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Chronique de la neige en Belgique

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Chronique de la neige en Belgique

 

Avec le passage à l’heure d’hiver et l’important refroidissement que nous sommes en train de connaître, il est peut-être temps de songer à nouveau à la neige.

 

Vous trouverez dans les pages qui suivent une chronique des événements neigeux qui se sont produits en Belgique les 150 dernières années (voire plus), répartie par jour calendrier.

 

Je vous souhaite à toutes et tous une bonne lecture.

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La neige en octobre

 

C’est le premier mois où l’on peut se mettre à rêver de neige… et même sérieusement l’espérer.

 

Voici quelques événements neigeux d’octobre en Belgique.

 

 

3 octobre 1994

 

Enneigement le plus précoce dans les Hautes-Fagnes avec 2 cm à Botrange et 1,5 cm à Mont-Rigi.

 

 

6 octobre 1917

 

Couche de neige à Drossart

 

 

11 octobre 1975

 

Premier de trois jours consécutifs avec de la neige au sol à Botrange (2 cm)

 

 

13 octobre 1905

 

Les plus hauts plateaux sont couverts de neige.

 

 

14 octobre 1971

 

Un peu de neige est observée à Botrange.

 

 

14 octobre 2015

 

Une fine couche de neige est observée le matin à Mont-Rigi, dont il subsiste des traces jusqu’au soir. À Elsenborn et à Wirtzfeld, le sol est enneigé en matinée. Selon un témoignage, des flocons se mêlent à la pluie dès 200 mètres d’altitude tandis que les premières traces au sol apparaissent vers 400 mètres.

 

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Botrange – crédit photo : « Neibofly » (MétéoBelgique)

 

 

15 octobre 1993

 

Un bref enneigement partiel a été observé sur les Hauts Plateaux.

 

 

15 octobre 2015

 

Des traces de neige sont (encore) observées à Mont-Rigi.

 

 

16 octobre 1887

 

Toutes les Hautes-Fagnes sont recouvertes de 10 à 15 cm de neige.

 

 

16 octobre 1919

 

L’enneigement le plus précoce sur le sol de Bruxelles (même si c’est très peu).

 

 

16 octobre 2015

 

On observe 2 cm de neige le matin à Mont-Rigi et à Bullange. Saint-Hubert se retrouve tout blanc aussi, l’un des enneigements les plus précoces pour cette région.

 

 

20 octobre 1974

 

3 cm de neige sont observés sur le sol de Saint-Hubert. À Botrange, c’est le premier de trois jours consécutifs avec de la neige au sol.

 

 

22 octobre 1905

 

La couche de neige atteint 13 cm à Hockai (Stavelot).

 

 

24 octobre 1908

 

De très fortes chutes de neige tombant l’après-midi en Flandre donnent des couches incroyablement épaisses pour la saison, surtout en plaine, avec notamment le soir 13 cm à Zomergem (au nord-ouest de Gand, non loin d’Eeklo). Les relevés du 25 au matin font encore état d’une couverture neigeuse au sol en de nombreux endroits.

 

 

24 octobre 1992

 

Les hauts plateaux, tant fagnards qu’ardennais, sont brièvement recouverts de neige avec un maximum de 2 cm à Elsenborn.

 

 

24 octobre 2003

 

De la neige au sol est temporairement observée dans de très nombreuses régions même à basse altitude (comme par exemple à Bruxelles). Sur les hauts plateaux, l’épaisseur maximale atteint 2 cm.

 

 

27 octobre 1869

 

C’est le premier de cinq jours consécutifs avec de la neige au sol à Bruxelles.

 

 

28 octobre 1950

 

La neige tient au sol jusqu’en moyenne Belgique.

 

 

29 octobre 1950

 

La neige tient toujours en haute Belgique, avec 6 cm à Spa-Malchamps, tout comme à Saint-Hubert.

 

 

29 octobre 1941

 

Premier de trois jours consécutifs avec de la neige au sol à Uccle (Bruxelles).

 

 

30 octobre 1941

 

À Uccle, on observe 5 cm de neige le matin, et encore 3 cm le soir.

 

 

31 octobre 1974

 

On mesure 10 cm de neige à Botrange (après 4 jours consécutifs de neige au sol).

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La neige en novembre

 

Novembre : souvent une prolongation d’octobre en un peu moins doux, avec pluie et vent ou alors bruine et brouillard.  Parfois même, il fait beau et presque chaud, comme le 1er novembre 2015 avec localement 21 voire 22°C. Et d’autres fois… c’est le plein hiver comme le montrent les événements repris ci-dessous :

 

Voici les événements neigeux les plus remarquables en novembre en Belgique.

 

 

1er novembre 1934

 

On observe 7 cm de neige à  Uccle. À part 1926, où quelques traces de neige ont également été observées à Uccle un 1er novembre, la Toussaint 1934 est la seule de l’histoire où Bruxelles connaît la neige. Sous l’influence de courants polaires, la neige intéresse une grande partie du pays, à l’exception des plaines flamandes, tout juste pas assez froides.

 

 

6 novembre 1980

 

Un enneigement précoce, d’un petit centimètre, est enregistré à Kleine Brogel.

 

 

7 novembre 1980

 

Des traces de neige en plaine sont relevées en différents endroits. De la neige au sol est encore assez rare à basse altitude durant une 1re décade de novembre.

 

 

7 novembre 2016

 

À Mont-Rigi, 1er d’une série de 7 jours consécutifs avec de la neige au sol. Ce n’est pas si fréquent d’avoir un véritable épisode neigeux si tôt dans la saison.

 

 

9 novembre 2001

 

La couche de neige atteint 8 cm à Spa et 7 cm à Saint-Hubert.

 

 

10 novembre 2016

 

La couche de neige atteint 12 cm à Mont-Rigi.

 

 

10 novembre 2004

 

La couche de neige atteint 8 cm à Elsenborn et 7 cm à Spa.

 

 

11 novembre 1985

 

 

1er jour d’un enneigement qui durera jusqu’à la fin du mois à Botrange. L’un des enneigements les plus longs observés en Belgique en novembre (même 1 jour de plus qu’en 1962 à l’intérieur du mois de novembre). À la fin du mois, cet enneigement atteindra 40 cm (voir plus loin dans le texte).

 

 

12 novembre 1962

 

Le sol devient blanc au Signal de Botrange. C’est le premier jour d’une impressionnante série de… 123 jours consécutifs avec enneigement au sol (jusqu’au 13 mars 1963). L’un des multiples aspects du mémorable hiver 1962-1963 !

 

 

16 novembre 1919

 

Un enneigement précoce atteint 13 cm à Uccle, 18 cm à Huy et 40 cm à Drossart.

 

 

18 novembre 1985

 

À Bierset, c’est le premier de douze jours consécutifs de neige au sol. C’est assez rare, si tôt dans la saison.

 

 

19 novembre 1972

 

L’épaisseur de la neige atteint 38 cm à Botrange.

 

 

20 novembre 2013

 

Un petit enneigement assez précoce dans certaines régions du pays, pour marquer le début d’un hiver… qui sera l’un des moins neigeux de l’histoire belge !

 

 

24 novembre 1877

 

D’impressionnantes chutes de neige s’abattent sur Bruxelles. En une seule journée, la couche monte jusqu’à une trentaine de centimètres !

 

 

24 novembre 1971

 

L’épaisseur de la neige atteint 40 cm à Botrange.

 

 

24 novembre 2010

 

À Mont-Rigi, c’est le premier jour d’un épisode neigeux particulièrement long, de 51 jours, qui durera jusqu’au 13 janvier 2011. Le maximum de novembre avec 5 cm, est encore très modeste, mais en décembre, cette couche montera jusqu’à 74 cm le 20, et encore une fois jusqu’à 69 cm à Noël !

 

 

26 novembre 2005

 

Un polar low précoce déverse 21 cm de neige à Uccle. À Zaventem, où il fait un brin plus doux, la couche ne dépassera pas 5 cm. En Haute Belgique, on atteindra 20 cm à Elsenborn et 27 cm à Mont-Rigi en soirée.

 

 

27 novembre 2005

 

L’épisode neigeux de la veille en Basse et Moyenne Belgique atteint son maximum en ce 27 en Haute Belgique, avec 33 cm à Elsenborn et 35 cm à Mont-Rigi.

Au centre du pays, pendant ce temps, la neige encore présente au sol donne au paysage un curieux mélange d’automne et d’hiver.

 

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Forest (Bruxelles) – crédit photo : Robert Vilmos (MétéoBelgique)

 

 

27 novembre 1973

 

La couche de neige atteint déjà 28 cm en soirée à Beauvechain (matin : 3 cm) et 23 cm à Uccle (matin : 9 cm). À Anvers, on observe des orages de neige et, malgré un franc dégel (jusqu’à 3°C), la neige atteint 10 cm (et remontera à 13 cm le soir, toujours avec du dégel).

 

 

28 novembre 1973

 

La couche de neige s’élève désormais à 34 cm à Uccle comme à Ottignies, et 40 cm à Beauvechain et à Gembloux. Par contre, Florennes n’aura reçu « que » 25 cm de neige, Bierset 23 cm, Zaventem 20 cm et Gosselies 18 cm. Les quantités de précipitations très variables dans les averses et des dégels temporaires plus ou moins longs entre les averses sont responsables de ces disparités.

 

 

29 novembre 1985

 

La neige atteint une épaisseur de 40 cm à Botrange et de 31 cm à Elsenborn. À Florennes, on relève encore 16 cm.

 

 

29 novembre 1969

 

De très fortes chutes de neige les 28 et 29 provoquent un enneigement de 22 cm en Campine, ce qui est déjà une hauteur remarquable pour une région située en plaine.

 

 

29 et 30 décembre 1925

 

La couche de neige, comme en 1973, atteint 34 cm à Uccle. Ailleurs dans le pays, pendant ces deux jours-là, on observe des pointes de 44 cm au barrage de la Gileppe, 50 cm à Bastogne et 62 cm à Drossart.

 

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Carte postale – Source : « Aperçu climatique des Hautes-Fagnes » (Pascal Mormal et Christian Tricot)

 

 

30 novembre 2017

 

Des courants polaires directs de plus en plus froids déterminent notre temps, avec de la neige jusqu’en plaine. En effet, avec des températures descendant jusqu’à –7°C au niveau 850 hPa (1385 m) et jusqu’à –37°C au niveau 500 hPa (5300 m), les conditions deviennent suffisantes pour de la neige même à basse altitude.

 

La surprise neigeuse est là surtout pour l’ouest du pays : l’épaisseur de la neige est évaluée à 10 cm le soir à Alost et à 5 cm à Dilbeek, à l’ouest de Bruxelles. Une station privée à Haaltert, à quelques 5 kilomètres au sud-ouest du centre d’Alost, enregistre 9 cm à 18h50. À peu près au même moment, on mesure 5 cm à Hal et 4 cm à Gand.

 

Dans les Hautes-Fagnes, la couche de neige est présente toute la journée, avec un maximum de 7 cm environ. Il y a donc plus de neige à Alost qu’à Mont-Rigi !

 

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Halle – Capture d’écran d’une vidéo de Studio Dewolf (YouTube

 

 

30 novembre 1993

 

Un front chaud envoie d’abord de l’air chaud en altitude, avec des pluies verglaçantes, puis le front recule à nouveau et la pluie se transforme en neige. Malgré des épaisseurs relativement modestes (7 cm le soir à Uccle, 13 cm à Hastière), la neige tombée sur le verglas sème le chaos sur le réseau routier.

 

 

30 novembre 1973

 

Avec la persistance de courants polaires directs, la couche de neige finit par atteindre 81 cm à Botrange ! C’est la plus haute couche de neige jamais observée en Belgique en novembre. Au même moment à Spa, la couche n’atteint « que » 36 cm.

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La neige en décembre

 

Décembre ! Le mois rêvé pour la neige, qui va si bien avec les activités de Noël !

