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cumulonimbus

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  1. cumulonimbus

    Décembre 2020

    TROISIÈME DÉCADE DE DÉCEMBRE 2020 21 décembre 2020 Les premiers vrais signes de basculement du flux se font voir. Une perturbation frontale à large secteur chaud s’apprête à aborder notre pays et est annonciateur d’un flux beaucoup plus zonal, très doux dans un premier temps. En surface, les vents basculeront à leur tour au sud-ouest dans la nuit du 21 au 22. Source : KNMI Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce retour au zonal donne à terme de meilleures chances de neige pour la Haute Belgique. Même si un grand hiver n’est pas attendu au cours des semaines à venir, la possibilité d’une (plus) grande décharge d’air polaire à l’arrière d’un front froid actif est désormais bien présente. Mais en attendant, on reste dans la douceur, une douceur qui tend même à s’accentuer. Le temps en ce 21 décembre est gris et devient généralement de plus en plus pluvieux, avec d’abord un altostratus accompagné d’une quantité variable de stratocumulus et parfois de fractus, puis une évolution vers un nimbostratus avec de nombreux fractus « de mauvais temps ». Les températures maximales atteignent très localement 13°C sur l’extrême ouest du pays, sinon atteignent 9 à 12°C en plaine et entre 5 et 6°C sur les hauteurs. En soirée et la nuit, la grande douceur de l’ouest s’étend aussi aux autres régions du pays. À minuit, pas mal de lieux connaissent des températures de 13 à 14°C (Sint-Katelijne-Waver : 13,9°C ; Uccle : 13,7°C ; Zaventem : 13,7°C ; Chièvres : 13,3°C). Le total des précipitations se situent souvent entre 5 et 10 mm, mais est largement supérieur au sud du pays (Buzenol : 18,5 mm). 22 décembre 2020 Le front froid, associé à la perturbation frontale, traverse le pays en deuxième partie de nuit. Une seconde perturbation plus au nord, achemine pendant quelques heures de l’air nettement plus froid vers le nord des Pays-Bas durant la nuit du 22 au 23, mais cet air ne nous atteindra pas. Chez nous, la douceur matinale est surprenante. Paradoxalement, la plus grande bouffée d’air doux se situe juste à l’arrière du front froid, dans une masse d’air qui vient de latitudes presqu’aussi basses, mais qui est plus purement maritime. Source : KNMI À 7 heures du matin, on relève 14,2°C à Sint-Katelijne-Waver; 14,0°C à Schaffen ; 13,7°C à Zaventem et à Melle ; 13,6°C à Coxyde et à Diepenbeek. Même le Plateau ardennais se situe à 10°C avec 10,0°C tout juste à Saint-Hubert. Il s’agit là quasiment des températures maximales, puisque celles-ci ne grapilleront plus que quelques dixièmes de degré par la suite, avec notamment un peu plus de 14°C sur toute la partie nord et nord-est du pays (le plus à Koersel avec 14,7°C). L’après-midi, il fait certes encore très doux pour la saison, mais avec souvent environ 1°C de moins que le matin. Le temps est d’abord pluvieux, puis de timides éclaircies se développent rapidement entre les fractus et les stratocumulus. Mais le ciel se referme par la suite, avec toujours des stratocumulus, ce qui fait que la majeure partie de la journée peut être considéré comme grise. Principalement dans la partie sud du pays, les nimbostratus persistent avec de la pluie tout au long de la journée. C’est au littoral que le temps est le meilleur, même si le ciel, en dehors des stratocumulus, y est fort voilé avec cirrostratus et altostratus. En soirée, le temps reste fort doux sur la Belgique, même si c’est un peu moins que la nuit précédente, mais de l’air nettement plus froid circule non loin de chez nous, au nord des Pays-Bas. Notamment sur les îles de Frise, les températures n’atteignent plus que 2°C vers minuit, pour descendre à 0°C – sous un vent tournant à l’est – quelques heures plus tard. Enfin quelques mots sur les précipitations, localement très abondantes. Sur 24 heures, on enregistre 32,9 mm à Bièvre ; 29,4 mm à Mont-Rigi ; 22,6 mm à Dourbes et 21,2 mm à Buzenol. Il s’agit de lieux où les précipitations sont tombées (presque) en continu, mais avec un maximum d’intensité en fin d’après-midi ou en soirée. La station privée d’Evrehailles (près de Dinant) enregistre 18,8 mm tombés en 2 heures (entre 16 et 18h) dont 5,8 mm en un quart-d’heure seulement, ce qui laisse soupçonner des cumulonimbus enclavés dans la masse de nimbostratus. Toutefois aucune activité orageuse n’est enregistrée. Il n’en est pas moins que cette station enregistre en tout 41,6 mm de précipitations ! 23 décembre 2020 La Belgique repasse rapidement du côté très doux, au sein du secteur chaud d’une nouvelle perturbation. En fait, l’air n’a jamais cessé d’être très doux car en surface, de part et d’autre du front, il n’y a pratiquement pas de différence. C’est une occlusion, située au nord du système frontal qui nous affecte, qui reprend le rôle de véritable front froid, avec un air à 4-6°C au nord et à 11-13°C au sud. Source : KNMI Cela reste encore vrai quand le front froid de la perturbation traverse notre pays en fin de journée : la température baisse à peine, mais on note par contre pas mal d’instabilité. Le temps, d’abord pluvieux avec nimbostratus (stratus et/ou stratocumulus dans les intervalles non pluvieux) devient instable à la tombée du jour (en après-midi déjà) avec un mix de stratocumulus et de nuages convectifs. Cette instabilité post-frontale n’atteint pas le sud-est du pays en journée. Les précipitations sont très abondantes sur le sud du pays et, dans une moindre mesure, sur l’est. Buzenol enregistre 44,3 mm ; Bièvre 24,8 mm et Mont-Rigi, encore 16,6 mm. À Buzenol, les précipitations sont continues et particulièrement intenses vers le milieu de la journée avec jusqu’à 8 mm par heure (entre 13 et 14h), et il repleut beaucoup en soirée (7 mm par heure entre 19 et 20h). Au nord-ouest de la Belgique, les précipitations sont plus modestes, mais l’instabilité est suffisante pour générer de l’orage. C’est le cas, en début de soirée, du côté de Knokke, au nord de Maldegem et du côté de Termonde. Les températures maximales : 12 à 13°C en plaine, 9 à 10°C sur les hauteurs. 24 décembre 2020 Il se forme, à l’ouest du système frontal qui nous intéressait la veille, une longue Back-Bent Occlusion qui reprend à son tour le rôle d’un véritable front froid. Car l’air au sud continue à être doux, l’air au nord est nettement plus frais. Source : KNMI La perturbation précitée traversera le pays en première moitié de journée et sera suivie d’une baisse conséquente des températures, ce qui marquera le début d’un nouvel épisode hivernal en Haute-Belgique. Notamment les Hautes-Fagnes et les Cantons de l’Est connaîtront un Noël blanc ! À Mont-Rigi par exemple, la température passe de 3,1°C (12h) à 0,0°C (13h) et la pluie se transforme en neige, neige qui commence à accrocher au sol vers 12h30. À 14h, le sol est déjà entièrement recouvert de quelques 2 cm de neige, couche qui augmentera jusqu’à 6-7 cm en fin de journée. À Souerbrodt, on voit les premiers flocons peu avant 13 heures, avec un sol déjà quelque peu blanchi à 14 heures, avant l’apparition d’une véritable couche de neige. Wirtzfeld et Bullange seront « saupoudrés » tandis que Weisser Stein (frontière belgo-allemande) deviendra vraiment hivernal. Sur le Plateau ardennais, la neige est encore fondante à 14 heures à Saint-Hubert, mais elle commence à accrocher vers 14h30 et finira par former une mince couche. Une situation à peu près similaire est observée à Bastogne alors qu’à Wideûmont, la neige ne parvient pas à accrocher. Ailleurs dans le pays, c’est de la pluie. Le ciel est d’abord couvert de nimbostratus avec de la pluie plus ou moins continue, ensuite on passe à un temps instable, avec des éclaircies, des cumulus et des cumulonimbus donnant des averses. La convection est particulièrement bien développée sur le nord et le nord-ouest du pays, où éclatent quelques orages durant l’après-midi (du côté d’Eeklo et au nord du port d’Anvers). Au littoral, les nuages de la perturbation s’évacuent plus vite qu’ailleurs, avec un beau ciel de traîne presque tout au long de la journée. Sur les Hautes-Fagnes et les Cantons de l’Est, le ciel est par contre couvert toute la journée, d’abord gris, puis blanchâtre des suites des chutes de neige. En Ardenne, hormis les plus hauts plateaux, nous avons un nimbostratus pluvieux qui persiste toute la journée. Les températures maximales : 7 à 8°C en plaine, autour de 4°C sur les hauteurs. Il convient de noter que ces maxima se produisent en général le matin ou en matinée. L’après-midi, les températures tournent autour de 0°C sur les hauteurs et ne dépassent plus 5 à 6°C, localement 7°C en plaine. Les vents, soufflant de sud-ouest au départ, tournent au nord-ouest voire au nord. Hautes-Fagnes – Crédit photo : Marianne Laurent 25 décembre 2020 La (très) Haute Belgique (550 mètres et plus) connaît un Noël blanc complet, tant lors de la veillée de Noël que pendant le jour de Noël. C’est le cas, notamment, à Mont-Rigi et Weisser Stein. À Sourbrodt, la neige fond un peu l’après-midi du 25, mais on peut quand même parler d’un Noël Blanc. Pour Wirtzfeld et Bullange, c’est parfois un peu limite, mais au moins, on y voit de la neige. Entre une dépression sur l’extrême ouest de la Russie et un anticylone au sud-ouest de l’Irlande, nous avons une circulation de nord (en surface, vents de nord-ouest), qui ne nous achemine cependant pas de l’air polaire direct. Cette circulation septentionale est littéralement coupée par une circulation zonale fort active autour du 60e parallèle, qui est commandée, elle, par un important système dépressionnaire au nord de l’Islande. Le froid est donc fort modeste, on est même proche des normales saisonnières, avec 6 à 7°C en plaine et 0 à 1°C sur les hauteurs. Le gel en journée se cantonne vraiment au Plateau des Hautes-Fagnes. Le temps est quelque peu instable, avec de belles éclaircies et des nuages convectifs, le tout accompagné de quelques stratocumulus et altocumulus. L’un ou l’autre cumulus se développe jusqu’au stade de cumulonimbus, avec petites averses et de rares flocons de neige qui s’égarent jusqu’au centre du pays. Très localement, on observe aussi des stratus matinaux, qui se dissipent assez vite. Au littoral, le temps est plus instable, avec là régulièrement des cumulonimbus avec averses. De l’autre côté du pays, au-dessus des Hauts Plateaux enneigés, les stratus tendent à persister. La Gaume quant à elle, à l’abri derrière le massif ardennais, connaît presque du beau temps, avec ciel serein puis quelques passages nuageux avec cumulus / stratocumulus. Le littoral et, de façon générale, l’ouest du pays reçoit quelques millimètres d’eau. Ailleurs les précipitations – si précipitations il y a – se comptent en dixièmes de millimètre. 26 décembre 2020 La circulation zonale regagne du terrain et redevient déterminante pour notre pays. Comme il s’agit bien d’une circulation d’ouest, et non de sud-ouest, l’air maritime est un peu moins doux. En plus, la perturbation frontale qui nous atteint est proche de l’occlusion au moment d’aborder notre pays, ce qui limite très fort l’apport en air doux du secteur chaud. Un noyau lié à la profonde dépression située au départ au nord de l’Islande se creuse plus à l’ouest, et continue à se creuser en journée tout en se mettant à se déplacer du nord-ouest vers le sud-est en passant au-dessus du sud de l’Islande. En raison de la présence de hautes pressions sur le sud de l’Europe, les isobares se resserrent de plus en plus. En soirée, les rafales de vent dépassent déjà régulièrement 70 km/h au port de Zeebruges. Le ciel est d’abord lumineux le matin, puis devient rapidement nuageux avec des stratocumulus d’abord discontinus (parfois aussi accompagnés d’altocumulus), puis couvrant tout le ciel. Ici et là, les éclaircies matinales sont remplacées par des stratus. En Ardenne, on observe des stratocumulus irréguliers dès le matin, qui se transforment partiellement en cumulus avant de redevenir des stratocumulus en se glissant en dessous d’autres stratocumulus, situés plus hauts. Au-dessus de la neige (fondante) des Hautes-Fagnes et des Cantons de l’Est, on observe pas mal de stratus (fractus). En soirée (et déjà l’après-midi au littoral), on observe des bruines et pluies. Les températures maximales restent de saison, avec 5 à 7°C en plaine et –1 à 1°C sur les hauteurs. 27 décembre 2020 La tempête « Bella » se propage sur le pays. Entre 8 et 9 heures du matin, on observe une rafale de 99 km/h à Dunkerque (FR), environ 1 heure plus tard, c’est au tour de Zeebruges d’avoir sa rafale maximale, avec 101 km/h. Entre 3 et 11 heures, les rafales dépassent régulièrement les 80 km/h à cette station. Comme ce vent souffle de sud, il se renforce encore au large, pour atteindre les 108 km/h à Euro Platform (rafales > 100 km/h entre 3 et 10 heures). Plus à l’ouest en France, on monte jusqu’à 143 km/h au Cap Gris-Nez. À l’intérieur des terres, le vent est plus irrégulier, mais des fortes rafales se font ressentir à plusieurs reprises même à Uccle, avec 94 km/h entre 4 et 5 heures et entre 9 et 10 heures. La dépression, la veille encore dans les environs de l’Islande, vient se poster au nord de l’Écosse en se creusant encore davantage, avec une pression inférieure à 955 hPa en son noyau. Source : KNMI En deuxième moitié de journée, la dépression se comble à nouveau doucement en descendant vers le sud au-dessus des Îles Britanniques, et le vent se calme progressivement chez nous. Le temps, quant à lui, est couvert et pluvieux avec nimbostratus sur tout le pays. Seul le littoral bénéficie d’une petite éclaircie post-frontale avant la tombée du soir. À partir de 300-400 mètres d’altitude sur le massif ardennais, et à partir de 400-500 mètres en Province de Liège, le nimbostratus devient blanchâtre : il neige. Du côté ardennais, une fine couche de neige au sol se forme déjà à Beausaint (376 m), tandis qu’une épaisse couche se forme du côté de Bastogne. Libramont se retrouve aussi sous un épais manteau neigeux. Libramont – Crédit photo : Jonas De Bodt En Province de Liège, la limite de l’enneigement se situe à peu près à la hauteur de Spa-Malchamp. Au-dessus, la neige est bien renouvelée aussi, comme par exemple à Sourbrodt, où la couche lacunaire se referme dès la fin de la matinée. Webcam MB – Sourbrodt – 27 décembre 2020 à 16h Les précipitations sont abondantes partout, qu’elles soient pluvieuses ou neigeuses. Notamment les régions proches de la frontière française, situées au sud et au sud-ouest du pays, ont enregistré de fortes précipitations, avec des valeurs parfois comprises entre 20 et 30 mm, voire plus. Quelques chiffres : 33,6 mm à Sivry-Rance ; 30,4 mm à Douzy (FR) ; 22,6 mm à Hestrud (FR) ; 19,4 mm à Dourbes ; 17,8 mm à Buzenol ; 17,3 mm à Humain. Les températures maximales, quant à elles, ont été douces sur l’extrême ouest du pays avec 8°C du côté de La Panne et Coxyde, sinon comprises entre 6 et 7°C en plaine et proches de 0°C sur les hauteurs. 28 décembre 2020 Les basses pressions continent à descendre vers le sud sur les Îles Britanniques et finissent par atteindre la France. Chez nous, il n’y a plus grand-chose qui bouge. Les régions enneigées le restent généralement (22 cm à Sibret, près de Bastogne) tandis que les autres régions connaissent un temps plutôt quelconque. Sibret – Crédit photo : Catharina De Vries Le ciel est légèrement voilé le matin avec cirrus, qui deviennent épais (spissatus) et évoluent ensuite en altostratus. Des stratocumulus se forment en dessous tandis que l’altostratus se dissipe à nouveau. Mais les stratocumulus sont épais, parfois mêlés de nuages convectifs, et génèrent quelques précipitations (pluie continue ou petites averses). Les éclaircies entre les interstices sont rares. Au littoral, les stratocumulus sont présents dès le matin alors qu’au-dessus des zones enneigées de l’est et du sud-est du pays, on note aussi des stratus (fractus). Les températures maximales, en légère baisse en plaine, se situent là entre 5 et 6°C, et entre 0 et 1°C sur les hauteurs. 29 décembre 2020 Les restants de la dépression qui a généré la tempête « Bella » passent par le sud puis l’est de notre pays avant de remonter le long de la frontière germano-néerlandaise et venir mourir sur le Danemark. Le temps, comme la veille, est assez quelconque sur nos régions. Le ciel est le plus souvent très nuageux à couvert avec des stratocumulus, parfois doublés de status, plus tard de cumulus, et les quelques éclaircies laissent entrevoir un ciel en partie voilé (cirrus + bancs d’altocumulus). Le matin, voire en matinée, on observe encore quelques précipitations. Sur les reliefs, le temps n’est pas très différent qu’ailleurs, sauf parfois au-dessus des plateaux enneigés où les stratus sont plus coriaces et ne se déchirent que temporairement en stratus fractus. Sur ces dernières régions, des températures maximales à peine supérieures à 0°C permettent le maintien du manteau neigeux. Ailleurs, et notamment en plaine, les maxima tournent autour de 4 ou 5°C. 30 décembre 2020 La neige, à présent, atteint un petit 10 cm à Mont-Rigi et, une fois n’est pas coutume, le Plateau ardennais est plus enneigé que le Plateau fagnard avec une quinzaine de centimètres à Wideûmont. Ici et là, des couches de plus de 20 cm nous sont signalées du côté de Libramont et de Saint-Hubert, ainsi qu’aux environs de la Baraque Fraiture. De façon générale, de la neige est présente au sol à partir de 450 mètres d’altitude environ au sud des reliefs tandis qu’au nord des reliefs, il faut parfois monter au-dessus de 500 mètres. De telles différences peuvent apparaître en raison d’un meilleur ou moins bon refroidissement par détente adiabatique lorsque l’air, en buttant contre les reliefs, est forcé de s’élever. Une situation dépressionnaire quelque peu imprécise domine la météo de nos régions, on pourrait presque parler d’un marais barométrique à nuance dépressionnaire. Une perturbation un peu plus organisée passe au sud de nos régions. Le ciel est généralement très nuageux avec des stratocumulus, parfois doublés de fractus, voire des cumulus. Quelques déchirures dans la nappe nuageuse donnent de timides éclaircies, laissant entrevoir des cirrus. Ici et là, les nuages convectifs enclavés dans les stratocumulus sont suffisants pour générer de petites averses. Notamment au littoral, les nuages convectifs sont plus développés et, en contrepartie, les éclaircies sont plus développées aussi. Au-dessus des régions enneigées de Haute Belgique, les stratus sont à nouveau très persistants en bien des endroits, avec l’ambiance grise-blanche typique des jours de neige. Les températures restent de saison, avec des maxima de 6 à 7°C au littoral, 5 à 6°C en plaine et autour de 0°C sur les hauteurs. 31 décembre 2020 La perturbation au sud de nos régions nous vaut de bonnes précipitations, parfois supérieures à 5 mm. À Zaventem par exemple, les précipitations (pluie et bruine) sont régulières jusqu’à 9 heures du matin, avec 7 mm tombés pendant la nuit. Plus à l’est, à Bierset, les précipitations tombent presque toute la journée, le plus souvent sous forme de pluie, mais de la neige se mêle à cette pluie en milieu de journée, avec 1,1°C seulement à 12h. En soirée, des flocons réapparaissent, mais en l’absence de gel, la neige n’accroche pas au sol. Il en va tout autrement en Haute Belgique et, localement, même dans l’Entre-Sambre-et-Meuse. Cerfontaine (233 m) se réveille sous une fine couche de neige, qui fondra l’après-midi. Il en est de même à Dourbes, située à la même altitude. Là, il neige parfois à gros flocons en matinée, mais avec des températures légèrement positives, il ne fait tout juste pas assez froid pour produire des accumulations de neige. Webcam IRM – Dourbes – 31 décembre 2020 à 10h35 À partir de 400 mètres d’altitude, le paysage devient tout blanc et le reste. Et encore plus haut, la neige s’ajoute à celle déjà présente. À Mont-Rigi, la couche atteint 20 cm. À Wideûmont, la snowcam laisse deviner une hauteur proche de 26 cm ! Ci-dessous, une photo qui illustre à merveille la neige qui tient sur les hauteurs, mais pas dans le fond des vallées. Stoumont – Credit photo: David Defourny Le ciel est gris, avec surtout sur le centre des stratus et des stratocumulus et quelques éclaircies, parfois, dans les interstices. À l’est et au sud, il s’agit de nimbostratus avec précipitations. Là où il pleut, les nimbostratus sont gris avec fractus visibles ; là où il neige, les nimbostratus sont blanchâtres et uniformes. Au littoral, le temps est fort différent avec de belles éclaircies en matinée, puis des nuages d’instabilité (cumulus, cumulonimbus) accompagnés d’averses. Quelques régions à la limite des influences connaissent presque du beau temps, comme par exemple l’ouest du Hainaut, qui partage avec la région côtière de belles éclaircies, mais où la convection, l’après-midi, ne dépasse pas le stade de cumulus. Les températures maximales : 4 à 6°C sur l’ouest des plaines, 3 à 4°C sur l’est des plaines et autour de 0°C sur les hauteurs. -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ceci a été mon dernier bulletin quotidien. Ce qui ne m’empêchera pas de rester très présent sur le site de MétéoBelgique. À l’avenir, je m’occuperai principalement d’événements climatologiques exceptionnels, particuliers ou inattendus. Il pourra s’agir d’événements anciens ou moins anciens, ainsi que d’événements actuels dès que la météo sort des normes. Je vous souhaite à tous une excellente année 2021. Webcam MB – Sourbrodt – 1 janvier 2021 à 14h30
  2. cumulonimbus

    Décembre 2020

    DEUXIÈME DÉCADE DE DÉCEMBRE 2020 11 décembre 2020 Plusieurs perturbations, sous forme d’occlusion, marquent la transition entre d’une part un air humide, mais semi-continentalisé et d’autre par un air maritime tout aussi humide, mais plus doux. Temps : couvert et pluvieux avec altostratus épais, parfois mêlé d’altocumulus. Quelques stratocumulus aussi, mais peu de fractus, sauf sur l’Ardenne et la Gaume. Dans cette dernière région mais aussi au-dessus des zones encore enneigées de Haute Belgique, l’altostratus est parfois entièrement doublé de stratus (stratus nebulosus). Les températures maximales se radoucissent sur l’ouest avec 7 à 8°C, mais restent un peu plus fraîches sur le centre et l’est avec 4 à 6°C. Sur les hauteurs, on observe 0 à 2°C. Ces températures à nouveau plus élevées rendent la couche neigeuse de Haute Belgique plus vulnérable. À Mont-Rigi et Weisser Stein, la neige tient encore mais diminue quelque peu, tandis qu’à Sourbrodt, elle fond en grande partie l’après-midi, et disparaît complètement à Wirtzfeld. Les précipitations sont de quelques millimètres sur tout le pays, avec des valeurs jusqu’à 9,9 mm à Buzenol et 7,9 mm à Mont-Rigi. Ci-dessous, stratus de dégel au-dessus de la neige fondante à Sourbrodt, en début d’après-midi. 12 décembre 2020 Un thalweg lié à une dépression au sud de l’Islande forme un petit noyau secondaire sur les Pays-Bas. Nous sommes à présent bien sous influence océanique, mais l’air semi-continental n’est pas encore très loin de chez nous. L’air très stable est responsable d’une large bande de stratus qui persiste toute la journée, avec forte brume le matin et brouillard dès 200-300 mètres d’altitude. À l’ouest et à l’est de cette bande de stratus, les nuages de la perturbation deviennent visibles avec altostratus, stratocumulus et fractus. La Gaume, pourtant bien en-dehors de la zone de stratus précitée, connaît un épais brouillard en matinée, mais qui finit par se dissiper avec, là aussi, les nuages de la perturbation qui deviennent visibles. La Belgique est à présent entièrement dans l’air doux, avec des maxima autour de 9°C en plaine et autour de 6°C sur les hauteurs Mais de l’air relativement frais persiste sur une partie des Pays-Bas,. Les dernières traces de neige disparaissent l’après-midi sur les plus hauts plateaux. Les précipitations sont à nouveau de l’ordre de quelques millimètres sur tout le pays, avec plus de 10 mm sur les Hautes-Fagnes (10,5 mm à Mont-Rigi). Les régions touchées par le brouillard / stratus connaissent de la bruine, à laquelle s’ajoute parfois brusquement une pluie modérée tombant des nuages au-dessus. Webcam MB – Cerfontaine – 12 décembre 2020 à 10h Stratus bas, brouillard dès 200-250 mètres d’altitude environ surs cette région. 13 décembre 2020 Le zonal gagne du terrain, même si, sous l’influence d’une crête anticyclonique, la vraie dynamique des courants océaniques peine encore à s’imposer. Cette dynamique un peu meilleure permet la dissipation des brumes et stratus et, en attendant les perturbations qui tardent à venir, le temps est même relativement beau, par endroit tout au moins. Le ciel est légèrement voilé de cirrus et cirrostratus, voile s’épaississant plus tard avec altostratus. À cela s’ajoute l’un ou l’autre banc d’altocumulus. Ici et là, quelques cumulus parviennent à se former aussi. Plus vers l’est, ce voile est peu présent voire même absent. Toutefois, d’importants bancs de stratocumulus, irrégulièrement répartis sur le pays, confèrent au ciel de certaines régions un caractère très gris. Les températures maximales rebaissent légèrement, avec 7 à 9°C en plaine et 3 à 4°C sur les hauteurs. 14 décembre 2020 La pénétration de l’air maritime se fait de mieux en mieux, sur une partie du continent tout au moins. Car le vrai zonal ne réussit pas. Nous restons dans une situation de semi-blocage, avec une crête en altitude qui commence à se développer vers l’Europe centrale tandis qu’une dépression au-dessus de l’Océan, un peu basse en latitude, tend à former un creux. En surface, l’énorme anticyclone sur la Russie change peu de place. Il en résulte en surface une circulation de sud sur nos régions, et de sud-ouest en altitude. La ligne frontale qui affecte notre pays est ralentie et finit par s’immobiliser sur le massif ardennais avant de reculer sous l’effet d’une ondulation. Le temps : couvert et pluvieux le matin, puis nuageux à très nuageux avec des stratocumulus souvent en rouleaux. Dans les éclaircies de la mi-journée, les stratocumulus tendent très temporairement à évoluer en cumulus. Webcam MB – Schaerbeek – 14 décembre 2020 à 10h Au littoral (plus à l’arrière du front), le temps est beau, avec de larges éclaircies et des stratocumulus plus isolés. En fin de journée, on y observe pas mal de cirrus. Au sud du pays, les stratocumulus se dispersent aussi (au moins partiellement) l’après-midi, mais laissent apparaître, là, un voile nuageux de cirrus et cirrostratus, accompagnés de bancs d’altocumulus. L’air très méridional (des deux côtés du front) permet aux températures maximales d’atteindre des valeurs élevées pour la saison, avec 11 à 12°C en plaine et 6 à 7°C sur les hauteurs. Le soir et la nuit, il pleut et ces précipitations, ajoutées à celles du matin, donnent parfois de bons totaux : 14,5 mm à Koersel ; 13,0 mm à Bièvre ; 11,0 mm à Gosselies ; 10,9 mm à Genk ; 10,6 mm à Gembloux ; 10,5 mm à Mont-Rigi. 15 décembre 2020 Le semi-blocage se consolide, avec des hautes pressions qui se forment, aussi en surface, sur l’Europe centrale et qui prolongent ainsi l’anticyclone russe. Les basses pressions océaniques se sont scindées en deux dépressions distinctes, dont l’une descend fort bas en latitude pour se retrouver à 45° environ, soit exactement à l’ouest de Bordeaux et au nord-ouest de la Galice (Espagne). Comme nous le verrons également plus loin, nous connaissons et connaîtront, en surface, des vents qui soufflent de sud presque constamment entre le 13 et le 21 décembre ! Le temps : gris avec, sous un altostratus, des stratocumulus et des stratus fractus, parfois nebulosus, avec temps temporairement quelque peu pluvieux. En après-midi, de très belles éclaircies se développent avec quelques cumulus fractus. Ces éclaircies arrivent plus tôt sur l’ouest, plus tard (voire presque pas) sur l’est. La persistance des courants méridionaux entraîne la persistance du temps doux, avec des maxima de 10 à 12°C en plaine et de 6 à 7°C sur les hauteurs. Les précipitations : faibles ou nulles sur l’ouest, autour de 2 mm au centre, 5 à 7 mm sur les pourtours est et sud du pays. 16 décembre 2020 L’anticyclone russe recule à présent, mais les hautes pressions du sud et sud-est de l’Europe se développent de telle façon que la circulation océanique a de plus en plus de mal à atteindre nos régions, toujours soumises à un flux de sud. Le résultat : un temps presque beau avec un ciel bleu (quelques nuages résiduels) puis légèrement voilé avec arrivée progressive de cirrus. Quelques cumulus (fractus) se développent en dessous. En cours d’après-midi, nettement plus nuageux avec stratocumulus. Par endroit, du brouillard et des stratus (autre signe anticyclonique) jouent aux troubles-fête avec une ambiance grise, et restant grise par la suite en raison de l’arrivée des stratocumulus. Les températures, toujours très douces, se situent entre 9 et 11°C en plaine et entre 6 et 8°C sur les hauteurs. Des précipitations nous atteignent en fin de soirée ou la nuit, avec souvent entre 2 et 4 mm, généralement moins sur l’est et le nord-est. 17 décembre 2020 Les courants perturbés atlantiques arrivent à nouveau mieux vers le continent, mais la nuance anticyclonique demeure. Il s’agit-là d’une situation parfaitement anti-hivernale, plus anti-hivernale encore qu’une circulation zonale bien développée. Car si en moyenne, l’hiver est très doux sous une forte circulation d’ouest, les fortes descentes d’air polaire à l’arrière des fronts froids peuvent nous réserver – en Haute Belgique surtout – de bonnes surprises hivernales, ne fussent que temporaires. Une circulation atlantique « molle », par contre, ne peut nous amener aucun froid, sauf peut-être sous une inversion thermique si un anticyclone prend nettement le dessus. Bien sûr, cela ne présage rien de précis sur l’ensemble de l’hiver, mais pour un bon paquet de jours encore, l’hiver restera loin de chez nous. Avec la circulation de sud, en dépit de quelques pluies, le temps ne devient pas vraiment mauvais. Le matin, nous avons des fractus résiduels liés aux précipitations de la nuit, puis le beau temps revient, avec graduelle transformation des fractus en cumulus. L’après-midi devient plus nuageux par endroit, avec alors un mix de cumulus et stratocumulus, ces derniers prenant (pouvant prendre) le dessus. Sur le sud du pays, les nuages de la perturbation (principalement stratocumulus) restent traîner plus longtemps. Au littoral, l’instabilité est un peu plus présente, avec certains cumulus qui se développent jusqu’à la petite averse. La douceur continue, avec 10 à 11°C en plaine et 6 à 7°C sur les hauteurs. 18 décembre 2020 Des perturbations se trouvent à l’ouest de nos régions, mais remontent vers le nord et ne nous atteignent pas. On bénéficie donc d’un temps qui reste (presque) beau, avec encore quelques fractus le matin, puis un ciel bleu garni de quelques cirrus, cirrus qui deviennent graduellement plus nombreux l’après-midi. Au littoral, le ciel est parfois plus nuageux avec des bancs d’altocumulus floccus et de stratocumulus. Au sud du pays, on observe également des stratocumulus, mais de façon sporadique. Le temps est beau, là aussi, d’autant plus que les cirrus sont moins nombreux. L’extrême-sud connaît une brume sèche, très anticyclonique. Les températures maximales, toujours fort élevées pour la saison, gagnent même parfois un petit degré, avec 10 à 12°C en plaine et 7 à 8°C sur les hauteurs. Ci-dessous : temps anti-hivernal à Beausaint, avec quelques tout petits fractus à l’horizon et un thermomètre qui affiche 9°C l’après-midi (à 376 mètres d’altitude). 19 décembre 2020 Cette fois-ci, un front froid réussit à traverser le pays, aussitôt suivi d’une perturbation post-frontale. Mais l’air situé à l’arrière est à peine moins méridional que celui situé à l’avant. Les températures ne baissent donc pas. Au contraire, elles tendent même à encore monter un peu, avec une bouffée d’air chaud juste à l’avant du front. Les valeurs maximales : 11 à 13°C en plaine, 8 à 9°C sur les hauteurs. À l’arrière du front, les températures baissent un peu, mais pas beaucoup. Temps : ciel d’abord légèrement voilé de cirrus et cirrostratus, devenant rapidement blanchâtre puis gris avec cirrostratus, altostratus (+ bancs d’altocumulus) puis couvert avec nimbostratus (faiblement) pluvieux. Ensuite stratocumulus et éclaircies à l’horizon en fin de journée. Au littoral, les éclaircies apparaissent nettement plus tôt, avec nuages convectifs l’après-midi. Au-dessus de l’Ardenne, on observe d’abord des « rues » de cumulus / stratocumulus, qui évoluent par la suite en simples stratocumulus. En Gaume, le temps est d’abord beau avec cumulus en matinée, puis le ciel se voile de cirrostratus / altostratus / altocumulus, parfois doublés de stratocumulus. Webcam MB – Beausaint – 19 décembre 2020 à 12h Les précipitations liées au passage du front sont généralement faibles, souvent inférieures à 1 mm. 20 décembre 2020 De nouvelles constructions anticycloniques influencent le temps sur nos régions. Cela réduit fortement l’instabilité post-frontale, n’induit que temporairement un basculement des vents vers le sud-ouest et limite la baisse des températures à 1 ou 2°C par rapport à la veille. Le temps est nuageux à beau, d’abord souvent voilé en matinée, puis alternance d’éclaircies et de cumulus / stratocumulus. Ici et là, une convection un peu plus forte parvient encore à générer une petite averse. Au littoral, on observe même de très larges éclaircies, mais là aussi, le temps est ponctuellement instable, avec parfois un « bon » cumulonimbus (4 mm à Middelkerke vers 18h). Les températures maximales se situent le plus souvent entre 10 et 11°C en plaine et autour de 7°C sur les hauteurs. Les précipitations, en dehors des 4 mm de Middelkerke, sont généralement faibles (très petites averses) ou absentes. Il convient de noter que, même si ne peut pas parler de grand beau temps, la période qui vient de s’écouler peut être considérée comme très « clémente », avec des températures très douces et souvent de belles périodes ensoleillées. Ce n’est pas gagné d’avance, en hiver, d’avoir à la fois du soleil et de la douceur. Mais au cours des dernières décennies, ce phénomène devient de plus en plus fréquent.
  3. cumulonimbus

