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5 juillet 2018

 

Notre pays se trouve dans un marais barométrique. Une ligne de convergence subsiste sur le sud du pays, séparant une circulation molle de nord-ouest d’une circulation tout aussi molle de sud-ouest. L’humidité, dans le sud du pays, est encore suffisante pour qu’une ligne orageuse puisse s’y former.

 

Le ciel est parfois nuageux le matin avec des altocumulus denses, puis s’éclaircit rapidement avec des cirrus, des altocumulus résiduels et, en après-midi, la formation de cumulus humilis. Plus on va vers le sud, plus le développement des cumulus devient important, avec le stade de congestus atteint sur l’Entre-Sambre-et-Meuse et le stade de cumulonimbus sur l’Ardenne où – comme déjà mentionné ci-dessus –  une véritable ligne orageuse se développe l’après-midi.

 

Au littoral par contre, les cumulus font défaut.

 

Les températures sont en légère baisse par rapport à la veille, mais restent élevées avec le plus souvent 25 à 27°C en plaine (21-22°C au littoral) et 21 à 23°C sur les hauteurs. En Campine, il fait plus chaud avec 28,8°C à Kleine Brogel et 28,6°C à Koersel. La Gaume, par contre, connaît une relative fraîcheur sous un ciel plus nuageux qu’ailleurs, avec 22,4°C à Aubange. En effet, l’air est plus maritime au sud de la ligne de convergence, avec de forts taux d’humidité et la présence d’une vaste nappe d’altostratus dans le ciel, doublée de cumulus.

 

Les précipitations, même dans la région des orages, restent très irrégulières avec par exemple 15 mm à Fraiture. Mais il n’y en a pas pour tout le monde.

 

 

6 juillet 2018

 

Le temps redevient graduellement anticyclonique grâce à deux noyaux de hautes pressions, l’un à l’entrée de la Manche (anticyclone « chaud) et l’autre, d’origine thermique (un peu plus frais) sur la Mer du Nord. Notre pays reste du côté chaud, avec un pseudo-front froid (front de basses couches) qui « lèche » la frontière nord de la Belgique.

 

De ce fait, en dépit d’un petit vent de nord-ouest à nord, les températures restent élevées, sauf le long du littoral où le vent vient directement de la mer. Les valeurs : 22°C en bordure immédiate de la mer, 24°C dans les dunes, 27 à 29°C en plaine et 22 à 23°C sur les hauteurs. La plus haute température revient à Kruishoutem avec 29,1°C.

 

Le temps est d’abord beau avec quelques altocumulus le matin, puis la formation de cumulus humilis / mediocris l’après-midi, ensuite les cirrus et les altocumulus se font plus nombreux par endroit. Ici et là, les cumulus atteignent encore le stade de congestus, avec une faible activité orageuse, très localisée, entre la Flandre Occidentale et le Hainaut. Dans la région de Tournai, Kain reçoit 8 mm d’eau mais Rumillies, seulement 1 mm. Le plus souvent cependant, le compteur reste à 0 mm.

 

Sur le sud du pays, on note aussi un peu de brouillard le matin tandis qu’au littoral, comme déjà la veille, les nuages convectifs sont totalement absents.

 

 

7 juillet 2018

 

Les deux noyaux anticycloniques continuent à déterminer le temps sur nos régions, avec le pseudo-front froid, orienté NW-SE, qui vient se placer en travers du pays. Mais les différences thermiques, de part et d’autre du front, sont faibles. Cependant, c’est l’ouest et le sud-ouest des plaines, situés du côté chaud, qui connaissent les températures les plus élevées, avec 30,2°C à Kruishoutem, 29,2°C à Passendaele, 29,0°C à la Hestre et 28,9°C à Beitem.

 

Au centre du pays, il fait 27°C, et 28 à 29°C en Campine, où le sol sablonneux compense en partie l’air un peu plus frais. Sur les hauteurs, on note 22 à 24°C. Au littoral, la différence est grande entre le bord de mer, où la température ne dépasse pas 22°C, et la région des dunes où la température monte à 26°C en début de soirée grâce à un basculement du vent, passant du nord au nord-est.

 

Le temps est généralement beau avec un peu des cirrus, avec cependant parfois le passage de quelques bancs d’altocumulus denses. L’après-midi, on note aussi des cumulus. Au littoral, on observe des stratocumulus le matin, puis du beau temps, parfois légèrement voilé avec des cirrus.

 

 

8 juillet 2018

 

L’air un brin plus frais gagne à présent tout le pays, avec des maxima de 22 à 25°C au littoral, 26 à 27°C en plaine et 21 à 22°C sur les hauteurs.

 

Mais le temps reste beau, avec quelques altocumulus, et des cumulus humilis l’après-midi, très aplatis. Au littoral, il y a d’importants bancs d’altocumulus / stratocumulus le matin, puis le ciel devient serein.

 

Les vents soufflent d’abord d’est à nord-est, puis s’orientent à nouveau au secteur nord.

 

 

9 juillet 2018

 

Un front froid descend le long du flanc oriental d’une vaste zone anticyclonique et nous atteint en fin de journée.

 

Le temps est d’abord beau avec altocumulus, cirrus et, dès la fin de matinée, des cumulus. Ces cumulus persistent l’après-midi sous un voile de cirrus / cirrostratus associé au front, cumulus qui se développent davantage ensuite, mais qui s’étalent en partie. À côté de cela, on note aussi des bancs d’altocumulus.

 

Dans le sud du pays, le temps reste beau avec des altocumulus isolés et des cumulus à développement modeste et à étalement limité.

 

Au littoral, on note d’importantes nappes de stratocumulus, donnant un ciel nuageux à très nuageux et persistant une bonne partie de la journée. Durant l’après-midi, ces stratocumulus se dispersent temporairement, mais laissent apparaître un voile de cirrus épais et un peu de ciel bleu.

 

Un bon petit vent de nord provoque déjà une légère baisse des températures avant le front, et celle-ci sera plus importante après le passage du front.

 

Températures maximales : 20 à 21°C au littoral, 24 à 25°C, localement 26°C en plaine et autour de 21°C sur les hauteurs.

 

 

10 juillet 2018

 

L’anticyclone s’étend désormais des Açores jusqu’aux côtes norvégiennes. Une portion d’air très frais, d’origine polaire, envahit notre pays à l’arrière du front froid. En outre, des basses pressions sur le nord-ouest de l’Allemagne, et une occlusion qui s’est enroulée autour, sont responsable d’un ciel fort chargé de nuages.

 

Le ciel est donc très nuageux à couvert avec stratocumulus doublés de cumulus. Ces cumulus se dispersent ensuite mais les stratocumulus persistent. En outre, les stratocumulus s’épaississent et leur base s’abaisse en fin de journée. Ils sont accompagnés d’un peu de pluie ou de bruine. Le sud du pays connaît par contre quelques éclaircies en début et en fin de journée.

 

Les températures maximales sont en chute libre avec des valeurs le plus souvent comprises entre 17 et 18°C en plaine (littoral inclus) et autour de 14°C sur les hauteurs. La Gaume et certaines vallées sont un peu moins fraîches avec 19°C.

 

Les précipitations sont généralement faibles, le plus souvent inférieures à 1 mm, et ne marquent aucune rupture dans la période de sécheresse. Très localement, il est tombé un peu plus, avec 4 mm à Mont-Rigi et à Botrange, tout comme à Rumes, et 3 mm à Fraiture.

 

Le vent est bien présent, surtout au littoral, et renforce la sensation de fraîcheur.

 

 

11 juillet 2018

 

Les hautes pressions, quoiqu’affaiblies sur leur flanc oriental, reprennent leur droit et le beau temps nous revient, avec encore un peu de fraîcheur.

 

Le ciel est très temporairement couvert le matin (stratus devenant fractus, parfois aussi stratocumulus), puis le temps devient nuageux à beau avec cumulus et bancs d’altocumulus / stratocumulus. Ici et là, d’épais altocumulus présentent de légers mammatus. Au littoral, les stratocumulus évoluent en cumulus, mais ces derniers se dissipent rapidement, à l’exception de quelques cumulus fractus. Là aussi, on note des bancs d’altocumulus, avec parfois une tendance à mammatus.

 

Les températures maximales : 19 à 20°C au littoral, 22 à 24°C en plaine et 18 à 19°C sur les hauteurs. Les endroits abrités connaissent déjà un retour de l’été avec 26,0°C à Hastière et 25,1°C à Angleur. De même, les sols sablonneux permettent aussi des températures à nouveau élevées , avec 25,5°C à Kleine Brogel (mais « seulement » 23,4°C à Koersel).

 

 

12 juillet 2018

 

Une certaine influence anticyclonique se maintient. Les vents restent orientés au nord, avec un peu d’humidité et des températures pas trop caniculaires, mais le déficit en précipitations s’accentue de plus en plus.

 

Les stratus sont quasi généralisés le matin, puis se transforment rapidement en stratocumulus avant de se disperser. Ensuite beau temps avec quelques bancs d’altocumulus et des cumulus ayant une légère tendance à l’étalement. Sur le massif ardennais, développement jusqu’au stade congestus. Au littoral, ciel couvert de stratocumulus fort bas, ne se dissipant (partiellement) qu’en cours d’après-midi.

 

Les températures maximales : 18 à 19°C au littoral sous les nuages et le vent de mer, 23 à 25°C sur une grande partie des plaines et 21 à 23°C sur les hauteurs. Le nord-est du pays est influencé par de l’air chaud déjà présent sur l’est des Pays-Bas, avec 28,3°C à Kleine Brogel, 26,8°C à Koersel et à Retie et encore 26,0°C à Gorsem. Quelques poches d’air un peu plus chaud sont aussi présentes ailleurs dans le pays (Gosselies : 25,7°C ; Beauvechain : 25,6°C ; Hastière : 25,5°C).  

 

 

13 juillet 2018

 

En surface, nous nous trouvons dans un marais barométrique à tendance anticyclonique, mais en altitude, une baisse des pressions et des températures permet une bonne instabilité, qui est en plus boostée par une ligne de discontinuité liée à une ancienne occlusion. Cependant, l’environnement sec et les points de rosée plutôt bas qu’on retrouve en pas mal d’endroits inhibent fortement les formations orageuses. Dans le sud du pays par contre, cela réussit encore.

 

Avec la persistance des vents du nord, les températures maximales restent très loin des records de chaleur, mais sont estivales malgré tout avec 25 à 27°C en plaine et 22 à 23°C sur les hauteurs. Aux endroits privilégiés, il fait plus chaud avec 28,4°C à Angleur, 28,2°C à Kleine Brogel et à Koersel, 27,8°C à Hastière et 27,7°C à Genk.    

 

On observe de nombreux altocumulus en matinée, puis beau temps avec cumulus et encore quelques bancs d’altocumulus. Ces cumulus restent modestes sur le nord et le centre du pays, mais se développent rapidement sur l’Entre-Sambre-et-Meuse jusqu’à former des orages, dont entre autres un multicellulaire du côté de Beauraing, puis du côté de Ciney avec quelques belles structures et temporairement une luminosité inquiétante de couleur verdâtre.

 

Quelques cotes de précipitations sont conséquentes aussi mais gardent un côté très localisé :

 

Dourbes : 29 mm

Agimont : 14 mm

Aublain : 12 mm

 

Au littoral par contre, toujours pas la moindre convection digne de ce nom. En début de matinée, on observe quelques stratocumulus assez isolés les uns des autres, qui tendent à évoluer en cumulus mais qui, ensuite, se dispersent rapidement, faisant place à un ciel bleu avec quelques altocumulus.

 

Les températures y demeurent fort fraîches, avec des maxima de 18°C en bord de mer et de 20°C dans les dunes.

 

 

14 juillet 2018

 

L’anticyclone reprend du poil de la bête et l’air devient de plus en plus sec.

 

C’est donc le grand beau temps, avec quelques très petits cumulus. Le sud du pays (plus particulièrement le massif ardennais) garde encore quelques caractéristiques plus humides, avec des brouillards matinaux, des bancs d’altocumulus et des cumulus plus développés. De façon très isolée, ces cumulus se développent jusqu’au cumulonimbus orageux, notamment au sud-est des Hautes-Fagnes.

 

Les températures sont élevées, de l’ordre de 27 à 29°C en plaine et de 23 à 25°C sur les hauteurs. C’est Angleur qui relève la plus haute température avec 29,0°C, directement suivi de Kleine Brogel avec 28,9°C.

 

On remarquera aussi la sécheresse de l’air, avec des valeurs d’humidité relatives parfois proches de 30%, voire en dessous de cette valeur, comme par exemple Uccle qui descend à 26%.

 

Le littoral ne connaît toujours pas de convection, avec un ciel parfaitement bleu. Il faut dire que les températures y sont toujours fraîches, avec 20°C en bordure de mer et temporairement 23°C dans les dunes.

 

Les vents généraux soufflent de nord à nord-est.

 

Des vents de nord-nord-est chauds !!

 

Excepté le littoral, la Belgique connaît des températures plutôt chaudes en dépit des vents septentrionaux. Plusieurs explications à cela.

 

Les parties continentales aux hautes latitudes sont chaudes durant la première partie de l’été, notamment grâce aux très longues journées et au soleil raisonnablement haut sur l’horizon même jusqu’au cercle polaire. Cette chaleur est en plus particulièrement présente en 2018.

 

Les parties maritimes connaissent des températures exceptionnellement élevées cette année. Le Skagerrak et le Kattegat (bras de mer entre le Danemark et la Norvège/Suède) mesurent en ce 14 juillet des températures de l’eau de l’ordre de 21 à 22°C, voire plus, tandis que le sud de la Mer Baltique a des poches d’eau à 21°C. C’est entre 3 et 4°C au-dessus des normes saisonnières.

 

Enfin l’air, qui se refroidit un peu malgré tout au-dessus de l’eau, le fait sur une mince couche lorsque les conditions sont anticycloniques. Au-dessus du sud-ouest de la Mer Baltique, ce rafraîchissement concerne les 1000 premiers mètres environ (sondage de Greifswald), ce qui se fait que l’air se réchauffe presqu’aussitôt dès qu’il se retrouve à nouveau sur le continent.      

 

 

15 juillet 2018

 

Un noyau anticyclonique se forme sur le nord de l’Allemagne et le Danemark, et avec un vent qui souffle en moyenne de nord-est, c’est de l’air chaud et surtout très sec qui est acheminé vers nos régions.

 

Les températures maximales atteignent 24°C sur les plages, 26°C dans les dunes, 29 à 31°C en plaine et 24 à 26°C sur les hauteurs. Les 30°C sont dépassés à Kruishoutem (31,0°C), Chièvres (30,7°C), Kleine Brogel (30,4°C) et Angleurs (30,1°C).

 

Mais on remarquera surtout la grande sécheresse de l’air, avec des taux d’humidité parfois inférieurs à 25%. Beauvechain descend jusqu’à 24% tout comme Gosselies, Ernage jusqu’à 23% et Uccle jusqu’à 20%.

 

Il n’est donc pas étonnant que le pays connaisse une nouvelle journée de grand beau temps sur de nombreuses régions, avec quelques cirrus et de très petits cumulus. Les cirrus, souvent bien dessinés dans d’autres régions aussi, le sont particulièrement au littoral où, en l’absence de cumulus, on peut observer quelques beaux exemplaires de spissatus (avec virga), d’uncinus et même de vertebratus.

 

Le sud du pays dispose toujours d’assez d’humidité pour permettre un grand développement aux cumulus, qui évoluent en cumulonimbus et parviennent à former un certain nombre d’orages. Ces averses orageuses, visibles sur les images radar, sont cependant passées entre les mailles du filet des stations pluviométriques (publiées), tant de l’IRM que de MB, puisqu’aucune de ces stations n’a donné plus de 1 mm.

 

 

16 juillet 2018

 

Une zone orageuse, liée à une convergence marquée entre vents à composante orientale et vents à composante occidentale, tente de pénétrer dans la zone sèche du nord et du centre du pays, mais se déglingue complètement, à part quelques cellules isolées qui survivent un peu mieux.

 

Mais d’abord on observe du beau temps avec des cirrus et une convection qui s’enclenche plus ou moins tard et plus ou moins fort selon les régions. Parfois on n’observe que de très petits cumulus, parfois (par exemple à Uccle), des dômes de cumulus congestus parviennent à se former durant l’après-midi. Mais le cumulonimbus qui arrive est en fin de vie, et ne donnera plus tellement grand-chose si ce ne sont que quelques rafales et une chute assez importante de la température.

 

Seule une cellule isolée, arrivant à maturité au-dessus d’Anvers, donnera des précipitations significatives avec 17 mm à Deurne, l’aéroport d’Anvers.

 

Le littoral, une fois de plus, échappe à tout, avec du beau temps, parfois quelque peu voilé par des cirrus, tandis que seuls quelques altocumulus castellanus révèlent la proximité d’une petite activité orageuse.

 

Les températures maximales : 24 à 27°C au littoral, 30 à 31°C, localement 32°C en plaine, 25 à 27°C sur les hauteurs. Les plus fortes valeurs : 32,2°C à Gand-Zelzate, 31,9°C à Koersel et 31,3°C à Semmerzake et à Chièvres. Uccle, avec 29,9°C, n’arrive tout juste pas à 30°C et n’a donc pas encore de jours de chaleur (officiels) pour 2018.

