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3 février 2018

 

La situation atmosphérique devient plus confuse avec plusieurs occlusions qui restent traîner sur nos régions ou à proximité de celles-ci, tandis qu’un anticyclone scandinave se développe de plus en plus pour créer une situation de blocage.

 

De l’air polaire maritime commence tout doucement à stagner sur nos régions en dessous des nuages de l’occlusion, avec des températures maximales un peu trop faibles pour la saison, de l’ordre de 4 à 6°C en plaine et légèrement inférieures à 0°C sur les hauts plateaux.

 

Comme l’air est froid en altitude aussi, nous avons une situation hybride entre stabilité et instabilité, avec un nimbostratus au sein duquel se développent des cumulonimbus enclavés, ce qui signifie que nous avons des averses qui se mêlent aux pluies continues. En dehors des précipitations, on observe des stratus et stratocumulus et, en l’absence de ceux-ci, des altostratus parfois translucidus.

 

Au littoral, la coexistence de la stabilité et de l’instabilité (couches instables alternant avec des couches stables) est très visible :

 

180211112918490233.jpg

Webcam IRM – Zeebruges – 3 février 2018 à 8h30

 

La Gaume par contre connaît quelques éclaircies, avec cirrus évoluant graduellement en altostratus et en dessous, fractus évoluant en cumulus, avec un peu d’étalement en stratocumulus.

 

À partir de 400-500 mètres d’altitude, les précipitations tombent sous forme de neige. Il faudra cependant monter à 600 mètres pour avoir un enneigement de qualité.

 

 

4 février 2018

 

L’anticyclone scandinave prend le dessus et une circulation de nord-est s’établit sur nos régions. Des occlusions, désormais affaiblies, nous reviennent sous la forme de retours d’est.

 

Le ciel est souvent très nuageux avec des stratocumulus (parfois doublés de cumulus), mais il y a aussi des éclaircies avec cumulus et altocumulus. De temps en temps, on note également quelques flocons de neige.

 

Au littoral, en raison des températures plus élevées dans les basses couches, l’air est plus instable, avec moins de stratocumulus et des éclaircies plus belles, mais aussi des cumulonimbus avec averses.

 

Après des gelées nocturnes quasi généralisées (une large bande littorale en a été épargnée, ainsi que ponctuellement quelques localités du sud du pays), les températures maximales sont remontées jusqu’à 5 ou 6°C sur l’ouest et l’extrême nord du pays, mais seulement jusqu’à 2 ou 3°C sur le centre. Sur les hauteurs, on a assisté à une gelée permanente marquée, avec un maximum de –3,7°C à Mont-Rigi et de –3,0°C à Elsenborn. Saint-Hubert ne dépasse pas –1,8°C et Bièvre, –1,4°C.

 

Le sol commence à être enneigé à partir de 200-300 mètres d’altitude environ (plutôt 200 mètres au sud du massif ardennais, plutôt 300 mètres au nord).

 

À Mont-Rigi, on mesure 10 cm de neige ; à Bièvre, 3 cm ; à Aubange, 2 cm ; à Gouvy, 1 cm.

 

La photo ci-dessous, de Frahan, montre à merveille comment la neige tient sur les hauteurs, mais a encore du mal à accrocher le sol de la vallée.

 

180211124036332517.jpg

 

 

5 février 2018

 

Le régime devient nettement plus anticyclonique, avec du beau temps (quelques altocumulus et quelques cumulus) après la dissipation de la grisaille matinale (stratus fractus, parfois nebulosus). En Gaume, on note encore pas mal de stratocumulus en matinée.

 

Les températures minimales tournent autour de 0°C au littoral et à l’ouest (même +2,3°C au port de Zeebruges), de –2°C au centre et de –6°C sur les hauteurs. En raison d’une certaine turbulence de l’air, l’air froid ne s’accumule pas encore dans les cuvettes et c’est bien Mont-Rigi qui connaît la température la plus froide, avec –6,5°C.

 

En journée, grâce au soleil, les températures remontent avec cependant des valeurs assez variables : entre 2 et 6°C en plaine et entre –2 et –4°C sur les hauteurs (là, il fait fort froid même en journée).

 

À plus basse altitude, la neige au sol tend à disparaître par sublimation (températures positives mais points de rosée fort bas dans l’air sec). Cela signifie que la neige passe directement du solide à la vapeur, sans passer par le stade de neige fondante (avec gadoue, etc.). Même à Wideûmont, la couche de neige diminue fort, en restant blanche mais en présentant des trous de plus en plus grands.

 

180211023412729342.jpg

Snowcam IRM – Wideûmont – 5 février 2018 à 16h10

 

À Mont-Rigi par contre, la couverture neigeuse reste intacte et l’épaisseur ne diminue que peu en journée.

 

 

6 février 2018

 

L’air est froid sur tout le pays, mais une perturbation liée à un front chaud immobilisé au sud de notre pays coupe littéralement notre pays en deux, avec de la neige au sud et une absence totale de neige au nord. Cette ligne, pratiquement droite, s’étend de Valenciennes (FR) à Maastricht (NL) en passant à une dizaine de kilomètres au nord de l’axe Charleroi – Namur – Liège. En d’autres termes, les trois villes en question sont sous la neige, mais il n’y a absolument rien à Bruxelles.

 

La délimitation, par ailleurs, est très nette : en peu de kilomètres, on passe d’un sol vert à un sol recouvert de 3 à 4, voire même de 6 centimètres de neige.

 

La carte ci-dessous reprend la situation en début de soirée. Celle-ci a pu être réalisée grâce aux nombreuses photos et mesures faites par des particuliers. Un merci tout particulier est adressé au collectif Info Météo qui a récolté et regroupé toutes ces données.

 

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Il s’agit là d’une situation très difficile à cerner pour un prévisionniste. Il s’en est fallu de peu, par ailleurs, pour qu’il n’y ait pas de neige au sud non plus, mais de la pluie verglaçante. Le sondage atmosphérique d’Idar-Oberstein de 19 heures, très représentatif, aussi, pour le sud-est de la Belgique, nous montre de l’air froid dans les basses couches, poussé par un vent de nord-est. Vers 1000 mètres d’altitude, c’est de l’air plus doux et sec qui est acheminé, tandis qu’un peu au-dessus de 2000 mètres, c’est l’air humide, accompagnés des nuages neigeux, qui amené par des vents de sud-ouest.

 

Une couche de dégel est présente entre 1000 et 1200 mètres environ, mais grâce aux points de rosée très bas à ce niveau, la neige ne se transforme pas en pluie. À Metz par contre, on observe bel et bien des pluies verglaçantes. Paris par contre n’a pas été affectée par la langue d’air doux vers les 1000 mètres d’altitude (restants d’un secteur chaud située plus à l’est) et connaît en plein les chutes de neige (couche montant rapidement à 8 cm à l’aéroport de Charles de gaulle).

 

Chez nous, la partie du pays située au sud de la ligne précitée connaît toute la journée un nimbostratus neigeux, avec de la neige certes faible, mais tombant en continu sous un ciel gris blanchâtre, sans relief aucun. À Bierset par exemple, on observe un enneigement de 2 cm à 16 heures et de 4 cm à 19 heures, avant de monter à 5 cm en cours de nuit. À Mont-Rigi, la couche finira par atteindre 15 cm (mais là, de la neige préexistait déjà).

 

Au littoral, région la plus éloignée de la zone de neige, le temps est particulièrement beau et ensoleillé, mais avec un vent fort froid. Au centre du pays, le ciel est plus nuageux avec des cirrus/cirrostratus et des altocumulus, et des cumulus qui se forment en dessous vers midi. L’après-midi, ces cumulus se réduisent à des fractus avant l’arrivée de bancs de stratocumulus.

 

Les températures maximales : 2 à localement 3°C sur l’ouest et le nord du pays, 0 à 1°C au centre et le plus souvent des gelées permanentes de –1 à –3°C dans les régions où il neige. Mais localement dans les vallées, il y a un dégel temporaire.

 

 

7 février 2018

 

La limite de la neige au sol, par rapport à la veille, n’a pas bougé (à un ou deux kilomètres près). L’épaisseur de la neige, par contre, a encore quelque peu augmenté par endroit, plus spécifiquement sur la bordure sud du pays.

 

Ci-dessous, la carte reprenant cette fois-ci les données officielles, mesurées par l’IRM à 8 heures du matin en ce 7 février.

 

180211035136922646.jpg

 

Et voici la liste des stations avec les mesures :

 

Mont-Rigi : 15 cm

Presgaux (Couvin) : 12 cm
Bièvre : 9 cm
Gouvy : 8 cm

Frassem (Arlon) : 8 cm
Aubange : 7 cm
Sivry : 6 cm
Bierset : 5 cm
Gosselies : 5 cm
Florennes : 4 cm
Angleur : 4 cm
Hastière : 3 cm
Stree (Huy) : 2 cm
La Hestre : 1 cm (couverture incomplète)

 

À côté des 15 cm de Mont-Rigi, on remarquera les 12 cm de Presgaux (près de Couvin), dans le sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Cette région est déjà plus touchée par la perturbation qui déverse toute sa neige sur Paris. En effet à l’aéroport de Charles De Gaulle, la couche atteint 15 cm, et il neige avec des rafales jusqu’à 60 km/h. À Montsouris, la couche atteint 12 cm.

 

À Chartres et à Orléans, on mesure 15 cm.

 

En journée, les chutes de neige cessent, mais le ciel reste fort gris sur le sud du pays, avec un stratus persistant. Ce n’est qu’après le coucher du soleil que le ciel se dégagera.

 

Au nord d’une ligne qui vers midi s’étend… à nouveau de Valenciennes à Maastricht, le temps est beau avec juste quelques bancs d’altocumulus. Dans la zone limite, le ciel tend à être plus nuageux en matinée (brumes, stratocumulus résiduels puis altocumulus) et plus dégagé l’après-midi.

 

Les maxima, sous le soleil, se situent souvent autour de 2°C en plaine. Le sud et l’est du pays connaissent des gelées permanentes presque généralisées, avec des maxima de –3 à –4°C sur les hauteurs et un peu inférieurs à 0°C dans les vallées. Ici et là quelques valeurs positives avec 1,1°C à Hastière, 0,8°C à Aubange et 0,3°C à Buzenol.

 

En soirée, avec les éclaircies qui se généralisent, les températures sont en chute libre.

 

 

8 février 2018

 

Une nuit généralement peu nuageuse et un vent plus calme sont responsables d’une nuit très froide, notamment au-dessus des sols enneigés. C’est ainsi qu’Elsenborn plonge jusqu’à –15,9°C ! Gouvy enregistre –12,8°C, Bièvre –11,7°C et Dourbes –10,5°C. Mont-Rigi, avec –9,9°C, n’arrive tout juste pas à franchir la barre de –10°C.

 

Ailleurs, le froid est plus modeste, avec des valeurs comprises le plus souvent entre –4 et –8°C (Uccle : –4,8°C). Le bord immédiat de la mer ne connaît pas de gel, avec un minimum de +0,4°C au port de Zeebruges.

 

Le temps est généralement beau avec brume et cirrus, mais on observe aussi parfois d’importants bancs de stratocumulus, localement coriaces. Au littoral, des cirrostratus apparaissent en cours d’après-midi.

 

Les températures maximales sont très différentes d’un endroit à l’autre. Sur l’ouest et le nord du pays, on atteint 5 à 6°C, encore 4°C au centre mais plus que 1 à 2°C sur le centre-est et le centre-sud du pays. En Haute Belgique, on observe de faible gelées permanentes (de 0 à –1°C) sur les Hauts Plateaux, mais 2°C à Elsenborn, Bièvre et Gouvy.

 

 

9 février 2018

 

Une prévision neigeuse ultra-médiatisée. On attend 2 à 5 cm de neige… présentés comme un événement exceptionnel ! Et pour finir, il ne tombera même pas ça ! Pas mal d'ironie a d'ailleurs circulé sur les réseaux sociaux à ce propos, comme par exemple cette image :

180212101109289983.jpg

 

Malgré cela, la journée a été loin d’être inintéressante. La carte ci-dessous (situation vers midi) montre la Belgique prise en tenaille par la neige : à l’ouest une neige fraîchement tombée, à l’est une neige déjà présente sur le sol depuis plusieurs jours.

 

18021105132174091.jpg

 

Cette neige s’avance vers l’est, ce qui fait qu’à un moment, le pays tout entier ou à peu près se retrouve enneigé. Mais ce moment est bref, le dégel intervient presqu’aussitôt et en plaine, la couche de neige fondra aussi vite qu’elle ne s’est formée. En plus, bien souvent, il n’est pas tombé grand-chose.

 

À Gosselies par exemple, on relève 2 cm à 19 heures. À Uccle, la toute nouvelle snowcam laisse voir un mince enneigement, mais complet à 16h45.