    Décembre 2020

    PREMIÈRE DÉCADE DE DÉCEMBRE 2020 1er décembre 2020 À l’arrière d’une occlusion, le temps reste encore longtemps perturbé, à l’exception du littoral qui se retrouve rapidement dans l’air post-frontal, avec des pressions qui augmentent quelque peu sur les Îles Britanniques. Temps : en matinée, couvert avec nimbostratus, accompagnés de pluie et de bruine d’intensité irrégulière (très abondantes sur l’est et le sud-est), puis se déchirant l’après-midi avec stratocumulus discontinus et quelques éclaircies. Parfois, quelques cumulus (fractus) isolés parviennent à se former aussi. Plus on va vers l’est, plus les éclaircies apparaissent tardivement, voire pas du tout. Au littoral en contrepartie, le temps est presque beau, avec les nuages frontaux s’évacuant dès le début de la matinée, suivi d’un mix de cumulus et de stratocumulus au sein de larges éclaircies. Sur les Hautes-Fagnes et les régions voisines, l’air polaire post-frontal est juste assez froid pour produire des chutes de neige aux petites heures du matin. Le seul relevé d’enneigement officiel fait état d’une couche de 2 cm le matin à Mont-Rigi. Mais localement, les couches sont plus épaisses : on parle même de 5 à 8 cm par endroit. Entre autres Sourbrodt, Wirtzfeld et Bullange ont été bien blanchis. Malheureusement, cette neige ne tiendra pas longtemps. À Wirtzfeld, elle fond en grande partie l’après-midi ; à Sourbrodt et Bullange, la neige est encore là en fin de journée, mais en fort mauvais état. Pluie sur la neige à Sourbrodt à 16h Les températures maximales : 9 à 10°C en plaine, 4 à 5°C sur les hauteurs. Les précipitations sont surtout importantes à Mont-Rigi, avec un total de 33,8 mm (environ 2 à 3 mm par heure en journée). À Bierset, on observe encore 11 mm, et des quantités à peu près similaires à Gouvy (11,7 mm) et à Bièvre (12,9 mm). 2 décembre 2020 Un vieux front occlus traîne sur notre pays tandis qu’une perturbation frontale aborde nos régions depuis l’ouest. Le secteur chaud s’occlura cependant avant de nous atteindre. Tout cela se traduit principalement par des nuages, avec peu ou pas de précipitations. Le ciel est occupé par des stratocumulus, souvent doublés de stratus (fractus) en matinée, parfois de cumulus (fractus) l’après-midi. Les éclaircies à travers quelques interstices entre les stratocumulus sont très maigres. La Haute Belgique se trouve parfois au-dessus des stratus, avec alors des stratocumulus aux formes mieux dessinées dans le ciel. Les températures maximales : 8 à 9°C au littoral, 6 à 7°C en plaine et 2 à 3°C sur les hauteurs. Des restes de neige sont encore présents, en matinée, entre autres à Mont-Rigi, Wirtzfeld, Bullange et Sourbrodt. À Weisser Stein, à la frontière belgo-allemande, le paysage reste plus longtemps (quelque peu) hivernal. Weisser Stein à la mi-journée 3 décembre 2020 Notre pays est affecté par diverses perturbations commandées par une dépression à deux noyaux qui s’est rapidement creusée sur les Îles Britaniques avec un noyau se déplaçant de l’Écosse vers l’Angleterre et l’autre, du Pays de Galles vers la Bretagne. Localement, on relève de fortes précipitations. Le temps : couvert avec principalement des stratocumulus, parfois à tendance nimbostratus et accompagnés de précipitations. En Haute Belgique, on peut véritablement parler de nimbostratus et, à l’ouest du massif ardennais, les pluies deviennent graduellement de plus en plus fortes avec un maximum d’intensité en soirée. Les quantités de précipitations sont très importantes du côté de bouillon (quelques relevés privés, ramenés à la période normale d’observation 8h -> 8h : 33,3 mm à Vresse-sur-Semois ; 31,1 mm à Bertrix et 29,8 mm à la station française de Charleville-Mézières Mohon). 4 décembre 2020 Le noyau français s’est comblé tandis que l’autre noyau se trouve désormais sur l’est de l’Angleterre où il fait presque du surplace. Les précipitations cessent quasiment sur la Belgique, avec ici et là encore quelques petites quantités (Passendaele : 1,2 mm ; Middelkerke : 1,0 mm ; Bièvre : 0,8 mm). Le temps : stratocumulus épais, mais souvent discontinus en matinée avec quelques éclaircies, beau l’après-midi avec cumulus / stratocumulus isolés et parfois quelques cirrus. Au littoral, le temps demeure plus gris et, en Ardenne et en Gaume, on note un voile au-dessus des cumulus / stratocumulus, des altostratus translucidus d’abord, des cirrostratus ensuite. Webcam MB – Beausaint – 4 décembre 2020 à 14h Les températures maximales : 6 à 8°C en plaine, 2 à 3°C sur les hauteurs. 5 décembre 2020 La dépression tourne en rond non loin de nos contrées. La nuit elle se trouvait sur le Pays de Galles, en journée sur La Manche et le soir sur la Bretagne (même parcours que la dépression précédente, mais en plus lent). En même temps, un autre noyau dépressionnaire, originaire du nord de l’Allemagne, est remonté sur la Mer du Nord en se creusant légèrement. Pour nous, il n’y a que peu de précipitations, mais pas mal de nuages. Les températures maximales : 5 à 7°C en plaine, autour de 2°C sur les hauteurs. Le ciel : nuageux à très nuageux avec des stratocumulus, dont les interstices permettent quelques éclaircies. Tant à l’ouest qu’à l’est de la bande nuageuse, les éclaircies sont plus larges, avec un relatif beau temps au littoral l’après-midi, et un temps qu’on pourrait qualifier de nuageux à beau sur l’est du pays. 6 décembre 2020 Un aplanissement des centres d’action nous met dans une sorte de marais barométrique à tendance dépressionnaire. Pendant ce temps, un très puissant anticyclone, présent depuis un bon bout temps sur la Russie, commence à étendre son influence vers l’Europe centrale, avec une perturbation sur l’Allemagne qui commence à se mouvoir à reculons. Une autre perturbation, située sur la France, s’enlise dans le marais barométrique. Notre pays, situé entre les deux systèmes, en hérite des voiles nuageux. Source : KNMI Temps : couvert une bonne partie de la journée avec altostratus, mammatus le matin, tendance translucidus en journée. En milieu d’après-midi, l’altostratus s’effiloche avec éclaircies accompagnées d’altocumulus et de stratocumulus isolés. Plus vers le sud, le voile est plus mince (cirrostratus), voire partiellement absent. L’extrême sud du pays connaît des brumes et stratus persistants. Enfin, le littoral est en grande partie hors d’influence du voile nuageux, avec du beau temps accompagné de cirrus et de quelques bancs d’altocumulus. Ci-dessous : altostratus mammatus dans le ciel de Braine-l’Alleud, type de nuage qui n’est pas fréquent dans notre ciel. Les températures maximales : de 6 à 7°C au littoral et sur l’ouest ainsi que l’extrême sud-ouest des plaines, sinon le plus souvent 1 à 3°C tant sur le restant des plaines que sur les hauteurs. L’est et le nord-est de la Belgique sont à la lisière d’une zone de précipitations présente sur les Pays-Bas et l’Allemagne. Chez nous, il ne s’agit généralement que de quelques dixièmes de millimètres, très localement un peu plus. 7 décembre 2020 À nouveau, deux (légers) centres d’actions sont présents sur les cartes météorologiques, une dépression se déplaçant du sud-ouest de l’Irlande vers le Golfe de Gascogne et une autre remontant sur la Mer du Nord, du sud-est vers le nord-ouest. Mais chez nous, il n’y a pas grand-chose qui bouge. Sur l’ouest et le centre du pays, mais aussi sur l’extrême sud : brume ou brouillard, évoluant en stratus et ne présentant que peu de déchirures (éclaircies) l’après-midi. Ailleurs (est du pays et massif ardennais), le temps est nuageux à très nuageux avec altostratus, altocumulus et stratocumulus avec éclaircies l’après-midi et, parfois, formation de cumulus, tendant à leur tour à évoluer en stratocumulus. Sur l’extrême ouest (littoral), le brouillard / stratus apparaît de façon irrégulière, laissant entrevoir les mêmes nuages que dans les zones qui en sont épargnées. Les températures maximales sont très variables d’un endroit à l’autre. Au littoral, le thermomètre affiche temporairement 8 à 9°C sur l’ouest de la côte belge, mais ne dépasse pas 4 à 5°C à l’est. À l’intérieur des terres, on retrouve une zone assez froide sur le centre-ouest du pays (zone la plus affectée par les brouillards et nuages bas) avec 1 à 2°C, et relativement plus douce sur le nord-est et l’est des plaines ainsi que des plateaux centraux avec jusqu’à 5°C. Sur les hauteurs, les maxima se situent entre 0 et 2°C avec 0,0°C tout juste à Mont-Rigi. De la neige est présente au sol, généralement en petite quantité, à quelques endroits de Haute Belgique comme Mont-Rigi, Sourbrodt, Bullange et Wirtzfeld (traces). Sur les Hautes-Fagnes, cette neige parvient à plus ou moins tenir jusqu’à la fin de la journée. Baraque Michel – crédit photo : Laurent Némégaire 8 décembre 2020 La première dépression citée la veille traverse la France en se déplaçant du Golfe de Gascogne vers la Méditerranée tandis que la seconde est arrivée sur l’Écosse. Mais chez nous, il n'y a toujours rien qui change fondamentalement. La perturbation, toujours bloquée dans sa progression par le puissant anticyclone russe, reste à l’est par rapport à nos contrées, mais donne quelques précipitations sur les Hautes-Fagnes, les Cantons de l’Est, l’Ardenne et la Gaume. Temps : ciel voilé de cirrus et cirrostratus, avec quelques altocumulus. Après-midi : formation de quelques cumulus sous le voile, évoluant rapidement en stratocumulus. Par endroit, on note aussi de très belles éclaircies avec un dégagement complet du ciel l’après-midi. Plus on va vers l’est, plus le voile devient dense et persistant, avec même ciel couvert et brumeux, accompagnés de précipitations, sur les bordures est et sud du pays. À Elsenborn par exemple, il s’agit de pluie mêlée de neige qui commence à tomber à partir de midi. Dès 20 heures, ces précipitations se transforment entièrement en neige. À Beausaint, on observe quelques flocons aussi. À Luxembourg, la neige et la pluie tombent tout au long de la journée. Les températures maximales : 4 à 6°C en plaine, localement 7°C du côté de Gand, autour de 0°C sur les hauteurs. Mont-Rigi et Saint-Hubert enregistrent un jour d’hiver avec respectivement –0,1 et –0,2°C. Un enneigement partiel reste présent à Mont-Rigi, et des traces à Weisser Stein. En soirée, de nombreuses régions de Haute Belgique se mettent à blanchir. Sourbrodt le 8 décembre au soir – crédit photo : Hélène Voss 9 décembre 2020 Un quasi-marais barométrique concerne à nouveau nos régions, avec graduellement une nuance un peu plus anticyclonique. Temps : stratus persistant toute la journée, avec parfois l’esquisse d’une éclaircie, parfois aussi une transformation partielle en stratocumulus. Localement, notamment du côté de Liège, les stratus sont absents une grande partie de la journée et on note de très belles éclaircies. L’après-midi, on y voit cependant de plus en plus de stratus fractus. De belles déchirures dans les brumes et stratus sont également observées dans les Hautes-Fagnes, avec de magnifiques paysages enneigés. Près du Signal de Botrange le 9 décembre – crédit photo : Alexis Papapanayotou La couche de neige, en effet, est apparue ou s’est renouvelée la nuit en bien des endroits de Haute Belgique. C’est le cas, notamment, à Mont-Rigi, Xhoffraix, Sourbrodt, Wirtzfeld, Bullange et Weisser Stein. Un peu de neige s’est également accrochée au sol de Bastogne et de Saint-Hubert, et quelques traces à Wideûmont. Grâce au froid qui règne sur les hauteurs, cette neige tient en journée. Les températures maximales du jour : 4 à 5°C au littoral, 3 à 4°C en plaine et –1 à –2°C sur les Hauts Plateaux. 10 décembre 2020 Le très puissant anticyclone, qui stagne déjà depuis fort longtemps sur la Russie, finit même par étendre une petite influence jusqu’à nos régions, à défaut d’autres centres d’action dans nos parages. Cela se remarque notamment aux vents, qui prennent clairement une direction sud-est. Mais la forme et la position de l’anticyclone font en sorte que le grand froid ne nous atteigne pas, pas plus qu’il n’atteint nos pays voisins. Par ailleurs, une bonne activité dépressionnaire se remet en place sur l’Océan et nous concernera ultérieurement. Temps : rapidement couvert avec altostratus. En début d’après-midi, l’altostratus s’effiloche en cirrus et des éclaircies apparaissent, avec quelques altocumulus. Au littoral, on observe aussi des stratocumulus, qui se déchirent l’après-midi pour faire place à des éclaircies. En Ardenne et en Gaume, les stratocumulus sont également présents, et persistent là toute la journée. Sur les Hautes-Fagnes, il fait gris aussi, mais il s’agit plutôt de stratus. Les températures maximales : le plus souvent 5 à 6°C mais localement 2°C seulement en Campine. Sur les hauteurs, les gelées permanentes se poursuivent avec –1 à –2°C. Les endroits concernés par la neige de la veille restent bien blancs en ce 10 décembre. Hautes-Fagnes le 10 décembre – crédit photo : Brigitte Vromant
  4. cumulonimbus

    Automne 2020

    TROISIÈME DÉCADE DE NOVEMBRE 2020 21 novembre 2020 Nous sommes à nouveau clairement du côté doux, dans un flux de sud-ouest entre une profonde dépression à l’est de l’Islande et une zone anticyclonique s’étendant de la France à l’Eurpoe centrale. Ce sont ces hautes pressions, par ailleurs, qui ont le plus d’influence sur le temps sur nos régions. Le ciel est partagé entre quelques éclaircies et des nappes de stratocumulus et, en début de journée, aussi un voile d’altostratus, parfois mêlé d’altocumulus, s’effilochant ensuite en cirrus. En Ardenne, les altocumulus restent prédominants en journée aussi tandis qu’en Gaume, les éclaircies sont assez larges. Les températures maximales remontent, mais lentement, avec des valeurs proches de 10°C en plaine et de 4 à 5°C sur les hauteurs. 22 novembre 2020 Un faible front froid tente de se frayer un passage dans des hautes pressions qui couvrent une bonne partie de l’Europe, atteint le nord de notre pays où il s’attarde avant de lentement glisser vers le sud au cours de la nuit suivante. Source : KNMI Pour l’observateur au sol, cela se traduit par un temps monotone et gris, avec stratus et stratocumulus, accompagné de quelques bruines et de visibilités qui peuvent parfois être fort réduites. Le littoral, plus rapidement à l’arrière du front, connaît des éclaircies l’après-midi. Les températures maximales : 10 à 11°C en plaine, 5 à 6°C sur les hauteurs. Les précipitations sont généralement faibles sauf dans les Hautes-Fagnes, où elles sont régulières et plus drues. 23 novembre 2020 Le front froid traîne sur le sud du pays où il se frontolyse au sein des hautes pressions, avant de remonter sous la forme d’un pseudo-front chaud. Le temps, d’abord brumeux avec parfois du brouillard, redevient nuageux à beau avec un partage entre éclaircies (avec cirrus) et bancs de stratocumulus, parfois aussi d’altocumulus. Sur l’est et le sud-est, on note également des cumulus, qui se développent parfois en dessous des stratocumulus. En Gaume par contre, le temps reste gris en raison de brouillards / stratus persistants. À l’inverse, au littoral, il n’y a pas de brume. Les températures maximales sont à peu près similaires à celles de la veille, avec 10 à 11°C en plaine et 5 à 7°C sur les hauteurs. 24 novembre 2020 Nous sommes à nouveau sous l’influence de hautes pressions chaudes, qui couvrent à présent l’Europe centrale. La météo y réagit avec le retour du beau temps, avec cirrus et une certaine tendance à cirrostratus. Le matin, on observe parfois quelques stratus fractus, et plus rarement des cumulus l’après-midi. En Ardenne, on note aussi quelques rouleaux de stratocumulus tandis que la Gaume reste dans le brouillard. Webcam MB – Beausaint – 24 novembre 2020 à 16h En raison du soleil désormais très faible, les températures continuent à avoir quelque mal à remonter vraiment. Les valeurs sont toutefois pas mal pour la saison, souvent comprises entre 10 et 13°C en plaine et entre 6 et 7°C sur les hauteurs. La Gaume, elle, est déjà en plein régime d’inversion thermique, avec des maxima qui, dans le brouillard, ne dépassent pas 5 à 6°C. 25 novembre 2020 Des hautes pressions sur l’Europe centrale et les Balkans déterminent un flux d’air très doux d’origine méridionale. Mais les inversions se généralisent et ne se résorbent que très partiellement l’après-midi. Les températures maximales ne sont donc que modérément douces, avec des valeurs de 9 à 11°C en plaine et de 4 à 6°C sur les hauteurs (mais 10°C en air libre à 1000 mètres d’altitude). Le temps est assez beau bien que voilé, avec des cirrus, tendance cirrostratus, et des bancs d’altocumulus / stratocumulus. Au sud du pays, on observe aussi du brouillard / stratus qui se dissipe en cours de matinée. 26 novembre 2020 Une ligne frontale, encore à l’ouest par rapport à notre pays la veille, touche à présent notre littoral sous forme de front froid et devient stationnaire avant de se transformer en front chaud pour à nouveau s’en éloigner (ce qui se passera le lendemain). Au sud de ce front, notre temps est influencé par des hautes pressions sur l’Europe centrale. Source : KNMI Les températures maximales atteignent souvent 10 à 11°C en plaine, mais 12 à 13°C sur les plateaux du centre du pays ainsi que sur la bordure nord de ces plateaux, où l’inversion se résorbe un peu mieux. Sur les plateaux de Haute Belgique, les maxima atteignent près de 9°C. En Gaume, l’inversion est plus marquée avec seulement 7 ou 8°C au meilleur moment de la journée. Le ciel est partagé entre de belles éclaircies et des nappes plutôt étendues de stratocumulus assez minces, qui présentent parfois un caractère undulatus. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 26 novembre 2020 à 10h Au littoral, la présence du front est responsable d’un temps couvert, avec brume et stratus. Au sud-est du pays, en contrepartie, les éclaircies sont plus larges sauf dans l’extrême sud-est (Gaume) où le brouillard met un certain temps à se dissiper. 27 novembre 2020 La ligne frontale, sous forme de front chaud désormais, remonte au nord et s’éloigne de notre littoral. Un flux de sud à sud-est intéresse à présent tout le pays. Source : KNMI En surface cependant, les vents qui avaient surtout soufflé de sud au cours des jours précédents, tendent à présent à souffler d’est, à l’exception des plus hauts plateaux où ils soufflent de sud-est à sud. Nous sommes à présent sous un régime d’inversion plus marqué, avec des maxima souvent compris entre 7 et 9°C en Basse et Moyenne Belgique, localement 6°C en plaine, et compris entre 9 et 10°C sur les plateaux de Haute Belgique. Le temps est plus brumeux aussi, notamment sur le centre et l’ouest, avec des stratus se dissipant plus ou moins bien, et laissant apparaître un ciel partagé entre éclaircies et bancs d’altocumulus. Sur l’est et le sud-est du pays, les éclaircies sont plus larges, avec à la fois moins de brumes / stratus et moins d’altocumulus, à l’exception de la Gaume, où en matinée tout au moins, le brouillard est très présent. 28 novembre 2020 Les hautes pressions au sud du front perdent en importance tandis que de hautes pressions au nord du front, centrées sur la Scandinavie, prennent le relais. Le front chaud continue d’abord de remonter vers le nord, puis se retransforme dans un second temps en front froid (ou plutôt pseudo-front) et redescend. Source : KNMI Dans les basses couches, les vents n’attendent pas le passage du front pour s’orienter entre le nord-est et l’est. Mais paradoxalement, les températures remontent presque partout, pour atteindre des valeurs de 10 à 13°C en plaine et environ autant sur les hauteurs sous un soleil radieux et un ciel serein ou presque (quelques altocumulus en matinée sur l’est et le sud, et du brouillard matinal en Gaume). Dans la vallée de la Meuse, les températures montent même jusqu'à 14°C. Le nord-est du pays, par contre, partage avec les Pays-Bas un temps bien plus nuageux et plus frais, avec 8°C seulement à Kleine Brogel. Source : Infoclimat 29 novembre 2020 Une bouffée d’air froid arrive jusqu’à notre pays. Le pseudo-front froid redescend des Pays-Bas, atteint le nord-est du pays en milieu de nuit et achève de traverser notre pays à la mi-journée. La voie est libre, pour l’anticyclone scandinave, de nous envoyer (temporairement) de l’air froid. Les températures maximales s’en ressentent durement. C’est dans l’Entre-Sambre-et-Meuse que la chute est la plus vertigineuse. Dourbes n’enregistre, comme maximum, plus que 1,2°C (12,4°C la veille) et Florennes, 0,8°C (11,9°C la veille). De façon générale, les maxima se situent entre 3 et 4°C, localement 5°C en plaine et à peu près autant sur les Hauts Plateaux. Localement au centre du pays, il ne fait guère plus de 2°C tandis qu’en Entre-Sambre-et-Meuse, on tourne autour de 1°C. Dès 16 heures, le gel commence à s’inviter en Ardenne et dans les Hautes-Fagnes et touche en début de soirée toute la moitié est du pays, avec déjà –5°C à Mont-Rigi. Le temps est souvent gris avec brumes et stratus ne se déchirant que très partiellement l’après-midi, voire pas du tout sur l’ouest et le sud-ouest du pays. À l’est, cela va mieux. Du côté de Liège, on observe des éclaircies l’après-midi, avec des cirrus et encore quelques stratus fractus résiduels au début. En Ardenne, on peut même parler d’un véritable beau temps dès midi, avec un ciel serein ou presque. En Gaume, le beau temps essaie de revenir aussi, mais les stratocumulus se font assez nombreux l’après-midi. Les vents de nord-est deviennent graduellement faibles et variables. 30 novembre 2020 L’anticyclone scandinave est descendu vers l’Allemagne et poursuit sa route vers la Suisse. Diverses perturbations retrouvent le chemin vers notre pays. Mais d’abord, la nuit est très froide, surtout sur l’est du pays. Elsenborn descend jusqu’à –8,9°C et Gouvy affiche –8,5°C. En Gaume, Buzenol enregistre –7,2°C et, en plaine, Koersel atteint –6,1°C, suivi par Genk (–5,7°C) et par Kleine Brogel (–5,6°C). Au centre du pays, le gel est bien plus modeste pendant que l’ouest du pays y échappe complètement. Comme de l’air plus doux passe au-dessus de l’air froid, les stratus sont persistants et les visibilités sont mauvaises. Les nuages des perturbations passent au-dessus et donnent des précipitations, surtout en fin de journée. Mais des bruines liées aux stratus eux-mêmes tombent parfois avant. Parfois les stratus se déchirent quand même et laissent entrevoir des éclaircies avec des cirrus d’abord, des altocumulus et stratocumulus ensuite. En Ardenne et sur les Hautes-Fagnes, le temps est d’abord beau, avec cependant des bancs d’altocumulus et de stratocumulus. En fin de journée, le ciel se voile ou se couvre de stratocumulus, selon les endroits. Là, les températures maximales ne dépassent guère 0°C et le soir, il neige ! Le premier enneigement officiel est enregistré à Mont-Rigi avec 1 cm. Mais par endroit, il en tombe plus. Sur et autour des Hautes-Fagnes, ainsi que dans les Cantons de l’Est, de la neige est observée au sol, par exemple, à Sourbrodt, Xhoffraix, Wirtzfeld et Bullange. Sur le plateau ardennais par contre, c’est de la pluie verglaçante qui tombe. En plaine, il fait beaucoup trop doux pour de la neige, avec déjà 8 à 9°C au littoral et sur l’extrême ouest, et souvent autour de 4°C ailleurs en plaine (et autour de 3°C sur les plateaux du centre du pays). En cours de nuit, cette douceur côtière se propage lentement sur une grande partie du pays, avec des maxima nocturnes d’encore 7°C en Campine. En Haute Belgique, le dégel arrive en fin de nuit avec la neige qui se transforme en pluie. Ci-dessous : Sourbrodt, le soir du 30 novembre 2020. Crédit photo : Corentin Bauwens Conclusion Novembre 2020 : un énième mois beaucoup trop doux et ce, en dépit de la fin plus froide. Avec une moyenne 9,2°C à Uccle, ce mois termine ex-aequo avec le mois de novembre 1852. Sauf qu’après 1852, il faudra attendre... 1984 pour trouver un mois de novembre plus doux (9,4°C). Alors que de 1984 à maintenant, il y a déjà eu, comme mois de novembre plus doux encore, celui de 1994 (10,4°C), de 2009 (9,7°C) et de 2015 (10,1°C). On remarquera aussi que ce mois a été à nouveau trop sec, tant au niveau du total des précipitations (41,7 mm au lieu de 76,4 mm) qu’au niveau de la fréquence des précipitations (11 jours au lieu de 19 jours) et de l’humidité relative de l’air (83% au lieu de 86%). En plus de cela, ce mois a été fort ensoleillé. L’indice de sécheresse sur les trois derniers mois reste cependant tout à fait dans les normes sur l’ensemble du pays. Enfin, dernière particularité : aucun orage n’a éclaté, à aucun endroit du pays. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les mois tout à fait sans orage ne sont pas fréquents en Belgique, même pas en hiver. À l’avenir... Les bulletins quotidiens sont publiés l’avant-dernière fois sous cette forme dans le bilan climatologique mensuel. À partir de 2021, ils ne paraîtront plus sur une base régulière. En contrepartie, l’accent sera mis sur les événements exceptionnels, particuliers ou inattendus. À l’avenir, les analyses météorologiques n’auront plus comme intitulé : Première décade de janvier 2021, Deuxième décade de janvier 2021 , etc. mais Vague de froid du ... au ... ou La canicule du ... au ... s’est montrée particulièrement intense, ou encore L’offensive orageuse du ... a été fort dévastatrice. En attendant, pour le mois de décembre, le système de bulletins quotidiens par décade sera encore maintenu.
  5. cumulonimbus

