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Hivernophiles gâtés depuis quelques années.

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C'est peut-être en effet atypique... mais ça arrive parfois...

Hiver 1978-1979 (30/12/1978) : -7°C à Bruxelles alors qu'au même moment, il faisait +8°C à Saint Hubert...C'est encore plus impressionnant à mes yeux... :blink::blink: ( http://meteobelgique.be/article/articles-e...-article-1.html )

Dans ce cas-ci (30/12/71978) ce fut bref, le lendemain toute la Belgique était logée à la même enseigne. Cette fois-ci cette différence se remarque sur la durée de la vague de froid. Comme-ci on avait inversé la Belgique (Parle t'on encore flamand à la côte ? :rolleyes:

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Une fois encore, la vague de froid a frappé très fort à l’ouest du pays. Parmi les données climatologiques, les minima les plus bas ont été relevés à Kruishoutem (–13,9°C), Beitem (–12,9°C), Moerbeke (–12,8°C) et Eeklo (–12,0°C). Toutes ces stations sont situées en Flandre Occidentale ou Orientale. Parmi elles, deux disposent d’une longue série d’observations (remontant jusqu’à décembre 1953), en l’occurrence Beitem et Eeklo.

Pour Beitem (située en Flandre Orientale), les –12,9°C constituent l’une des températures les plus basses observées au cours d’une troisième décade de janvier. Mais le record demeure celui du 22 janvier 1963, avec –14,0°C. À Eeklo (Flandre Orientale), le record a été mesuré le 23 janvier 1963 avec –12,0°C et… il a été égalé !

Cependant, il faut relativiser ces records car, par un hasard statistique, il n’a jamais fait extrêmement froid lors d’une dernière décade de janvier au cours des 60 derrières années. La décade précédente et la décade suivante (en février) ont connu des températures extrêmes bien plus basses. Les très longues séries, par contre, englobent de telles températures. Principalement les années 1940 ont concentré les records de froid au cours de cette troisième décade de janvier, et plus particulièrement 1942, avec –23,2°C à Gerdingen-Bree (Campine) et… –30,5°C au Barrage de la Gileppe en date du 27 janvier. Mais le reste du pays, cette année-là, a connu un froid extrême aussi, malheureusement, presque aucune des stations de l’époque n’est encore opérationnelle aujourd’hui. En outre, en raison de la guerre, peu de données nous sont parvenues, mais des recherches sont actuellement en cours pour compléter, autant que faire se peut, les trous dans les données de cette époque.

Les valeurs de Kruishoutem (–13,9°C) et de Moerbeke (–12,8°C) ne peuvent être comparées que par rapport à des périodes plus courtes, mais il n’est sûrement pas faux de dire que ce sont des valeurs très basses pour la région.

Parmi les minima du réseau synoptique (relevés à 7 h), on notera surtout les –14,3°C de Chièvres et les –12,6°C de Semmerzake. Au littoral, le minimum relevé à 7 h a été de –11,5°C à Middelkerke, mais la température a encore continué de descendre durant les heures suivantes. Ainsi l’on relevait –12,2°C à 8 h et –12,5°C à 9 h. Le minimum réel, qui a dû se produire un peu avant ou un peu après 9 h, a sans doute été encore plus bas. Rappelons les valeurs les plus basses de cette station depuis 1984 (en climatologie) : décembre, –13,6°C le 04/12/2010 ; janvier, –15,2°C le 08/01/1985 ; février, –12,3°C le 07/02/1991).

Un mot, maintenant, sur le déroulement très particulier de cette nuit froide côtière. Signalons d’abord que le vent a été nul ou très faible, et ne soufflait jamais de la mer (vent d’est à sud-est). La température de Middelkerke, sous un ciel serein, a d’abord fait un premier plongeon jusqu’à –11,0°C à 22 h. Ensuite, des nappes de stratocumulus étendues ont envahi le ciel, la brume s’est quelque peu dissipée et la température est remontée jusqu’à –5,3°C à 4 h. Ensuite, vers 6 h, le ciel s’est à nouveau dégagé, la brume et le brouillard se sont reformés et la température a aussitôt rechuté, et a continué de descendre jusqu’au lever du soleil, voire au-delà. Une photo, ici, pour illustrer l’ambiance côtière de ce matin.

webcamzeebrugge20130125.png

Webcam IRM – Zeebrugge – 25 janvier 2013 08h45

Ceci démontre à merveille l’importance de la nébulosité dans la vague de froid actuelle. Les ciels couverts de l’est du pays et, dans une moindre mesure, aussi ceux du centre ont empêché toute baisse importante de la température.

Un coup d’œil sur les sondages nous apprend que nous n’avons pas eu de véritable apport d’air froid. Au pire de la vague de froid, les températures sont descendues jusqu’à –13°C au niveau 850 hPa, ce qui est certes froid à cette altitude (environ 1400-1500 mètres), mais pas digne d’un grand hiver. La plupart du temps, d’ailleurs, les températures ont été supérieures à –10°C à ce niveau, avec parfois une petite couche d’un air un peu plus froid à plus basse altitude, en dessous d’une inversion.

Il est à noter aussi que l’air en altitude a été nettement moins froid au sud (et au sud-est) du pays qu’au nord. Les sondages de De Bilt (représentatifs, aussi, pour le nord de la Belgique), sur la période du 13 au 25 janvier, ont donné en moyenne une température de 2 à 3°C plus basse qu’à Idar-Oberstein (représentatif, aussi, pour l’Ardenne belge) au niveau 850 hPa. Beauvechain s’est située un peu entre les deux, en étant toutefois plus proche d’Idar-Oberstein que de De Bilt.

Une analyse des cartes synoptiques a fait ressortir qu’en dehors des zones de neige proprement dites au-dessus de notre pays, le sud et l’est du pays ont bien plus souffert des nuages d’anciennes occlusions, circulant au sud de la Belgique, que le nord du pays, plus occasionnellement affecté par d’autres vieilles occlusions, circulant au nord. En outre, la malchance a voulu aussi que les véritables zones de neige aient donné bien moins de neige au sud qu’au nord du pays, mais là, il s’agit sans doute d’un simple aléa de la circulation atmosphérique générale.

Fait est que ce matin à 10 h, on relevait encore 6 cm de neige à Middelkerke, à la côte, et seulement 5 cm à Mont-Rigi, dans les Hautes-Fagnes !!! Le centre du pays, quant à lui, enregistrait le plus souvent entre 5 et 8 cm de neige. Les observateurs de Liège, apparemment dégoûtés, ont arrêté toute observation depuis hier, 24 janvier à 7 h (où il ne restait déjà que 3 cm).

On peut donc dire, en résumé, qu’une écharpe d’air froid a touché l’ouest et le nord du pays, en passant par les deux Flandre, une partie du Hainaut, la province d’Anvers (–11,3°C à Deurne) et se poursuivant sur une partie des Pays-Bas (jusqu’à –14,7°C à Westdorpe, en Zélande). Ajoutons encore à ce propos quelques minima des stations MB : –12,2°C à Knokke-Heist, –13,9°C à Anzegem (Anvers), –13,6°C à Silly (Hainaut) et un petit –11,8°C isolé dans le Brabant Flamand, à Tollembeek (situé non loin des Flandre cependant).

Ailleurs, sous un ciel désespérément couvert et une arrivée limitée d’air froid, les minima se sont souvent situés, une fois de plus, aux environs de –5 ou de –6°C. Avec en plus une couverture de neige déficitaire dans certaines régions, on ne peut pas vraiment y parler d’un super-hiver.