 

18021105225661973.jpg

 

Cette couche augmentera encore un peu en soirée (jusqu’à 2 cm), puis le dégel interviendra déjà, de telle sorte que le lendemain matin, il n’en restera que des traces.

 

En Haute Belgique par contre, l’hiver est bien installé et les nouvelles chutes de neige augmentent encore légèrement la couche.

 

Deux occlusions, en effet, traversent le pays et sont suivies d’air maritime un peu plus doux.

 

Le temps, d’abord légèrement voilé par des cirrus, devient rapidement couvert avec altostratus (parfois translucidus), suivis de nimbostratus neigeux.  Au littoral, le ciel est bien couvert toute la journée et la neige y arrive dès la fin de matinée. Mais le dégel arrive là dès l’après-midi, avec de la pluie et des températures de 4 à 5°C en début de soirée. Au centre du pays, c’est en fin de soirée que le dégel intervient. En Haute Belgique, le ciel est gris (stratus et stratocumulus, plus tard altostratus partiellement visible) et, comme déjà dit, l’hiver et le gel se maintiennent.

 

 

10 février 2018

 

Le temps redevient maritime et, paradoxalement, assez beau.

 

Après la dispersion de stratocumulus matinaux, on note de larges éclaircies avec quelques cumulus et, plus tard, des cirrus suivis de quelques altocumulus (au littoral, aussi altostratus). Sur l’est du pays, on note encore un peu de pluie, et des éclaircies qui arrivent plus tard. Dès 300 mètres d’altitude, ces précipitations tombent sous forme de neige. En Ardenne par exemple, le ciel est uniformément gris en matinée, puis des stratocumulus se dessinent l’après-midi, et se déchirent en évoluant en cumulus au sein d’éclaircies. La Gaume, quant à elle, ne connaît pratiquement pas d’éclaircies.

 

La neige ne subsiste que sous forme de traces au centre du pays. Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, la neige est encore intacte en matinée, mais fond durant l’après-midi. En Haute Belgique, la neige est excellente, notamment dans les Hautes-Fagnes, mais le plateau ardennais reste enneigé aussi avec, là, quelques 6 cm.

 

Les températures maximales : environ 7°C sur l’ouest et le nord, 4 à 6°C ailleurs en Basse et Moyenne Belgique et faibles gelées permanentes sur les plateaux ardennais et fagnards.

 

 

À suivre…

Modifié par cumulonimbus

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Quelques épaisseurs de neige (données officielles)

 

Samedi 10 février 2018 à 8 h

 

Koersel : 1 cm (neige couvrant plus de la moitié du sol)

Uccle : < 1 cm (neige couvrant plus de la moitié du sol)

Gosselies : 2 cm

Stree (Huy) : 2 cm

Mont-Rigi : 8 cm

Gouvy : 10 cm

Sivry : 1 cm

Hastière : 2 cm

Bièvre : 9 cm

Aubange : 5 cm

 

 

Dimanche 11 février 2018 à 8 h

 

Koersel : pas de neige

Uccle : pas de neige

Gosselies : pas de neige

Stree (Huy) : pas de neige

Mont-Rigi : 18 cm

Gouvy : 11 cm

Sivry : 1 cm (neige couvrant plus de la moitié du sol)

Hastière : pas de neige

Bièvre : 10 cm

Aubange : 6 cm

 

 

Lundi 12 février 2018 à 8 h

 

Koersel : pas de neige

Uccle : pas de neige

Gosselies : pas de neige

Stree (Huy) : 2 cm

Mont-Rigi : 24 cm

Gouvy : [pas de données]

Sivry : 3 cm

Hastière : pas de neige

Bièvre : 8 cm

Aubange : 2 cm

 

 

Attention, ERRATUM !  Il semblerait que la couche de neige à Mont-Rigi ait été sous-estimée le 10 février. Le matin à 8 heures, elle devait se situer quelque part entre 12 et 14 cm (et non à 8 cm). 

 

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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SAINT-VALENTIN

 

18021403013166286.jpg

 

Le saviez-vous ?

 

Souvenez-vous ! Il y a 20 ans, nous avons connu l’une des Saint-Valentin les plus chaudes de l’histoire de la Belgique.

 

Sous un ciel bleu, très légèrement voilé mais permettant une insolation presque maximale, les températures explosent dans tout le pays en ce 14 février 1998.

 

Voici quelques valeurs :

 

Dourbes : 18,6°C

Hastière : 18,5°C

Gosselies : 18,3°C

Liège-Monsin : 18,1°C (pour 17,1°C à Bierset)

Stavelot : 18,1°C

Thirimont : 18,0°C

 

Uccle, avec ses 16,5°C, arrive à la 2e position des Saint-Valentin les plus chaudes… depuis 1833 !

 

 

L’année passée, la Saint-Valentin a été fort chaude aussi. Sous un ciel cette fois-ci parfaitement serein, la température atteint 15,8°C à Uccle en ce 14 février 2017, soit la 3e Saint-Valentin la plus chaude de l’histoire.

 

Ailleurs il a fait parfois plus doux encore :

 

Liège-Angleur : 16,9°C

Dourbes : 16,7°C

Sivry : 16,4°C

 

Hastière par contre est « victime » d’une inversion thermique qui se résorbe mal et doit se contenter de 11,4°C. Et les Gaumais n’ont pas plus de chance avec 10,8°C à Aubange et 10,2°C à Buzenol.

 

 

Très extrême aussi : le 14 février 1961. Pour Uccle, c’est même LA Saint-Valentin la plus chaude avec 17,8°C *. À Kleine Brogel, on relève 18,2°C, et 17,9°C à Deurne, 17,3°C à Beauvechain, 17,2°C à Chièvres et 17,0°C à Bierset, le tout sous du très beau temps, ciel bleu avec quelques cirrus et l’un ou l’autre banc d’altocumulus lenticularis. La Gaume est à nouveau soumise à une inversion, avec « seulement » 14,6°C à Virton.

 

 

* La valeur d’Uccle a été mesurée sous un abri fermé dans le cadre des relevés synoptiques. Il s’agit donc d’une valeur correcte et comparable avec les autres données.

 

 

À toutes et à tous, une très bonne     180214030907684911.jpg

 

 

 

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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Le ‎12‎/‎02‎/‎2018 à 13:00, cumulonimbus a dit :

Quelques épaisseurs de neige (données officielles)

 

Samedi 10 février 2018 à 8 h

 

Koersel : 1 cm (neige couvrant plus de la moitié du sol)

Uccle : < 1 cm (neige couvrant plus de la moitié du sol)

Gosselies : 2 cm

Stree (Huy) : 2 cm

Mont-Rigi : 8 cm

Gouvy : 10 cm

Sivry : 1 cm

Hastière : 2 cm

Bièvre : 9 cm

Aubange : 5 cm

 

 

Dimanche 11 février 2018 à 8 h

 

Koersel : pas de neige

Uccle : pas de neige

Gosselies : pas de neige

Stree (Huy) : pas de neige

Mont-Rigi : 18 cm

Gouvy : 11 cm

Sivry : 1 cm (neige couvrant plus de la moitié du sol)

Hastière : pas de neige

Bièvre : 10 cm

Aubange : 6 cm

 

 

Lundi 12 février 2018 à 8 h

 

Koersel : pas de neige

Uccle : pas de neige

Gosselies : pas de neige

Stree (Huy) : 2 cm

Mont-Rigi : 24 cm

Gouvy : [pas de données]

Sivry : 3 cm

Hastière : pas de neige

Bièvre : 8 cm

Aubange : 2 cm

 

 

 

 

 

 

Merci Cumulonimbus  :thumbsup:

 

Il y a encore entre 15 et 20 cm de neige dans les hautes-fagnes.

 

L'enneigement y est continu depuis le 1er février et au vu des prévisions, elle devrait tenir au moins jusqu'a la fin du mois...

 

D'aprés l'apercu climatique des hautes-fagnes que j'ai trouvé sur le site de l'IRM (http://www.meteo.be/meteo/download/fr/519886/pdf/rmi_scpub-060.pdf) , la moyenne est de 48,6 jours par hiver. Attention, ces statistiques tiennent compte des jours ou la couverte de neige est partielle.

 

On a déjà 20 jours en février et on a eu 28 jours en décembre et 12 en janvier, ca fait déjà 60 jours.

 

Bonne journée à tous !!

 

;)

 

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Il y a 23 heures, dada a dit :

 

 

Merci Cumulonimbus  :thumbsup:

 

Il y a encore entre 15 et 20 cm de neige dans les hautes-fagnes.

 

L'enneigement y est continu depuis le 1er février et au vu des prévisions, elle devrait tenir au moins jusqu'a la fin du mois...

 

D'aprés l'apercu climatique des hautes-fagnes que j'ai trouvé sur le site de l'IRM (http://www.meteo.be/meteo/download/fr/519886/pdf/rmi_scpub-060.pdf) , la moyenne est de 48,6 jours par hiver. Attention, ces statistiques tiennent compte des jours ou la couverte de neige est partielle.

 

On a déjà 20 jours en février et on a eu 28 jours en décembre et 12 en janvier, ca fait déjà 60 jours.

 

Bonne journée à tous !!

 

;)

 

 

En matière d’enneigement, les Hautes-Fagnes se portent bien ces dernières années.

 

Hiver 2014-2015 : 69 jours (déc. : 16 jours ; jan. : 25 jours ; fév. : 28 jours)

Hiver 2015-2016 : 39 jours (déc. : 0 jour ; jan. : 16 jours ; fév. : 23 jours)

Hiver 2016-2017 : 53 jours (déc. : 0 jour ; jan. : 30 jours ; fév. : 23 jours)

Hiver 2017-2018 : ce sera 68 jours (déc. : 28 jours ; jan. : 12 jours ; fév. : [ce sera] 28 jours)

 

Des moyennes d’enneigement normales, voire supérieures aux normes sur les Hauts Plateaux, et une diminution en plaine ainsi que dans les parties plus basses du massif ardennais cadrent parfaitement avec le réchauffement climatiques. Au-dessus de 500 mètres, dans notre pays, l’augmentation des précipitations compense encore largement la hausse des températures, ce qui fait que les conditions de neige ne se détériorent pas, voire s’améliorent (les couches plus épaisses fondant moins vite que les couches minces). Les plus basses altitudes, souvent déjà à la limite pour avoir de la neige même avant le réchauffement climatique, tombent à présent de plus en plus souvent en dessous de cette limite. Et l’augmentation des précipitations… se traduit là en pluie la plupart du temps !

 

En attendant, le dernier « mauvais » hiver pour les Hautes-Fagnes a été 2013-2014.

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À noter encore qu'un hiver très récent, en l'occurrence 2014-2015, a fourni une très longue série de jours consécutifs avec de la neige au sol à Mont-Rigi : 59 jours (du 17 janvier au 16 mars). Parmi ces 59 jours, il y en a eu 53 avec couverture complète (du 17 janvier au 10 mars). L’épaisseur maximale a été de 40 cm le 2 février (Wirtzfeld a même enregistré 45 cm le 30 janvier, pour 33 cm à Mont-Rigi ce jour-là).

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+++ Les bulletins quotidiens du temps seront réalisés au début du mois de mars.

En effet, la situation météorologique actuelle et à venir demandera un certain recul pour faire une analyse pertinente des causes, de l'évolution et de l'intensité de la vague de froid qui nous attend. Bien sûr, des détails, comme par exemple une température extrêmement basse en un lieu ou un autre, ou un phénomène particulier sera commenté bien avant.  +++

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La situation actuelle à Waremme (26/02/2018 à 10h).

 

180226100722433998.jpg

 

Et on notera les températures désormais extrêmement basses en altitude. Au-dessus de Beauvechain, cette nuit, la température au niveau 850 hPa (1475 m) est descendue jusqu'à –14°C et au niveau 700 hPa (2922 m), jusqu'à –24°C !

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Je me suis permis, en attendant, de reprendre tel quel un article du journal La Libre. Cela vaudrait la peine d'y réfléchir pour une éventuelle analyse plus complète ultérieurement.

 

Dans certains coins du Limbourg et du Brabant flamand, ainsi qu'à Bruxelles et ses alentours, est tombée ce matin [26 février 2018] une neige assez inhabituelle.

Il s'est passé ce matin un phénomène météorologique très spécial et surtout imprévu. Il est tombé de la neige industrielle.

 

Alors qu'aucune prévision météo n'en annonçait, de la neige s'est formée au-dessus des bassins industriels en Allemagne de l'Ouest. Peu avant midi, elle se dirigeait vers la Wallonie.

 

"Cette neige industrielle est le fruit d'un processus à très petite échelle", explique le météorologue David Dehenauw à VTM. "La neige cristallise de l'air humide provenant des bassins industriels allemands."

 

C'est un phénomène connu des météorologues et qui a été étudié au microscope par les scientifiques qui voulaient répondre à la question suivante  : y a-t-il une différence entre la neige "normale" et la neige industrielle  ? La réponse est non, c'est bien de la vraie neige dans tous les cas  !