 

Avant l’arrivée des restants d’orage, l’humidité de l’air est à nouveau très basse, avec 22% à Kleine Brogel et 21% à Uccle. Rien d’étonnant, donc, que la plupart des orages s’effondrent. Mais là où il pleut ne fût-ce qu’un peu, la température baisse très fort en raison de la grande évaporation des précipitations dans l’air sec, et le grand refroidissement au vu des points de rosée très bas. C’est ainsi qu’Uccle passe de 29 à 19°C dans le cadre de cet ex-orage.  

 

 

17 juillet 2018

 

Une cellule anticyclonique océanique nous envoie de l’air maritime un peu plus frais, acheminé par des vents d’ouest à sud-ouest, tendant à tourner au nord-ouest par la suite.

 

Le beau temps persiste, ou revient dans les régions qui ont été concernées par les quelques orages de la veille. Le ciel est souvent bleu, avec quelques cirrus et quelques altocumulus le matin et en matinée, et des cumulus l’après-midi, avec une légère tendance à l’étalement. Sur l’est et le sud du pays, le développement des cumulus est meilleur et parvient à former des congestus.

 

Le littoral, quant à lui, parvient aussi à avoir quelques cumulus.

 

Les températures : 22°C au littoral, 24 à 26°C sur l’ouest des plaines, 27 à 29°C sur l’est des plaines, 23 à 24°C sur les hauteurs. Notons que cet air maritime se dessèche très fort sur les terres sèches, avec à Uccle à peine plus de 30% d’humidité aux heures chaudes de la journée.

 

 

18 juillet 2018

 

L’anticyclone maritime nous envoie une crête, mais elle n’est pas très puissante.

 

Malgré cela, du beau temps, encore et toujours, avec quelques cirrus et de nombreuses traînées d’avion en matinée, et des cumulus humilis (parfois fort aplatis) l’après-midi. Sur le sud du pays, on observe des bancs d’altocumulus (parfois aussi stratocumulus) en matinée.

 

Le littoral, très temporairement, connaît quelques cumulus (tendance fractus) en matinée.

 

Bien que la chaleur ne soit pas excessive, l’accumulation des jours d’été devient remarquable (14 sur 18 à Uccle). Les maxima du jour : 22°C au littoral, 25 à 28°C en plaine (le plus à l’est) et 22 à 23°C sur les hauteurs.

 

Mais le plus frappant, c’est le manque de précipitations. Certaines régions connaissent la pire sécheresse probablement depuis que la Belgique existe. Voyez ces chiffres :

 

Depuis le 1er juin 2018 (48 jours), il n’est tombé que :

 

0,6 mm à Middelkerke

0,8 mm à Passendaele

3,9 mm à Beitem

 

Si l’on prend les 30 derniers jours (du 18/06/2018 au 17/07/2018), on a enregistré :

 

0,2 mm à Middelkerke

0,3 mm à Passendaele

0,9 mm à Genk

1,2 mm à Florennes

1,3 mm à Beitem

1,3 mm à Koersel

2,3 mm à Stree (Huy)

2,4 mm à Zaventem

 

La sécheresse est en train de s’étendre de plus en plus. En effet, en l’absence de perturbations majeures, cette sécheresse commence à s’auto-entretenir dans de nombreuses régions. Cela se ressent aux taux d’humidité de l’air extrêmement bas certains jours, tombant parfois à 20%. Ceci empêche la formation d’orages de masse d’air et inhibe fortement les orages formés sur des lignes de convergence et autres discontinuités.

 

C’est ainsi que des zones orageuses organisées se sont complètement déglinguées en arrivant dans la zone sèche, avec juste quelques cellules qui ont plus ou moins réussi à survivre. C’est ainsi qu’Uccle a reçu 15,9 mm le 4 juillet et Deurne, 17,0 mm le 16 juillet. Mais la plupart des localités du nord et du centre du pays ont peu ou pas reçu de précipitations, juste quelques coups de vent et un brin de fraîcheur temporaire avec des cumulonimbus en fin de vie.

 

Si les plaines flamandes et en partie le centre du pays sont au sec depuis le début juin (avec des totaux de précipitations minimes en juin), d’autres régions comme la Campine ont pratiquement reçu toutes leurs précipitations de juin le premier jour du mois. Ce qui fait que le cercle vicieux de la sécheresse qui s’auto-entretient y a commencé plus tard, mais est désormais bien présent là aussi, comme le montre la pluviosité minime des 30 derniers jours.

 

En Ardenne et dans le sud du pays, la situation est différente. Là, le mois de juin a été bien plus généreux, voire excédentaire en précipitations. Sivry a totalisé 100,1 mm de précipitations en juin (environ 130% du total normal), Mont-Rigi a totalisé 80,2 mm (environ 70% du total normal) et Dourbes a totalisé 72,0 mm (environ 100% du total normal). On retiendra notamment les fortes pluies (mais souvent locales) du 1er juin, du 6 juin, du 7 juin et du 11 juin. On épinglera entre autres les 52,7 mm du 7 juin à Sivry dans le cadre d’averses orageuses très irrégulières.

 

Il en résulte des terres plus humides, ce qui a permis la persistance, dans cette région, d’orages de masse d’air tandis que les orages organisés y ont nettement mieux survécu. Cependant, petit à petit, une forte tendance sèche s’installe là aussi. Dourbes, par exemple, a reçu 28,5 mm de pluies orageuses le 13 juillet mais n’a totalisé que 29,1 mm sur les 30 derniers jours, ce qui fait que la quasi-totalité des précipitations proviennent de cet orage. Florennes n’a pratiquement pas profité de cet orage (0,7 mm) et n’a de ce fait que 1,2 mm sur 30 jours. Hastière a reçu 7,8 mm le 13 juillet, et 8,0 mm sur 30 jours.

 

Cela signifie, en résumé, que le nord du pays est sec presque partout, tandis que le sud du pays est très irrégulier en termes de précipitations, avec des poches sèches et des poches (encore) humides grâce aux orages. Mais si la situation atmosphérique structurelle persiste, la sécheresse ne tardera pas à s’étendre à tout le pays, avec le risque de connaître un 1976-bis.

 

 

 

19 juillet 2018

 

Et ça continue ! Aucune station, ni de MB, ni de l’IRM, n’a reçu la moindre goutte dans son pluviomètre.

 

Encore du beau temps, avec des cumulus et temporairement un voile de cirrus, parfois tendance cirrostratus. Au sud du pays, ce voile est bien moins présent.

 

Dans cette dernière région, les températures sont élevées, avec 29,0°C à Aubange et encore 28,4°C à Hastière. La Campine a chaud aussi, avec 29,8°C à Koersel et 29,2°C à Kleine Brogel, tandis qu’à Angleur, la température monte jusqu’à 29,4°C.

 

Ailleurs, grâce à une certaine tendance du vent à souffler du nord, les températures sont plus raisonnables, avec quelques 24°C au littoral, 26 à 28°C sur les parties occidentale et centrale des plaines et 24 à 26°C sur les hauteurs.

 

Le nord…

 

Les températures deviennent affolantes de ce côté. Les eaux du Skagerrak, du Kattegat et de la Baltique dépassent désormais presque partout les 22°C. Dans le nord du Golfe de Botnie, pratiquement au cercle polaire, la température de l’eau atteint… 23 à 24°C ! Digne de l’Espagne (côté méditerranéen) à cette saison !

 

Et sur le continent ? La température de l’air atteint 30,8°C à Lycksele (Suède) à 64°33’N. À Banak (Norvège), le maximum a été de 33,0°C et ce, à 70°04’N, bien au-delà du cercle polaire. Et on s’étonne des incendies de forêts en Suède ?

 

 

 

20 juillet 2018

 

Une zone de précipitations parfois intenses sur la France se dirige vers notre pays, mais se dessèche presque complètement avant d’atteindre nos frontières. Quand précipitations il y a encore, elles ne dépassent généralement pas quelques dixièmes de millimètres. Quelques rares exceptions :

 

Botrange : 5 mm

Mont-Rigi : 4 mm

Rumes : 3 mm

Rumillies : 3 mm

Kain : 2 mm

Heuvelland : 2 mm

 

En matinée, le temps est beau à légèrement voilé avec des cirrus / cirrostratus, puis le voile s’épaissit en altostratus, accompagné de quelques stratocumulus. On note aussi quelques bancs d’altocumulus, se mêlant plus tard à l’altostratus.

 

Dans le sud du pays, des cumulus parviennent encore à se former temporairement. Par ailleurs, le voile nuageux est moins étendu aussi, avec des éclaircies qui reviennent en soirée, voire en après-midi.   

     

Les températures sont encore élevées, avec presque 30°C à Kleine Brogel (29,7°C). Sinon, les maxima sont de 21-22°C au littoral, de 23-25°C sur l’ouest des plaines, de 27-30°C sur l’est des plaines et de 24-26°C sur les hauteurs.

 

 

À suivre…

 

 

 

 

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L'évolution de la sécheresse prévue par l'IRM indique que la courbe de 2018 va rejoindre celle de 1976 dans quelques jours. On entend dire dans tous les médias que la sécheresse de 2018 sera donc dans quelques jours aussi grave que celle de 1976.

Or, selon ce que je peux voir sur ce graphique, la situation de 1976 était, selon moi, bien pire encore que cette année, car on était dans l" Extrêmement sec" depuis fin avril, et même dans une situation bien critique, déjà début mars.

Dites-moi si je me trompe.

Merci.

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Le 23/07/2018 à 09:43, trebor a dit :

L'évolution de la sécheresse prévue par l'IRM indique que la courbe de 2018 va rejoindre celle de 1976 dans quelques jours. On entend dire dans tous les médias que la sécheresse de 2018 sera donc dans quelques jours aussi grave que celle de 1976.

Or, selon ce que je peux voir sur ce graphique, la situation de 1976 était, selon moi, bien pire encore que cette année, car on était dans l" Extrêmement sec" depuis fin avril, et même dans une situation bien critique, déjà début mars.

Dites-moi si je me trompe.

Merci.

 

Il est toujours délicat de comparer une sécheresse à une autre, car outre les précipitations, une sécheresse se caractérise aussi par l'évaporation qui, elle-même, dépend de la température et de l'humidité relative. Et bien sûr, un été sec dépend de ce qui l'a précédé. Il est clair qu'à caractéristiques égales, un été sec qui fait suite à un hiver et un printemps secs est bien plus catastrophique qu'un été sec qui fait suite à un hiver et printemps humides.

 

C'est ainsi que la plus catastrophiques des sécheresses est celle de 1921, suivie de celle de 1976, avec dans les deux cas une situation aggravée par des antécédents déjà très secs.

 

Pour plus de détails sur 1976, voir :

 

http://www.meteobelgique.be/article/articles-et-dossier/le-climat/81-climats-dhier-et-daujourdhui/1604-lete-1976-un-ete-legendaire.html

 

Les antécédents sont surtout repris à la fin de l'article.

 

 

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21 juillet 2018

 

La drache nationale… Oui, mais pour quelques-uns seulement. Une faible perturbation présente au-dessus de notre pays donne 4 mm d’eau à Gouvy, 3 mm à Sivry et 1 mm à Fontaine, à Libin et à La Hestre. Les précipitations de Gouvy, notamment, sont liées à la frange ouest d’une zone orageuse présente sur l’Allemagne et le nord du Grand-Duché de Luxembourg. Ailleurs, il s’agit d’averses plus isolées dans des régions proches de la frontière belgo-française, souvent sans activité orageuse.

 

Sinon, le temps est nuageux à beau avec des bancs d’altocumulus, des cumulus humilis dès la fin de matinée et, lors des passages nuageux plus importants, des stratocumulus. En Ardenne, le plus souvent, le développement des cumulus s’arrête au stade mediocris, sauf près de ladite zone orageuse. Dans le sud du pays, on observe aussi temporairement du stratus en matinée. Au littoral par contre, le ciel est serein, sauf en début de journée (altocumulus) et en fin de journée (cirrus).

 

Avec un vent de nord-ouest à nord, les températures maximales sont quelques peu limitées sur l’ouest du pays avec 22°C au littoral et le plus souvent 26 à 27°C sur la partie occidentale et centrale des plaines. Sur l’est des plaines, ces valeurs sont comprises entre 28 et 30°C (30,2°C à Koersel). Sur les hauts plateaux, on enregistre 23 à 24°C tandis que la Gaume, en raison d’une nébulosité plus abondante, doit se contenter de 25°C.

 

 

22 juillet 2018

 

Nous revoilà dans un marais barométrique, avec une petite circulation de nord-ouest qui se remet en place l’après-midi.

 

Une situation qui aurait pu être idéale pour des orages de masse d’air, avec un air chaud qui stagne plus ou moins sur notre pays, mais qui reste alimenté en humidité grâce aux vents en provenance de la Mer du Nord, le tout par un gradient marqué par rapport aux hautes couches relativement fraîches de l’atmosphère.

 

Sauf que l’air se dessèche sur nos terres sèches. Malgré les infiltrations maritimes, l’humidité relative à Uccle tourne autour de 30% l’après-midi, après 28% à midi. Aucun pluviomètre (MB + IRM) ne reçoit la moindre goutte d’eau.

 

Le temps est beau, avec des cumulus humilis / mediocris (avec parfois un peu d’étalement) et des bancs d’altocumulus. Au littoral, comme souvent par beau temps d’été, la convection fait défaut.

 

Les températures : 22°C au littoral sous l’influence d’une bonne brise de mer, mais montant temporairement à 24°C en fin d’après-midi. Sinon, on observe des valeurs maximales de 28 à 30°C en plaine et de 24 à 25°C sur les hauteurs. En Gaume, la température remonte à 28°C.

 

Les plus fortes valeurs du pays : 30,4°C à Koersel, 30,0°C à Angleur et 29,8°C à Kruihoutem.

 

 

23 juillet 2018

 

Les pressions montent, le temps devient plus anticyclonique sur  nos régions. La chaleur, déjà bien présente sur le nord de la France (31,6°C à Lille) et sur le sud-est de l’Angleterre (32,2°C à Londres), déborde sur l’ouest du pays avec 32,5°C à Kruishoutem, 31,8°C à Semmerzake et encore 31,3°C à Beitem. Au littoral même, en raison d’une brise de mer de nord-ouest (quelque peu influencée par le flux général), les températures sont moins élevées, avec 25,0°C comme maximum à Middelkerke.

 

Le reste des plaines est en général un peu moins chaud, avec 29 à 30°C, sauf en Campine où il refait 31°C par place (31,3°C à Kleine Brogel, 31,0°C à Koersel mais 29,7°C à Genk).

 

Uccle, avec ses 29,1°C, n’a toujours pas réussi à atteindre la barre des 30°C au cours de cet été.

 

Sur les Hauts Plateaux, il fait 24-25°C, et 28°C en Gaume.

 

Le temps est d’abord nuageux avec des nappes étendues d’altocumulus / stratocumulus, puis beau avec des cumulus très aplatis, accompagnés de quelques stratocumulus et se transformant parfois eux-mêmes en stratocumulus. Au-dessus, quelques altocumulus à tendance lenticularis sont également observés.

 

Sur l’est et le sud du pays, les bancs d’altocumulus / stratocumulus tendent à persister plus longtemps. A contrario, l’ouest des plaines connaît du grand beau temps, avec peu d’altocumulus et quelques très discrets cumulus en fin d’après-midi. Au littoral, par ailleurs, le ciel est presque serein (là, les cumulus ne se forment pas du tout).

 

 

La sécheresse se poursuit... 

 

La sécheresse est toujours extrêmement présente dans certaines régions. Les 30 derniers jours (du 24 juin au 23 juillet), il est tombé :

 

0,5 mm à Genk (en 3 jours)

0,5 mm à Middelkerke (en 1 jour)

0,9 mm à Beitem (en 4 jours)

1,2 mm à Koersel (en 1 jour)

1,6 mm à Passendaele (en 3 jours)

1,6 mm à Strée (Huy) (en 3 jours)

 

Depuis le 1er juin, Middelkerke a enfin réussi à dépasser son millimètre, en atteignant désormais 1,1 mm (!!)

 

Depuis cette date, Sivry a par contre reçu 103,9 mm ; Mont-Rigi, 83,7 mm ; Dourbes, 72,7 mm ; Elsenborn : 72,1 mm. Ces précipitations, il est vrai, datent pour l’essentiel du début juin, mais par la suite, quelques orages, dans ces régions restées plus humides, ont réussi à ajouter un peu d’eau à ces pluviomètres.

 

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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24 juillet 2018

 

Première journée vraiment chaude en Belgique.

 

Un faible noyau anticyclonique se dessine sur l’Allemagne avant de remonter vers le Danemark et donne une impulsion tropicale continentale à la masse d’air, même si en surface, les vents continuent à être variables, grandement influencés par des phénomènes locaux, puis par des phénomènes d’appel d’air thermiques, avec une tendance à souffler du nord. Dans les couches moyennes de l’atmosphère (dès 1500 mètres environ), le flux de sud-est à sud est par contre bien établi.

 

Les températures, très élevées, se situent entre 31 et 33°Cen plaine et entre 28 et 29°C sur les hauteurs. Quelques valeurs :

 

Kleine Brogel : 33,1°C

Genk : 33,0°C

Angleur : 33,0°C

Retie : 32,9°C

Kruishoutem : 32,4°C

Hastière : 32,2°C

Aubange : 32,2°C

 

Uccle, avec 30,9°C, enregistre son premier jour officiel de chaleur.