 

Malheureusement, décembre n’est pas le mois le plus neigeux en Belgique. De la pluie, du vent et de la douceur, ou alors de la bruine, du brouillard et juste un peu de fraîcheur sont bien plus caractéristiques que la neige dans notre climat. Mais comme vous allez le voir, les exceptions sont suffisamment nombreuses… pour ne plus être des exceptions.

 

Voici les événements neigeux les plus remarquables en décembre en Belgique.

 

 

1er décembre 2010

 

La couverture neigeuse est encore modeste, mais elle marque le début de l’un des mois de décembre les plus enneigés que la Belgique n’ait jamais connu. Il n’y a que 1879 qui a peut-être fait mieux. À partir de 300 mètres, le sol est resté constamment enneigé durant tout le mois, et même en plaine, certaines stations ont connu un enneigement presque continu.

 

À Kleine Brogel par exemple, seul le 12 décembre n’a pas connu de neige au sol. À Uccle, ce sont 4 jours : du 11 au 13 et le 16. Donc 27 jours d’enneigement, ce qui constitue un record pour décembre à cette station.

 

 

1er décembre 1973

 

La neige tombée à la fin du mois précédent est toujours bien présente. À Botrange, la couche atteint comme la veille 81 cm. Ailleurs, la neige a certes un peu diminué, mais les épaisseurs restent remarquables, comme par exemple à Uccle (25 cm) et Beauvechain (28 cm).

 

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Deûlin (Marche-en-Famenne) – Crédit photo : Philippe Demoulin

 

 

2 décembre 1973

 

Un froid extrême pour la saison vient s’ajouter à la neige, avec sous un brouillard persistant des maxima qui ne dépassent pas –6 à –8°C au centre du pays et peinent à atteindre les –10°C dans la région de Saint-Trond. En soirée, les températures chutent encore davantage, pour atteindre –16°C (sur 20 cm de neige) à Saint-Trond à 18h. Durant la nuit, Rochefort descendra à –21,7°C !

 

De faibles chutes de neige augmentent encore la couche (26 cm à Uccle et 30 cm à Beauvechain). En seconde partie de nuit, les températures remontent partout à l’approche d’une zone de neige plus organisée.

 

L’hiver 1973-1974, qui commence en grande pompe, ne donnera cependant pas de suite. L’ensemble de l’hiver sera plutôt doux, avec des pluies fréquentes.

 

 

3 décembre 2010

 

Journée particulièrement hivernale à la côte. La couche de neige est certes relativement mince (4 cm), mais un brouillard coriace accompagne une bulle froide extrême qui s’est formée dans les dunes. En début de matinée, la température chute jusqu’à –13,6°C à Middelkerke !

 

 

3 décembre 1973

 

Avant l’arrivée d’un dégel généralisé, précédé de pluies verglaçantes, la couche de neige remonte à 33 cm à Beauvechain. Pendant ce temps, la couche reste stable à Botrange depuis le 30 novembre, avec 81 cm. À Uccle, par contre, la couche a un peu diminué mais garde encore fière allure avec ses 24 cm.

 

 

3 décembre 1925

 

La couche de neige remonte jusqu’à 28 cm à Uccle (elle avait déjà atteint 34 cm les 29 et 30 novembre).

 

 

4 décembre 1964

 

De fortes chutes de neige sont observées dans tout le pays. Uccle se réveillera sous 15 cm de neige. Cette couche augmentera encore un peu pour atteindre 16 cm le lendemain. À Botrange, cet épisode neigeux donnera 43 cm de neige.

 

 

4 décembre 1917

 

La neige atteint 28 cm à Bokrijk, près de Genk.

 

 

5 décembre 1980

 

La neige atteint 38 cm à Saint-Hubert et 37 cm à Spa.      

 

 

6 décembre 1998

 

Une neige lourde provoque une couche de 20 cm à Uccle. Malgré les températures légèrement positives, cette couche augmentera encore un peu en journée sous les averses, pour atteindre 21 cm à 13 heures. Il s’agit de la Saint-Nicolas la plus enneigée pour Uccle.

 

Ces averses ont un caractère très local. Beauvechain n’atteint que 11 cm et Bierset, 12 cm. Zaventem, situé à une quinzaine de kilomètres d’Uccle mais quelques dizaines de mètres plus bas, n’enregistre que 8 cm avec des températures montant jusqu’à 3°C.

 

 

6 décembre 1980

 

On observe 66 cm de neige à Botrange. Dans les Hautes-Fagnes, c’est cette année-là qu’on connaît la Saint-Nicolas la plus enneigée.

 

 

7 décembre 1998

 

Alors que la neige tend à fondre à basse altitude en raison des températures trop élevée, elle s’accumule dans les Hautes-Fagnes pour atteindre 50 cm à Botrange.

 

 

10 décembre 1981

 

La neige atteint 20 cm à 7h et 21 cm à 19h à Bierset.

 

 

11 décembre 2017

 

Un retour d’est nous vaut une situation très particulière, avec de la neige en Flandre et de la pluie en Ardenne, et une limite entre les deux qui est nette à couper au couteau !

 

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Au sud du pays, le temps est pluvieux et doux avec des vents de sud-est tournant au sud et au sud-ouest et des températures de 8 à 10°C dans les vallées et de 4 à 6°C sur les hauts plateaux. Au nord et au centre du pays, les vents soufflent d’est à nord-est, et plus tard de nord, et il neige !

 

Les couches sont loin d’être négligeables, avec des accumulations qui finiront parfois par dépasser les 10 cm. À Assebroek (près de Bruges), on relève même 17 cm à 15 heures, pendant qu’il continue à neiger.

 

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Source : webcam Stad Oudenaarde    

 

 

11 décembre 2010

 

La neige, qui à Florennes atteignait encore 18 cm à une heure du matin, ne couvre même plus la moitié du sol à 19 heures. Mais ces traces subsisteront jusqu’au 15, où des chutes de neige renouvelleront la couche, ce qui fait que Florennes (279 mètres d’altitude) arrivera tout juste à avoir 31 jours sur 31 avec de la neige au sol.

 

 

14 décembre 1981

 

On observe 28 cm de neige à Spa.      

 

 

17 décembre 2010

 

Mont-Rigi dépasse une première fois la barre des 50 cm à 13 heures.

 

 

17 décembre 1950

 

Dans le cadre d’un très long enneigement (du 13 décembre au 5 janvier), la couche atteint 18 cm à Uccle.

 

 

18 décembre 1950

 

À Saint-Trond, la couche de neige atteint 25 cm.

 

 

19 décembre 2010

 

Mont-Rigi dépasse une seconde fois la barre des 50 cm, et cette fois-ci pour longtemps. En effet, ce seuil sera dépassé pendant 13 jours consécutifs !

 

 

20 décembre 2010

 

À une heure du matin, la neige atteint son maximum à Mont-Rigi, avec 74 cm ! De nombreuses régions, d’ailleurs, croulent sous la neige, avec par exemple 53 cm à Elsenborn et 36 cm à Florennes.

 

 

22 décembre 2010

 

Le dégel de la veille et les pluies, parfois fortes, de ce jour font craindre le pire pour Noël. En bien des endroits, la couche diminue fortement et, surtout, perd en qualité.

 

Dans les Hautes-Fagnes par contre, rien à craindre !

 

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La snowcam de Mont-Rigi – source : IRM

 

 

23 décembre 2010

 

La neige revient en force, avec un vent de nord-nord-est qui commence à former des congères. Le soir, les épaisseurs (hors congères) sont de 27 cm à Bierset et de 34 cm à Florennes. Dans le sud, de fortes pluies sont encore observées, mais avec des températures qui ont notablement baissé. Ainsi, à Saint-Hubert, il bruine et il pleut par –5°C, avant qu’il ne se remette à neiger en fin de soirée. Mont-Rigi, quasi épargnée par le dégel, mesure encore 62 à 63 cm de neige.

 

 

24 décembre 2010

 

Un Noël blanc de rêve sur la majeure partie du pays. Seule la bande côtière ne peut pas en bénéficier. De nombreuses stations connaissent des couvertures neigeuses tout à fait exceptionnelles, comme Bierset avec 32 cm et Kleine Brogel avec 26 cm. Mais en raison des congères, cet enneigement paraît encore beaucoup plus impressionnant. À Florennes, les congères sont même telles qu’une mesure valable de la couche de neige est carrément impossible. Cependant, celle-ci est évaluée à plus de 40 cm. À Uccle, on mesure 16 cm le soir de Noël ainsi que le jour de Noël, mais 20 cm le matin du 24. À Mont-Rigi, la couche a atteint 68 cm le soir du 24 décembre et 69 cm au moment de la messe de minuit !

 

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Grand-Place de Bruxelles – crédit photo : Robert Vilmos (MétéoBelgique)

 

 

24 décembre 2005

 

Le comble de la frustration ! La neige, présente depuis un mois déjà dans les Hautes-Fagnes, fond le 24 sous la pluie et un dégel se propageant jusqu’aux plus hauts plateaux. Le 26, il reneige et cette neige tiendra jusqu’à la fin du mois. En d’autres termes, un mois entier avec couverture neigeuse… sauf à Noël !

 

 

25 décembre 1964

 

Un Noël blanc un peu incomplet : il manquait la neige le 24, à la veillée de Noël. En ce 25 par contre, le pays entier est recouvert de 15 à 20 cm de neige.

 

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Source : L’Avenir

 

 

25 décembre 1962

 

Le plus long enneigement jamais enregistré à Uccle (du 25 décembre 1962 au 5 mars 1963, soit 71 jours) commence tout juste après la veillée de Noël, sous forme de traces. La couche ne deviendra complète qu’à partir du 27.    

 

 

27 décembre 2001

 

En soirée, la couche de neige atteint 58 cm à Elsenborn.

 

 

27 décembre 1927

 

Un conflit de masses d’air (vents de sud-ouest doux et vents de nord-est froids) provoque d’énormes chutes de neige sur l’ouest du pays. À Bruges, on mesure près de 45 cm de neige !

 

 

27 décembre 1906

 

La couche de neige atteint 35 cm à Brasschaat et à Turnhout, dans la Province d’Anvers. À Libramont et à Hestreux, à ce moment-là, on observe 50 cm. Uccle, par contre, n’enregistre « que » 16 cm de neige.

 

 

29 décembre 1968

 

La couche de neige atteint 29 cm le soir à Uccle. C’est la couche de neige la plus épaisse pour un mois de décembre à cette station.

 

 

30 décembre 1985

 

On mesure 14 cm à Coxyde et 12 cm à Middelkerke. Une fois n’est pas coutume, c’est au littoral qu’on mesure les plus grosses épaisseurs de neige du pays.

 

 

30 décembre 1978

 

Une arrivée massive d’air extrêmement froid met brutalement fin à une période de temps pluvieux et très doux. À Anvers, il fait encore 8°C au petites heures du matin, puis le gel arrive à 12 heures et le thermomètre chute à –8°C en fin de soirée. À Bruxelles, le gel arrive à 14 heures, et à 16 heures à Charleroi. Les pluies deviennent verglaçantes, puis sont suivies d’une neige très fine. Le nord du pays, en fin de soirée, est déjà blanc, et les autres régions suivent rapidement.

 

 

31 décembre 1978

 

Accompagnés de températures extrêmement basses, le verglas et la neige (avec congères) sèment le chaos dans tout le pays. Les épaisseurs ne sont pas impressionnantes en soi, mais les congères forment d’énormes murs de neige aux endroits exposés (par la configuration locale de l’environnement urbain ou naturel). Les seules mesures hors congères qui nous semblent fiables sont celles d’Uccle et de Saint-Trond avec, respectivement, 14 et 13 cm.

 

Les maxima, généralement atteints le matin, se situent autour de –10°C au nord et au centre du pays, tandis que le froid devient extrême le soir en toutes régions, avec parfois –15°C dès le début de la soirée.

 

Dans le sud du pays, le froid arrivé dans la nuit du 30 au 31 recule à nouveau en seconde partie de nuit, avec des montées spectaculaires de la température, avant un retour en force du froid en matinée.

