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froggy

la mort des abeilles

Messages recommandés

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

la suite: la mort des abeilles

Chez moi, cela fait plusieurs mois que je n'ai plus vu d'abeille domestique.

Et chez vous?

Il reste encore bien quelques abeilles solitaires et bourdons.

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crying.gif terrifiant...

Et dire qu'il y a des dizaines d'années qu'on lance des cris d'alarmes contre toutes sortes de pollutions, y compris EM, mais les lobbies les ont toutes niées ou ridiculisées...

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évidemment, chez moi, j'ai vu beaucoup moins des abeilles cette année, ca m'a beaucoup étonné et en plus chez moi, on a 10 ruches et maintenant il y a 4 sur 10 qu'il y a encore des abeilles et les autres plus rien et pourtant l'année passée, les ruches sont plein et maintenant presque plus rien

ca me parait un peu étrange!

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Moi c'est la contraire. Vous ne pouvez pas savoir la quantité d'abeilles que nous avons vu cette année! Des milliers, et elles bourdonnaient dans les vignes grimpantes du mur, et ce parfois jusqu'à 22h00 blink.gif

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Moi c'est la contraire. Vous ne pouvez pas savoir la quantité d'abeilles que nous avons vu cette année! Des milliers, et elles bourdonnaient dans les vignes grimpantes du mur, et ce parfois jusqu'à 22h00 blink.gif

Bizarre huh.gif

En plus chez moi, il y a une ruche au fond de mon jardin, dans un arbre, il y a des abeilles mais elles ne vont pas plus loin qu'à un mètre de l'arbre pour la plupart.

Comparé à l'année dernière où il y en avait pleins. dry.gif

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A ce sujet, l'excellent livre de Philippe de Villiers , homme politique français.

Quand les abeilles meurent, les jours de l'homme sont comptés

J'ai lu son livre, en dehors du fait qu'on aime ou pas le personnage politique, il a réalisé un excellent travail sur le sujet des abeilles.

Un petit lien pour comprendre rapidement le contenu du livre

Autre lien pour comprendre que les choses ne sont peut-être pas uniquement liées au Gaucho et au Régent

Dans ma région (le Gâtinais) qui en France est particulièrement connue pour son miel et son apiculture, tous les acteurs le disent : il y a moins d'abeilles ! J'achète toujours mon miel chez un apiculteur à côté de chez moi qui le dit : 40 à 50 % d'abeilles en moins depuis quelques années.

smile.gif

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Ce qui m'inquiète surtout dans cette histoire, c'est l'espèce. Je n'ai pas réussi à trouver l'âge exact d'apparition de cette charmante famille (on ne l'a connait peut-être pas ), mais elle est très ancienne, et à vécu des tas événements importants de l'Histoire de la Terre, et y a survécu. Il a fallu que l'Homme arrive pour remettre en cause la pérennité d'une tribu parfaitement adapté à toutes les situations. Ce qui pose de plus en plus la question de savoir si, oui ou non, nous venons de commencer la Sixième Extinction Massive des espèces*. Et si jamais vous êtes convaincu que la théorie du RC est exact, la question ne se pose plus.

*Tout le monde n'est pas d'accord sur le nombre exact de ces extinctions de masse. Il généralement admis qu'il y a eu 5 ( extinction de l'Ordovicien-Silurien, du Dévonien, du Permien -la plus importante-, du Trias Jurassique, et du Crétacé -adieu les dinos- ). Ce qui est repris il me semble dans le programme 2002 de SVT, Terminale S. Cependant, dû aux manques de fossiles pour les temps reculé, et le manque de clarté du seuil qui fait ou ne fait pas une extinction massive, la question du nombre exact reste ouverte.

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Il y a quelque jours ma grand mere a retrouvé des 10éne d'abeille morte par terre dans cour du jardin!

dry.gif

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Les chameaux s'y mettent !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Cependant, et heuresement, rien ne dit ( pour l'instant ? ) que l'Homme puisse avoir une part de responsabilité.