 

Grâce à un peu d’humidité en plus (ou plutôt, un air un peu moins desséché), une certaine convection parvient à se mettre en place en fin de matinée, se développant par la suite jusqu’au petit congestus avant de prendre la tendance à s’étaler. À côté de cela, on observe aussi des altocumulus.

 

Au littoral, la convection fait défaut, le ciel est serein (excepté quelques altocumulus le soir) mais les températures sont moins élevées. À Middelkerke, une brise de mer d’ouest, tournant graduellement au nord, empêche la température de monter au-delà de 26,3°C.

 

La nuit qui suit est chaude, avec des températures qui, en bien des endroits, ne descendent pas en dessous de 20°C. Le minimum de 21,8°C de Deurne (Anvers) peut être considéré comme remarquable. Le 4 juillet 2015 cependant, la nuit y a été plus chaude encore avec 22,4°C comme minimum.

 

Quelques averses ont réussi à se développer en deuxième partie de nuit (donc déjà le 25 juillet 2018), surtout sur une ligne située plus ou moins le long de l’Escaut, où ces averses prennent un caractère orageux à l’aube. Stabroek reçoit 7 mm d’eau, Semmerzake en reçoit 2 tout comme Essen, et 1 mm pour Ellignies-Sainte-Anne (toutes des localités sur la même ligne). D’autres averses génèrent aussi quelques millimètres ici et là, avec par exemple 5 mm à Braine-le-Château, 5 mm à Retie, 3 mm à Woluwe-Saint-Pierre (Bruxelles), 2 mm à La Hestre et 1 mm à Grez-Doiceau tout comme à Poederlee.

 

Le mode de formation de ces averses est peu clair. Selon le modèle Arôme, il existe une convergence entre vents de nord-nord-est (à l’ouest) et vents de nord-est (à l’est) le long de cette ligne dans les basses couches (niveau 925 hPa soit 800 mètres d’altitude environ). Cela pourrait être le fruit des restants d’un ancien front de brise de mer, datant de la veille et interférant à présent avec une ligne de convergence située plus haut. En effet, au niveau 700 hPa, les courants directeurs de ces cellules orageuses sont d’origine méridionale, avec là une convergence entre vents de sud-sud-ouest et vents de sud-sud-est, toujours selon le même modèle Arôme.

 

La plupart des pluviomètres belges, cependant, restent secs…        

 

 

 

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Aurons-nous un record ou non, aujourd’hui, 26 juillet 2018 ?

 

Voici déjà une liste des valeurs qu’il faudrait « battre ».

 

Record 3e décade + date (record juillet + date) (record tous mois confondus + date)

 

Province de Liège

Bierset : 35,0°C le 21/07/1995 (37,5°C le 02/07/2015) (37,5°C le 02/07/2015) – 1953-2018

Mont-Rigi : 32,0°C le 26/07/2006 (32,0°C les 09/07/1959 et 26/07/2006) (33,6°C le 08/08/2003) – 1953-2018

Spa : 33,1°C le 26/07/2006 (34,2°C le 02/07/2015) (35,0°C le 08/08/2003) – 1982-2018

Elsenborn : 33,5°C le 26/07/2006 (33,5°C les 19 et 26/07/2006) (35,1°C le 08/08/2003) – 1987-2018

 

Province de Luxembourg

Saint-Hubert : 31,4°C le 27/07/1995 (31,8°C le 19/07/2006) (34,4°C les 06 et 08/08/2003) – 1953-2018

 

Grand-Duché du Luxembourg

Luxembourg : 35,7°C le 21/07/1995 (36,1°C le 04/07/2015) (37,9°C les 8 et 12/03/2003) – 1953-2018

 

Province de Namur

Hastière : 35,0°C le 21/07/1995 (35,8°C les 02/07/2015 et 19/07/2006) (37,4°C le 12/08/2003) – 1977-2018

Florennes : 34,2°C le 21/07/1995 (34,8°C le 19/07/2006) (36,7°C le 06/08/2003) – 1976-2018

Dourbes : 34,6°C le 21/07/1995 (35,6°C le 19/07/2006) (36,5°C le 12/08/2003) – 1965-2018

 

Provinces du Brabant (FL + WA) + Bruxelles

Zaventem : 34,8°C le 21/07/1995 (35,8°C le 19/07/2006) (35,9°C le 04/08/1990) – 1984-2018

Uccle : 34,1°C le 22/07/1989 (36,2°C le 19/07/2006) (36,2°C le 19/07/2006) – 1968-2018

Beauvechain : 34,3°C le 24/07/1994 (35,7°C le 19/07/2006) (35,7°C le 19/07/2006) – 1953-2018

 

Province du Hainaut

La Hestre : 33,4°C le 21/07/1995 (35,2°C le 19/07/2006) (36,0°C le 12/08/2003) – 1986-2018

Gosselies : 35,8°C le 21/07/1995 (37,0°C le 19/07/2006) (37,0°C le 19/07/2006) – 1984-2018

 

France – Département du Nord

Lille : 34,8°C les 30/07/1984 et 22/07/1989 (36,1°C le 09/07/1959) (36,6°C le 10/08/2003) – 1953-2018

Dunkerque : 33,2°C le 30/07/1984 (38,3°C le 19/07/2006) (38,3°C le 19/07/2006) – 1953-2018

 

Flandre Occidentale

Middelkerke : 34,8°C le 22/07/1989 (36,0°C le 19/07/2006) (36,0°C le 19/07/2006) – 1984-2018

Beitem : 34,0°C le 22/07/1989 (36,3°C le 19/07/2006) (36,3°C le 19/07/2006) – 1953-2018

 

Flandre Orientale

Kruishoutem : 34,4°C le 26/07/2006 (36,4°C le 19/07/2006) (36,4°C le 19/07/2006) – 1985-2018

 

Province d’Anvers

Stabroek : 35,4°C le 26/07/2006 (36,9°C le 19/07/2006) (36,9°C le 19/07/2006) – 1976-2018

Deurne : 34,3°C le 26/07/2006 (36,2°C le 09/07/1959) (36,2°C le 09/07/1959) – 1953-2018

Sint-Katelijne-Waver : 34,7°C le 21/07/1995 (35,7°C le 19/07/2006) (35,8°C le 04/08/1990) – 1983-2018

 

Province du Limbourg

Gorsem : 35,2°C le 22/07/1989 (36,8°C le 19/07/2006) (36,8°C le 19/07/2006) – 1982-2018  

Koersel : 35,8°C le 21/07/1995 (36,9°C le 19/07/2006) (37,6°C le 20/08/2009) – 1983-2018

Kleine Brogel : 36,8°C le 24/07/1994 (38,1°C le 02/07/2015) (38,2°C le 20/08/2009) – 1953-2018

 

Pays-Bas

Maastricht : 35,1°C le 21/07/1995 (38,2°C le 02/07/2015) (38,2°C le 02/07/2015)

 

 

Et voici encore la liste des plus hautes températures (fiables) enregistrées en Belgique.

(Entre crochets, des valeurs non belges mais mesurées près de la Belgique.)

 

38,8°C à Liège-Monsin le 2 juillet 2015

38,7°C à Haacht le 27 juin 1947

38,6°C à Aubange le 8 août 2003

38,6°C à Torgny le 8 août 2003

38,5°C à Han-sur-Lesse le 7 août 2003

38,4°C à Han-sur-Lesse le 12 août 2003

38,4°C à Liège-Monsin le 9 juillet 1959

38,4°C à Ronquières le 6 juillet 1957

38,3°C à Rocherfort le 2 juillet 2015

[38,3°C à Dunkerque le 19 juillet 2006]

38,2°C à Kleine Brogel le 20 août 2009

38,2°C à Begijnendijk le 19 juillet 2006

[38,2°C à Maastricht le 2 juillet 2015]

38,1°C à Angleur le 2 juillet 2015

38,1°C à Ezemaal le 6 juillet 1957

38,1°C à Kleine Brogel le 2 juillet 2015

38,0°C à Kessenich le 2 juillet 2015

38,0°C à Ophoven le 2 juillet 2015

38,0°C à Wasmuel le 6 août 2003

37,9°C à Ronquières le 4 juillet 1957

[37,9°C à Luxembourg le 8 août 2003]

[37,9°C à Luxembourg le 12 août 2003]

37,8°C à Kleine Brogel le 19 juillet 2006

37,7°C à Kleine Brogel le 7 août 2003

37,7°C à Kleine Brogel le 12 août 2003

37,7°C à Meeuwen le 16 juillet 1976

37,7°C à Virton le 27 juin 1947

37,6°C à Meix-devant-Virton le 12 juillet 2003

37,6°C à Meeuwen le 3 juillet 1976

37,6°C à Tirlemont le 9 juillet 1959

37,6°C à Koersel le 20 août 2009

37,6°C à Lanaken le 19 juillet 2006

37,5°C à Ramegnies le 3 juillet 1976

37,5°C à Gerdingen-Bree le 9 juillet 1959

37,5°C à Bierset le 2 juillet 2015  

 

N.B. : une température qui pourrait éventuellement être correcte mais dont on n’a pas les métadonnées :

38,8°C à Rochefort le 22 juillet 1925.    

 

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25 juillet 2018

 

Pas encore de records, mais déjà des températures très élevées. Angleur atteint 35,0°C, suivi par Kleine Brogel (34,8°C), Koersel (34,6°C) et Genk (34,1°C).

 

Notre pays se trouve dans un marais barométrique à tendance anticyclonique, mais qui permet encore le développement d’orages. Ceux-ci n’affectent cependant que la moitié sud-est du pays, tandis que la sécheresse s’auto-entretient dans la partie nord-ouest (où déjà la zone orageuse de la nuit précédente s’était affaiblie pour la même raison).

 

Le temps, au littoral, est le plus souvent beau, avec parfois des passages nuageux (altocumulus).

 

Au centre du pays, on note encore quelques castellanus résiduels le matin, puis le temps devient beau avec, l’après-midi, formation de cumulus dont certains évoluent jusqu’au congestus tandis que des cumulonimbus sont visibles au loin le soir.

 

Sur la partie sud-est, la convection s’enclenche rapidement avec des cumulus congestus parfois dès midi. Une première activité orageuse se manifeste en tout début d’après-midi du côté des Hautes-Fagnes. En fin d’après-midi, des foyers orageux se développent en de nombreux endroits, notamment dans l’Entre-Sambre-et-Meuse et du côté nord des reliefs. Par la suite, cette activité orageuse déborde (en soirée) au nord du sillon Sambre-et-Meuse. On remarquera la base élevée des cumulonimbus, liée à la sécheresse qui commence à se faire sentir dans tout le pays.

 

Quelques cellules donnent de bonnes précipitations :

 

Marilles (à l’est de Jodoigne) : 11 mm

Lobbes : 11 mm

Hasselt : 8 mm (la cellule la plus au nord)

Jodoigne : 5 mm

 

Les températures : 26-27°C au littoral, 30-32°C sur l’ouest des plaines, 32-35°C sur l’est des plaines, 29-30°C sur les hauteurs et autour de 33°C en Gaume.

 

Les vents soufflent le plus souvent de nord à nord-est, avec un bon régime de brise de mer au littoral.

 

 

 

 

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26 juillet 2018

 

Une journée extrême sur plusieurs plans.

 

Commençons par les températures maximales.

 

Structure des données

Localité : max du 26/07/18 [record 3e décade juillet (date) ; record juillet (date) ; record tous mois confondus (date) ; période d’observation]

En bleu : record décadaire battu ou égalé

En mauve : record mensuel battu ou égalé

En rouge : record, tous mois confondus, battu ou égalé 

 

Province de Liège

Angleur : 36,2°C [36,8°C (21/07/95) ; 38,1°C (02/07/15) ; 38,1°C (02/07/15) ; série incomplète] *

Bierset : 34,3°C [35,0°C (21/07/95) ; 37,5°C (02/07/15) ; 37,5°C (02/07/15) ; 1953-2018]

Baraque Michel / Mont-Rigi : 30,9°C  [32,0°C (26/07/06) ; 32,0°C (09/07/59+26/07/06) ; 33,6°C (08/08/03) ; 1953-2018] **

Spa : 32,4°C [33,1°C (26/07/06) ; 34,2°C (02/07/15) ; 35,0°C (08/08/03) ; 1982-2018]

Elsenborn : 31,9°C [33,5°C (26/07/06) ; 33,5°C (19+26/07/06) ; 35,1°C (08/08/03) ; 1987-2018]

 

Province de Luxembourg

Saint-Hubert : 31,7°C [31,4°C (27/07/95) ; 31,8°C (19/07/06) ; 34,4°C (06+08/08/03) ; 1953-2018]

Aubange : 35,2°C [35,8°C (21/07/95) ; 35,8°C (21/07/95) ; 38,6°C (08/08/03) ; série incomplète] *

 

Province de Namur

Hastière : 36,4°C [35,0°C (21/07/95) ; 35,8°C (02/07/15+19/07/06) ; 37,4°C (12/08/03) ; 1977-2018]

Florennes : 35,1°C [34,2°C (21/07/95) ; 34,8°C (19/07/06) ; 36,7°C (06/08/03) ; 1976-2018]

Dourbes : 35,9°C [34,6°C (21/07/95) ; 35,6°C (19/07/06) ; 36,5°C (12/08/03) ; 1965-2018]

 

Provinces du Brabant (FL + WA) + Bruxelles

Zaventem : 36,0°C [34,8°C (21/07/95) ; 35,8°C (19/07/06) ; 35,9°C (04/08/90) ; 1984-2018]

Uccle : 35,4°C [34,1°C (22/07/89) ; 36,2°C (19/07/06) ; 36,2°C 19/07/06) ; 1968-2018]

Beauvechain : 35,7°C [34,3°C (24/07/94) ; 35,7°C (19/07/06) ; 35,7°C (19/07/06) ; 1953-2018]

 

Province du Hainaut

La Hestre : 35,2°C [33,4°C (21/07/95) ; 35,2°C (19/07/06) ; 36,0°C (12/08/03) ; 1986-2018]

Gosselies : 35,9°C [35,8°C (21/07/95) ; 37,0°C (19/07/06) ; 37,0°C (19/07/06) ; 1984-2018]

 

France – Département du Nord

Lille : 35,7°C [34,8°C (30/07/84+22/07/89) ; 36,1°C (09/07/59) ; 36,6°C (10/08/03) ; 1953-2018]

Dunkerque : 26,5°C [33,2°C (30/07/84) ; 38,3°C (19/07/06) ; 38,3°C (19/07/06) ; 1953-2018]

 

Flandre Occidentale

Middelkerke : 30,7°C [34,8°C (22/07/89) ; 36,0°C (19/07/06) ; 36,0°C (19/07/06) ; 1984-2018]

Beitem : 35,3°C [34,0°C (22/07/89) ; 36,3°C (19/07/06) ; 36,3°C (19/07/06) ; 1953-2018]

 

Flandre Orientale

Kruishoutem : 36,4°C [34,4°C (26/07/06) ; 36,4°C (19/07/06) ; 36,4°C (19/07/06) ; 1985-2018]

Zelzate : 36,9°C [35,0°C (22/07/89) ; 37,6°C (19/07/06) ; 37,6°C (19/07/06) ; 1976-2018]

Munte / Semmerzake : 35,9°C [35,3°C (24/07/94) ; 36,9°C (19/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1986-2018] **

 

Province d’Anvers

Stabroek : 35,8°C [35,4°C (26/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1976-2018]

Deurne : 36,7°C [34,3°C (26/07/06) ; 36,2°C (09/07/59) ; 36,2°C (09/07/59) ; 1953-2018]

Sint-Katelijne-Waver : 36,0°C [34,7°C (21/07/95) ; 35,7°C (19/07/06) ; 35,8°C (04/08/90) ; 1983-2018]

 

Province du Limbourg

Gorsem : 35,8°C [35,2°C (22/07/89) ; 36,8°C (19/07/06) ; 36,8°C (19/07/06) ; 1982-2018] 

Koersel : 39,0°C [35,8°C (21/07/95) ; 36,9°C (19/07/06) ; 37,6°C (20/08/09) ; 1983-2018] ***

Kleine Brogel : 36,8°C [36,8°C (24/07/94) ; 38,1°C (02/07/15) ; 38,2°C (20/08/09) ; 1953-2018]

 

Pays-Bas

Maastricht : 36,7°C [35,1°C (21/07/95) ; 38,2°C (02/07/15) ; 38,2°C (02/07/15) ; 1953-2018]

 

* Bien que la série d’Angleur soit incomplète, toutes les valeurs pertinentes pour déterminer un record de chaleur semblent présentes, du moins depuis 1983. D’autres très hautes températures, à Angleur, ont été les 37,2°C du 19/08/2012, les 37,0°C du 12/08/2003 et les 36,8°C qui, en dehors du 21/07/1995, ont encore été observés le 06/08/2003 et le 19/07/2006.

La même remarque vaut pour Aubange. D'autres très hautes températures y sont les 37,4°C du 12/08/2003, les 35,4°C du 19/08/2012 et les 35,2°C des 04/08/1994 et 26/08/2016. 

 

** Il s'agit de stations géographiquement et climatologiquement tellement proches qu'on peut en faire une série (quasi-)homogène.

 

*** Cette valeur n'a en fin de compte pas été reconnue par l'IRM. Malheureusement, la valeur réelle de la température maximale de cette station n'est pas connue. 