 

Voici le détail de Saint-Hubert et de Spa.

 

Saint-Hubert
01h : 0°C, pluie verglaçante, vent E

04h : 8°C, pluie, vent fort SW, rafales de 87 km/h

07h : 2°C, pluie, vent fort W, rafales de 82 km/h

10h : –6°C, brouillard, vent W

13h : –9°C, neige faible, vent N

16h : –10°C, neige faible, vent NE, 1 cm de neige

19h : –12°C, neige faible, vent NNE, 3 cm de neige

22h : –14°C, neige faible, vent NNE, 5 cm de neige

01h : –18°C, chasse-neige, vent N, 6 cm de neige

 

Spa

01h : –6°C, neige, vent N, 6 cm de neige

02h : –2°C, pluie verglaçante, vent ESE, 6 cm de neige

03h : –1°C, pluie modérée, vent ESE

04h : 0°C, pluie modérée, vent SE

05h : 2°C, pluie faible, vent SW, rafales 43 km/h

06h : 0°C, pluie faible, vent W, rafales 59 km/h

07h : –7°C, brouillard, vent WNW, plus que 2 cm de neige

08h : –9°C, brouillard, vent WNW

09h : –11°C, le brouillard s’est dissipé, vent WNW

10h : –12°C, neige faible, vent NNW, 3 cm de neige

[…]

22h : –17°C, neige en grains, vent N, 6 cm de neige

 

Notons enfin que l’écart de température sur 24 heures à Saint-Hubert, entre le maximum de 8,0°C atteint aux petites heures et le minimum de –19,0°C atteint en fin de soirée, est avec 27,0°C l’un des plus grands écarts jamais mesurés en Belgique. Seul Kleine Brogel fera encore un tout petit peu mieux, mais en plein été, avec un minimum de 9,6°C et un maximum de 37,2°C le 3 août 1986, soit un écart de 27,6°C.

 

 

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La neige en janvier

 

En janvier, les neiges sont bien plus fréquentes qu’en décembre, mais les plus grandes épaisseurs mesurées, dans pratiquement tout le pays, sont moindres qu’en décembre ou en février.

 

Ceci est lié d’une part au hasard, mais d’autre part aussi à un fait climatique. Au début de l’hiver, les masses d’air polaires se réchauffent fortement sur la Mer du Nord et deviennent très instables. Cette instabilité survit quelques temps sur l’intérieur des terres, et se voit surtout renforcée par les ascensions forcées de l’air aux contreforts du massif ardennais.

 

À la fin de l’hiver, c’est l’inverse qui se passe. L’instabilité des masses d’air polaires demeure médiocre sur la Mer du Nord, dont les eaux se sont refroidies entre-temps, mais à l’intérieur des terres, le soleil est à présent suffisamment fort pour relancer cette instabilité, qui par la suite sera renforcée par les mêmes contreforts du massif ardennais.

 

En janvier par contre, l’instabilité manque parfois un peu de peps, tant sur mer que sur terre, et les épaisseurs extrêmes sont plus difficiles à atteindre.

 

Bien sûr, ce qui précède n’a aucune influence sur les retours d’est et autres phénomènes neigeux d’origine frontale. Toutefois, les grandes accumulations de neige, surtout sur les Hauts Plateaux, sont le fruit de plusieurs événements neigeux qui se succèdent, pour autant qu’aucune période de dégel ne se glisse entre ces événements. Et en matière de records, il suffit d’un élément qui manque pour que le record ne se produise pas.

 

À l’avenir peut-être, des situations atmosphériques inédites ou des anomalies dans la température de la Mer du Nord pourraient générer des records de neige même en janvier, mais en attendant, contentons-nous de ce qu’il y a déjà eu. Et l’on se rendra bientôt compte que ce n’est pas si mal, même si le record de neige dans les Hautes-Fagnes n’est « que » de 79 cm en janvier, contre 81 cm en décembre et 115 cm en février ! (Uccle : 29 cm en décembre, 23 cm en janvier et 35 cm en février.)

 

Voici, date par date, les événements neigeux les plus intéressants de janvier.    

 

 

1er janvier 2011

 

Alors que la neige de décembre 2010 a fondu en grande partie en plaine, les paysages sont encore bien blancs au-dessus de 150-200 mètres d’altitude. À Florennes, on mesure toujours 33 cm de neige, et 61 cm de neige à Mont-Rigi.

 

 

1er janvier 1979

 

Après les tempêtes de neige, les pluies verglaçantes voire les retours impromptus et temporaires de la douceur le 31 décembre 1978, l’hiver est bien là en ce 1er janvier 1979, avec une belle couverture neigeuse, un beau soleil accompagné de quelques nuages seulement et des températures extrêmement froides. Le cap des –20°C est même franchi en plaine. Dans la région de Saint-Trond, avec 13 cm de neige (mais qui paraissent plus en raison des congères), le thermomètre  descend jusqu’à –21°C !

 

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Deûlin (Marche-en-Famenne) – Crédit photo : Philippe Demoulin

 

 

2 janvier 1979

 

Un nouveau blizzard s’abat sur le pays en raison du passage d’un « polar low ». Les quantités de neige tombées ne sont certes pas énormes, mais les phénomènes de chasse-neige et de vent tourbillonnant avec les flocons transforment la Belgique en véritable paysage polaire.

 

 

3 janvier 1978

 

Un orage de neige, accompagné de rafales de 107 km/h, provoque un bref enneigement du sol à Bierset durant l’après-midi. Le pays entier est dans la tourmente ce jour-là, avec de fortes rafales, des orages et des températures tombant jusqu’à près de 0°C même en plaine sous les averses. En Haute Belgique, cet épisode s’inscrit dans un mois particulièrement enneigé avec, à Botrange et à Mont-Rigi, un enneigement persistant tout le mois (tout comme l’année d’après d’ailleurs).

 

 

4 janvier 2011

 

La couche de neige à Mont-Rigi, par rapport au 1er janvier (où il restait 61 cm) s’est même à nouveau épaissie. À l’aube, on y mesure 68 cm, l’une des plus importantes couches de neige jamais mesurées en janvier dans les Hautes-Fagnes, après les 79 cm de janvier 1963 et les 70 cm de janvier 1979.

 

 

7 janvier 2009

 

Une bonne petite couche de neige, modeste mais bien constituée (5 à 10 cm), et un froid exceptionnel dans les vallées du Brabant Wallon et de l’extrême nord de la Province de Namur. À Mélin (près de Jodoigne), la température descend à –23°C pendant qu’Éghezée et Ernage (près de Gembloux) descendent à –22°C. Même les plus grands hivers n’ont pas fait mieux dans la région !

 

 

7 janvier 1963

 

Un dégel temporaire a fait fondre presque toute la neige à Uccle. Mais il reste des traces, qui persisteront jusqu’à l’arrivée de nouvelles neiges. Pendant 71 jours consécutifs, le sol d’Uccle est recouvert de neige, ne fût-ce que partiellement. Mais en matière de couverture neigeuse complète, tant l’hiver 1941-1942 que l’hiver 1978-1979 font mieux.

 

 

7 janvier 1942

 

On mesure 1 cm de neige à Uccle. Rien de particulier, à première vue. Mais cette neige persistera 39 jours consécutifs, avec un maximum de 13 cm à la fin du mois et de 15 cm au début du mois suivant. Pour Uccle, c’est la plus longue période jamais observée avec une couverture neigeuse complète.

 

 

7 janvier 1926

 

Comme ce sera le cas en 2011, la fonte massive de la neige provoque une crue catastrophique de la Meuse et de ses affluents.

 

 

7 et 8 janvier 2011

 

Un redoux intense, accompagné de pluies soutenues, provoque une fonte rapide des neiges, surtout en amont des fleuves et rivières, et occasionne des inondations catastrophiques dans de nombreuses régions de Belgique.

 

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Deûlin (Marche-en-Famenne) – Crédit photo : Philippe Demoulin

 

 

9 janvier 1985

 

Si le froid nous accompagne depuis plusieurs jours déjà (la veille, le thermomètre est même descendu jusqu’à –23°C dans la région de Saint-Trond, Koersel et Kleine Brogel et jusqu’à –22°C dans le Brabant Wallon), ce 9 janvier est le jour de la neige, qui tombe en abondance sur tout le pays. À Gosselies, la couche passe de 12 à 23 cm tandis que Spa passe de 26 à 36 cm. Même le littoral en profite, avec 7 cm à Middelkerke et 13 cm à Coxyde.

 

 

9 janvier 1918

 

Le conflit entre une masse d’air continental froid et une masse d’air polaire maritime un peu moins froid est responsable de très fortes chutes de neige. Bruxelles se réveille sous 18 cm de neige après une nuit où il a fait –9°C. Dans le contexte de la Grande Guerre, cela n’a pas été une partie de plaisir, sauf peut-être pour les enfants : les écoles ont dû fermer par manque de charbon !

 

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Source : site « Bruxelles occupée 14 – 18 » 

 

 

10 janvier 1956

 

Bien que l’année 1956 soit restée célèbre surtout pour son mois de février glacial, un évènement hivernal de taille s’est déjà produit en janvier, avec une tempête de neige et des congères rendant les routes impraticables.

 

 

11 janvier 1982

 

Une fois n’est pas coutume, c’est Bruxelles qui reçoit le plus de neige, avec 18 cm le soir à Uccle.

 

 

11 janvier 1979

 

Après quelques jours un peu moins froids, souvent accompagnés de pluies verglaçantes, la neige fait son grand retour en ce 11 janvier. À Florennes, la couche passe de 23 à 29 cm tandis qu’à Botrange, elle passe de 40 à 65 cm ! Pour Uccle, il faudra encore patienter quelques jours pour une augmentation significative de la couche.

 

 

12 janvier 2017

 

Le passage d’une petite dépression pile-poil au-dessus de notre pays provoque une chute de pression et un refroidissement adiabatique (par détente de l’air), provoquant  en soirée une bulle d’air froid très localisée et une surprise neigeuse de brève durée le long du littoral belge. Voici le phénomène en chiffres :

 

Passage de la bulle froid au littoral :

 

Coxyde

12/01/2017 à 20h : 4,4°C (pluie faible)

12/01/2017 à 21h : 2,7°C (pluie modérée)

12/01/2017 à 22h : 0,3°C (neige modérée)

12/01/2017 à 23h : 2,6°C (pluie faible)

13/01/2007 à 00h : 2,5°C (pluie modérée)

 

Middelkerke

12/01/2017 à 20h : 4,3°C (pluie modérée)

12/01/2017 à 21h : 2,3°C (pluie modérée)

12/01/2017 à 22h : –0,4°C (neige modérée)

12/01/2017 à 23h : 1,6°C  (pluie faible)

13/01/2017 à 00h : 3,1°C (pluie faible)

 

Cette bulle d’air froid se propage par la suite vers l’intérieur des terres :

 

Semmerzake (près de Gand)

12/01/2017 à 22h : 4,1°C (pluie faible)

12/01/2017 à 23h : 0,3°C  (neige faible)

13/01/2017 à 00h : 0,1°C (neige faible)

13/01/2017 à 01h : 0,9°C (neige faible)

13/01/2017 à 02h : 1,7°C (pluie et neige)

 

Puis elle se dirige vers Anvers où elle devient peu perceptible avant de disparaître complètement.

 

Au littoral, une belle couche de neige se forme, qui fondra aussi vite qu’elle n’est apparue.

 

 

13 janvier 1985

 

La neige atteint son maximum avec 23 cm à Uccle et à Beauvechain, 24 cm à Kleine Brogel, 30 cm à Florennes et 65 cm à Mont-Rigi. Le littoral souffre à nouveau de dégels trop rapides, avec désormais une absence totale de neige à Middelkerke. À quelques kilomètres à l’intérieur des terres, à la Base de Coxyde, on mesure encore 9 cm.