Mort des chameaux

Plus de 2000 dromadaires sont morts depuis le 10 août 2007 en Arabie Saoudite et diverses hypothèses sont avancées pour expliquer ces nombreuses mortalités subites. Depuis plusieurs années, les zones sahéliennes et la Corne de l’Afrique connaissent aussi de semblables hécatombes. En 1995-1996, le Cirad était déjà intervenu sur une épizootie mortelle affectant le dromadaire en Ethiopie.

Des analyses sont en cours pour confirmer ou écarter l’hypothèse d’intoxication alimentaire dans les pays concernés. L’empoisonnement par ingestion de plantes toxiques, les mycotoxines (champignons microscopiques) ou des carences minérales ont également été évoquées. Des facteurs multiples sont probablement en cause pour expliquer ces morts subites. Ils interviendraient comme éléments immunodépresseurs incluant certains virus pouvant accentuer la gravité des infections ou des parasitoses chez les animaux.

Comme l’explique Bernard Faye, Chargé de mission ressources animales au Cirad : « On assiste depuis une décennie à l’émergence de nouvelles pathologies chez les camélidés. Rien ne dit que les causes de ces maladies soient identiques car les symptômes ne sont pas toujours les mêmes ».

Le morbillivirus de la peste des petits ruminants

La peste des petits ruminants est présente en Afrique, sur la péninsule arabe, au Moyen-Orient et en Inde. Elle atteint surtout les ovins (moutons) et les caprins (chèvres) mais peut toucher d’autres espèces. La maladie se caractérise par une fièvre élevée, des lésions corporelles, une pneumonie et la mort dans les 8 jours.

En Ethiopie, dans les années 1995-1996 et au début des années 2000 au Soudan et au Kenya, le virus de la PPR (peste des petits ruminants) avait été identifié comme agent causal potentiel de la mort de centaines de dromadaires. Les observations cliniques et épidémiologiques couplées à des résultats de laboratoire (sérologies, détection du virus) conduisaient aussi à fortement suspecter le rôle de ce virus dans l’émergence d’une épizootie chez les populations camelines de la Corne de l’Afrique. D’autres agents pathogènes avaient été isolés mais leur présence pouvait résulter de l’immunodépression due à ce virus.

« Afin d’établir les causes de cette maladie et de confirmer ou non le rôle du virus de la PPR, des études complémentaires sont nécessaires : poursuite du diagnostic virologique, études épidémiologiques pour mesurer les rôles respectifs du virus, des autres agents pathogènes et des facteurs de risque environnementaux », précise François Roger, Chef de l' Unité propre de recherche (Upr) Epidémiologie et écologie des maladies animales du Cirad, « nous pourrons ainsi contribuer à comprendre les causes d’émergence de cette maladie et son impact socio-économique ».

Ce site dit la même chose, mais avec quelques petites différences :Univers-Nature

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Bonjour,

Ici comme audranvandepontseele, nos colonies qui régressaient il y a 2 ans déja ont diminué de moitié en une année. C'est surprenant, on ne sait pas à quoi s'attendre pour 2008. sad.gif

Dans le TFE que j'ai réalisé avec l'aide d'un ami de météobelgique, un point traitait de la biodiversité chez nous.

| o À propos de la faune, les changements du climat se sont déjà fait ressentir en Belgique. On observe ainsi la progression vers le nord de nombreuses espèces des régions chaudes : mollusques, libellules, fourmis, papillons, etc. Actuellement, la régression des espèces de zones froides est difficilement observable mais ils restent toutefois les plus menacés. Les décalages biologiques sont également empreints aux changements du climat, les éclosions prématurées des chenilles affectent directement celles-ci car elles ne trouvent rien à manger dans la végétation environnante et portent également préjudice aux différentes espèces d’oiseaux qui peuplent notre pays.

o Concernant la flore, c’est le même scénario qu’envers les espèces animales. On peut constater, notamment dans les réserves naturelles, que certains végétaux des régions chaudes progressent vers nos régions : mousses, algues, lichens, etc. Par contre, la flore typique des zones froides est menacée : Les espèces d’arbres à longue durée de vie pourraient ne plus trouver ici un climat favorable à leur développement. Ils pourraient souffrir de problèmes liés aux parasites et aux maladies.