 

Que se passe-t-il concrètement ? Les nuages tout à fait naturels actuellement dans l'atmosphère notamment allemande  (qui sont produits par les masses d'air humides au-dessus de la surface de la mer par exemple) sont en quelque sorte  "boostés" par l'effet industriel dans l'Ouest de l'Allemagne. Résultat : ce qui n'aurait été normalement que quelques flocons devient davantage que cela, voire "une accumulation" de neige.

 

Plus précisément, décrit le docteur en physique Fabian Debal (IRM), "l'effet précipitant des nuages naturels est augmenté lors de leur passage au-dessus des industries allemandes." Car celles-ci fournissent (ou émettent) deux choses nécessaires aux nuages : de la vapeur d'eau, mais aussi des particules présentes dans les fumées d'usine.  Ces particules servent en gros de support pour passer d'un état liquide aux cristaux de glace et aux gouttelettes.

 

Une question se pose donc : puisqu'elle "sort" des industries, cette neige est-elle particulièrement polluée ? Non, cette neige n'est pas dangereuse, estime Fabian Debal. "Ces particules ne sont pas forcément nocives, et puis elles se retrouveraient de toute façon dans l'atmosphère !"

 

Quoi qu'il en soit, la neige qui est tombée sur le centre du pays ce matin vers 10 heures (Bruxelles et alentours, voire Namur) est elle aussi sans doute une conséquence, comme en Flandre, de cet effet "amplificateur" industriel, selon Fabian Debal. L'effet peut s'étendre largement.

 

Mais ces neiges en partie industrielles sont difficiles à prévoir par les météorologues, car elles dépendent d'un facteur humain compliqué à prendre en compte par les modèles météo : quelle usine va produire quoi, à quel moment, en quelle quantité... 

 

A noter enfin que les routes sont glissantes mais selon l'Agence des Routes et de la Circulation, il y a encore assez de sel sur les voiries.

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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Une image satellite qui en dit long sur le caractère très localisé des chutes de neige d'hier matin.

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Pour rappel, voici les critéres

Il y a 3 heures, huymétéo a dit :

Une image satellite qui en dit long sur le caractère très localisé des chutes de neige d'hier matin.

Screenshot_2018-02-27-08-41-34.png

 

Oui, c'est assez étonnant de passer d'une couche de plusieurs centimétres de neige à un sol sec à peine 10 km plus loin (et inversément)....

 

 

Pour rappel, voici les critéres pour définir une vague de froid selon MB :
 

Citation

 

Nos critères pour définir une vague de froid sont : une « période durant laquelle la température minimale journalière est restée inférieure à –2°C au moins 7 jours consécutifs et durant laquelle au moins l'une des conditions ci-dessous est remplie :

- soit le minimum de cette période est descendu au moins deux fois sous la barre des –7°C
- soit les maxima sont restés durant 3 jours de la période sous la barre des 0°C
(station de référence : Uccle, relevés à 8h du matin). »

 

 

Il me semble que c'est bien parti pour que la période que nous vivons soit dans les critéres.

 

Les minimas sont inférieurs à -2°C depuis le 21/02 et cela devrait étre le cas jusqu'au 1/03, donc plus de 7 jours consécutifs.

 

La température maximale était de -0,9°C hier à Uccle et elle devrait rester négative aujourd'hui et demain...

 

A suivre, donc....

 

Bonne journée à tous !

 

:thumbsup:

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Tout à fait Dada. D'autant plus que la température minimale aura été inférieure à -7°C les 27 et 28 février. Plus de doute donc, il s'agit bien d'une VDF "officielle".

 

 

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CHRONIQUE D’UN FROID ANNONCÉ

 

 

20 février 2018

 

Alors qu’on en parlait déjà depuis quelques temps, maintenant c’est confirmé dans les prévisions : l’air arctique est en route vers notre pays. Il fera très très froid à la fin du mois !

 

En attendant, il fait juste frais. Le vent, d’abord hésitant, tend à s’orienter au nord-est en deuxième moitié de journée. Un front chaud, d’origine maritime, tente encore d’aborder notre pays, mais reste bloqué à l’ouest de nos frontières avant de reculer sous l’effet de la circulation de nord-est qui se met en place.

 

Il s’en suit que le ciel est nuageux sur nos régions, avec parfois des stratocumulus et d’importants bancs d’altocumulus épais, parfois fort flous. Quelques éclaircies aussi, avec des cirrus. Le tout dans un ciel brumeux, avec au littoral un ciel couvert de stratus/stratocumulus persistant toute la journée.

 

Les températures minimales sont souvent proches de 0°C en plaine, sauf en Campine où, avec –2 à –3°C, les valeurs sont plus basses. Sur les hauteurs, on note de –4 à –5°C. En journée, les températures atteignent 5 à 6°C en plaine et près de 2°C sur les hauteurs.

 

La couche de neige atteint encore 11 cm à Mont-Rigi, 8 cm à Gouvy tandis que des traces de neige sont signalées à Bièvre. À Bastogne, la couverture neigeuse est très incomplète aussi. Par contre, l’enneigement est intact, en autres, à Wideûmont, à la Baraque de Fraiture et à Wirtzfeld.

 

 

21 février 2018

 

On parle toujours du froid à venir, mais d’abord, c’est surtout la pollution de l’air qui est un sujet de préoccupation. En effet, une petite couche d’inversion subsiste vers les 1000 mètres d’altitude, ce qui retient la pollution dans les couches inférieures.

 

Le temps est beau avec de la brume sèche et, très localement, quelques cumulus fractus de basses couches. Notamment du côté de Liège, l’atmosphère prend même une teinte jaunâtre. En outre, cette brume sèche et en partie pollué est perceptible jusqu’en Ardenne.

 

Avec une circulation de nord-est bien en place (et des vents de nord-nord-est en surface), le gel nocturne est à présent quasi généralisé en plaine avec ici et là des pointe jusqu’à –4°C. En Haute Belgique, on observe jusqu’à –7,7°C à Elsenborn. En journée, les températures remontent encore bien, avec près de 5°C en plaine et entre 0 et 2°C sur les hauteurs. Mais une certaine turbulence de basses couches réveille une sensation de froid.

 

À la suite de la sublimation de la neige, la couverture devient peu à peu lacunaire à Wideûmont. Ailleurs, la situation est quasiment inchangée (toujours 11 cm à Mont-Rigi).

 

 

22 février 2018

 

L’influence anticyclonique est bien présente et, avec un vent qui dans les basses couches s’est orienté au nord-est, l’air est continental et froid. Mais le grand froid se trouve encore au nord-est du continent, au-delà d’un front froid qui s’étend de la Scandinavie à l’Ukraine en passant par l’est de la Pologne.

 

180228013423102657.png

Source : collectif Info Météo

 

Il n’en est pas moins que le gel nocturne continue à être bien présent en Belgique, avec souvent des valeurs autour de –3°C en plaine (localement –4 à –5°C), et de –6 à –7°C sur les hauteurs. Avec le renforcement du vent, les poches d’air froid (radiatif) disparaissent des cuvettes et ce sont véritablement les Hauts Plateaux qui connaissent les valeurs les plus basses avec –6,8°C à Mont-Rigi et –7,0°C à Saint-Hubert.

 

En journée, le temps est ensoleillé avec quelques cumulus. Avec une inversion désormais située plus haut, la dispersion des polluants devient un peu meilleure et le ciel, plus bleu. La remontée des températures en journée, jusqu’à 5°C en plaine, donne cette instabilité qui permet la formation des cumulus mais qui crée aussi pas mal de turbulence, ce qui fait que l’on ne ressent même pas cette hausse diurne de la températures. Sur les Hauts Plateaux par ailleurs, il fait plus froid que la veille avec des maxima de –1 à 0°C.

 

La situation de l’enneigement ne change toujours pas de façon significative. Juste à Wideûmont, la couche neigeuse continue à « se trouer ». En fin de journée, elle devient vraiment incomplète.

 

 

23 février 2018

 

La situation météorologique, au-dessus de nos régions, évolue peu. Le ciel est à nouveau serein, si l’on excepte quelques rares cumulus. Les températures minimales se situent le plus souvent entre –2 et –4°C en plaine et entre –7 et –8°C sur les hauteurs, avec cette fois-ci encore la primeur pour les Hauts Plateaux proprement dits (Mont-Rigi : –8,0°C ; Saint-Hubert : –7,6°C). En journée, les températures baissent un peu par rapport à la veille, avec 3 à 4°C en plaine mais localement plus que 1 à 2°C en Moyenne Belgique. Sur les hauteurs ardennaises et fagnardes, les maxima se situent autour des –1 à –2°C (–2,3°C à Mont-Rigi). Avec le vent cependant, ces températures paraissent bien plus froides.

 

La situation de l’enneigement, en Haute Belgique, n’évolue pas sauf là où l’enneigement est incomplet : les plaques de neige continuent à diminuer.

 

 

24 février 2018

 

Le front froid, précédant l’air arctique, s’approche maintenant à grands pas de nos régions, mais ne les atteindra que le soir. Le ciel est d’abord serein, puis se voile de cirrus, tendance cirrostratus à l’approche du front.

 

Les températures minimales, assez homogènes en raison du vent, se situent autour de –4°C en plaine et –8 à –9°C sur les hauteurs (avec toujours Mont-Rigi comme lieu le plus froid, avec –9,1°C). Les températures maximales, provisoirement, remontent un peu, avec 5 à 6°C en plaine et 0 à 2°C sur les hauteurs. Mais avec le vent fort, cette hausse n’est pas du tout ressentie. Presque partout, les rafales dépassent 50 km/h et parfois même 60 km/h (Uccle : 61 km/h).

 

 

25 février 2018

 

Le front qui vient de passer est parfaitement sec et, les cirrus de la veille évacués, le ciel est tout à fait bleu en ce 25 février et ce, en toutes régions. Mais il fait encore plus froid et cela se ressent surtout en Haute Belgique.

 

Les minima, là, se situent entre –9 et –11°C (Mont-Rigi : –10,8°C) tandis que les maxima ne dépassent plus –3 à –4°C. En plaine, les minima restent homogènes en raison du vent, autour de –4°C, mais les maxima sont en baisse. Dans le centre-est du pays, les maxima peinent encore à dépasser 0°C, avec 0,5°C à Beauvechain, 0,2°C à Gorsem et à Bierset et même –0,3°C à Gembloux. Plus à l’ouest, mais aussi dans certaines vallées de l’est et du sud, les maxima atteignent encore 1 à 2°C, très localement même 3°C. Mais en raison de la turbulence de l’air, le froid devient de plus en plus insupportable.

 

L’humidité de l’air est aussi remarquablement basse, avec seulement 27% à Uccle et 21% à Humain à la mi-journée.

 

À noter que la couche de neige reste stable à Mont-Rigi, toujours avec 11 cm.

 

 

26 février 2018

 

Un autre petit front nous apporte de l’air un peu plus humide tandis que l’air froid gagne rapidement en épaisseur avec des températures en altitude qui, dès la nuit du 25 au 26, tombent à des valeurs extrêmement basses, avec au-dessus de Beauvechain –14°C au niveau 850 hPa (1475 m) et –24°C au niveau 700 hPa (2922 m). Même si ce ne sont pas des records, de telles valeurs peuvent déjà être considérées comme remarquables pour la saison.

 

En surface, la température baisse aussi, avec des minima de –5 à –7°C en plaine et de –11 à –12°C sur les hauteurs. En journée, les températures dépassent parfois encore tout juste 0°C en plaine (Coxyde : 0,8°C ; Kruishoutem : 0,5°C ; Kleine Brogel : 0,4°C ; Passendaele : 0,3°C ; Koersel : 0,2°C ; Deurne et Semmerzake : 0,1°C). Sinon, les températures restent négatives avec 0 à –3°C en Moyenne Belgique et –6 à –7°C sur les Hauts Plateaux. Pour les régions à basse altitude, on peut déjà parler d’une gelée permanente fort tardive.

 

Il est surtout intéressant de noter que la baisse encore plus marquée des températures en altitude donne à l’atmosphère une véritable configuration instable. Avec l’humidité résiduelle (principalement en provenance de la Baltique et de la Région des Frises), des cumulus se forment, se développant parfois en petits cumulonimbus donnant un peu de neige.

 

Toutefois, un phénomène plus surprenant et surtout inattendu s’est produit : des chutes de neiges plus fortes sur une bande orientée ENE – WSW un peu au nord de la Meuse. Que s’est-il passé ?

 

Il s’agit en fait de neige « industrielle ». Les nuages décrits ci-dessus, en passant au-dessus des bassins industriels allemands, ont reçu un coup de pouce dans leur développement grâce à la chaleur et la vapeur d’eau des fumées d’usine, mais aussi par une présence plus grande de noyaux de condensation issus de ces mêmes fumées. Ceci a permis, très localement, de former de grosses averses de neige qui, avec les courants généraux, se sont ensuite déplacées vers la Belgique.