Modifié par cumulonimbus

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:thumbsup: Merci pour toutes ces précisions

Drôle de vague de froid. Atypique avec un impression et un ressenti et totalement différents en fonction de l'endroit ou l'on vit. Je l'appelerai vague de froid de la chance due à une mécanique d'horloger suisse.

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Les observateurs de Liège, apparemment dégoûtés, ont arrêté toute observation depuis hier, 24 janvier à 7 h (où il ne restait déjà que 3 cm).

:lol2: :lol2: :lol2::jump::clapping:

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Non, tu te trompes.

La VDF de février 2012 est une des plus importantes depuis le fameux trio '85/'86/'87. Il y a bien eu '91 et fin '96, mais celle de 2012 a vraiment été très puissante. Je me rappelle que des plaques de glaces dérivaient dans la Dérivation de la Meuse en plein centre de Liège...

Encore une fois, la maldonne dans les esprits vient du fait qu'on associe trop souvent, et à très mauvais escient, vague de froid et neige.

Associer janvier 2013 à février 2012 est une insulte! :D

Première partie:

La situation du 1 et 2 février est digne du début février '56!

130124041839911930.gif

Deuxième partie:

13012404195126798.gif

En résumé...

130124042024576762.gif

VDF février 2012: exceptionnelle, très puissante

VDF janvier 2013: intéressante dans l'ouest, très banale dans le centre, à peine ressentie dans l'est...

Alors, nous ne sommes pas d'accord sur la définition METEOROLOGIQUE du terme "exceptionnel". C'est quoi encore ? Une fois toutes les 30 ans ? J'y crois pas trop. Eventuellement, en étant large, une période de retour de 15-20 ans. Maintenant, on pourrait dire que cela reste que des mots, et il est évident que le front sibéro-arctique qui nous atteint le 3 février avec ensuite un brouillard à -14° le 4 février + plein soleil dans l'après-midi à -8°, c'est pas rien. Sur ce point-là, nous pourrions être d'accord.

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On ne s'en rend peut-être pas compte mais en tant qu'hivernophiles, nous sommes gâtés maintenant de puis l'année 2009 (exception faite de 2011 moins intéressantes).

Nous avons chaque année nos petites accumulations de neige et des t° descendant sous les -10°C chaque année.

Pas terrible vous me direz...

Mois je vous rappellerez les années de vache maigres des années 2000 ou les hivers étaient parfois inexistants !!!

Pour en revenir au sujet de base de ce fil de discussion, voici une analyse comparative des cinq derniers hivers.

Commençons par certaines caractéristiques relevées à Uccle, station disposant de séries plus que centenaires pour un bon nombre de paramètres, ce qui permet de faire des comparaisons à très long terme.

D’abord les températures moyennes des 4 derniers hivers, qui sont accomplis.

L’hiver 2008-2009 a connu une température moyenne de 2,4°C. Cela se situe en dessous de la normale 1981-2010 de 3,6°C, mais aussi en dessous de l’ancienne normale qui était de 3,1°C. Il s’agit donc véritablement d’un hiver que l’on peut qualifier d’assez froid. Une décomposition par mois donne les résultats suivants (1er chiffre : les moyennes des mois en question, 1er chiffre entre parenthèses : les normales 1981-2010 ; 2e chiffre entre parenthèses : les anciennes normales).

Décembre 2008 .... 2,8°C (3,9°C ; 3,3°C)

Janvier 2009 ..... 0,7°C (3,3°C ; 2,6°C)

Février 2009 ..... 3,6°C (3,7°C ; 3,5°C)

En fait, le déficit de température est exclusivement lié à une période très froide s’étendant du 26 décembre 2008 au 11 janvier 2009. Le reste de l’hiver a été plutôt normal.

L’hiver 2009-2010 a connu une température moyenne de 1,8°C. Cela se situe bien en dessous de la normale 1981-2010 de 3,6°C, mais aussi bien en dessous de l’ancienne normale qui était de 3,1°C. C’est le plus froid des hivers récents. Une décomposition par mois donne les résultats suivants (1er chiffre : les moyennes des mois en question, 1er chiffre entre parenthèses : les normales 1981-2010 ; 2e chiffre entre parenthèses : les anciennes normales).

Décembre 2009 .... 2,9°C (3,9°C ; 3,3°C)

Janvier 2010 ..... 0,1°C (3,3°C ; 2,6°C)

Février 2010 ..... 2,5°C (3,7°C ; 3,5°C)

En effet, les trois mois sont trop froids, en raison de périodes de froid, certes plus modestes que celle de 2008-2009, mais revenant sans cesse, tout au long de l’hiver.

L’hiver 2010-2011 a connu une température moyenne de 2,9°C. Cela se situe un peu en dessous de la normale 1981-2010 de 3,6°C, et encore un tout petit peu en dessous de l’ancienne normale qui était de 3,1°C. Il s’agit donc d’un hiver un peu plus froid que normal. Une décomposition par mois donne les résultats suivants (1er chiffre : les moyennes des mois en question, 1er chiffre entre parenthèses : les normales 1981-2010 ; 2e chiffre entre parenthèses : les anciennes normales).

Décembre 2010 ....-0,7°C (3,9°C ; 3,3°C)

Janvier 2011 ..... 4,0°C (3,3°C ; 2,6°C)

Février 2011 ..... 5,4°C (3,7°C ; 3,5°C)

Ici, on voit bien que c’est décembre à lui seul qui fait l’hiver, les deux autres mois ayant été plutôt doux.

L’hiver 2011-2012 a connu une température moyenne de 4,0°C. C’est donc, contrairement à ce que l’on peut croire, un hiver plutôt doux dans l’ensemble. Une décomposition par mois donne les résultats suivants (1er chiffre : les moyennes des mois en question, 1er chiffre entre parenthèses : les normales 1981-2010 ; 2e chiffre entre parenthèses : les anciennes normales).

Décembre 2011 .... 6,1°C (3,9°C ; 3,3°C)

Janvier 2012 ..... 5,1°C (3,3°C ; 2,6°C)

Février 2012 ..... 0,7°C (3,7°C ; 3,5°C)

La période du 29 janvier au 13 février a en effet été particulièrement froide, mais elle n’a pas réussi à compenser le restant de l’hiver, tant avant qu’après la période en question, qui a vraiment été très doux.

Analysons maintenant la couverture neigeuse à Uccle.

Ici, nous avons la chance de disposer de statistiques de très longue durée, portant sur 120 ans, pour déterminer une normale en matière d’enneigement du sol.

Les données reprises ci-dessous concernent la période 1889-2008 et reprennent la saison hivernale au sens large, c’est-à-dire en incluant tous les mois où un enneigement a été constaté, c’est-à-dire y compris novembre (voire octobre) et mars (voire avril et, dans deux cas, même mai). Les cinq derniers hivers seront comparés à cette référence par la suite.

Sur une période de 120 ans, les jours avec neige au sol (relevés de 8 h) sont de 22 en moyenne par hiver. Ce nombre est d’ailleurs en diminution. Il était de 25 à 26 jusqu’à 1950 environ, puis a diminué pour tourner autour des 16 jours au cours des décennies récentes. L’épaisseur maximale enregistrée par hiver, en moyenne, n’a par contre guère changé, avec un pic de 9 à 10 cm pour un hiver moyen (par rapport à ce paramètre).

Et pour les 5 dernières années, quelles sont les valeurs ?