    Automne 2020

    DEUXIÈME DÉCADE DE NOVEMBRE 2020 11 novembre 2020 Le front froid finit par s’évacuer vers l’est en devenant, lui aussi, un pseudo-front, c’est-à-dire un front qui ne concerne que les basses couches. Et même dans les basses couches, le refroidissement est très relatif. Nous passons à présent sous l’influence d’une cellule anticyclonique sur l’Espagne, qui achemine un air qui reste assez méridional. Le fait qu’il s’agissent d’un pseudo-front et que l’épaisseur de la masse d’air (un peu plus) frais est faible se remarque bien dans les nuages. Nous avons en effet une nappe de stratocumulus au sommet de la couche d’air « frais », nappe parfois discontinue (éclaircies) et en général pas trop épaisse. L’après-midi, quelques cumulus parviennent à se former en dessous. Le matin, on observe parfois du brouillard / stratus (une bonne partie de la journée au littoral). Webcam MB – Braine-l’Alleud – 11 novembre 2020 à 14h Sur l’est du pays, les éclaircies sont beaucoup plus larges, avec là des cumulus / stratocumulus cumulogenitus. Au sud-est par contre, les brouillards sont persistants avec stratus l’après-midi. Les températures maximales se situent souvent autour de 13 ou 14°C en plaine et entre 9 et 11°C sur les hauteurs. Une bulle d’air plus doux persiste sur la Campine (16,1°C à Koersel ; 15,3°C à Genk et 14,8°C à Kleine Brogel) et, localement aussi, du côté de la vallée de la Meuse. 12 novembre 2020 Une dépresssion s’est fortement creusée sur l’Océan au sud de l’Islande. Une forte circulation d’ouest-sud-ouest pousse un nouveau front froid vers notre pays, qui le traverse en début de journée. La cellule anticyclonique, pendant ce temps, reste en place sur l’Espagne. La couche d’air « frais » est cette fois-ci plus épaisse, mais pas assez pour générer une véritable instabilité. Il s’ensuit qu’on observe, après les pluies nocturnes et matinales, un mix de cumulus et de stratocumulus, avec quelques belles éclaircies. L’une ou l’autre petite averse parvient malgré tout à se développer. Tant au nord-ouest qu’au sud-est du pays, ces éclaircies sont très larges et l’on peut presque parler de beau temps. Malgré la situation post-frontale, les températures maximales restent trop élevées pour la saison, avec 13 à 14°C en plaine et 8 à 10°C sur les hauteurs. 13 novembre 2020 La dépression, à présent très proche de l’Islande, s’est quelque peu comblée mais détermine dans une certaine mesure le temps sur nos régions. Un front chaud peu actif traverse notre pays en première moitié de journée tandis que le front froid qui lui est associé arrive jusqu’au centre du pays en soirée avant de s’arrêter. Le temps redevient donc rapidement très nuageux, avec cirrus et altocumulus bientôt suivi de stratocumulus, pas trop épais et souvent discontinus, mais avec altocumulus au-dessus. Parfois, on observe quelques petites précipitations, un peu plus abondantes au sud-est du pays. Depuis plusieurs jours, c’est le côté maritime qui détermine les températures, bien plus que la (lointaine) origine tropicale ou polaire de la masse d’air. C’est ainsi que les températures dans le secteur chaud sont à peine plus élevées qu’en dehors, avec à nouveau 13 à 14°C en plaine et, sur les hauteurs, un petit degré en plus par rapport à la veille, avec 9 à 11°C. 14 novembre 2020 Nous restons sous l’influence de courants maritimes faiblement perturbés mais doux, avec un système frontal à large secteur chaud qui intéresse nos régions tout au long de la journée. Le temps n’est pas mauvais du tout. On peut même parler, selon l’expression consacrée, de « temps nuageux à beau », avec cirrus, altocumulus et quelques formations de cumulus / stratocumulus. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 14 novembre 2020 à 12h Au sud du pays, il fait même vraiment beau, avec également des cirrus et altocumulus, sinon juste des cumulus humilis l’après-midi. Les maxima repartent à la hausse, avec 14 à 16°C en plaine et 10 à 12°C sur les hauteurs. 15 novembre 2020 Le front froid s’est avancé sur le pays sous une forme affaiblie avant que l’air doux ne reprenne le dessus. Par la suite, un autre front froid traverse le pays durant l’après-midi. Au début, on observe encore des éclaircies avec un ciel qui, comme la veille, est celui d’un secteur chaud, avec cirrus et altocumulus, mais rapidement, le voile s’épaissit avec cirrostratus, altostratus puis nimbostratus pluvieux. Ces pluies sont assez abondantes et évoluent bientôt en averses au sein d’un mix de stratocumulus et de nuages convectifs. Sur l’est et le sud-est du pays, quelques cumulus parviennent encore à se former avant l’arrivée de la perturbation. Les températures maximales gagnent encore 1°C, voire 2°C pour atteindre 15 à 17°C en plaine et 12 à 13°C sur les hauteurs. Il convient cependant de signaler que ces maxima sont atteints assez tôt dans la journée : en fin de matinée sur l’ouest, vers midi sur le centre et en tout début d’après-midi sur l’est. En fin d’après-midi, il ne fait souvent plus qu’une dizaine de degrés en plaine, sous la pluie. 16 novembre 2020 Nous nous retrouvons du côté (un peu plus) froid, dans des courants maritimes, pendant que des hautes pressions s’établissent sur l’Espagne et la France. Celles-ci n’influencent pas encore le temps sur nos régions. Le temps est très maussade, avec des stratocumulus épais auxquels se mêlent quelques nuages convectifs donnant des averses, mais aussi des nuages stratiformes donnant des pluies et bruines plus continues. Là où les stratocumulus se déchirent, on découvre la nappe d’altostratus / altocumulus. Le sud-est du pays connaît encore quelques éclaircies en début de journée. Les températures maximales : 12 à 13°C en plaine, 7 à 8°C sur les hauteurs. 17 novembre 2020 Un flux de sud-ouest sous influence anticyclonique croissante achemine de l’air assez doux vers nos régions. Mais pour le beau temps, il faut encore un peu patienter. Le ciel est en effet très nuageux à couvert avec un altostratus en dessous duquel on observe des bancs étendus de stratocumulus, à leur tour doublés de quelques cumulus. L’altostratus est toutefois translucidus par moment, voire s’effiloche en quelques éclaircies. Parfois on note quelques précipitations, qui sont un peu plus abondantes au littoral (bruines par moment modérées). Les températures maximales ne sont encore qu’un brin plus élevées que la veille, avec près de 13°C en plaine et autour de 8°C sur les hauteurs. 18 novembre 2020 Une tendance du flux de sud-ouest à s’orienter vers le sud nous amène de l’air encore plus doux et surtout plus sec. Grâce à cela, même si l’on ne bat aucun record, on peut parler d’une journée extraordinaire pour la saison. Webcam MB – Cerfontaine – 18 novembre 2020 à 14h Le temps est particulièrement doux et ensoleillé, avec juste quelques rares cirrus dans le ciel. Sur l’ouest du pays, on observe quelques bancs d’altocumulus en fin de journée alors qu’au sud-est, c’est en début de journée qu’on voit encore des stratocumulus et même quelques fractus. Les températures maximales, fort élevées, atteignent 14 à 15°C au littoral, 15 à 17°C en plaine et 11 à 12°C sur les hauteurs. C’est du côté d’Anvers qu’il fait le plus doux, avec 16,9°C à Deurne et 17,0°C à Sint-Katelijne-Waver. Le temps change radicalement aussi, avec des nuages convectifs accompagnés d’averses, mais aussi pas mal de stratocumulus. Les éclaircies, de ce fait, ne sont pas trop nombreuses. Les températures maximales se situent le plus souvent autour de 11°C en plaine et entre 5 et 6°C sur les hauteurs. 20 novembre 2020 Le flux d’air polaire direct, à peine mis en place, est déjà coupé. La crête anticyclonique s’effondre, le flux revient au sud-ouest et un front chaud s’approche. Mais l’air (assez) froid stagne un petit peu encore. Le ciel, de son côté, redevient beau, avec quelques altocumulus en matinée, des cirrus et, l’après-midi, des cumulus qui tendent à s’étaler en stratocumulus. En dehors de cela, on note encore des altocumulus, parfois clairement undulatus. Au littoral, le matin, on observe encore de gros cumulus, qui se résorbent par la suite. Sur l’est et le sud-est du pays, le temps a d’abord encore des caractéristiques post-frontales, avec des cumulus plus développés aussi, des stratocumulus et des fractus liés à des précipitations. Sur l’extrême sud-est, on observe du brouillard qui se dissipe à la mi-journée avec un temps qui devient faiblement instable avec cumulus mediocris, et aussi quelques stratocumulus. Les précipitations mentionnées ci-dessus ont été de neige à partir de 550 mètres d’altitude et, à partir de 650 mètres, quelques (maigres) traces d’enneigement ont été observées au sol. Ci-dessous : Weisser Stein, à la frontière belgo-allemande. En journée, les températures maximales se situent entre 8 et 10°C en plaine et entre 3 et 4°C sur les hauteurs.
  6. cumulonimbus

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    PREMIÈRE DÉCADE DE NOVEMBRE 2020 1er novembre 2020 Notre pays passe très temporairement à l’arrière d’un front froid. Dès la première moitié de la journée, le passage d’un front chaud replace notre pays du côté chaud des perturbations. Le front froid associé à la perturbation frôle le littoral durant l’après-midi tandis que le reste du pays reste bien du côté chaud. En soirée, une arrivée massive d’air chaud concerne tout notre territoire. Source : KNMI Le temps est généralement très nuageux à couvert avec d’abord des altostratus avec altocumulus, puis de plus en plus de stratocumulus (parfois aussi stratus), doublés de fractus lors des faibles bruines ou pluies. Le littoral, d’abord bien à l’arrière du front froid, connaît quelques éclaircies matinales. Le sud du pays, quant à lui, connaît temporairement des stratus denses, avec tendance au brouillard. Les températures s’envolent l’après-midi, pour atteindre des valeurs proches de 18°C presque partout en plaine (17°C au littoral) et proches de 13°C sur les hauteurs. En soirée, ces températures ne diminuent pas et on retrouve, à très peu de choses près, les mêmes valeurs à minuit. En Haute Belgique, elles tendent même à augmenter un peu, avec 13 à 14°C. 2 novembre 2020 La nuit qui vient de s’écouler est en de nombreux endroits la plus chaude jamais enregistrée en novembre (depuis au moins 1982). Les anciens records datent de la nuit du 6 au 7 novembre 2015. Quelques températures minimales (19h -> 7h) : Zaventem : 16,5°C (ancien record : 16,3°C) Deurne : 17,4°C (ancien record : 16,3°C) Chièvres : 16,6°C (ancien record : 16,1°C) Beitem : 17,1°C (ancien record: 15,8°C) Beauvechain : 16,7°C (ancien record : 15,6°C) Kleine Brogel : 16,7°C (ancien record : 15,3°C) Uccle : 16,4°C (record égalé : 16,4°C) On retiendra les températures extrêmement élevées aux petites heures du matin. À 5 heures, on relève par exemple : Dunkerque (FR) : 18,9°C (19,1°C à 3 et 4h) Woensdrecht (NL) : 18,8°C Deurne : 18,6°C Sint-Katelijne-Waver : 18,6°C Coxyde : 18,5°C Diepenbeek : 18,5°C Retie : 18,2°C Melle : 18,1°C (18,4°C à 4h) Semmerzake : 17,8°C (18,2°C à 4h) Beitem : 17,6°C (17,9°C à 4h) Zaventem : 17,5°C (17,8°C à 4h) Uccle : 17,5°C (17,7°C à 4h) Ces températures ont généralement été mesurées sous un vent soutenu et par temps couvert, voire faiblement pluvieux. En journée, nous avons manqué de peu un événement météorologique historique. Les températures auraient pu une nouvelle fois pulvériser des records, mais un front froid passant trop tôt a littéralement cassé la courbe montante des températures. Au littoral et sur l’extrême ouest, les maxima de fin de nuit ne seront plus dépassés en journée. Sur l’ouest, des maxima de l’ordre de 18°C sont observés en fin de matinée ou vers midi. Vers le centre du pays, les maxima sont atteints en (tout) début d’après-midi. À Uccle, on atteint 19,1°C peu avant une chute abrupte de près de 4°C. À Anvers (Deurne), on dépasse très temporairement les 20°C autour de 13 heures, avec un maximum de 20,3°C. Ces 20°C sont également atteints dans d'autres localités, comme Koersel (20,6°C), Poppel (20,6°C), Blauberg (20,6°C), Diepenbeek (20,3°C), Sint-Katelijne-Waver (20,2°C) et Schaffen (20,1°C). Des valeurs similaires sont atteintes aussi dans l’extrême sud de la Gaume (Virton Saint-Mard : 20,3°C ; Lamorteau : 20,1°C), mais là également, la courbe des températures est arrêtée dans son ascension peu avant 14 heures. En fin de compte, les maxima atteignent 18 à 20°C en plaine, ainsi qu’en Gaume, et 15 à 16°C sur les hauteurs. Au littoral, le temps couvert devient rapidement pluvieux en matinée avec nimbostratus, puis les éclaircies post-frontales arrivent dès le début de l’après-midi, avec des cirrus et encore quelques bancs d’altocumulus. Mais il fait venteux (rafales de 76 km/h) et bien plus frais (autour de 14°C). Au centre du pays, on observe de nombreux stratocumulus, souvent en rouleaux, mais aussi quelques éclaircies. Il fait venteux aussi (jusqu’à 72 km/h à Uccle) mais doux (à 11h, autour de 19°C). Ensuite, avec l’arrivée des nimbostratus pluvieux, les températures baissent. En toute fin de journée, on revoit des éclaircies à l’horizon. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 2 novembre 2020 à 10h Au sud du pays, on observe des stratocumulus aussi, mais davantage d’éclaircies avec un ciel cependant voilé de cirrus / cirrostratus. Les nimbostratus arrivent, là, plus tard en après-midi. Malgré tout, la hausse des températures se « casse » en milieu de journée. Une fois qu’on sort du pays, à peine plus au sud, la journée devient exceptionnelle. Déjà au Grand-Duché du Luxembourg, les températures montent jusqu’à 21-22°C dans les vallées. La ville de Luxembourg, avec 19,8°C, bat largement son précédent record (18,6°C le 06/11/2011). En Lorraine, on monte jusqu’à 23,3°C (= record) à Metz ! Là, les stratocumulus se dispersent à la mi-journée avec de large éclaircies (ciel d’abord voilé, puis bleu avec quelques cirrus). Plus tard, les stratocumulus reviennent en nombre, mais quelques éclaircies persistent. Webcam Infoclimat – Metz – 2 novembre 2020 à 14h03 En Allemagne, à Cologne, le ciel est certes rempli de stratocumulus, avec quelques déchirures seulement, pourtant la température y monte jusqu’à 21,2°C. Mais le plus extraordinaire, pour un mois de novembre, c’est que la température dépasse constamment les 20°C de 11 à 17 heures, après une température matinale, à 7 heures, de 18,6°C ! Le front passe, là, entre 18h30 et 19h00, avec des averses et une perte de plus de 7°C en quelques heures. 3 novembre 2020 Après le passage du front froid, le temps devient rapidement beau grâce à une petite influence anticyclonique. Mais après, une perturbation post-frontale (deuxième front froid), assez faible mais bien organisée, avec même creusement d’un petit noyau dépressionnaire se déplaçant du sud de l’Angleterre vers le sud de la Mer du Nord, nous apporte quelques averses en après-midi. À l’arrière, de nouvelles hausses de pression seront bien plus efficaces. En matinée, le temps est beau, avec des cirrus qui s’évacuent, quelques altocumulus et, vers midi, la formation de cumulus. En après-midi, ces cumulus sont (parfois) suivis de cumulonimbus avec averses, ensuite le ciel se dégage à nouveau. En Haute Belgique, des cumulus sont présents dès le matin (parfois formés par évolution diurne de stratus / stratocumulus matinaux). Les averses de l’après-midi ne donnent généralement que peu de précipitations, mais offrent de très beaux ciels de temps instable. Ci-dessous : la région de Jodoigne. Crédit photo : François Riguelle (Belgorage Les températures maximales, par rapport à la veille, sont en très nette baisse, mais ne passent pas en dessous des normes saisonnières avec des valeurs le plus souvent comprises entre 12 et 13°C en plaine et de 8 à 9°C sur les hauteurs. 4 novembre 2020 Un noyau anticyclonique assez puissant s’est formé sur la France et remonte vers nos régions en étant englobé dans une crête issue d’un anticyclone encore plus puissant sur l’Océan. Les vents faibles de sud-ouest s’orientent au nord et le temps est désormais beau. En matinée, le ciel est serein après la dispersion de rares stratocumulus matinaux ; l’après-midi, quelques cumulus se forment, généralement sans dépasser le stade humilis (localement mediocris). Dans le sud du pays, on observe du brouillard / stratus assez persistant en matinée. Au littoral, une convergence entre la brise de terre et les vents présents au large donne lieu, le matin, à des cumulus un peu plus développés. Ceux-ci se résorbent rapidement en journée. La nuit est relativement fraîche, avec des minima souvent autour de 4°C en plaine, mais localement 1 à 2°C. En Ardenne et en Gaume, il gèle légèrement, avec –1,1°C à Saint-Hubert et –1,4°C à Buzenol. En journée, les températures sont de saison, avec 11 à 13°C en plaine et 7 à 8°C sur les hauteurs. 5 novembre 2020 Le très puissant noyau (pression > 1040 hPa) de l’anticyclone océanique aborde l’Irlande, se déplace vers l’Angleterre et se retrouve déjà en fin de journée sur l’Allemagne en faiblissant légèrement. Les vents sont faibles et variables puis, principalement sur la moitié sud du pays, ces vents se mettent à souffler d’est à nord-est. Le temps est à nouveau très beau, avec un ciel souvent parfaitement serein. Très localement, on observe encore quelques tout petits cumulus. Le matin, surtout dans les vallées, on observe parfois du brouillard, qui alors peut mettre un certain temps avant de se dissiper. Le matin est froid, avec gelées fort répandues, même en plaine. En journée, les maxima sont presque similaires à ceux de la veille, avec 11 à 13°C en plaine et autour de 8°C sur les hauteurs. En soirée cependant, le refroidissement est rapide aux endroits exposés, avec là le retour du gel avant minuit. 6 novembre 2020 L’anticyclone, encore assez puissant, se situe désormais sur l’Europe centrale et continue d’influencer le temps sur nos régions. Le flux, petit à petit, devient de plus en plus méridional. Mais d’abord, la nuit est à nouveau assez froide, avec près de 2°C sur les plateaux, autour de 0°C en plaine et de petites gelées dans certaines vallées. Aux abords immédiats de la mer, il fait plus doux, avec 7,0°C à Zeebruges et 5,6°C à Dunkerque. En journée, un petit radoucissement se fait déjà sentir sur les hauteurs, avec des maxima de 9 à 10°C, alors qu’en plaine, les maxima ne sont pas (ou guère) plus doux que la veille, avec 12 à 13°C. L’air doux, en effet, arrive massivement en altitude, avec en soirée des températures à l’air libre de 14°C vers les 700-800 mètres d’altitude, et encore 10°C au niveau 850 hPa (1570 m). Mais il faudra attendre le lendemain pour que cet air doux se transmette aussi aux basses couches de l’atmosphère, en contact avec le sol. Grâce aux vents d’est, l’air est plus sec cependant, et il y a très peu de brume matinale. Le temps est très beau, avec parfois des cirrus le matin, des altocumulus (parfois floccus) en matinée, puis un ciel serein. Au littoral, les altocumulus apparaissent l’après-midi. En soirée, les endroits exposés se refroidissent à nouveau rapidement. 7 novembre 2020 L’anticyclone ne s’est que peu déplacé vers l’est, mais sa forme a changé, si bien que des courants tropicaux directs arrivent jusqu’à chez nous. Cet air chaud nous arrive dès le matin (et même dès la nuit), mais de façon très irrégulière. Source : Infoclimat À Uccle par exemple, à 7 heures du matin, on observe 8,5°C pendant qu’on observe 2,8°C à Zaventem. Mais 3 heures plus tôt, on observait 4,4°C à Uccle et 4,3°C à Zaventem. À la base de Beauvechain, sur le plateau, à 8 heures du matin, on relève 8,6°C pendant que Mélin, dans la vallée à quelques 4 kilomètres de la base, enregistre 0,4°C ! Trois heures plus tôt, Beauvechain était encore dans l’air froid avec 2,1°C, et Mélin mesurait alors –0,4C. À 9 heures, quelques îlots froids persistent encore en plaine, notamment du côté du Limbourg puis, vers 11 heures, les températures se sont plus ou moins égalisées. L’après-midi, il fait particulièrement doux pour la saison, avec le plus souvent 15 à 17°C, localement 18°C en plaine et au centre du pays, et à peine moins doux sur les hauteurs avec 14 à 16°C. Avec cela, le temps reste très beau, avec un ciel légèrement voilé de cirrus en matinée, puis un ciel bien bleu avec des cirrus plus isolés. Sur le sud du pays, le ciel est même presque serein. Le vent, quant à lui, souffle principalement de sud-est en surface, et de sud, plus tard de sud-ouest dès 500 mètres d’altitude. 8 novembre 2020 L’anticyclone faiblit et des basses pressions sur l’Océan gagnent (un peu) en influence en ce qui nous concerne. Mais le flux d’air tropical direct se maintient. Si en altitude, l’air très doux se maintient (15-16°C entre 800 et 1000 mètres), un petit conflit de masses d’air se dessine dans les basses couches, concrétisé sur la carte d’analyse par un pseudo-front chaud. Source : KNMI Les Pays-Bas, sous des vents de sud-est, se trouvent influencés par de l’air continental plus frais sous une inversion qui ne se résorbe pas tandis que la majeure partie de la Belgique connaît de l’air tropical direct acheminé par des vents de sud sous une inversion qui se résorbe au moins en partie en journée. Cette différence se fait sentir dès le matin. À 5 heures, alors qu’une bonne partie de la Belgique observe des températures proches de 10°C, la frange nord et nord-est du pays partagent avec les Pays-Bas des températures bien plus basses, de l’ordre de 3°C. En fin de compte, les minima seront de 2,5°C à Kleine Brogel, de 2,7°C à Deurne , de 2,9°C à Diepenbeek et de 3,1°C à Retie. Quelques poches d’air froid se retrouvent aussi, de façon plus isolée, plus au sud du pays, comme par exemple à Mélin avec 2,7°C (pour 7,4°C à Beauvechain). En journée, les températures atteindront 16 à 18°C en plaine en Belgique, mais seulement 12 à 15°C aux Pays-Bas. Kleine Brogel, à l’extrême nord-est de la Belgique, devra se contenter d’un maximum de 13,4°C. Le temps est encore très agréable, même si le ciel est plus nuageux avec altocumulus et altostratus, ces derniers s’amincissant plus tard en cirrostratus avant de se dissiper, tandis que persistent quelques bancs d’altocumulus, ainsi que des cirrus. Des zones d’éclaircies plus larges sont observées en Entre-Sambre-et-Meuse, avec un ciel presque serein par moment. À noter qu’aux Pays-Bas, le ciel tend à être moins nuageux aussi. Les températures, comme déjà évoqué ci-dessus, atteignent 16 à 18°C en plaine (localement 13°C dans l’extrême nord-est), 17 à 19°C au centre et 12 à 15°C sur les hauteurs. 9 novembre 2020 Notre pays se trouve toujours aux confins, d’une part, d’une activité dépressionnaire – certes affaiblie – sur l’Océan et l’ouest des Îles Britanniques, et d’autre part, d’une influence anticyclonique continentale. Le pseudo-front, qui sépare un air continental (un peu plus) frais d’un air tropical désormais maritime, est remonté jusqu’au nord des Pays-Bas. Après des éclaircies matinales, le temps devient nuageux à très nuageux avec des altocumulus et des stratocumulus. Quelques éclaircies persistent et, en fin de journée (voire en début de journée aussi), elles donnent parfois lieu à des ciels flamboyants, aussi grâce aux virga. Webcam MB – Schaerbeek – 9 novembre 2020 à 17h Par endroit, les altocumulus / stratocumulus sont nettement undulatus. Webcam MB – Liers – 9 novembre 2020 à 12h10 Les températures maximales restent élevées pour la saison, avec des valeurs de 15 à 18°C en plaine et de 14 à 15°C sur les hauteurs. 10 novembre 2020 Le patron atmosphérique général ne s’est guère modifié par rapport à la veille, mais un front froid reste traîner un bon moment sur le centre de notre pays. En fait, les pays du Benelux font face à une tripartition des masses d’air. La tripartition des masses d’air, c’est une notion qui met l’eau à la bouche de tous les chasseurs de tornades dans les Plaines américaines. Là-bas, le « Triple Point », c’est-à-dire le point de rencontre entre l’air polaire, l’air tropical maritime (issu du Golfe du Mexique) et l’air tropical continental (issu des Déserts américains) peut générer des tornades spectaculaires. Chez nous en novembre, une telle tripartition ne donne pas lieu à des phénomènes extraordinaires, mais reste intéressante à analyser. En outre, le « Triple Point », si on peut le nommer ainsi, ne se trouve pas en Belgique, mais sur la Mer du Nord, quelque part au large des côtes de Hollande. L’air continental au nord du pseudo-front, poussé par des vents d’est, a fait redescendre le pseudo-front, et a repris possession d’une partie des Pays-Bas. Cet air est devenu plus humide et, entre-temps, plus froid avec des brouillards persistants. La température maximale ne dépasse pas 6,0°C à Groningue ; 7,0°C à Hogeveen et 8,2°C à Twente (pour 17,2°C à Eindhoven). Au sud de cette ligne (et notamment en Belgique), on note encore la présence de deux masses d’air différentes : de l’air tropical à l’avant du front froid (quasi-immobile sur le centre du pays) et de l’air maritime à l’arrière. L’est du pays connaît donc un temps très doux et assez beau, avec un partage entre éclaircies et altocumulus, parfois accompagnés de virga. L’après-midi devient plus nuageux avec des stratocumulus. Les températures atteignent 16,4°C à Bierset, 16,7°C à Kleine Brogel et 17,1°C à Koersel. Plus vers le sud-est et notamment en Haute Belgique, le temps est un peu différent, avec brouillards répandus, puis stratus évoluant en stratocumulus, puis partiellement en cumulus. Sur les plus hauts plateaux, on observe encore 13,8°C à Saint-Hubert et 13,9°C à Mont-Rigi. L’extrême-sud de la Belgique, à l’instar du nord des Pays-Bas, connaît des brouillards persistants. Au centre du pays, après quelques éclaircies en matinée (déchirures dans un voile d’altostratus avec altocumulus), le temps devient pluvieux l’après-midi avec nimbostratus. Les températures maximales se situent souvent entre 13 et 14°C, localement on atteint encore 15°C juste avant les précipitations. Celles-ci laissent bien quelques millimètres sur toute la partie centrale du pays (entre 13 et 19h : Zaventem = 8 mm ; Uccle = 7 mm ; Gosselies = 6 mm ; Sint-Katelijne-Waver = 5 mm). À l’ouest du pays, le temps est nuageux (cirrus épais, altostratus + altocumulus) avec des éclaircies. Sous l’influence de l’air maritime, les températures sont plus fraîches malgré les éclaircies, avec des maxima souvent proches de 13°C, tant au littoral que sur les plaines occidentales. Ci-dessous, carte à 13h L.T. Source de la carte : Infoclimat Remarquez qu’en surface, le pseudo-front est bien plus marqué que le front.
  7. cumulonimbus

    Nouvelle cartographie des extrêmes de température

    Cette cartographie des extrêmes ne sera plus mise à jour. Elle restera ainsi un reflet de la première phase du réchauffement climatique dans nos régions. Notamment la partie concernant les séries commençant en 1988 (après le premier saut climatique) constituent, jusqu'en 2017, des séries trentenaires entièrement incluses dans cette phase. Si l’on ajoute à cela les longues séries des stations où celles-ci sont disponibles, nous avons une bonne image de ce que notre climat a été capable de faire avant et au début du réchauffement climatique. Ces séries ont l’avantage ne ne pas reprendre les valeurs complètement folles des années 2018, 2019 et 2020. Une autre cartographie des extrêmes, dont la philosophie reste encore à déterminer, sera réalisée dans le courant de l’année 2021. En tout cas, utiliser des séries linéaires pour déterminer l’exceptionnalité d’un événement n’a plus beaucoup de sens dans un climat qui change aussi rapidement que celui que nous connaissons actuellement.
  8. cumulonimbus