Ces listes d’impacts ne sont pas complètes, il est évident que toutes les conséquences ne sont pas évoquées et il est même plus que probable que certaines ne sont pas encore anticipées aujourd'hui.|

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Puisqu'on est parti sur la biodiversité, j'ai trouvé des articles intérressant sur Notre Planète Infos. En Français, il s'agit des résumés des rapports de l'IUNC :

En 2002 :

D'après la Liste Rouge établie par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et mise à jour en 2002, le nombre d'espèces confrontées à l'extinction, comparé à la dernière liste datant de 2000, a augmenté de 124.

Selon cette Liste Rouge, le nombre total de ces espèces appartenant aux catégories à haut risque ("en danger grave", "en danger" et "vulnérable") est désormais évalué à 11 167.

Les espèces incluses dans ces catégories à haut risque sont celles subissant un déclin rapide, celles évoluant sur un espace géographique limité ou celles dont la population est dangereusement faible. La nouvelle liste inclut plus de 400 espèces nouvellement évaluées et plus de 200 réévaluations. La prochaine mise à jour est prévue pour 2004.

Parmi les espèces confrontées à un haut risque d'extinction, figurent l'antilope saïga d'Asie centrale, le chameau bactrien et le lynx ibérien. La population de lynx ibériens d'Espagne et du Portugal est évaluée à moins de 600, soit deux fois moins qu'il y a dix ans. Il est passé, par rapport à l'année 2000, de la catégorie "en danger" à la catégorie "en danger grave". Ce déclin est principalement dû au développement agricole et industriel, qui empiète sur son habitat naturel. Il pourrait devenir la première espèce de chat sauvage à s'éteindre depuis au moins 2000 ans. Le chameau bactrien est, lui, victime de la chasse. Quant à l'antilope saïga, antilope des déserts et steppes d'Asie centrale, elle souffre du braconnage, pratiqué aussi bien pour sa viande que pour ses cornes. La population d'antilopes saïgas est passée de un million en 1993 à moins de 200 000 en 2000 et 50 000 aujourd'hui.

Selon Achim Steiner, directeur général de l'UICN, la Liste Rouge ne devrait pas être vue avec fatalisme mais comme un outil au service de la conservation.

5 ans plus tard, en 2007 :

La Liste rouge de l'Union mondiale pour la nature (UICN) des espèces menacées dresse régulièrement le bilan de l’état des plantes et des animaux de la planète. Cette Liste fait autorité dans le monde. L’édition 2007 renouvelle l’appel à la mobilisation face à la crise mondiale de l'extinction des espèces sauvages : la vie sur Terre disparaît rapidement et continuera de disparaître si des mesures ne sont pas prises de toute urgence.

La Liste rouge de l'UICN répertorie désormais 41 415 espèces dont 16 306 sont menacées d'extinction (contre 16 118 l'an dernier). Le nombre total d'espèces éteintes a atteint le chiffre de 785 et 65 autres n'existent qu'en captivité ou en culture.

Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70% de toutes les plantes évaluées dans la Liste rouge de l'UICN 2007 sont en péril.

Julia Marton-Lefèvre, Directrice Générale de l'Union mondiale pour la nature (UICN), déclare : « La Liste rouge de l'UICN de cette année démontre que les efforts inappréciables déployés à ce jour pour protéger les espèces sont insuffisants. Le rythme de l'érosion de la biodiversité s'accélère et nous devons agir sans plus attendre pour le réduire de manière significative et pour mettre un terme à cette crise mondiale de l'extinction. Nous pouvons le faire mais uniquement dans le cadre d'un effort concerté à tous les niveaux de la société. »

La Liste rouge de l'UICN des espèces menacées est largement reconnue comme l'évaluation la plus fiable du statut des espèces de la planète. Elles y sont classées selon le risque d'extinction et la Liste met clairement en lumière le déclin continu de la diversité biologique mondiale et les impacts de l'humanité sur la vie sur Terre.

