devient rapidement beau à la côte, avec encore l’un ou l’autre banc d’altocumulus. Ailleurs, le temps est beau toute la journée, avec aussi l’un ou l’autre banc d’altocumulus et, dès la matinée, formation de cumulus d’abord très modestes, puis se développant quelque peu l’après-midi, avec également une petite tendance à l’étalement. Ici et là, on note une petite averse. Ces averses, généralement, ne donnent que quelques dixièmes de millimètres de précipitations. Seul Beitem (Roulers) recueille un peu plus d’eau, avec 2 mm (entre 14 et 15h). Au sud du pays, le développement des cumulus est moindre, et la tendance à l’étalement, un peu plus marquée. Malgré le soleil déjà assez généreux, les températures restent fraîches pour la saison, avec des maxima de 20°C au littoral, de 21-22°C en plaine et de 17-19°C sur les hauteurs. Quelques endroits privilégiés connaissent des températures un brin plus élevées, comme Koersel (23,0°C) et Angleur (23,2°C). 20 août 2019 L’influence anticyclonique gagne rapidement du terrain, avec le noyau des hautes pressions encore situé sur l’Océan. Le ciel dégagé dans l’air frais nous vaut d’abord une nuit assez froide par endroit, avec 3,6°C à Elsenborn ; 5,3°C à Mont-Rigi ; 6,2°C à Gouvy et 6,7°C à Bièvre. En Basse et Moyenne Belgique, la température passe par endroit en dessous de la barre des 10°C. En journée, le temps est beau avec formation de cumulus (jusqu’au stade mediocris). À côté de cela, on observe quelques cirrus et quelques altocumulus. Au sud du pays, au-dessus des cumulus, on note aussi un voile de cirrostratus qui persiste une bonne partie de la journée. En Gaume, ce voile est même assez épais et donne une ambiance quelque peu grise. La masse d’air est polaire maritime, avec des températures de 5 à 6°C seulement au niveau 850 hPa, ce qui fait que les températures en surface ne parviennent pas vraiment à décoller. Les maxima, en effet, se situent autour de 19- 20°C au littoral, le plus souvent autour de 21-22°C en plaine et autour de 17-18°C sur les hauteurs. 21 août 2019 L’anticyclone s’est désormais scindé en deux noyaux : un premier qui reste sur l’Océan et un second qui se déplace du nord de la France vers l’Allemagne, puis la Pologne. Ce second noyau permet une continentalisation progressive de l’air polaire maritime. Mais d’abord, une autre nuit froide, même plus froide parfois que la précédente : 3,0°C à Elsenborn ; 4,8°C à Bièvre ; 6,1°C à Buzenol. Même en plaine, il fait parfois bien frais : 7,0°C à Genk ; 7,3°C à Retie ; 7,4°C à Chièvres. En journée, le temps est très beau et les températures montent déjà un peu plus haut, avec 20-21°C au littoral, 22-24°C en plaine et 19-20°C sur les hauteurs. La valeur la plus élevée revient à Angleur avec 24,3°C, suivie de Koersel avec 24,1°C. En altitude, la température est encore assez froide au niveau 850 hPa avec 5°C, d’où une bonne instabilité de basses couches, mais une puissante inversion de subsidence est en train de se former au-dessus, avec une température au niveau 700 hPa qui s’apprête à repasser la barre de 0°C (ce qui sera chose faite la nuit suivante). Le ciel : l’instabilité de basses couches permet la formation de cumulus, mais qui sont vite arrêtés dans leur développement par l’inversion de subsidence, et qui ne dépassent pas le stade d’humilis en restant en outre peu nombreux. Sinon, à quelques très fins cirrus près, le ciel est parfaitement bleu. Au littoral, mais aussi localement ailleurs dans le pays, les cumulus ne se développent pas. En Haute Belgique, on observe aussi quelques altocumulus castellanus en matinée. Les vents, graduellement, s’orientent à l’est. À suivre…
  15. cumulonimbus

    Demain, cela fera 20 ans !

    Demain, cela fera 20 ans ! http://belgorage.be/almanach/base-de-donnees-breves-et-articles-1999-08-14-orages
×