 

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Deûlin (Marche-en-Famenne) – Crédit photo : Philippe Demoulin

 

 

13 janvier 1979

 

La couche de neige atteint son maximum à Botrange avec 70 cm !

 

 

14 janvier 1979

 

Uccle reçoit son paquet de neige, avec une couche qui remonte à 19 cm. À Florennes, à seulement 299 mètres d’altitude (station de l’époque, la station actuelle est à 279 mètres), on enregistre 54 cm (!) de neige. À Botrange, la couche atteint encore 67 cm tandis que la Gaume n’est pas en reste avec 23 cm à Virton.

 

L’ouest du pays, en raison de l’influence de la mer, reste par contre orphelin de la neige. À Bruges, Roulers et Ypres, la neige ne recouvre même pas entièrement le sol tandis que Gand doit se contenter d’un petit centimètre.

 

 

14 janvier 1955

 

De très fortes chutes de neige précédant un dégel donnent jusqu’à 30 cm de neige en Basse Belgique.

 

 

15 janvier 2017

 

D’importantes chutes de neige sur les hauts plateaux ont fait passer la couche de 7 cm le soir du 12 janvier à 47 cm au petit matin du 15 janvier à Mont-Rigi. Pendant ce même laps de temps à Wideûmont, on passe de quelques restes de neige à une couche de 35 cm ! Mais la plus haute couche est mesurée à Murringen, à l’est de Bullange, avec 56 cm.

 

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Snowcam de Wideûmont – Source: IRM

 

 

16 janvier 1917

 

On mesure 51 cm de neige à Bertrix et 62 cm à Chiny. Pour cette dernière localité, située à quelque 375 mètres d’altitude, cette épaisseur de neige est vraiment exceptionnelle.

 

 

17 janvier 1982

 

Sur les hauteurs de Spa, on se réveille avec 3 cm de neige et on se retrouve l’après-midi à une terrasse sous un soleil radieux et une température de 14,5°C (mesure de l’aérodrome de Spa). C’est l’une des plus hautes températures jamais mesurées en janvier sur les hauteurs belges. Seules les années 1930 et 1949 ont fait encore mieux avec, respectivement, 17 et 16°C.

 

En Basse et Moyenne Belgique par contre, il fait plus froid sous une inversion et la neige résistera mieux qu’en Haute Belgique !  

 

 

20 janvier 1981

 

La couche de neige atteint 61 cm dans les Hautes-Fagnes et gardera cette épaisseur durant 4 jours. À Saint-Hubert, la couche n’est « que » de 24 cm tandis qu’en Basse et Moyenne Belgique, le mois de janvier 1981 ne présente rien de particulier.

 

 

20 janvier 1940

 

Durant la nuit du 19 au 20, un ciel serein sur un sol enneigé, avec un vent calme, est responsable d’îlots de froid exceptionnel dans les vallées : Ciergnon descend jusqu’à –28,5°C et Rochefort, jusqu’à –30,1°C !

 

 

23 janvier 1893

 

Tornade au-dessus de la neige !

Voici le témoignage de l’époque :
 

« Vers 2h. de l’après-midi, nous écrit M. Blondeau, directeur de l’école moyenne de l’État à Stavelot, par un temps calme de dégel, une quantité prodigieuse de neige est soudain soulevée, poussée avec violence contre une maison, le long du chemin qui va de Cheneux à Rivage, hameau entre Stavelot et Malmédy.

 

« Cette neige abat un mur de la maison et pénètre dans une chambre, où trois enfants qui y jouaient sont presque écrasés. Une armoire, lancée avec fracas, va se briser contre un mur, tandis que le poêle éclate. Tout cela en une minute.

 

« Le père, qui à ce moment-là relevait un peu de neige dans le jardin, derrière l’habitation, accourt et parvient à sauver sa femme emprisonnée dans la cuisine ; un voisin, qui avait vu le tourbillon, arrive également et, par l’ouverture faite par la neige, parvient à dégager les enfants qui allaient mourir de froid ou d’asphyxie.

 

« Cette trombe, qui marchait du nord-est vers le sud-ouest, avait enlevé de la surface du sol une couche de neige de 100 mètres de long sur 20 mètres de large et 15 centimètres de hauteur ».

 

Quand on connaît le poids de la neige fondante, on s’imagine la puissance du phénomène.

 

La situation atmosphérique : le dégel est intervenu quelques jours plus tôt après une période de froid extrême dans la région, jusqu’à –25°C à Stavelot. Le dégel a été porté par des vents septentrionaux, fortement réchauffés par la Mer du Nord mais restant froids en altitude, avec une grande instabilité. Immédiatement au contact de la neige fondante, les toutes basses couches de l’atmosphère se sont légèrement refroidies et stabilisées, notamment dans les vallées, d’où le temps calme de dégel, sans doute accompagné de brume. Juste au-dessus, bien entendu, l’instabilité persistait.

 

Même de nos jours, l’effet de surprise de cette tornade aurait été total et imprévisible. Il pourrait bien s’agir d’une supercellule LT qui aurait dévié du flux général en prenant une trajectoire nord-est – sud-ouest. L’orientation de la vallée, entre Rivage et Cheneux, n’est sans doute pas étrangère non plus au parcours inhabituel de la tornade. En tout cas, le phénomène a été qualifié « d’extrêmement rare » par Albert Lancaster, le directeur de l’Observatoire Royal de Bruxelles de l’époque.    

 

 

25 janvier 2013

 

Cette année-là, l’hiver frappe durement l’ouest du pays. À Middelkerke, avec 6 cm de neige, la température plonge à –12,5°C à 9 heures du matin. Une heure plus tôt à Moerbeke, également au-dessus d’une couche de neige complète, le thermomètre affiche –12,8°C tandis que Chièvres, à l’aube, enregistre –14,3°C ! Il est curieux de constater que Middelkerke, avec ses 6 cm, a plus de neige que Mont-Rigi (4 cm). Les températures n’ont rien de remarquable non plus en Haute Belgique. Liège, quant à elle, ne voit absolument rien de cet épisode hivernal (à part un « peu » de froid).

 

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Webcam de Melle – Source: IRM

 

 

25 janvier 1881

 

Par temps clair sur un sol enneigé, la température descend à –20,2°C à l’Observatoire Royal de Bruxelles (situé là où se trouve l’actuel Botanique). C’est la seule fois que la barre des –20°C est franchie en région bruxelloise depuis le début des observations officielles belges en 1833. D’après les annuaires des Pays-Bas autrichiens, une température encore (un peu) plus basse a été mesurée à Bruxelles le 28 janvier 1776, avec une valeur de –20,6°C selon l’Abbé Chevalier et de –21,1°C selon le Baron de Poederlé.

 

 

27 janvier 1952

 

On mesure 28 cm de neige à Coxyde !

 

 

27 janvier 1942

 

Sur un sol très probablement enneigé, la température descend à –30,5°C au Barrage de la Gileppe. C’est la température la plus froide connue en Belgique depuis le début des observations. Les statistiques de cette station ont été retrouvées récemment et détrônent ainsi le record de Rochefort (–30,1°C le 20 janvier 1940). Il faut savoir que sur le peu de données disponibles en Europe (en raison de la guerre), nous retrouvons des extrêmes presque aussi intenses sur l’ouest de l’Allemagne et aux Pays-Bas, ce qui donne de la crédibilité à ce record récemment (re)découvert.

 

Chez nous, les autres valeurs disponibles sont de –23,2°C à Gerdingen (en plaine !), –23,6°C à la Baraque Michel et –24,3°C à Wardin, tous des endroits moins sensibles au froid que le Barrage de la Gileppe.

 

À noter encore qu’on assiste partout à une chute vertigineuse des températures la veille en après-midi à la suite de l’arrivée brutale d’une masse d’air arctique (–17,5°C la nuit aussi à Uccle), qui à nouveau se retirera à peine 24 heures plus tard.

 

 

28 janvier 1945

 

10 jours après la fin de la bataille des Ardennes, on mesure 49 cm de neige à Spa. C’est la seule station qui est restée opérationnelle dans la région durant le conflit.

 

 

31 janvier 2010

 

On mesure 56 cm de neige à Wirtzfeld.

 

 

31 janvier 1974

 

C’est l’un des seuls mois de janvier de l’histoire où aucun enneigement ne s’est produit, nulle part dans le pays. À cinq reprises certes, des flocons de neige se sont mêlés à la pluie en Haute Belgique, mais sans jamais laisser de traces au sol. Le mois a été très doux, mais sans véritables extrêmes. L’absence de neige est plus à rechercher dans l’absence de froid que dans l’excès de douceur. Ce n’est pas sans rappeler janvier 2008, sauf que ce mois-là a quand même réussi à fournir deux petits centimètres de neige dans les Hautes-Fagnes en date du 30. Par contre, janvier 2007, pourtant plus extrême dans ses coups de douceur, a connu une brève période avec jusqu’à 5 cm de neige et ce, en Flandre Occidentale !

 

 

31 janvier 1953

 

Une profonde dépression dévalant du nord de la Mer du Nord vers le Danemark et le nord de l’Allemagne provoque la tempête du siècle sur les Pays-Bas et le pire blizzard de l’histoire ardennaise avec 48 cm de neige tombés entre le 31 janvier et le 1er février au Signal de Botrange.

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La neige en février

 

Février est le mois de la neige par excellence en Belgique. C’est ce mois-là que l’on rencontre les plus grandes épaisseurs, mais aussi les plus grandes fréquences de neige au sol.

 

Des statistiques récentes (1984-2014) nous montrent qu’à Elsenborn, on observe en moyenne 15 jours de couverture neigeuse complète en février. En Moyenne Belgique, ce nombre tourne autour de 5 et en plaine, il passe de 2 (littoral) à 5 (Campine) au fur et à mesure qu’on se dirige vers l’est.

 

Si l’on y ajoute les jours à couverture neigeuse incomplète, on arrive à 18 à Elsenborn, chiffre plus ou moins équivalent à ce qu’on observe sur le plateau des Hautes-Fagnes.

 

En outre, février est le seul mois où chaque année, au moins un endroit de Belgique a été blanchi par la neige, du moins depuis 1962. Dans les années antérieures, il semblerait que février 1959 n’ait pas connu la moindre neige. Ce mois a été extraordinairement ensoleillé et doux sur les hauts plateaux de Belgique, au-dessus d’une inversion tenace qui a laissé les autres régions dans la brume et dans le froid, mais sans précipitations.

 

Voici, date par date, les événements neigeux les plus intéressants de février.

 

 

1er février 1953

 

C’est sans conteste l’événement neigeux le plus intense que la Belgique n’ait jamais connu. En Haute Belgique tout au moins car en plaine, il a fait tout juste trop doux pour que l’événement se produise.

La tempête, qui a dévasté la Zélande dans la nuit du 31 janvier au 1er février, arrive en Ardenne quelques heures plus tard en y générant un véritable blizzard. À Saint-Hubert, le vent souffle jusqu’à 100 km/h et d’énormes congères se forment aussitôt. À Botrange, avec 48 cm, c’est la plus haute couche de neige fraîche jamais mesurée en 24 heures. Mais cette mesure ne prend pas en compte les congères, qui atteignent là plusieurs mètres de hauteur.

 

Les témoignages sont éloquents :

 

« À Raeren (près d’Eupen), les préparatifs pour le Carnaval vont bon train puisque le "Rosenmontag", c’est pour le 9 février. En ce samedi 31 janvier, il fait sec et "pas froid du tout". Mais le soir, le vent se met à souffler fort, avec quelques flocons de neige.

 

« Après avoir bien bu, dansé et rigolé à 400 dans une salle de fête, plus personne ne reconnaît le paysage dehors. Le vent hurle entre les maisons et la neige tombe horizontalement. À Herbesthal (juste à côté de Welkenraedt), les voitures se retrouvent sous un mètre de neige.

 

« Dans les campagnes, un chemin creux menant à une ferme se retrouve rempli de neige : deux mètres de neige accumulés dans ce ravin ! Le dimanche matin (1er février), de gros tas de neige se sont formés contre les murs d’une autre ferme, des dunes de 4 à 5 mètres de haut !