Jane Smart, Chef du Programme de l'UICN pour les espèces, explique : « Nous devons connaître l'état précis des espèces pour pouvoir prendre les mesures qui s'imposent. C'est ce que fait la Liste rouge de l'UICN en mesurant l'état de la diversité biologique à l'échelon mondial, le rythme auquel elle disparaît et les causes du déclin.

« Nos vies sont intimement liées au sort de la diversité biologique et, au bout du compte, sa protection est essentielle à notre propre survie. Le monde commence à réagir à la crise actuelle de perte de la diversité biologique et a besoin de l'information donnée par la Liste rouge de l'UICN pour concevoir et appliquer des stratégies de conservation efficaces – dans l'intérêt de l'homme et de la nature. »

Quelques instantanés de la Liste rouge de l'UICN de cette année

Le déclin des grands singes

Une nouvelle évaluation de nos parents les plus proches, les grands singes, révèle un tableau plutôt sombre. Le gorille de l’ouest (Gorilla gorilla) est passé de la catégorie 'En danger' à 'En danger critique d'extinction'. On a, en effet, découvert que la principale sous-espèce, le gorille de plaine occidental (Gorilla gorilla gorilla), a été décimée par le commerce de la viande de brousse et le virus Ebola. Depuis 20 à 25 ans, la population a diminué de plus de 60 % et environ un tiers de la population totale présente dans les aires protégées a succombé au virus Ebola depuis 15 ans.

L'orang-outan de Sumatra (Pongo abelii) reste dans la catégorie 'En danger critique d'extinction' et l'orang-outan de Bornéo (Pongo pygmaeus) dans la catégorie 'En danger'. Tous deux sont menacés par la perte d'habitat due à l'exploitation licite et illicite du bois et au défrichage des forêts pour faire place à des plantations de palmiers à huile. À Bornéo, la superficie des plantations de palmiers à huile est passée de 2000 km² à 27 000 km² entre 1984 et 2003 ce qui ne laisse que 86 000 km² d'habitat disponible pour l'espèce dans toute l'île.

Première apparition des coraux sur la Liste rouge de l'UICN

Pour la première fois, des coraux ont été évalués et inscrits sur la Liste rouge de l'UICN. Dix espèces des Galápagos ont fait leur entrée sur la Liste dont deux dans la catégorie 'En danger critique d'extinction' et une dans la catégorie 'Vulnérable'. Rhizopsammia wellingtoni a été classé 'En danger critique d'extinction' (Peut-être éteint). Pour ces espèces, les menaces principales sont les effets du phénomène El Niño et des changements climatiques.

Par ailleurs, 74 algues des îles Galápagos ont été inscrites sur la Liste rouge de l'UICN. Dix sont jugées 'En danger critique d'extinction' et six d'entre elles 'Peut-être éteintes'. Les espèces d'eau froide sont menacées par les changements climatiques et l'augmentation de la température des mers qui caractérise El Niño. Les algues sont aussi indirectement affectées par la surpêche qui élimine les prédateurs de la chaîne alimentaire et favorise ainsi la prolifération des oursins et d'autres herbivores consommateurs d'algues.

Le dauphin d'eau douce du Yangtze En danger critique d'extinction (Peut-être éteint)

Après une recherche intensive, mais infructueuse, en novembre et décembre de l'année dernière, le dauphin d'eau douce du Yangtze, ou Baiji (Lipotes vexillifer) a été inscrit dans la catégorie 'En danger critique d'extinction' (Peut-être éteint). Si le dauphin n'a pas été placé dans la catégorie supérieure, c'est qu'il faudra mener d'autres études avant de le classer définitivement 'Éteint'. Une observation possible, signalée fin août 2007, est en train d’être vérifiée par des experts scientifiques chinois. Pour cette espèce, les principales menaces sont la pêche, le transport fluvial, la pollution et la dégradation de l'habitat.