 

 

Comme nous pouvons le voir, la plupart des stations (Province de Liège exceptée) battent le record de la 3e décade de juillet, quelques-unes battent même le record de juillet (le plus souvent détenu par 2006), voire le record tous mois confondus. C’est ainsi qu’Anvers (Deurne) vit sa journée la plus chaude depuis le début des observations en décembre 1953. À Beauvechain, la journée la plus chaude (aussi depuis décembre 1953) est égalée. À Zaventem, il s’agit de la journée la plus chaude aussi mais la série d’observations est plus courte. Grâce aux observations synoptiques cependant, nous pouvons dire avec certitude qu’il s’agit de la journée la plus chaude depuis au moins 1973 (en 1976, la plus haute température, arrondie à l’unité, a été de 35°C).

 

À Koersel, selon les données actuelles disponibles, une valeur de 39,0°C a été atteinte. Si cette valeur se confirme, il s’agit de la plus haute température jamais enregistrée en Belgique, après les 38,8°C observés à Liège-Monsin le 2 juillet 2015.

 

Des températures observées aux Pays-Bas, de 38,2°C à Arcen et de 37,6°C à Gilze Rijen pourraient corroborer cette valeur folle de 39,0°C à Koersel. Parmi les stations de MétéoBelgique, on a relevé 38,1°C à Poederlee. À Diepenbeek cependant, située à une dizaine de kilomètres seulement de Koersel, le thermomètre n’a affiché « que » 36,5°C. À vérifier donc. LA VALEUR NE SE CONFIRME PAS. SELON L'IRM, LA TEMPÉRATURE LA PLUS ÉLEVÉE DE CE MOIS DE JUILLET EST 38,8°C À HECHTEL-EKSEL ET ÉGALE DONC LE RECORD DE LIÈGE-MONSIN.

 

Notons enfin la très haute température relevée à Retie, de l'ordre de 37,4°C. Malheureusement, nous ne disposons pas de longues séries pour cette station, qui permettraient de comparer à des événements du passé.      

 

Un autre élément extrême de cette journée du 19 juillet est l’instabilité. On observe en effet au-dessus de Beauvechain des températures de 20°C au niveau 850 hPa (1532 mètres) et de 5°C au niveau 700 hPa (3161 mètres). Ce qui revient à dire que nous avons une instabilité absolue (et même super-adiabatique dans les basses couches) jusqu’à une altitude de passés 3100 mètres. La différence de température entre 2093 et 3161 mètres d’altitude le confirme d’ailleurs : il y a 10,1°C, soit un gradient de 0,95°C par 100 mètres, à un fifrelin de l’adiabatique sèche (0,98°C).

 

De tels gradients sont dignes des grandes plaines américaines de la « Tornado Alley » !

 

Plus haut dans l’atmosphère, nous avons encore un gradient de 0,7°C par 100 mètres avec une température de –14°C au niveau 500 hPa (5820 mètres) ce qui, au vu des températures élevées au sol, est relativement froid. Cette instabilité assez forte des moyennes couches, combinée à l’instabilité extrême des basses couches et des moyennes couches inférieures fait qu’on arrive à des niveaux d’instabilité rarement atteints en Belgique.

 

Le troisième élément remarquable de la journée est la sécheresse de l’air. À Uccle à 16 heures, l’humidité relative descend jusqu’à 20%. Ailleurs il fait guère plus humide, avec 23% à Dourbes, Florennes et Gosselies, tout comme à Anvers et à Sint-Katelijne-Waver.

 

Pourtant, avec une telle instabilité, le peu d’humidité suffira pour produire localement des orages violents.

 

Détaillons à présent le déroulement de la journée.

 

Le ciel est d’abord parfaitement serein, puis, avec la hausse rapide des températures en matinée, des cumulus parviennent à se former dès le tout début de l’après-midi. Ces cumulus atteignent ensuite rapidement le stade de congestus. Ils se forment et se développent au même moment, à peu de choses près, sur tout le pays. Seuls les reliefs ardennais imposent une formation et un développement encore plus précoces.

 

C’est de ce côté-là qu’on observe les premiers foyers orageux. Durant l’après-midi, ils se propagent vers le centre du pays où, en début de soirée, ils finissent par former un axe nord-sud qui coupe le pays en deux. Il faut dire que les cisaillements directionnels du vent, en altitude, sont suffisants pour donner aux orages une certaine organisation et une durée de vie plus longue.    

 

Notamment Bruxelles et sa région sont fortement touchées par ces orages :

 

« Des trombes d'eau se sont abattues jeudi après-midi à partir 17h sur la région de Bruxelles-capitale et ses environs, occasionnant de nombreuses perturbations.

 

« Les tunnels de la capitale Vleurgat et Georges-Henri ont été fermés à la circulation en raison du risque d'aquaplanage, peut-on voir sur les sites de Touring Mobilis et Bruxelles Mobilité.

 

« À Brussels Airport, les averses orageuses ont été tellement intenses que plus personne n'était autorisé à circuler sur le tarmac, ce qui a engendré des retards importants.

 

Les pompiers débordés

 

« Les pompiers de Bruxelles et de la province de Brabant flamand ont en outre déjà reçu de nombreux appels à l'aide, notamment pour des caves et rues inondées.

 

« Des nombreux appels ont été passés jeudi en fin de journée aux pompiers en raison des fortes pluies tombées en fin de journée sur la capitale. Les communes les plus touchées sont Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert, Uccle, Evere et Saint-Gilles dans une moindre mesure, indique Walter Derieuw, porte-parole des pompiers de Bruxelles. Le nombre d'appels téléphonique n'est pas encore connu.

 

« "Nous avons reçu beaucoup d'appels pour des interventions et travaillons actuellement avec une liste d'attente, en donnant la priorité aux cas urgent. La majorité des interventions porte sur des branches arrachées, des arbres déracinés tombés sur la voie publique et qui ont endommagé des véhicules en stationnement, des avaloirs bouchés, des caves inondées et des morceaux de façades tombés sur la chaussée. Le nombre d'appels baisse progressivement mais nous craignons une deuxième vague d'intempéries dans le courant de la soirée", explique Walter Derieuw.

 

« Seul le tunnel Vleurgat en direction de la Cambre est encore fermé, précise Bruxelles-Mobilité. »

 

RTBF

 

En chiffres, cela se traduit par 28 mm de pluie recueillis à Uccle entre 17 et 18 heures, et 29 mm à Zaventem. Dans cette dernière station, on enregistre aussi des rafales jusqu’à 90 km/h et une chute impressionnante de la température entre 16 et 17 heures, passant de 34,7°C à 20,7°C. Ceci est dû à la grande sécheresse de l’air avant l’orage, et donc à une grande évaporation des précipitations (sinon il en serait tombé encore plus), entraînant à la fois une forte chute des températures et une forte accélération des rafales descendantes.

 

À la bordure sud de l’orage, à Uccle, l’air chaud revient par bouffées et se mêle à l’humidité des précipitations qui viennent de s’abattre. Il en résulte des points de rosée rarement atteints en Belgique (23,3°C pour une température de 25,6°C) et qui contrastent très fort avec le contexte général de sécheresse (avant l’orage, le point de rosée était de 9,1°C pour une température de 35,4°C).

 

Pour une personne restée dehors avant, pendant et après l’orage, la chaleur a été impressionnante juste avant l’orage, puis les rafales de vent procuraient une sensation très agréable, mais après, certaines bouffées chaudes (et devenues humides) redonnaient une grande sensation de chaleur.

 

Ailleurs dans le pays, les orages ne sont pas passés inaperçus non plus. À Verviers, on observait de la grêle tandis que deux maisons ont été touchées par la foudre à Charleroi (Lodelinsart et Ransart). De fortes précipitations (24 mm) sont observées vers 17 heures à Érezée (non loin de La Roche-en-Ardenne), tandis que Pont-de-Loup (près de Châtelet) reçoit encore 11 mm et Beausaint, 10 mm.

 

Pendant ce temps, certaines régions restent désespérément sèches. À Middelkerke, depuis le 1er juin, il n’est toujours tombé que 1,1 mm tandis que Passendaele et Beitem ne font guère mieux avec, respectivement, 2,1 et 4,2 mm. Sur les 30 derniers jours, des poches très sèches (< 1 mm de pluie) subsistent en de nombreuses régions (Middelkerke : 0,5 mm ; Genk : 0,5 mm ; Beitem : 0,9 mm).

 

Enfin, pour finir, parlons de la journée au littoral. Là, le ciel reste bleu toute la journée, à l'exception de quelques cirrus en soirée, et les températures restent agréables avec des vents de nord-est tournant au nord l'après-midi sous l'effet de la brise de mer. En bordure de l'eau, la température atteint 26°C en milieu de journée pour osciller entre 24 et 25°C l'après-midi. En soirée, un vent tournant à l'est fait remonter la température jusqu'à 27°C. Dans les dunes déjà, la brise de mer se fait moins sentir et les températures oscillent entre 28 et 29°C avec une pointe jusqu'à 31°C. Là aussi, la soirée demeure chaude.

 

 

 

 

Modifié par cumulonimbus
39,0°C de Koersel non confirmés !

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Merci Robert pour ces passionnants récits et relevés.

 

"À la bordure sud de l’orage, à Uccle, l’air chaud revient par bouffées et se mêle à l’humidité des précipitations qui viennent de s’abattre. Il en résulte des points de rosée rarement atteints en Belgique (23,3°C pour une température de 25,6°C) et qui contrastent très fort avec le contexte général de sécheresse (avant l’orage, le point de rosée était de 9,1°C pour une température de 35,4°C).

 

Pour une personne restée dehors avant, pendant et après l’orage, la chaleur a été impressionnante juste avant l’orage, puis les rafales de vent procuraient une sensation très agréable, mais après, certaines bouffées chaudes (et devenues humides) redonnaient une grande sensation de chaleur."

 

J'ai fait l'erreur de trop vite ouvrir les fenêtres. On a profité d'une demi heure de "fraîcheur". Ensuite la chaleur est revenue avec l'humidité en plus.

 

Une question: vu la chaleur régnante dans l'hémisphère nord, peut-on logiquement penser que cette "chaleur" va absorber plus d'humidité et qu'a terme cette humidité pourrait être restituée à la terre sous forme de précipitations particulièrement abondantes?

Doit-on craindre dans les prochains mois/années des phénomènes plus violents que d'habitude comme par exemple les ouragans , tempêtes, orages etc.... ?

 

 

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Il y a 2 heures, titibel a dit :

Merci Robert pour ces passionnants récits et relevés.

 

"À la bordure sud de l’orage, à Uccle, l’air chaud revient par bouffées et se mêle à l’humidité des précipitations qui viennent de s’abattre. Il en résulte des points de rosée rarement atteints en Belgique (23,3°C pour une température de 25,6°C) et qui contrastent très fort avec le contexte général de sécheresse (avant l’orage, le point de rosée était de 9,1°C pour une température de 35,4°C).

 

Pour une personne restée dehors avant, pendant et après l’orage, la chaleur a été impressionnante juste avant l’orage, puis les rafales de vent procuraient une sensation très agréable, mais après, certaines bouffées chaudes (et devenues humides) redonnaient une grande sensation de chaleur."

 

J'ai fait l'erreur de trop vite ouvrir les fenêtres. On a profité d'une demi heure de "fraîcheur". Ensuite la chaleur est revenue avec l'humidité en plus.

 

Une question: vu la chaleur régnante dans l'hémisphère nord, peut-on logiquement penser que cette "chaleur" va absorber plus d'humidité et qu'a terme cette humidité pourrait être restituée à la terre sous forme de précipitations particulièrement abondantes?

Doit-on craindre dans les prochains mois/années des phénomènes plus violents que d'habitude comme par exemple les ouragans , tempêtes, orages etc.... ?

 

 

 

Selon des scénarios assez plausibles :

 

Les précipitations devraient augmenter en hiver mais rester statu quo en été MAIS avec à la fois une augmentation des étés secs et des étés pluvieux. En d'autres termes, les étés "normaux" à la Belge seront en diminution. Cela est dû par une position moyenne plus au nord des anticyclones subtropicaux, donc une probabilité accrue de périodes de beau temps chaud. Mais lorsque cela ne se fait pas, les perturbations auront tendance à s'activer sur les terres (et mers environnantes) plus chaudes, avec alors plus de précipitations et une tendance aux orages plus marquée.

 

Les tempêtes hivernales, liées au contraste thermique entre le pôle et l'océan, auront tendance à diminuer dans les décennies à venir, vu que le pôle se réchauffera plus vite que l'océan et le contraste thermique diminuera. Une inconnue cependant : le rôle que jouera le "cold blob".

 

Les cyclones tropicaux, en principe, ne nous atteindront pas. Des cas particuliers, comme Ophelia l'année passée sur l'Irlande, ne sont pas à coup sûr reliés au réchauffement climatique. Il se peut que ce type d'anomalie ait toujours existé en ayant toujours été rare.

 

L'insolation devrait rester grosso modo la même en hiver mais augmenter en été. Comme il y a une corrélation évidente entre l'insolation et la température en été, il n'est pas exclu que l'été se réchauffe beaucoup plus que l'hiver.

 

Les vagues de froid perdront en fréquence, mais pas en intensité. Des périodes de blocage prolongées peuvent amplifier le froid, par effets de retour, sur la bordure du continent européen, refroidissement qui, dans un premier temps, ne sera pas encore compensé par le réchauffement climatique. Des journées très fraîches en été resteront possibles aussi en raison du cold blob sur l'océan. Nous ne resterons donc pas à l'abri des records de froid en toutes saisons et ce, pour un bon nombre d'années encore. N'oublions pas que 2018, année chaude par excellence (jusqu'à présent), a quand même réussi à nous fournir le jour d'hiver le plus tardif depuis 1888.

 

Le vent, qui diminuera en hiver, diminuera sans doute en moyenne en été aussi en raison d'une plus grande proximité moyenne des hautes pressions. Mais les phénomènes violents locaux, liés aux orages, seront en augmentation aussi. Il s'agira principalement de rafales descendantes de plus en plus puissantes et, accessoirement, aussi de tornades.

 

 

Voici un des scénarios possibles. Il en existe d'autres. Le problème,  c'est que beaucoup de paramètres du réchauffement climatique sont encore inconnus de nos jours.

 

 

 

Cb.    

 

 

Modifié par cumulonimbus

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Des données ont été ajoutées au résumé du 26 juillet (Zelzate, Semmerzake et Aubange + un commentaire sur Retie).

 

Le 27 juillet et jours suivants seront décrits demain lundi, une fois que toutes les données seront disponibles.

 

Cb. 

Modifié par cumulonimbus

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27 juillet 2018

 

Des hautes pressions sur le nord et l’est de l’Europe commandent un flux de sud-est sur nos régions, qui achemine de l’air torride. Des discontinuités d’origine thermique caractérisent ce flux, avec le plus souvent des conflits entre vents d’est et vents de sud à l’échelle locale.

 

Il s’agit d’un air surchauffé en surface, mais qui n’est pas tellement chaud en altitude. Au niveau 700 hPa (autour de 3150 mètres), les températures oscillent autour des 5°C, ce qui se rencontre dans presque toutes les périodes de beau temps dans nos régions. Avec les températures extrêmes en surface, ces 5°C au niveau 700 hPa donnent des instabilités hors du commun.

 

Le niveau 850 hPa (vers 1530 mètres) est encore quelque peu influencé par les variations diurnes en surface. C’est ainsi que depuis 2 jours, nous avons près de 18°C à ce niveau en début de journée et près de 20°C en fin de journée. Avec des maxima qui dépasse allègrement les 35°C en plaine, des gradients super-adiabatiques, particulièrement marqués pour nos régions, sont présents dans les basses couches de l’atmosphère, tandis qu’au-dessus, ces gradients restent proches de l’adiabatique sèche (seuil de l’instabilité absolue) jusqu’à plus de 3000 mètres d’altitude.

 

Dans de telles conditions, comme la veille, des orages parviennent à se former même avec très peu d’humidité. Nous y reviendrons.

 

Penchons-nous d’abord sur les températures maximales, où de nouveaux records ont été battus.