 

Notamment les régions de Hannut et de Waremme ont été touchées, mais l’aéroport de Charleroi, aussi, a reçu ses 2 cm de neige.

 

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Source : IRM – Info Météo

 

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Hannut – Crédit photo : S. Delfosse, via le collectif Info Météo

 

 

Et ci-dessous, les petits cumulonimbus « naturels » des autres régions de Belgique.

 

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Webcam IRM – Uccle – 26 février 2018 à 14h10

 

 

27 février 2018

 

Le temps reste très froid, mais l’instabilité diminue et ne permet plus que de former des cumulus humilis dans un ciel autrement bleu. En fin d’après-midi, quelques cumulus parviennent à se développer un peu plus et à produire des virga.

 

Les températures minimales se situent le plus souvent entre –6 et –8°C en Basse et Moyenne Belgique (avec un très surprenant –9,5°C à Angleur) et entre –10 et –13°C sur les hauteurs (–13,2°C à Mont-Rigi).

 

Comme la veille, les maxima dépassent tout juste 0°C ici et là (1,0°C à Coxyde ; 0,2°C à Kleine Brogel ; 0,1°C à Middelkerke, Zeebruges et Semmerzake), sinon on observe un deuxième jour de gelées permanentes presque généralisés, avec pratiquement les mêmes températures que la veille.

 

En altitude, la température descend encore un peu au niveau 850 hPa (1460 m), pour atteindre –16°C au-dessus de Beauvechain à 13 heures. La nuit suivante, la température remonte un peu au niveau 850 hPa pour atteindre –15°C, mais descend encore un peu plus au niveau 700 hPa (2844 m) pour atteindre –26°C. Cette dernière température est exceptionnelle pour une nuit du 27 au 28 février. Les records pour ce niveau (depuis 1951) sont de –29°C pour février (01/02/1956 – 2830 m) et de –24°C pour le mois de mars (12/03/2006 – 2870 m).

 

La neige est encore (partiellement) présente dans les régions touchées par la « neige industrielle ». À Angleur, par exemple, on mesure 1 cm. En Haute Belgique, quelques averses avaient également augmenté la couche la veille, avec 15 cm désormais à Mont-Rigi (contre 11 cm le matin de la veille). À Wideûmont, la très mince couche qui s’était formée s’est aussitôt sublimée, ce qui fait qu’en ce matin du 27 février, il ne reste que les plaques de vieille neige.

 

 

28 février 2018

 

La vague de froid atteint son pic d’intensité. À présent, la barre des –10°C est dépassée, ici et là, même en Basse et Moyenne Belgique. Kleine Brogel et Gorsem descendent jusqu’à –10,4°C, Gosselies jusqu’à –10,2°C et Zaventem jusqu’à –10,1°C. Gembloux, Beauvechain et Bierset y arrivent presque avec, respectivement, –9,8°C, –9,7°C et –9,5°C.

 

Dans la vallée de la Meuse, Hastière enregistre –11,3°C tandis que sur les Hauts-Plateaux, Mont-Rigi note –15,1°C et Saint-Hubert, –14,3°C. Un rapide faiblissement du vent en début de soirée (la veille) dans la cuvette d’Elsenborn a aussitôt formé un « lac » d’air froid avec une température qui passe la barre des –15°C dès 23h. En ce matin du 28 février, le minimum est de –18,0°C à la station d’Elsenborn, tandis que la température à 7 heures est de –17,3°C. Puis le mercure replonge une nouvelle fois, avec un minimum définitif de –18,1°C à 7h23.

 

Cette température n’est pas loin des –19,2°C du 25 février 1993. À noter que le 1er mars 2005, le thermomètre d’Elsenborn avait indiqué –18,3°C.

 

Pour les Hautes-Fagnes, les –15,1°C restent assez éloignés des –17,7°C de la Baraque Michel le 24 février 1956. La station d’Elsenborn n’existait pas encore à cette époque, mais au vu de la situation atmosphérique de ce jour-là (froid radiatif), la température a dû atteindre quelques –25°C à Elsenborn, voire moins.

 

En journée, le vent se remet à souffler de façon soutenue partout. À Elsenborn, le vent atteint des pointes à 47 km/h en soirée, mais ailleurs, le vent souffle encore plus fort. À Uccle, les rafales de vent d’est soufflent à 54 km/h l’après-midi et 61 km/h le soir. À Zeebruges à 20h, on atteint même 72 km/h en pointe (pour une vitesse moyenne de 50 km/h) avec une température de –4,3°C. Pour le ressenti, c’est certainement l’un des plus grands froids qu’ait connu notre côte belge à cette saison.

 

Mais ailleurs aussi, on peut parler d’un froid particulièrement insupportable. Et sur le thermomètre, plus aucun endroit de Belgique n’atteint 0°C. La valeur la moins froide revient à Kruishoutem avec –0,5°C. Sinon, il fait le plus souvent autour de –2°C en Basse et Moyenne Belgique et autour de –7 à –8°C sur les Hauts Plateaux.

 

Le ciel, pendant ce temps, est bien bleu partout. Ici et là, on aperçoit quelques petits cumulus, cumulus plus nombreux et un peu plus développés au littoral. En après-midi et surtout en début de soirée, on voit apparaître un voile de cirrus.

 

La température, en soirée, diminue rapidement dans un premier temps, puis se stabilise en raison de l’arrivée de nuages. L’épaisseur de l’air froid diminue. Durant la nuit du 28 février au 1er mars, la température est encore très basse vers 1000 mètres d’altitude, avec –13°C, mais au-dessus, une inversion se forme avec l’arrivée d’un air sensiblement plus doux, porté par des vents de sud-est.

 

Ceci annonce la fin prochaine de la vague de froid.

 

 

Conclusion

 

Prise globalement, cette vague de froid, sans avoir été exceptionnelle, peut cependant être considérée comme marquée pour la saison. Ce qui est particulier surtout, c’est la constance du vent et la longueur du froid des températures « ressenties ».

 

C’est un élément dont il faut tenir compte dans les témoignages. Si l’on veut faire des recherches dans la période pré-instrumentale, une vague de froid telle que celle-ci aura fait couler autant d’encre dans les chroniques du 16e ou du 17e qu'une telle que 1996-1997, plus ou moins équivalente en termes de neige (et d’absence de neige), mais bien plus sévère au niveau des températures enregistrées.

 

 

 

Modifié par cumulonimbus
Ajout de quelques données sur l'épaisseur de la neige à Mont-Rigi

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Merci beaucoup Cumulonimbus. D'après ton recensement des extrêmes de températures par décade, il semblerait tout de même que nous ayons battu le record de froid à Uccle pour la 3ème décade de février et la première de mars!

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Il y a 1 heure, Poplecerf a dit :

Merci beaucoup Cumulonimbus. D'après ton recensement des extrêmes de températures par décade, il semblerait tout de même que nous ayons battu le record de froid à Uccle pour la 3ème décade de février et la première de mars!

 

Pour la période de 1988 à maintenant, oui. En d'autres termes, ce sont les températures décadaires les plus froides au sein de la période qui suit le saut climatique de 1987/1988. Mais ces records sont fort relativisés par les –10,1°C de la deuxième décade de mars en 2013.

 

Si l'on considère le long terme, les températures de ces derniers jours ne s'approchent même pas des records de la troisième décade de février 1956 et de la première décade de mars 1971. Mais c'est vrai que c'était avant le réchauffement climatique...

 

À noter qu'un nouveau saut climatique existe peut-être vers l'année 2014, mais il est encore trop tôt pour le déterminer (c'est-à-dire de savoir si c'est un véritable changement climatique ou simplement une oscillation concernant quelques années). En plus, le saut climatique de 1987-1988 et l'éventuel saut de 2014 concernent nos régions (ouest de l'Europe) et uniquement celles-là. Ailleurs, le réchauffement se passe autrement, avec d'autres sauts climatiques ou simplement une hausse progressive des températures. Rien que la région arctique est un bel exemple d'un réchauffement qui se passe tout à fait autrement que chez nous.

 

  

Modifié par cumulonimbus

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BULLETIN DES NEIGES SELON LES WEBCAMS – FÉVRIER 2018

 

Voici la couverture neigeuse observée en Belgique d’après les webcams. L’interprétation de ces images a été faite de la façon la plus objective possible. Mais cela reste des évaluations d’après ce qui est visible sur lesdites webcams.

 

X = couverture neigeuse complète (au moins à un moment du jour)

> 1/2 = neige recouvrant plus de la moitié du sol (au moins à un moment du jour)

< 1/2 = neige recouvrant moins de la moitié du sol (au moins à un moment du jour)

traces = plaques de neige restante ou très fine couche, ne blanchissant pas vraiment le sol

j. comp. = nombre de jours avec couverture neigeuse complète

j. part. = nombre total de jours avec couverture neigeuse (partielle ou complète)

 

 

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|. Date .|Mont-Rigi|Fraiture |Wirtzfeld|Wideûmont|Bastogne |. Witry .|Beausaint|. Slins .|. Uccle .|

|........|. 673 m .|. 580 m .|. 566 m .|. 545 m .|. 515 m .|. 443 m .|. 376 m .|. 140 m .|. 100 m .|

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|01/02/18|... X ...| traces .|... X ...|. < 1/2 .|.........|.........|.........|.........|.........|

|02/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|.........|.........|

|03/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|. > 1/2 .|... X ...|.........| traces .|.........|.........|

|04/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|.........|.........|

|05/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|.........|.........|

|06/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...| traces .|.........|

|07/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|.........|

|08/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. > 1/2 .|.........|

|09/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .| traces .|

|10/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...| traces .| traces .|

|11/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|.........|.........|

|12/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|.........|.........|

|13/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|.........|.........|

|14/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|.........|.........|

|15/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. > 1/2 .|... X ...|... X ...|.........|.........|

|16/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. > 1/2 .|... X ...|. < 1/2 .|.........|.........|

|17/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .|... X ...| traces .|.........|.........|

|18/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .|... X ...|.........|.........|.........|

|19/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .|... X ...|.........|.........|.........|

|20/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .|... X ...|.........|.........|.........|

|21/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .|... X ...|.........|.........|.........|

|22/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|. > 1/2 .|. < 1/2 .|. > 1/2 .|.........|.........|.........|

|23/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|. > 1/2 .|. < 1/2 .|. > 1/2 .|.........|.........|.........|

|24/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .|. < 1/2 .|. > 1/2 .|.........|.........|.........|

|25/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .|. < 1/2 .|. > 1/2 .|.........|.........|.........|

|26/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .|. < 1/2 .|. > 1/2 .|.........|... X ...|.........|

|27/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|... X ...|. > 1/2 .|... X ...|.........|. > 1/2 .|.........|

|28/02/18|... X ...|... X ...|... X ...|. < 1/2 .|. < 1/2 .|. > 1/2 .|.........|. < 1/2 .|.........|

|--------|---------|---------|---------|---------|---------|---------|---------|---------|---------|

|j. comp.|.. 28 ...|.. 27 ...|.. 28 ...|.. 20 ...|.. 13 ...|.. 20 ...|.. 13 ...|... 2 ...|... 0 ...|

|j. part.|.. 28 ...|.. 28 ...|.. 28 ...|.. 28 ...|.. 27 ...|.. 26 ...|.. 16 ...|... 8 ...|... 2 ...|

|--------|---------|---------|---------|---------|---------|---------|---------|---------|---------|

|. Date .|Mont-Rigi|Fraiture |Wirtzfeld|Wideûmont|Bastogne |. Witry .|Beausaint|. Slins .|. Uccle .|

|........|. 673 m .|. 580 m .|. 566 m .|. 545 m .|. 515 m .|. 443 m .|. 376 m .|. 140 m .|. 100 m .|

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À noter que l'épaisseur maximale de la neige à Mont-Rigi a été de 24 cm le 12. Par décade, l'épaisseur maximale, toujours à Mont-Rigi, a été de 15 cm lors de la 1re décade (le 8), de 24 cm lors de la 2e décade (le 12) et de 15 cm lors de la 3e décade (le 27). Le 1er du mois, la couche n'atteignait que 2 cm, par la suite elle n'a plus jamais été inférieure à 10 cm. Une telle longévité de « bonne » neige reste un phénomène assez remarquable, aussi dans les Hautes-Fagnes (même si, c'est sûr, certains hivers ont fait nettement mieux).

 

 

     

Modifié par cumulonimbus
Ajout de données

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La « chronique d'un froid annoncé », ainsi que le bulletin des neiges ont été complétés par quelques données concernant l'enneigement à Mont-Rigi.

 

 

 

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Le ‎2‎/‎03‎/‎2018 à 13:01, cumulonimbus a dit :

La « chronique d'un froid annoncé », ainsi que le bulletin des neiges ont été complétés par quelques données concernant l'enneigement à Mont-Rigi.