Le gavial (Gavialis gangeticus), crocodile de l'Inde et du Népal, est aussi confronté aux menaces de la dégradation de son habitat et a été déplacé de la catégorie 'En danger' à 'En danger critique d'extinction'. Récemment, sa population a chuté de 58 % – de 436 adultes reproducteurs en 1997 à 182 en 2006. Les barrages, les projets d'irrigation, l'exploitation du sable et les digues artificielles ont envahi son habitat, le réduisant à 2 % de l'aire de répartition d'origine.

Les vautours en crise

Cette année, le nombre total d'oiseaux répertoriés dans la Liste rouge de l'UICN s'élève à 9956 dont 1217 sont menacés. En Afrique et en Asie, les vautours sont sur le déclin et le classement de cinq espèces dans la Liste rouge a été modifié. En Asie, le vautour royal (Sarcogyps calvus) est passé de 'Quasi menacé' à 'En danger critique d'extinction' tandis que le vautour percnoptère (Neophron percnopterus) est passé de 'Préoccupation mineure' à 'En danger'. Depuis huit ans, le déclin rapide des oiseaux est poussé par l'utilisation d'un médicament, le diclofenac, pour traiter le bétail.

En Afrique, trois espèces de vautours ont fait l'objet d'une nouvelle classification, notamment le vautour à tête blanche (Trigonoceps occipitalis), passé de 'Préoccupation mineure' à 'Vulnérable', le vautour africain (Gyps africanus) et le vautour de Rüppell (Gyps rueppellii), tous deux passés de 'Préoccupation mineure' à 'Quasi menacé'. Le déclin des oiseaux est dû au manque de nourriture, avec la réduction du nombre de mammifères sauvages herbivores, à la perte d'habitat et à la collision avec les lignes à haute tension. Ils ont également été empoisonnés par des carcasses délibérément aspergées d'insecticide pour éliminer les prédateurs du bétail tels que les hyènes, les chacals et les grands félins. Malheureusement ces carcasses tuent aussi les vautours.

Des reptiles nord-américains ajoutés à la Liste rouge de l'UICN

Suite à une vaste évaluation, 723 reptiles mexicains et nord-américains ont été ajoutés à la Liste rouge de l'UICN ce qui porte le total à 738 reptiles inscrits pour la région. Parmi eux, 90 sont menacés d'extinction. Deux tortues d'eau douce mexicaines, Trachemys taylori et Trachemys ornata, sont inscrites dans les catégories 'En danger' et 'Vulnérable', respectivement. Toutes deux sont menacées par la perte d'habitat. Le crotale mexicain Crotalus catalinensis, persécuté par les collectionneurs qui le chassent illégalement, a également rejoint la Liste dans la catégorie 'En danger critique d'extinction'.

Plantes en péril

Sur la Liste rouge de l'UICN, il y a maintenant 12 043 plantes dont 8447 sont menacées. Le bégonia Begonia eiromischa est la seule espèce à avoir été déclarée 'Éteinte' cette année. Cette plante de Malaisie n'est connue que par des prélèvements réalisés en 1886 et 1898 sur l'île de Penang. Des activités de recherche intenses, dans les forêts voisines, n'ont permis de trouver aucun spécimen depuis 100 ans.

L'abricot sauvage Armeniaca vulgaris d'Asie centrale a été évalué et fait son entrée dans la Liste rouge de l'UICN pour la première fois dans la catégorie 'En danger'. L'espèce est l'ancêtre direct de plantes largement cultivées dans de nombreux pays dans le monde mais sa population diminue à mesure que son habitat fait place à des infrastructures touristiques et à l'exploitation pour le bois, l'alimentation et le matériel génétique.