L’hiver 2008-2009 a connu 17 jours de neige au sol, avec 8 cm comme maximum.

L’hiver 2009-2010 a connu 34 jours de neige au sol, avec 14 cm comme maximum.

L’hiver 2010-2011 a connu 36 jours de neige au sol, avec 20 cm comme maximum.

L’hiver 2011-2012 a connu 19 jours de neige au sol, avec 7 cm comme maximum.

L’hiver 2012-2013 a déjà connu 22 jours de neige au sol, avec 12 cm comme maximum (jusqu’au 27 janvier inclus).

Il n’est donc pas faux de dire que les hivernophiles de la région bruxelloises ont été gâtés au cours des cinq dernières années, puisque 3 des 5 hivers ont présenté un enneigement bien supérieur aux normes, même par rapport aux hivers d’avant 1950, tandis que les deux autres sont juste un peu faibles et ce, surtout par rapport aux vieux hivers d’avant 1950.

Examinons maintenant les jours où les précipitations sont tombées sous forme de neige (attention ! La neige fondante est également comptabilisée ici).

L’hiver 2008-2009 a connu 23 jours de précipitations neigeuses en tout. Cela se situe au- dessus de la normale 1981-2010, qui est de 18, mais en dessous de l’ancienne normale, qui était de 24. Une décomposition par jours par mois donne les résultats suivants (1er chiffre : le nombre du mois en question, 1er chiffre entre parenthèses : les normales 1981-2010 ; 2e chiffre entre parenthèses : les anciennes normales).

Octobre 2008 ..... 1 (<1 ; <1)

Novembre 2008 .... 3 (1 ; 2)

Décembre 2008 .... 5 (4 ; 5)

Janvier 2009 ..... 5 (4 ; 5)

Février 2009 ..... 7 (5 ; 6)

Mars 2009 ........ 2 (3 ; 3)

Avril 2009 ....... 0 (1 ; 2)

Il s’agit donc d’un nombre de jours de neige normal, mais un peu au dessus, quand même, de ce dont on avait l’habitude au cours des dernières décennies.

L’hiver 2009-2010 a connu 33 jours de précipitations neigeuses en tout. Cela se situe bien au- dessus de la normale 1981-2010, et même de l’ancienne. Une décomposition par jours par mois donne les résultats suivants (1er chiffre : le nombre du mois en question, 1er chiffre entre parenthèses : les normales 1981-2010 ; 2e chiffre entre parenthèses : les anciennes normales).

Octobre 2009 ..... 0 (<1 ; <1)

Novembre 2009 .... 0 (1 ; 2)

Décembre 2009 .... 7 (4 ; 5)

Janvier 2010 ..... 14 (4 ; 5)

Février 2010 ..... 10 (5 ; 6)

Mars 2010 ........ 2 (3 ; 3)

Avril 2010 ....... 0 (1 ; 2)

On remarquera notamment les 14 jours de chutes de neige enregistrés en janvier, qui sortent franchement du lot. En outre, 31 des 33 jours de précipitations neigeuses appartiennent à l’hiver proprement dit (décembre, janvier et février), ce qui en fait la troisième valeur la plus élevée jamais enregistrée (après les 37 jours de 1906-1907 et les 33 jours de 1967-1968).

L’hiver 2010-2011 a connu à nouveau 33 jours de précipitations neigeuses, comme l’hiver précédent. Une décomposition par jours par mois donne les résultats suivants (1er chiffre : le nombre du mois en question, 1er chiffre entre parenthèses : les normales 1981-2010 ; 2e chiffre entre parenthèses : les anciennes normales).

Octobre 2010 ..... 0 (<1 ; <1)

Novembre 2010 .... 6 (1 ; 2)

Décembre 2010 .... 21 (4 ; 5)

Janvier 2011 ..... 4 (4 ; 5)

Février 2011 ..... 1 (5 ; 6)

Mars 2011 ........ 1 (3 ; 3)

Avril 2011 ....... 0 (1 ; 2)

On remarquera principalement les 21 jours de précipitations neigeuses du mois de décembre 2010. Ce nombre pulvérise tous les records, puisque le précédent record a été de 15 jours en décembre 1950.

L’hiver 2011-2012 a connu 16 jours de précipitations neigeuses en tout, ce qui correspond à un certain déficit, même par rapport à la nouvelle norme 1981-2010. Une décomposition par jours par mois donne les résultats suivants (1er chiffre : le nombre du mois en question, 1er chiffre entre parenthèses : les normales 1981-2010 ; 2e chiffre entre parenthèses : les anciennes normales).

Octobre 2011 ..... 0 (<1 ; <1)

Novembre 2011 .... 0 (1 ; 2)

Décembre 2011 .... 5 (4 ; 5)

Janvier 2012 ..... 3 (4 ; 5)

Février 2012 ..... 7 (5 ; 6)

Mars 2012 ........ 1 (3 ; 3)

Avril 2012 ....... 0 (1 ; 2)

La vague de froid de février 2012, en fin de compte, n’a pas été très riche en neige.

Parmi les mois accomplis de l’hiver 2012-2013, décembre a comptabilisé 5 jours de neige. Pour janvier, il faut attendre la fin du mois pour connaître le nombre.

Terminons maintenant cette intervention par les points d’orgue, à Bruxelles et ailleurs dans le pays, des 4 derniers hivers (accomplis).

Durant l’hiver 2008-2009, on retiendra d’abord les chutes de neige extrêmement précoces qui se sont produites à la fin du mois d’octobre. Même Uccle a eu quelques flocons. À Mont-Rigi, on a déjà noté temporairement 3 cm au sol le 31 octobre.

Novembre a également connu la neige, avec déjà 5 jours d’enneigement à Uccle, et un maximum de 4 cm. À Elsenborn, la couche est montée jusqu’à 18 cm.

En décembre, il n’y a pas eu d’enneigement à Uccle, mais bien en Ardenne, avec 42 cm le 3 à Mont-Rigi. Mais la partie vraiment froide du mois, à partir du 26, a été sans neige. Cela ne sera pas sans conséquences pour le reste de l’hiver.

En janvier, pendant la période froide, des chutes de neige ont bien eu lieu, mais la répartition de la couche neigeuse, cet hiver-là aussi, a été assez curieuse, avec un maximum de 14 cm à Ophoven, au Limbourg.

Sinon, on retiendra surtout le grand beau temps de certains jours, avec des ciels d’un bleu profond et des températures excessivement basses. Voici quelques températures minimales du 7 janvier : –22,8°C à Rochefort, –21,9°C à Ernage (près de Gembloux), –21,8°C à Ciney, –21,4°C à Elsenborn et encore –21,0°C à Gorsem (Limbourg). Il s’agit là d’un froid radiatif. Les stations de plateau sont en général descendues bien moins bas, comme Bierset avec –15,5°C, Beauvechain avec –14,8°C ou –12,8°C à Uccle.

mb20090106001.jpg

6 janvier 2009

Après le 12 janvier, il n’y a guère plus eu de frimas en basse et moyenne Belgique, mais les Hautes-Fagnes, grâce à un air plus humide et – à cette altitude – encore assez froid, l’enneigement a été meilleur en février avec 36 cm à Mont-Rigi.

L’hiver 2010-2011 n’a pas connu de températures exceptionnellement basses, mais a été ressenti comme particulièrement long en raison des retours incessants du froid. Les périodes neigeuses ont été très nombreuses aussi et l’enneigement, souvent conséquent. En décembre, la répartition de l’enneigement a été à nouveau surprenante avec un maximum de 21 cm à Brecht, au nord-est d’Anvers. Les 21 cm également relevés à Mürringen, en Communauté germanophone, sont par contre plus logiques, puisqu’il s’agit du village le plus élevé de Belgique (645 mètres).