 

Structure des données

Localité : max du 27/07/18 [record 3e décade juillet (date) ; record juillet (date) ; record tous mois confondus (date) ; période d’observation]

En bleu : record décadaire battu ou égalé

En mauve : record mensuel battu ou égalé

En rouge : record, tous mois confondus, battu ou égalé 

 

Province de Liège

Angleur : 37,0°C [36,8°C (21/07/95) ; 38,1°C (02/07/15) ; 38,1°C (02/07/15) ; série incomplète] *

Bierset : 35,8°C [35,0°C (21/07/95) ; 37,5°C (02/07/15) ; 37,5°C (02/07/15) ; 1953-2018]

Baraque Michel / Mont-Rigi : 30,5°C  [32,0°C (26/07/06) ; 32,0°C (09/07/59+26/07/06) ; 33,6°C (08/08/03) ; 1953-2018] **

Spa : 32,9°C [33,1°C (26/07/06) ; 34,2°C (02/07/15) ; 35,0°C (08/08/03) ; 1982-2018]

Elsenborn : 32,4°C [33,5°C (26/07/06) ; 33,5°C (19+26/07/06) ; 35,1°C (08/08/03) ; 1987-2018]

 

Province de Luxembourg

Saint-Hubert : 31,7°C [31,7°C (26/07/18) ; 31,8°C (19/07/06) ; 34,4°C (06+08/08/03) ; 1953-2018]

Aubange : 34,8°C [35,8°C (21/07/95) ; 35,8°C (21/07/95) ; 38,6°C (08/08/03) ; série incomplète] *

 

Province de Namur

Hastière : 34,9°C [36,4°C (26/07/18) ; 36,4°C (26/07/18) ; 37,4°C (12/08/03) ; 1977-2018]

Florennes : 34,1°C [35,1°C (26/07/18) ; 35,1°C (26/07/18) ; 36,7°C (06/08/03) ; 1976-2018]

Dourbes : 35,1°C [35,9°C (26/07/18) ; 35,9°C (26/07/18) ; 36,5°C (12/08/03) ; 1965-2018]

 

Provinces du Brabant (FL + WA) + Bruxelles

Zaventem : 35,2°C [36,0°C (26/07/18) ; 36,0°C (26/07/18) ; 36,0°C (26/07/18) ; 1984-2018]

Uccle : 35,4°C [35,4°C (26/07/18) ; 36,2°C (19/07/06) ; 36,2°C 19/07/06) ; 1968-2018]

Beauvechain : 35,8°C [35,7°C (26/07/18) ; 35,7°C (19/07/06+26/07/18) ; 35,7°C (19/07/06+26/07/18) ; 1953-2018]

 

Province du Hainaut

La Hestre : 36,4°C [35,2°C (26/07/18) ; 35,2°C (19/07/06+26/07/18) ; 36,0°C (12/08/03) ; 1986-2018]

Gosselies : 35,9°C [35,9°C (26/07/18) ; 37,0°C (19/07/06) ; 37,0°C (19/07/06) ; 1984-2018]

 

France – Département du Nord

Lille : 37,6°C [35,7°C (36/07/18) ; 36,1°C (09/07/59) ; 36,6°C (10/08/03) ; 1953-2018]

Dunkerque : 29,5°C [33,2°C (30/07/84) ; 38,3°C (19/07/06) ; 38,3°C (19/07/06) ; 1953-2018]

 

Flandre Occidentale

Middelkerke : 34,4°C [34,8°C (22/07/89) ; 36,0°C (19/07/06) ; 36,0°C (19/07/06) ; 1984-2018]

Beitem : 36,8°C [35,3°C (26/07/18) ; 36,3°C (19/07/06) ; 36,3°C (19/07/06) ; 1953-2018]

 

Flandre Orientale

Kruishoutem : 36,4°C [36,4°C (26/07/18) ; 36,4°C (19/07/06+26/07/18) ; 36,4°C (19/07/06+26/07/18) ; 1985-2018]

Zelzate : 38,2°C [36,9°C (26/07/18) ; 37,6°C (19/07/06) ; 37,6°C (19/07/06) ; 1976-2018]

Munte / Semmerzake : 35,8°C [35,9°C (26/07/18) ; 36,9°C (19/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1986-2018] **

 

Province d’Anvers

Stabroek : 36,6°C [35,8°C (26/07/18) ; 36,9°C (19/07/06) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1976-2018]

Deurne : 37,2°C [36,7°C (26/07/18) ; 36,7°C (26/07/18) ; 36,7°C (26/07/18) ; 1953-2018]

Sint-Katelijne-Waver : 36,6°C [36,0°C (26/07/18) ; 36,0°C (26/07/18) ; 36,0°C (26/07/18) ; 1983-2018]

 

Province du Limbourg

Gorsem : 35,6°C [35,8°C (26/07/18) ; 36,8°C (19/07/06) ; 36,8°C (19/07/06) ; 1982-2018] 

Koersel : 37,2°C [39,0°C (26/07/18) ; 39,0°C (26/07/18) ; 39,0°C (26/07/18) ; 1983-2018] ***

Kleine Brogel : 37,0°C [36,8°C (24/07/94+26/07/18) ; 38,1°C (02/07/15) ; 38,2°C (20/08/09) ; 1953-2018]

 

Pays-Bas

Maastricht : 36,3°C [36,7°C (26/07/18) ; 38,2°C (02/07/15) ; 38,2°C (02/07/15) ; 1953-2018]

 

* Bien que la série d’Angleur soit incomplète, toutes les valeurs pertinentes pour déterminer un record de chaleur semblent présentes, du moins depuis 1983.

La même remarque vaut pour Aubange, du moins depuis 1986. 

 

** Il s'agit de stations géographiquement et climatologiquement tellement proches qu'on peut en faire une série (quasi-)homogène.

 

*** La valeur de 39,0°C du 26/07/2018 doit encore être confirmée.

 

ATTENTION ! LA VALEUR DE 39,0°C DE KOERSEL N'A PAS ÉTÉ CONFIRMÉE PAR L'IRM. La valeur la plus haute revient à Hechtel-Eksel qui, avec 38,8°C en ce 27/07/2018, égale le record de Liège-Monsin du 2 juillet 2015. Quelques autres valeurs du jour, particulièrement élevées : 38,5°C à Kapelle-op-den-Bosch (Brabant flamand), 38,4°C à Bassevelde (Flandre orientale, à un bon 5 km de Zelzate), 37,9°C à Wevelgem (Flandre occidentale) et 37,8°C à Westmalle (Province d'Anvers).

 

 

Comme le montrent déjà les chiffres ci-dessus, c'est avant tout dans le nord-est, le nord et l’ouest du pays que les températures sont extrêmes. En dehors des chiffres déjà mentionnés ci-dessus, nous avons ici quelques stations disposant de longues séries : à Zelzate (au nord de Gand), on a enregistré la plus haute température jamais mesurée à la station, avec 38,2°C, ce qui était le cas aussi à Deurne (37,2°C), à Beitem (36,8°C) et à Stabroek (36,6°C). À titre de comparaison, le jour le plus chaud du grand été 1976, en l’occurrence le 3 juillet, avait donné, respectivement, 35,3°C, 35,7°C, 35,8°C et 34,7°C.

 

On peut donc dire que si le 3 juillet 1976 a été extrême en Campine mais aussi, par endroit dans le Hainaut (37,6°C à Meeuwen, 37,5°C à Ramegnies, 36,8°C à Lobbes et encore 36,2°C à Chièvres), le 27 juillet 2018 deviendra historique pour le nord et l’ouest de notre pays, où tous les extrêmes du passé (1957, 1959, 1976, 2003 et 2006) ont été battus, et parfois à plate couture.

 

Au littoral aussi, il fait fort chaud en ce 27 juillet 2018, avec notamment un maximum de 32,8°C au port de Zeebruges. Là, la chaleur se maintient par ailleurs jusqu’en début de soirée, en l’absence de brise de mer. À Middelkerke, on relève déjà 33,6°C à 13 heures (max : 34,4°C), mais la température baisse ensuite, d’abord en raison de la brise de mer, puis en raison d’averses orageuses.

 

Globalement, on peut dire que les maxima atteignent 33-34°C au littoral, 36-38°C en plaine, 34-35°C au centre et au centre-sud du pays, 31-32°C sur les hauteurs et 34-35°C en Gaume.

 

Le temps est d’abord beau, avec quelques bancs d’altocumulus (parfois floccus ou castellanus) et de larges portions de ciel bleu. La convection s’enclenche souvent vers 13/14 heures avec par la suite un développement rapide des cumulus jusqu’au stade congestus avec évolution en cumulonimbus.           

 

Sur une ligne passant grosso modo sur la limite des deux Flandre et sur le Hainaut Occidental, des averses et orages de faible intensité se développent très vite, dès le tout début de l’après-midi, tandis que de nouvelles cellules se développent rapidement en d’autres lieux du pays et reforment une nouvelle ligne plus à l’est, sur un axe Alost – Ninove – Enghien – Binche.

 

Cette ligne se désorganise à nouveau en cours d’après-midi et la situation orageuse devient très chaotique avec des foyers principalement sur le centre et l’ouest du pays. Cette dernière région connaîtra des orages étendus en soirée. A contrario, certaines zones du nord et nord-est du pays restent complètement épargnés par la convection, avec un temps qui demeure beau et, plus tard, des cumulonimbus visibles au loin.

 

La courbe des températures est grandement tributaire de cette convection et de la nébulosité qu’elle génère. En matinée, lorsque le temps est encore beau, la montée des températures est fulgurante. À huit heures, on observe déjà 25,8°C à Semmerzake, 25,5°C à Beauvechain et 25,3°C à Kleine Brogel. À 11 heures, on note des valeurs inédites pour notre pays en fin de matinée, avec 34,3°C à Zelzate, 32,7°C à Kleine Brogel et encore 31,3°C. À 14 heures, le maximum est atteint ou presque en de nombreux endroits, avec 37,1°C à Zelzate, 35,6°C à Schaffen, 35,5°C à Anvers et 35,2°C à Uccle.

 

À 16 heures, les premières « taches » fraîches apparaissent sur la carte des températures, avec par exemple 22,6°C à Dourbes (après un maximum de 35,1°C). L’évolution de la température de Dourbes est par ailleurs fort intéressante : 34,1°C à 14h ; 22,6°C à 16h ; 32,9°C à 18h.

 

La bulle d’air frais (outflow des orages) remonte légèrement vers le nord, avec des températures chutant fortement, par exemple, à Lasnes (à l’est-sud-est de Waterloo) en début de soirée. En soirée, en de nombreux endroits, des bouffées d’air chaud se mêleront aux bouffées d’air plus frais, parfois avec quelques bonnes rafales. Il n’y a que sur l’extrême ouest du pays où un changement radical de la direction du vent donne un tour définitif au rafraîchissement dès le début de la soirée, voire la fin de l’après-midi sur l’ouest de la côte belge. 

 

Au nord-est du pays, grandement épargné par la convection, les maxima se produisent en fin d’après-midi, comme à Schaffen où 37,0°C sont atteints vers 17 heures et à Kleine Brogel où une même température est atteinte à peu près à la même heure. Dans ces deux stations, des taux de sécheresse extrême de l’air sont observés. À Kleine Brogel, l’humidité relative chute à 15% à 15 heures (T = 35,7°C / Td = 5,1°C). À Schaffen, c’est pire encore avec 13% à 18 heures (T = 35,6°C / Td = 3,3°C).

 

Ailleurs dans le pays, les taux d’humidité sont fort bas aussi à la mi-journée (20% par exemple à Uccle), mais l’instabilité est telle que des averses et des orages parviennent à se former quand même, avec un apport d’humidité après leur passage. Mais, à quelques exceptions près, ces orages restent pauvres en précipitations et n’interrompent pas vraiment la période de sécheresse.

 

Le plus souvent, les pluviomètres ne reçoivent même pas 5 mm, mais quelques exemplaires sont plus virulents. Charleroi reçoit 23 mm, Woluwé-Saint-Pierre (Bruxelles) reçoit 19 mm (mais seulement 4 mm à Uccle), Rumillies reçoit 17 mm. À Coxyde, un orage déverse 23 mm de précipitations en fin d’après-midi, suivi par d’autres précipitations durant la nuit, qui mèneront à un total de 52 mm. Du côté de Charleroi (23 mm à Gosselies), on signale quelques inondations. D’autres localités par contre, surtout à l’est et au sud, restent au sec ou presque (p. ex. Bierset, Mont-Rigi, Elsenborn, Hastière, Buzenol et Aubange : 0,0 mm ; Kleine Brogel et Genk : 0,3 mm).

 

Enfin, les 26 et 27 juillet couronnent une période de 30 jours particulièrement chaude à  Uccle. En effet, la période du 28 juin au 27 juillet donne une température moyenne de 22,0°C, ce qui est vraiment beaucoup. Elle arrive ainsi en cinquième position parmi les périodes de 30 jours les plus chaudes observées à Uccle depuis 1886.

 

Voici le « hit-parade » de ces périodes les plus chaudes :

 

23,2°C du 21 juin au 20 juillet 1976

23,1°C du 1er au 30 juillet 2006

22,4°C du 19 juillet au 17 août 1911

22,2°C du 15 juillet au 13 août 2003

22,0°C du 28 juin au 27 juillet 2018

21,8°C du 2 au 31 juillet 1994

 

Eh oui ! Un été aussi vieux que celui de 1911 a réussi à faire mieux ! Jusqu’à présent…   

 

 

28 juillet 2018

 

Un peu de fraîcheur !!!

 

Un front froid, un vrai, traverse le pays en début de journée, aussitôt suivi par un second front froid. À l’arrière, c’est de l’air maritime qui nous envahit.

 

Les températures s’en ressentent très fort mais restent, malgré tout, bien au-dessus des normes saisonnières.

 

Les températures maximales atteignent désormais 22°C au littoral, 23 à 25°C sur l’ouest et le centre du pays, 27 à 29°C en Campine et dans la vallée de la Meuse, et 23 à 25°C sur les hauteurs, le tout sous un bon vent d’ouest à sud-ouest qui, le soir, devient variable. Les plus hautes valeurs : 28,9°C à Kleine Brogel, 28,7°C à Angleur et 28,4°C à Koersel.

 

Le matin, le ciel est encore très nuageux avec des altocumulus, stratocumulus et cumulus, ensuite les éclaircies nous reviennent l’après-midi, avec de modestes cumulus et quelques cirrus. Sur l’est du pays, les cumulus se développent un peu plus avec de temps en temps un congestus. Sur le sud du pays, on observe aussi quelques voiles de cirrus / cirrostratus.

 

Avec quelques petites précipitations ici et là, on est cependant très loin de ce qu’on appellerait une « traîne active ».

 

 

29 juillet 2018

 

Le passage de faibles fronts chauds et des vents de surface soufflant de sud à sud-ouest font déjà revenir la chaleur. Et voilà que les 30°C sont à nouveau dépassés sur le nord-est et l’est du pays, avec 31,0°C à Kleine Brogel, 30,5°C à Koersel et 30,0°C à Diepenbeek, Genk et Angleur.

 

Au littoral, il fait encore un peu frais avec 21 à 22°C, sinon on observe 24 à 26°C sur l’ouest du pays, 27 à 28°C sur le centre, 29 à 31°C sur l’est, 24 à 26°C sur les hauteurs et 28 à 29°C en Gaume.

 

Le ciel est souvent voilé avec des cirrus, cirrostratus, altostratus, altocumulus et, occasionnellement, aussi cirrocumulus. Quand le voile se déchire, il reste principalement des altocumulus, parfois lenticularis. En dessous, on observe parfois quelques cumulus, un peu plus fréquents sur les reliefs ardennais. Ici et là, il tombe quelques gouttes de pluie (et une vraie pluie sur l’extrême ouest, avec 4 mm à Coxyde).

 

 

 

À suivre…

 

 

 

Modifié par cumulonimbus
Correction d'une petite erreur : la moyenne du 19 juillet au 17 août 1911 à Uccle est 22,4°C et non 22,7°C

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Un petit point sur la sécheresse – 31 juillet 2018

 

La sécheresse, où en est-on ?

 

Au cours des derniers jours, quelques stations ont reçu de fortes précipitations, d’autres pas.

 

Zaventem par exemple a reçu 29 mm le 26 juillet et comptabilise désormais 33,8 mm tombés au cours des 30 derniers jours, soit du 1er au 30 juillet 2018. D’autres endroits, désormais plus inégalement répartis sur le plan géographique, restent toujours en grand déficit pluviométrique.

 

Au cours des 30 derniers jours, Genk n’a reçu que 2,0 mm ; Florennes, 2,1 mm ; Beitem, 4,9 mm. Il s’agit de zones qui sont le plus souvent « passées entre les mailles du filet » lors des derniers épisodes orageux.

 

Ci-dessous, quelques stations avec leurs totaux pluviométriques. Le premier chiffre : les précipitations de juin (30 jours) ; le deuxième chiffre : les 30 premiers jours de juillet ; le troisième chiffre : le total des deux périodes (60 jours).

 

Middelkerke : 0,6 mm / 14,5 mm / 15,1 mm

 

Passendaele : 0,5 mm / 10,4 mm / 10,9 mm

Beitem : 3,5 mm / 4,9 mm / 8,4 mm

 

Zaventem : 13,3 mm / 33,8 mm / 47,1 mm

Uccle : 15,8 mm / 49,7 mm / 65,5 mm

 

Koersel : 25,3 mm / 7,1 mm / 32,4 mm

Genk : 30,3 mm / 2,0 mm / 32,3 mm

 

Florennes : 49,8 mm / 2,1 mm / 51,9 mm

Hastière : 52,8 mm / 8,8 mm / 61,3 mm

Dourbes : 43,3 mm / 38,9 mm / 82,2 mm

Sivry : 97,6 mm / 10,3 mm / 107,9 mm

 

Mont-Rigi : 59,6 mm / 25,3 mm / 84,9 mm

 

Lorsqu’on sait que les totaux sur 60 jours, à cette saison, devraient tourner autour des 150 mm en Basse et Moyenne Belgique et dépasser les 200 mm dans les Hautes-Fagnes, l’on peut se rendre compte à quel point les précipitations sont déficitaires. L’ouest du pays reste (souvent) très durement touché, comme le montrent les totaux de Beitem, de Passendaele et de Middelkerke. Mais la Campine commence aussi à connaître un très fort déficit vu le peu de précipitations tombées en juillet.

 

Mais même les localités qui semblent encore présenter des totaux raisonnables, comme Sivry, Mont-Rigi et Dourbes, ne sont pas vraiment épargnés par le problème de la sécheresse. Il faut savoir que la plupart des précipitations sont tombées au cours des orages, donc des précipitations certes abondantes, mais de courte durée, qui n’ont pas le temps de pénétrer dans le sol et tendent à ruisseler. Or le ruissellement ne résout en rien la problématique de la sécheresse. La même remarque vaut d’ailleurs pour Coxyde, qui a récemment reçu 52 mm d’eau, mais qui continuera très vraisemblablement à subir les inconvénients de la sécheresse au même titre que le restant de la Belgique occidentale.     