 

 

 

 

Merci Cumulonimbus,

 

:thumbsup:

 

A noter qu'il reste toujours de la neige au sol au Mont-Rigi pour la 34éme journée consécutive.

 

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Bonne journée tous !

 

:thumbsup:

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Pour éviter toute confusion, les analyses quotidiennes ont été remises dans l’ordre chronologique, avec répétition de certains textes déjà écrits, mais ajout au bon endroit des textes nouveaux. Ces textes nouveaux concernent les périodes du 11 au 19 février et du 1er au 4 mars.

 

Le tout est subdivisé en quatre parties : 1re, 2e et 3e décade de février et premiers jours de mars.

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PREMIÈRE DÉCADE DE FÉVRIER

 

 

 

1er février 2018

 

La neige est de retour en Haute Belgique. On en observe, par exemple, à Mont-Rigi (mince couverture complète, persistant toute la journée), à Wirtzfeld (mince couverture complète le matin, restes l’après-midi), à la Baraque de Fraiture (« saupoudrage ») et à Wideûmont (traces à partir de midi).

 

Notre pays se trouve à présent sous l’influence de courants polaires maritimes nettement plus frais que ce que nous avons vécu les jours précédents.

 

Le temps est variable avec de la pluie et des averses, mais aussi des éclaircies, avec en matinée des stratocumulus dans lesquels s’encastrent des nuages convectifs, puis des éclaircies avec des cumulus. Au littoral, l’instabilité est plus franche avec cumulonimbus bien visibles en matinée, puis également éclaircies avec cumulus. En Gaume par contre, le ciel reste très nuageux toute la journée, avec là aussi des averses.

 

Les températures maximales : souvent autour des 6°C en plaine, entre –1°C et 1°C sur les hauteurs.

 

 

 

2 février 2018

 

Une bonne couche de neige s’est formée en bien des endroits en Haute Belgique. À Mont-Rigi, on mesure quelques 4 cm le matin, et près de 10 cm en fin d’après-midi. Wirtzfeld est bien blanc aussi, avec là un petit 10 cm en milieu de journée. À la Baraque de Fraiture, le paysage reste bien blanc toute la journée. À Wideûmont, on note une mince couche complète, qui commence à fondre en fin de journée. À Bastogne, la situation est à peu près similaire. À Beausaint par contre, l’enneigement observé à 10 heures est très temporaire. Avant et après, il n’y a que des traces de neige, traces disparaissant complètement l’après-midi.

 

Parmi les mesures officielles de l’IRM, nous avons encore, à 8 heures du matin, 3 cm à Bièvre (couverture complète) et 2 cm à Gouvy (couverture complète).

 

L’un des endroits les plus bas où de la neige nous a été signalée est Ohey en Province de Namur (265 m) avec un blanchissement très temporaire du sol.

 

Le temps : après un temps pluvieux en matinée, le temps est plus franchement instable (parfois même orageux), avec des cumulonimbus pouvant prendre un aspect menaçant, suivis d’éclaircies tout aussi marquées. À l’est et au sud du pays, le temps reste cependant fort gris en raison des nombreux stratocumulus entre les nuages d’averses. Au littoral par contre, le ciel de traîne est bien tranché, avec cumulus et cumulonimbus se détachant nettement dans le ciel.

 

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Webcam IRM – Zeebruges – 2 février 2018 à 12h00 et 12h20

 

Les températures maximales : 6 à 7°C au littoral, 5 à 6°C en plaine, 4 à 5°C en Moyenne Belgique et 0 à 1°C sur les hauteurs.

 

 

 

3 février 2018

 

La situation atmosphérique devient plus confuse avec plusieurs occlusions qui restent traîner sur nos régions ou à proximité de celles-ci, tandis qu’un anticyclone scandinave se développe de plus en plus pour créer une situation de blocage.

 

De l’air polaire maritime commence tout doucement à stagner sur nos régions en dessous des nuages de l’occlusion, avec des températures maximales un peu trop faibles pour la saison, de l’ordre de 4 à 6°C en plaine et légèrement inférieures à 0°C sur les hauts plateaux.

 

Comme l’air est froid en altitude aussi, nous avons une situation hybride entre stabilité et instabilité, avec un nimbostratus au sein duquel se développent des cumulonimbus enclavés, ce qui signifie que nous avons des averses qui se mêlent aux pluies continues. En dehors des précipitations, on observe des stratus et stratocumulus et, en l’absence de ceux-ci, des altostratus parfois translucidus.

 

Au littoral, la coexistence de la stabilité et de l’instabilité (couches instables alternant avec des couches stables) est très visible :

 

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Webcam IRM – Zeebruges – 3 février 2018 à 8h30

 

La Gaume par contre connaît quelques éclaircies, avec cirrus évoluant graduellement en altostratus et en dessous, fractus évoluant en cumulus, avec un peu d’étalement en stratocumulus.

 

À partir de 400-500 mètres d’altitude, les précipitations tombent sous forme de neige. Il faudra cependant monter à 600 mètres pour avoir un enneigement de qualité.

 

 

 

4 février 2018

 

L’anticyclone scandinave prend le dessus et une circulation de nord-est s’établit sur nos régions. Des occlusions, désormais affaiblies, nous reviennent sous la forme de retours d’est.

 

Le ciel est souvent très nuageux avec des stratocumulus (parfois doublés de cumulus), mais il y a aussi des éclaircies avec cumulus et altocumulus. De temps en temps, on note également quelques flocons de neige.

 

Au littoral, en raison des températures plus élevées dans les basses couches, l’air est plus instable, avec moins de stratocumulus et des éclaircies plus belles, mais aussi des cumulonimbus avec averses.

 

Après des gelées nocturnes quasi généralisées (une large bande littorale en a été épargnée, ainsi que ponctuellement quelques localités du sud du pays), les températures maximales sont remontées jusqu’à 5 ou 6°C sur l’ouest et l’extrême nord du pays, mais seulement jusqu’à 2 ou 3°C sur le centre. Sur les hauteurs, on a assisté à une gelée permanente marquée, avec un maximum de –3,7°C à Mont-Rigi et de –3,0°C à Elsenborn. Saint-Hubert ne dépasse pas –1,8°C et Bièvre, –1,4°C.

 

Le sol commence à être enneigé à partir de 200-300 mètres d’altitude environ (plutôt 200 mètres au sud du massif ardennais, plutôt 300 mètres au nord).

 

À Mont-Rigi, on mesure 10 cm de neige ; à Bièvre, 3 cm ; à Aubange, 2 cm ; à Gouvy, 1 cm.

 

La photo ci-dessous, de Frahan, montre à merveille comment la neige tient sur les hauteurs, mais a encore du mal à accrocher le sol de la vallée.

 

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5 février 2018

 

Le régime devient nettement plus anticyclonique, avec du beau temps (quelques altocumulus et quelques cumulus) après la dissipation de la grisaille matinale (stratus fractus, parfois nebulosus). En Gaume, on note encore pas mal de stratocumulus en matinée.

 

Les températures minimales tournent autour de 0°C au littoral et à l’ouest (même +2,3°C au port de Zeebruges), de –2°C au centre et de –6°C sur les hauteurs. En raison d’une certaine turbulence de l’air, l’air froid ne s’accumule pas encore dans les cuvettes et c’est bien Mont-Rigi qui connaît la température la plus froide, avec –6,5°C.

 

En journée, grâce au soleil, les températures remontent avec cependant des valeurs assez variables : entre 2 et 6°C en plaine et entre –2 et –4°C sur les hauteurs (là, il fait fort froid même en journée).

 

À plus basse altitude, la neige au sol tend à disparaître par sublimation (températures positives mais points de rosée fort bas dans l’air sec). Cela signifie que la neige passe directement du solide à la vapeur, sans passer par le stade de neige fondante (avec gadoue, etc.). Même à Wideûmont, la couche de neige diminue fort, en restant blanche mais en présentant des trous de plus en plus grands.

 

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Webcam IRM – Wideûmont – 5 février 2018 à 16h10

 

À Mont-Rigi par contre, la couverture neigeuse reste intacte et l’épaisseur ne diminue que peu en journée.

 

 

 

6 février 2018

 

L’air est froid sur tout le pays, mais une perturbation liée à un front chaud immobilisé au sud de notre pays coupe littéralement notre pays en deux, avec de la neige au sud et une absence totale de neige au nord. Cette ligne, pratiquement droite, s’étend de Valenciennes (FR) à Maastricht (NL) en passant à une dizaine de kilomètres au nord de l’axe Charleroi – Namur – Liège. En d’autres termes, les trois villes en question sont sous la neige, mais il n’y a absolument rien à Bruxelles.

 

La délimitation, par ailleurs, est très nette : en peu de kilomètres, on passe d’un sol vert à un sol recouvert de 3 à 4, voire même de 6 centimètres de neige.

 

La carte ci-dessous reprend la situation en début de soirée. Celle-ci a pu être réalisée grâce aux nombreuses photos et mesures faites par des particuliers. Un merci tout particulier est adressé au collectif Info Météo qui a récolté et regroupé toutes ces données.

 

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Il s’agit là d’une situation très difficile à cerner pour un prévisionniste. Il s’en est fallu de peu, par ailleurs, pour qu’il n’y ait pas de neige au sud non plus, mais de la pluie verglaçante. Le sondage atmosphérique d’Idar-Oberstein de 19 heures, très représentatif, aussi, pour le sud-est de la Belgique, nous montre de l’air froid dans les basses couches, poussé par un vent de nord-est. Vers 1000 mètres d’altitude, c’est de l’air plus doux et sec qui est acheminé, tandis qu’un peu au-dessus de 2000 mètres, c’est l’air humide, accompagnés des nuages neigeux, qui amené par des vents de sud-ouest.

 

Une couche de dégel est présente entre 1000 et 1200 mètres environ, mais grâce aux points de rosée très bas à ce niveau, la neige ne se transforme pas en pluie. À Metz par contre, on observe bel et bien des pluies verglaçantes. Paris par contre n’a pas été affectée par la langue d’air doux vers les 1000 mètres d’altitude (restants d’un secteur chaud située plus à l’est) et connaît en plein les chutes de neige (couche montant rapidement à 8 cm à l’aéroport de Charles de gaulle).

 

Chez nous, la partie du pays située au sud de la ligne précitée connaît toute la journée un nimbostratus neigeux, avec de la neige certes faible, mais tombant en continu sous un ciel gris blanchâtre, sans relief aucun. À Bierset par exemple, on observe un enneigement de 2 cm à 16 heures et de 4 cm à 19 heures, avant de monter à 5 cm en cours de nuit. À Mont-Rigi, la couche finira par atteindre 15 cm (mais là, de la neige préexistait déjà).

 

Au littoral, région la plus éloignée de la zone de neige, le temps est particulièrement beau et ensoleillé, mais avec un vent fort froid. Au centre du pays, le ciel est plus nuageux avec des cirrus/cirrostratus et des altocumulus, et des cumulus qui se forment en dessous vers midi. L’après-midi, ces cumulus se réduisent à des fractus avant l’arrivée de bancs de stratocumulus.

 

Les températures maximales : 2 à localement 3°C sur l’ouest et le nord du pays, 0 à 1°C au centre et le plus souvent des gelées permanentes de –1 à –3°C dans les régions où il neige. Mais localement dans les vallées, il y a un dégel temporaire.

 

 

 

7 février 2018

 

La limite de la neige au sol, par rapport à la veille, n’a pas bougé (à un ou deux kilomètres près). L’épaisseur de la neige, par contre, a encore quelque peu augmenté par endroit, plus spécifiquement sur la bordure sud du pays.

 

Ci-dessous, la carte reprenant cette fois-ci les données officielles, mesurées par l’IRM à 8 heures du matin en ce 7 février.

 

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Et voici la liste des stations avec les mesures :

 

Mont-Rigi : 15 cm

Presgaux (Couvin) : 12 cm
Bièvre : 9 cm
Gouvy : 8 cm

Frassem (Arlon) : 8 cm
Aubange : 7 cm
Sivry : 6 cm
Bierset : 5 cm
Gosselies : 5 cm
Florennes : 4 cm
Angleur : 4 cm
Hastière : 3 cm
Stree (Huy) : 2 cm
La Hestre : 1 cm (couverture incomplète)

 

À côté des 15 cm de Mont-Rigi, on remarquera les 12 cm de Presgaux (près de Couvin), dans le sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Cette région est déjà plus touchée par la perturbation qui déverse toute sa neige sur Paris. En effet à l’aéroport de Charles De Gaulle, la couche atteint 15 cm, et il neige avec des rafales jusqu’à 60 km/h. À Montsouris, la couche atteint 12 cm.

 

À Chartres et à Orléans, on mesure 15 cm.

 

En journée, les chutes de neige cessent, mais le ciel reste fort gris sur le sud du pays, avec un stratus persistant. Ce n’est qu’après le coucher du soleil que le ciel se dégagera.