À Uccle, 3 cm de neige fondante pendant la nuit de Noël ont réussi à « officialiser » un Noël blanc.

Pendant les mois de janvier et février, l’ordre a été tout à fait rétabli avec, respectivement, des couches de neiges maximales de 56 et de 66 cm dans les Hautes-Fagnes. Du point de vue des températures, on retiendra les –20,9°C et les –18,5°C à Elsenborn et à Mont-Rigi en décembre, sinon des –13 à –14°C de-ci, de-là, en janvier et en février.

L’hiver 2010-2011 restera dans les mémoires pour la neige surabondante observée en décembre, et le plus beau Noël blanc de l’histoire. En dehors d’Uccle (20 cm), notons les 25 cm de Beauvechain (le 24 à 10 h), les 32 cm de Bierset (le 24 à 10 h – 30 cm au Minuit Chrétien) et les 69 cm de Mont-Rigi au Minuit Chrétien (et quelques jours auparavant, on y mesurait 74 cm !) En outre, dès 300 mètres d’altitude, le sol est resté enneigé pendant tout le mois, mais même au centre du pays, les 27 jours d’enneigement à Uccle sont remarquables (en d’autres termes, 4 jours seulement sans neige).

mb20101224001.jpg

24 décembre 2010

Du point de vue des températures, cet hiver-là aussi, on retiendra les températures très basses enregistrées au littoral, avec –13,7°C le 4 décembre à Middelkerke. Sinon, bien qu’il ait fait très froid à différents moments du mois, aucune valeur n’a pu être considérée comme remarquable.

Janvier et février n’ont plus rien donné en matière hivernale. Au début du mois, la neige du mois précédent était bien souvent encore présente (même 68 cm encore à Mont-Rigi), mais ensuite, elle a rapidement fondu. Et plus tard dans l’hiver, même si des chutes de neige ont encore eu lieu, elles n’avaient vraiment plus rien de particulier.

L’hiver 2011-2012 a été un hiver doux, avec toutes les caractéristiques d’un hiver doux (pluie et vent). Il n’y a que la période du 29 janvier au 13 février qui a été froide, mais celle-là a été vraiment froide. Voici quelques températures : : –20,8°C à Nadrin (province du Luxembourg) le 7, –20,4°C à Givry (province du Luxembourg) le 8, –19,4°C à Stree-Beaumont (près de Thuin) les 4 et 5, –18, 9°C à Rochefort le 8, –18,4°C à Ciney ou encore –17,2°C à Malonne.

Au niveau de la neige cependant, même si une couverture neigeuse était bel et bien présente, elle n’a été nulle part vraiment épaisse, avec un maximum de 15 cm à Mont-Rigi. En dehors de la vague de froid, l’enneigement a parfois été meilleur dans les Hautes-Fagnes, avec par exemple 34 cm le 20 décembre à Elsenborn.

L’hiver 2012-2013, dans sa totalité, sera évidemment développé ultérieurement. La fin de la présente vague de froid sera analysée d’ici demain après-midi.

Cb

Source des données : IRM

Modifié par cumulonimbus

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Bel article , bravo :thumbsup:

Très interéssant ce résume hivernal de ces 4 dernières années merci ! On se rend compte que notre ressenti sur un hiver peut s’avérer complètement erroné et faussé par une courte période!

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Pour un résumé complet de la vague de froid qui vient de se terminer, voir :

http://www.meteobelgique.be/communaute/185...e-de-froid.html

Ajoutons à cela que le samedi 26, une première tentative de dégel, matérialisé par le passage d’une occlusion, a échoué. En effet, la perturbation a donné un supplément de neige, sous un vent de sud à sud-sud-ouest assez froid, qui n’arrivait pas encore vraiment à nous amener de l’air maritime. La température restait sous 0°C et, au centre du pays, il a commencé à neiger vers 11 heures. À partir de 14 heures, de la pluie s’est mêlée à la neige, mais les basses couches restaient froides.

Dans le courant de l’après-midi, avec le basculement du vent vers le sud-ouest à l’arrière de la perturbation, un timide dégel a progressivement vu le jour, mais de larges éclaircies en début de nuit ramenèrent temporairement le gel et… le verglas.

L’épaisseur de neige (5 cm) à Zaventem est restée inchangée, les centimètres perdus par l’amorce de dégel de l’après-midi ayant été compensés par ceux tombés auparavant, en matinée. Et avec le regel en soirée, le manteau neigeux semblait encore bien intact.

Au littoral, on a observé un scénario similaire, mais se produisant quelques heures plus tôt. Il n’y gèlera plus à l’air libre en soirée, mais la couche de neige, dans un premier temps, y restera intacte aussi.

À l’est du pays, l’arrivée de la neige est plus tardive et il n’y aura pas encore de dégel en journée.

Plus tard dans la nuit, le dégel parviendra malgré tout à se frayer un chemin sur tout le pays, à l’exception des plus hauts plateaux.

Le matin, on observe encore 2 cm de neige fondante à Zaventem et 3 cm à Middelkerke, mais là aussi, une neige de mauvaise qualité. Dans les Fagnes par contre, la neige est restée intacte.

Durant la journée du dimanche 27, une deuxième perturbation, avec un mince secteur chaud, apporte un important redoux (5 à 6°C à Zaventem avec de la pluie), et l’air maritime à l’arrière du système est plus doux encore (6 à 7°C). Dans le pays, les températures ont déjà frôlé les 10°C par endroit (9,8°C à Coxyde, 9,2°C à Passendaele, 9,0°C à Beitem). Mais la nuit d’après (27 au 28) a encore réservé quelques surprises. Malgré une température de l’air positive, le sol s’est brusquement mis à regeler en bien des endroits, sous de nouvelles éclaircies bien plus larges que la nuit d'avant, avec comme conséquence du verglas.

Là où il restait un peu de neige, celle-ci a persisté durant la nuit, tandis que les Hautes-Fagnes, encore peu affectées par le dégel, ont même vu leur manteau neigeux s’épaissir temporairement, jusqu’à 9 cm en fin de journée (du 27).

Le 28 vers 15 heures, la neige a pratiquement disparu partout (quelques traces ; un petit peu plus de neige fondante à Florennes), sauf en Ardenne où elle demeure jusqu’à présent intacte.

webcamwideumontsnowcam2.png

Snowcam IRM - Wideumont - 28 janvier 2013 15h45

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La nuit dernière (du 29 au 30 janvier), dans le cadre d’une perturbation à large secteur chaud, des températures particulièrement élevées ont été observées un peu partout dans le pays. À Uccle, vers 5 heures du matin, on a enregistré un maximum de 13,9°C. Pour cette station, il s’agit de la plus haute valeur d’une troisième décade de janvier depuis 1967, où le thermomètre dépassait légèrement les 14°C le 29.

Ailleurs dans le pays, la nuit dernière, les températures ont souvent été du même ordre de grandeur. Les 14°C ont été atteints à Sint-Katelijne-Waver (au nord-est de Malines) et à Tirlemont, tandis qu’ils ont été dépassés à Angleur (Liège) avec 14,6°C.