 

« À Küchelscheid (à mi-chemin entre Ovifat et Montjoie, juste sur la frontière), les congères atteignent deux mètres, voire plus. Se frayer un chemin dans la neige équivaut à creuser un tunnel.

 

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Neige dans les Cantons de l’Est – source : Humo

 

À Uccle par contre, la neige du matin est rapidement suivie de neige fondante, puis de pluie avec une accumulation maximale de 1 cm. À Florennes, il neige plus longtemps mais là aussi, la neige finit par se transformer en pluie, la limite du gel se trouvant à quelques 400 mètres d’altitude.

 

 

2 février 1953

 

À Botrange et à Saint-Hubert, il neige quasi sans discontinuer, depuis 48 heures, toujours par vent fort. Dans les Hautes-Fagnes, la couche de neige, hors congères, atteint déjà le mètre !

 

Par exemple Commanster (près de Vielsam), Küchelscheid (près de la frontière allemande), Luzery (Bastogne), Marvie (Bastogne), Sibret (Bastogne) et Thommen (près de Saint-Vith) sont toujours coupées du monde. À Eupen et à Bastogne, on creuse des « tranchées » pour ravitailler les magasins et les rendre accessibles. Mais parfois, il faut parcourir trois kilomètres rien que pour trouver du lait !

Küchelscheid ne sera « libérée » par l’armée qu’au cinquième jour de l’offensive neigeuse !

 

 

2 février 2010

 

La neige atteint 66 cm à Mont-Rigi, la plus haute couche du 21e siècle en février.

 

 

4 février 2012

 

Peu de neige mais un froid de canard ! Au-dessus d’un mince tapis blanc, la température descend jusqu’à –19,4°C à Strée (entre Beaumont et Thuin), –18,4°C à Retie (près de Turnhout), –17,5°C à Ernage (Gembloux), –16,7°C à Gosselies et même –16,0°C à Knokke !

 

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Capture d’écran d’une vidéo de « MarcM77 » (YouTube) »

 

 

4 février 1963

 

Au cours du plus long épisode neigeux de l’histoire dans les Hautes-Fagnes (123 jours consécutifs), la neige atteint son maximum de cet hiver-là, en l’occurrence 84 cm !

 

Durant ce même mois, des « dunes » de glace et de neige se forment le long de la côte belge !

 

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Ostende en février 1963 – source : Kust erfgoed

 

 

7 février 1917

 

Une mince couche de neige gelée (5 cm) à Bruxelles, mais déjà le vingtième jour consécutif où il ne dégèle pas, même pas en journée. La vie est dure pendant la Grande Guerre.

 

« Les pauvres sont bien à plaindre. Le charbon manque presque totalement. Le chemin de fer est réservé aux transports militaires. Les bateaux sont prisonniers dans les canaux. Les chantiers sont vides. Beaucoup de personnes, minées par les privations, succombent de froid facilement. »

 

Témoignage d’Antoine Laurenty (Les carnets d’un citoyen belge, 1914-1918).

 

Pendant ce temps, sur l’Yser…

 

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8 février 2007

 

La période du 6 au 8 février a été la seule période avec de la neige (irrégulière) au sol dans la plupart des régions au cours de cet hiver-là qui, jusqu’à aujourd’hui, est le plus doux jamais enregistré. Ça valait bien une photo !

 

 

8 février 1985

 

Des pluies soutenues, tombant par températures négatives, forment un gigantesque verglas, bientôt suivi de neige, puis à nouveau de pluie. Mais la neige ne fondra pas, pas plus que le verglas, et la situation persistera le lendemain encore, avec une alternance de pluie et de neige par températures négatives.

 

 

9 février 2018

 

Le non-événement ultra-médiatisé ! On attend 2 à 5 cm de neige… présentés comme un phénomène exceptionnel ! Et pour finir, il ne tombera même pas ça ! Pas mal d'ironie a d'ailleurs circulé sur les réseaux sociaux à ce propos, comme par exemple cette image :

 

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Malgré cela, nous avons une photo de notre plus belle station balnéaire sous la neige !

 

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9 février 1953

 

La couche de neige finit par atteindre 115 cm à Botrange, la plus haute couche mesurée officiellement en Belgique ! Dans les Cantons de l’Est, c’est le « Rosenmontag » le plus enneigé de l’histoire !

 

 

10 février 1956

 

Le mois est glacial et le 10 n’échappe pas à la règle. Après un début de mois presque sans neige, celle-ci tombe en ce 10 février sous un vent turbulent de nord-est, en petites quantités mais avec des phénomènes de chasse-neige responsables d’accumulations neigeuses rendant certaines routes impraticables.

 

 

10 février 1929

 

Des chutes de neige persistant toute la journée donne des couches de 10 à 20 cm dans la région de Bruges.

 

 

10 février 1902

 

Une très forte averse de neige, mais très localisée, donne 35 cm de neige à Uccle ! À 15h15, il commence tout doucement à neiger, puis de plus en plus fort et ce, jusqu’à 23h15. Les disparités entre les différentes communes de Bruxelles sont énormes :

 

Uccle : 35 cm

Bois de la Cambre : 32 cm

Boîtfort : 25 cm

Bruxelles-ville : 19 cm

 

À Anvers, pendant ce temps, on ne mesure que 3 cm, tout comme à Bouillon (!)

 

 

11 février 1952

 

La neige atteint 105 cm d’épaisseur à Botrange. C’est un record… qui sera déjà battu moins d’un an après !

 

 

12 février 1991

 

La courte mais intense vague de froid de février 1991 amène la neige jusqu’au littoral : à Middelkerke, on mesure 14 cm.

 

 

15 février 1956

 

Un radoucissement temporaire du froid sibérien, lié à un vent fort de nord-ouest, provoque des chutes de neige cette fois-ci très abondantes sur l’ouest du pays. À Middelkerke, la couche atteint 23 cm, tout comme à Chièvres, tandis que Wevelgem (Courtrai) monte à 26 cm et Ramegnies (au sud de Leuze-en-Hainaut) atteint 34 cm !

 

 

16 février 1969

 

Une tempête de neige d’une rare violence affecte tout l’est de la Belgique, parfois jusqu’à basse altitude. Cette neige, tombée dans le cadre d’un mois de février particulièrement neigeux, donnera au cours de ces jours des épaisseurs exceptionnelles : 95 cm à Neu-Hattlich (entre Eupen et Montjoie), 72 cm à Spa-Malchamps (aérodrome), 55 cm à Ouffet (près de Hamoir), 42 cm à Bierset, 35 cm à Brustem (près de Saint-Trond) et encore 29 cm à Kleine Brogel.  À Saint-Nicolas (Liège), une partie de la toiture du stade de Tilleur s’effondre sous le poids de la neige !

 

Officieusement, on parle même de couches jusqu’à 130 cm dans les Hautes-Fagnes.

 

 

18 février 1895

 

Le service de tram Ans – Oreye – Saint-Trond est interrompu en raison des fortes chutes de neige.

 

 

19 février 1860

 

D’impressionnants orages de neige traversent le pays.

En Ardenne, l’orage est accompagné de très fortes chutes de neige et les voitures [à l’époque encore tirées par des chevaux] n’y circulent que sur traîneau comme en pleine Russie. À Charleroi, l’orage qui éclate à 9 heures du soir provoque une grêle épaisse, puis de la neige avec une forte baisse de la température. Le matin, la neige a au moins « un pied » d’épaisseur dans la ville et la campagne environnante.

 

À Courtrai par contre, il ne fait juste pas assez froid. Éclairs, tonnerre et grêlons à 7 heures du soir puis… une pluie battante !

 

 

21 février 1942

 

Une tempête de neige secoue le Condroz. Avec le phénomène de chasse-neige qui l’accompagne, le temps est parfaitement polaire… et surtout très pénible en ces temps de guerre.

 

 

21 février 1901

 

Au-dessus d’une bonne couche de neige, les températures descendent excessivement bas dans certaines régions du pays, comme à Stavelot avec –25,0°C, Ville-du-Bois (Vielsalm) avec –26,4°C et Bernistap (Houffalize) avec –29,5°C (!)

 

Parmi les températures reconnues, cette valeur de –29,5°C occupe la quatrième position des températures les plus froides de Belgique, après les –30,5°C du Barrage de la Gileppe (janvier 1942), les –30,1° de Rochefort (janvier 1940) et les –29,8°C de Ville-du-Bois (février 1895).

 

Un gros travail d’encodage d’anciennes données est actuellement en cours à l’IRM et des valeurs encore plus basses pourraient être découvertes. C’est ainsi qu’une température de –30,6°C (mesurée à Zoutleeuw en janvier 1940) est actuellement à l’étude et peut-être en attente d’être validée.    

 

 

24 février 1942

 

L’hiver très rigoureux de 1941-1942 n’a toujours pas dit son dernier mot. Tout le sud du pays est paralysé par la neige. Dans la région d’Arlon – Martelange – Bastogne, le trafic est totalement interrompu déjà depuis trois semaine. Si l’épaisseur moyenne de la neige y est estimée à 60 cm, certaines congères atteignent deux mètres !

 

 

26 février 2018

 

Neige industrielle !

 

Une petite instabilité dans un air qui est déjà froid depuis plusieurs jours permet la formation de quelques cumulus accompagnés de l’un ou l’autre flocon de neige. Mais le vent d’est-nord-est qui nous vaut ce froid, avant d’arriver chez nous, passe au-dessus des bassins industriels. Les cumulus précités, au-dessus des bassins industriels allemands, ont reçu un coup de pouce dans leur développement grâce à la chaleur et la vapeur d’eau des fumées d’usine, mais aussi par une présence plus grande de noyaux de condensation issus de ces mêmes fumées. Ceci a permis, très localement, de former de grosses averses de neige qui, avec les courants généraux, se sont ensuite déplacées vers la Belgique.

 

Notamment les régions de Hannut et de Waremme ont été touchées, mais l’aéroport de Charleroi, aussi, a reçu ses 2 cm de neige.

 

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Crédit photo : S.v Delfosse

 

 

27 février 2005

 

Au cours d’une offensive hivernale tardive et inattendue, la couche de neige atteint 58 cm à Elsenborn.

 

 

28 février 2015

 

Pendant ce mois qui s’achève, le sol de Mont-Rigi, tout comme celui de Wirtzfeld, a été non seulement enneigé tous les jours du mois, mais la couverture neigeuse a aussi été constamment complète. Un enneigement aussi constant n’est pas très fréquent, même pas dans les Hautes-Fagnes.

 

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La neige en mars

 

Dans les Hautes-Fagnes, mars est encore un bon mois pour la neige. Environ 45% des jours, le sol est recouvert (au moins partiellement) de neige, tout comme en décembre. En février, ce pourcentage s’élève à quelque 60%, et juste un peu moins en janvier.

 

En Basse et Moyenne Belgique, cela devient plus problématique. Même si les chutes de neige sont encore fréquentes, le soleil déjà plus fort réchauffe les basses couches, avec presque d’office des températures positives, notamment pendant les éclaircies entre les averses. Ceci empêche en grande partie la persistance d’une couverture neigeuse pendant plusieurs jours, ainsi que les grandes accumulations.

 

En ce qui concerne les retours d’est, la situation est un peu meilleure, mais là aussi, le dégel est souvent proche (comme en hiver d’ailleurs aussi), avec risque de pluie (d’abord verglaçante).

 

Mais les exceptions confirment les règles, et comme vous allez le voir, celles-ci sont parfois même le fruit d’années très récentes.

 

 

1er mars 2005

 

Une vague de froid et de neige tardive concerne une partie du pays, et plus particulièrement les Cantons de l’Est. À Elsenborn, avec 53 cm de neige le matin, la température s’effondre jusqu’à –18,5°C. À Neidingen (Saint-Vith), la barre des –20°C est dépassée, avec une valeur de –21,0°C !