Le poisson-cardinal de l’île de Banggai victime du commerce pour les aquariums

La surpêche maintient la pression sur de nombreuses espèces de poissons, tout comme la demande du commerce pour les aquariums. Le poisson-cardinal de l’île de Banggai ou apogon de Kaudern (Pterapogon kauderni), très recherché par les amateurs d'aquariums, est inscrit pour la première fois sur la Liste rouge de l'UICN, dans la catégorie 'En danger'. Ce poisson que l'on ne trouve que dans l'archipel de Banggai, près des Célèbes, en Indonésie, est très lourdement exploité : on en prélève environ 900 000 par an. Les spécialistes de la conservation prônent l'élevage de ce poisson en captivité pour les aquariums afin que les populations sauvages aient une chance de se reconstituer.

Ces instantanés de la Liste rouge de l'UICN 2007 ne sont que quelques exemples illustrant la disparition rapide de la diversité biologique à l'échelle du Globe. La disparition des espèces a une incidence directe sur notre vie. La diminution du nombre de poissons d’eau douce, par exemple, prive les communautés rurales pauvres non seulement de leur principale source alimentaire mais aussi de leurs moyens d'existence.

La perte des espèces est notre propre perte

Il arrive que les mesures de conservation puissent ralentir la perte de diversité biologique mais il reste de nombreuses espèces auxquelles il faudrait consacrer plus d'attention. Cette année, une seule espèce a été transférée vers une catégorie de menace inférieure. La perruche de Maurice (Psittacula eques) qui, il y a 15 ans, était un des perroquets les plus rares au monde, est passée de la catégorie 'En danger critique d’extinction' à 'En danger'. Cette amélioration est le résultat de bonnes mesures de conservation, notamment la surveillance étroite des sites de nidification et l'apport de nourriture supplémentaire, associées à un programme d’élevage en captivité et de lâcher.

Jean-Christophe Vié, Chef adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces, déclare : « Notre expérience nous montre que les programmes de conservation peuvent donner de bons résultats mais, malheureusement, cette année, nous n'annonçons d'amélioration que pour une seule espèce. C'est très inquiétant compte tenu des engagements pris par les gouvernements, par exemple l'objectif 2010 de réduction du taux de perte de la biodiversité. Cela montre, à l'évidence, que nous devons redoubler d'efforts pour soutenir les travaux des milliers de personnes enthousiastes qui luttent, chaque jour, dans le monde entier, pour préserver la diversité de la vie sur cette planète.»

Holly Dublin, Présidente de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN, ajoute : « les réseaux de la conservation qui consacrent leurs efforts à la lutte contre la crise de l'extinction, comme la Commission de la sauvegarde des espèces, sont efficaces. Ils ont cependant besoin qu'on les aide et qu'on les appuie financièrement bien davantage car tous seuls, ils sont impuissants. Le défi que représente la crise de l'extinction doit aussi retenir l'attention du grand public, du secteur privé, des gouvernements et des décideurs politiques si l'on veut que la diversité biologique mondiale soit transmise intacte aux générations à venir. »

Les principales conclusions

- Dans presque tous les grands groupes taxonomiques, le nombre d'espèces menacées augmente.

- Les indices Liste rouge, un nouvel outil de mesure des tendances du risque d'extinction sont importants pour le suivi des progrès vers l'objectif 2010 de réduction de la perte de biodiversité. Ils sont disponibles pour les oiseaux et les amphibiens et montrent que leur état s'est constamment détérioré depuis les années 1980. Un indice Liste rouge de l’UICN peut être calculé pour tout groupe ayant été évalué au moins deux fois.

- La plupart des oiseaux, mammifères et amphibiens menacés se trouvent dans les régions tropicales continentales – là où l'on trouve des forêts tropicales caducifoliées qui abriteraient la majorité des espèces terrestres et d'eau douce de la planète.