    Automne 2020

    TROISIÈME DÉCADE D’OCTOBRE 2020 21 octobre 2020 Une langue d’air chaud située (avant tout) à l’arrière d’un front froid !! Source : KNMI Source : Infoclimat Revenons un peu en arrière pour comprendre ce qui se passe. Aux petites heures du matin, nous avons sur l’Espagne, juste à l’avant du front froid, un fort flux d’air doux et humide, avec de fortes rafales. À Pamplune, les températures oscillent entre 16 et 18°C avec des pluies intermittentes et des rafales jusqu’à 94 km/h. Plus à l’est, à Barcelone, l’air est beaucoup plus calme, avec des brumes même. Une belle nuit d’été, avec 20-21°C, à la fin du mois d’octobre. En France, de l’autre côté des Pyrénées, l’air subit un fort effet de foehn. À Pau à 3 heures du matin, un vent turbulent, sec et chaud fait monter la température jusqu’à 25,2°C tandis que les rafales atteignent 97 km/h. Un heure plus tard, par 24,2°C, on atteint 100 km/h ! À Toulouse, on enregistre même 111 km/h, mais plus à l’est, le vent devient moins fort et, surtout, il n’y a plus d’effet de foehn. Après le passage du front froid, il fait un peu moins chaud en Espagne, mais toujours humide avec des précipitations. Cet air, en passant au-dessus des Pyrénées, subit également un effet de foehn et finit par devenir même plus chaud que l’air à l’avant du front. Mais surtout, la turbulence de l’air est mieux conservée sur de longues distances, si bien que cet air se transmet beaucoup plus loin au nord. De l’autre côté du front par contre (du côté chaud donc), il ne se passe plus grand-chose, l’air est certes doux, mais sans plus. L’air post-frontal par contre, complètement transfiguré par le foehn, fait remonter la température jusqu’à 26,5°C à Pau. Mont-de-Marsan fait même un peu mieux avec 26,8°C. À Bergerac, on note encore 24,7°C. À Paris, cet air s’est déjà mélangé avec de l’air maritime et, comme les températures baissent en altitude (toujours est-il qu’on est à l’arrière du front froid), cet air devient quelque peu instable, mais reste particulièrement doux dans les basses couches. C’est cet air-là qui nous atteint aussi en Belgique. Pour une troisième décade d’octobre, las maxima sont fort élevés dans notre pays, avec 19 à 21°C en plaine et 16 à 17°C sur les hauteurs. La plus haute valeur est atteinte à Liège-Monsin avec 22,4°C. Le vent demeure fort, avec des rafales de 86 km/h à Uccle et jusqu’à 90 km/h au littoral, ainsi qu’en région gantoise. Quant au temps, il est d’abord pluvieux le matin, puis s’éclaircit progressivement en matinée avec altostratus et altocumulus. En après-midi, le ciel est bleu, avec cumulus. Sur l’ouest du pays, l’instabilité est suffisante pour générer des cumulonimbus avec averses. Ceci est notamment lié à une ligne post-frontale. Plus tard en soirée, cette instabilité affecte aussi certaines régions à l’intérieur des terres. 22 octobre 2020 Nous nous retrouvons dans un important flux de sud-ouest avec de l’air maritime encore assez doux. Une perturbation sur le sud du pays remonte jusqu’au centre, puis recule à nouveau. Il en résulte des maxima restant élevés, mais beaucoup moins que la veille, avec des valeurs de 17 à 18°C en plaine, et à peine moins sur les hauteurs (ainsi qu’au littoral) avec 16 à 17°C. Dans certaines vallées, dans l’Entre-Sambre-et-Meuse ainsi qu’en Gaume, on monte jusqu’à 19°C, voire localement 20°C. La Gaume, au sud de la perturbation, connaît un temps de secteur chaud, avec des éclaircies, des altocumulus et des stratocumulus, ainsi que quelques cumulus isolés. Le littoral, bien au nord de la perturbation, connaît un temps relativement beau avec des bancs d’altocumulus, parfois floccus, quelques stratocumulus et quelques cumulus. Les autres régions subissent un temps plus nuageux, avec de nombreux stratocumulus, plus tard cumulus / stratocumulus, et des éclaircies plus discrètes. Dans ce mix de cumulus et de stratocumulus, certains nuages convectifs se développent davantage (cumulonimbus plus ou moins enclavés) et génèrent des averses. Du côté de Liège, mais aussi sur le massif ardennais, on observe même de l’orage. Les précipitations sont très variables en quantité, mais aussi au niveau chronologique (parfois le jour, parfois la nuit) et atteignent près de 10 mm à Strée-Huy (10,5 mm), à Bierset (10,0 mm) et à Dourbes (9,6 mm). 23 octobre 2020 Les pressions sont basses sur l’Océan avec plusieurs noyaux dépressionnaires pendant que les pressions sont plutôt hautes sur le sud-est de l’Europe. Il en résulte un flux de sud-ouest humide et perturbé, mais assez doux. Les températures maximales sont donc à nouveau relativement élevées avec 17 à 18°C en plaine, mais elles sont en baisse sur le sud du pays, avec notamment sur les hauteurs 12 à 13°C. Le temps est le plus maussade au sud du pays, avec en matinée des nimbostratus / altostratus / stratocumulus accompagnés de pluies intermittentes. L’après-midi, ces pluies évoluent en averses au sein d’un mix de stratocumulus et de nuages convectifs. Les éclaircies sont plutôt rares. Sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, le nimbostratus pluvieux est encore présent en matinée, mais l’après-midi, on note de belles éclaircies avec cumulus. Au centre du pays, le temps n’est pas très différent, sauf qu’en matinée, on observe plutôt des stratus / stratocumulus avec peu ou pas de précipitations. De là, on voit le soir des stratocumulus à l’horizon, vers l’ouest. Ceux-ci sont présents dès l’après-midi au littoral, accompagnés de cumulus et de nuages d’altitude, avec en contrepartie un ciel un peu moins couvert en matinée. Les précipitations atteignent souvent 3 à 6 mm sur le sud et l’est du pays, et sont moindres, voire nulles ailleurs. 24 octobre 2020 Une dépression se creuse très fort sur l’Océan au sud de l’Islande avec une pression descendant en dessous de 955 hPa dans le noyau. De nouvelles hautes pressions se forment sur l’Espagne, avec une pression qui devient relativement élevée sur une bonne partie de la Méditerranée. La circulation devient on ne peut plus zonale sur nos régions. En surface, le vent est soutenu de sud à sud-ouest à l’avant d’une perturbation, avec des nuages déjà fort nombreux, mais peu ou pas de pluie en journée. La véritable pluie nous atteindra la nuit suivante, plus particulièrement en deuxième partie de nuit. Sur le centre et l’ouest, on observe en matinée un nimbostratus peu actif (mais avec fractus bas et tutti quanti) qui distille de faibles bruines. Puis de maigres éclaircies font leur apparition, avec cumulus à la limite de stratocumulus en dessous d’un ciel quelque peu voilé, puis le ciel redevient très nuageux à couvert, mais avec peu ou pas de précipitations (altostratus, stratocumulus et encore quelques fractus). Sur le sud, après d’éventuelles éclaircies matinales, le ciel tend à rester couvert toute la journée avec stratocumulus / nimbostratus et petites précipitations intermittentes. Sur l’est en revanche, le temps est un peu moins maussade, mais avec encore beaucoup de stratocumulus, parfois doublés de cumulus, et quelques éclaircies. L’une des caractéristiques du jour est la tendance des cumulus et des stratocumulus à s’aligner en « rues nuageuses ». Webcam MB – Braine-l’Alleud – 24 octobre 2020 à 12 et à 16h Les températures maximales se situent le plus souvent entre 15 et 16°C en plaine et entre 10 et 11°C sur les hauteurs. 25 octobre 2020 Un important front froid traverse notre pays et le place dans un air un peu plus frais, mais toujours bien maritime avec des vents de sud-ouest. La dépression s’approche à présent de l’Écosse et se comble lentement. Le ciel de traîne, lui, n’apparaît dans une certaine mesure qu’au-dessus de la région côtière. Des orages se forment en mer dès le tout début de l’après-midi. Ils atteignent différents points de la côte belge en milieu d’après-midi, puis pénètrent quelque peu à l’intérieur des terres, non loin de Bruges. Le ciel est variable avec éclaircies et nuages convectifs, mais aussi des moments de grisaille (stratocumulus). Dasn le reste du pays, le ciel est gris avec d’abord un nimbostratus pluvieux, puis de l’altostratus doublé d’une quantité variable de stratocumulus. On note quelques éclaircies, avec l’altostratus s’efilochant et/ou les stratocumulus se déchirant. Un peu d’instabilité résiduelle permet, ici et là, la formation de quelques nuages convectifs. Les températures maximales se situent entre 12 et 14°C en plaine et entre 9 et 10°C sur les hauteurs. 26 octobre 2020 Un très long front froid ondule à l’est par rapport à nos régions. Nous sommes bien dans de l’air post-frontal, mais dont la caractéristique polaire est très indirecte. Entre-temps, la tempête tropicale « Epsilon » s’extratropicalise et finit par former une très profonde dépression située le soir au sud-est de la pointe sud du Groenland, avec une pression inférieure à 950 hPa en son noyau. Source : KNMI Le ciel est plus lumineux que la veille, avec des éclaircies, des cumulus et des stratocumulus, ces dernirs encore fort nombreux par moment. Le soir, on note quelques petites averses. C’est au littoral que les éclaircies sont les plus larges, mais en contrepartie une instabilité plus marquée, des averses plus nombreuses et des cumulonimbus se détachant bien dans le ciel bleu. De l’activité orageuse est présente sur la mer en fin d’après-midi et début de soirée, avec du tonnerre perceptible jusqu’à la côte. Les précipitations sont toutefois peu abondantes, là aussi. Les températures maximales se situent entre 12 et 13°C en plaine et autour de 8°C sur les hauteurs. 27 octobre 2020 La très profonde dépression (ex-Epsilon) se creuse encore pour descendre temporairement en dessous de 945 hPa en son noyau. Elle se déplace lentement sur l’Océan en direction de l’Irlande. La partie sud de la perturbation qui lui est associée n’est pas encore occluse. En fin d’après-midi et en soirée, un front chaud traverse notre pays, mais comme le secteur chaud n’est plus très large, le front froid suit bientôt. Cela se traduit, dans nos régions, par une météo sans grand relief. Le ciel est couvert de stratocumulus une grande partie de la journée, et quand parfois, les stratocumulus se dispersent, ils laissent apparaître... un altostratus opacus tout aussi gris. Le tout, d’ailleurs, s’accompagne de quelques précipitations sporadiques. Ici et là en matinée, on observe aussi une tendance un peu plus instable, avec un mix de cumulus et stratocumulus, assorti de quelques petites averses. Le secteur chaud se marque à peine dans les températures, mais une très légère hausse se fait sentir en soirée et la nuit. Les maxima, de 11 à 12°C en journée en plaine et de 6 à 7°C sur les hauteurs, gagnent parfois un petit degré en cours de nuit. 28 octobre 2020 La dépression ex-Epsilon est arrêtée dans sa progression et s’essouffle. La perturbation qui lui est associée se scinde en deux et forme un nouveau noyau dépressionnaire. La branche sud continue sa progression vers l’est et notre pays se retrouve dans une situation de traîne active. Celle-ci se caractérise, dans un premier temps, par des averses particulièrement actives au littoral et, de façon plus générale, sur l’extrême ouest et nord-ouest du pays. Une convergence côtière n’est pas à exclure dans la genèse de ces averses, mais elle n’est pas clairement visible au niveau des relevés synoptiques. Pour un observateur en bordure de mer, bon nombre de ces averses se développent d’abord au-dessus de la mer, avec des cumulonimbus bien visibles, avant d’atteindre la côte. Webcam MB – La Panne – 28 octobre 2020 à 8h15 et 9h00 Par la suite, les averses se succèdent les unes aux autres le long du littoral, avec un florilège d’arcs-en-ciel et des ciels parfois bien menaçants, notamment au-dessus de la mer. Les précipitations sont abondantes, mais pas excessives, avec 10 mm à Middelkerke entre 8 et 20 heures. Webcam MB de Blankenberge Un peu d’activité orageuse est observée à quelques dizaines de kilomètres à l’intérieur des terres à la mi-journée, d’abord à la frontière française au nord-ouest de Poperinge, puis du côté d’Eeklo et à la frontière néerlandaise. En après-midi, petit à petit, les averses se généralisent dans tout le pays, avec parfois des organisations en lignes d’averses. Mais les ciels de traîne sont moins marqués qu’au littoral. S’il y a encore quelques éclaircies en matinée, les nuages convectifs de l’après-midi sont accompagnés de pas mal de stratocumulus et d’altocumulus, parfois même de voiles étendus d’altostratus. Les précipitations, comme toujours par ce type de temps, sont variables d’un endroit à l’autre, mais se situent le plus souvent (sur 24 heures) entre 5 et 15 mm. Des rafales de vent de l’ordre de 60 km/h sont observées sur une grande partie du pays, avec localement des rafales plus fortes (Beauvechain : 76 km/h). De nouveaux orages sont observés en début de soirée sur une ligne allant de Roubaix à (presque) Eindhoven en passant entre Bruxelles et Gand, puis entre Bruxelles et Anvers. Les températures maximales sont de saison et se situent le plus souvent entre 13 et 14°C en plaine et autour de 10°C sur les hauteurs. Au littoral, les maxima ne dépassent parfois pas 12°C avec des températures de 8 à 9°C sous certaines averses. 29 octobre 2020 Les dépressions, quoique moins profondes, se multiplient à l’ouest et au nord de nos régions, si bien que nous restons dans une circulation bien océanique. Un front chaud lié à une perturbation à large secteur chaud, nous atteint en fin de journée. La journée commence parfois sous un ciel flamboyant, mais devient maussade par la suite. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 29 octobre 2020 à 7h30 En matinée, on note des stratocumulus et des cumulus (fractus) sous un voile de cirrus / cirrostratus avec quelques altocumulus. Par la suite, en après-midi, l’évolution en altostratus, puis nimbostratus pluvieux est rapide. Sur le sud du pays, on observe essentiellement un altostratus épais avec, en dessous, un mix de cumulus et de stratocumulus. Les températures maximales, en journée, se situent autour de 13°C en plaine et entre 7 et 8°C sur les hauteurs. Vers minuit, ces températures sont souvent supérieures de 1°C par rapport aux maxima de la journée. 30 octobre 2020 Nous restons du côté chaud d’une perturbation, avec un anticyclone qui se construit sur la France, puis se renforce sur la Suisse. Le temps est aussi typiquement celui d’un secteur chaud, avec une nappe quasi continue de stratocumulus relativement élevés et minces, en dessous de laquelle on observe pas mal d’autres stratocumulus, plus bas, parfois mêlés à des cumulus à faible développement. Lors de faibles précipitations, on note aussi des fractus. Au littoral, des éclaircies se développent en fin de journée. Les températures maximales, assez douces pour la saison, se situent autour de 16°C en plaine et autour de 11°C sur les hauteurs. Les précipitations sont le plus souvent inférieures à 1 mm. Sur les hauteurs, il tombe parfois un peu plus (jusqu’à 3,6 mm à Mont-Rigi). 31 octobre 2020 La dernière journée d’octobre se passe toujours sous l’influence d’un secteur chaud, favorablement influencé par un anticyclone qui reste positionné sur la Suisse. En soirée cependant, le front froid réussit quand même à traverser le pays. Dans un premier temps, le temps est très beau, avec un ciel serein ou presque (altocumulus à l’horizon + quelques cirrus) en matinée avant la formation de quelques cumulus à la mi-journée. L’après-midi cependant, on note des bancs d’altocumulus de plus en plus nombreux à l’avant du front froid. En fin d’après-midi, le ciel se couvre d’altostratus avec quelques précipitations. Au littoral, le ciel est plus nuageux avec des bancs de stratocumulus en matinée, puis de nombreux altocumulus et l’arrivée rapide des altostratus l’après-midi. En fin de journée, le temps devient pluvieux sous un nimbostratus. Sur le sud-est du pays, on note aussi quelques stratocumulus matinaux, mais là, le ciel se dégage rapidement et il fait beau presque toute la journée, avec quelques cumulus sur les reliefs. En fin d’après-midi, on observe de nombreux cirrus et des bancs d’altocumulus. Les températures maximales, douces pour la saison, se situent entre 16 et 17°C en plaine (15 à 16°C au littoral) et entre 12 et 13°C sur les hauteurs. En Gaume, on observe également 16 à 17°C. En soirée, les pluies gagnent progressivement l’ensemble du pays et les températures baissent un peu, temporairement. Conclusion Le mois qui s’achève a été bien belge. Enfin ! De nombreuses valeurs sont proches des normes saisonnières pour un mois d’octobre. On remarquera cependant une grande fréquence des pluies et une insolation très faible. Pour ce critère, la valeur d’Uccle (56h 32min) se place même en deuxième position par rapport aux mois d’octobre les moins ensoleillés depuis 1887, après le record de 1998 (42h 58 min). On remarquera aussi que le mois a été assez venteux. Enfin, les abondantes précipitations du sud du pays sont justement tombées sur les régions qui avaient le plus souffert de la sécheresse. Grâce à cela, si l’on ne considère comme paramètre que les précipitations tombées les trois derniers mois, la sécheresse s’est complètement effacée en Belgique.
  9. cumulonimbus

    Automne 2020

    DEUXIÈME DÉCADE D’OCTOBRE 2020 11 octobre 2020 Une grosse cellule anticyclonique reste bien ancrée sur l’Océan, entre les Açores et l’Irlande. Elle n’influence que partiellement le temps sur nos régions. Une influence dépressionnaire se fait également sentir, avec quelques perturbations associées à des basses pressions sur la Scandinavie. Sur une bonne moitié ouest, le temps en matinée est pluvieux sous des nimbostratus quelque peu discontinus et instables (embedded Cb et parfois petites éclaircies sous de nombreux fractus). Ensuite le temps s’éclaircit franchement et devient même assez beau quoiqu’un peu variable. Des cumulus se développent dans un ciel bleu, s’étalent parfois, mais évoluent parfois aussi en cumulonimbus avec quelques averses. Sur l’est et le sud-est, le temps est variable dès le début de la journée, avec en matinée aussi un ciel bleu avec cumulus et quelques cumulonimbus. Le plus souvent, les précipitations restent inférieures à 5 mm. Sous un vent qui s’oriente partout au nord-ouest (c’est le cas dès le départ au littoral), les températures maximales sont proches, voire légèrement inférieures aux normes saisonnières, avec 13 à 15°C en plaine et 8 à 9°C sur les hauteurs. 12 octobre 2020 L’anticyclone maritime se scinde en deux, avec un nouveau noyau se développant plus au nord. Sur la Scandinavie, les pressions restent basses pendant qu’une petite crête anticyclonique mobile se développe temporairement vers nos régions. Le temps est relativement beau, avec des cirrus et altocumulus en matinée, parfois encore accompagnés de fractus dans les basses couches (notamment liés à quelques précipitations en tout début de journée), ensuite des cumulus se forment dans un ciel bleu garni de cirrus. Quelques stratocumulus, ici et là, donnent un temps temporairement plus gris. Vers le soir, le voile d’altitude devient plus dense avec cirrostratus / altostratus. Au littoral, le ciel est très nuageux à couvert avec altostratus dès l’après-midi, et persistance de quelques cumulus. Au sud-est du pays, le temps est plus gris aussi avec, là, des brumes matinales puis un mix cumulus / stratocumulus, parfois accompagnés de quelques précipitations. Les températures maximales se situent autour des 14 à 15°C en plaine et entre 8 et 10°C sur les hauteurs. 13 octobre 2020 L’ancien noyau anticyclonique sur l’Océan bouge peu et reste ancré entre les Açores et l’Irlande tandis que le nouveau se développe jusqu’aux environs de l’Islande où il gonfle jusqu’à former un important anticyclone entre l’Islande et la Norvège. Une circulation de nord-est se met en place, mais ne nous atteint pas encore. Une petite dépression sur le nord de la France nous place dans un flux de sud à sud-est avec de l’air maritime qui nous parvient avec un petit détour. Ce petit détour a quelques influences sur notre météo. Notamment des discontinuités dans l’écoulement de l’air et d’importants cisaillements locaux du vent donnent au ciel parfois un aspect quelque peu tourmenté. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 13 octobre 2020 à 16h En outre, une occlusion associée à la dépression française fait du surplace, avec comme conséquence un temps meilleur et un peu plus doux sur l’est de notre pays (plus loin de l’occlusion) qu’à l’ouest. Sur l’est, nous avons un petit voile de cirrus, plus tard de cirrostratus avec quelques bancs d’altocumulus. En journée, des cumulus se développent et atteignenet généralement le stade mediocris. En Ardenne cependant, la présence de nombreux stratocumulus rend le temps plus gris une bonne partie de la journée. Sur l’ouest et le centre du pays, le voile nuageux est épais et constitué d’altostratus. En dessous, on note un mix de cumulus et de stratocumulus. Comme dit précédemment, certains de ces stratocumulus (ou altocumulus) prennent un aspect quelque peu tourmenté. Au littoral et sur l’extrême ouest, le temps est même pluvieux avec nimbostratus jusque dans l’après-midi. Les températures maximales se situent entre 10 et 14°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et autour des 8 à 9°C sur les hauteurs. Les précipitations atteignent 1 à 8 mm sur le sud-ouest et l’ouest du pays (Middelkerke : 5 mm ; Beitem et Dunkerque : 6 mm ; Lille : 8 mm), sinon elles sont très faibles ou absentes. 14 octobre 2020 L’anticyclone continue à gonfler entre l’Islande et la Norvège, et les vents de nord-est arrivent à présent jusque chez nous. Une occlusion, présente sur la France, fait marche arrière et s’éloigne à nouveau de nos régions. Les nuages de cette perturbation occupent cependant encore notre ciel, sous la forme d’un altostratus qui ne s’effiloche qu’occasionnellement. Une petite instabilité de basses couches permet cependant à quelques cumulus de se former en dessous. Certains de ces cumulus s’étalent aussi en stratocumulus, mais restent le plus souvent peu nombreux. Ci-dessous, cumulus en dessous d’un altostratus dans le ciel de Beausaint. Webcam MB – Beausaint – 14 octobre 2020 à 14h Avec des vents de surface de nord-est qui tendent à s’orienter au nord-nord-est, les températures restent relativement fraîches avec des maxima de 12 à 13°C en plaine et de 7 à 9°C sur les hauteurs. Ici et là, on note quelques petites précipitations. 15 octobre 2020 L’Anticyclone reste en place entre l’Islande et la Norvège, et génère chez nous des vents de nord à nord-est. Le ciel est un peu moins gris que la veille, avec le matin parfois des aurores flamboyantes. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 15 octobre 2020 à 8h En journée, on observe essentiellement des altocumulus et des stratocumulus, avec quelques éclaircies et à nouveau des cumulus et des stratocumulus d’étalement, ces derniers coexistant parfois avec les autres stratocumulus. Cette fois-ci, c’est à l’est et au sud-est que la tendance grise est plus marquée, avec là des stratocumulus fort nombreux. Les températures maximales sont en nette baisse en Haute Belgique avec des valeurs de 5 à 6°C. Là, on observe aussi quelques précipitations. Ailleurs, la baisse par rapport à la veille est peu marquée, avec des maxima de 11 à 13°C en plaine. 16 octobre 2020 L’anticyclone se retire vers l’Islande et les vents tendent à s’orienter vers le nord. Le régime est quelque peu dépressionnaire chez nous à la suite d’un petit creux, avec une petite perturbation, sur la Mer du Nord. Cela se traduit par beaucoup de nuages dans notre ciel, d’abord stables avec essentiellement des stratocumulus, occasionnellement aussi des altocumulus, puis un brin plus instables avec parfois des cumulus se développant parmi les stratocumulus. Les températures restent un peu fraîches pour la saison, avec des maxima de 11 à 12°C en plaine et de quelques 6°C sur les hauteurs. La divergence côtière : Si l’on parle beaucoup de convergence côtière, il existe aussi la divergence côtière. Lorsque les courants atmosphériques généraux sont de nord-est à est, le vent au-dessus de la mer subit peu de frottement et souffle plus ou moins de nord-est. Une fois à l’intérieur des terres, les frottements s’accentuent et la force de Coriolis diminue : les vents tendent à souffler de nord-nord-est. Il se crée à l’ouest des plaines, à quelques (dizaines) de kilomètres de la côte une zone de divergence. Source : Infoclimat Cette divergence dissipe en partie les nuages, avec de meilleures éclaircies dans cette partie de la Flandre. Webcam MB – Waregem – 16 octobre 2020 à 14h Cette (meilleure) tendance aux éclaircies se fait sentir jusque dans l’ouest du Hainaut. 17 octobre 2020 Une faible crête anticyclonique, issue du lointain anticyclone islandais qui s’est désormais déplacé vers l’Océan au sud du Groenland, détermine notre temps. Le temps nuageux avec quelques éclaircies se poursuit. Avec le faiblissement général du vent, qui se met à souffler de directions variées, le phénomène de divergence côtière disparaît. Une nappe nuageuse, souvent à la limite des altocumulus et stratocumulus, couvre le ciel mais se déchire parfois en timides éclaircies. En dessous de la nappe, on observe parfois quelques cumulus / stratocumulus. Le matin, ici et là, on note du brouillard. La nuit est plutôt fraîche, et parfois froide au-dessus des sols sabloneux côtiers, avec par exemple un minimum de 1,3°C à Middelkerke (mais 8,1°C au port de Zeebruges). En journée, les maxima atteignent 12 à 13°C en plaine et 6 à 7°C sur les hauteurs. 18 octobre 2020 Les pressions sont à nouveau basses sur la Scandinavie, avec un flux de nord à nord-ouest qui se met en place sur l’est de la Mer du Nord. Le front froid qui le précède passe aussi à l’est de nos régions. Nous restons dans une sorte de no-man’s-land à faible influence anticyclonique. Comme la masse d’air reste humide, les nuages sont nombreux. On observe toujours une nappe d’altocumulus / stratocumulus, (souvent) doublée de brumes et stratus en matinée, voire à midi, et de cumulus / stratocumulus l’après-midi. Les éclaircies sont rares. Une couche très instable à moyenne altitude (entre 1400 et 2400 mètres), juste en dessous d’une inversion, donne des ciels plus inquiétants en fin de journée. Webcam MB – Schaerbeek – 18 octobre 2020 à 18h Les températures maximales remontent un peu pour se situer le plus souvent entre 13 et 14°C, localement 15°C en plaine et entre 7 et 8°C sur les hauteurs. 19 octobre 2020 Des basses pressions sur l’Océan, encore peu profondes la veille, se creusent à présent avec un noyau qui devient prépondérant au sud-ouest de l’Irlande. Une perturbation frontale à large secteur chaud s’y organise et place lentement notre pays dans un flux de sud. Comme souvent à cette saison, l’arrivée d’air chaud se marque d’abord en altitude, où la hausse des températures est très forte. Au niveau 850 hPa (vers 1500 mètres d’altitude), on gagne 10°C avec une valeur passant de 1 à 11°C. Vers les 2200-2300 mètres, cette hausse est plus marquée encore avec 12°C de différence (–6 à +6°C). En d’autres termes, ce sont surtout les couches moyennes qui sont affectées par cette advection d’air chaud, les couches plus basses et plus hautes étant moins concernées. Dans les basses couches, les vents de sud, plus tard de sud-est nous « remballent » d’abord la masse d’air frais, assez maritime, qui était présente chez nous les jours précédents. Cet air perd cependant un peu de son humidité, ce qui permet quelques belles éclaircies en journée. En matinée, nous avons encore de vastes champs d’altocumulus et stratocumulus, puis des éclaircies se développent pendant que l’instabilité des basses couches mène à la formation de cumulus en dessous de l’inversion. Plus tard en après-midi, le ciel se voile de cirrus et cirrostratus tandis que les cumulus s’étalent en stratocumulus. Au sud du pays, on note aussi du brouillard et des stratus matinaux. Les températures maximales, en légère hausse seulement, atteignent 14 à 15°C en plaine et 8 à 10°C sur les hauteurs. 20 octobre 2020 La dépression se trouve à présent sur les côtes occidentales de l’Irlande. Une nouvelle et très jeune perturbation, un front encore très rectiligne, se trouve tout juste à l’ouest de notre pays et plus tard sur l’ouest de notre pays. Durant la nuit, ce front dépassera légèrement le centre avant de reculer à nouveau. Ceci nous vaut un temps nuageux à couvert et parfois faiblement pluvieux. Sur l’est et le sud-est du pays, le ciel est essentiellement voilé d’altostratus, accompagnés de vastes bancs d’altocumulus et de quelques stratocumulus, ainsi que de fractus isolés en cas de faibles précipitations. Sur le centre et l’ouest du pays, les types de nuages ne sont pas très différents, mais le voile est généralement plus épais : on peut parler d’un ciel généralement couvert. Les précipitations sont un peu plus présentes, notamment vers la fin de la journée, sur l’ouest et le sud-ouest du pays. L’air doux a encore du mal à s’imposer et la hausse des maxima reste limitée, avec souvent autour de 16°C en plaine et 10 à 12°C sur les hauteurs. La nuit suivante, et plus particulièrement en deuxième partie de nuit, le temps devient pluvieux partout. L’ouest et le sud-ouest mesurent souvent 5 à 6 mm, ailleurs les totaux sont moindres.
  10. cumulonimbus

    Automne 2020

    PREMIÈRE DÉCADE D’OCTOBRE 2020 1er octobre 2020 Un complexe dépressionnaire, englobant une vaste zone allant de l’Islande aux Îles Britanniques, détermine le temps sur nos régions. Un front froid aborde l’extrême ouest du pays tôt le matin, atteint le centre à la mi-journée et s’évacue vers l’est dans le courant de l’après-midi. Un petit noyau dépressionnaire, situé à l’extrême sud de ce complexe, se creuse rapidement et atteint la Bretagne dans la nuit du 1er au 2. C’est la tempête « Alex » qui, sur les îles du sud de la Bretagne, atteint des vitesses incroyables, jusqu’à 186 km/h à Belle-Île-en-Mer ! Source : KNMI En Belgique, on ne voit rien de cette tempête. La rafale la plus forte n’atteint que 65 km/h (Beauvechain). Le temps est juste maussade, avec un ciel couvert d’un nimbostratus pluvieux (avec parfois altostratus bien visible grâce à un nombre temporairement moindre de fractus, de cumulus et de stratocumulus) qui, en cours d’après-midi, fait place à un temps instable avec cumulus et cumulonimbus. Quelques altocumulus et stratocumulus les accompagnent, mais ils sont généralement peu nombreux, ce qui laisse voir de belles structures convectives dans un ciel limpide et bleu. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 1 octobre 2020 à 18h40 Les précipitations, variables d’un endroit à l’autre, dépassent ici et là les 10 mm et les températures maximales, un peu trop fraîches pour la saison, atteignent 15 à 16°C en plaine et 10 à 12°C sur les hauteurs. Les vents soufflent de sud-est à sud, puis tournent temporairement au sud-ouest avec l’arrivée de l’air post-frontal (traîne), puis revient dès la soirée au sud, puis au sud-est. 2 octobre 2020 La tempête « Alex » a un comportement très bizarre. Le noyau de la dépression qui la génère se trouve d’abord sur la pointe ouest de la Bretagne, puis elle commence à pénétrer dans la Manche avant de revenir sur ses pas, puis descendre le long de la côte française du Golfe de Gascogne, où elle finit par s’essouffler. Il s’en suit que chez nous, les vents qui soufflaient de sud-est s’orientent à l’est, et temporairement même au nord-est en soirée. Mais « Alex » n’a pas dit son dernier mot. Vu sa position très particulière sur l’extrême-ouest de la France, elle attire un important flux d’air chaud sur le sud-est de la France, ce qui vient renforcer un épisode méditerranéen certes préexistant, mais qui prend rapidement des proportions dramatiques. Source : Paris Match Notamment dans l’arrière-pays niçois, il tombe jusqu’à 500 mm d’eau en 24 heures, comme à Saint-Martin-Vésubie, tandis qu’on relève encore 414 mm à Clans, 380 mm à Andon et 347 mm à Coursegoules. On devinera en peine les dégâts que cela a causés, plus particulièrement en raison d’une crue exceptionnelle de la Vésubie (montée des eaux de 6 à 7 mètres en quelques heures). On notera qu’outre la présence d’une convergence des vents, les reliefs jouent un rôle primordial dans la quantité de précipitations puisque sur la côte même (pourtant c’est directement de la mer que viennent ces précipitations), les totaux n’atteignent « que » 44 mm à Nice et 43 mm à Cannes. Chez nous, rien de tout cela, juste un temps pluvieux par moment, à la Belge, avec nimbostratus et, dans les intervalles (plus ou moins longs), un temps couvert avec altostratus, parfois mêlé d’altocumulus, parfois doublé de stratocumulus. La seule bizarrerie, c’est la composante orientale du vent. Les températures maximales : 14 à 16°C en plaine, localement un peu plus, et 12 à 14°C sur les hauteurs. Notons enfin que si les pluies sont diluviennes sur le sud-est de la France, le nord-ouest de l’Italie et le Tessin suisse, on observe le foehn de l’autre côté des Alpes, avec à Glarus des températures de 22°C sous un vent très irrégulier, dont les rafales atteignent jusqu’à 100 km/h. 3 octobre 2020 La tempête « Alex » disparaît des cartes météorologiques aussi rapidement qu’elle n’y est apparue. Une dépression se creuse sur l’est de l’Angleterre et les vents se remettent à souffler du sud sur nos régions. Tout semble rentrer dans l’ordre. Mais rien n’est normal dans la situation que nous vivons. Les vents, en soirée déjà, reviennent au sud-est : la dépression anglaise se met à marcher à reculons à son tour sous l’effet d’un mastodonte anticyclonique sur la Russie. Cet anticyclone, sur son flanc occidental, véhicule un air particulièrement doux. Source : KNMI Notre temps, pourtant, continue à ressembler à celui d’un véritable flux zonal, avec un ciel couvert une bonne partie de la journée, nimbostratus pluvieux ou altostratus avec ou sans fractus. Des éclaircies arrivent en cours d’après-midi avec des cumulus et une quantité variable de stratocumulus et d’altocumulus. Ces éclaircies s’élargissent le soir sur le centre du pays, et localement aussi ailleurs. Les maxima baissent encore un peu, avec 13 à 15°C en plaine et 9 à 10°C sur les hauteurs. Le foehn, qui a fait rage en Suisse la veille, arrive à présent en Autriche avec localement des températures encore plus élevées : à Amstetten, on monte jusqu’à 27°C ! Mais après en soirée, une saute de vent, accompagnée de quelques gouttes de pluie, fait brutalement chuter la température. À 22 heures, il ne fait plus que 13°C. Pendant ce temps, de l’air très doux présent sur l’Europe centrale remonte vers le nord et s’apprête à aborder les Pays Baltes. 4 octobre 2020 La dépression anglaise reprend du poil de la bête, avec une circulation plus maritime vers nos contrées. Mais cet air maritime reste toujours quelque peu indirect, avec des vents de surface de sud. Sur le nord et nord-est de l’Europe, l’anticyclone russe garde les commandes avec l’arrivée d’une bulle d’air chaud sur les États Baltes et l’enclave de Kaliningrad. Dans cette dernière ville, le mercure monte jusqu’à 24°C, ce qui est vraiment beaucoup pour la latitude en octobre. Par la suite, poussés par les vents d’est, cet air déborde sur la Baltique, mais se refroidit au contact de l’eau avec brumes et stratus en Suède. Mais en Norvège, grâce au pseudo-fœhn, certains fjords connaissent à nouveau des températures très élevées. À Tafjord (latitude : 62°14’N), la température oscille entre 18 et 20°C toute la journée, même depuis tôt le matin, et finit par dépasser ces 20°C en soirée et la nuit, pour culminer à 20,4°C à minuit ! Au milieu de toutes ces anomalies, le temps reste plus ou moins normal en Belgique, presque beau même l’après-midi. Mais d’abord, en matinée, nous avons affaire à un temps pluvieux avec nimbostratus, évoluant vers un mix de stratocumulus et de nuages convectifs avec averses. L’après-midi, le ciel est bleu avec des cumulus dont la plupart se résorbent graduellement. Quelques-uns, au contraire, se développent en cumulonimbus avec averses. À côté de cela, on note aussi quelques stratocumulus et altocumulus cumulogenitus. Quand les éclaircies du soir sont larges, on voit aussi des bandes de cirrus. Au littoral tout comme en Gaume, le ciel tend à rester très nuageux aussi l’après-midi avec de nombreuses averses. En soirée, de l’activité orageuse est observée sur l’ouest du pays, d’abord non loin de Comines, puis à l’ouest et au nord-ouest de Gand. Les températures maximales : 12 à 15°C en plaine et 8 à 10°C sur les hauteurs. Le vent est assez présent, avec des rafales jusqu’à 60 km/h sur une grande partie du pays, et jusqu’à 76 km/h à Zeebruges. 5 octobre 2020 Les zones de basses pressions font quasiment du surplace sur l’est de l’Angleterre. En altitude, on assiste à une curieuse situation de blocage, avec un important creux orienté nord-ouest – sud-est qui traverse la Mer du Nord et descend jusqu’au sud de l’Allemagne. Chez nous, les vents d’altitude soufflent de nord-ouest tandis que sur l’est et le nord de l’Europe, ces vents soufflent de sud ou de sud-est. Sur notre pays, ces vents de nord-ouest en altitude forment d’importants cisaillements directionnels avec les vents de surface, qui en ce jour soufflent de sud-ouest à sud. Ci-dessous, les vents modélisés par Arôme (prévisions à très court terme) pour 18 h L.T. à différents niveaux : en surface, au niveau 925 hPa (vers 600 m), au niveau 700 hPa (vers 2850 m) et au niveau 300 hPa (vers 9000 m). Modèle Arôme Au niveau des perturbations, nous avons une occlusion qui traverse le pays la nuit et le matin, suivi d’un air post-frontal avec une origine polaire très indirecte, puis par une nouvelle occlusion (en fait une autre branche de la même occlusion) qui passe en fin de soirée. À noter que dans l’air post-frontal, il y a une ligne de discontinuité qui intéressera le nord du pays durant l’après-midi et en début de soirée et qui sera particulièrement active. Source : KNMI Sous la première occlusion, le temps est d’abord pluvieux avec nimbostratus, puis ces pluies évoluent en averses (mix stratocumulus / nuages convectifs) avant que les nuages ne se déchirent. L’après-midi, on observe de belles éclaircies accompagnées de cumulus, mais aussi de cumulonimbus générateurs d’averses. Par moment, les éclaircies sont aussi amoindries par des altocumulus et stratocumulus cumulogenitus, ainsi que par des cirrus et cirrostratus d’enclumes. Ailleurs, le ciel est bleu avec de très bonnes visibilités, permettant de voir les cumulonimbus de très loin, comme par exemple l'une des supercellules au nord d’Anvers, visible depuis Bruxelles. Nous y reviendrons. Au coucher du soleil, les nuages de l’occlusion suivante sont déjà visibles à l’horizon, vers l’ouest. Quelques heures plus tard, les pluies et bruines de cette occlusion nous arrivent déjà. Sur le nord du pays, le temps n’est d’abord pas très différent de celui du reste du pays, mais en après-midi, les nuages deviennent bien plus menaçants, avec des orages qui éclatent dès le milieu de l’après-midi sur le nord-ouest, et en fin d’après-midi sur le nord proprement dit (région anversoise entre autres). À Kapellen et à Braschaat, à une dizaine de kilomètres au nord / nord-est d’Anvers, c’est une véritable tornade qui se forme ! Des analyses ultérieures font même état de deux tornades, qui sont nées au sein de trois orages qui se succèdent en peu de temps sur la région. Deux de ces orages prennent des caractéristiques supercellulaires et génèrent chacun une tornade. La tornade de Braschaat est de brève durée et n'est pas entièrement condensée. Mais les dégâts (de type convergent) prouvent bien qu'il s'agit d'une tornade. La tornade de Kapellen (cf. photo) est bien plus esthétique et visible de loin. Toranade de Kapellen vue depuis Ekeren. Source : capture d'écran d'une vidéo de Martijn Peters « Hier soir, [texte écrit le 6 octobre] certaines rues de Braschaat et de Kapellen ont subi le passage d’une tornade. Des arbres ont été déracinés et des meubles de jardin tournoyaient dans les airs. Quelques toits ont été endommagés et des rues, inondées. Mais personne n’a été blessé. » (Carla Mertens, VRT NWS) Une habitante de Kapellen, impressionnée : « Soudain, il se mit à pleuvoir fort et nous entendîmes un bruit assourdissant. Nous pensions d’abord qu’il s’agissait d’un coup de tonnerre, mais il s’avéra que plusieurs arbres ont été déracinés dans notre rue. Un de ses arbre évita de peu notre voiture. Au-dessus de notre porte d’entrée, il y avait une lucarne : elle a complètement disparu ! Elle est retombée entre deux arbres. Chez nos voisins, une partie de la toiture a été arrachée. Le vent était très fort, sans véritable direction. Du mobilier de jardin et des trampolines se sont envolés, pas tous dans la même direction. Tout s’est retrouvé dans tous les sens par terre. Chez notre voisine, un arbre s’est abattu sur son abri de jardin. Les pompiers sont venu ébrancher et débiter un arbre pour dégager notre entrée et pour remettre l’électricité. Puis ils ont dégagé la rue aussi. » Source : VRT NWS (traduit par nos soins) Quelques stations privées ont enregistré de très fortes précipitations. À Kapellen, la première averse donne 13,7 mm entre 15h40 et 16h30 et la deuxième, 12,7 mm entre 17h10 et 17h35. La troisième averse, là, ne donne que quelques millimètres. Mais le total de la journée (0h -> 24h) s'élève à la station à 33,8 mm ! Une autre station de Kapellen, un peu plus à l’est, mesure une quantité comparable, 28,5 mm, dont la plus grande partie tombe aussi lors de deux averses principales. Parmi les stations officielles, la plus proche est celle de Stabroek avec 18 mm sur la journée, dont 16 mm entre 14 et 20h. Lorsqu’on s’éloigne de la zone, les précipitations diminuent très rapidement. La cause principale de ces intempéries, dont notamment les supercellules ayant généré les tornades, est à rechercher dans le cisaillement directionnel « tournant » des vents (passant graduellement de sud-sud-ouest à nord-ouest au fur et à mesure qu’on monte en altitude). L’instabilité est certes présente, mais pas particulièrement forte. Mais la ligne de convergence post-frontale a probablement « boosté » la convection pour former ligne orageuse au nord d’Anvers. L’aspiration liée à la sortie gauche d’un jet-stream a apporté la touche finale. Les températures, quant à elles, ont été de saison, voire un brin trop fraîches, avec des maxima de 15 à 17°C en plaine et de 9 à 10°C sur les hauteurs. 6 octobre 2020 Une autre occlusion encore traverse notre pays en première moitié de journée, suivie d’une circulation d’ouest commandée par une dépression sur la Mer du Nord, pendant que l’anticyclone des Açores reste proche... des Açores. L’occlusion se matérialise par un nimbostratus pluvieux (parfois avec cumulonimbus enclavés) qui nous accompagne une bonne partie de la journée. À l’arrière, nous avons un ciel traditionnel de traîne avec cumulus, cumulonimbus et quelques stratocumulus cumulogenitus. C’est au littoral que les éclaircies sont les plus précoces, et aussi les plus larges (malgré la présence, là aussi, de nuages convectifs). Par endroit, ces averses sont fortes. À Ernage, il tombe 21 mm en 5 heures, entre 13 et 18 heures, dont 7 mm entre 15 et 16 heures et 6 mm entre 17 et 18 heures. Il n’est pas étonnant que sur les totaux journaliers (sur 24 heures), ce soit la station toute proche de Gembloux qui récolte le plus d’eau, avec 22,4 mm, suivie de près par Bierset avec 22 mm (dont 21 mm l’après-midi), puis par Buzenol avec 21,3 mm. À l’opposé, l’ouest du pays connaît peu de précipitations avec 0,7 mm à Passendaele ; 0,6 mm à Middelkerke ; 0,5 mm à Kruishoutem et 0,2 mm à Beitem. Les températures sont à nouveau de saison, avec des maxima de 15 à 17°C en plaine, très localement 18°C, et 10 à 12°C sur les hauteurs. 7 octobre 2020 À présent, l’anticyclone des Açores se développe mieux et pousse une crête vers l’Espagne et le Sud de la France. Mais l’axe reste bien au sud de nos régions, si bien que nous nous trouvons dans une vraie circulation zonale, avec des zones de basse pression évoluant plus au nord. Nous sommes toujours sous un ciel de traîne, mais qui est bien moins active que la veille, avec pas mal de stratocumulus d’étalement qui accompagnent les cumulus et les quelques cumulonimbus (généralement peu développés). Mais il y a des éclaircies aussi. Le total des précipitations est souvent inférieur à 1 mm, parfois compris entre 1 et 2 mm et très localement plus conséquent (comme par exemple à Stabroek avec 5,1 mm). Les températures maximales sont similaires à celles de la veille, parfois un brin plus fraîches, et se situent entre 15 et 16°C en plaine et entre 10 et 12°C sur les hauteurs. 8 octobre 2020 Dans cette circulation zonale bien en place, nous avons une perturbation frontale à secteur chaud encore assez ouvert, commandée par une dépression se déplaçant rapidement de l’Irlande au Danemark en passant par l’Angleterre et le sud de la Mer du Nord. Le front chaud traverse notre pays la nuit et tôt le matin, le front froid aborde le littoral l’après-midi, puis traverse une partie du pays avant de s’immobiliser plus au moins au nord des massifs ardennais et fagnards. Le temps est très nuageux, le plus souvent même couvert avec stratocumulus, parfois doublés de cumulus, tendant à évoluer en nimbostratus avec pluie et bruine l’après-midi. Au sud du pays, on observe aussi des brumes et stratus en matinée. Le secteur chaud fait certes monter les températures en altitude, mais en surface, cette hausse reste très limitée, avec des maxima de 17 à 18°C en plaine et de 12 à 13°C sur les hauteurs. 9 octobre 2020 Le front froid a formé une onde, se transforme temporairement en front chaud en remontant quelque peu, puis la pointe du système frontal à peine né passe sur le sud-est du pays avant que la perturbation ne s’évacue vers le centre-sud de l’Allemagne en soirée. Mais une autre perturbation (occlusion) nous attend déjà en soirée à partir du nord-ouest. Le temps est couvert, brumeux et pluvieux, avec nimbostratus, une grande partie de la journée en Gaume. Ce n’est qu’en fin de journée qu’on voit quelques très timides éclaircies parmi les stratocumulus. En Ardenne, le nimbostratus fait place à des éclaircies en cours d’après-midi, avec des cumulus et quelques stratocumulus. Au centre du pays, le temps n’est pas trop mauvais avec du brouillard le matin, puis une nappe peu épaisse de stratocumulus, suivie d’altocumulus et d’éclaircies avant le retour d’autres bancs de stratocumulus, parfois doublés de cumulus. Dans les éclaircies du soir, on note aussi des cirrus. De temps en temps, un cumulus isolé parvient à se développer un peu plus en dessous des stratocumulus / altocumulus. Webcam MB – Schaerbeek – 9 octobre 2020 à 12h Au littoral, les éclaircies sont plus larges l’après-midi, avec quelques cumulus et la présence de cirrus. Les températures sont assez stables, avec des maxima de 15 à 16°C, localement 17°C en plaine et de 10 à 12°C sur les hauteurs. En Gaume, les pluies sont conséquentes en matinée, avec à Buzenol presque 20 mm tombés entre 4 et 13 heures (dont 15 mm entre 7 et 12 heures). 10 octobre 2020 Les diverses perturbations se sont à présent éloignées vers le sud-est. Une dépression à noyau principal sur le sud de la Norvège, associée à une anticyclone des Açores qui remonte vers le nord sur l’Océan, met en place une circulation de nord-ouest au-dessus de nos régions. Grâce à une certaine influence anticyclonique, cette situation nous ramène temporairement du beau temps, pendant une partie de la journée. En matinée, le ciel est même serein ou presque, puis des cumulus se forment mais se développent peu. En après-midi, le ciel redevient nuageux avec d’abord des altocumulus, parfois à tendance lenticularis, puis des stratocumulus assez denses qui forment alors un mix avec les nuages convectifs et qui donnent des averses. Quand il y a encore des éclaircies, on revoit des altocumulus. Sur l’est et le sud du pays, le temps tend à rester beau toute la journée avec persistance des cumulus, accompagnés de quelques stratocumulus seulement. Au littoral en revanche, le temps est beaucoup plus instable, avec cumulus et cumulonimbus tout au long de la journée et régulièrement des averses. En après-midi et le soir, ces averses sont souvent organisées en ligne et intéressent tout le nord-ouest, nord et même nord-est du pays avant de se propager plus tard sur de grandes parties de notre territoire. Mais les pluies ne sont abondantes qu’ici et là, comme par exemple à Stabroek avec 11,6 mm Les températures maximales, en baisse, n’atteignent plus que 13 à 14°C en plaine et autour de 9°C sur les hauteurs. Ceci termine une décade encore fort extravagante dans un premier temps, mais avec une graduelle normalisation de la situation atmosphérique par la suite.
  11. cumulonimbus