Parmi les relevés synoptiques, on retiendra les 13,6°C de Zaventem, les 13,5°C de Deurne (Anvers) et de Schaffen, et les 13,1°C de Beauvechain (tous relevés à 5 heures du matin). Pour Zaventem, il ne s’agit pas d’un record puisqu’ on y a déjà relevé 14,6°C le 28 janvier 2002, tandis que Beauvechain, (comme Uccle) a connu plus de 14°C le 29 janvier 1967 (14,2°C). Le 28 janvier 2002, il y a fait 13,6°C.

À Chièvres, on a relevé 12,8°C à 4 et à 5 heures du matin, et à nouveau à 7 heures. Aux mêmes heures, 5 jours plus tôt, on y relevait, respectivement –13,4°C, –13,7°C et –11,1°C (minimum = –14,3°C). Un tel contraste, au cours d’un même mois d’hiver, est très rare, d’autant plus lorsqu’on se trouve relativement à l’ouest du pays. Plus au nord, à Moerbeke, on a relevé un minimum de –12,8°C la nuit du 24 au 25 janvier et un maximum (nocturne aussi) de 13,3°C la nuit du 29 au 30 janvier. Le même scénario s’est produit à Beitem, avec respectivement –12,9°C et 13,0°C. Le plus gros contraste observé durant un même mois de janvier en Belgique reste cependant réservé à Rochefort, avec un maximum de 16,0°C le 16 janvier 1947 et un minimum de –18,0°C le 29 du même mois.

Dans les Hautes-Fagnes, ce sont des situations atmosphériques radicalement différentes qui y donnent les hautes températures. C’est ainsi que durant la journée du 29 janvier 1949, sous un grand soleil et au-dessus d’une inversion, la température est montée jusqu’à 15,9°C à la Baraque Michel. À Uccle le même jour, il a fait ensoleillé aussi, mais la température ne dépassait guère 10°C (mais presque 14°C la veille). Ce matin par contre, les hauts plateaux n’ont connu que des températures comprises entre 8 et 9°C.

Et que penser de l’heure particulière où le maximum s’est produit ?

En hiver, dans des situations pluvieuses et venteuses, cela s’est déjà produit plus d’une fois. En 1977 par exemple, le maximum de 15,5°C du 24 décembre à Uccle a été observé vers 7 heures du matin. À Kleine Brogel, au même moment, on relevait 16,8°C ! La nuit du 7 au 8 février 1990, dans le cadre d’une tempête d’une rare violence (rafales de 104 km/h à Bierset, de 119 km/h à Coxyde et de 130 km/h à Saint-Hubert), la température est montée jusqu’à des valeurs comprises entre 14 et 16°C !

À propos de vent justement, on a noté la nuit dernière des rafales jusqu’à 72 km/h à Zaventem et 79 km/h à Uccle.

Quant aux précipitations, on signalera les 38,0 mm de Kruishoutem, les 32,0 mm d’Elsenborn, les 28,2 mm de Bièvre ou encore les 24,5 mm de Stabroek. Quelques endroits, notamment au centre du pays, n’ont connu que des précipitations entre 5 et 10 mm.

Source des données : IRM

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Voici encore un petit bilan du mois de janvier qui vient de s’écouler.

Températures minimales très basses

Chièvres : –14,3°C le 25

Kruishoutem : –14,2°C le 17

Kruishoutem : –14,0°C le 16

Kruishoutem : –13,9°C le 25

Températures maximales très élevées

Angleur : 14,6°C (nuit du 29 au 30)

Sint-Katelijne-Waver : 14,0°C (nuit du 29 au 30)

Tirlemont : 14,0°C (nuit du 29 au 30)

Uccle : 13,9°C (nuit du 29 au 30)

Situation au jour le jour de la neige dans 5 stations

Note

En ce qui concerne l’enneigement,

la station de Middelkerke est représentative pour le littoral,

la station de Zaventem est représentative, en gros, pour le centre du pays,

la station de Kleine Brogel est représentative de la Campine,

la station de Florennes, située dans le Condroz occidental, est plus ou moins représentative pour les localités situées entre 250 et 300 mètres d’altitude dans tout le Condroz,

la station de Mont-Rigi est représentative pour les Hautes-Fagnes.

En raison d'observations trop irrégulières, les stations de Beauvechain et de Bierset ne sont pas reprises ici.

13 janvier 2013

Middelkerke : traces de neige à 4 h et à 7 h

Zaventem : mince couche de neige couvrant une partie du sol le matin

Kleine Brogel : pas de neige signalée

Florennes : 2 cm en matinée, diminuant temporairement avant de remonter à 5 cm le soir

Mont-Rigi : pas de neige signalée

14 janvier 2013

Middelkerke : neige dès 19 h, 10 cm à 22 h

Zaventem : traces de neige le matin, puis fine couche de neige sèche ne couvrant pas tout le sol

Kleine Brogel : pas de neige signalée

Florennes : 5 cm toute la journée

Mont-Rigi : pas de neige signalée

15 janvier 2013

Middelkerke : neige fondante, diminuant de 8 à 4 cm, regelant le soir

Zaventem : 4 cm la nuit et le matin, montant temporairement à 7 cm en journée

Kleine Brogel : 3 cm le matin, 5 cm le soir

Florennes : neige montant de 7 cm tôt le matin à 12 cm le soir

Mont-Rigi : pas de neige signalée

16 janvier 2013

Middelkerke : 4 cm toute la journée

Zaventem : 7 cm toute la journée

Kleine Brogel : 6 cm toute le journée

Florennes : 12 à 13 cm, diminuant à 11 cm le soir

Mont-Rigi : 2 cm à 10 h, diminuant ensuite à 1 cm

17 janvier 2013

Middelkerke : 4 cm, diminuant à 2 cm

Zaventem : 2 cm en journée

Kleine Brogel : 6 cm, diminuant à 5 cm

Florennes : 11 cm toute la journée

Mont-Rigi : 1 cm toute la journée

18 janvier 2013

Middelkerke : 2 cm toute la journée

Zaventem : 2 cm, augmentant temporairement à 3 cm

Kleine Brogel : 5 cm toute la journée

Florennes : 11 cm, diminuant à 10 cm en soirée

Mont-Rigi : 1 cm toute la journée

19 janvier 2013

Middelkerke : 4 cm toute la journée

Zaventem : 2 cm la nuit, augmentant à 5 cm en journée, puis diminuant à 4 cm le soir