Des températures inférieures à –20°C sont très rares en mars. Sans doute faut-il remonter jusqu’au 19e siècle pour trouver des températures encore plus basses.

 

 

1er mars 1988

 

Après s’être montré fort doux dans l’ensemble, l’hiver connaît un brusque sursaut le 29 février. Le lendemain, 1er mars, des courants polaires directs nous envoient de très nombreuses averses de neige. À partir de 150 mètres d’altitude, on peut même parler d’un événement neigeux majeur, pour la saison tout au moins.

 

À Gosselies (187 m), où la température n’est que faiblement positive entre les averses, la couche de neige oscille constamment entre 8 et 10 cm tout au long de la journée. À Bierset (186 m), la couche monte temporairement jusqu’à 14 cm à 18 heures, après être restée constamment supérieure à 10 cm dès midi. À Virton, on note 17 cm à 13 heures.

À Uccle (100 m) par contre, le maximum de 3,4°C est trop élevé pour une grosse accumulation. Malgré cela, on observe 8 cm à 10 heures, et encore 3 cm à 16 heures, couche qui remontera un peu en soirée.

 

En plaine, il fait suffisamment froid pendant les averses pour avoir de la neige au sol, mais celle-ci fond aussitôt lorsque l’averse est passée.

 

En Haute Belgique pendant ce temps, les couches de neige deviennent très importantes. À Saint-Hubert, l’épaisseur atteint 38 cm en soirée. Avec le vent fort et les phénomènes de chasse-neige, l’ambiance est vraiment polaire. Spa monte à 35 cm et Elsenborn, à 47 cm tandis que dans les Hautes-Fagnes, la couche dépasse les 60 cm. Avec 40 cm de neige fraîche tombée en un jour, c’est la troisième valeur la plus élevée jamais observée, après les 48 cm du 1er février 1953 et les 45 cm du 29 mars 1966.

 

 

2 mars 2018

 

Une fine couche de neige, le plus souvent comprise entre 2 et 5 cm, qui avec le verglas est toutefois suffisante pour générer une belle pagaille sur nos routes. En plus, il fait un froid de canard, avec des maxima qui ne dépassent guère –2°C en plaine, ce qui est très froid pour la saison.

 

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Crédit photo : Delphine Laroche

 

 

2 mars 1988

 

Une grande partie du pays reste sous un épais manteau neigeux. Quelques valeurs relevées à 7 heures :

 

Elsenborn : 47 cm

Saint-Hubert : 41 cm

Spa : 36 cm

Meix-devant-Virton : 20 cm

Florennes : 15 cm

Bierset : 12 cm

Gosselies : 10 cm

Uccle : 5 cm

 

La neige en plaine, quand il y en a, n’excède généralement pas 1 cm (comme par exemple à Zaventem, Schaffen et Saint-Trond). 

 

 

4 mars 2005

 

Le centre de gravité de la vague de froid, qui le 1er du mois avait concerné l’Allemagne et nos Cantons de l’Est, s’est désormais déplacé vers les Pays-Bas, qui connaissent l’offensive du siècle avec–20°C en certains lieux et 50 cm de neige, voire plus en d’autres lieux (par exemple Marknesse : –20,7°C avec  25 cm de neige).

 

Des langues d’air très froid concernent également le nord et l’ouest de notre pays. À Knokke, la température descend jusqu’à –12,2°C tandis que Middelkerke affiche –11,7°C. La Province d’Anvers a fort froid aussi avec –10,2°C à Geel, –8,4°C à Deurne et –8,0°C à Stabroek. Le relevé de 8 heures à Braaschaat indique même –12,0°C ! Là, on relève 2 cm de neige le matin tandis qu’à la côte belge, la neige arrive plus tard avec 8 cm à Coxyde et 4 cm à Middelkerke en début de soirée.

 

À Elsenborn pendant ce temps, le froid s’est atténué (–6°C le matin) mais la neige est toujours présente en grande quantité : 52 cm à l’aube et 48 cm l’après-midi et le soir !

 

 

5 mars 1988

 

Pendant que le côté polaire des masses d’air s’atténue quelque peu, avec plus que des enneigements sporadiques en Basse et Moyenne Belgique, la Haute Belgique reste suffisamment froide et la couche devient vraiment énorme dans les Hautes-Fagnes, avec 105 cm (!) à Mont-Rigi. C’est la couche la plus épaisse jamais observée au mois de mars. Et même autour de 500 mètres d’altitude, l’épaisseur de la couche oscille encore entre 55 et 60 cm !

Les 18 cm mesurés le matin à Meix-devant-Virton (252 m) restent remarquables aussi pour la région.

 

 

5 mars 1895

 

L’hiver extrême, qui sévit depuis le 26 janvier (et épisodiquement même avant), revient en force après un très léger redoux en fin février et tout début mars. À Beau-Plateau (à l’est de Saint-Hubert), on observe 43 cm de neige tandis que la couche atteint 33 cm dans la ville de Spa. La nuit suivante est extrêmement froide avec –24,6°C à Ville-du-Bois (Vielsalm), –23,5°C à Bastogne et –21,8°C à Stavelot. Il s’agit là des températures les plus froides connues en Belgique au mois de mars. À Beau-Plateau même, le minimum descend à –20,0°C. Rappelons qu’un mois plus tôt, en février 1895, la température à Ville-du-Bois était descendue jusqu’à –29,8°C !

 

Cet épisode fait partie d’une des périodes les plus neigeuses et les plus froides que la région ardennaise n’ait jamais connue. Toute la partie orientale du bassin de la Meuse est restée constamment enneigée pendant deux mois. Et si l’on décompte la petite période de dégel entre le 18 et le 21 janvier (parfois fonte seulement partielle de la neige), la durée de l’enneigement a même été de trois mois dans presque toute la région. La fonte définitive de la neige interviendra vers le 16 mars en Province de Namur et vers le 20 mars en Province du Luxembourg et l’est de la Province de Liège.

 

 

7 mars 1971

 

Une journée d’hiver extraordinaire… au printemps.

 

À l’exception de l’ouest du pays, où traînent encore quelques stratocumulus qui se transforment ensuite en cumulus, le temps est parfaitement serein, à quelques très rares cirrus, altocumulus et cumulus près. Mais il fait froid !

 

Au-dessus d’un sol enneigé, la température descend jusqu’à –15,7°C à Bierset, –15,5°C à Kleine Brogel, –15,2°C à Bourg-Léopold et –14,7°C à Beauvechain. Uccle note –10,2°C.

 

En journée, malgré le soleil généreux, il ne dégèle pas, sauf sur l’ouest et le sud du pays avec +2°C. À Beauvechain par contre, le maximum ne dépasse pas –3,9°C et à Uccle, il ne dépasse pas –1,6°C. Dans cette dernière station, la couche de neige de 8 cm le matin se sublime quelque peu, il reste 5 cm le soir.

 

La veille, il est tombé 10 cm (pendant la nuit du 5 au 6 à vrai dire). La veille par ailleurs, les maxima ont été plus bas encore, compris entre –3 et –6°C au centre du pays et ne dépassant pas les –8°C sur le plateau des Hautes-Fagnes. Mais le temps a été un brin moins beau aussi, quoique… Les 9h20 de soleil à Uccle le 6 ont été à peine inférieurs aux 10h00 du 7.

 

Notons enfin qu’à Botrange, la couche de neige ne dépasse pas 18 cm et ne présente donc rien d’exceptionnel pour cette région.

 

 

8 mars 2015

 

Une curiosité dans les Hautes-Fagnes : une vraie journée printanière à Mont-Rigi, avec 15,0°C, un ciel bleu juste garni de quelques cirrus et… une couverture neigeuse complète au sol !

 

En effet, l’air est non seulement très doux, mais aussi extrêmement sec, avec des points de rosée parfois proches de –5°C ! Cela empêche la neige de fondre, elle se sublime, ce qui signifie qu’elle passe immédiatement de l’état solide à l’état gazeux.

 

Pas de gadoue donc, ni même de neige de mauvaise qualité. La neige diminue certes, même rapidement, mais elle reste intacte et on ne le voit pas du premier coup d’œil. Mais les mesures sont là : le matin, la couche atteignait 8 cm, l’après-midi, elle n’est plus que de 4 cm.

 

 

8 mars 1988

 

C’est au tour du Centre Nature de Botrange d’avoir son record de neige, avec là aussi 105 cm !

 

 

10 mars 2015

 

La neige des Hautes-Fagnes qui, deux jours plus tôt, a grandement résisté au printemps, a désormais perdu la bataille devant l’arrivée d’air plus humide. Sous un brouillard de dégel, la couverture cesse d’être complète à Mont-Rigi à l’aube du 10 mars, après une présence de 53 jours consécutifs. 53 jours consécutifs de neige recouvrant entièrement le sol, c’est remarquable même pour les Hautes-Fagnes !

 

 

12 mars 2013

 

Dans une circulation de nord-est exceptionnellement froide pour la saison, la frange nord des perturbations qui circulent plus au sud nous apporte des chutes de neige d’une rare intensité. Déjà les épaisseurs sont remarquables pour la saison (20 cm à Ciney, 17 cm à Mouscron, 14 cm à Gosselies et 10 cm à Zaventem et à Kleine Brogel), mais avec les congères formées par le fort vent de nord-est, le paysage neigeux devient vraiment impressionnant.

 

Curieusement la Haute Belgique, en grande partie épargnée par la tourmente, ne connaît rien d’extraordinaire ce jour-là.

 

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Forest (Bruxelles) – Crédit photo : Robert Vilmos

 

 

13 mars 2013

 

Le ciel se dégageant la nuit au-dessus du sol enneigé a donné en de nombreux endroits des températures extrêmement froides pour une mi-mars, parfois les plus froides depuis… 1845 ! Voici les valeurs :

 

Crupet : –17,6°C

Ciney : –17,1°C

Rochefort : –16,8°C

Gorsem : –15,4°C

Koersel : –15,3°C

Zaventem : –12,6°C

Hastière : –12,4°C

 

Presque partout en Moyenne Belgique, et bien souvent en Basse Belgique aussi, la température est passé en dessous de la barre des –10°C.

 

L’épaisseur de la neige, le matin, est de 18 cm à Florennes (congères de plus de 50 cm signalées), 15 cm à Gosselies, 13 cm à Uccle et à Beauvechain, mais seulement 10 cm à Mont-Rigi !

 

À Uccle, la neige tiendra au sol 4 jours consécutifs, avec le matin à 8 heures : 10 cm le 12 ; 13 cm le 13 ; 10 cm le 14 et 7 cm le 15. Exceptionnel pour une 2e décade de mars !

 

 

14 mars 1940

 

Après le très rude hiver de 1940, le redoux est enfin arrivé, mais à la mi-mars, une surprise hivernale, aussi brève que violente, prendra tout le monde de court.

 

Voici une indication de l'IRM :

« Le 12 mars, il se forme une perturbation instable sur le Golfe de Gascogne : elle s’occlut rapidement et nous amène des pluies abondantes le 13 et le 14. Le 14, un petit minimum couvre la Manche, nos régions et les Pays-Bas. Il sépare des masses d’air polaire réchauffées entre-temps et des masses d’air d’origine arctique.

 

« Le passage du front froid est tout à fait remarquable : il est accompagné de grêle, de neige et d’un coup de vent atteignant une intensité exceptionnelle en certains endroits ; à Uccle, le baromètre monte de 19 hPa en 3 heures et la température au sol passe de 10,3 à –0,5°C entre 15 et 16 heures, tandis que le vent tourne de sud-ouest à nord. » 

Il s’en suit d’abondantes chutes de neige, avec 5 cm au sol le soir à Uccle. En outre, les rafales de vent atteignent 83 km/h. Ailleurs dans le pays, les vents sont souvent plus violents encore, avec de nombreux dégâts, notamment dans les régions de Couvin, Gilly (Charleroi), Falmignoul (Dinant), Ciney et Veerle (Laakdal). Dans les environs de Couvin, les dommages aux bâtiments, toitures et forêts pourraient être dus en partie à l'action de tornades qui se seraient greffées sur la tempête générale.