    Automne 2020

    TROISIÈME DÉCADE DE SEPTEMBRE 2020 21 septembre 2020 La ceinture anticyclonique au nord de nos régions descend vers le sud et vient s’établir sur nos régions. Mais cette ceinture se scinde en deux parties, deux noyaux anticycloniques qui se séparent de plus en plus en s’affaiblissant. Peu à peu, un marais barométrique s’installe dans nos contrées. La vague de chaleur française s’essouffle peu à peu. Nous sommes arrivés à une saison où la chaleur ne s’auto-entretient plus sur le continent. En l’absence d’une nouvelle alimentation en air tropical, les températures finissent par baisser en raison d’un soleil désormais trop faible chez nous. Malgré cela, on reste encore dans des valeurs élevées pour la saison, en journée tout au moins. Car au petit matin, en raison des nuits plus longues, il fait déjà froid. À Elsenborn, la température descend jusqu’à 2,2°C, mais en plaine aussi, on observe des valeurs très basses, comme à Diepenbeek avec 2,8°C et Retie avec 3,6°C. Ceci en grand contraste avec le port de Zeebruges, où la température ne descend pas en dessous de 15,8°C (mais 7,7°C à l’aéroport de Middelkerke). L’après-midi, le ressenti de la température est très doux (aussi grâce au vent faible) et les thermomètres le confirment, avec le plus souvent autour de 25°C en plaine et au centre du pays, et autour de 23°C sur les hauteurs. Au littoral, il fait plus frais avec 19 à 20°C. En Campine, en Gaume et sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, on atteint parfois encore 26°C. Le ciel, quant à lui, est serein sur tout le pays. Notons enfin que les écarts de température entre le matin et l’après-midi peuvent être importants, comme par exemple à Diepenbeek (minimum = 2,8°C ; maximum = 25,7°C). 22 septembre 2020 Le maintien d’un marais barométrique permet à l’air doux de stagner sur le pays avec, l’après-midi, souvent une légère baisse des températures par rapport à la veille et ce, après une nouvelle nuit froide. À Diepenbeek, il refait 2,8°C au petit matin, tandis qu’on observe 3,0°C à Elsenborn et 4,9°C à Retie. Les maxima, en plaine et au centre du pays, se situent le plus souvent autour de 23 à 24°C, et à peine moins sur les hauteurs avec 23°C. Les régions privilégiées comme la Campine, la Gaume et aussi l’Entre-Sambre-et-Meuse affichent 25 à 26°C. Au littoral, il fait près de 22°C. Le matin, du brouillard se forme sur l’ouest et le centre du pays, pendant que la visibilité reste extraordinairement bonne sur le plateau ardennais. En dehors de ce brouillard matinal, le ciel est à nouveau parfaitement serein partout, sauf en Gaume où l’on observe quelques rares cumulus humilis. À Diepenbeek, l’écart de température est à nouveau grand entre le matin et l’après-midi, avec un minimum de 2,8°C et un maximum de 25,8°C. 23 septembre 2020 Le marais barométrique n’offre pas une grande résistance à l’arrivée d’un régime dépressionnaire dont les centres d’action sont situés au nord-ouest et au nord par rapport à nos régions. Malgré des pressions pas trop élevées en Méditerranée, le gradient devient suffisant pour générer chez nous un bon petit vent de sud à sud-ouest, avec des rafales de 40 à 50 km/h sur presque tout le pays (jusqu’à 60 km/h au littoral), rafales qui augmenteront encore un peu durant la nuit suivante. Une faible occlusion traverse le pays durant l’après-midi et sera suivie, la nuit, par un front froid très actif. Après d’importants bancs d’altocumulus (parfois aussi stratocumulus) le matin, on observe encore des éclaircies en matinée, avec des altocumulus plus dispersés et la formation de cumulus. L’après-midi, le ciel se voile de cirrostratus et d’altostratus tandis que les cumulus persistent un certain temps encore, avec une tendance à évoluer en stratocumulus. En soirée, le ciel est très nuageux ou couvert de cirrostratus, altostratus et altocumulus. En Gaume, le temps reste assez beau une bonne partie de la journée, avec essentiellement des cumulus, et le voile nuageux n’arrive qu’en fin d’après-midi. Au littoral, au contraire, les éclaircies sont brèves en début de journée, avec un ciel se couvrant rapidement. Des précipitations y tombent dès la mi-journée, des averses tombant d’un mix de stratocumulus et de nuages convectifs en dessous d’un voile de nuages plus élevés. Ailleurs dans le pays, les pluies ne commencent qu’en soirée voire la nuit. Les températures maximales baissent encore un peu par rapport à la veille, mais sont pour la dernière fois encore nettement supérieures aux normes saisonnières, avec 21 à 24°C en plaine et 19 à 20°C sur les hauteurs, tout comme au littoral. Les précipitations sont très abondantes sur l’ouest du pays. À Middelkerke, il tombe déjà 8 mm l’après-midi, puis 16 mm en soirée, soit un total de 24 mm. Une station privée à Alveringem récolte même 29 mm, dont la moitié environ lors d’une averse à la mi-journée et l’autre moitié lors des pluies du soir. Non loin de là, mais du côté français, la station MB de Bergues récolte 40 mm, dont 10 lors de l’averse de la mi-journée et le restant lors des pluies du soir. Plus loin à l’intérieur des terres, les pluies sont moindres mais restent généralement significatives, avec ici et là plus de 10 mm. Le sud du pays, par contre, reçoit parfois fort peu (1,4 mm sur l’épisode, par exemple, à Étalle et 1,8 mm à Virton). 24 septembre 2020 Le front froid achève de traverser notre pays en deuxième moitié de nuit. L’après-midi et le soir, d’autres perturbations traversent notre pays, dont notamment une occlusion associée à une dépression se déplaçant de l’Irlande à la Manche et se dédoublant, avec un autre noyau sur le sud-ouest de la Mer du Nord. Pour cette raison, les vents de sud-ouest tournent au sud, même temporairement au sud-sud-est en soirée, mais le temps (assez) chaud ne revient pas pour autant. À l’arrière du front froid, le temps est d’abord beau en matinée, avec cirrus puis formation de quelques cumulus. L’après-midi, des altocumulus envahissent le ciel, bientôt suivis de stratocumulus, par moment doublés de cumulus (fractus), parfois il s’agit aussi d’un véritable mix de stratocumulus et nuages convectifs. On note quelques précipitations, tombant tant sous formes de faibles pluies que de petites averses. En soirée, ces pluies se renforcent quelque peu. En Gaume, le temps est un peu différent avec des stratocumulus résiduels en matinée, puis des cumulus sous un ciel voilé de cirrus, puis de cirrostratus, plus tard à nouveau des stratocumulus, dont castellanus. Les températures maximales n’atteignent plus 20°C nulle part. Elles se situent entre 16 et 19°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et entre 14 et 15°C sur les hauteurs. Les précipitations sont le plus souvent encore modestes, mais dépassent déjà les 10 mm par endroit, comme par exemple à Gouvy (12,2 mm). 25 septembre 2020 Le premier noyau dépressionnaire, celui qui se trouvait la veille sur la Manche, s’enfonce sur le territoire français et se comble rapidement. Le second noyau dépressionnaire, celui sur le sud-ouest de la Mer du Nord, va encore faire parler de lui. Bien que peu profond, ce noyau va générer, par rapport à une crête anticyclonique, un resserrement des isobares tel que le vent se mettra à souffler en tempête le long de notre Côte belge : la tempête Odette est née ! Source : KNMI Mais d’abord, parlons de la différence saisissante des températures en à peine 10 jours de temps. Ci-dessous, les valeurs mesurées le 15 septembre à 15h Z (17h L.T.), comparées à celles du 25 septembre à la même heure. Source des cartes : Infoclimat Par endroit, cette différence atteint 23, voire 24°C. De telles différences sont plutôt rares pour des températures prises à la même heure au sein d’un même mois. En octobre 2012, cette différence avait atteint localement 20°C, mais en 4 jours seulement (p. ex. Elsenborn : 23,9°C le 22/10/2012 à 15h Z ; 3,9°C le 26/10/2012 à 15h Z). Nous verrons par la suite que la différence au niveau des précipitations est tout aussi saisissante : on passe presque sans transition de la sécheresse au trop plein d’eau ! En ce 25 septembre, nous avons d’abord un temps instable et venteux, avec des vents de sud tournant à l’ouest à l’intérieur des terres, et au nord-ouest au littoral. Le ciel est généralement très nuageux à couvert. Peu d’éclaircies entre les cumulonimbus à averses. Le plus souvent, nous avons un mix de stratocumulus, de cumulus et de fractus, parfois aussi des altocumulus et quelques coins de ciel bleu quand le soleil perce un peu. Les températures maximales : 13 à 14°C en plaine, 8 à 10°C sur les hauteurs. En journée, les précipitations restent encore raisonnables partout, et ne dépassent pas les 5 mm dans la plupart des cas. Mais le vent est déjà bien là, avec des rafales qui montent progressivement à 60 km/h à l’intérieur des terres, à 80 km/h sur l’ouest des plaines et à 100 km/h, voire plus le long du littoral. En début de soirée (entre 19 et 20h), Coxyde monte jusqu’à 108 km/h pendant que Middelkerke atteint 101 km/h. À Zeebruges, une rafale de 101 km/h est déjà mesurée entre 17 et 18h. Il n’est d’ailleurs pas exclu que du côté de La Panne, on dépasse les 110 km/h (Dunkerque : 112 km/h entre 18 et 19h). La nuit, pluie et vent se renforcent. Entre 2 et 3 heures du matin, on observe jusqu’à 115 km/h à Zeebruges, tandis que des rafales de 70 à 80 km/h se propagent aussi à l’intérieur, jusqu’au centre, voire le centre-est du pays. On remarquera aussi la moyenne très élevée du vent à Zeebruges entre 1 et 2 heures, avec 83 km/h. Comme ces vents soufflent de nord-ouest (à peu près perpendiculairement à la ligne côtière), on note beaucoup de dégâts aux littoral, notamment en raison du transport de sable vers la digue, perturbant fortement le trafic. Ci-dessous : le « résultat » de la tempête le lendemain matin. Crédit photo : Patoche Gérard ; source : Info Météo Venons-en aux pluies maintenant. Le soir et la nuit, ces pluies se renforcent nettement, ce qui fera que les totaux (8h -> 8h) dépassent parfois 30 mm, voire 40 mm. Quelques chiffres : Sint-Katelijne-Waver : 41,0 mm Mont-Rigi : 32,0 mm Uccle : 30,4 mm Stabroek : 30,2 mm Mais à bien des endroits, le pire reste à venir… 26 septembre 2020 La dépression, d’abord située sur les Pays-Bas, s’éloigne vers l’Allemagne, puis la Pologne et les vents se calment petit à petit. Mais une occlusion reste traîner en travers de notre pays, créant ainsi un couloir à précipitations particulièrement intenses. Ce couloir s’étend grosso modo de la Flandre Orientale à l’est du Hainaut / ouest de la province de Namur en passant par le centre-ouest du pays. Une autre zone à fortes précipitations (là plutôt un gros amas) sévit également sur les massifs ardennais et fagnards. D’abord les chiffres sur 24 heures (c’est-à-dire du matin du 26/09/2020 au matin du 27/09/2020) : Heldergem : 93,5 mm Dourbes : 69,3 mm Enghien : 65,2 mm Sivry-Haye : 64,0 mm Cour-sur-Heure : 63,4 mm Sivry-Rance : 60,4 mm Gosselies : 59,0 mm Tollembeek : 57,6 mm Braine-le-Château : 51,0 mm Alost : 50,0 mm Des cotes supérieures à 60 mm en une journée, surtout en Basse et Moyenne Belgique, peuvent être considérées comme très élevées. La valeur de Heldergem (Haaltert) peut même être considérée comme exceptionnelle. Les pluies sur les reliefs (et vallées) de l’est et sud-est du pays donnent des totaux à peine moindres : Mont-Rigi : 48,6 mm Bièvre : 44,0 mm Hastière : 42,1 mm Et en dehors des zones précitées, le temps reste très pluvieux aussi, avec des totaux le plus souvent supérieurs à 20 mm ! Dans les zones très impactées, les pluies sont plus ou moins continues et fortes, et il est parfois bien difficile de faire la distinction entre averses et renforcements de pluies continues. Pour l’observateur au sol, cela peut parfois apparaître comme un nimbostratus, mais avec des pluies plus intenses que d’habitude. Grâce au radar de précipitations, des averses sont cependant détectables et on peut parler de cumulonimbus encastrés dans le nimbostratus. Ci-dessous, l’état de la situation le matin, avec les cumulonimbus situés sur la mer (en rouge sur la carte). Source : Buienradar En journée, il y a une certaine pénétration de ces cumulonimbus à l’intérieur des terres (petits points rouges). Source : Buienradar En dehors des zones précitées (parfois même très peu à l’ouest ou à l’est), le ciel prend plutôt des caractéristiques instables, avec un mix de stratocumulus et de nuages convectifs, et parfois des cumulonimbus visibles dans de brèves éclaircies. Webcam MB – Schaerbeek – 26 septembre 2020 à 14h En fin d’après-midi, c’est même un véritable arcus qui déboule sur le centre du pays. 26 septembre 2020 à 17h54 – crédit photo : Skystef Au littoral, l’instabilité est suffisante pour un peu d’activité orageuse et…. une trombe marine ! Crédit photo : Greet Velghe ; source : Frank Deboosere Les vents généraux, quant à eux, soufflent de nord-ouest et tournent au nord, avec encore de fortes rafales au littoral en première moitié de journée (90 puis 80 km/h). À l’intérieur des terres (à l’exception de l’ouest des plaines), le vent n’est pas très significatif. Durant la nuit, le vent redevient fort au littoral. Les températures, en plaine, remontent un peu avec le plus souvent 14 à 16°C. Certaines régions, notamment l’Entre-Sambre-et-Meuse, restent fort froides sous les fortes pluies, avec des maxima de 9,4°C à Dourbes et de 9,6°C à Florennes. Sur les Hauts Plateaux, il fait plus froid encore avec 7,1°C à Saint-Hubert et 7,3°C à Mont-Rigi. Dans ces deux dernières régions, les températures remontent ensuite en cours de nuit, et deviennent donc plus douces qu’en journée. 27 septembre 2020 La situation atmosphérique est très inhabituelle. La dépression responsable de la tempête Odette s’est retrouvée coincée sur la Pologne, la veille, des suites de la poussée d’un anticyclone présent sur la Russie depuis plusieurs jours déjà. Cette dépression se met à marcher à reculons et… nous revient en ce 27 septembre avant de se combler rapidement sur la France. Comme déjà mentionné, le vent est redevenu fort au littoral durant la nuit et, le matin, c’est à nouveau une véritable tempête de nord-ouest à nord qui s’abat sur le port de Zeebruges, avec des rafales de 101 km/h pour un vent moyen de 79 km/h entre 6 et 8 heures. Sur l’ouest de la Côte belge, le vent est un peu moins fort, mais les rafales atteignent encore 80 à 90 km/h. Et des rafales de 75 km/h sont enregistrées jusqu’à une trentaine de kilomètres du littoral. Plus loin encore à l’intérieur, le centre du pays subit encore quelques petites rafales, tandis que l’est et le sud ne sont pas concernés par cette nouvelle tempête ou, plutôt, retour de tempête. En journée, ces vents diminuent rapidement et, comme nous le verrons plus loin, nous bénéficions aussi d’une accalmie sur le front de la pluie. Mais revenons un instant sur la situation atmosphérique du jour. Source : KNMI Nous pouvons y voir que la dépression, qui est à présent en train de mourir sur la France, a entraîné dans son sillage, sur son versant nord-est, un vaste secteur chaud dans une situation quasiment inversée par rapport à la situation normale. Ce secteur chaud emprisonne par ailleurs un reliquat d’air chaud qui avait séjourné un bon moment sur la Pologne et l’Allemagne orientale, avec des températures jusqu’à 28°C à Berlin et à Cottbus. À présent, la bulle d’air chaud se trouve sur le Danemark, le sud de la Suède et les États Baltes. Source : Infoclimat Chez nous, cet air chaud n’a (encore) aucune influence. Le temps est d’abord pluvieux sous un nimbostratus, puis le temps s’améliore avec un mix de cumulus et de stratocumulus et quelques éclaircies. Au littoral, le temps est un peu plus instable avec de petites averses. Plus tard en journée, des nuages de l’étage moyen, altostratus et altocumulus, envahissent le ciel partout, avec plus tard quelques précipitations. Au sud du pays, on observe aussi du brouillard matinal par vent calme (en grand contraste avec la tempête à la mer). Les précipitations restent très raisonnables sur tout le pays. Les températures maximales sont presque douces sur l’ouest et le nord du pays, avec le plus souvent 16 à 17°C. Sinon, ces températures se situent autour de 14 ou 15°C sur une grande partie du pays, et entre 10 et 11°C sur les hauteurs. 28 septembre 2020 La situation atmosphérique n’a guère évolué, sauf que le secteur chaud s’est décalé vers le nord-ouest et que la pointe de ce secteur chaud à l’envers se trouve à présent sur notre pays avec une nouvelle fois de fortes précipitations. Source : KNMI Les températures élevées se retrouvent désormais du côté de la Norvège, ou plutôt, à quelques endroits privilégiés de la Norvège, où l’air chaud parvient à toucher le sol. Même si en altitude, la bulle d’air chaud concerne une grande partie de la Scandinavie, en surface il fait souvent frais sous l’inversion, avec du brouillard très répandu en Suède. De l’autre côté des Scandes (= « Alpes scandinaves »), le pseudo-foehn parvient à faire grimper les températures, dans certains fjords et vallées norvégiens, jusqu’à 23°C ! À Trondheim (63°28’N) notamment, sous un soleil éclatant, on enregistre 23,0°C, la plus haute température depuis 40 ans au moins pour une 3e décade de septembre. Chez nous, on est loin du compte. Il pleut et il fait frais, avec un nimbostratus qui persiste toute la journée, souvent précédé, suivi voire doublé d’un stratus. Notamment une bande centrale sur la Belgique connaît des précipitations abondantes, avec 12,5 mm à Stabroek ; 11,8 mm à Sint-Katelijne-Waver ; 21,8 mm à Uccle ; 24,0 mm à Gosselies et 24,3 mm à Dourbes. À l’ouest et à l’est de cette bande, il pleut généralement moins. En Ardenne, le ciel n’est pas encore trop sombre en matinée, avec altocumulus et stratocumulus, plus tard doublés de fractus avant l’arrivée du nimbostratus. En Gaume, on note même quelques éclaircies en matinée. Les températures maximales : 12 à 16°C en plaine, 6 à 9°C sur les hauteurs. Et pourtant, la Belgique connaît un tout petit peu aussi l’influence de l’air chaud scandinave. En altitude, la langue d’air chaud est bien plus étendue qu’en surface, et la Belgique connaît de ce fait une hausse marquée des températures au niveau 850 hPa, qui passe de 3 à 9°C vers 1400 mètres d’altitude. Il s’ensuit une grande stabilisation de l’air, avec l’humidité coincée dans les basses couches et une baisse de la base des stratus, qui fait disparaître dans le brouillard le sommet des buildings bruxellois. En outre, une partie de ce réchauffement se transmet jusqu’en surface avec, sous un ciel invariablement gris, une hausse des températures de 3°C environ à partir de l’ouest, accompagnée d’un changement brusque de la direction du vent. Le « vent froid de sud » se fait remplacer par un « vent plus doux de nord-ouest » ! Source : IRM 29 septembre 2020 L’arrivée d’une faible perturbation en provenance de la France et la présence d’autres perturbations sur l’Atlantique, se déplaçant vers l’Irlande, augurent la mise en place d’une situation météorologique plus normale. Le temps est d’abord beau avec quelques altocumulus, puis des cumulus parfois assez flous (à la limite du fractus) se forment, suivis l’après-midi par une nappe de stratocumulus en dessous de laquelle les cumulus persistent un certain temps. Parfois ce sont aussi des stratus fractus qui doublent ces stratocumulus, notamment en cas de (faibles) précipitations. Au littoral, le ciel se couvre plus rapidement, mais des éclaircies réapparaissent déjà l’après-midi, avec cumulus, altocumulus et cirrus. À l’est et au sud-est du pays, le ciel est encore couvert et pluvieux le matin, avec un ciel restant très nuageux en matinée avec stratocumulus et parfois encore quelques fractus. Là, les éclaircies ne sont présentes que l’après-midi (fin de matinée du côté de Liège) et ce, pour une brève durée avec le retour rapide des nuages (cumulus / stratocumulus). En Gaume, il n’y a même presque pas d’éclaircies. Une certaine douceur revient en plaine avec des maxima de 18 à 20°C (20,3°C à Koersel et 20,2°C à Retie). Sur les hauteurs, ces maximas se situent entre 11 et 14°C. La Gaume, sous les nuages, reste fraîche avec guère plus de 15 ou 16°C. Le plus souvent, les précipitations sont très faibles, mais parfois, les pluies et bruines parviennent à donner quelques petits millimètres d’eau. 30 septembre 2020 Pendant que les perturbations atlantiques continuent leur chemin vers les Îles Britanniques, la faible perturbation française est munie à l’arrière d’un long front froid, qui se remet à son tour à onduler et à remonter sous forme de front chaud. Source : KNMI Mais contrairement à ce qu’on a vu en été et encore au début de cet automne, l’air situé au sud de ce front n’est pas particulièrement chaud : les températures y sont à peine plus élevées qu’au nord du front. Cette perturbation n’est d’ailleurs pas très active et ne donne, le plus souvent, que peu de précipitations. Il s’en suit que le temps n’est pas trop mauvais chez nous : un ciel nuageux certes, avec beaucoup de stratocumulus, parfois doublés de cumulus, mais aussi quelques éclaircies (avec altocumulus et cirrus). Sur le sud du pays, on observe aussi en début de journée du brouillard et des stratus (fractus). Parfois, les stratocumulus parviennent à générer un peu de pluie ou de bruine, et les cumulus, de petites averses. Les températures sont douces sans plus, avec à nouveau 18 à 20°C en plaine, et une très légère hausse sur les reliefs avec 12 à 15°C sur les Hauts Plateaux. Les pluies, quant il y en a, sont faibles sauf au littoral où elles sont un peu plus consistantes (Middelkerke : 5 mm dont 1 mm en matinée par des pluies, 2 mm par une averse en fin d’après-midi et 2 mm par des pluies en deuxième partie de nuit). Conclusion Qui l’eût cru, que le mois connaîtrait un excédent pluviométrique ? À Uccle, jusqu’au 22 septembre inclus, il n’était tombé que 3,8 mm d’eau dans le pluviomètre. Une forte sécheresse donc, dans le prolongement de la forte tendance sèche des mois précédents. Puis du 23 au 30 du mois, il est tombé 98 mm d’eau en 8 jours seulement !!! Il ne serait pas exagéré de dire qu’un extrême a annulé l’autre, au niveau statistique tout au moins car la nature, elle, n’apprécie vraiment pas ! En outre, le 26 septembre à lui seul a pour ainsi dire dessiné les cartes pluviométriques du mois. Source : URM Si l’on dessinait la carte des précipitations du 26 septembre, l’on retrouverait les zones les plus sombres (fortes précipitations) presque aux mêmes endroits. Ce que nous pouvons surtout retenir de ce mois de septembre 2020, c’est à nouveau la fréquence des situations de blocage. Le flux zonal n’a pu s’imposer que sur la période du 3 au 12 septembre, et encore, souvent avec une teinte anticyclonique et un positionnement un peu trop au nord par rapport à nos régions. Après, c’étaient constamment des blocages, d’abord avec une crête à l’est de nos régions, puis avec une situation « high over low » et enfin par un vaste creux, se détachant ensuite pour former une circulation fermée (goutte froide). En toute fin du mois, nous assistons à une nouvelle tentative de flux zonal. Il en découle d’abord une grande sécheresse, avec dans un premier temps un flux zonal « trop mou » pour donner des précipitations dignes de ce nom, et dans un deuxième temps une longue période anticyclonique vraiment sèche, avec en plus une bouffée de chaleur extrême au milieu du mois. Ensuite, et presque sans transition, nous avons droit à des pluies trop fortes en raison d’un blocage dépressionnaire. Cela s’accorde parfaitement avec l’évolution des patrons atmosphériques liée au réchauffement climatique. Le pôle se réchauffant plus vite que les latitudes moyennes, les différences de températures s’amenuisent et le jet-stream, dont le moteur est justement cette différence de température, ralentit et en ralentissant, il se met plus aisément à onduler et à former des blocages. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces différences qui s’amenuisent au niveau mondial vont augmenter les différences au niveau local, justement à cause de ces blocages. C’est ce qui est en train de se passer de façon récurrente les trois à quatre dernières années. Est-ce le signe d’un changement durable et assez radical de notre climat ? C’est trop tôt pour le dire, mais le risque d’alternance de grandes sécheresses et de grandes pluviosités, ainsi que de grandes chaleurs et, peut-être même, de grands froids n’est certainement pas à sous-estimer pour les années à venir.
  12. cumulonimbus