 

Au nord d’une ligne qui vers midi s’étend… à nouveau de Valenciennes à Maastricht, le temps est beau avec juste quelques bancs d’altocumulus. Dans la zone limite, le ciel tend à être plus nuageux en matinée (brumes, stratocumulus résiduels puis altocumulus) et plus dégagé l’après-midi.

 

Les maxima, sous le soleil, se situent souvent autour de 2°C en plaine. Le sud et l’est du pays connaissent des gelées permanentes presque généralisées, avec des maxima de –3 à –4°C sur les hauteurs et un peu inférieurs à 0°C dans les vallées. Ici et là quelques valeurs positives avec 1,1°C à Hastière, 0,8°C à Aubange et 0,3°C à Buzenol.

 

En soirée, avec les éclaircies qui se généralisent, les températures sont en chute libre.

 

 

 

8 février 2018

 

Une nuit généralement peu nuageuse et un vent plus calme sont responsables d’une nuit très froide, notamment au-dessus des sols enneigés. C’est ainsi qu’Elsenborn plonge jusqu’à –15,9°C ! Gouvy enregistre –12,8°C, Bièvre –11,7°C et Dourbes –10,5°C. Mont-Rigi, avec –9,9°C, n’arrive tout juste pas à franchir la barre de –10°C.

 

Ailleurs, le froid est plus modeste, avec des valeurs comprises le plus souvent entre –4 et –8°C (Uccle : –4,8°C). Le bord immédiat de la mer ne connaît pas de gel, avec un minimum de +0,4°C au port de Zeebruges.

 

Le temps est généralement beau avec brume et cirrus, mais on observe aussi parfois d’importants bancs de stratocumulus, localement coriaces. Au littoral, des cirrostratus apparaissent en cours d’après-midi.

 

Les températures maximales sont très différentes d’un endroit à l’autre. Sur l’ouest et le nord du pays, on atteint 5 à 6°C, encore 4°C au centre mais plus que 1 à 2°C sur le centre-est et le centre-sud du pays. En Haute Belgique, on observe de faible gelées permanentes (de 0 à –1°C) sur les Hauts Plateaux, mais 2°C à Elsenborn, Bièvre et Gouvy.

 

 

 

9 février 2018

 

Une prévision neigeuse ultra-médiatisée. On attend 2 à 5 cm de neige… présentés comme un événement exceptionnel ! Et pour finir, il ne tombera même pas ça ! Pas mal d'ironie a d'ailleurs circulé sur les réseaux sociaux à ce propos, comme par exemple cette image :

 

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Malgré cela, la journée a été loin d’être inintéressante. La carte ci-dessous (situation vers midi) montre la Belgique prise en tenaille par la neige : à l’ouest une neige fraîchement tombée, à l’est une neige déjà présente sur le sol depuis plusieurs jours.

 

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Cette neige s’avance vers l’est, ce qui fait qu’à un moment, le pays tout entier ou à peu près se retrouve enneigé. Mais ce moment est bref, le dégel intervient presqu’aussitôt et en plaine, la couche de neige fondra aussi vite qu’elle ne s’est formée. En plus, bien souvent, il n’est pas tombé grand-chose.

 

À Gosselies par exemple, on relève 2 cm à 19 heures. À Uccle, la toute nouvelle snowcam laisse voir un mince enneigement, mais complet à 16h45.

 

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Cette couche augmentera encore un peu en soirée (jusqu’à 2 cm), puis le dégel interviendra déjà, de telle sorte que le lendemain matin, il n’en restera que des traces.

 

En Haute Belgique par contre, l’hiver est bien installé et les nouvelles chutes de neige augmentent encore légèrement la couche.

 

Deux occlusions, en effet, traversent le pays et sont suivies d’air maritime un peu plus doux.

 

Le temps, d’abord légèrement voilé par des cirrus, devient rapidement couvert avec altostratus (parfois translucidus), suivis de nimbostratus neigeux.  Au littoral, le ciel est bien couvert toute la journée et la neige y arrive dès la fin de matinée. Mais le dégel arrive là dès l’après-midi, avec de la pluie et des températures de 4 à 5°C en début de soirée. Au centre du pays, c’est en fin de soirée que le dégel intervient. En Haute Belgique, le ciel est gris (stratus et stratocumulus, plus tard altostratus partiellement visible) et, comme déjà dit, l’hiver et le gel se maintiennent.

 

10 février 2018

 

Le temps redevient maritime et, paradoxalement, assez beau.

 

Après la dispersion de stratocumulus matinaux, on note de larges éclaircies avec quelques cumulus et, plus tard, des cirrus suivis de quelques altocumulus (au littoral, aussi altostratus). Sur l’est du pays, on note encore un peu de pluie, et des éclaircies qui arrivent plus tard. Dès 300 mètres d’altitude, ces précipitations tombent sous forme de neige. En Ardenne par exemple, le ciel est uniformément gris en matinée, puis des stratocumulus se dessinent l’après-midi, et se déchirent en évoluant en cumulus au sein d’éclaircies. La Gaume, quant à elle, ne connaît pratiquement pas d’éclaircies.

 

La neige ne subsiste que sous forme de traces au centre du pays. Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, la neige est encore intacte en matinée, mais fond durant l’après-midi. En Haute Belgique, la neige est excellente, notamment dans les Hautes-Fagnes, mais le plateau ardennais reste enneigé aussi avec, là, quelques 6 cm.

 

Les températures maximales : environ 7°C sur l’ouest et le nord, 4 à 6°C ailleurs en Basse et Moyenne Belgique et faibles gelées permanentes sur les plateaux ardennais et fagnards.

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DEUXIÈME DÉCADE DE FÉVRIER

 

 

 

11 février 2018

 

Une perturbation frontale complexe traverse le pays dans la nuit du 10 au 11 et est suivie de courants instables, dont la propension aux averses ne se réveille vraiment qu’en soirée et la nuit suivante.

 

En journée, on observe des cumulus et cumulonimbus aussi, mais les averses sont plus isolées. À côté de cela, on note des bancs de stratocumulus et d’altocumulus coexistant avec des éclaircies.

 

Avec des températures en altitude, le soir, qui descendent jusqu’à –7°C au niveau 850 hPa (1351 m) et jusqu’à –17°C au niveau 700 hPa (2835 m), les averses se mettent à tomber sous forme de neige jusqu’en plaine. Mais les températures dans les toutes basses couches restent généralement trop élevées pour reformer une couche de neige en Basse et Moyenne Belgique. Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse par contre, la neige accroche, tandis qu’en Haute Belgique, la couche augmente, jusqu’à 23 cm dans les Hautes-Fagnes (où on mesurait déjà 18 cm le matin).

 

En journée, grâce aux éclaircies, les maxima sont relativement doux en plaine, avec 7 à 8°C, mais plutôt froids sur les hauteurs, avec à peine 0,1°C à Mont-Rigi.

 

 

12 février 2018

 

Une crête anticyclonique, issue de l’anticyclone des Açores, influence le temps de nos régions.

 

Le temps est donc assez beau, avec des cumulus jusqu’au stade mediocris, et parfois un peu de stratocumulus d’étalement.

 

La couche de neige atteint désormais son maximum dans les Hautes-Fagnes, avec 24 cm. En gros, on peut parler d’une belle couverture neigeuse à partir de 400 mètres d’altitude, voire un peu moins. Entre 200 et 300 mètres, la neige laissée par les averses nocturne fond en journée.

 

Les températures maximales : 6°C en plaine, 5°C au centre, 3°C sur les plateaux de l’Entre-Sambre-et-Meuse et –1 à 0°C sur les Hauts Plateaux.

 

 

13 février 2018

 

L’influence anticyclonique se maintient encore avec à la clé une très belle journée, quelques rares petits cumulus et, en deuxième partie de journée, des voiles de cirrus. En Ardenne, on note aussi l’un ou l’autre banc d’altocumulus.

 

Le matin, le gel est quasiment généralisé (seuls quelques endroits du nord et de l’ouest y échappent). En Haute Belgique, au-dessus de la neige, il fait carrément froid avec –7,0°C à Mont-Rigi, –8,0°C à Gouvy et –10,5°C à Elsenborn.

 

En journée, en raison de l’origine maritime de l’air, les températures remontent encore assez bien, avec 5 à 7°C en plaine ainsi que dans les vallées et 1 à 2°C sur les Hauts Plateaux.

 

 

14 février 2018

 

Une occlusion affaiblie tente d’atteindre nos régions, mais n’y arrive pas. Les hautes pressions continentales commencent, peu à peu, à prendre de l’importance pour nous. Il en résulte du très beau temps, avec de nouveaux voiles nuageux en deuxième moitié de journée (d’abord cirrus, puis altocumulus/altostratus). Le sud du pays connaît aussi quelques cumulus.

 

Nuit très froide parfois même en plaine, avec –5,0°C à Deurne et –4,9°C à Kleine Brogel (mais 0,0°C à Beitem). À Elsenborn, le mercure descend jusqu’à –10,7°C. En journée, l’air maritime n’est que peu continentalisé et les maxima remontent à nouveau jusqu’à 5 à 7°C en plaine et 0 à 1°C sur les hauteurs.

 

La couche de neige, au-dessus de 400 mètres (et parfois un peu en dessous) reste complète. À Mont-Rigi, on mesure encore 19 cm.

 

 

 

15 février 2018

 

L’occlusion, la veille, avait échoué dans sa progression, mais pas le système frontal suivant, qui réussit à traverser le pays. En raison de la présence d’un secteur chaud, les températures remontent très fort. Les maxima, atteints en milieu de journée sur l’ouest et en soirée sur l’est, varient entre 10 et 12°C en plaine (12,2°C à Kruishoutem) et entre 3 et 4°C dans les Hautes-Fagnes (3,6°C à Mont-Rigi).

 

Le temps est d’abord couvert et faiblement pluvieux, puis des éclaircies se profilent avec des altocumulus et cumulus (fractus), se développant quelque peu par la suite. Sur l’est et le sud, les éclaircies tardent à venir, avec un temps particulièrement brumeux sur la seconde région.

 

À Beausaint, on voit très bien cette brume dans les vallées, et les nuages de la perturbation au-dessus (situation typique d’un temps de dégel).

 

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Webcam MB – Beausaint – 15 février 2018 à 15h20

 

Avec des températures proches de 5°C vers 400 mètres d’altitude, la neige est très malmenée et fond presque entièrement. Dans les Hautes-Fagnes, la neige souffre beaucoup aussi, mais la couverture reste complète. L’épaisseur, cependant, passe de 17 cm le 14 à 13 cm le 16.

 

 

 

16 février 2018

 

Le froid reprend rapidement ses droits. À Kruishoutem, après les 12,2°C de la veille, la température n’affiche plus que 0,6°C au petit matin. À Koersel, on passe de 10,7°C à –2,1°C. Mais en journée, les températures remontent sous un beau soleil dans un air maritime commandé par un nouvel anticyclone. Les maxima, en fin de compte, atteignent 8 à 9°C en plaine et 3 à 5°C sur les hauteurs.

 

Le ciel est bleu, avec à peine quelques cumulus, s’aplatissant rapidement. Ici et là aussi quelques voiles de cirrus, et un brouillard coriace en matinée sur le sud du pays.

 

La neige fond (presque) entièrement vers 400 mètres d’altitude, et fond en partie vers 500 mètres. Au-dessus, la couche reste intacte mais les centimètres diminuent.

 

 

17 février 2018

 

Une perturbation passe au sud par rapport à nos régions, avec beaucoup de nuages en Gaume, altostratus parfois doublés de stratocumulus, le tout se déchirant avec altocumulus par la suite.

 

En matinée, ces nuages touchent les autres régions aussi, mais là, le temps est beau l’après-midi, même tout à fait serein au littoral et avec quelques altocumulus et/ou cirrus et/ou cumulus ailleurs.

 

Les températures minimales se situent souvent autour de 0°C en plaine (un peu plus froid au nord et à l’est avec –2 à –3°C) et entre –2 et –7°C sur les hauteurs (une poche d’air froid a réussi à se reformer à Elsenborn en milieu de nuit avec –7,2°C).

 

Les maxima sont fort variables d’un endroit à l’autre aussi, avec 6 à 10°C  en plaine et 3 à 5°C sur les hauteurs. À Kruishoutem, on note 10,0°C et à Kleine Brogel, 6,2°C. Dans la vallée de la Meuse, on enregistre 9 à 10°C, mais seulement 4 à 5°C en Gaume.

 

En-dessous de 500 mètres, il y a désormais peu ou pas de neige au sol.

 

 

18 février 2018

 

Les hautes pressions continentales refont parler d’elles. De plus en plus, nous nous trouvons en situation de blocage.

 

Le temps reste beau, mais avec une tendance prononcée aux brouillards matinaux. L’après-midi, on observe des cumulus et quelques cirrus. Près de la mer, il n’y a ni brouillard, ni cumulus, mais bien des cirrus.

 

Avec un petit vent de sud-est à sud, l’air qui est acheminé est déjà plus continental, mais pas encore vraiment froid en raison d’une origine méridionale. Juste les nuits sont froides par endroit.