- Parmi les pays évalués, l’Australie, le Brésil, la Chine et le Mexique possèdent un nombre d'espèces menacées particulièrement élevé.

- Les estimations varient fortement mais le taux d'extinction actuel est au moins 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel.

- Depuis 1500 de notre ère, la vaste majorité des extinctions s'est produite sur les îles océaniques mais depuis 20 ans, les extinctions continentales sont devenues aussi communes que les extinctions insulaires.

Entre, La liste rouge 2006, la liste rouge 2004, la liste rouge 2003

Si vous ne vous sentez pas le courage de tout lire, bref résumé statistique. Les espèces sur la liste rouge ( menacé ) sont au nombre de 11 167 en 2002, 12 259 en 2002, 15 589 en 2004 ( les titres sont trompeurs whistling.gif ), 16 125 en 2006

et 16 306 en 2007. Qui ne comptent que les espèces connus et recensés.

Source : Les archives sur la biodiversité de Notre Planète Info

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(...)

Si vous ne vous sentez pas le courage de tout lire, bref résumé statistique. Les espèces sur la liste rouge ( menacé ) sont au nombre de 11 167 en 2002, 12 259 en 2002, 15 589 en 2004 ( les titres sont trompeurs whistling.gif ), 16 125 en 2006

et 16 306 en 2007. Qui ne comptent que les espèces connus et recensés.

(...)

Il y a sans doutes des espéces qu'on a fait disparaitre avant même de les connaitres...

crying.gif

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Probablement en effet. Ce qui est inquiétant, est le maintien d'une certaine proportions d'espèces en danger quand on découvre de nouvelles espèces. Les espèces connus en danger ne repésentent théoriquement que entre 1% et 0,5% des espèces supposés existantes sur Terre. Mais la proportion d'espèces menacées, conus ou inconnus, est bien plus grande.

Un article de Futura Science

Je manque de recul vis-àvis de cette info. J'espère juste que ce n'est pas vrai crying.gif . À noter que réchauffement climatique ou pas, les coraux ont parfois souffert cet Hiver ( Austral ) du froid. Il y a eu de joli tempêtes hivernales dans l'Hémisphère Sud

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Bon, je vais déterrer des cadavres encore (ce doit être le mois :whistling: )

Mise à jour de la liste rouge de l'IUCN

http://www.iucn.org/?4143/2/La-crise-de-le...u-terrain--UICN

P.S. : Au passage, le Dauphin de Chine a officiellement été déclaré disparu l'année dernière.

Pour les abeilles, Wikipedia dit que cela c'est calmé durant cet Hiver. L'idée qu'un hiver rude a pu être utile m'a traversé l'esprit, mais en fait, je n'en sais fichtre rien.

Modifié par paix

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On n'en parle quasiment plus me semble-t-il, mais les colonies d'abeilles continuent de morfler, en tous cas au moins au USA avec une perte de 34% en 2010 :

Several survey and data collection efforts have been underway to provide baseline information

on CCD, resulting in better defined CCD symptoms, and documented evidence of increasing

honey bee losses. Colonies with poor health, including colonies with CCD symptoms, exhibited

increased pathogen levels and evidence of pesticide residues. General colony loss levels in 2009

were 29 percent and increased to 34 percent in 2010. Losses are a major problem for the

beekeeping industry and potentially to commodities that depend on bees for pollination services.

http://www.ars.usda.gov/is/br/ccd/ccdprogressreport2010.pdf

Modifié par paix

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Ça tombe bien de ressortir ce sujet, car pas plus tard que ce samedi le WWF a construit un "hôtel à insectes" pour l'installer devant le parlement européen:

http://www.rtl.be/info/economie/belgique/1...en-europe-video

Je n'avais jamais entendu parler de ce genre d'hôtel... Bon ben, suffit d'aller voir sur Wikipédia comme d'hab' !