    Automne 2020

    11 septembre 2020 L’influence anticyclonique se maintient sur notre pays, avec un pont reliant l’anticyclone des Açores à un anticyclone continental se déplaçant de la Pologne à l’ouest de la Russie. Le temps est beau avec parfois quelques altocumulus / stratocumulus en matinée, des cumulus en après-midi (sauf au littoral) et souvent des cirrus le soir. Le matin, le temps est froid aux endroits exposés, avec 1,7°C à Elsenborn, mais aussi 4,2°C à Diepenbeek et 4,9°C à Retie. En journée, il fait assez chaud sur la frange sud du pays, avec 25-26°C localement en Gaume et dans l’Entre-Sambre-et-Meuse. Ailleurs, il fait très doux avec 22 à 24°C en plaine (19 à 20°C au littoral) et 20 à 22°C sur les hauteurs. Diepenbeek, avec un minimum de 4,2°C et un maximum de 24,2°C, connaît un écart de 20°C tout juste entre le matin et l’après-midi. Mais on retiendra de cette journée surtout la couleur un peu particulière du ciel. Le ciel bleu est parfois un peu blanchâtre, voire grisâtre et ce, en l’absence de brume ou de voile d’altitude. Le soleil, en plus, à l’air de briller un peu bizarrement. Webcam MB – Schaerbeek – 11 septembre 2020 à 17h30 Il s’agit en fait des fumées des immenses incendies de forêt qui sévissent en... Californie (!) et qui, poussées par le jet-stream, arrivent jusqu’au-dessus de chez nous ! En soirée, cette légère grisaille s’est transformée en un coucher de soleil aux couleurs spéciales. Capture d’écran d’une vidéo de Bernard Radelet 12 septembre 2020 Un pont anticyclonique entre un anticyclone océanique et un anticyclone continental continue à déterminer le temps sur nos régions. Un front froid sur les Îles Britannique et la Mer du Nord ne nous atteindra pas. C’est l’anticyclone océanique qui influence nos basses couches, avec des vents d’ouest à nord-ouest, en journée, qui sont responsables d’infiltrations maritimes et d’un air un peu plus frais. Un pseudo-front, non repris sur les cartes d’analyse, passe juste au sud de nos régions et les sépare d’un air nettement plus chaud qui affecte déjà en partie la France, le Grand-Duché du Luxembourg et l’Allemagne. Source : KNMI Ci-dessous, sur la carte des températures maximales, on devine bien où se trouve le pseudo-front : Source : Infoclimat Au-dessus du centre du pays, l’air frais a un bon millier de mètres d’épaisseur et se retrouve sous une inversion assez marquée. Le temps est très beau avec des cirrus et, à la mi-journée, la formation de cumulus très plats juste en dessous de l’inversion. En soirée, on note parfois des stratocumulus cumulogenitus. Sur le sud et l’est du pays, l’inversion est trop basse pour que des cumulus puissent se former. En Gaume, le ciel est même tout à fait serein ; en Ardenne, on observe le matin quelques altocumulus à tendance castellanus. Cumulus très plats dans le ciel de Braine-l’Alleud à 12h Les températures maximales se situent entre 21 et 22°C en plaine (20°C au littoral) et entre 19 et 20°C sur les hauteurs. Dans le sud de la Gaume, la barre de 25°C est atteinte. Juste en dehors de nos frontières, les maxima sont franchement estivaux avec 26,4°C à Luxembourg ; 28,8°C Trêves ; 28,4°C à Metz et 29,2°C à Nancy. Enfin, pour un œil alerté, le bleu du ciel n’est toujours pas entièrement rétabli en raison des restants de fumée des incendies californiens, toujours présents dans notre ciel. 13 septembre 2020 Les hautes pressions se retrouvent de plus en plus à l’est de nos régions, ce qui entraîne une continentalisation rapide de l’air maritime présent sur nos régions. Nous arrivons cependant à une saison où le soleil devient moins puissant et où le réchauffement par continentalisation est plus lent. Il faut désormais un apport d’air méridional, voire tropical pour que les thermomètres puissent vraiment s’emballer. Or cet air tropical n’atteint encore que le sud-est du pays. Ailleurs, cet air n’est présent qu’en altitude, au-dessus d’une inversion qui se renforce de plus en plus. Malgré une certaine humidité persistant sous l’inversion, celle-ci est à présent trop basse pour que des cumulus puissent encore se former. Le ciel est donc serein ou presque, avec quelques cirrus qui se dispersent de plus en plus. Au sud du pays, les cirrus sont un peu plus persistants. Les températures maximales atteignent 21 à 22°C au littoral, 24 à 25°C en plaine et jusqu’à 26°C sur la frange sud et est des plaines et des plateaux de Moyenne Belgique. Sur les plateaux de l’Entre-Sambre-et-Meuse, les maxima atteignent 27°C et sur les Hauts Plateaux, 23 à 25°C. En Gaume, ces maxima tournent autour de 28°C. Non loin de nos frontières, les températures atteignent déjà 30°C, comme par exemple à Trêves avec 30,2°C sous un air extrêmement sec avec un taux d’humidité descendant temporairement à 17% en après-midi. Ce même taux est aussi observé à Luxembourg, avec là un maximum de 28,0°C. En Gaume, l’air commence à se dessécher aussi, mais avec des valeurs un peu moins extrêmes (26% à Buzenol pour un maximum de 27,8°C). Notons enfin quelques gros écarts entre le minimum et le maximum de la journée : Elsenborn : 3,3°C / 24,6°C Buzenol : 6,5°C / 27,8°C Dourbes : 8,2°C / 27,4°C 14 septembre 2020 Commençons par la nuit, ou plutôt, par les petites heures du matin. À 4 heures, le thermomètre d’Elsenborn affiche 7,0°C par vent calme pendant que l’aérodrome de Spa enregistre... 19,7°C avec un petit vent de sud-sud-est soufflant à 22 km/h ! Saint-Hubert, à ce moment-là, mesure 19,3°C et Florennes, 16,7°C. Un peu plus tôt, à minuit, la station de Beauvechain, sur le plateau, affiche 19,1°C alors que Mélin, situé à un peu plus de 3 kilomètres de là mais dans la vallée, n’a que 11,7°C. Lorsqu’on regarde le sondage de Beauvechain, l’on voit qu’à une hauteur d’une petite centaine de mètres au-dessus du sol, l’air est encore plus doux avec 22°C. Plus haut, à 1610 mètres d’altitude (niveau 850 hPa), la température atteint encore 18°C. Le souffle tropical est donc bien là, il n’attend plus que le soleil, en journée, pour se transmettre jusqu’en surface. Et cette fois-ci, la chaleur sera au rendez-vous sur pratiquement tout le pays (ouest de la côte belge excepté). Sous un ciel bleu, garni de quelques cirrus sur le sud du pays, cirrus qui gagnent le restant du pays en après-midi et en soirée, les températures, soutenues par un vent de sud-est à sud, atteignent des valeurs exceptionnelles pour la saison, de l’ordre de 30 à 32°C en plaine et de 27 à 29°C sur les hauteurs. Au littoral, il existe une grande différence entre l’ouest et l’est de la cote belge. À l’est, la brise de mer ne se lève pas et les maxima atteignent 28°C même aux abords immédiats de la mer. Ensuite, le temps reste chaud jusqu’en soirée. Du côté d’Ostende, il fait chaud aussi, mais une brise de mer de nord-ouest se lève en milieu d’après-midi avec un rafraîchissement mitigé et une température oscillant entre 25 et 27°C. Du côté de La Panne, la brise de mer souffle dès midi avec, l’après-midi, une température proche de 22°C. En fin d’après-midi et début de soirée, des bouffées d’air chaud se mêlent à l’air frais et la température augmente temporairement à 25-26°C. À Dunkerque en France, l’air chaud n’apparaît plus du tout et le maximum reste coincé à 22,7°C. Mais à peu de kilomètres à l’intérieur, de ce côté-là aussi, les 30°C sont approchés ou atteints comme à Bergues et à Coxyde (base aérienne). Ci-dessous, les températures du réseau synoptique de ce 14 septembre 2020 et, pour se faire une idée, une comparaison avec celles du 13 septembre 2016, date du précédent record pour une deuxième décade de septembre (excepté à Florennes, où le record appartenait à 2003) : Station 14/09/2020 13/09/2016 Dunkerque (FR) : 22,7°C 32,9°C Coxyde : 29,6°C 33,1°C Middelkerke : 29,8°C 32,1°C Zeebruges : 28,2°C 30,3°C Semmerzake : 30,3°C 32,0°C Beitem : 30,0°C 32,6°C Lille (FR) : 31,9°C 32,1°C Gosselies : 32,0°C 31,6°C Uccle : 31,3°C 31,2°C Zaventem : 31,7°C 32,2°C Beauvechain : 31,8°C 31,4°C Sint-Katelijne-Waver : 30,4°C 31,7°C Deurne : 30,4°C 32,1°C Diepenbeek : 32,3°C 32,4°C Kleine Brogel : 31,3°C 33,8°C Maastricht (NL) : 31,6°C 32,7°C Bierset : 31,1°C 31,5°C Elsenborn : 28,4°C 28,8°C Spa : 28,9°C 28,8°C Florennes : 31,4°C 29,5°C (29,7°C le 20/09/2003) Dourbes : 31,6°C 30,5°C Saint-Hubert : 28,1°C 26,8°C Buzenol : 30,7°C 31,4°C Luxembourg (LU) : 30,6°C 30,5°C Comme on peut le constater, un certain nombre de records sont battus. Ajoutons à cela que l’air est parfois fort sec, mais la sécheresse extrême qu’on a relevée la veille à Trêves et à Luxembourg ne s’est pas transmise à notre pays. Pour terminer, citons encore quelques très gros écarts entre le minimum et le maximum : Diepenbeek : 6,3°C / 32,3°C (écart de 26,0°C) Chièvres : 8,5°C / 32,3°C (écart de 23,8°C) Retie : 8,2°C / 31,2°C (écart de 23,0°C) Dourbes : 9,3°C / 31,6°C (écart de 22,3°C) Elsenborn : 6,2°C / 28,4°C (écart de 22,2°C) L’écart de température de Diepenbeek est l’un des plus grands jamais observés en Belgique. Le record reste celui de Kleine Brogel du 3 août 1986, avec un minimum de 9,6°C et un maximum de 37,2°C, soit un écart de 27,6°C. 15 septembre 2020 Petit tour tôt ce matin. Il est cinq heures et il fait bien doux encore sur les hauteurs spadoises : 20,1°C à l’aérodrome. On ne peut pas en dire autant de celui d’Elsenborn, où il fait frais et humide avec 9,5°C. Sur les plateaux du Brabant Wallon, il fait plus doux encore : 21,4°C. Dans le petit village de Mélin, au fond de la vallée, on frissonne dans l’humidité avec 12,0°C. Mais en plaine aussi, on observe de gros contrastes : Semmerzake enregistre 19,9°C et Melle, 13,7°C ! Les deux stations sont situées en région gantoise. En journée, il fait très, très chaud pour la saison. L’anticyclone continental se fait épauler par de faibles basses pressions en bordure du continent pour générer un afflux massif d’air tropical, poussés par des vents de surface de sud à sud-est, avec plus tard une petite tendance vers sud-ouest. Le temps est à nouveau très beau, avec l’un ou l’autre cirrus et, plus rarement, quelques altocumulus. L’après-midi, des cumulus à base fort élevée se forment en de nombreux endroits, suivis d’altocumulus castellanus. Parfois, il est même difficile de faire la distinction entre les deux. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 15 septembre 2020 à 16h50 Le soir, on note des développements orageux à la limite du Brabant Wallon et de la Province de Namur. Très localement, on observe de fortes précipitations. Une station privée à Grand-Rosière-Hottomont (entre Perwez et Ramillies) relève 34,8 mm entre 20h15 et 21h05. À Thorembais-Saint-Trond, on parle d’une « fameuse drache » avec de beaux éclairs et du tonnerre. Mais à peu de kilomètres de là, il n’y a plus rien ou presque ! Les températures maximales, en plaine, se situent le plus souvent entre 34 et 35°C, voire un peu plus (35,6°C à Dilbeek), et entre 29 et 30°C sur les hauteurs. Au littoral, la brise de mer souffle partout cette fois et les températures, encore proches de 30°C en tout début d’après-midi, redescendent souvent en dessous de la barre de 25°C en cours d’après-midi. En soirée, sous l’influence d’une dépression thermique se déplaçant vers les Pays-Bas et l’Allemagne, les vents tournent au nord-ouest sur l’ouest du pays avec à ce moment une baisse rapide des températures. Mais avant, à l’exception du littoral, tous les records saisonniers sont battus et souvent pulvérisés. Ci-dessous, la liste des températures maximales du des 14 et 15 septembre 2020 avec, à titre de comparaison, le record de septembre, toutes décades confondues : Station 14/09/2020 15/09/2020 Record Dunkerque (FR) : 22,7°C 29,3°C 32,9°C (13/09/2016) Coxyde : 29,6°C 30,8°C 33,1°C (13/09/2016) Middelkerke : 29,8°C 30,9°C 32,1°C (13/09/2016) Zeebruges : 28,2°C 27,3°C 31,6°C (05/09/2013) Beitem : 30,0°C 33,9°C 32,6°C (13/09/2016) Passendaele : ----,--°C 33,3°C 32,3°C (05/09/2013) Kruishoutem : ----,--°C 34,6°C 32,6°C (13/09/2016) Semmerzake : 30,3°C 34,1°C 32,0°C (05/09/2013 et 13/09/2016) Melle 30,0°C 34,1°C 31,3°C (13/09/2016) Lille (FR) : 31,9°C 35,1°C 33,1°C (05/09/2013) Chièvres : 32,3°C 33,9°C 31,7°C (05/09/2013) Gosselies : 32,0°C 35,4°C 31,6°C (13/09/2016) Uccle : 31,3°C 34,3°C 31,6°C (05/09/2013) Zaventem : 31,7°C 34,7°C 32,2°C (13/09/2016) Beauvechain : 31,8°C 34,2°C 32,0°C (05/09/2013) Ernage 31,6°C 34,4°C 31,7°C (05/09/2013) Sint-Katelijne-Waver : 30,4°C 34,7°C 32,2°C (05/09/2013) Deurne : 30,4°C 34,4°C 32,4°C (05/09/2013) Stabroek : 30,1°C 33,9°C 32,6°C (05/09/2013) Retie : 31,2°C 34,2°C 32,2°C (13/09/2016) Gorsem : ----,--°C 34,2°C 32,4°C (05/09/2013) Schaffen 31,8°C 34,3°C 32,7°C (05/09/2013) Koersel : ----,--°C 34,8°C 33,8°C (14/09/2016) Kleine Brogel : 31,3°C 34,0°C 33,8°C (13/09/2016) Maastricht (NL) : 31,6°C 34,3°C 32,7°C (13/09/2016) Strée (Huy) ----,--°C 33,4°C 31,3°C (05/09/2013) Bierset : 31,1°C 33,3°C 31,6°C (05/09/2013) Elsenborn : 28,4°C 30,0°C 28,8°C (13/09/2016) Spa : 28,9°C 30,9°C 28,9°C (05/09/2013 et 14/09/2016) Mont-Rigi ----,--°C 29,5°C 28,0°C (05/09/1973) Florennes : 31,4°C 33,1°C 30,1°C (05/09/2013) Hastière : ----,--°C 34,2°C 32,2°C (05/09/2013) Dourbes : 31,6°C 34,7°C 31,4°C (04/09/1973 et 05/09/2013) Humain : 30,6°C 32,8°C 29,8°C (05/09/2013) Bièvre : ----,--°C 32,6°C 29,1°C (05/09/2013 et 13/09/2016) Saint-Hubert : 28,1°C 30,5°C 27,7°C (04/09/1973) Buzenol : 30,7°C 33,1°C 31,4°C (13/09/2016) Luxembourg (LU) : 30,6°C 32,2°C 30,5°C (13/09/2016) Si l’on regarde plus loin dans le temps, on retrouve la vague de chaleur de la mi-septembre 1947, qui a surtout frappé la moitié sud-est du pays. À Rochefort, la température montait alors jusqu’à 32,8°C le 13 septembre et jusqu’à 33,3°C le 19 septembre. À Gerdingen-Bree, aux mêmes dates, on notait respectivement 32,8°C et 32,6°C. À Denée-Maredsous, on relevait trois fois 31,5°C, les 13, 15 et 19 septembre. Cette période de chaleur a été manifestement plus longue que celle de 2020, mais n’atteignait pas des valeurs aussi élevées. En plus, elle touchait bien moins le centre et l’ouest du pays. En 1949, les températures étaient fort élevées en début du mois, le 5 pour être plus précis, avec 34,9°C à Gerdingen-Bree, 32,3°C à Rochefort et 31,5°C à Denée-Maredsous. À la Baraque Michel (pendant de la station de Mont-Rigi), la température atteignait encore 29,2°C. En 1929, la température maximale (homogénéisée) d’Uccle était de 32,8°C. À Maastricht, la température maximale (également homogénéisée) était de 34,2°C. À partir de ces données anciennes, issues d’un réseau météorologique jadis autrement réparti, on peut raisonnablement estimer que les températures de 2020 sont encore un peu plus élevées que celles de 1929 et 1949, alors qu’il s’agissait là de la première décade du mois. Si l’on compare rien que les deuxièmes décades de septembre, on est largement au-dessus en 2020, et même au-dessus de 1947 qui, sur le sud-est du pays, avait été hors normes à l’époque. Pour les autres régions, les plus hautes valeurs reviennent à 1919, 1959, 2003 et surtout 2016. Et là, on améliore les records souvent de 2 à 3°C, ce qui revient à dire que le phénomène du 15 septembre a à peu près la même amplitude, en matière d’extrêmes, que le 25 juillet 2019. À situation égale en plein été, on aurait à nouveau atteint voire dépassé les 40°C en plusieurs régions du pays ! Ce qui conforte que le réchauffement climatique amplifie aussi les extrêmes qui, bien plus que les moyennes, ont déjà subi une augmentation de 2 à 3°C par rapport au climat d’avant ! Enfin, pour clore cette analyse du 15 septembre 2020, revenons encore sur quelques gros écarts entre minimum et maximum du jour, parfois même sur l’ouest du pays : Diepenbeek : 10,6°C / 34,6°C (écart de 24,0°C) Retie : 11,6°C / 34,2°C (écart de 22,6°C) Melle : 12,5°C / 34,1°C (écart de 21,6°C) Chièvres : 12,8°C / 34,2°C (écart de 21,6°C) Kleine Brogel : 13,3°C / 34,3°C (écart de 21,0°C) Elsenborn : 9,1°C / 30,1°C (écart de 21,0°C) Beitem : 13,3°C / 33,9°C (écart de 20,6°C) 16 septembre 2020 Après la chaleur, parlons de la sécheresse. Même si l’une ou l’autre averse copieuse, d’origine orageuse, a arrosé ici et là la moitié sud du pays, cette région passe au statut de sécheresse extrême. La carte ci-dessous, basée sur les précipitations des 90 derniers jours (environ 3 mois), nous montre à quel point la sécheresse est en train de s’étendre sur le pays. Presque tout le pays est en régime sec, pendant que quasiment toute la moitié sud se trouve dans des conditions de sécheresse extrême. Cette sécheresse commence d’ailleurs même à déborder sur la Flandre, où les régions plus ou moins épargnées par les averses et orages des derniers mois se retrouvent progressivement aussi en situation de sécheresse extrême. Source : IRM N’oublions pas que cette carte est uniquement basée sur les précipitations. Si l’on y ajoute des facteurs d’évapotranspiration, particulièrement forte au cours des coups de chaleur de la fin juillet, d’une grosse partie du mois d’août et de la mi-septembre, l’on comprendra facilement qu’il s’agit là d’une problématique qu’il faut vraiment prendre au sérieux, surtout au vu de la persistance du phénomène. En ce qui concerne le 16 septembre, nous pouvons diviser notre pays en trois zones : Une zone sud, qui correspond grosso modo à la province du Luxembourg, où l’on observe à nouveau des pics de chaleur, parfois presque aussi élevés que ceux de la veille. Notamment au sud de la Gaume, les thermomètres s’affolent à nouveau, avec des valeurs de 31 à 33°C en début d’après-midi, voire même un peu plus. Sur les plateaux ardennais, la température atteint 28°C et, dans les vallées en dessous de 400 mètres, les thermomètres dépassent aisément les 30°C aussi. Le temps est très beau avec des cirrus et quelques bancs d’altocumulus. En Gaume, des cumulus se forment et se développent rapidement en début d’après-midi, avec évolution jusqu’au cumulonimbus orageux. Parfois, les précipitations sont conséquentes, avec par exemple 17,6 mm à Lamorteau et encore 10,0 mm à Virton-Saint-Mard. Ces orages marquent la fin de la période de chaleur avec une chute souvent brutale des températures. À quelques stations, on observe même une chute de quelques 12 à 13°C en une heure de temps. Un peu plus au nord, où les orages n’éclatent pas, la baisse des températures est plus progressive. Une grosse partie centrale du pays se retrouve déjà dans un air plus frais, poussé par un bon petit vent de nord qui s’oriente ensuite vers le nord-est, avec des température maximales le plus souvent comprises entre 26 et 28°C, localement encore 29°C. Le temps est légèrement brumeux, mais très beau également avec quelques bancs d’altocumulus, parfois floccus ou castellanus. En raison d’une inversion qui s’est formée en dessous de l’air chaud qui circule toujours en altitude, aucun cumulus ne parvient à se former. Sur une large bande côtière, une brise de mer renforcée par les vents généraux amène un temps encore plus frais, avec des maxima de 20°C seulement au bord de l’eau, de 22°C dans les dunes et de 24°C dans les polders du côté de Bruges. Le vent est d’ailleurs bien présent et, avec la forte humidité maritime, parvient même à donner une petite sensation désagréable. Le matin, on observe du brouillard, puis le ciel devient bleu, là aussi, avec toutefois une présence plus prononcée d’altocumulus, souvent castellanus. Pendant la nuit, un front froid sec traverse le pays, précurseur d’un rafraîchissement plus marqué. 17 septembre 2020 Le front froid sec, qui a traversé le pays la veille, se transforme rapidement en pseudo-front (= front qui ne concerne plus que les basses couches) et descend jusqu’à une ligne qui s’étend grosso modo du Havre à Reims en passant un peu au nord de Paris. Là, le front se frontolyse complètement. En Belgique, au-dessus du centre du pays, l’air frais a une épaisseur d’un bon millier de mètres. Grâce à une bonne turbulence de l’air, il ne se forme cependant pas de brume en dessous de l’inversion, et le temps est très beau, avec un ciel parfaitement bleu après la dispersion de quelques stratocumulus / cumulus (fractus) en matinée. Sous un vent de nord-est soufflant par petites rafales, les températures ne dépassent guère plus 20 à 21°C en plaine et 17 à 18°C sur les hauteurs de l’est de la Belgique. Le sud du pays reste un peu plus chaud avec 22 à 23°C en Gaume et 20°C sur le Plateau ardennais. Au littoral, le vent général se double par la brise de mer et est donc bien présent, avec là des maxima de 19°C. À noter que dans le sud-ouest de la France, le temps demeure exceptionnellent chaud avec des pointes locales jusqu’à 35°C. 18 septembre 2020 Le noyau principal de l’anticyclone se trouve à présent sur le Danemark et les vents soufflent d’est-nord-est, avec un air qui se réchauffe à nouveau quelque peu en journée. Pendant ce temps, l’air vraiment chaud regagne du terrain sur la France, avec des maxima de 33 à 34°C sur le centre (33,6°C à Chateauroux ; 33,5°C à Auxerres ; 33,4°C à Nevers). En Belgique, le matin est d’abord froid et, sous un vent toujours présent, l’impression de froid est plus forte encore. Les minima sont presque partout inférieurs à 10°C, avec par exemple 6,7°C à Zaventem ; 6,3°C à Chièvres et 4,8°C à Elsenborn. Sous un ciel serein, à l’exception, parfois, de quelques cirrus en matinée et le soir, les températures maximales remontent à 21-22°C au littoral et sur les hauteurs de l’est, et à 23-24°C en plaine. Au sud du pays, de l’air plus chaud originaire de France fait monter le thermomètre à localement 28°C sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, 25-26°C en Gaume et encore 23°C sur le plateau ardennais (mais 26,4°C à Bièvre). On notera de ce fait un grand écart entre le minimum et le maximum à Dourbes, avec respectivement 6,4°C et 27,9°C. 19 septembre 2020 La chaleur sur la France s’atténue quelque peu en raison de la présence de nuages, mais commence à déborder sur la Belgique. Le temps sur nos régions est déterminé par une ceinture anticyclonique située au nord, qui s’étend – avec quelques irrégularités certes – du milieu de l’Océan aux Balkans en s’incurvant via les Îles Britanniques, la Mer du Nord et le Danemark. Source : KNMI Nous sommes donc dans un régime continental avec, aux abords de l’équinoxe, des différences plus marquées entre l’air continental septentrional (soleil déjà bas sur l’horizon dans ces régions) et l’air continental méridional (soleil encore haut sur l’horizon dans ces régions). Pour autant que le vent ne soit pas trop fort (ce qui est le cas), ces différences s’atténuent lorsque l’air arrive sur nos régions, mais restent bien perceptibles. C’est ainsi qu’au nord des Pays-Bas, les maxima ne dépassent guère plus 22°C pendant qu’au sud des Pays-Bas et sur de grandes parties de la Belgique, les maxima repassent (parfois largement) la barre des 25°C. Nous sommes en effet du côté de l’air continental méridional, moins extrême que l’air tropical direct, mais encore fort chaud pour la saison. Le ciel est serein une grande partie de la journée. En fin d’après-midi, des altocumulus floccus et castellanus apparaissent. Dans le sud du pays, des castellanus sont présents dès le matin et sont suffisamment développés, en soirée, pour produire des virga. Les températures maximales atteignent 22 à 24°C au littoral, 26 à 28°C en plaine et 24 à 25°C sur les hauteurs. Sur une frange sud-ouest et sud du pays, le long de la frontière française, l’air prend un caractère plus tropical (débordement de l’air chaud français) et les températures frisent parfois les 30°C, notamment dans le Tournaisis. À Chièvres, il fait encore 29,5°C, et 28,8°C à l’aéroport de Gosselies. En soirée et la nuit, cet air chaud tend à remonter plus loin vers le nord-est, avec localement des températures nocturnes restant fort élevées pour la saison. Cela se matérialise sur les cartes d’analyse par un véritable front chaud. Source : KNMI 20 septembre 2020 Alors que le nord-est du pays connaît des minima assez frais (7,0°C à Diepenbeek et 8,6°C à Kleine Brogel), le Hainaut et l’Entre-Sambre-et-Meuse, voire même l’Ardenne observent des minima fort élevés pour la saison (16,1°C à Florennes et 16,3°C à Lille). On remarquera surtout les pointes de températures aux petites heures, avec 19,1°C à 6 heures à Florennes ; 18,8°C à Gosselies à 4 heures et même encore 17,1°C à 5 heures à Saint-Hubert. Sur les reliefs de l’est du pays, les différences peuvent parfois être saisissantes avec à 4 heures 17,3°C à Spa et 7,8°C à Elsenborn. En journée, l’air chaud tend à reculer à nouveau sous l’influence des vents de nord-est commandés par la ceinture anticyclonique toujours située au nord de nos régions. Mais quelques bulles d’air chaud persistent, notamment sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, et de façon générale, les températures remontent bien malgré le vent de nord-est. Si à midi, quelques zones à 16-17°C persistent encore du côté de Zaventem (pendant qu’il fait déjà 22-23°C sur le Brabant Wallon), les maxima de l’après-midi atteignent 24 à 26°C partout en plaine tout comme au centre du pays, et à peine moins sur les hauteurs avec 23 à 24°C. Seul le littoral est plus frais avec 19 à 21°C. Sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, il fait localement 28°C (Dourbes : 27,7°C). Le temps est à nouveau beau avec des cirrus, qui temporairement voilent une grande partie du ciel, mais sans vraiment évoluer en cirrostratus. Le matin, on observe aussi des bancs d’altocumulus, parfois épais. Au littoral, le ciel est presque serein (quelques altocumulus le matin, puis cirrus isolés). Ceci termine une décade de septembre chaude, très ensoleillée et très sèche, avec à Uccle une moyenne de température de 18,8°C (moy. min = 12,6°C ; moy. max = 25,8°C), un total d’insolation de 106h52 et un total de précipitations de 0 mm (quelques très faibles précipitations < 0,1 mm ont été relevées le 16 septembre). Surtout au sud du pays, la sécheresse reste un sujet préoccupant. D’après les prévisions, une petite amélioration est en vue, mais il ne pleuvra sans doute pas encore des masses. Source : IRM
  13. cumulonimbus