 

En plaine, ce sont à nouveau le nord et l’est qui connaissent les températures les plus froides, avec –5,4°C à Genk, –5,0°C à Deurne et –4,8°C à Kleine Brogel. Au littoral, le minimum est de 0,8°C au port de Zeebruges, mais de –4,1°C à l’aéroport de Middelkerke. Au centre, on note –0,1°C à Beauvechain mais –2,6°C à Zaventem. En Haute Belgique, on observe –3,0°C à Saint-Hubert mais –11,0°C à Elsenborn.

 

En journée, les températures s’égalisent (à altitude égale) dans une certaine douceur, avec 8 à 9°C en plaine et 2 à 4°C sur les hauteurs.

 

 

 

19 février 2018

 

Les vents sont toujours méridionaux (ils tendront vers l’est en soirée), mais en raison d’un ciel nettement plus nuageux, les maxima sont moins élevés. Le plus souvent, ils se situent autour de 4°C en plaine et autour de 0 ou 1°C sur les hauteurs.

 

Le froid se réinstallant en Haute Belgique, les régions encore couvertes de neige le resteront. À Mont-Rigi, la couche est de 12 cm. Elle ne diminuera que de 1 cm pour se stabiliser à 11 cm pour une longue période. Cette stabilisation d’une couche complète vaut aussi pour Wirtzfeld et pour la Baraque de Fraiture. En dessous de 550 mètres d’altitude par contre, les couches neigeuses sont souvent incomplètes et resteront telles quelles au cours des jours à venir.

 

Vers 400 mètres, vu le peu de précipitations, la neige qui a disparu en raison du redoux ne reviendra pas. Le froid y restera sans neige.

 

Le ciel est très nuageux à couvert avec principalement des altostratus/altocumulus. Dans les quelques éclaircies, on aperçoit des cirrus. En dessous, on note aussi le passage de bancs de stratocumulus, plus spécialement au sud du pays. Les précipitations, comme dit ci-dessus, sont peu significatives, sauf sur l’ouest du pays où les nuages sont plus épais (tendance nimbostratus) avec localement 2 à 3 mm de pluie (Passendaele, 2,7 mm ; Beitem : 2,8 mm).         

 

    

 

20 février 2018

 

Alors qu’on en parlait déjà depuis quelques temps, maintenant c’est confirmé dans les prévisions : l’air arctique est en route vers notre pays. Il fera très très froid à la fin du mois !

 

En attendant, il continue à faire juste frais. Le vent, d’abord hésitant, tend à s’orienter au nord-est en deuxième moitié de journée. Un front chaud, d’origine maritime, tente encore d’aborder notre pays, mais reste bloqué à l’ouest de nos frontières avant de reculer sous l’effet de la circulation de nord-est qui se met en place.

 

Il s’ensuit que le ciel est nuageux sur nos régions, avec parfois des stratocumulus et d’importants bancs d’altocumulus épais, parfois fort flous. Quelques éclaircies aussi, avec des cirrus. Le tout dans un ciel brumeux, avec au littoral un ciel couvert de stratus/stratocumulus persistant toute la journée.

 

Les températures minimales sont souvent proches de 0°C en plaine, sauf en Campine où, avec –2 à –3°C, les valeurs sont plus basses. Sur les hauteurs, on note de –4 à –5°C. En journée, les températures atteignent 5 à 6°C en plaine et près de 2°C sur les hauteurs.

 

La couche de neige atteint encore 11 cm à Mont-Rigi, 8 cm à Gouvy tandis que des traces de neige sont signalées à Bièvre. À Bastogne, la couverture neigeuse est très incomplète aussi. Par contre, l’enneigement est intact, en autres, à Wideûmont, à la Baraque de Fraiture et à Wirtzfeld.

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TROISIÈME DÉCADE DE FÉVRIER

 

 

21 février 2018

 

On parle toujours du froid à venir, mais d’abord, c’est surtout la pollution de l’air qui est un sujet de préoccupation. En effet, une petite couche d’inversion subsiste vers les 1000 mètres d’altitude, ce qui retient la pollution dans les couches inférieures.

 

Le temps est beau avec de la brume sèche et, très localement, quelques cumulus fractus de basses couches. Notamment du côté de Liège, l’atmosphère prend même une teinte jaunâtre. En outre, cette brume sèche et en partie pollué est perceptible jusqu’en Ardenne.

 

Avec une circulation de nord-est bien en place (et des vents de nord-nord-est en surface), le gel nocturne est à présent quasi généralisé en plaine avec ici et là des pointe jusqu’à –4°C. En Haute Belgique, on observe jusqu’à –7,7°C à Elsenborn. En journée, les températures remontent encore bien, avec près de 5°C en plaine et entre 0 et 2°C sur les hauteurs. Mais une certaine turbulence de basses couches réveille une sensation de froid.

 

À la suite de la sublimation de la neige, la couverture devient peu à peu lacunaire à Wideûmont. Ailleurs, la situation est quasiment inchangée (toujours 11 cm à Mont-Rigi).

 

 

 

22 février 2018

 

L’influence anticyclonique est bien présente et, avec un vent qui dans les basses couches s’est orienté au nord-est, l’air est continental et froid. Mais le grand froid se trouve encore au nord-est du continent, au-delà d’un front froid qui s’étend de la Scandinavie à l’Ukraine en passant par l’est de la Pologne.

 

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Source : collectif Info Météo

 

Il n’en est pas moins que le gel nocturne continue à être bien présent en Belgique, avec souvent des valeurs autour de –3°C en plaine (localement –4 à –5°C), et de –6 à –7°C sur les hauteurs. Avec le renforcement du vent, les poches d’air froid (radiatif) disparaissent des cuvettes et ce sont véritablement les Hauts Plateaux qui connaissent les valeurs les plus basses avec –6,8°C à Mont-Rigi et –7,0°C à Saint-Hubert.

 

En journée, le temps est ensoleillé avec quelques cumulus. Avec une inversion désormais située plus haut, la dispersion des polluants devient un peu meilleure et le ciel, plus bleu. La remontée des températures en journée, jusqu’à 5°C en plaine, donne cette instabilité qui permet la formation des cumulus mais qui crée aussi pas mal de turbulence, ce qui fait que l’on ne ressent même pas cette hausse diurne de la températures. Sur les Hauts Plateaux par ailleurs, il fait plus froid que la veille avec des maxima de –1 à 0°C.

 

La situation de l’enneigement ne change toujours pas de façon significative. Juste à Wideûmont, la couche neigeuse continue à « se trouer ». En fin de journée, elle devient vraiment incomplète.

 

 

 

23 février 2018

 

La situation météorologique, au-dessus de nos régions, évolue peu. Le ciel est à nouveau serein, si l’on excepte quelques rares cumulus. Les températures minimales se situent le plus souvent entre –2 et –4°C en plaine et entre –7 et –8°C sur les hauteurs, avec cette fois-ci encore la primeur pour les Hauts Plateaux proprement dits (Mont-Rigi : –8,0°C ; Saint-Hubert : –7,6°C). En journée, les températures baissent un peu par rapport à la veille, avec 3 à 4°C en plaine mais localement plus que 1 à 2°C en Moyenne Belgique. Sur les hauteurs ardennaises et fagnardes, les maxima se situent autour des –1 à –2°C (–2,3°C à Mont-Rigi). Avec le vent cependant, ces températures paraissent bien plus froides.

 

La situation de l’enneigement, en Haute Belgique, n’évolue pas sauf là où l’enneigement est incomplet : les plaques de neige continuent à diminuer.

 

 

 

24 février 2018

 

Le front froid, précédant l’air arctique, s’approche maintenant à grands pas de nos régions, mais ne les atteindra que le soir. Le ciel est d’abord serein, puis se voile de cirrus, tendance cirrostratus à l’approche du front.

 

Les températures minimales, assez homogènes en raison du vent, se situent autour de –4°C en plaine et –8 à –9°C sur les hauteurs (avec toujours Mont-Rigi comme lieu le plus froid, avec –9,1°C). Les températures maximales, provisoirement, remontent un peu, avec 5 à 6°C en plaine et 0 à 2°C sur les hauteurs. Mais avec le vent fort, cette hausse n’est pas du tout ressentie. Presque partout, les rafales dépassent 50 km/h et parfois même 60 km/h (Uccle : 61 km/h).

 

 

 

25 février 2018

 

Le front qui vient de passer est parfaitement sec et, les cirrus de la veille évacués, le ciel est tout à fait bleu en ce 25 février et ce, en toutes régions. Mais il fait encore plus froid et cela se ressent surtout en Haute Belgique.

 

Les minima, là, se situent entre –9 et –11°C (Mont-Rigi : –10,8°C) tandis que les maxima ne dépassent plus –3 à –4°C. En plaine, les minima restent homogènes en raison du vent, autour de –4°C, mais les maxima sont en baisse. Dans le centre-est du pays, les maxima peinent encore à dépasser 0°C, avec 0,5°C à Beauvechain, 0,2°C à Gorsem et à Bierset et même –0,3°C à Gembloux. Plus à l’ouest, mais aussi dans certaines vallées de l’est et du sud, les maxima atteignent encore 1 à 2°C, très localement même 3°C. Mais en raison de la turbulence de l’air, le froid devient de plus en plus insupportable.

 

L’humidité de l’air est aussi remarquablement basse, avec seulement 27% à Uccle et 21% à Humain à la mi-journée.

 

À noter que la couche de neige reste stable à Mont-Rigi, toujours avec 11 cm.

 

 

 

26 février 2018

 

Un autre petit front nous apporte de l’air un peu plus humide tandis que l’air froid gagne rapidement en épaisseur avec des températures en altitude qui, dès la nuit du 25 au 26, tombent à des valeurs extrêmement basses, avec au-dessus de Beauvechain –14°C au niveau 850 hPa (1475 m) et –24°C au niveau 700 hPa (2922 m). Même si ce ne sont pas des records, de telles valeurs peuvent déjà être considérées comme remarquables pour la saison.

 

En surface, la température baisse aussi, avec des minima de –5 à –7°C en plaine et de –11 à –12°C sur les hauteurs. En journée, les températures dépassent parfois encore tout juste 0°C en plaine (Coxyde : 0,8°C ; Kruishoutem : 0,5°C ; Kleine Brogel : 0,4°C ; Passendaele : 0,3°C ; Koersel : 0,2°C ; Deurne et Semmerzake : 0,1°C). Sinon, les températures restent négatives avec 0 à –3°C en Moyenne Belgique et –6 à –7°C sur les Hauts Plateaux. Pour les régions à basse altitude, on peut déjà parler d’une gelée permanente fort tardive.

 

Il est surtout intéressant de noter que la baisse encore plus marquée des températures en altitude donne à l’atmosphère une véritable configuration instable. Avec l’humidité résiduelle (principalement en provenance de la Baltique et de la Région des Frises), des cumulus se forment, se développant parfois en petits cumulonimbus donnant un peu de neige.

 

Toutefois, un phénomène plus surprenant et surtout inattendu s’est produit : des chutes de neiges plus fortes sur une bande orientée ENE – WSW un peu au nord de la Meuse. Que s’est-il passé ?

 

Il s’agit en fait de neige « industrielle ». Les nuages décrits ci-dessus, en passant au-dessus des bassins industriels allemands, ont reçu un coup de pouce dans leur développement grâce à la chaleur et la vapeur d’eau des fumées d’usine, mais aussi par une présence plus grande de noyaux de condensation issus de ces mêmes fumées. Ceci a permis, très localement, de former de grosses averses de neige qui, avec les courants généraux, se sont ensuite déplacées vers la Belgique.

 

Notamment les régions de Hannut et de Waremme ont été touchées, mais l’aéroport de Charleroi, aussi, a reçu ses 2 cm de neige.

 

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Source : IRM – Info Météo

 

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Crédit photo : S. Delfosse, via le collectif Info Météo

 

 

Et ci-dessous, les petits cumulonimbus « naturels » des autres régions de Belgique.

 

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Webcam IRM – Uccle – 26 février 2018 à 14h10

 

 

27 février 2018

 

Le temps reste très froid, mais l’instabilité diminue et ne permet plus que de former des cumulus humilis dans un ciel autrement bleu. En fin d’après-midi, quelques cumulus parviennent à se développer un peu plus et à produire des virga.

 

Les températures minimales se situent le plus souvent entre –6 et –8°C en Basse et Moyenne Belgique (avec un très surprenant –9,5°C à Angleur) et entre –10 et –13°C sur les hauteurs (–13,2°C à Mont-Rigi).

 

Comme la veille, les maxima dépassent tout juste 0°C ici et là (1,0°C à Coxyde ; 0,2°C à Kleine Brogel ; 0,1°C à Middelkerke, Zeebruges et Semmerzake), sinon on observe un deuxième jour de gelées permanentes presque généralisés, avec pratiquement les mêmes températures que la veille.