 

 

Modifié par cumulonimbus

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Il y a 2 heures, cumulonimbus a dit :

 (...)

 

Mais même les localités qui semblent encore présenter des totaux raisonnables, comme Sivry, Mont-Rigi et Dourbes, ne sont pas vraiment épargnés par le problème de la sécheresse. Il faut savoir que la plupart des précipitations sont tombées au cours des orages, donc des précipitations certes abondantes, mais de courte durée, qui n’ont pas le temps de pénétrer dans le sol et tendent à ruisseler. Or le ruissellement ne résout en rien la problématique de la sécheresse. La même remarque vaut d’ailleurs pour Coxyde, qui a récemment reçu 52 mm d’eau, mais qui continuera très vraisemblablement à subir les inconvénients de la sécheresse au même titre que le restant de la Belgique occidentale.     

 

 

 

 

Merci Cumulonimbus :thumbup1:

 

Je suis allé à coté de Coxyde (La Panne) la semaine derniére avant les orages et on voit bien que la situation est plus sérieuse là-bas car par endroits, la terre est bien craquelée, ce qui n'est pas le cas en région liégeoise, même si je dois quand même arroser mes... lavandes.

 

Bonne journée à tous !

 

:thumbsup:

 

 

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Merci Cumulonimbus.

 

Je me situe entre Braine-l'Alleud et Waterloo et nous avons évité presque tous les orages. La dernière pluie sérieuse remonte au 29 avril.

La situation est particulièrement critique du côté de la sécheresse avec une végétation complètement brûlée.:crybaby:

Et je suis vraiment inquiet quand je vois qu'aucune perturbation active n'a réussi à atteindre la Belgique depuis des mois, et cela ne semble pas prêt de s'arranger ...

20180801_101729.jpg

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A noter que si la vague de chaleur démarrée le 13 juillet a pris fin à Uccle le 28 juillet avec une température max de 24,6°C, ce n'est pas le cas dans d'autres régions en Belgique.

 

Par exemple, la Tmax a été de +27.3°C le 28 juillet pour la station de Bierset, donc la vague de chaleur ne s'est pas interrompue.

 

La vague de chaleur pour Bierset dure depuis le 12 juillet soit 21 jours avec une Tmax > 25°C dont 5 avec une Tmax > 30°C.

 

Pour Kleine Brogel, la vague de chaleur dure depuis le 11 juillet soit 22 jours avec une Tmax > 25°C dont 9 avec une Tmax > 30°C.

 

Bonne journée à tous !

 

:thumbsup:

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Et voici l'analyse des deux derniers petits jours du mois.

 

 

30 juillet 2018

 

Une perturbation frontale ondule d’abord à l’ouest de notre pays, puis sur l’ouest de notre pays.  À l’avant de cette perturbation, un flux de sud à sud-ouest nous amène de l’air tropical, avec une nuance plus maritime à l’ouest, et plus continentale à l’est. Cela se ressent un peu dans les températures, mais bien plus dans les taux d’humidité.

 

À Gand par exemple, l’humidité ne descend pas en dessous de 50%, avec des points de rosée de 18-19°C pour une température qui, au moment de son maximum, atteint 29,4°C. À Bierset par contre, l’humidité en fin d’après-midi est à peine supérieure à 30%, avec des points de rosée qui tombent temporairement à moins de 12°C, avec une température maximale qui atteint 31 ,5°C.

 

Le temps, à l’ouest des plaines, est nuageux à beau avec des bancs d’altocumulus et des cirrus, se transformant temporairement en voile de cirrostratus. Des cumulus se développent dès la matinée, d’abord sous forme de fractus, puis restant assez longtemps humilis. Plus tard en journée, on observe à la fois de la convection et de l’étalement avec, sur la partie la plus occidentale, des stratocumulus plus nombreux mais aussi la formation de quelques averses. De façon très isolée, ces averses prennent un caractère orageux.

 

Ici et là, on observe aussi quelques lenticularis.

 

Les températures maximales, dans cette région, atteignent le plus souvent 27 à 29°C, tandis que les précipitations liées aux averses atteignent 7 mm à Coxyde, 6 mm à Heuvelland, 3 mm à Middelkerke et Passendaele, 2 mm à Izegem et Wingene, et 1 mm à Beitem et à Kruishoutem.

 

À l’est des plaines, le temps est beau, avec là aussi quelques lenticularis, sinon des cirrus (dont quelques spissatus épais) et la formation de très modestes cumulus à base élevée. L’air est sec et les températures, élevées avec 33,4°C à Koersel, 32,4°C à Genk et 31,7°C à Schaffen. Du côté de Liège, on observe 31,5°C à Bierset et 32,7°C à Angleur.

 

Le centre du pays connaît comme à l’ouest un ciel temporairement voilé de cirrostratus, et de nombreux altocumulus, mais comme à l’est, les cumulus se développent très peu. Les températures dans cette région sont souvent proches de 30°C, parfois un peu moins comme à Uccle (28,8°C).

 

Dans le sud du pays, les cumulus sont très peu nombreux ou absents, mais on observe des cirrus et des altocumulus. Comme ailleurs dans le pays, on note occasionnellement des lenticularis. Les températures : 27 à 29°C sur les hauteurs, 29 à 31°C dans les vallées et en Gaume.

 

 

31 juillet 2018

 

Le front (très faible) traverse le pays avant de s’immobiliser sur le sud, et est suivi d’air maritime un brin moins chaud. Les vent, qui soufflent au départ du sud, s’orientent graduellement au nord en passant par l’ouest.

 

Les températures maximales atteignent 22 à 23°C au littoral, 25 à 27°C sur les plaine occidentales mais encore autour de 30°C sur les plaines orientales (30,5°C à Kleine Brogel, 30,2°C à Koersel et 29,6°C à Genk). Dans la vallée de la Meuse, on note 31,1°C à Angleur et 29,0°C à Hastière tandis que sur les hauteurs, il fait entre 26 et 28°C. En Gaume, on relève 31,2°C à Aubange.

 

On remarquera aussi la rapidité à laquelle cet air maritime se dessèche à l’intérieur des terres, avec souvent des taux de 30 à 40% d’humidité au centre et à l’est du pays aux heures chaudes (Uccle : seulement 31% à 17h).

 

Il n’est donc pas étonnant qu’après le passage des stratocumulus du front (où se mêlent parfois quelques nuages d’instabilité), le temps se remette rapidement au beau, avec des cumulus humilis et, le soir, quelques cirrus et des bancs d’altocumulus.

 

À l’est et au sud du pays, les nuages du front apparaissent peu, voire pas du tout, tandis qu’au littoral, les cumulus sont absents dès le début de l’après-midi, avec du grand beau temps.

 

Les précipitations, quand précipitations il y a eu, sont généralement anecdotiques, avec par exemple 0,4 mm à Sint-Katelijne-Waver, 0,2 mm à Gembloux et 0,1 mm à Genk et à Passendaele.

 

 

Conclusions

 

Pour ce qui est de la sécheresse, le dernier jour du mois n’a pratiquement pas apporté de changement. Pour rappel, voici les chiffres de quelques stations sélectionnées :

 

Station : préc. juin / préc. juillet / préc. totales sur 2 mois

 

Middelkerke : 0,6 mm / 14,5 mm / 15,1 mm

 

Passendaele : 0,5 mm / 10,5 mm / 11,0 mm

Beitem : 3,5 mm / 4,9 mm / 8,4 mm

 

Zaventem : 13,3 mm / 33,8 mm / 47,1 mm

Uccle : 15,8 mm / 49,7 mm / 65,5 mm

 

Koersel : 25,3 mm / 7,1 mm / 32,4 mm

Genk : 30,3 mm / 2,1 mm / 32,4 mm

 

Florennes : 49,8 mm / 2,1 mm / 51,9 mm

Hastière : 52,8 mm / 8,8 mm / 61,3 mm

Dourbes : 43,3 mm / 38,9 mm / 82,2 mm

Sivry : 97,6 mm / 10,3 mm / 107,9 mm

 

Mont-Rigi : 59,6 mm / 25,3 mm / 84,9 mm

 

Seuls Genk et Passendaele ont vu leur total augmenter de 0,1 mm en date du 31 juillet.

 

Au niveau régional en juillet (IRM), la Campine n’a reçu que 5% de la quantité normale de précipitations, tandis que dans les Brabant, la quantité moyenne est de 30% environ du total normal (mais essentiellement liée à des pluies orageuses). À cela s’ajoute la chaleur, assortie d’un taux d’humidité relative exceptionnellement bas (à Uccle, ce taux a été de 54% en moyenne en juillet, ce qui pulvérise le précédent record de 62% en juillet 2006).

 

Il s’ensuit que la sécheresse, petit à petit, prend des tournures dramatiques en Belgique. Au niveau national à la date du 1er août 2018, l’indice de sécheresse est encore un fifrelin moindre que celui de 1976, mais au vu des prévisions, il n’est pas impossible qu’on l’égale d’ici le 7 ou 8 août prochain. Les deux tiers du pays sont d’ores et déjà considérés comme « extrêmement secs » (IRM) tandis que des zones entières de la Haute Belgique ont déjà atteint ce seuil aussi. Au 11 août (prévisions), ces zones devraient encore légèrement s’étendre, tandis que la situation ne s’améliore absolument pas ailleurs.

 

Du point de vue température, le mois calendrier de juillet 2018, avec 22,0°C, termine deuxième de la série et obtient le critère d’anormalement chaud. Si l’on considère la moyenne mobile des 30 derniers jours, celle-ci est également restée à 22,0°C et conserve ainsi sa 5e place parmi les séries de 30 jours les plus chaudes à Uccle depuis 1886. Mais au vu des prévisions, cette moyenne mobile pourrait encore améliorer son score au cours des jours à venir et, par exemple, venir se placer devant les 22,2°C du 15 juillet au 13 août 2003.

 

Enfin, la combinaison des facteurs (chaleur, sécheresse, insolation) fait déjà en sorte que l’on peut parler d’un été exceptionnel.

 

 

Modifié par cumulonimbus

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Au fait, qu'est-ce qui favorise le blocage depuis des mois? Qu'est-ce qu l'entretient, le renouvelle?

Est-ce qu'il y a un phénomène quelque-part qui l'induit? Comme peut-être des t° anormales des océans (à moins que ce ne soit ce blocage qui joue sur la t° des océans...)?

Ou d'autres phénomènes plus hauts dans l'atmosphère?

En tout cas, merci pour toutes ces analyses passionnantes.

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+++ Des données ont été ajoutées à la journée du 27 juillet (Hechtel-Eksel,  Kapelle-op-den-Bosch, Bassevelde et Wevelgem) et le texte a été légèrement adapté en fonction. +++ 

Modifié par cumulonimbus

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Il y a 4 heures, trebor a dit :

Au fait, qu'est-ce qui favorise le blocage depuis des mois? Qu'est-ce qu l'entretient, le renouvelle?

Est-ce qu'il y a un phénomène quelque-part qui l'induit? Comme peut-être des t° anormales des océans (à moins que ce ne soit ce blocage qui joue sur la t° des océans...)?

Ou d'autres phénomènes plus hauts dans l'atmosphère?

En tout cas, merci pour toutes ces analyses passionnantes.

C'est souvent en fin de cycle solaire que se produisent des périodes de sécheresse anormalement longue. Et comme nous sommes dans un cycle plus faible que d'habitude cela a peut-être renforcé l'effet "fin de cycle" sur la période de sécheresse en cours.  Je pense aussi que l'effet refroidissant des trainées d'avions et autres pollutions qui se forment lorsque l'air est plus humide a peut-être masqué pendant de nombreuses années la réalité du réchauffement climatique. L'air étant plus sec cet année sur une grande partie de l'hémisphère nord, le ciel a été en grande partie libéré des nébulosités générées par les activités humaines. Cela se traduisant par une augmentation du rayonnement solaire reçu au sol e t une flambée des températures. L'hémisphère sud devrait en toute logique connaître une longue période sèche durant le futur été austral. Mais la hausse devrait être plus contenue car il y a moins de surface continentale.

Attention que je ne suis pas climatologue, et que mes affirmations ne sont peut-être pas tout a fait exactes. Mais elles résument de ce que j'ai pu lire sur divers sites de climatologie et entre autre wikipedia (et un peu d'intuition personnelle ;)).

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1er août 2018

 

L’été reprend pleinement ses droits. Après le passage d’un très faible front froid la veille, un anticyclone s’est rapidement reformé sur notre pays. En soirée, un noyau allongé (en fait la fusion entre deux noyaux) s’étend du Golfe de Gascogne au Danemark.

 

En surface, les vents d’abord variables deviennent septentrionaux par la suite, ce qui empêche encore tout juste les températures d’atteindre 30°C dans la plupart des régions.

 

Celles-ci atteignent en effet le plus souvent 28-29°C en plaine (mais 22-23°C au littoral) et 25 à 27°C sur les hauteurs. Mais les endroits privilégiés ont leurs 30°C. En Campine, on relève 30,4°C à Koersel et à Kleine Brogel, et 30,2°C à Genk. Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse (+ vallée de la Meuse), on observe 30,6°C à Dourbes, 30,5°C à Hastière et 30,2°C à Sivry. Du côté de Liège, Angleur frôle les 30°C mais ne les atteint pas (29,9°C).

 

Le temps, d’abord voilé par des cirrus, devient ensuite beau avec des cirrus devenant de moins en moins nombreux avant de disparaître complètement, et la formation de cumulus humilis.

 

Au littoral, on observe aussi quelques castellanus le matin, puis l’après-midi un ciel presque parfaitement serein.

 

Au sud du pays par contre, le temps est plus nuageux avec des altocumulus et stratocumulus le matin, puis un voile de cirrostratus (parfois tendance altostratus) ne se dissipant qu’en cours d’après-midi avec alors, parfois, la formation de quelques cumulus. Dans cette dernière région, il fait un peu moins chaud avec 26,2°C à Aubange et 26,4°C à Buzenol.

 

 

2 août 2018

 

La canicule est de retour. La sécheresse aussi. Une vaste zone anticyclonique retrouve notre pays et une grande partie de l’Europe. Le vent est donc faible, mais avec une petite turbulence thermique dans les basses couches, et tend encore de venir du nord. Ceci permet à la brise de mer de bien se développer dans la région côtière avec, là, des maxima proches de 24°C.

 

Cette brise de mer pénètre loin à l’intérieur des terres et se fait sentir dans toute la région au nord de la ligne Courtrai-Gand-Anvers avec des températures qui n’atteignent pas 30°C (entre 25°C dans les Polders et 28-29°C à Beitem, Passendaele, Zelzate et Stabroek. Ailleurs, les 30°C sont atteints ou dépassés avec 30-31°C au centre du pays et jusqu’à 33°C en Campine et dans certaines vallées, tout comme en Gaume (33,3°C à Kleine Brogel, 33,1°C à Angleur, 32,6°C à Genk et à Aubange).

 

Même sur les hauteurs, on frôle les 30°C avec 29,6°C à Saint-Hubert et à Elsenborn, mais 28,0°C à Mont-Rigi.

 

Le temps est très beau avec quelques rares cirrus le matin et quelques rares cumulus l’après-midi, un peu plus nombreux en Ardenne et en Gaume.

 

 

3 août 2018

 

Sécheresse et canicule ! L’humidité de l’air redescend à 23% l’après-midi à Uccle.

 

Le ciel est souvent serein, sinon on observe de rares cumulus, à nouveau un peu plus nombreux en Ardenne et en Gaume, et les températures montent très haut, avec des valeurs de 32-34°C en plaine et de 31-32°C sur les hauteurs. En Campine, les 35°C sont à nouveau dépassés avec 35,6°C à Koersel et 35,5°C à Kleine Brogel. À Genk, on atteint 35,0°C tout juste. En Gaume aussi, on redépasse les 35°C (35,2°C à Aubange). D’autres très hautes valeurs sont encore les 35,0°C d’Angleur et de Hastière, les 34,6°C de Dourbes et les 34,2°C de Kruishoutem à l’ouest du pays.

 

Au littoral, la brise de mer est à nouveau présente avec des maxima ne dépassant pas 24°C en bordure de mer. Dans les dunes, l’air continental sec et chaud se mélange déjà avec l’air de la mer avec là, des maxima proches de 27°C.

 

 

4 août 2018

 

Une nouvelle cellule anticyclonique se forme sur l’Océan tandis que l’ancienne reste en place sur le continent mais faiblit un peu. Les deux anticyclones forment une jonction. Cependant, la cellule maritime, pour des raisons thermiques, reste plus puissante que la continentale, ce qui fait qu’une faible circulation de nord se met en place sur nos régions.

 

Un premier front de basses couches, non repris sur les cartes d’analyse mais bien visible sur les cartes de températures, traverse notre pays la nuit puis s’arrête au sud de celui-ci sur une ligne allant grosso-modo de Soissons à Arlon en passant par Charleville-Mézières. Au sud de cette ligne, il continue à faire très chaud et très sec avec 33-35°C dans les plaines et vallées tandis qu’au nord de la ligne, sous l’influence d’un bon petit vent de nord, il fait un peu moins chaud avec 29-33°C en plaine.

 

Un second front de basses couches, celui-là repris sur les cartes d’analyse, nous atteindra en fin de journée.