    Automne 2020

    PREMIÈRE DÉCADE DE SEPTEMBRE 2020 1er septembre 2020 Le temps sur nos régions est influencé par un faible anticyclone à la forme allongée, orienté SSW – NNE et s’étendant du nord de la France à la Scandinavie. Cette structure, très lentement, se retire vers le nord-est. Le temps est relativement beau, mais un apport d’air en provenance de la Mer du Nord, acheminé par des vents de nord à nord-est, est parfois responsable d’importants champs nuageux. Les éclaircies sont les plus larges en matinée, avec des bancs d’altocumulus et parfois de stratocumulus élevés, puis des cumulus se forment, et doivent se partager le ciel avec d’importantes nappes de stratocumulus. Le soir, les éclaircies tendent à nouveau à s’élargir. À noter qu’au littoral, les cumulus ne se forment (presque) pas. En Ardenne, le ciel reste très nuageux avec de nombreux stratocumulus, auxquels s’ajoutent, le matin, du brouillard et des stratus, principalement dans les vallées, et l’après-midi quelques cumulus, plus ou moins fractus, formés en dessous des stratocumulus. En Gaume, les stratocumulus sont nombreux aussi, parfois doublés de cumulus (fractus), mais on y note quelques belles éclaircies temporaires l’après-midi. Il fait assez frais pour la saison, avec des maxima le plus souvent proches de 19 à 20°C en plaine et de 17 à 18°C au littoral. Sur les Hauts Plateaux, la fraîcheur est accentuées encore par la couverture nuageuse plus importante, et les maxima ne dépassent guère 11°C sur les Hautes-Fagnes et 13°C sur le Plateau ardennais. 2 septembre 2020 L’anticyclone de la veille se renforce à l’est de la Scandinavie pendant qu’un second anticyclone, maritime, se développe lentement vers le continent et tente de faire la jonction avec le premier anticyclone. Mais le pont anticyclone reste très faible. Pour nous cependant, cela signifie une nouvelle journée de temps relativement beau. Le matin, on observe des bancs d’altocumulus (parfois aussi stratocumulus), puis le ciel tend à se dégager complètement. En fin de matinée, des cumulus se forment et se développent jusqu’au stade mediocris, pendant que quelques nouveaux bancs d’altocumulus traversent à nouveau le ciel. En soirée, on observe aussi des cirrus. En Ardenne, on note aussi du brouillard matinal dans les vallées et, l’après-midi, quelques cumulus se développant mieux qu’ailleurs et atteignant le stade de congestus. En Gaume aussi, on note l’un ou l’autre congestus. Le vent s’oriente graduellement au nord-ouest et les températures sont conformes à la saison, avec des maxima de 20 à 22°C en plaine (18 à 19°C au littoral) et de 17 à 18°C sur les hauteurs. 3 septembre 2020 L’anticyclone maritime a finalement une extension plus méridionale, ce qui le maintient éloigné de l’anticyclone ex-scandinave, désormais situé sur la Russie. Cette configuration permet à une dépression située au sud de l’Islande de gagner de l’influence sur nos régions. Un front chaud atteint notre littoral à la mi-journée et se déplace très lentement vers l’est du pays. Le front froid qui suit atteint à son tour notre littoral en soirée. Cette configuration permet déjà à de l’air chaud à remonter jusqu’à Paris où, sous un ciel pourtant fort nuageux avec altocumulus et stratocumulus (et cirrus dans les éclaircies), le mercure monte jusqu’à 28°C. Webcam Infoclimat – Paris-Saint-Germain – 3 septembre 2020 à 16h Cet air chaud influence quelque peu le climat gaumais aussi avec parfois jusqu’à 24-25°C dans l’extrême sud. Le reste du pays connaît des températures proches des normes saisonnières, comme la veille, avec 20 à 22°C en plaine et 15 à 18°C sur les hauteurs. Mais le ciel est partout très nuageux (même en Gaume), avec principalement des stratocumulus et, dans de vagues éclaircies, aussi des altocumulus (quand ce n’est pas l’altostratus qui apparaît dans les déchirures des stratocumulus). Ces nuages s’accompagnent aussi de faibles précipitations, principalement en matinée. En soirée, l’air doux gagne tout le pays, avec des températures restant parfois légèrement supérieures à 20°C jusqu’après minuit. 4 septembre 2020 Le front froid s’avance en première moitié de journée jusqu’au nord des massifs ardennais et fagnard, puis s’immobilise et tend même à rebrousser chemin. L’air chaud, toujours présent sur Paris, influence cette fois plus nettement la Gaume aussi. Source : KNMI Commençons une nouvelle fois par Paris. Là, les altocumulus se dispersent en matinée pour faire place à un soleil radieux et des températures qui montent jusqu’à 29°C (Montsouris) voire 30°C (Orly). Du côté de Metz, le temps est tout aussi radieux, avec quelques altocumulus dont lenticularis, et un maximum de 30,3°C. Webcam Infoclimat – Jarny (près de Metz) – 4 septembre 2020 à 15h58 Le sud de la Gaume bénéficie pleinement de cette langue d’air chaud, avec 27 à 29°C du côté d’Aubange, de Virton et de Lamorteau, sous le soleil et les altocumulus, dont quelques castellanus très développés donnant des virga. Le nord de la Gaume, avec 26-27°C, est encore chaud mais les altocumulus y sont déjà plus nombreux, tandis que vers l’Ardenne, le ciel devient rapidement presque couvert avec des stratocumulus, parfois doublés de cumulus, et quelques maigres éclaircies ou amincissements de la couverture nuageuse, où l’on voit des altocumulus. Le reste du pays est directement concerné par les nuages frontaux. Aux stratocumulus succède un altostratus / nimbostratus avec bruines et pluies, puis des stratocumulus / altocumulus avec cumulus, et quelques éclaircies. Le littoral, bien à l’arrière du front, connaît de meilleures éclaircies alternant avec des altocumulus, parfois étendus et épais. Si l’on excepte Gaume, quelques vallées ardennaises et l’extrême sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse où il fait plutôt chaud, les maxima se situent autour de 20°C au littoral, de 21-22°C en plaine et de 18°C sur les Hautes-Fagnes (mais 22°C sur le plateau ardennais, à la lisière de l’air chaud). 5 septembre 2020 Le front froid a fini par bien avancer, avec l’air chaud désormais refoulé loin de nos frontières. Les températures maximales, déjà fraîches en plaine la veille, ne subissent qu’une légère baisse avec 18 à 21°C. La Gaume, par contre, avec ses 18-19°C perd parfois presque 10°C par rapport à la veille. Les hauteurs ardennaises et fagnardes sont bien fraîches aussi avec 16-17°C. Le temps, grâce à l’influence lointaine d’un anticyclone océanique, est nuageux à beau. Après la dispersion des fractus matinaux sous des nuages frontaux (parfois accompagnés de précipitations), le ciel est d’abord nuageux avec altocumulus et stratocumulus, puis on note des éclaircies dans lesquelles se forment aussitôt des cumulus, qui se développent parfois jusqu’au congestus avant de s’étaler. En outre, le ciel est temporairement voilé, l’après-midi, par des cirrostratus / altostratus. Le soir par contre, le ciel se dégage. Au littoral, le temps est plus ensoleillé avec des cumulus en matinée qui se résorbent l’après-midi. Mais là aussi, le ciel est temporairement voilé. En Ardenne et en Gaume, le temps n’est pas trop différent, sauf que tout s’y passe un peu plus tard. Les vents soufflent d’ouest à nord-ouest, puis diminuent en soirée en s’orientant au sud-ouest. 6 septembre 2020 Des éclaircies nocturnes et un vent qui se calme au sein d’une masse d’air fraîche sont garants pour du froid matinal aux endroits exposés. Les valeurs les plus basses sont relevées à Elsenborn (1,2°C), Gouvy (3,2°C), Buzenol (4,3°C), Genk (4,3°C) et Bièvre (4,4°C). En journée, le temps redevient assez beau avec quelques passages nuageux, avec des températures de 19 à 20°C en plaine et de 15 à 16°C sur les hauteurs. La matinée commence sous le soleil, puis des cumulus se forment en cours de journée, avec quelques bancs d’altocumulus / stratocumulus, devenant par moment plus présents. Parfois, des stratocumulus d’étalement s’ajoutent aux autres stratocumulus. Stratocumulus cumulogenitus (Beausaint à 14h) Stratocumulus non-cumulogenitus (Beausaint à 16h) Au littoral, le temps est très ensoleillé tout au long de la journée, avec parfois quelques cirrus. 7 septembre 2020 La nuit est à nouveau froide, avec 0,9°C à Elsenborn et, en plaine, 4,0°C à Diepenbeek et 5,5°C à Chièvres. Une certaine influence anticyclonique se maintient sur notre pays, sous la forme d’une crête de l’anticyclone des Açores qui s’étend jusqu’à l’Europe centrale. Le temps est beau avec une quantité variable de cirrus et la formation de cumulus parfois très plats l’après-midi. Vers la fin de la journée, on note aussi quelques altocumulus. Sur le sud du pays, les cirrus sont peu nombreux. Au littoral, les cumulus sont absents, mais dès l’après-midi, le voile s’épaissit nettement avec cirrostratus, altostratus et altocumulus. Les températures maximales atteignent 20°C au littoral, 21 à 23°C en plaine et 16 à 19°C sur les hauteurs. Dans les vallées et localement en Gaume, on monte à 23-24°C. 8 septembre 2020 En ce 8 septembre, le temps est à nouveau un peu plus perturbé, mais cela n’enlève rien au fait que la sécheresse redevient préoccupante. Sur la carte ci-dessous, nous pouvons constater que le sud du pays est toujours en situation de sécheresse extrême. Source : IRM Selon les prévisions, c’est toute la moitié sud du pays qui reprendra ce statut de sécheresse extrême d’ici 10 jours, tandis que la moitié nord du pays, peu à peu, repasse aussi en situation de sécheresse (localement très marquée). La perturbation de ce jour, un front chaud en l’occurrence, ne donne d’ailleurs que quelques maigres précipitations, principelement sous forme de bruine, dans la région côtière aux petites heures. Zeebruges, par exemple, recueille 0,5 mm tandis que Middelkerke arrive à 2 mm, la seule station où les précipitations représentent un petit quelque chose. Vers l’intérieur des terres, on mesure parfois encore 0,1 ou 0,2 mm, comme par exemple à Bruges (0,2 mm). Sur le nord-ouest et le centre du pays, le ciel est très nuageux à couvert avec des stratocumulus, parfois précédés de stratus (fractus) le matin. Au littoral, on note de brèves éclaircies en fin d’après-midi. Sur l’est du pays, les stratocumulus sont moins épais et se dispersent complètement en fin de journée. En Gaume (où la sécheresse est la plus forte), il n’y a plus aucune trace de la perturbation : le ciel est bleu avec juste quelques cirrus. Dans cette dernière région, les 25°C sont localement atteints tandis qu’on enregistre encore 23,9°C à Dourbes. Ailleurs, en raison des nuages, les maxima restent le plus souvent proches de 20°C en plaine, malgré le secteur chaud. Sur les hauteurs, la situation est assez variable, avec par exemple 18°C sur les Hautes-Fagnes et 21°C que le Plateau ardennais. 9 septembre 2020 Nous restons dans le secteur chaud, qui est teinté d’influences anticycloniques. Les températures maximales sont en forte hausse presque partout, avec des valeurs de 24 à 25°C en plaine (21°C au littoral) et de 20 à 23°C sur les hauteurs (le moins sur les Hautes-Fagnes, le plus sur le Plateau ardennais). Les vallées, l’Entre-Sambre-et-Meuse et la Gaume, mais aussi le sud-ouest des plaines connaissent parfois des valeurs supérieures à 25°C (comme par exemple à Dourbes avec 26,1°C et à Chièvres avec 25,7°C). Le ciel est toutefois encore très nuageux en raison de l’origine maritime de la masse d’air, avec des stratocumulus. L’après-midi, on note des éclaircies, qui deviennent plus larges au fur et à mesure qu’on va vers l’est et le sud du pays, avec des cumulus et des altocumulus. À l’autre opposé, au littoral, on observe des éclaircies aussi, mais là en matinée. La nuit suivante, on note quelques précipitations sur les Hautes-Fagnes et les Hauteurs liégeoises. 10 septembre 2020 Un front froid traverse le pays la nuit tandis qu’une poussée anticyclonique se développe vers les Îles Britanniques. Ces hautes pressions faiblissent à nouveau en journée, mais restent suffisantes pour du beau temps chez nous. Après la dispersion de quelques stratocumulus matinaux, le ciel devient serein ou presque, avec de petits cumulus l’après-midi, qui s’étalent parfois en stratocumulus. Sur le sud du pays, on observe aussi des brumes et stratus en matinée. Au littoral, on note aussi quelques cumulus / stratocumulus le matin. En raison de la masse d’air plus fraîche, les températures maximales, en dépit du soleil, repredent quelques degrés pour se situer autour des 21-22°C en plaine (20°C au littoral) et entre 17 et 20°C sur les hauteurs. Remarquons aussi la présence de nuages d’ondes aux formes particulières dans le ciel de Braine-l’Alleud. Ces nuages se déplacent très lentement en gardant longtemps une structure à peu près similaire. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 10 septembre 2020 à 10h
  14. cumulonimbus

    Été 2020

    TROISIÈME DÉCADE D’AOÛT 2020 21 août 2020 Durant la nuit du 20 au 21 août, la dépression située la veille sur l’Océan se rapproche des côtes irlandaises et les aborde le matin en restant très creuse. En même temps, les pressions sont élevées sur le Continent, ce qui nous vaut un flux d’air très chaud juste à l’avant d’un front qui ondule et qui tarde à traverser le pays. Ce front finit par passer le matin, traîne un peu sur le sud du pays en journée, puis s’évacue vers l’est. Les lève-tôt ont la surprise de constater que la température, à 6 heures du matin, est proche de 25°C en bien des endroits sous un petit vent tiède et parfois quelque peu turbulent et l’une ou l’autre goutte de pluie. À Melle et Sint-Katelijne-Waver, il fait 25,7°C, et Schaffen atteint 25,4°C. Une heure plus tôt, Gosselies et Beauvechain mesuraient 25,0°C, et Bierset, 25,4°C. De très nombreuses stations connaissent une nuit exceptionnellement chaude où, après une soirée très chaude aussi, la température ne descend que très lentement pendant la nuit pour encore atteindre à l’aube les valeurs inédites reprises ci-dessus. Quelques stations connaissent un (très relatif) rafraîchissement nocturne, avec une température qui remonte brusquement aux petites heures pendant que le vent se lève. C’est le cas, par exemple, à Schaffen où la température repasse de 23,2°C (5h) à 25,4°C (6h). Un cas particulier : le littoral et l’extrême ouest du pays qui se retrouvent dès le soir dans la fraîcheur, à l’arrière du front avant que celui-ci ne recule temporairement, replaçant cette partie du pays dans l’air chaud. À Middelkerke, il ne fait que 19°C à 2 heures, et à nouveau 22°C à 6 heures. À Beitem, on remonte même de 22 à 25°C entre 2 et 4 heures. Aux endroits où aucun rafraîchissement temporaire n’était intervenu, les minima auraient pu être historiquement élevés si le front froid n’était pas intervenu peu avant le relevé de ces minima (à 8 heures), avec des rafales, parfois de bonnes pluies et, surtout, une baisse de la température. De ce fait, la plupart des minima, pour finir, sont légèrement inférieurs à 20°C. L’extrême est du pays ne subit pas le front avant 8 heures et c’est ainsi qu’Elsenborn connaît probablement le minimum le plus élevé de son histoire avec 20,5°C ! Dans le courant de la journée, le noyau dépressionnaire se déplace vers l’Écosse en se comblant tandis que notre pays se retrouve dans de l’air post-frontal un peu moins chaud. Malgré cela, les températures sont encore élevées et dépassent même localement les 30°C, avec 27 à 31°C en plaine et 23 à 26°C sur les hauteurs. Après les pluies du matin, l’altostratus (+ quelques stratocumulus) se disloque en altocumulus, avec des cirrus, et le temps devient rapidement beau avec des cumulus humilis / mediocris qui se forment l’après-midi, et encore quelques cirrus et altocumulus. Ici et là, on constate encore une convection un peu plus importante avec l’une ou l’autre petite averse. Parfois, l’altostratus matinal présente une bordure très nette avec les éclaircies qui reviennent d’un coup. Sur l’Ardenne, le temps est plus nuageux, avec des altostratus / altocumulus et, le matin, encore des nuages d’instabilité (stratocumulus et altocumulus castellanus). Des éclaircies se développent à la mi-journée, avec des altocumulus, mais l’altostratus mêlé d’altocumulus revient une bonne partie de l’après-midi, avec quelques cumulus / stratocumulus en dessous. En fin d’après-midi et en soirée, on observe de nouvelles éclaircies. Au littoral en contrepartie, le temps est très beau, avec stratocumulus / altocumulus résiduels le matin, et des cumulus ne dépassant pas le stade humilis en journée. Les températures, là, sont de 25 à 26°C. 22 août 2020 La mise en place d’une circulation zonale, entre un complexe dépressionnaire dont le noyau principal se trouve au large de la Norvège et un nouvel anticyclone sur l’Océan au large du Portugal met un terme définitif à la période chaude que nous venons de connaître. Le temps est nettement plus frais et faiblement variable avec quelques averses, mais aussi de belles éclaircies. Le matin, on note parfois de gros cirrus et quelques stratocumulus résiduels (surtout à l’est du pays), puis le ciel devient bleu avec rapidement la formation de cumulus. Ces cumulus se développent progressivement et, l’après-midi et le soir, certains s’entre eux se développent jusqu’au cumulonimbus avec (faibles) averses. Aucune activité orageuse n’est toutefois enregistrée. À côté de cela, on observe aussi des altocumulus et des stratocumulus et, plus tard, aussi des cirrus et cirrostratus annonçant la venue prochaine d’une occlusion. Au littoral, de petites averses se produisent parfois dès le matin, sinon elles se produisent généralement l’après-midi, parfois le soir, avec des précipitations fort modestes. Les températures maximales atteignent 21 à 25°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et 20 à 22°C sur les hauteurs. Sous les averses, même faibles, on ressent parfois un grand coup de fraîcheur avec des températures qui redescendent à 18°C. Le vent de sud-ouest se fait bien sentir aussi, avec des rafales de 50 à 60 km/h sur une grande partie du pays, et localement 70 km/h (72 km/h à Zeebruges et à Kleine Brogel). Ces pointes de vent se produisent le plus souvent dans le cadre des averses. La période de 30 jours la plus chaude de l’été 2020 s’est donc achevée la veille, avec une moyenne de température à Uccle de 22,1°C (23/07/2020 – 21/08/2020). Il s’agit là d’une période fort chaude, qui vient se placer en 7e position parmi les périodes de 30 jours les plus chaudes jamais mesurées à Uccle, ex-aequo avec 1995. « Hit-parade » des périodes de 30 jours les plus chaudes : 1. 23,2°C (du 21/06/1976 au 20/07/1976) 2. 23,1°C (du 01/07/2006 au 30/07/2006) 3. 22,6°C (du 11/07/2018 au 09/08/2018) 4. 22,5°C (du 11/07/1994 au 09/08/1994) 5 ex-aequo. 22,3°C (du 15/07/2003 au 13/08/2003) 5 ex-aequo. 22,3°C (du 19/07/1911 au 17/08/1911) (!) 7 ex-aequo 22,1°C (du 23/07/2020 au 21/08/2020) 7 ex-aequo. 22,1°C (du 08/07/1995 au 06/08/1995) L’été 2019 a connu trois vagues de chaleur dont une très intense, mais ces vagues de chaleur étaient courtes et espacées, ce qui fait qu’aucune période de 30 jours n’a été remarquable cet été-là (période la plus chaude : 20,2°C du 11/07/2019 au 09/08/2019). Le très chaud été de 1947 ne se classe pas au sommet non plus pour les mêmes raisons (quoique moins marquées cette année-là). Une période de 30 jours a l’avantage de ne pas être liée à un mois calendrier. C’est ainsi que la période la plus chaude de l’histoire, en l’occurrence celle de 1976, a été noyée dans les statistiques parce que située à cheval sur deux mois (moy. juin = 19,3°C ; moy. juillet = 20,0°C). Au contraire, la période quasiment aussi chaude de 2006 est tombée tout juste sur un mois calendrier (moy. juillet = 23,0°C avec juste le 31 du mois un peu moins chaud, ce qui a fait baisser la moyenne… d’un dixième de degré). La période de 30 jours, tout comme le poids d’une vague de chaleur (voir ci-dessous), permet aussi de mesurer le degré de pénibilité d’une canicule. C’est ainsi que 2019, malgré quelques journées vraiment torrides (surtout le 25 juillet), a eu un degré de pénibilité moindre que 2020, car un bon nombre de journées (très) fraîches se glissaient entre les périodes chaudes, ce qui permettait de récupérer. En 2020 il y a peut-être eu des journées moins chaudes aussi (entre le très chaud 31 juillet et la canicule d’août), mais dans une mesure bien moindre qu’en 2019. C’est pour cela que la période de chaleur de 2020, tout comme les autres grandes périodes de chaleur précitées, a été particulièrement nocive pour les personnes fragiles. Le poids d’une vague de chaleur et les autres paramètres sont décrits sous le lien suivant : https://www.meteobelgique.be/article/nouvelles/la-suite/2418-bilan-de-la-vague-de-chaleur-d-aout-2020 23 août 2020 La circulation d’ouest, avec de l’air maritime perturbé, se confirme et les températures maximales diminuent encore un peu, pour se situer entre 21 et 22°C en plaine et entre 15 et 17°C sur les hauteurs. Au centre du pays, les maxima n’atteignent souvent plus les 20°C. Une occlusion reste traîner sur notre pays, ce qui nous vaut un temps particulièrement maussade où stabilité et instabilité se côtoient. Cela se traduit par de nombreux stratocumulus, souvent doublés par des cumulus, et quelques développement convectifs plus importants donnant lieu à des averses. De temps en temps, on note des éclaircies. En Gaume, le temps est un peu meilleur, avec des cumulus se formant dans les éclaircies ou accompagnant des bancs de stratocumulus plus minces qu’ailleurs. Les précipitations ne sont généralement pas très abondantes, mais apportent un froid estival désagréable avec des températures chutant parfois temporairement jusqu’à 15°C, l’après-midi, au centre du pays. 24 août 2020 Un petit système frontal s’approche de notre pays et s’occlut avant de l’atteindre. Malgré cela, le temps n’est pas trop mauvais chez nous grâce à une petite influence d’une crête anticyclonique se déplaçant du nord de l’Espagne à la Suisse en passant par la France. L’air acheminé reste cependant très maritime, avec des températures plutôt fraîches, se situant entre 21 et 23°C en plaine et entre 16 et 18°C sur les hauteurs. Le temps est nuageux à beau, puis instable. Le matin, on observe des stratocumulus (parfois aussi des stratus), qui se dispersent ensuite et font place à des éclaircies avec cirrus et cumulus, et d’autres bancs d’altocumulus et stratocumulus. L’après-midi et en soirée, les cumulus se développent jusqu’à devenir des cumulonimbus avec averses. Ici et là, ces averses sont consistantes, notamment du côté de Bruxelles. Webcam MB – Schaerbeek – 24 août 2020 à 18h À Neder-Over-Heembeek, on recueille 10,4 mm. Le plus souvent, toutefois, il s’agit de petites averses. 25 août 2020 Une dépression, située au petit matin sur l’ouest de l’Irlande, se creuse rapidement et se déplace, dans le courant de la journée, vers le nord de l’Angleterre avant de poursuivre sa route vers la Mer du Nord. Pendant ce temps, les pressions restent relativement élevées sur l’Europe centrale, mais surtout une nouvelle crête se forme au large du Golfe de Gascogne. Les isobares se resserrent : tout est prêt pour la formation de la tempête Francis. Le matin, un nouveau système frontal aborde la Bretagne et atteint notre pays sous forme d’occlusion l’après-midi. Les nuages sont principalement présents à l’avant de cette occlusion, avec un ciel se couvrant rapidement après de brèves éclaircies matinales. Il s’agit d’un altostratus, en dessous duquel se forment des stratocumulus. Au passage de l’occlusion, les nuages sont parfois assez épais pour produire des précipitations (quelques gouttes étaient aussi déjà observées avant), ensuite arrivent les éclaircies en fin d’après-midi, avec des bancs d’altocumulus et un mix de cumulus et de stratocumulus. Dans le sud du pays, les nuages en journée tendent à être moins épais et les éclaircies arrivent plus rapidement l’après-midi. Cette région se trouve sur la frange d’une bouffée d’air chaud, continentalisé, qui se trouve sur le centre et l’est de la France (29,7°C à Reims ; 31,2°C à Saint-Dizier). En début de soirée, la température dépasse 25°C sur toute la Gaume avec des pointes jusqu’à 27°C sur l’extrême sud. À Buzenol, le maximum est de 25,6°C (à 18h) avec un taux d’humidité temporairement assez bas (32%). À noter qu’à Lamorteau, la température atteint encore 25°C à 22 heures ! On retrouve encore cet air chaud sur le Plateau ardennais avec 23,1°C (en soirée) à Saint-Hubert et en partie sur l’Entre-Sambre-et-Meuse avec 25,8°C à Dourbes (à 19 heures). Webcam MB – Beausaint – 25 août 2020 à 18h Ailleurs dans le pays, les températures sont un peu moins élevées avec des valeurs de 22 à 24°C en plaine (21°C au littoral) En soirée, le vent augmente partout dans le pays, mais surtout à l’ouest où les rafales dépassent rapidement les 60 km/h. Au littoral, ce sont même les 70 km/h qui sont atteints, et en fin de soirée, les 80 km/h... 26 août 2020 Ce n’est que bien à l’arrière de l’occlusion (occlusion qui a pris un caractère de front froid) que la tempête se développe. La dépression se trouve à présent (fin de nuit) au nord des Pays-Bas pendant que les pressions restent assez élevées sur la France. Les isobares se resserrent encore davantage. À Zeebruges, on enregistre un coup de vent à 97 km/h entre 4 et 5 heures, ce qui est assez rare au mois d’août. Au même moment, le vent atteint 104 km/h à quelques kilomètres au large de Knokke (Vlakte van Raan). À Cadzand, la rafale la plus forte est de 94 km/h, suivi par Dunkerque avec 92 km/h (entre 7 et 8 heures) et Middelkerke avec 90 km/h (entre 6 et 7 heures). À l’intérieur des terres, on retiendra les 86 km/h de Zaventem et à Kleine Brogel (entre 3 et 4 heures), et les 79 km/h à Bierset, Spa et Humain (aux petites heures également). En journée, la dépression s’éloigne vers le Danemark, puis le sud de la Mer Baltique en se comblant. Le vent diminue progressivement, mais reste encore bien présent l’après-midi avant de franchement faiblir le soir. Le temps est nuageux à très nuageux, voire couvert avec des stratocumulus, souvent doublés de cumulus. En matinée, on note encore de petites précipitations. Les éclaircies sont généralement très temporaires. Au sud du pays, les stratocumulus se déchirent mieux et les éclaircies sont bien plus larges l’après-midi, avec des cumulus humilis et des cirrus. Les températures maximales, sur le nord et le centre du pays, sont fraîches avec des valeurs proches de 20°C en plaine et de 15°C sur les hauteurs fagnardes. Le sud du pays, grâce aux éclaircies, est nettement plus doux avec 19°C sur les hauteurs ardennaises et de 22 à 24°C dans les vallées. Les précipitations (8h -> 8h) sont, à quelques exceptions près, inférieures à 1 mm. 27 août 2020 La dépression de la tempête Francis finit par disparaître des cartes météorologiques, mais le temps reste perturbé en raison d’une nouvelle activité dépressionnaire sur le proche Océan, puis sur les Îles Britanniques. Le temps est d’abord très nuageux à couvert avec des stratocumulus, parfois aussi des stratus, puis on observe des éclaircies temporaires en milieu de journée avec des cumulus et des altocumulus. Puis le ciel se voile parfois (pas partout) de cirrus et de cirrostratus, voire d’ altostratus tandis que les cumulus tendent à se résorber à nouveau. En soirée, le ciel est généralement couvert d’altostratus, parfois doublés d’un mix de cumulus et stratocumulus. Au sud du pays, le temps est à nouveau meilleur avec des altocumulus et quelques stratocumulus résiduels le matin, puis un ciel temporairement très nuageux avec cirrostratus, altostratus et altocumulus, puis de belles éclaircies l’après-midi avec cumulus humilis. En soirée, des altocumulus apparaissent en Gaume tandis que le ciel se couvre davantage en Ardenne avec altocumulus + altostratus. Les températures maximales sont en légère hausse avec 21 à 23°C en plaine et 19 à 21°C sur les hauteurs. En Gaume, on observe localement jusqu’à 25°C. Le soir, on observe de la pluie, avec le plus souvent 1 à 3 mm de précipitations. 28 août 2020 Deux noyaux de basses pressions passent très près de notre pays, tout juste au nord de celui-ci, et s’y attardent. Cette configuration nous vaut des vents de sud-ouest qui acheminent un air très océanique et relativement frais. Parmi les perturbations commandées par ces dépressions, on retiendra notamment deux lignes post-frontales, une première qui génère des orages, l’après-midi, sur le centre-ouest, puis en fin d’après-midi / début de soirée, sur le centre-nord et le nord du pays, et une seconde qui génère des orages, en fin d’après-midi et le soir, sur le massif ardennais. Après la dispersion des fractus et des stratocumulus matinaux, le temps devient donc rapidement instable avec des cumulus se développant (presque) partout au moins jusqu’au stade congestus, dans un ciel bleu garni de cirrus. Là où il y a des averses et des orages, le ciel prend parfois un caractère très menaçant. Dans le sud du pays, les stratocumulus (parfois aussi altocumulus) persistent plus longtemps en matinée, puis le ciel reste voilé de cirrostratus, avec en Gaume un développement plus limité des cumulus. C’est vrai aussi, un certain temps, en Ardenne avant qu’il n’y ait de forts développements en fin d’après-midi et soirée sous l’effet de la seconde ligne post-frontale. 29 août 2020 L’un des noyaux de basses pressions s’éloigne rapidement vers le Danemark puis le sud de la Suède tandis que l’autre reste traîner sur le nord des Pays-Bas. Une nouvelle ligne post-frontale s’accompagne d’une saute de vent marquée en raison de la présence d’un anticyclone allongé, avec axe nord-sud, sur l’Océan (noyau au large de l’Irlande). Cette saute de vent est surtout perceptible au littoral où les vents de sud à sud-ouest se mettent à souffler de nord à nord-est en début d’après-midi en se renforçant, avant de revenir au nord-ouest. Cette saute du vent se propage ensuite vers l’intérieur des terres en restant marquée sur l’ouest. Sur le centre et l’est, la saute de vent est moindre, mais redevient très visible sur les Hauts Plateaux où elle arrive le soir. Cette ligne de convergence des vents s’accompagne d’une zone de précipitations qui est très active sur la Mer du Nord en matinée, mais qui se désagrège en partie avant de toucher la côte belge en milieu de journée. Elle poursuivra sa route sur l’ouest des plaines et, à partir du centre, il n’en reste à peu près plus rien. Le temps est cependant souvent fort gris, notamment en matinée avec une couverture (presque) complète de stratus et de stratocumulus, plus tard doublés de cumulus. L’après-midi, les stratocumulus se déchirent avec quelques éclaircies, et des cumulus mieux dessinés. Sur l’est du pays, les stratocumulus sont moins présents et les éclaircies, plus belles. Le sud du pays connaît même un temps relativement temps, avec des bancs d’altocumulus et de stratocumulus plus disparates, et des cumulus humilis et mediocris. En revanche, le littoral connaît des averses à midi et en début d’après-midi, et à nouveau en soirée. Ces averses finiront par donner un total de 10 mm à Middelkerke. Les températures maximales restent fraîches et ne dépassent presque plus nulle part les 20°C. Le plus souvent, elles se situent autour des 18-19°C en plaine et autour de 15-16°C sur les hauteurs. Le littoral, avec près de 17°C, est fort frais aussi. 30 août 2020 Le temps reste frais, avec des maxima de 18 à 21°C en plaine et 16 à 18°C sur les hauteurs (et localement 22°C dans l’Entre-Sambre-et-Meuse. À Uccle, la moyenne générale du mois d’août redescend en dessous de 21,2°C, ce qui empêchera le record du mois d’août le plus chaud – depuis le début des observations – d’être battu. La dépression demeure coincée sur les Pays-Bas, avec un restant (encore très actif) de back-bent-occlusion, pendant que l’anticyclone océanique se rapproche peu à peu du continent. Source : KNMI Notamment Coxyde subit de fortes pluies et averses en matinée, avec 19 mm entre 8 et 14 heures. Ces pluies faiblissent en après-midi, mais apportent encore 5 mm, ce qui mène à un total de 24 mm. À Middelkerke, il pleut encore bien, sous forme d’averses en matinée, avec là 8 mm. Au centre du pays, les averses tombent plutôt en après-midi avec 13 mm entre 13 et 19h à Zaventem. Plus à l’est, Liège reçoit beaucoup de pluie (averses puis pluie continue, et même bruine) à partir du milieu de l’après-midi et pendant toute la nuit, avec un total de 19 mm à Bierset. D’autres stations, par contre, reçoivent nettement moins, entre autres la façade ouest de l’Ardenne et la Gaume, qui souffrent toujours de la sécheresse et qui, cette fois-ci encore, ne reçoivent que 5 mm d’eau, voire moins. Le temps au littoral : en matinée, cumulonimbus avec averses, avec peu d’éclaircies et la présence d’altostratus doublés de fractus et une ambiance fort grise. L’après-midi, il y a quelques éclaircies entre les cumulus / stratocumulus. Le temps au centre : en matinée, stratocumulus discontinus et éclaircies, puis progressivement mix de cumulus et stratocumulus avec ultérieurement évolution en cumulonimbus dans une ambiance fort grise aussi (quasiment « embedded » Cb). Le temps en Ardenne : brume et stratus le matin, puis stratocumulus se dispersant, belles éclaircies avec cumulus, puis dès la fin de l’après-midi mix de stratocumulus et de nuages convectifs avec averses, plus marquées sur l’est que sur l’ouest du massif. Les vents, d’abord variables, soufflent ensuite de nord à nord-ouest dès la matinée sur le nord-ouest du pays, et dès l’après-midi sur le sud-est. Notons enfin que sous les précipitations, les températures ne dépassent guère les 16°C, même en journée en plaine. 31 août 2020 L’anticyclone influence de plus en plus notre temps, mais sa forme et sa position font en sorte que l’air qui nous arrive est toujours septentrional, avec des vents de surface qui soufflent en moyenne de nord. Le temps continue donc à être frais, surtout en Haute Belgique où les maxima n’atteignent que 11 à 13°C sur les Hauts Plateaux, et parfois même pas 15°C dans les vallées. En plaine, la fraîcheur est moindre avec 18 à 20°C. En matinée, le ciel est couvert de stratocumulus, mais ceux-ci ne sont pas trop épais, avec une ambiance pas trop grise. Quelques cumulus se forment en dessous, qui deviennent plus nombreux lorsque les stratocumulus s’amincissent encore (se transformant parfois en altocumulus) et finissent par se déchirer partiellement avec quelques éclaircies. Au littoral, les cumulus ne se forment pas, sinon l’évolution des nuages est à peu près la même. Sur l’est, la journée commence encore sous la pluie, tandis qu’en Ardenne, des brumes et stratus persistent toute la matinée. Les pluviomètres sur l’est du pays enregistrent encore des précipitations, qui sont dues à ces pluies matinales. Mont-Rigi note 4,9 mm et Koersel, 2,2 mm. Ailleurs, il fait sec ou quasiment sec. Conclusion Avec 20,9°C, le mois d’août 2020 obtient finalement une deuxième place parmi les mois d’août les plus chaud, derrière 1997 (21,2°C) et ex-aequo avec 1911. En fin de compte, août 2020 présente pas mal de similitudes avec août 1995 et, dans une moindre mesure, avec août 2003 (moyenne de 20,4°C tous deux), où la fraîcheur des derniers jours est littéralement venue « casser » la moyenne. Tous ces mois étaient pourtant bien partis pour pulvériser le record d’août en s’approchant des 22°C de moyenne. Si l’on prend les moyennes mobiles de 30 jours, la moyenne était encore de 22°C, cette année-ci, sur la période du 25 juillet au 23 août, tout comme en 1995 où l’on était aussi à 22°C sur la même période. En 2003, c’est un peu moins clair, mais le record était aussi encore largement à portée de main à la même date. C’est cependant le propre des records : il faut beaucoup de chances pour qu’ils se produisent. Même le grand été 1976 a vu ses moyennes « cassées » par quelques jours froids : en juin, au cours des premiers jours ; en juillet, autour du 21 du mois. Il n’y a que 2006 qui a eu la chance d’avoir toute sa période caniculaire à l’intérieur d’un même mois, avec son fameux record de 23,0°C de moyenne en juillet. L’été 2020, dans son ensemble, occupe une fière 8e position parmi les étés les plus chauds depuis 1833. Au niveau de la sécheresse, la situation s’est certes améliorée, mais pour bien des régions, on reste encore fort loin de la normalité. Notamment le sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse, l’ouest du Massif ardennais et des parties de la Gaume restent dans une sécheresse extrême. Source : IRM Contrairement à d’autres étés secs, où quelques très fortes précipitations locales avaient fait d’énormes ravages, les grosses précipitations ont été également rares en cet été 2020. Il n’y a que trois jours où des précipitations supérieures à 40 mm (sur une journée) ont été observées quelques part dans le pays. Dans la même logique, les vraies grosses offensives orageuses sont restées aux abonnés absents cet été. On notera enfin que si les étés chauds, jusqu’il y a peu, étaient en très bonne corrélation avec les étés ensoleillés, ce n’est plus nécessairement le cas de nos jours. C’est ainsi qu’un été normalement ensoleillé comme celui de 2020 parvient quand même à se hisser dans le top-10 des étés les plus chauds sur presque 200 ans !
  15. cumulonimbus