 

Notons encore que la neige, à Uccle, ne tiendra pas longtemps. Après une chute des températures, qui sont descendues très temporairement jusqu’à –4°C, le dégel est revenu dès le matin suivant, avec fonte presque totale de la couverture neigeuse. À peine quatre jours plus tard, le 18 mars, le mercure atteindra 20°C dans de l’air tropical maritime !

 

 

16 mars 1988

 

La neige dépasse toujours 60 cm à Mont-Rigi. C’est déjà le cas depuis 16 jours consécutifs, un cas unique pour cette station en mars, d’autant plus que le seuil de 60 cm est utilisé comme seuil de rareté pour l’épaisseur de la couche neigeuse dans les Hautes-Fagnes (selon une étude de M. Erpicum, G. Mabille et P. Vlassis de l’Université de Liège).

 

 

17 mars 1985

 

La neige et le verglas sèment le chaos en région liégeoise. À Bierset, la couche atteint 9 cm le soir (neige qui persistera jusqu’au 21). Sur les hauteurs, la neige devient vite abondante, avec 30 cm à Spa. Ailleurs dans le pays, les couches sont plus modestes, mais pour les régions en plaine, on peut déjà parler d’un enneigement tardif. À Kleine Brogel, on mesure 6 cm (l’après-midi) et à Saint-Trond, 3 cm (l’après-midi également). Quelques autres données encore : Saint-Hubert, 17 cm ; Florennes, 7 cm ; Beauvechain, 5 cm.

 

Le centre et l’ouest du pays sont peu ou pas affectés par cette neige.

 

 

17 mars 1900

 

La neige est remarquablement épaisse dans le sud du pays. À Arlon, on mesure 30 cm. À Maredsous pendant ce temps, on observe 25 cm.

 

 

19 mars 1975

 

Un retour d’est dans une circulation de nord-est fort froide pour la saison apporte d’énormes chutes de neige sur une petite moitié sud du pays.

 

À Florennes (station de l’époque à 299 m), il neige sans discontinuer pendant toute la journée, avec quelques brefs épisodes de pluies verglaçantes. La couche de neige, de 8 cm le matin, augmentera jusqu’à 20 cm en fin d’après-midi. À Gosselies, la couche atteint 8 cm en mi-journée, mais elle diminue par la suite en raison d’un faible dégel.

 

À Luxembourg, la couche de neige atteint 23 cm, ce qui laisse supposer que la Gaume a dû connaître de fortes chutes de neige aussi.

 

 

19 mars 1987

 

Des enneigements temporaires sont observés en de nombreux endroits du pays, mais les averses sont nettement plus marquées sur le centre-est de notre territoire. À Beauvechain, on observe 7 cm (l’après-midi) et à Schaffen, 6 cm (vers midi). Pour des régions à basse altitude, ce n’est déjà pas si mal pour cette période de l’année.

 

 

19 mars 1888

 

C’est une journée terrible ! Sous un vent mordant de nord-est, la température ne dépasse pas –4°C à Bruxelles au meilleur moment de la journée, sous une neige fine, qui tombe de plus en plus fort mais qui reste fine, et qui fait mal.

 

Les témoignages de l’époque sont éloquents : « Neige ! Neige ! Neige ! Le 18 mars, le 19 mars, le 20 mars, rien ne change. Les rues, les maisons et les champs sont couverts de neige, et il fait froid comme le jour de Noël ! Qui est-ce qui a déjà vécu cela ? Au moment où nous écrivons ces lignes, le 20 mars [1888], la neige couvre toujours les maisons et les champs et il en tombe encore du ciel. Tous les travaux, tant dans la ville que dans les champs, ont dû être interrompus. » (Chroniques d’Alost, passage traduit du flamand par nos soins.)

 

En fin de compte, cette neige aura une épaisseur de 5 à 10 cm en plaine, et de 10 à 25 cm en Ardenne.

 

 

24 mars 2013

 

Un conflit entre des masses d’air doux et des masses d’air très froid est responsable de très fortes chutes de neige par endroit durant la nuit du 23 au 24. C’est ainsi qu’Uccle mesure une couche de 11 cm le matin, une épaisseur peu fréquente à pareille saison.

 

Plus au sud, entre autres à Charleroi et à Florennes, on observe aussi des pluies verglaçantes. Les épaisseurs de neige au matin, là, sont moindres. Dans le Namurois, on signale d’énormes flocons, preuve qu’on se trouve à la limite du dégel. Mais la couche au sol dépasse 10 cm à Malonne. Les Liégeois par contre ne verront que des traces de neige, tandis que l’épaisseur de la neige reste médiocre dans les Hautes-Fagnes.

 

Signalons enfin que le maximum très bas d’Uccle, de 1,2°C, permet à la neige de tenir toute la journée. Cette neige fait partie d’un second épisode neigeux de 4 jours (du 23 au 26). Une neige qui tient aussi longtemps au sol pendant une 3e décade de mars est même unique dans l’histoire météorologique de Bruxelles.

 

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Forest (Bruxelles) – Crédit photo : Robert Vilmos

 

 

25 mars 2008

 

Une très forte averse matinale, dans de l’air polaire maritime presque direct, donne lieu à 12 cm de neige à Uccle. Presque un record ! Mais contrairement à ce qui se passera 5 ans plus tard à la même saison, cette neige fond rapidement en journée.

 

L’aéroport de Bruxelles-National, pourtant situé à seulement 15 km de Bruxelles, ne reçoit que 3 cm de neige ! En Haute Belgique par contre, les chutes de neige sont très importantes avec 36 cm à Elsenborn.

 

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Forest (Bruxelles) – Crédit photo : Robert Vilmos

 

 

26 mars 2008

 

L’épisode neigeux qui a donné 12 cm à Uccle la veille atteint en ce jour son maximum en Haute Belgique. La couche atteint 47 cm à Mont-Rigi et 41 cm à Elsenborn. Il s’agit là de valeurs remarquables pour une fin mars.

 

 

28 mars 1901

 

Des chutes de neige d’une intensité exceptionnelle touchent le centre, le centre-ouest et, localement, aussi l’est du pays. À Uccle, on mesure 10 cm de neige le matin et 15 cm le soir. Le lendemain matin, la couche est encore de 8 cm après une nuit particulièrement froide où le thermomètre descend jusqu’à –6°C. Ce froid fait en sorte que non seulement Uccle est enneigé, mais aussi tout Bruxelles. Au centre-Ville, on observe 13 cm, tout comme à Boitsfort.

 

En Flandre orientale, on mesure même 17 cm à Wetteren. En Ardenne par contre, la neige est souvent moindre, avec par exemple 9 cm seulement à Libramont. Les couches les plus épaisses sont signalées sur les hauteurs de Liège, à Hestreux avec 24 cm. Pour une localité située à quelques 270 mètres d’altitude, c’est vraiment remarquable à cette saison.

 

 

29 mars 1966

 

Un flux de nord-nord-ouest achemine de l’air froid avec de la neige jusqu’à basse altitude. C’est ainsi qu’à Uccle, on mesure 5 cm de neige. Mais les températures remontent en journée, si bien que la neige fond au centre du pays. Dans les Hautes-Fagnes par contre, la gelée est permanente et, au Signal de Botrange, on observe la plus grosse épaisseur de neige fraîche (neige tombée en 24h) jamais mesurée en mars, en l’occurrence 45 cm. Tous mois confondus, cet évènement vient même occuper la deuxième place après les dramatiques chutes de neige du 1er février 1953, 48 cm mais avec d’énormes congères.

 

Au total en ce mois de mars 1966, la couche atteindra 64 cm à Botrange.

 

 

31 mars 1975

 

C’est le 16e jour consécutif avec neige au sol dans les Hautes-Fagnes, et son épaisseur est désormais de 30 cm. Cette neige persistera jusqu’au 17 avril, ce qui en fera une période remarquable de 33 jours consécutifs à cheval sur mars et avril.

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La neige en avril

 

Avril n’est plus vraiment un mois de neige, mais plutôt un mois des « surprises neigeuses ».

 

Pourquoi « surprises » ?

 

En mars, bien souvent, les épisodes neigeux sont simplement une prolongation de l’hiver tandis qu’en avril, ils ont généralement lieu après une phase où le temps a déjà été printanier. Et la surprise sera d’autant plus grande que le retour à l’hiver sera abrupt.

 

Souvenez-vous d’avril 2016. À Bièvre par exemple, on relevait encore 21,0°C le 21 avril alors que le 25, on notait de la neige au sol ! À Mont-Rigi, on avait observé un très printanier 18,9°C le 21 avril, et de la neige au sol dès l’après-midi du 24 et, le 27, une couverture neigeuse de 16 cm !

 

Bien sûr, ces « surprises neigeuses » sont plus fréquentes en Haute Belgique qu’ailleurs mais, comme nous allons le voir, aucune région n’est vraiment épargnée.

 

 

 

4 avril 1979

 

Des chutes de neige assez localisées sont responsables d’une rapide augmentation de la couche à Saint-Hubert, passant de 3 cm à 4h à 21 cm à 9h, puis 23 cm en milieu de journée. À Spa par contre, la couche ne dépasse pas 5 cm, tandis qu’à plus basse altitude, il ne fait en général pas assez froid pour un enneigement du sol. 

 

 

5 avril 1975

 

La couche de neige atteint 55 cm à Mont-Rigi, la plus haute couche de neige connue en Belgique en avril. En plus, elle fait partie d’un épisode neigeux exceptionnellement long pour la saison, même dans les Hautes-Fagnes, s’étendant du 16 mars au 17 avril.

 

 

6 avril 1837

 

Pour Bruxelles, sans conteste les pires chutes de neige jamais vues pendant un mois d’avril. En effet, la neige qui tombe sans interruption pendant plus de 24 heures sous un vent fort de nord-est (de 11 h du matin le 5 à 11h30 du matin le 6) finit par former une couche d’une épaisseur de « 1 pied » (30 cm environ) durant la matinée.

 

 

6 avril 1935

 

Troisième fois, au cours de ce mois d’avril, qu’on observe de la neige au sol à Uccle. En ce 6 avril, la couche atteint 4 cm. Auparavant, on a mesuré 2 cm le 3 avril et 3 cm le 5 avril.

 

 

7 avril 1935

 

Alors que la neige a fondu à basse altitude, elle continue de s’accumuler sur les hauteurs. À Drossart (511 m), la couche atteint 35 cm.

 

 

7 avril 1970

 

La couche de neige, pendant 3 jours (7, 8 et 9), atteint 30 cm à Botrange. Si l’épaisseur de la neige est moindre qu’en 1975, la longueur de l’épisode neigeux est encore bien plus exceptionnelle. En effet, le sol des Haute-Fagne est constamment couvert de neige depuis… fin janvier et il le sera encore jusqu’au 16 avril. En outre, si l’on excepte de rares interruptions de 1 ou 2 jours à la fin janvier, le sol est déjà recouvert de neige depuis le 25 novembre 1969. L’épaisseur maximale, sur toute la saison 1969-1970, a été de 58 cm du 16 au 19 février 1970.

 

Cet hiver-là atteint par ailleurs le record de jours d’enneigement, avec 142 jours à Botrange. Les Laurentides (collines au nord de Montréal) n’auraient pas fait mieux !

 

 

8 avril 1905

 

Des chutes de neige concernent une bonne partie du pays, avec temporairement 5 cm à Gembloux, 4 cm à Groenendael et à Zonnebeke, 3 cm à Uccle et 2 cm à Bruxelles. Sur les hauteurs de Liège, on mesure jusqu’à 8 cm.

 

 

10 avril 1837

 

Au sixième jour de l’épisode neigeux particulièrement tardif de 1837, les « diligences de Namur et de Liège ont cessé de marcher à cause des neiges amoncelées dans les vallées où passent les routes ».

 

Par la suite, on observera encore régulièrement de la neige jusqu’au 14, et à nouveau dans la nuit du 21 au 22.