 

Le temps reste très beau, avec quelques altocumulus matinaux, puis un peu de cirrus et parfois de petits cumulus l’après-midi sous l’inversion. Le soir, cirrus plus denses. Dans le sud du pays, resté dans l’air chaud et non concerné par l’inversion, les cumulus se développent davantage et l’on note aussi des castellanus le matin.

 

Les températures maximales : 23-24°C au littoral, 29-33°C en plaine (29°C à l’ouest, 33°C à l’est), 28-30°C sur les hauteurs et 33-35°C en Gaume.

 

Les plus hautes-valeurs : 34,8°C à Aubange ; 33,7°C à Angleur ; 33,2°C à Kleine Brogel.

 

En fin d’après-midi sur le nord du pays, en début de soirée sur le centre-sud et le centre-est du pays et plus tard en soirée plus au sud (la nuit sur la Gaume), de petites rafales provoquent une baisse bien perceptible de la température. C’est le passage du second front de basses couches. À noter qu’au littoral, où le front passe en premier (milieu d’après-midi), on observe temporairement des stratus fractus et des stratocumulus.

 

 

5 août 2018

 

Une bonne partie du pays se réveille dans la fraîcheur humide, qui persiste parfois jusqu’en milieu de matinée. C’est ainsi qu’à 10 heures du matin, on observe 18,9°C à Zaventem, 18,6°Cà Uccle, 18,3°C à Ernage et 18,8°C à Gosselies et à Bierset. Dans toutes ces stations, l’air est humide et le ciel, nuageux à très nuageux voire couvert. Mais en journée, le ciel se dégage et l’air se réchauffe et se dessèche très rapidement.

 

Voyons cela en détail.

 

Au littoral, le temps présente bien des particularités. Alors qu’à l’intérieur des terres, le changement temporaire de masse d’air a apporté un bon rafraîchissement nocturne, avec parfois même des températures de 14 à 15°C en plaine, la nuit est restée particulièrement douce en bord de mer et ce, cause des eaux devenues particulièrement chaudes. En effet, au petit matin de ce 5 août, on observe une eau à 22-23°C à une dizaine de kilomètres de la côte belge et encore une eau à 21°C loin au large (mesures à 04h00, bouée d’Oostende Poortjes : 22,8°C ; bouée de Bol van Heist : 22,4°C ; bouée d’Akkaert : 21,4°C). De telles températures de l’eau, au large de la côte belge, ne s’étaient même pas vues lors de l’été 1976.

 

Il s’ensuit que l’air frais s’est fortement réchauffé sur ces eaux chaudes, avec un minimum qui n’est pas descendu en dessous de 19,3°C à Zeebruges et une température qui, sous un vent soutenu de nord-nord-est, s’est constamment maintenue entre 19 et 20°C tout au long de la nuit.

 

De ce fait, en lieu et place des stratocumulus observés en début de matinée à l’intérieur du pays, ce sont des cumulus qui se sont formés au littoral (au-dessus de la mer), avec une véritable instabilité de basses couches. Une telle situation, fréquente en automne et en hiver, est rarissime en été, où normalement l’eau plus froide stabilise l’air plutôt que de le déstabiliser.

 

En matinée, les cumulus se dispersent rapidement et en après-midi, le ciel est serein. Mais le temps reste assez venteux, avec un vent en moyenne orienté au nord-nord-est et une température maximale de 22°C en bordure de mer (très petit écart, donc, entre la nuit et le jour).

 

Dans les dunes, le retour de l’air chaud se fait déjà un peu plus sentir avec 24°C en après-midi.

 

Sur le centre et l’est du pays, le temps est d’abord brumeux avec stratus / stratocumulus, puis un mix de cumulus / stratocumulus qui évolue en cumulus aplatis avant de se disperser et de faire place à un ciel serein l’après-midi (excepté de rares cirrus ici et là). Les températures maximales y atteignent le plus souvent 28-29°C, maxima généralement atteints en fin d’après-midi ou début de soirée.

 

En Ardenne, les passages nuageux de la matinée sont moins importants, avec le beau temps qui revient très vite, tandis que la Gaume n’a pas de passages nuageux du tout, si ce ne sont que les cirrus, un peu plus nombreux dans cette région. Mais là aussi, la température perd quelques degrés pour atteindre 24 à 26°C sur les hauteurs et 30 à 31°C en Gaume.

 

Le vent, bien orienté au nord en tout début de journée, bascule rapidement vers le nord-est, puis de plus en plus vers l’est en soirée. En effet, le pseudo-front froid est déjà occupé à nous revenir… en pseudo-front chaud !

 

En attendant, la moyenne mobile des 30 derniers jours (à présent du 7 juillet au 5 août 2018) atteint désormais 22,2°C à Uccle et égale ainsi la valeur de 2003 (15 juillet au 13 août, 4e position sur la liste après 1976, 2006 et 1911).

 

Dans un bon tiers sud-est du pays cependant, la vague de chaleur de 2003 a frappé beaucoup plus fort qu’à Uccle et n’est pas encore prête à être dépassée (et ne le sera sans doute pas au vu des prévisions).

 

 

À suivre…

 

 

 

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6 août 2018

 

Nouvelle journée très ensoleillée, très chaude et très sèche.

 

Un noyau anticyclonique a choisi de bien s’installer sur le continent et place notre pays dans un faible flux de sud, acheminant de l’air très chaud. En surface, les effets locaux prédominent au niveau des vents, ce qui fait que ceux-ci sont variables.

 

Le temps est très beau, avec parfois quelques cirrus, plus rarement des altocumulus et, en fin d’après-midi, souvent quelques cumulus humilis à base très élevée.

 

Les températures : 32 à 34°C, localement 35°C en plaine et dans les vallées, 30 à 31°C sur les hauteurs et 32 à 33°C en Gaume. Quelques valeurs : 35,4°C à Koersel ; 35,0°C à Angleur ; 34,4°C à Kleine Brogel ; 34,0°C à Kruishoutem et à Hastière.

 

On remarquera la grande sécheresse de l’air, désormais également présente sur le sud du pays. À Buzenol, l’humidité relative de l’air descend jusqu’à 23% aux heures chaudes, tout comme à Florennes et à Ernage, tandis qu’Uccle, Kleine Brogel, Elsenborn et Humain, avec 21%, descendent encore plus bas. À noter qu’en 1976, l’humidité relative est tombée à 13% à Kleine Brogel le 2 juillet à 16 heures, tout comme cette année-ci à Schaffen le 27 juillet à 18 heures.

 

Au littoral, il fait plus humide et plus frais en raison d’une brise de mer de nord, puis de nord-est qui se lève vers midi. Les maxima y atteignent 26 à 28°C sous un ciel presque serein (quelques cirrus).

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7 août 2018

 

Une journée torride ! Des hautes pressions à l’est de notre pays et des basses pressions à l’ouest placent notre pays dans un flux de sud acheminant de l’air tropical direct. Dans les vents de surface, même si des effets locaux sont encore présents, la prédominance sud apparaît aussi, principalement en milieu de journée.

 

Rien d’étonnant donc que les températures soient particulièrement élevées, avec des valeurs maximales le plus souvent comprises entre 35 et 36°C en plaine et encore 31 à 33°C sur les hauteurs. Même le littoral a chaud, avec des maxima de 32 à 34°C. En Gaume, le thermomètre monte jusqu’à 37°C, tout comme en Campine.

 

De nombreux records sont approchés, mais en général pas battus. Il faut dire que dans la partie sud et est du pays notamment, la canicule de 2003 est un véritable poids lourd, avec des records très difficiles à battre.

 

Ci-dessous, un tableau reprenant les températures d’hier, suivis des records décadaires, des records du mois et des records tous mois confondus. Vous verrez que bien souvent, le record de la 1re décade d’août est souvent le record du mois et, dans les régions à l’époque durement touchées par la canicule de 2003, aussi le record tous mois confondus.

 

À l’ouest du pays, quelques records du mois d’août sont égalés, tandis qu’à nos frontières, à Dunkerque, le record de la 1re décade d’août est battu.

 

 

Structure des données

Localité : max du 07/08/18 [record 1re décade août (date) ; record août (date) ; record tous mois confondus (date) ; période d’observation]

 

 

Province de Liège

Angleur : 36,4°C [36,8°C (06/08/03) ; 37,0°C (12/08/03) ; 38,1°C (02/07/15) ; série incomplète] *

Bierset : 35,5°C [36,1°C (04/08/94) ; 36,1°C (04/08/94) ; 37,5°C (02/07/15) ; 1953-2018]

Baraque Michel / Mont-Rigi : 31,2°C  [33,6°C (08/08/03) ; 33,6°C (08/08/03) ; 33,6°C (08/08/03) ; 1953-2018] **

Spa : 33,5°C [35,0°C (08/08/03) ; 35,0°C (08/08/03) ; 35,0°C (08/08/03) ; 1982-2018]

Elsenborn : 33,1°C [35,1°C (08/08/03) ; 35,1°C (08/08/03) ; 35,1°C (08/08/03) ; 1987-2018]

 

Province de Luxembourg

Saint-Hubert : 32,1°C [34,4°C (06+08/08/03) ; 34,4°C (06+08/08/03) ; 34,4°C (06+08/08/03) ; 1953-2018]

Aubange : 36,6°C [38,6°C (08/08/03) ; 38,6°C (08/08/03) ; 38,6°C (08/08/03) ; série incomplète] *

 

Province de Namur

Hastière : 35,0°C [36,8°C (07/08/03) ; 37,4°C (12/08/03) ; 37,4°C (12/08/03) ; 1977-2018]

Florennes : 34,3°C [36,7°C (06/08/03) ; 36,7°C (06/08/03) ; 36,7°C (06/08/03) ; 1976-2018]

Dourbes : 35,2°C [36,4°C (07/08/03) ; 36,5°C (12/08/03) ; 36,5°C (12/08/03) ; 1965-2018]

 

Provinces du Brabant (FL + WA) + Bruxelles

Zaventem : 34,7°C [35,9°C (04/08/90) ; 35,9°C (04/08/90) ; 36,0°C (26/07/18) ; 1984-2018]

Uccle : 34,8°C [35,3°C (04/08/90) ; 35,3°C (04/08/90) ; 36,2°C 19/07/06) ; 1968-2018]

Beauvechain : 35,0°C [35,4°C (04/08/94) ; 35,4°C (04/08/94) ; 35,8°C (27/07/18) ; 1953-2018]

 

Province du Hainaut

La Hestre : 34,8°C [35,8°C (06/08/03) ; 36,0°C (12/08/03) ; 36,4°C (27/07/18) ; 1986-2018]

Gosselies : 35,1°C [36,6°C (06/08/03) ; 36,6°C (06/08/03) ; 37,0°C (19/07/06) ; 1984-2018]

 

France – Département du Nord

Lille : 36,1°C [36,6°C (10/08/03) ; 36,6°C (10/08/03) ; 37,6°C (27/07/18) ; 1953-2018]

Dunkerque : 34,6°C [34,2°C (08/08/75) ; 35,1°C (24/08/16) ; 38,3°C (19/07/06) ; 1953-2018]

 

Flandre Occidentale

Middelkerke : 34,3°C [35,6°C (06/08/03) ; 35,6°C (06/08/03) ; 36,0°C (19/07/06) ; 1984-2018]

Beitem : 34,7°C [35,6°C (06/08/03) ; 35,6°C (06/08/03) ; 36,8°C (27/07/18) ; 1953-2018]

 

Flandre Orientale

Kruishoutem : 35,6°C [35,6°C (04/08/90+06/08/03) ; 35,6°C (04/08/90+06/08/03) ; 36,4°C (19/07/06+26+27/07/18) ; 1985-2018]

Zelzate : 36,0°C [36,6°C (04/08/90) ; 36,6°C (04/08/90) ; 38,2°C (27/07/18) ; 1976-2018]

Munte / Semmerzake : 35,4°C [35,4°C (04/08/90) ; 35,4°C (04/08/90) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1986-2018] **

 

Province d’Anvers

Stabroek : 34,6°C [35,8°C (06/08/03+03/08/13) ; 35,8°C (06/08/03+03/08/13) ; 36,9°C (19/07/06) ; 1976-2018]

Deurne : 35,5°C [36,0°C (04/08/90) ; 36,0°C (04/08/90) ; 37,2°C (27/07/18) ; 1953-2018]

Sint-Katelijne-Waver : 35,2°C [35,8°C (04/08/90) ; 35,8°C (04/08/90) ; 36,6°C (27/07/18) ; 1983-2018]

 

Province du Limbourg

Gorsem : 35,2°C [36,4°C (04/08/90+04/08/94) ; 36,4°C (04/08/90+04/08/94) ; 36,8°C (19/07/06) ; 1982-2018] 

Koersel : 37,1°C [37,3°C (03/08/13) ; 37,6°C (20/08/09) ; ? (26/07/18) ; 1983-2018] ***

Kleine Brogel : 36,5°C [37,7°C (07/08/03) ; 38,2°C (20/08/09) ; 38,2°C (20/08/09) ; 1953-2018]

 

Pays-Bas

Maastricht : 35,8°C [36,2°C (04/08/94) ; 36,2°C (04/08/94+12/08/03) ; 38,2°C (02/07/15) ; 1953-2018]

 

* Bien que la série d’Angleur soit incomplète, toutes les valeurs pertinentes pour déterminer un record de chaleur semblent présentes, du moins depuis 1983.

La même remarque vaut pour Aubange, du moins depuis 1986. 

 

** Il s'agit de stations géographiquement et climatologiquement tellement proches qu'on peut en faire une série (quasi-)homogène.

 

*** Une valeur de 39,0°C a été enregistrée à cette station à cette date, mais elle n’a pas été validée par l’IRM.

 

 

Au-delà de la chaleur, la journée est extrême aussi par la grande sécheresse de l’air. À Uccle, l’humidité relative de l’air tombe à 17% à 16 heures, ou en d’autres termes, on a une température de 34,8°C pour un point de rosée de 6,5°C. À Schaffen, on tombe même à 16% (14h, 16h et 17h), tout comme à Kleine Brogel (17h et 18h).

 

D’autres stations à humidité relative très basse :

Retie : 17% (16h)

Beauvechain : 17% (15h)

Elsenborn : 17% (17h)

Ernage : 18% (14 et 15h)

Bierset : 18% (16 et 17h)

Spa : 18% (17h)

 

De telles valeurs sont très rares en Belgique et n’ont même pas été atteintes lors de l’été 1976. Il est en outre remarquable que cela concerne des stations très variées au niveau géographique et que même les stations non reprises ici connaissent généralement des taux d’humidité à peine supérieurs. C’est dire à quel point le déficit de précipitations, combiné à la chaleur, a desséché les sols de notre pays.

 

Mais dans quelques heures déjà, la situation va changer. Nous y reviendrons.

 

En attendant, un soleil de plomb brille dans un ciel serein ou presque (quelques cirrus) une bonne partie de la journée. Dans le sud du pays, on observe aussi des altocumulus castellanus le matin, et quelques cumulus l’après-midi.

 

Une première petite dégradation du temps concerne l’ouest du pays et notamment le littoral en milieu d’après-midi, avec quelques précipitations. Cela se traduit notamment par des cirrostratus / altostratus et des amas de cumulus à base élevée, à la limite du stratocumulus castellanus, voire de l’altocumulus castellanus.

 

Pendant ce temps, une grosse cellule orageuse au nord de Paris se déglingue complètement avant d’arriver chez nous, mais est responsable d’un ciel plus nuageux. Il s’agit d’altocumulus, entre autres d’altocumulus castellanus en dessous d’épais cirrus en provenance d’enclumes de cumulonimbus. Il se forme même un véritable voile de cirrostratus et d’altostratus translucidus en soirée. Ici et là, des restants de cumulonimbus donnent au ciel un caractère plus menaçant. Mais il continue à faire très, très chaud. À 19 heures, une large partie centrale du pays connaît encore des températures de 33 à 35°C.

 

Dans la partie sud-est du pays, il fait même beau jusqu’en soirée, mais avec aussi une petite tendance orageuse dans l’extrême sud-est du pays, avec là de la convection à partir du sol (cumulus se développant en cumulonimbus isolés, qui ne font qu’effleurer le pays).

 

Par la suite, la soirée reste longtemps chaude, avec parfois même un regain de chaleur vers 22 ou 23 heures, juste avant l’arrivée de la véritable offensive orageuse. Avec un vent de sud-est se renforçant, la température passe de 28,8°C (22h) à 29,3°C (23h) à Zaventem. De telles petites hausses, avec un vent se renforçant, sont également observées à Gosselies, Florennes, Schaffen et Kleine Brogel (là on passe de 27,6°C à 22h à 29,0°C à 23h).

 

C’est surtout ce vent chaud et sec qui est impressionnant pour le promeneur du soir. À Bruxelles, peu avant minuit, la température se situe encore à 28-29°C pendant que les éclairs se rapprochent de plus en plus à partir de l’ouest. Puis tout se déchaîne avec de fortes rafales, quelques gouttes de pluie et une température baissant rapidement. Au nord de Bruxelles, à Neder-Over-Heembeek (station MB), on mesure à 23h40 une rafale de 92 km/h par une température de 29,8°C. Une demi-heure plus tard, on y relève plus que 21,4°C.