    Été 2020

    DEUXIÈME DÉCADE D’AOÛT 2020 11 août 2020 Notre pays reste dans un marais barométrique avec de l’air très chaud qui continue à stagner sur le continent. L’air plus frais, commandé par les hautes pressions loin au nord, ne semble toujours pas vouloir se diriger vers notre pays. Au contraire, l’air chaud tend même à gagner du terrain. Les températures maximales restent donc particulièrement élevées avec des valeurs en plaine de 31 (région de Gand) à 36°C (Limbourg) et, sur les hauteurs, de 28 à 30°C. L’effet des orages précédents, ainsi que la stagnation de l’air avec de lentes infiltrations maritimes (faibles vents de nord à nord-est en surface l’après-midi) font en sorte que les taux d’humidité de l’air remontent, ce qui à son tour va préparer le terrain pour de nouveaux orages. En outre, on observe en journée une langue d’air nettement moins chaud autour de Gand, s’étendant grosso modo d’Aalter à Alost (d’ouest en est) et de la frontière néerlandaise à Renaix (de nord au sud), où le temps reste couvert et brumeux une bonne partie de la journée, avec des températures longtemps « bloquées » autour de 26°C. Les maxima, dans ces régions, ne sont atteints qu’en début de soirée avec par exemple 31,1°C à Semmerzake et à Melle. Source : Infoclimat En dehors de ces zones, le temps est plutôt beau, avec parfois des résidus de nuages orageux le matin, puis des bancs d’altocumulus qui s’espacent de plus en plus et qui font place à de belles éclaircies. À partir de l’après-midi, la convection se déclenche et certains cumulus se développent jusqu’au stade de cumulonimbus orageux. Dans les zones à éclaircies, ces cellules orageuses sont parfois visibles de loin. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 11 août 2020 à 18h40 Les premiers orages éclatent en province de Liège peu avant 16 heures, puis se propagent sur toute la moitié est du pays. En soirée, ces orages se retrouvent surtout sur le nord et le nord-est avant de se focaliser sur le centre. Au niveau des précipitations, nous avons 14,1 mm à Schaffen, au niveau du vent, nous avons une rafale de 65 km/h à Kleine Brogel en début de soirée. L’ouest du pays est grandement épargné par ces orages. Au littoral, par un temps plus ensoleillé qu’ailleurs (quelques altocumulus et quelques cirrus), un régime de brise de mer s’installe avec, au bord de l’eau, une température qui ne dépasse guère 25°C (25,2°C au port de Zeebruges). Bruges, encore partiellement affectée par la langue gantoise d’air moins chaud, voit son thermomètre bondir en fin d’après-midi pour largement dépasser les 30°C et ce, par des taux d’humidité très élevés. La base de Coxyde, portant située à quelques kilomètres seulement de la mer, connaît temporairement aussi un temps très chaud et humide, mais plus tôt dans l’après-midi. Ces deux stations atteignent 32°C avec des points de rosée supérieurs à 20°C. 12 août 2020 Situation quasi-inchangée par rapport à la veille. De l’air très chaud et désormais quelque peu humide continue à stagner sur nos régions dans le cadre d’un marais barométrique. Des orages éclatent à nouveau, violents mais avec un caractère souvent très localisé. Les températures maximales, pour le septième jour consécutif, atteignent des valeurs vraiment très élevées avec 32 à 35°C en plaine et 29 à 31°C sur les hauteurs. Koersel atteint 35,4°C et Kruishoutem, 35,1°C. Le temps est beau mais orageux, avec un ciel serein ou presque en matinée (quelques cirrus), puis une convection classique l’après-midi avec des cumulus dont quelques-uns se développent en cumulonimbus avec averses et orages. En soirée, on observe aussi quelques nuages d’étalement (altocumulus et stratocumulus cumulo(nimbo)genitus). À noter que la convection est parfois très rapides avec des cellules orageuses « explosives ». Au sud du pays, on observe aussi des altocumulus en journée, qui sont parfois castellanus. Exemple de convection rapide au-dessus de Beausaint : Webcam MB – Beausaint – 12 août 2020 à 14h50 et à 15h40 Les premiers orages sont observés vers 14h du côté de Paliseul, ensuite ils se propagent rapidement sur l’ouest de la Province du Luxembourg pendant qu’un autre orage naît en Province de Liège avant qu’une importante activité orageuse ne se développe sur cette province en milieu et fin d’après-midi. On fait état de pluies diluviennes en Hesbaye avec des inondations et des coulées de boue. Un témoignage à Rémicourt (à quelques 5 km de Waremme) : « C’est arrivé vers 18h. Les avaloirs prenaient très bien, mais d’un coup, on a eu comme une vague de boue et de paille, qui venait des champs situés au-dessus. Et là, c’était terminé, la maison était inondée. C’est déjà arrivé en 2008, où j’avais eu 20 cm dans la maison. Ici je suis à plus ou moins 5 cm. Les amis sont venus nous aider à nettoyer, et on a une pompe pour vider les vides ventilés. » (Rapporté par RTL INFO.) Ci-dessous, la situation à Donceel, situé un peu plus au sud. Source : RTL INFO Malheureusement, nous n’avons aucune station météorologique dans les environs immédiats de ces inondations. Dans la région, certaines stations de particuliers récoltent entre 15 et 20 mm en peu de temps (par exemple 19,3 mm à Villers-l’Évêque), tandis que la station MB de Jodoigne mesure 13,2 mm au cours de cet épisode orageux. Au vu des dégâts et des masses d’eau, il est cependant probable que la zone impactée ait connu des précipitations bien plus importantes. Ailleurs dans le pays, les cellules orageuses sont plus isolées mais non moins virulentes. À Forest (Bruxelles), il tombe des masses d’eau en début de soirée tandis que la commune adjacente d’Uccle (et la station de référence de l’IRM) ne reçoit pas une goutte. Le même genre d’averse très localisée provoque l’inondation des rues et des caves à Huldenberg tandis qu’un début d’incendie lié à la foudre est signalé à Landen. Enfin un mot sur le climat côtier. Complètement à l’abri des orages grâce à la brise de mer, le littoral connaît du beau temps mais plus frais, avec de temps en temps quelques cirrus et quelques altocumulus, et des températures en bordure immédiate de l’eau qui ne dépassent pas d’agréables 25°C (maximum de 24,7°C au port de Zeebruges). 13 août 2020 Nous restons dans un marais barométriques. Quelques petites irrégularités dans le relief barométrique permettent cependant une infiltration maritime un peu plus marquée, accompagnée de vents de sud-ouest, sur l’ouest et le centre du pays, ainsi que sur le sud. Sur l’est et le nord-est du pays, les vents continuent à souffler de sud avec des températures à nouveau très élevées. À Koersel, on enregistre 34,9°C et à Gorsem, 34,0°C. Sinon, les températures en plaine atteignent le plus souvent 31 à 32°C, et sur les hauteurs, 25 à 27°C. C’est un peu moins que la veille, mais cela reste beaucoup pour la Belgique. Uccle connaît ainsi 8 jours de canicule consécutifs, avec respectivement 32,0°C (le 6) ; 33,9°C (le 7) ; 35,9°C (le 8) ; 32,8°C (le 9) ; 34,0°C (le 10) ; 32,6°C (le 11) ; 33,1°C (le 12) et 30,5°C (le 13). Cela peut déjà être considéré comme exceptionnel, même si l’année 1976, en accumulant 15 jours de canicule consécutifs à Uccle, a connu presque le double par rapport à cette année-ci. L’air est localement très humide aussi, avec notamment des points de rosée temporairement supérieurs à 20°C. Mais même à un niveau global, on peut dire que l’air a cessé d’être sec. Ceci est lié, bien sûr, au côté un peu plus maritime de l’air, mais aussi à la présence d’une inversion « couvercle », évaluée à un gros millier de mètres d’altitude, qui au vu des températures un brin plus basses, met un certain temps à se résorber. Ceci a comme corollaire que la convection tarde parfois à se mettre en place, mais peut le faire de façon explosive dès que l’inversion est (du moins localement) résorbée. En matinée, après dispersion de quelques altocumulus matinaux (et des restants d’orages matinaux), le temps est beau mais quelque peu brumeux, avec un ciel bleu délavé. En après-midi, les cumulus parviennent à se former mais restent souvent modestes. Des cirrus et cirrostratus provenant d’enclumes formées ailleurs voilent parfois le ciel. Puis le ciel tend à devenir chaotique. En bien des endroits, la véritable convection échoue et le compteur des précipitations reste à zéro. Mais quelques cellules prennent un tour vraiment violent. En fin d’après-midi, ce sont principalement le centre-est et le nord du pays qui sont frappés par des orages particulièrement virulents. Des inondations sont notamment observées du côté de Wavre, Mont-Saint-Guibert, Ottignies et Louvain-la-Neuve. De même, Grez-Doiceau et Ottignies sont fortement impactées, avec des débordements de cours d’eau, des coulées de boue et des caves inondées. Bon nombre de stations privées relèvent de gros totaux de précipitations en peu de temps. Tirlemont reçoit 42,7 mm en une demi-heure de temps, entre 17h00 et 17h30, tandis que Wavre reçoit 36,8 mm en trois-quarts d’heure, entre 26h25 et 17h10. Jodoigne ne reçoit plus « que » 10,4 mm et Mélin, pourtant tout près, seulement 0,4 mm ! Un peu plus au nord, la station MB de Ransberg récolte 45,6 mm pendant que les précipitations au nord sont captées par les stations officielles de l’IRM, avec 38,6 mm à Retie (en 2 averses, 23 mm entre 16 et 17h et 15 mm entre 18h et 19h). Plus tard en soirée, une autre offensive orageuse frappe durement le Hainaut occidental, où la station privée de Dottignies (non loin de Mouscron) récolte 26,7 mm entre 21h00 et 21h30, après une première averse, plus modeste, donnant 7,6 mm entre 18h30 et 19h00. Témoignage de Jean-Yves Frique (Belgorage), parti à la traque de ces orages sur le Hainaut : « Arrivé à Rekkem, l'orage se structure bien et des précipitations abondantes sévissent. Je remarque cependant une nouvelle cellule bien plus intéressante au sud-est de ma position. Je décide de faire demi-tour et de l'attendre à Templeuve [au sud de Mouscron]. « Bien m'en a pris car cet orage présent dans la région lilloise va véritablement exploser et devenir très menaçant pour la région. « Des pluies diluviennes, des structures impressionnantes et un vent puissant vont sévir, le tout avec une activité électrique incessante. « Mais ce n'est pas tout. Un autre orage tout aussi impressionnant se développe du côté de Gaurain Ramecroix [un peu à l’est de Tournai]. Je décide de filer plein est et de l'admirer du côté de Molenbaix [un peu plus au nord] , en ayant trouvé une route en bitume se terminant en cul de sac. « La nuit tombe et c'est l'occasion de tenter de faire la foudre. « Bingo! Durant plus d'une heure, je vais me régaler avec d'innombrables coups de foudre. « Voilà le récit d'une traque dont je me souviendrai longtemps. » Crédit photo : Jean-Yves Frique (Belgorage) Au littoral, si une cellule orageuse parvient à effleurer la côte française, la côte belge reste à l’abri. Le temps y est brumeux mais beau, avec des bancs d’altocumulus le matin et le soir. Sous une brise de mer d’ouest soufflant pendant tout l’après-midi, la température maximale, une nouvelle fois, s’arrête à 25°C en bordure de l’eau (très exactement 25,1°C au port de Zeebruges). 14 août 2020 La vague de chaleur s’essouffle un peu. Même en Allemagne, les 30°C ne sont plus atteints que ponctuellement. Chez nous, un faible régime dépressionnaire et la nébulosité qui y est liée renforcent encore quelque peu cette tendance. Et comme les températures baissent aussi en altitude, l’instabilité se maintient et le temps reste orageux. Sur l’ouest du pays, les températures maximales n’atteignent même plus 25°C, avec 21 à 23°C sur le littoral et 22 à 24°C sur les plaines occidentales. Au centre, on relève 26 à 27°C tandis qu’en Campine, on observe encore 28 à 29°C. Sur les Hauts Plateaux, il fait près de 24°C. Le matin, on voit encore quelques éclaircies avec cirrus et altocumulus, puis le ciel devient nuageux, voire très nuageux avec un mix de cumulus et de stratocumulus (au littoral, aussi stratus assez persistants). L’après-midi, les éclaircies tendent à nouveau à s’élargir, avec quelques bancs d’altocumulus et des cumulus, dont quelques-uns se développent jusqu’au cumulonimbus orageux. Le soir, on observe le plus souvent soit un dégagement du ciel, soit un étalement des nuages convectifs restants, mais du côté de Jodoigne, on assiste à d’importants développements orageux. Crédit photo : François Riguelle (Belgorage Les précipitations sont parfois très intenses mais très localisées. Les stations MB alentour enregistrent en peu de temps 16 mm à Jodoigne-Souveraine, 14 mm à Mélin et 6 mm à Jodoigne même, mais seulement 1,8 mm à la station de Jodoigne SI. Une station de particuliers, située au cœur de la tourmente, mesure 28,2 mm entre 20h30 et 21h30. On note aussi de la grêle et des inondations ainsi que des coulées de boue. À ce moment-là, c’est le seul foyer orageux actif en Belgique. 15 août 2020 Un anticyclone se construit sur la Mer du Nord et s’allie avec l’anticyclone continental, mais notre pays demeure sous l’emprise des pressions plus basses (quasi-marais barométrique) sur la France. La température reprend quelques degrés, mais le temps reste orageux. À Uccle, comme la barre des 25°C continue à être dépassée, la « vague de chaleur officielle » se poursuit. Onzième jour déjà ! Et sur cette première quinzaine du mois d’août, la moyenne des températures maximales se situe à 29,4°C ! Dans le pays, en ce 15 août, les températures maximales se situent entre 25 et 29°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et entre 22 et 25°C sur les hauteurs. Au littoral, les maxima se situent autour des 23-24°C. Le temps est souvent assez nuageux avec par moment pas mal d’altocumulus et de stratocumulus, et le développement de cumulus, dont certaines évoluent à nouveau jusqu’au cumulonimbus orageux. Les premiers orages éclatent dès midi sur les Cantons de l’Est, puis d’autres orages se développent l’après-midi, avec une activité orageuse qui se propage lentement de l’est (début d’après-midi) à l’ouest (soirée). On retiendra entre autres la violence de l’orage qui s’est abattu durant l’après-midi sur le nord de Bruxelles. Une fois de plus, il s’agit d’averses très localisées. La station MB de Neder-Over-Heembeek mesure 38,0 mm de précipitations en fin d’après-midi, pendant Koekelberg ne reçoit que 3,0 mm. À quelques kilomètres de là, tant Zaventem que Woluwe-St-Pierre et Uccle voient leur pluviomètre vide (0,0 mm !) Il n’empêche : plusieurs rues de Bruxelles sont inondées et deux arbres sont même déracinés. Malheureusement, nous n’avons aucune donnée sur d’éventuelles rafales de vent. Les communes les plus impactées sont Laeken, Jette, Molenbeek et Schaerbeek. Ci-dessous : le nuage n’a pourtant rien d’extraordinaire. Dix minutes plus tard, tout sera simplement gris sous une pluie battante. Webcam MB – Schaerbeek – 15 août 2020 à 17h10 16 août 2020 Une petite dépression, le matin sur la Bretagne et l’après-midi sur la Normandie, est mieux dessinée que les (faibles) basses pressions des jours précédents, et s’accompagne d’une ligne de convergence qui traverse notre pays du sud au nord dans le courant de l’après-midi. À l’avant de cette ligne de convergence, une bouffée d’air chaud fait remonter les température jusqu’au-dessus de 30°C par endroit. Sur la ligne de convergence se forment des orages plus organisés que ceux des jours passés. Le temps est d’abord très beau, avec parfois des brumes et brouillards matinaux, puis un ciel peu nuageux avec des cirrus et, ici et là, des altocumulus parfois castellanus. Les premiers cumulus se forment dès midi, mais ce n’est qu’en début d’après-midi que le ciel est bien rempli de cumulus, se développant jusqu’à mediocris / congestus. Au sud du pays, cette évolution est plus rapide et là, des orages isolés éclatent dès le milieu de journée. Les températures, avant l’arrivée de la ligne de convergence et des orages, atteignent des valeurs de 28 à 31°C en plaine et de 25 à 27°C sur les hauteurs. Au littoral, les maxima atteignent 24 à 25°C. La ligne orageuse, d’abord encore déstructurée, aborde l’ouest du pays en début d’après-midi, puis s’avance vers le nord-nord-est en s’organisant de mieux en mieux, surtout du côté ouest. C’est là qu’on retrouve d’ailleurs les cellules les plus virulentes, avec rafales et fortes précipitations. À Kortemark, au nord-ouest de Roulers, différentes rues se retrouvent sous eau. Deux stations de particuliers (Kortemark et Koekelaere) mesurent 30 mm d’eau tombée en peu de temps, en trois-quarts d’heure environ, entre 15h00 et 15h45. Très peu de temps après, c’est au tour de Nieuport d’essuyer une forte averse, avec 20 mm tombé en un peu plus d’une demi-heure. On y fait état de nombreux garages et caves inondés. Un peu à l’est, la station officielle de Middelkerke reçoit 23 mm de précipitations. Entre 15h40 et 16h00, il pleut des seaux au Coq et à Wenduine (16,5 mm) avec là aussi des inondations liée à l’intensité des précipitations. Mais c’est en arrivant à Vlissingen (NL), après avoir traversé le bras de mer formé par l’embouchure de l’Escaut (température de l’eau de 22-24°C), que les orages gagnent vraiment en puissance avec, là, même de fortes rafales. La station officielle de Vlissingen mesure des rafales à 83 km/h tandis qu’une station privée, située non loin, monte même jusqu’à 91 km/h. Ces orages forment par ailleurs un bel arcus, déjà visible de loin. Westkappelle (NL), crédit photo : Benjamin Kampouris (Belgorage) À l’arrière de la ligne orageuse, quelques autres cellules se forment encore, dont notamment une qui touche Bruxelles. On y signale quelques problèmes mineurs liés à des inondations et deux arbres déracinés. Uccle mesure des rafales de 68 km/h, mais il est évidemment possible que cette vitesse soit localement dépassée. Notons enfin la présence d’un orage très pluvieux à Herenthout (à l’est de Lier), où il tombe 76,2 mm en un peu plus de 2 heures, entre 16h15 et 18h20 environ. Il s’agit d’un phénomène très local. Quelques stations privées, situées très près de là, enregistrent aussi de très fortes précipitations. C’est le cas de Heist-op-den-Berg, station météo à quelques kilomètres au sud-est de Herenthout, avec 62,7 mm (tombés entre 16h10 et 18h15) et de Rode Dries, station située de l’autre côté, à quelques kilomètres au nord-ouest de Herenthout, avec 49,8 mm (tombés entre 16h20 et 18h30). 17 août 2020 Une température maximale de 24,4°C à la station de référence d’Uccle met un terme à la vague de chaleur officielle, qui a duré 12 jours, qui a comporté 8 jours de canicule (T° ≥ 30°C) et qui a connu un maximum de 35,9°C le 8. Plus de détails sur cette vague de chaleur sous le lien suivant : https://www.meteobelgique.be/article/nouvelles/la-suite/2418-bilan-de-la-vague-de-chaleur-d-aout-2020 Désormais, nous sommes sous l’emprise d’un véritable système dépressionnaire, certes faible mais avec plusieurs noyaux distincts, dont le principal vient s’installer sur l’Irlande tandis que les autres s’effacent à nouveau. Ces basses pressions sont par ailleurs soutenues par une dépression en altitude entre l’Irlande et le Pays de Galles, avec des températures qui commencent à baisser sérieusement au niveau 500 hPa. En surface par contre, bien que l’air caniculaire ait été bien évacué, on peut encore parler d’un air maritime très doux, voire assez chaud. Ce contraste avec l’air (assez) froid en altitude génère de l’instabilité qui, très localement, donne encore lieu à des phénomènes violents. Comme déjà dit précédemment, la température n’atteint plus 25°C à Uccle, comme c’est le cas d’ailleurs sur toute la partie occidentale et centrale du pays. Au nord, au nord-est et à l’est, ce seuil est encore atteint. Les maxima, en plaine, se situent entre 23 et 24°C à l’ouest et entre 27 à 28°C à l’est, pendant que sur les hauteurs, ces maxima se situent autour des 22-23°C, tout comme au littoral. Le matin, on observe parfois quelques gros cirrus, puis le ciel se dégage, mais bien vite des cumulus se forment et se développent bien, évoluant souvent en cumulonimbus. Mais la plupart du temps, ceux-ci ne donnent que peu de précipitations, tandis que les orages de l’après-midi sont isolés et se concentrent surtout sur la moitié ouest du pays. Plus tard, on note aussi des altocumulus et stratocumulus d’étalement. On remarquera aussi une grande limpidité de l’air, qui permet d’observer certaines cellules de (très) loin. Au sud du pays, les cumulus se développent moins et peu d’exemplaires atteignent le stade de cumulonimbus. Ci-dessous : développement inhibé des cumulus au-dessus de Beausaint. Webcam MB – Beausaint – 17 août 2020 à 18h Il en va tout autrement dans la région de Mouscron et de Courtrai. « De violents orages ont éclaté lundi vers 19h00 sur la région mouscronnoise, causant des inondations ci et là. "Les premiers appels ont été enregistrés dès 19h30. Une dizaine d'hommes sont intervenus à une vingtaine de reprises pour des caves inondées, des rues sous eau, des égouts qui refoulaient et des coulées de boue sur la voie publique. Les équipes sont restées sur le terrain jusqu'à minuit. À notre connaissance, ces orages n'ont pas fait de blessé", ont indiqué vers 06h30 les pompiers de Wallonie picarde. » La DH. Nous disposons des données de quelques stations météo privées, situées entre Mouscron et Courtrai. Aalbeke a recueilli 30,7 mm d’eau entre 19h00 et 19h30, sur un total journalier de 33,0 mm, tandis que Courtrai-sud a mesuré 30,0 mm sur presque le même laps de temps, de 19h30 à 19h35, sur un total de 31,5 mm. Le centre de Courtrai n’a enregistré plus que 18,0 mm sur cet épisode (sur un total de 19,1 mm). De l’autre côté de Mouscron, mais à quelques kilomètres à peine, Dottignies et Wattrelos (FR) n’ont rien reçu du tout. Ces stations enregistrent, certes, 2,3 mm et 1,5 mm respectivement, mais cette eau provient des petites averses de l’après-midi. Le côté très local des intempéries continue donc et cela se remarque aussi très fort sur la carte de la sécheresse en Belgique. Certaines régions sont encore en plein dedans alors que d’autres s’en sortent plutôt bien (quoique… les pluies orageuses, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour l’agriculture et la gestion des eaux). Source : IRM 18 août 2020 Des basses pressions sont toujours présentes sur les Îles Britanniques, mais de faibles hautes pressions sont déjà en train de se dessiner sur la France. Chez nous, malgré l’origine très maritime de la masse d’air, les températures restent relativement élevées, avec des valeurs le plus souvent comprises entre 23 et 25°C en plaine et entre 21 et 22°C sur les hauteurs. De ce fait, les averses qui se forment dans cet air tiède prennent souvent un caractère orageux. En matinée, le temps est assez beau, avec au début parfois quelques cumulus (fractus) résiduels, ainsi que quelques bancs d’altocumulus / stratocumulus. De nouveaux cumulus se forment dès la fin de la matinée et se développent rapidement en cumulonimbus orageux. Entre les averses, on note toutefois de belles éclaircies. À côté de cela, on observe encore l’un ou l’autre cirrus et banc d’altocumulus. À quelques endroits, les cumulus persistent en matinée et sont donc présents tout au long de la journée (mais avec une convection importante uniquement l’après-midi). Les premiers orages éclatent en tout début d’après-midi au centre du pays, ensuite ils se répartissent sur toute la moitié est du pays pendant que l’ouest reste épargné. Au littoral, le temps reste même beau, avec quelques fractus en matinée, et des cumulus épars sur la mer l’après-midi, et plus nombreux et plus développés (congestus) un peu à l’intérieur des terres. Là, les températures maximales ne dépassent pas 22°C avec une brise de mer d’ouest l’après-midi. Ailleurs dans le pays, les vents soufflent principalement de sud-ouest, mais tendent de plus en plus à devenir variables à partir de l’après-midi. Quelques averses sont consistantes. En milieu d’après-midi, une averse donne 16 mm à Diepenbeek, avec des rafales de 58 km/h et une température qui descend temporairement à 16,4°C (pour un maximum de 24,6°C). À Sint-Katelijne-Waver, plusieurs averses donnent 14 mm. Enfin la station privée d’Evrehailles (sur les hauteurs au-dessus d’Yvoir) recueille 19 mm, également en plusieurs averses. 19 août 2020 Les faibles hautes pressions françaises de la veille se sont entre-temps déplacées vers la Suisse et l’Allemagne, où elles se développent mieux. Pendant ce temps, une dépression se creuse sur l’Océan. De petites dépressions secondaires, au sommet de chaque ondulation d’un front, se forment non loin du continent. Source : KNMI Il s’instaure sur nos régions un flux de sud qui nous envoie à nouveau de l’air de plus en plus chaud. En raison de la proximité d’un front chaud, le temps est plutôt nuageux, avec des altostratus (souvent) translucidus s’effilochant par moment en cirrus / cirrostratus et en éclaircies, éclaircies dans lesquelles l’on rencontre alors des bancs d’altocumulus. En dessous de ces nuages moyens, des cumulus parviennent à se former, qui en fin d’après-midi se résorbent ou s’étalent en stratocumulus. Webcam MB – Braine-l’Alleud – 19 août 2020 à 18h Le sud du pays, plus éloigné du front chaud, connaît un temps un peu plus anticyclonique, avec du brouillard matinal puis un ciel moins voilé avec des cirrus / cirrostratus et principalement des altocumulus l’après-midi. Là aussi, de discrets cumulus parviennent à se développer en dessous. Au littoral, on observe de la pluie et de la bruine, parfois assez fortes, en fin d’après-midi et en soirée (jusqu’à 10 mm). Ces précipitations se propagent ensuite vers l’intérieur des terres en devenant graduellement de plus en plus faibles, sauf le long de la frontière belgo-française, où ces précipitations restent parfois consistantes. Les températures maximales : 25 à 29°C en plaine (le moins à l’ouest, le plus à l’est) et autour de 23°C sur les hauteurs. 20 août 2020 Le front chaud, qui traverse notre pays la nuit, sépare de l’air chaud d’un air encore plus chaud. À nouveau, les valeurs dépassent les 30°C sur une bonne partie du pays, avec des valeurs le plus souvent comprises entre 30 et 33°C en plaine (29°C au littoral) et entre 26 et 30°C sur les hauteurs (le Plateau Ardennais est beaucoup plus chaud que les Hautes-Fagnes). Le temps est souvent très nuageux, avec de nombreux altocumulus prenant différentes formes, parfois undulatus, parfois castellanus pendant qu’un voile de cirrus / cirrostratus se glisse progressivement au-dessus des altocumulus. Les éclaircies ne sont donc que passagères. Par moment, ces altocumulus sont suffisamment épais et étendus pour couvrir tout le ciel. Sous les castellanus les plus développés, on observe aussi des virga, voire des bases sombres (tendance à altocumulonimbus). Sur l’Entre-Sambre-et-Meuse, on note le matin des stratocumulus avec de la pluie. Sur le sud-est du pays en matinée, on observe des bancs étendus de cirrocumulus, ce qui est très rare. Dans cette région, de façon générale, les éclaircies sont plus larges avec aussi des altocumulus, parfois castellanus, et la formation de rares cumulus. Ci-dessous, cirrocumulus dans le ciel de Beausaint : Webcam MB – Beausaint– 20 août 2020 à 10h Penchons-nous à présent sur une langue d’air particulièrement chaud sur la France. Saint-Dizier monte à 37,0°C pendant que Metz affiche 35,4°C, Nancy 35,2°C et Reims 35,0°C. Cette langue d’air chaud touche aussi l’Allemagne (Trèves : 35,2°C), le Grand-Duché du Luxembourg et... l’extrême sud de la Belgique, où les températures atteignent 34-35°C dans une bonne partie de la Gaume. Ci-dessous : la langue d’air chaud sur la France à 17 heures : Source : Infoclimat En soirée, un peu d’activité orageuse est observée du côté d’Anvers. Ces orages donnent localement quelques précipitations et rendent l’air très humide. À Anvers, on enregistre le soir des points de rosée de 22,8°C, seuil rarement atteint en Belgique. Enfin, la combinaison d’altocumulus instables et de voiles d’altitude s’effilochant en partie donne par endroit de très belles couleurs au couchant : Crédit photo : Jean-Yves Frique (Belgorage)
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