Kleine Brogel : 5 cm toute la journée

Florennes : 10 cm toute la journée

Mont-Rigi : 1 à 2 cm

20 janvier 2013

Middelkerke : 4 cm, augmentant à 8 cm le soir

Zaventem : 4 cm, augmentant à 12 à 13 cm le soir

Kleine Brogel : 5 cm, augmentant à 7 cm

Florennes : 10 cm, augmentant à 11 cm

Mont-Rigi : 2 cm, augmentant à 7 cm

21 janvier 2013

Middelkerke : 9 cm, diminuant à 8 cm

Zaventem : 13 cm, diminuant à 9 à 10 cm

Kleine Brogel : 8 cm toute la journée

Florennes : 11 cm toute la journée

Mont-Rigi : 7 cm, diminuant à 6 cm

22 janvier 2013

Middelkerke : 8 cm, diminuant à 5 à 6 cm

Zaventem : 10 cm, diminuant à 9 cm

Kleine Brogel : 8 cm toute la journée

Florennes : 11 cm, diminuant à 8 cm

Mont-Rigi : 6 à 8 cm

23 janvier 2013

Middelkerke : 6 , augmentant à 7 cm en matinée

Zaventem : 9 cm, diminuant à 5 cm en matinée

Kleine Brogel : 8 cm, diminuant à 6 cm

Florennes : 8 cm toute la journée

Mont-Rigi : 6 à 7 cm

24 janvier 2013

Middelkerke : 7 cm ,diminuant à 6 cm

Zaventem : 5 cm toute la journée

Kleine Brogel : 6 cm toute la journée

Florennes : 8 cm toute la journée

Mont-Rigi : 6 à 7 cm

25 janvier 2013

Middelkerke : 6 cm toute la journée

Zaventem : 5 cm toute la journée

Kleine Brogel : 6 cm toute la journée

Florennes : 8 cm toute la journée

Mont-Rigi : 7 cm la nuit, diminuant ensuite à 4 à 5 cm

26 janvier 2013

Middelkerke : 6 cm, diminuant à 5 cm

Zaventem : 5 cm, diminuant temporairement

Kleine Brogel : 6 cm la nuit, diminuant ensuite à 5 cm

Florennes : 8 cm toute la journée

Mont-Rigi : 5 à 6 cm, augmentant à 8 cm

27 janvier 2013

Middelkerke : neige fondante, 4 cm la nuit, traces jusqu’à 16 h

Zaventem : neige fondante, 4 cm la nuit, traces jusqu’à 13 h

Kleine Brogel : neige fondante, 5 cm la nuit, traces persistant toute la journée

Florennes : 8 cm, diminuant à 3 cm, neige devenant fondante

Mont-Rigi : 8 cm, diminuant temporairement, puis remontant à 9 cm

28 janvier 2013

Middelkerke : plus de neige

Zaventem : plus de neige

Kleine Brogel : traces jusqu’à 13 h

Florennes : neige fondante, 3 cm la nuit et le matin, restes dès 16 h

Mont-Rigi : 8 cm, diminuant à 6 cm

29 janvier 2013

Middelkerke : plus de neige

Zaventem : plus de neige

Kleine Brogel : plus de neige

Florennes : restes de neige la nuit

Mont-Rigi : neige fondante, 7 cm la nuit, diminuant rapidement

Sources :

IRM

Modifié par cumulonimbus

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personnellement, je tiens compte de l'activité solaire de l'année en cours pour déterminer des chances d'épisodes hivernaux conséquents.

La diminution anormale de son activité dans le cycle actuel, depuis quelques années, m'amène, à la veille de l'hiver, d'affirmer : "oui, cet hiver nous amènera des épisodes de froid ou de neige plus intense que d'habitude .

mais je dis aussi : mais on ne sait jamais quand cela va tomber.

Au dela de cette réflexion, je ne veux pas içi polémiquer sur la réalité d'un refroidissement climatique futur (vous me connaissez, je peux provoquer ... la discussion) car je sais les passions que cela peut engendrer.

Modifié par pierrotpy

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L’hiver contrasté et haut en couleurs de 2012-2013 n’a décidément pas dit son dernier mot.

Commençons par la fin de nuit et le matin chahutés du 5 février 2013.

http://www.meteobelgique.be/communaute/186...n-flandre-.html

Depuis, nous avons la confirmation par l’IRM qu’il s’agit bel et bien d’une tornade.

Une petite tornade a créé d’importants dégâts en Flandre. Pour Marc Vandiepenbeek, climatologue à l’IRM, « ces phénomènes ont lieu deux à sept fois par ans en Belgique ».[…] L’Institut royal météorologique (IRM) a par ailleurs confirmé qu’une tornade est bien à l’origine des dégâts à Oosterzele. « L’événement est clairement visible sur les images satellites », a expliqué le climatologue Luc Debontridder, de l’IRM.

Source : www.lesoir.be

Pour la situation atmosphérique, une image vaut parfois mieux qu’un long discours.

al0506small.jpg

KNMI - 5 février 2013 06 h UTC

On voit bien ici le front secondaire responsable de la ligne orageuse, au sein d’une (plus ou moins) même masse d’air polaire maritime froid. Ce sont donc principalement des phénomènes dynamiques, et non thermiques, qui étaient à l’origine de la violence des événements.

Au niveau des conditions atmosphériques pour l'observateur au sol, on a pu noter, le matin, un vent d’ouest assez soutenu (moyenne de 40 à 45 km) au littoral, et un vent d’ouest à sud-ouest plus faible mais irrégulier à l’intérieur des terres, avec cependant des rafales du même ordre de grandeur tant dans la zone côtière que plus loin à l’intérieur. Après le passage de la ligne de cumulonimbus responsable des intempéries, nous avons d’abord pu constater un ciel nuageux à très nuageux avec des stratocumulus, altocumulus et cirrus, et des fractus évoluant vers des cumulus, et bientôt à de nouvelles averses. L’après-midi, un caractère polaire un peu plus prononcé de la masse d’air nous a valu des éclaircies plus larges d’une part, mais aussi des averses de neige d'autre part, avec des cumulonimbus aux structures bien dessinées dans un air particulièrement limpide. Au soleil couchant notamment, ces nuages ont été d'une grande beauté.

Le 6 février, l’hiver est revenu en force en bien des endroits de la Belgique. Dès 200 mètres d’altitude environ (voire plus bas), la neige s'est mise à tenir au sol, avec des accumulations jusqu’à 5 cm à Florennes en matinée. À Bierset aussi, la neige a commencé à tenir, avec 1 cm de neige en couche irrégulière à 10 h, et 2 cm à 13 h. À Mont-Rigi, la couverture neigeuse atteint déjà 17 cm. Au centre du pays, les températures sont juste trop élevées pour la neige (précipitations souvent pluvio-neigeuses avant de belles éclaircies en début d’après-midi, avec cumulus modestes et 2 à 3°C).

Voici deux images des webcams pour illustrer la situation neigeuse du matin.

webcamdourbes2013020609.png

Webcam IRM – Dourbes – 6 février 2013 à 09h35

Un bon 200 mètres d’altitude suffisent pour la neige.

webcamdiepenbeek2013020.png

Webcam IRM – Diepenbeek – 6 février 2013 à 09h35

Là, on n’y est pas du tout… Ou du moins, pas encore !

Modifié par cumulonimbus

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Et voilà quelques images (webcams IRM) représentatives de l'après-midi du 6 février 2013.

webcamzeebrugge20130206.png

Webcam IRM – Zeebrugge – 6 février 2013 à 15h35

webcamuccle201302061535.png

Webcam IRM – Uccle – 6 février 2013 à 15h35

webcamdourbes2013020615.png

Webcam IRM – Dourbes – 6 février 2013 à 15h35

webcammontrigi201302061.png

Webcam IRM – Mont-Rigi – 6 février 2013 à 15h35

Vers 200-300 mètres d'altitude, cela devient parfois un peu critique pour la couverture neigeuse. Au-dessus par contre, les conditions sont très bonnes.

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Aujourd’hui, nous avons typiquement un apport d’air polaire maritime presque direct, très instable avec en plus le passage de fronts secondaires.

al0712small.jpg

KNMI – 7 février 2013 à 12 h UTC

Il en résulte donc l’alternance caractéristique d’averses et d’éclaircies que l’on note par ce type de masse d’air.

webcamuccle201302071415.png

Webcam IRM – Uccle – 7 février à 14h15

Malheureusement, il ne fait tout juste pas assez froid pour que la neige puisse tenir en Basse et Moyenne Belgique. Cela se voit évidemment dans les températures du réseau météorologique belge, où les températures en plaine montent à 4-5°C en dehors des averses, mais aussi dans les températures en altitude. L’on sait par expérience que, dans une configuration instable, il faudrait une température descendant au moins jusqu’à –7°C au niveau 850 hPa (1400-1500 mètres d’altitude) pour avoir de bonnes averses de neige. Une température de –10°C à ce niveau serait garante pour une couverture de neige au sol même en plaine. Au niveau 700 hPa (2900-3000 mètres d’altitude), une température de –20°C serait idéale.