 

 

10 avril 1975

 

Lille se réveille sous 12 cm de neige à la suite de précipitations fortes et prolongées (20,1 mm) par températures de 0°C (et à peine 1 à 2°C en journée dans les accalmies). L’ouest du Hainaut en est sûrement touché aussi.

 

 

12 avril 1986

 

Surprise neigeuse au littoral. À Middelkerke, la couche de neige atteint 7 cm à midi, par –1,5°C et une fine neige qui continue de tomber avec un vent soutenu. Le maximum n’y dépassera d’ailleurs pas 0,5°C au meilleur moment de la journée, exceptionnellement bas pour la saison ! Des maxima du même ordre de grandeur en de nombreux lieux de l’ouest du pays, avec par exemple 0,5°C à Néchin, 0,7°C à Knokke, 0,7°C à Beitem et 0,8°C à Kruishoutem.

 

De l’autre côté du pays, dans les Hautes-Fagnes, on observe la nuit –12,1°C (!) au Centre Nature de Botrange, avec une dizaine de centimètres de neige au sol. À Spa, le thermomètre descend jusqu’à –9,6°C mais là, avec seulement 2 cm de neige au sol.

 

 

12 avril 1913

 

On relève 10 cm de neige le matin à Uccle, la plus haute couche « officiellement » mesurée à cette station en avril (début des observations : 1er janvier 1889).

 

En journée, en raison de températures proches de 4°C, la neige fondra presque entièrement, mais des traces de neige resteront visibles dans le parc météorologique d’Uccle jusqu’au 15.      

 

 

15 avril 1999

 

D’importantes chutes de neige en matinée sont responsables d’un enneigement parfois même à basse altitude. À Bierset, la couche atteint 5 cm à 5 heures du matin, et encore 4 cm à 8 heures. À Florennes, on mesure 8 cm en matinée, neige qui fondra en début d’après-midi. À l’aérodrome de Spa, on mesure 16 cm en matinée, neige qui tiendra jusqu’en fin d’après-midi. Elsenborn et Saint-Hubert restent enneigés toute la journée, avec respectivement 15 et 18 cm comme épaisseur maximale.

 

 

20 avril 1991

 

Des chutes de neige matinales, par 0°C, sont responsables d’un enneigement particulièrement tardif à Coxyde, où 3 cm sont mesurés à 8 heures.

 

 

25 avril 1903

 

Si, comme décrit plus loin, les épisodes neigeux de la fin avril sont exceptionnels en 1985 et en 2016, celui de 1903 mérite tous les superlatifs. Même en hiver, de telles épaisseurs ne sont pas fréquentes. Voyez les chiffres :

 

45 cm (forêt de Saint-Hubert)

42 cm (Grand-Bois, Vielsalm)

40 cm (Bernistap)

40 cm (Hestreux)

38 cm (hauteurs de La Roche)

35 cm (Stavelot)

31 cm (Francorchamps)

30 cm (Libramont)

 

Même en Basse et Moyenne Belgique, des épaisseurs mesurables sont observées, avec 3 cm à Brasschaat et Turnhout, et 2 cm à Gembloux et à Bruxelles.

 

 

 

26 avril 2016

 

Un épisode hivernal d’une amplitude exceptionnelle pour la saison. De nombreuses averses, séparées par de maigres éclaircies dans le cadre de masses d’air polaire direct, donnent lieu à des températures très basses, même en journée, et une couverture neigeuse complète dès 350/400 mètres d’altitude. Dans les Hautes-Fagnes, où les maxima ne dépassent guère 0°C, le sol reste même enneigé toute la journée.

 

 

27 avril 2016

 

On prend les mêmes et on recommence. À Mont-Rigi, l’accumulation de neige forme une couche de 16 cm en fin de matinée. À partir de 550 mètres d’altitude, la neige au sol résiste toute la journée, avec des épaisseurs certes variables au gré des averses et des éclaircies. Le matin par contre, le paysage est blanc dès 300 mètres d’altitude.

 

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Source : IRM

 

 

28 avril 1985

 

Un épisode hivernal à peu près similaire à celui de 2016, mais encore un brin plus tard et surtout… un brin plus froid. À Mont-Rigi, la température maximale ne dépasse pas –0,8°C au meilleur moment de la journée, tandis que Saint-Hubert doit se contenter de 0,5°C.

 

Pas étonnant que le pays soit recouvert de neige dès 150 mètres d’altitude, et parfois même plus bas. À Beauvechain (127 mètres), on observe 1 cm de neige au sol presque toute la matinée. En Haute Belgique, on observe 2 jours avec enneigement complet du sol, voire plus. À Saint-Hubert, le paysage reste blanc du 27 au soir jusqu’au matin du 30, avec un maximum de 12 cm le 28 au soir (épaisseur qui se maintiendra jusqu’au 29 en matinée). Les Hautes-Fagnes feront par contre un peu moins bien avec un maximum de 11 cm à Botrange.

 

 

30 avril 1938

 

On observe le matin 2 cm de neige à Uccle. C’est la couverture neigeuse complète la plus tardive enregistrée à cette station.

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La neige en mai

 

Certainement en Haute Belgique, la neige reste possible durant le mois de mai, mais même la Basse et Moyenne Belgique n’est pas tout à fait à l’abri des surprises neigeuses, bien que dans ces dernières régions, cela soit nettement plus rare.

 

Voyons tout cela en détail. 

 

 

1er mai 1909

 

Des courants polaires directs, assortis de fortes averses de neige, provoquent un enneigement jusqu’en Moyenne Belgique. À Uccle, par des températures légèrement supérieures à 0°C, le sol devient partiellement enneigé le matin – l’un des enneigements les plus tardifs jamais enregistrés à cette station –, tandis qu’en Haute Belgique, la neige tient mieux grâce au gel avec des couches qui atteignent localement 12 cm dans l’Hertogenwald.

 

 

2 mai 1909

 

L’offensive neigeuse se poursuit en Haute Belgique, avec même 3 à 5 cm sur les hauteurs de Spa.

 

 

3 mai 1985

 

L’air très froid qui influence notre temps depuis le 23 avril persiste en ce début mai. En ce 3 mai, on relève même 2 cm de neige à Botrange.

 

 

4 mai 1987

 

L’air est juste assez froid, en Haute Belgique, pour que la neige accroche temporairement au sol. À Elsenborn, malgré des températures légèrement positives, une couche de neige de 1 cm parvient à se former et à persister entre 4 et 8 heures du matin.

 

Dans les Hautes-Fagnes, les températures de 0°C la nuit permettent un enneigement temporaire jusqu’à 5 cm. Le Plateau Ardennais devient brièvement blanc aussi avec 1 cm à Saint-Hubert (par +1°C).

 

 

4 mai 1981

 

Après une invasion d’air polaire particulièrement froid pour la saison avec, la veille, des gelées nocturnes sur presque tout le pays, la neige se met à tomber sur les hauteurs en ce 4 mai, avec des températures proches de 0°C. À Saint-Hubert, on mesure 2 cm. Dans les Hautes-Fagnes, la neige est présente pendant 3 jours consécutifs, du 3 au 5, certes de façon irrégulière mais avec un maximum de 4 cm le 4. 

 

 

4 mai 1979

 

Dans le cadre de courants polaires directs particulièrement persistants, qui déterminent le temps de notre pays du 1 au 5, on observe de très nombreuses et intenses averses de neige, plus particulièrement le 4 et ce, même à Bruges.

 

Si en Basse et Moyenne Belgique, les températures sont trop élevées pour que la neige accroche au sol, ce n’est plus le cas à partir de 250-300 mètres d’altitude. C’est ainsi qu’à Florennes, la neige tombée le 3 au soir blanchit encore le sol aux petites heures du 4.

 

À l’aérodrome de Spa, la couche de neige atteint 4 cm en matinée et cette neige persistera une bonne partie de la journée, sous de nouvelles averses qui font à chaque fois rechuter la température jusque presque 0°C. Dans les Hautes-Fagnes, c’est un véritable retour de l’hiver avec une couche qui atteint 12 cm à Botrange et à Mont-Rigi !

 

 

7 mai 1997

 

Des chutes de neige en soirée provoquent un très bref enneigement à Elsenborn.

 

 

7 mai 1902

 

Des giboulées de neige s’abattent encore régulièrement sur le pays pendant toute la première quinzaine de ce mois de mai qui deviendra l’un des plus froids de l’histoire (seul le mois de mai 1740 a probablement été encore plus froid).

 

En ce 7 mai, l’une de ces giboulées provoque un enneigement temporaire à Uccle, l’enneigement le plus tardif jamais observé à cette station !

 

 

12 mai 1897

 

Le sol ardennais est encore « couvert d’un linceul blanc ».

 

 

14 mai 1902

 

Alors qu’Uccle subit encore des giboulées de neige fondante, un épisode neigeux tout à fait exceptionnel frappe la Haute Belgique avec 4 cm à Hestreux, 5 cm à Ville-du-Bois (Vielsalm), 6 cm à Libramont et jusqu’à 11 cm à La Roche-en-Ardenne !

 

 

15 mai 1935

 

Dans le cadre de chutes de neige qui affectent les Hautes-Fagnes pendant 6 jours consécutifs (du 14 au 19 mai), la neige parvient à temporairement accrocher le sol de la Baraque Michel en ce 15 mai.

 

 

16 mai 1991

 

Un printemps avec une bien méchante surprise. Alors que la première moitié du printemps a été exceptionnellement chaude, la seconde moitié du printemps a été exceptionnellement froide, si bien qu’à Uccle, la température moyenne du mois de mai n’est que de 0,9°C supérieure à celle du mois de mars.

 

En ce 16 mai, il fait à ce point froid que la neige parvient à tenir au sol à Mont-Rigi.

 

 

16 mai 1926

 

Un retour d’est, amenant dans les basses couches un air particulièrement froid et humide avec, là, des vents du nord provoque un blanchissement du sol à la Baraque Michel.

 

 

17 mai 1891

 

On observe 4 cm de neige le matin à Beauplateau, près de Saint-Hubert. Le soir du même jour, la ville de Stavelot prend un aspect parfaitement hivernal avec 4 à 5 cm de neige, couche qui tient plusieurs heures.

 

 

22 mai 1987

 

Des chutes de neige, observées le 21 mai au soir, donnent un enneigement encore présent le 22 mai au matin au Centre Nature de Botrange. Cela a été longtemps considéré comme l’enneigement le plus tardif jamais enregistré en Belgique.

 

 

24 mai 2013

 

Une petite dépression descendant du nord au-dessus de la Mer du Nord, est responsable d’un air inhabituellement froid en altitude à cette saison. Ceci a pour effet de provoquer des chutes de neige dès 500 mètres d’altitude. Dans les Hautes-Fagnes, la neige tient au sol et forme même une accumulation de 3 cm à Mont-Rigi.

 

C’est très exceptionnel ! Il fait remonter jusqu’à… 1888 pour trouver un enneigement plus tardif encore. Cette année-là, le 11 juillet, l’air est soudain tellement froid que même à faible altitude, des flocons de neige se mêlent à la pluie, comme par exemple dans la région de Chimay. Dans les Hautes-Fagnes, la température chute temporairement jusqu’à 1°C à la Baraque Michel. Mais c’est sur le Plateau des Tailles, à la Baraque de Fraiture que la neige finit par accrocher le sol grâce à une certaine persistance du froid, avec une couche qui atteindra 2 cm… le lendemain !

 

Selon le point de vue, on peut considérer ceci comme l’enneigement le plus tardif… ou le plus précoce jamais observé en Belgique. En tout cas, le seul enneigement attesté (A. Lancaster, de l’Observatoire Royal de Bruxelles, prédécesseur de l’IRM) pendant un mois d’été.

 

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Source: IRM

 

 

29 mai 1961

 

Des averses de neige sont encore observées jusqu’en Moyenne Belgique, mais elles ne réussissent nulle part à produire un enneigement du sol.

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