http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel_%C3%A0_insectes

J'en mettrais bien un au bout du jardin, ne fut-ce que par curiosité. J'avoue que l'été dernier, je n'ai pas vu grand chose comme abeilles ou bourdons. Quelques papillons quand même, les habituelles sauterelles dans le gazon et des millions de pucerons sur les pois de senteur, très peu de coccinelles pour les combattre. Il existe pourtant en Belgique une société qui vise à limiter l'utilisation des pesticides en élevant des insectes parasitoïdes : http://www.viridaxis.com/fr/

Mais bon, reste à voir le véritable impact que ça peut avoir et si c'est véritablement rentable pour les agriculteurs, car de nos jours c'est évidemment quasi la seule chose qui compte :rolleyes:

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Clément Rosset disait que le réel est notre destin :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_R%C3%A9el_et_son_double

En voici encore une illustration :

http://cassandralegacy.blogspot.fr/2014/12...ts-of-2014.html

La fin d'année est toujours propice à faire des bilans foireux sur tout et n'importe quoi, et surtout sur n'importe quoi. Comme si passer du 31 Décembre au 1er Janvier pouvait change quoique ce soit à la course des affaires des hommes sur Terre... Le choix de sept événements est aussi symbolique évidemment. Les sept jours de la semaine, le septième ciel, les sept doigts de la main, etc...

Pour revenir à sa version du bilan de 2014, sept événements choquants qu'il disait donc. Le type a beau connaître les problématiques de la dégradation de ce que nous appelons "l'environnement" et l'affaiblissement de l'économie, il trouve encore 7 événements choquants en 2014. Comme le disait C. Rosset donc, le réel est notre destin. On a beau savoir que la situation ira de mal en pis si rien n'est fait, le déploiement de cette catastrophe nous prendra toujours de tas. Dans le tas, il sort entre autre le cas de l'Ukraine. Avant 2013, l'Ukraine était un pays d'Europe développé et plutôt riche. Ce n'était certes pas un pays aussi développé que la France ou la Belgique, mais quand même. Et donc l'Ukraine, en quelques mois, a pu basculer d'une relative normalité à une guerre civile avec effondrement de sa monnaie et difficultés économiques diverses et variées. L'effondrement peut-être rapide, et sans doute même d'autant plus que l'on part de haut. Il ne faut pas espérer que notre prétendu développement serve de tampon, un Etat peut basculer en quelques mois.

Cependant, il parle surtout de la mise à mort d'une femelle ours, Daniza, en Italie. Preuve encore que le meurtre ou le génocide ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Variole ) sont des notions très relatives qui dépendent de l'appréciation de ceux qui manipulent les concepts en se touchant :

http://cassandralegacy.blogspot.it/2014/12...lling-hope.html

Une autre bonne nouvelle pour la biosphère, Angalifu est mort mi Décembre :

http://en.wikipedia.org/wiki/Angalifu

D'un point de vue pratique, l'extinction de l'espèce des rhinocéros blancs du nord peut maintenant être considéré comme inéluctable (ce qui était de toute façon déjà plus ou moins le cas depuis quelques années de toute façon). Ce n'est pas avec 5 individus restant, donc 4 femelles, que la piscine génétique de l'espèce pourra survivre. Le programme de conservation parle d'une éventuelle hybridation avec les rhinos blancs du Sud. En pratique, cela revient quand même à faire disparaître l'espèce, ses gènes finissant inéluctablement par se diluer.

Sachant que le rhinocéros de Java est aussi condamné à l'extinction, puisque pour lui non plus la diversité génétique n'existe plus, il commence à y avoir de sérieux trous dans la diversité de ces espèces. Et à moins que les mâles arrivent à s'accoupler avec les tortues locales, ils sont déjà sans doute tous consanguin là dedans. Et on peut ajouter à la liste, le rhino de Sumatra, et le rhino noir. En fait à part le rhinocéros blanc du Sud, il ne reste plus vraiment d'autres espèces de cette bestiole :lol2:

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