 

En altitude, la température descend encore un peu au niveau 850 hPa (1460 m), pour atteindre –16°C au-dessus de Beauvechain à 13 heures. La nuit suivante, la température remonte un peu au niveau 850 hPa pour atteindre –15°C, mais descend encore un peu plus au niveau 700 hPa (2844 m) pour atteindre –26°C. Cette dernière température est exceptionnelle pour une nuit du 27 au 28 février. Les records pour ce niveau (depuis 1951) sont de –29°C pour février (01/02/1956 – 2830 m) et de –24°C pour le mois de mars (12/03/2006 – 2870 m).

 

La neige est encore (partiellement) présente dans les régions touchées par la « neige industrielle ». À Angleur, par exemple, on mesure 1 cm. En Haute Belgique, quelques averses avaient également augmenté la couche la veille, avec 15 cm désormais à Mont-Rigi (contre 11 cm le matin de la veille). À Wideûmont, la très mince couche qui s’était formée s’est aussitôt sublimée, ce qui fait qu’en ce matin du 27 février, il ne reste que les plaques de vieille neige.

 

 

 

28 février 2018

 

La vague de froid atteint son pic d’intensité. À présent, la barre des –10°C est dépassée, ici et là, même en Basse et Moyenne Belgique. Kleine Brogel et Gorsem descendent jusqu’à –10,4°C, Gosselies jusqu’à –10,2°C et Zaventem jusqu’à –10,1°C. Gembloux, Beauvechain et Bierset y arrivent presque avec, respectivement, –9,8°C, –9,7°C et –9,5°C.

 

Dans la vallée de la Meuse, Hastière enregistre –11,3°C tandis que sur les Hauts-Plateaux, Mont-Rigi note –15,1°C et Saint-Hubert, –14,3°C. Un rapide faiblissement du vent en début de soirée (la veille) dans la cuvette d’Elsenborn a aussitôt formé un « lac » d’air froid avec une température qui passe la barre des –15°C dès 23h. En ce matin du 28 février, le minimum est de –18,0°C à la station d’Elsenborn, tandis que la température à 7 heures est de –17,3°C. Puis le mercure replonge une nouvelle fois, avec un minimum définitif de –18,1°C à 7h23.

 

Cette température n’est pas loin des –19,2°C du 25 février 1993. À noter que le 1er mars 2005, le thermomètre d’Elsenborn avait indiqué –18,3°C.

 

Pour les Hautes-Fagnes, les –15,1°C restent assez éloignés des –17,7°C de la Baraque Michel le 24 février 1956. La station d’Elsenborn n’existait pas encore à cette époque, mais au vu de la situation atmosphérique de ce jour-là (froid radiatif), la température a dû atteindre quelques –25°C à Elsenborn, voire moins.

 

En journée, le vent se remet à souffler de façon soutenue partout. À Elsenborn, le vent atteint des pointes à 47 km/h en soirée, mais ailleurs, le vent souffle encore plus fort. À Uccle, les rafales de vent d’est soufflent à 54 km/h l’après-midi et 61 km/h le soir. À Zeebruges à 20h, on atteint même 72 km/h en pointe (pour une vitesse moyenne de 50 km/h) avec une température de –4,3°C. Pour le ressenti, c’est certainement l’un des plus grands froids qu’ait connu notre côte belge à cette saison.

 

Mais ailleurs aussi, on peut parler d’un froid particulièrement insupportable. Et sur le thermomètre, plus aucun endroit de Belgique n’atteint 0°C. La valeur la moins froide revient à Kruishoutem avec –0,5°C. Sinon, il fait le plus souvent autour de –2°C en Basse et Moyenne Belgique et autour de –7 à –8°C sur les Hauts Plateaux.

 

Le ciel, pendant ce temps, est bien bleu partout. Ici et là, on aperçoit quelques petits cumulus, cumulus plus nombreux et un peu plus développés au littoral. En après-midi et surtout en début de soirée, on voit apparaître un voile de cirrus.

 

La température, en soirée, diminue rapidement dans un premier temps, puis se stabilise en raison de l’arrivée de nuages. L’épaisseur de l’air froid diminue. Durant la nuit du 28 février au 1er mars, la température est encore très basse vers 1000 mètres d’altitude, avec –13°C, mais au-dessus, une inversion se forme avec l’arrivée d’un air sensiblement plus doux, porté par des vents de sud-est.

 

Ceci annonce la fin prochaine de la vague de froid.

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PREMIERS JOURS DE MARS

 

 

 

1er mars 2018

 

De l’air un peu moins froid est déjà acheminé vers nos régions, avec ici et là quelques précipitations neigeuses liées à un front chaud.

 

C’est en altitude, surtout, que la différence est perceptible, avec une température passant de –13°C à +3°C à 1000 mètres d’altitude. En surface, les gelées permanentes disparaissent aussi de la Basse et Moyenne Belgique, mais les températures maximales ne dépassent que de peu le 0°C, avec au mieux +2°C. Les Hauts Plateaux, encore situés en dessous de l’inversion, connaissent des maxima de –3°C.

 

La nuit d’avant, les minima fort bas pour un mois de mars se sont situés entre –6 et –8°C en plaine et entre –10 et –12°C sur les hauteurs.

 

Le temps est bien moins beau que les jours précédents, avec des altostratus et altocumulus parfois épais, souvent doublés de stratocumulus et laissant peu de place aux éclaircies. Plus à l’est, le temps est plus lumineux, avec des bancs de stratocumulus/altocumulus moins étendus et des éclaircies accompagnées d’un voile de cirrus. Dans les zones de faibles précipitations, on note aussi des stratus.

 

Des traces de neige au sol sont observées dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, tandis que dans les Hautes-Fagnes, on mesure encore 11 cm à Mont-Rigi.

 

 

 

2 mars 2018

 

Situation météorologique complexe. Un front chaud, associé à une perturbation frontale à secteur chaud encore ouvert, aborde notre pays et achemine de l’air doux en altitude, avec des températures dépassant largement 0°C vers 1000 mètres d’altitude. Mais en surface, le vent d’est continue à nous apporter de l’air froid, qui tend même à devenir à nouveau plus froid.

 

Une zone de précipitations, qui aborde notre pays en matinée, donne des pluies verglaçantes. En bien des endroits, il pleut par des températures de –2 à –3°C, voire –4°C.

 

Puis dans le courant de la journée, le front s’occlut, l’air chaud est rejeté plus haut en altitude où il finit par descendre en dessous de 0°C. Plus aucune couche de l’atmosphère ne dépasse les 0°C et… la pluie se transforme en neige. Un peu partout, il se met à neiger sur le verglas.

 

En soirée, on mesure par exemple 2 cm à Anvers, 3 cm à Zaventem et 5 cm à Bierset. Ce n’est pas vraiment beaucoup, mais avec le verglas en plus, c’est suffisant pour générer une belle pagaille dans le pays.

 

Presque partout, on enregistre des maxima inférieurs à 0°C. Au relevés de 19 heures, le maximum ne dépasse pas –2,3°C à Uccle, –2,1°C à Beauvechain, –2,1°C à Middelkerke et –1,9°C à Zaventem, tout comme à Semmerzake. Ces températures, par la suite, augmentent un peu la nuit, mais restent le plus souvent négatives. Le vrai maximum d’Uccle, observé dans la nuit du 2 au 3, s’élève à –1,6°C.

 

C’est vraiment très bas pour la saison. Mais des maxima encore plus bas, en mars, ont été observés à Uccle en 2013 (–1,8°C le 11 mars), en 1987 (–2,2°C le 3 mars) et surtout en 1971 (–2,3°C le 4 mars, –3,1°C le 5 mars et –2,8°C le 6 mars, dans le cadre d’une série de 5 jours d’hiver consécutifs).

 

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Bruxelles, le soir du 2 mars – Crédit photo : Delphine Laroche via la page « Les fanas de neige en Belgique

 

 

 

3 mars 2018

 

En deuxième partie de nuit, les températures baissent à nouveau quelque peu, pour arriver à quelques –3°C en plaine et quelques –6°C sur les hauteurs. Le moins froid en Basse et Moyenne Belgique : Gosselies avec –1,4°C ; le plus froid : Coxyde avec –5,4°C.

 

Une bonne partie du pays est sous la neige. Voici quelques épaisseurs à 8 heures :

 

Angleur : 5 cm

Bierset : 4 cm

Uccle : 3 cm

Zaventem : 3 cm

Essen : 3 cm

Koersel : 3 cm

 

À Mont-Rigi, où de la neige préexistait, la couche est remontée jusqu’à 12 cm.

 

Notre pays se trouve à présent dans une zone d’éclaircies entre deux perturbations. Dans les basses couches, le vent continue à souffler d’est, et l’air maritime à l’arrière de la première perturbation s’en trouve assez continentalisé.

 

Les premières heures, le temps reste froid malgré le soleil, avec une neige qui résiste bien, mais dans l’après-midi, le soleil de mars est suffisamment chaud pour réchauffer l’air, qui est désormais coupé de ses origines très froides. Il en résulte des maxima nettement plus doux, quoique variables d’un endroit à l’autre, avec en plaine des valeurs de 3 à 9°C et des valeurs plus homogènes sur les hauteurs avec 4 à 5°C.

 

En effet, une forte inversion s’est formée au-dessus de la neige dans les éclaircies du matin, et celle-ci n’a pas été résorbée partout. Les valeurs les plus basses se retrouvent dans le nord et l’est avec 3,4°C à Kleine Brogel, 4,1°C à Retie et 4,3°C à Stabroek. Les valeurs les plus élevées sont enregistrées au sud-ouest des plaines, avec par exemple 8,7°C à Chièvres. Sur les plateaux de la Moyenne Belgique et, plus encore, sur ceux de l’Entre-Sambre-et-Meuse, il fait plus doux encore, avec 9,0°C à Gosselies et 10,5°C à Dourbes. Notons qu’à Dourbes, il n’y a pas eu de neige.

 

Le ciel, dans toutes ces régions, est bleu après l’évacuation des derniers nuages frontaux le matin, parfois avec une tendance à être un peu délavé. Les cirrus sont cependant parfois épais aussi. En fin de journée, un voile d’altitude apparaît, avec cirrostratus et bancs d’altocumulus. Au littoral, il fait en outre brumeux.

 

En Haute Belgique, c’est à nouveau une magnifique journée d’hiver, avec soleil et neige et des nuages pas très différents qu’en Basse et Moyenne Belgique. Parfois des bancs de brume et de brouillard se forment sur le sol (partiellement) enneigé.

 

En Gaume par contre, l’inversion ne se résorbe pas du tout. Le brouillard est coriace et se transforme plus tard en stratus. La température ne dépasse pas 1,4°C à Buzenol et 1,8°C à Aubange.

 

En soirée, les températures rebaissent partout et ce, malgré les nombreux nuages qui reviennent, parfois accompagnés d’un peu de pluie.

 

 

4 mars 2018

 

Cette seconde perturbation, qui est passée la veille au soir, n’a donné que peu de précipitations, mais elle a sonné le glas de l’hiver en toutes régions. L’air qui se situe à l’arrière est doux à tous les niveaux.

 

À nouveau, une large zone d’éclaircies nous vaut du très beau temps en matinée, avant que le ciel ne se voile de cirrostratus et d’altostratus, parfois accompagnés d’altocumulus et bientôt suivis par une zone de pluie.

 

Mais d’abord, le soleil et les températures, qui montent en flèche pour atteindre et dépasser les 10°C à 11 heures du matin en de nombreux endroits, donnent une véritable sensation de printemps, sensation qui se maintient longtemps encore après l’arrivée des nuages.

 

Les maxima, par endroit, sont vraiment élevés : 13,8°C à Beauvechain ; 13,2°C à Koersel ; 13,0°C à Genk ; 12,6°C à Retie ; 12,5°C à Angleur. Même les 11,4°C d’Uccle donnent une bien agréable sensation, surtout par contraste avec le froid des jours précédents.

 

En Haute Belgique, la situation est fort variable d’un endroit à l’autre. Saint-Hubert note 4,8°C, Mont-Rigi, 5,7°C mais Elsenborn, 7,6°C.

 

En Gaume, il reste encore pas mal de brouillards et nuages bas, avec des températures restant à la traîne : 7,4°C à Buzenol et 8,0°C à Aubange.

 

La neige disparaît rapidement. À Wideûmont, il n’en reste plus que des traces l’après-midi, malgré un très bref renouvellement de la couche la nuit du 3 au 4. Il en est de même pour Bastogne. À la Baraque de Fraiture, la couche est encore complète, mais en mauvais état. Seuls Mont-Rigi et Wirtzfeld tirent encore leur épingle du jeu.

 

Plus pour longtemps. L’hiver est terminé et ne semble plus revenir. Bien sûr, des plaques de neige pourraient rester coriaces dans les Hautes-Fagnes, mais pour les paysages d’hiver, c’est bien fini !

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