Aujourd’hui à 13 h, on notait dans le sondage de De Bilt (représentatif pour la Belgique aussi par ce type de masse d’air) une température entre –6°C et –7°C au niveau 850 hPa à 1380 mètres. Comme le niveau est plus bas que d’habitude, on peut l’interpréter comme une valeur de –7°C au niveau habituel de 1400-1500 mètres (en hiver). On est donc à la limite pour avoir des averses de neige en plaine et c’est ce qui se passe : averses de pluie et de neige mêlées.

Au niveau 700 hPa, la température est de –18°C et au niveau 500 hPa, de –38°C. Cette dernière valeur peut être considérée comme vraiment très basse, ce qui explique d’ailleurs la grande instabilité de la masse d’air.

Cette décroissance rapide de la température, à tous les niveaux, fait en sorte que notre Ardenne est idéalement placée pour avoir des chutes de neige conséquentes, dans le cadre d’un gel permanent. À 13 h, en ce 7 février, on relevait –1,8°C à Mont-Rigi, et une couche de neige de 23 cm !

snowcammontrigi20130207.png

Snowcam IRM – Mont-Rigi, réserve naturelle de la "Fagne de la Poleûr" – 7 février à 13h00

À Florennes, à presque 300 mètres d’altitude, on notait à 13 h une couche continue de 5 cm, tandis que Dourbes, située vers 250 mètres, tendait déjà à être trop basse pour avoir de la neige.

webcamdourbes2013020714.png

Webcam IRM – Dourbes – 7 février à 14h15

En plaine, seules quelques averses très abondantes peuvent réussir à donner un enneigement temporaire. Même Bierset n’a noté, dans ses relevés, que des traces de neige à 7 h et à 10 h.

C’est évidemment une situation dont l’évolution est très difficile à prévoir. Il suffirait de peu pour que le pays entier puisse se retrouver sous un épais manteau neigeux.

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De petits détails qui font la différence.

Depuis plusieurs jours, nous avons affaire à des courants polaires maritimes plus ou moins directs, pourtant l’enneigement tarde à venir dans bien des régions.

Voyons d’abord ce qui se passe en théorie par air polaire direct en février.

En altitude, nous constatons alors en moyenne une température de –10°C vers 1400 mètres (niveau 850 hPa), de –20°C vers 2800 mètres (niveau 700 hPa) et de –38°C vers 5200 mètres (niveau 500 hPa). Au-dessus d’une eau qui comporte 6°C dans la partie sud de la Mer du Nord, l’instabilité est largement suffisante pour générer des averses. La température de l’air, au-dessus de cette eau à 6°C, n’est guère plus basse et se situe aux environs de 3-4°C. Un profil très instable donc, dès les basses couches.

L’écoulement de l’air, quant à lui, est plus ou moins laminaire, avec un vent augmentant graduellement avec l’altitude et peu de cisaillement dans la direction (vent de nord-ouest dans les toutes basses couches, de nord à nord-ouest au-dessus). Les cumulonimbus qui se forment ont donc tendance à être de type monocellulaire, avec une alternance rapide d’averses et d’éclaircies souvent très belles, permettant de voir de loin les structures des nouvelles averses qui s’amènent. Le fait que les précipitations tombent dans les cheminées ascendantes des cellules (le tout se déplaçant dans des directions et à des vitesses pas trop différentes) fait en sorte que la durée de vie de ces averses n’est pas très longue.

Parfois, des discontinuités permettent à ces averses de d’organiser en lignes (multicellulaires). Avec un isotherme de 0°C situé vers 300 mètres d’altitude, les averses sont souvent de neige ou de grésil, mais le long de la bande côtière, la neige ne tient pas au sol.

À l’intérieur des terres, en journée, le petit soleil de février atténue le temps plus froid qui y règne et les averses survivent. En outre, les températures très froides en altitude font en sorte que les courants descendants, au sein des averses, ramènent à chaque fois la température de l’air à 0°C, voire un peu en dessous. Pendant les éclaircies, le thermomètre grappille quelques degrés mais, contrairement au littoral, le dégel n’est plus suffisant pour faire fondre la neige. Elle s’accumule donc et, à la moindre éclaircie nocturne, en raison de l’albédo, la température chute très fort, ce qui réduit par la même occasion l’instabilité nocturne et les averses suivants se désagrègent, voire disparaissent complètement. En outre, ce gel marqué contribue aussi au maintien de la couche, même si la température au cours de la journée suivante, dans les éclaircies remonte un peu au-dessus de 0°C.

En d’autres termes : temps variable en journée avec éclaircies et averses de neige, temps clair avec quelques passages nuageux (restants d’averses) la nuit et refroidissement important, avec stabilisation de la couche neigeuse.

Voilà pour la théorie.

Regardons maintenant les sondages actuels. Prenons par exemple celui de Beauvechain à minuit. L’on constate que la température, au niveau 850 hPa, est de –9°C à 1390 mètres, de –19°C au niveau 700 hPa à 2870 mètres et de –35°C au niveau 500 hPa à 5280 mètres. Pas une grande différence, donc, par rapport à la théorie. Et pourtant…

Notons d’abord les –9°C du niveau 850 hPa. C’est juste un peu trop et cela se confirme très bien en regardant la neige au sol en Belgique. En plaine, rien ou presque. Des traces à Zaventem à 7 h, tout comme à Diepenbeek au Limbourg. Dans la région gantoise, rien !

À Uccle, située à 100 mètres d’altitude seulement, il fait déjà tout blanc, tandis qu’à Gosselies et à Bierset, situées un peu en dessous de 200 mètres, on relève respectivement 1 et 5 cm, au gré du parcours des différentes averses. Vers 300 mètres, à Florennes, on relève 5 cm également.

On le voit bien : ce petit degré de trop à 1400 mètres d’altitude, dans cette configuration instable, a fait en sorte que toute une partie du pays n’a pas d’enneigement.

Investigons plus loin à présent. Au niveau 700 hPa, l’on note –19°C, ce qui est proche de ce que l’on a en théorie, tandis qu’au niveau 500 hPa, avec –35°C, il fait même moins froid que ce qui devrait. Donc, normalement, cela aurait dû réduire l’instabilité, alors que c’est tout le contraire qui s’est produit : les averses ont continué toute la nuit.

Pourquoi ?

La réponse n’est pas à rechercher dans les températures, mais dans le vent. Nous constatons qu’à l’intérieur des terres, par effet de frottement, le vent des basses couches a tourné au secteur sud-ouest à l’ouest. Puis, au fur et à mesure que l’on monte en altitude, le vent s’oriente graduellement au nord. Ceci a pour effet de dévier les précipitations qui ne tombent donc plus dans la cheminée d’ascendance du cumulonimbus, mais à côté. De ce fait, la cheminée d’ascendance n’est plus étouffée par ses propres précipitations, mais peut survivre plus longtemps, ce qui fait que la cellule survit plus longtemps aussi, et pénètre donc plus profondément à l’intérieur des terres.