 

 

Les orages de la nuit du 7 au 8

 

Comme nous venons de voir, nous avons de l’air très chaud et très sec à l’avant des orages. Un sondage atmosphérique réalisé à 23h à Beauvechain, juste avant les orages, nous montre que l’air est encore plus chaud à quelques centaines de mètres d’altitude, avec 31°C à 300 mètres (soit à un petit 200 mètres au-dessus du sol de Beauvechain). Les 21°C du niveau 850 hPa (1486 mètres) sont remarquables aussi. Au-dessus, l’air est bien instable, avec des gradients de 0,8°C par 100 mètres dans les couches moyennes (entre le niveau 850 hPa et le niveau 500 hPa), ce qui est vraiment beaucoup pour nos contrées.

 

À cela s’ajoutent de beaux cisaillements tournants, avec des vents de sud-est dans les basses couches qui tournent progressivement au sud-sud-ouest dans les couches moyennes et à l’ouest-sud-ouest dans les couches supérieures. Selon les premières informations reçues, il y aurait même eu une faible tornade vers minuit à Corenne (à l’est de Florennes). Mais cela, bien évidemment, reste à confirmer.

 

En tout cas, les conditions sont idéales pour de puissantes rafales descendantes. En effet, les précipitations tombant dans l’air chaud et sec s’évaporent fortement et provoquent de ce fait une baisse supplémentaire de la température dans l’environnement de ces précipitations, ce qui accélère la chute de l’air et son étalement une fois arrivé au sol.

 

C’est à Retie qu’on observe la plus forte rafale officiellement mesurée, qui atteint 130 km/h (!) entre minuit et une heure. Sinon, on relève 97 km/h à Zaventem, 94 km/h à Chièvres et à Sint-Katelijne-Waver 94 km/h et 90 km/h à Uccle. Comme toujours en pareil cas, il se peut que des rafales plus puissantes soient passées entre les mailles du filet.

 

En tout cas, les pompiers ont eu du travail :

 

« Les pompiers ont réalisé de nombreuses interventions : près d'une centaine à Bruxelles, essentiellement pour des branches d'arbres arrachées et des tuiles de toit envolées. Plusieurs tunnels de la capitale ont également fermés suite à des inondations, et rouverts ce matin vers 6h.

« Les pompiers de Wallonie picarde sont intervenus à une trentaine de reprises, essentiellement pour le tronçonnage d'arbres couchés sur la voie publique. »

 

RTBF

 

On nous signale également que les atterrissages à l’aéroport de Bruxelles-National étaient impossibles à cause du vent pendant une courte période.

 

Une autre caractéristique importante de ces orages : la foudre. Selon l’IRM, 17.000 impacts ont été enregistrés entre 3 et 5 heures.  Toujours selon la RTBF, des incendies se sont déclarés dans des habitations à Ath et à Tournai, tandis que la foudre est tombée sur une cabine électrique à Comblain-au-Pont, en région liégeoise.

 

Enfin au niveau des précipitations, on relève 23 mm à Buzenol, 19 mm à Frassem et à Torgny, 18 mm à Mont-Rigi et 16 mm à Étalle. En gros, c’est au sud et à l’est du pays qu’il est tombé le plus. Le plus souvent, ces orages n’ont donné qu’entre 5 et 10 mm de précipitations, et un petit 10 à 15 mm ici et là, ce qui signifie qu’ils ne mettent pas (encore) vraiment fin à la sécheresse que nous connaissons.

 

Autres signes de la sécheresse : ces précipitations sommes toutes modestes ont parfois créé des ennuis malgré tout, en raison du ruissellement.

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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En complément du Newsflash qui vient de paraître sous

 

http://www.meteobelgique.be/article/nouvelles/la-suite/2289-bilan-de-la-vague-de-chaleur-de-juillet-aout-2018.html

 

voici encore quelques comparaisons de la période chaude que nous venons de vivre avec celles du passé.

 

 

Les séries de 30 jours les plus chaudes à Uccle

 

Les valeurs les plus hautes de la moyenne mobile des 30 derniers jours n’ont été atteintes que hier, 9 août 2018. Cela s’explique : ces 30 jours s’étendent désormais du 11 juillet au 9 août 2018, ce qui fait que la (seule) journée très froide du 10 juillet a été sortie de la liste (moyenne : 15,3°C). La journée d’hier, 9 août, quoique déjà plus fraîche avec 17,5°C, a été toutefois été moins fraîche que celle du 10 juillet.

 

Au vu des prévisions, les valeurs de la moyenne mobile n’augmenteront plus ces prochains jours, ce qui fait qu’on peut définir la période du 11 juillet au 9 août comme la plus chaude de 2018.

 

Avec une moyenne de 22,6°C, elle vient se positionner à la 3e place des périodes de 30 jours les plus chaudes observées à Uccle, après 1976 (23,2°C, du 21 juin au 20 juillet) et 2006 (23,1°C du 1er juillet au 30 juillet). 1911 se retrouve désormais en 4e position, suivi par 2003 et 1994.

 

Dans le détail, nous avons ceci.

 

Période : moyenne ; moy. des max ; moy. des min. ; jours d’été ; jours de chaleur

 

21/06/1976 – 20/07/1976 : 23,2°C ; 29,2°C ; 17,2°C ; 22 jrs été ; 17 jrs chaleur

01/07/2006 – 30/07/2006 : 23,1°C ; 28,7°C ; 17,4°C ; 26 jrs été ; 8 jrs chaleur

11/07/2018 – 09/08/2018 : 22,6°C ; 28,4°C ; 16,6°C ; 25 jrs été ; 9 jrs chaleur

19/07/1911 – 17/08/1911 : 22,4°C ; 28,5°C ; 16,1°C ; 25 jrs été ; 14 jrs chaleur

15/07/2003 – 13/08/2003 : 22,2°C ; 27,6°C ; 16,9°C ; 21 jrs été ; 9 jrs chaleur

 

Remarquons que quatre fois seulement, la moyenne des maxima a été supérieure à 28°C à Uccle pendant une période de 30 jours.

 

 

Et ailleurs dans le pays ?

 

Nous pouvons faire la comparaison avec la station d’Aubange, située en Gaume. Cette station dispose des minima et maxima de température relevés à 8 heures. Nous n’avons pas de moyenne, nous ne pouvons que calculer la médiane entre le minimum et le maximum.

 

L’analyse de la série d’Uccle nous montre cependant qu’en été, sur les relevés de 8 heures à 8 heures, la différence entre la moyenne vraie et la médiane entre le minimum moyen et le maximum moyen est très faible, voire nulle. Sur un échantillon de 30 ans à Uccle (1988-2017), l’écart se situe le plus souvent entre 0,0 et 0,2°C et ne dépasse que rarement 0,3°C.

 

Pour les séries qui nous intéressent, l’écart est presque nul.

 

Période : moyenne (médiane)

 

21/06/1976 – 20/07/1976 : 23,2°C (23,2°C)

01/07/2006 – 30/07/2006 : 23,1°C (23,1°C)

11/07/2018 – 09/08/2018 : 22,6°C (22,5°C)

19/07/1911 – 17/08/1911 : 22,4°C (22,3°C)

15/07/2003 – 13/08/2003 : 22,2°C (22,2°C)

 

Pour 1911, les données ont été homogénéisées (abri ouvert à abri fermé) selon les correctifs utilisés par l’IRM.

 

Nous allons donc utiliser les médianes pour comparer Aubange à Uccle.

 

Voici les données pour Aubange :

 

Période : médiane (min/max) ; moy. des max ; moy. des min. ; jours d’été ; jours de chaleur

 

15/07/2003 – 13/08/2003 : 21,9°C ; 30,2°C ; 13,6°C ; 25 jrs été ; 16 jrs chaleur

01/07/2006 – 30/07/2006 : 21,7°C ; 28,8°C ; 14,5°C ; 27 jrs été ; 10 jrs chaleur

11/07/2018 – 09/08/2018 : 21,1°C ; 29,4°C ; 12,8°C ; 28 jrs été ; 12 jrs chaleur

 

Et le même échantillon pour Uccle :

 

Période : médiane (min/max) ; moy. des max ; moy. des min. ; jours d’été ; jours de chaleur

 

01/07/2006 – 30/07/2006 : 23,1°C ; 28,7°C ; 17,4°C ; 26 jrs été ; 8 jrs chaleur

11/07/2018 – 09/08/2018 : 22,5°C ; 28,4°C ; 16,6°C ; 25 jrs été ; 9 jrs chaleur

15/07/2003 – 13/08/2003 : 22,2°C ; 27,6°C ; 16,9°C ; 21 jrs été ; 9 jrs chaleur

 

La première chose qui apparaît, c’est que la vague de chaleur de 2003 a frappé beaucoup plus fort le sud du pays que le centre. Si les nuits d’Aubange sont plus fraîches que celles de l’agglomération bruxelloises, les maxima diurnes sont particulièrement élevés à Aubange et, en 2003, dépassent même les 30°C en moyenne sur une période de 30 jours. Il faut dire qu’en intensité, Aubange a connu en 2003 la pire période caniculaire que notre pays n’ait jamais connue, avec du 2 au 13 août douze jours consécutifs au-dessus de 30°C dont 8 (!) au-dessus de 35°C. On se souviendra des mémorables 38,6°C, relevés le 8 août !

 

Mais 2018 n’a pas été triste non plus, avec 12 jours supérieurs à 30°C (certes pas consécutifs) entre 24 juillet et le 7 août, et 3 jours au-dessus de 35°C (maximum : 36,6°C le 7 août). En 2018, Uccle a aussi connu ses deux jours au-dessus de 35°C, avec 35,4°C les deux jours (26 et 27 juillet).

 

En extrapolant à partir des données d’Arlon et de Virton (malheureusement, aucune des trois stations – Aubange, Arlon et Virton – ne couvre à elle seule les cinq événements), on peut établir pour Aubange, avec une raisonnable certitude, le classement suivant pour les périodes de 30 jours les plus chaudes.

 

N°1 = 1976

N°2 = 2003

N°3 = 2006

N°4 = 2018

N°5 = 1911

 

En fait, c’est 2003 qui vient se hisser en 2e position, car sa canicule affecte plus particulièrement le sud et l’est du pays, alors que les autres canicules se sont réparties de façon plus homogène sur toute la Belgique (excepté le littoral, qui présente encore d’autres particularités et où 1976, en raison d’une constante brise de mer, n’a pas été si chaud que ça).

 

 

Et à présent, un bref descriptif des étés au sens large (mai et septembre y compris) pour se faire une idée plus globale des ressemblances et différences entre grands étés en Belgique.

 

 

1911 : l’été a eu du mal a démarrer, avec un mois de juin globalement frais et pluvieux. C’est bien pour cette raison que l’été 1911 n’apparaît pas dans les statistiques des étés les plus chauds (moyennes sur les trois mois). Mais ensuite apparaît une très longue période de temps chaud et sec qui s’étend du 5 juillet au 13 septembre. Au cœur de cet été, nous avons la fameuse période du 19 juillet au 17 août, qui occupe désormais la 4e place parmi les périodes de 30 jours les plus chaudes observées à Uccle.

 

L’été 1911, qui en fin de compte n’a rien à envier aux grands étés de nos jours, a de nombreux points communs avec 2018, sauf que tout se déroule environ un mois plus tard.

 

Au début de la période chaude, des orages éclatent encore, alimentés par l’humidité laissée par les pluies de juin, puis tout se dessèche par les anticyclones qui se succèdent les uns aux autres, dans un mouvement sud-ouest – nord-est, avec des totaux mensuels de précipitations inférieurs à 5 mm par endroits. Le soleil est omniprésent et l’humidité relative, certains jours, tombe en dessous de 20%.

 

Lorsque les cellules anticyclones sont à l’est de notre pays, celui-ci est soumis à des bouffées de chaleur particulièrement intenses, avec des températures atteignant plusieurs fois 34-35°C au centre du pays et plus de 35°C à l’est et au sud. Plusieurs valeurs de 36-37°C, observées en Campine, en Gaume et dans la vallée de la Meuse, sont cohérentes par rapport aux autres données du pays et semblent donc être exactes. Nous ne disposons cependant plus des métadonnées qui permettraient de le vérifier à coup sûr.

 

Jusqu’à la deuxième décade de septembre, on observe encore ici et là des 30°C et plus.

 

 

1921 et 1947 : ces étés (et notamment 1947) possèdent une quantité impressionnante de journées caniculaires, mais présentent un caractère plus disparate, avec des périodes (très) fraîches venant interrompre les périodes de chaleur. De ce fait, ils ne parviennent pas vraiment à se faire remarquer, ni dans les mois calendrier, ni dans les périodes de 30 jours les plus chaudes.

 

De 1921, on retiendra surtout l’extrême sécheresse, qui a duré de février à octobre, et de 1947, on retiendra le fameux 27 juin qui, notamment au centre du pays, a fourni le jour le plus chaud de l’histoire, et qui l’est resté jusqu’à nos jours dans cette partie du pays (comme à Uccle).

 

 

1976 : cet été partage avec 1921 son extrême sécheresse, ayant débuté bien avant l’été, et avec 2003 son extrême chaleur.

 

Les caractéristiques propres à 1976 sont, entre autres, la période de 16 jours consécutifs avec des températures supérieures à 30°C et des pointes de 35°C voire plus. Cette période, suivie par d’autres phénomènes caniculaires juste après, a donné à 1976 la période de 30 jours la plus chaude de l’histoire. Elle s’inscrit aussi dans une très longue période de temps presque constamment chaud, qui dans la plupart des régions s’étend du 7 juin au 19 juillet. À cela s’ajoute une nouvelle période de temps chaud (quoique moins extrême) qui s’étend du 9 août (6 août en Gaume) au 26 août.

 

On remarquera par ailleurs un premier coup de chaleur déjà en début mai. Quelques épisodes estivaux froids, cependant, en début juin et fin juillet, ainsi qu’une tendance aux nuits fraîches au mois d’août empêcheront cet été de se hisser à la première place dans les moyennes sur les trois mois.

 

 

2003 : c’est lui le gagnant, c’est lui l’été le plus chaud ! Si l’on calcule la moyenne des trois mois (juin, juillet et août), 2003 dépasse 1976 d’un demi-degré environ, et même plus dans le sud du pays.

 

Contrairement aux autres étés caniculaires, 2003 n’a pour ainsi dire connu aucune fraîcheur. À tout moment ou presque, il faisait au moins assez chaud, et le plus souvent très chaud. Globalement, on peut dire que le temps ressenti comme vraiment chaud s’est étendu, presque sans interruption, du 29 mai au 29 juin et du 10 juillet au 13 août. Mais comme précisé ci-dessus, les interruptions même un peu plus longues (du 30 juin au 9 juillet) ne présentaient aucun phénomène de « froid » estival.

 

Le sud du pays a été le plus durement touché par cette canicule. La Gaume a connu un énorme phénomène caniculaire au début du mois d’août, certes un peu plus court qu’en 1976, mais encore plus intense. À part Aubange, Virton a aussi connu une très forte canicule, avec un thermomètre dépassant 30°C pendant 12 jours consécutifs, dont 5 avec 35°C ou plus, et un maximum de 37,2°C le 8 août. En 1976, il s’agissait de 16 jours consécutifs dont 4 avec 35°C ou plus, et un maximum de 35,6 juillet le 3 juillet.

 

Malheureusement, cette station n’est plus opérationnelle, ce qui fait qu’une comparaison avec 2018 est impossible.

 

 

2006 : c'est le fameux été coupé en deux. Avec déjà des phénomènes chauds en juin (dont une vague de chaleur officielle) et une très longue période de chaleur qui s'étend du 30 juin au 30 juillet, l'été était parti pour battre tous les records en termes de moyenne pour tout l'été. Mais dès le premier jour du mois d'août, le temps change radicalement, avec un mois qui devient, lui, le plus sombre et le deuxième plus pluvieux de l'histoire à Uccle. À cela s'ajoute encore un nombre élevé de phénomènes violents dans le pays, comme des orages, des coups de vent, des chutes de grêle et même des tornades, en partie liés aux températures élevées de la Mer du Nord, sur laquelle circule de l'air beaucoup plus froid.

Malgré cela, 2006 parviendra à se hisser à la 4e place parmi les étés les plus chauds (sur les trois mois) après 2003, 1976 et 1947. Mais 2006 perdra sans doute cette 4e place... au profit de 2018.

 

 

2018 : on retiendra aussi un début très précoce, avec des jours d’été dès le 8 avril et des jours de chaleur dès le 19 avril dans certaines régions du pays.

 

Mai et juin sont déjà chauds et forts secs par endroit, pendant que d’autres régions souffrent d’inondations en raison de violents orages. Mais par la suite, dans le courant du mois de juin, la sécheresse se généralisera, et s’accentuera encore en juillet, où elle est en outre aggravée par les différents coups de chaleur. C’est probablement 2018 qui comporte les taux d’humidité relative les plus bas observés en été en Belgique.

 

À nouveau, la longueur de la période estivale a fait souffrir (il a fait chaud presque sans interruption du 27 juin au 7 août !), avec notamment les 26 et 27 juillet, ainsi que le 7 août des chaleurs extrêmes, atteignant parfois 37 ou 38°C, voire plus (38,8°C à Hechtel-Eksel le 27 juillet, mais aussi de très fortes valeurs à l’ouest ce jour-là, avec 38,4°C à Bassevelde et 38,2°C à Zelzate).

 

C’est le restant du mois d’août qui va déterminer si 2018 deviendra ou non l’été le plus chaud de tous les temps (juin + juillet + août). Mais une bonne place au hit-parade lui est d’ores et déjà réservée, même si la deuxième moitié d’août devait s’avérer complètement pourrie.

 

 

    

Modifié par cumulonimbus
Oubli de 2006 dans la dernière partie. C'est à présent complété.

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