Ceci a un effet de retour immédiat : le ciel ne parvient pas à bien se dégager à l’intérieur des terres, le refroidissement est ralenti et les cellules, par ce paramètre-là aussi, vont avoir tendance à survivre plus longtemps. En outre, la turbulence que les cellules génèrent empêchent à leur tour le refroidissement, ce qui fait que si la température en altitude ne suit pas tout à fait non plus (–9°C au lieu de –10°C), le gel nocturne risque de ne pas s’installer en plaine, avec comme conséquence une absence de neige au sol ou une neige de mauvaise qualité. Seules des averses surabondantes, où il tombe plus de neige qu’il n’en fond, permettrait de donner malgré tout un enneigement dans pareille situation.

Ce qui précède n’est pas un phénomène rare. C’est même presque classique dans les situations de courants polaires directs sur nos régions en hiver, d’où les déceptions fréquentes des hivernophiles en plaine.

La région ardennaise, évidemment, n’est pas affectée par cette problématique. L’altitude y est suffisante pour garantir le gel, et l’ascendance forcée de l’air y est suffisante pour garantir de la neige. En d’autres termes, une configuration d’air polaire direct en hiver donnera toujours de la neige en Ardenne. Aujourd’hui par exemple, on mesure 29 cm à 7 h à Mont-Rigi.

Ajoutons pour finir que le refroidissement nocturne, même limité, a quand même eu lieu à l’intérieur des terres avec 0,4°C à Zaventem et 0,3°C à Uccle à 7 h. À Middelkerke, au même moment, on notait 1,9°C tandis qu’au large, la température de l’air est restée voisine de 4°C au-dessus d’une eau à 6°C. Cela a eu des répercussions immédiates sur le type de nuages : stratus bas au-dessus d’une couche (dis)continue de neige à l’intérieur, ciel clair avec très bonne visibilité et quelques stratocumulus au loin au-dessus de la mer.

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Webcam IRM – Uccle – 8 février 2013 à 8h45

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Webcam IRM – Zeebrugge – 8 février 2013 à 8h45

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Merci beaucoup pour le compliment ! :D:D:D

L’après-midi, la formation rapide d’une inversion vers 1900 mètres d’altitude a mis fin aux averses, avec des stratocumulus et des cumulus humilis aplatis. Au niveau 850 hPa (1430 mètres), la température est toujours de –9°C, et il y a une certaine uniformisation des types de temps en Belgique, avec une instabilité de basses couches liée au réchauffement par l’eau au littoral, et liée au petit réchauffement du sol par le soleil dans les régions à l’intérieur des terres.

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Webcam IRM – Zeebrugge – 8 février 2013 à 14h25

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Webcam IRM – Uccle – 8 février 2013 à 14h25

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Webcam IRM – Diepenbeek – 8 février 2013 à 14h25

Par endroit, les éclaircies sont même vraiment larges. Il n’y a qu’en Ardenne que le temps demeure plus gris.

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Webcam IRM – Wideumont – 8 février 2013 à 14h25

Et pour finir, quelques hauteurs de neige.

Deurne : pas de neige signalée

Zaventem : traces à 7 h

Uccle : 3 cm à 8 h

Gosselies 1 cm à 7 h

Florennes : 5 cm à 7 h, 6 cm à 10 h

Bierset : 5 cm à 7 h, 5 cm à 10 h

Mont-Rigi : 29 cm à 7 h, 30 cm à 10 h

Saint-Hubert : pas de données mais snowcam de Wideumont disponible

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Snowcam IRM – Wideumont – 8 février 2013 à 15h00

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Merci beaucoup !!

Et voilà la suite des événements.

L’arrivée d’air plus froid dans les moyennes couches a eu comme effet de résorber à nouveau la petite inversion qui s’était formée durant la journée du 8. Le résultat a été immédiatement visible : les cumulus aplatis s’étaient remis à bourgeonner. Puis, en fin d’après-midi et en soirée, de petites averses de neige ont à nouveau eu lieu sur le pays, avec une fine couche de neige (persistante) au sol à Uccle par exemple. Parfois il s’agissait bien plus de faibles chutes de neige que d’averses, avec un enneigement minimal à Gosselies.

Dans les lieux situés plus en altitude, la neige des chutes de neige précédentes était toujours là, et s’est parfois un peu épaissie. À Florennes, on notait 7 cm de neige le février au matin, à 7 h. À Bierset au même moment, on notait 4 cm et à Mont-Rigi, 29 cm.

Le temps, aujourd’hui 9 février, a été d’abord caractérisé par un brusque refroidissement nocturne, avec gelées généralisées et fréquents brouillards à la clé. Ensuite, après quelques belles éclaircies, des cumulus ont réussi à se reformer en raison de l’air désormais très froid au niveau 850 hPa : –11 à –12°C. Ces cumulus ont quelque peu bourgeonné avant d’être arrêtés par une nouvelle inversion, avec nappes de stratocumulus étendues par endroit, sur laquelle butent les cumulus en question.

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Webcam IRM – Uccle – 9 février 2013 à 14h20

webcammelle201302091420.jpg

Webcam IRM – Melle – 9 février 2013 à 14h20

webcamdiepenbeek2013020.jpg

Webcam IRM – Melle – 9 février 2013 à 14h20

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Webcam IRM – Mont-Rigi – 9 février 2013 à 14h20

En ce qui concerne la neige, comme vous pouvez le constater sur ces images, il n’y en a vraiment pas pour tout le monde en Basse et Moyenne Belgique.

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Longtemps à l’avance, tout au long de la journée d’hier, 10 février, les signes annonciateurs de la zone de neige à venir étaient présents dans le ciel, sous forme de cirrus épais voilant presque tout le ciel, voire de cirrostratus ou d’altostratus translucidus, le tout accompagné de bancs d’altocumulus. Au-dessus des plateaux ardennais, on observait également des stratus et cumulus fractus.

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Webcam IRM – Zeebrugge – 10 février 2013 à 12h35

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Webcam IRM – Mont-Rigi – 10 février 2013 à 12h40

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Webcam IRM – Mont-Rigi – 10 février 2013 à 17h15

En Flandre Occidentale et au Hainaut, on a observé des chutes de neige dès 21 h. Au centre du pays, il a fallu attendre 2 heures du matin environ (le 11) tandis que la Campine n’a à peu près rien reçu, juste quelques flocons à partir de 7 heures (précipitations non mesurables à Kleine Brogel, tant à 7 h qu’à 13 h). Ci-dessous une image de Diepenbeek.

webcamdiepenbeek2013021.png

Webcam IRM – Diepenbeek – 11 février 2013 à 14h00

Le matin à 7 h, on mesurait un petit centimètre de neige (ne couvrant pas tout le sol) à Zaventem, tandis qu’à Gosselies, une neige sèche d’une épaisseur de 2 cm recouvrait tout le sol. À Florennes, où la couche était retombée à 2 cm durant la journée du 10, on observait à nouveau 6 cm à 7 h le11. Dans les Hautes-Fagnes, au même moment, on notait 24 cm. Quelques chutes de neige, par la suite, feront temporairement augmenter la couche jusqu’à 25 cm (10 h).

Un mot encore sur les températures en altitude. Ici, la neige nous est arrivée à l’approche d’un front qui s’est récemment occlus, dans une configuration stable. Il ne faut donc absolument plus, comme dans les configurations instables, des températures de –10°C au niveau 850 hPa pour avoir de la bonne neige, ni même –7°C pour avoir de la neige tout court. Dans ce cas-ci, il suffit que le profil atmosphérique soit entièrement sous 0°C pour avoir de la neige. En d’autres termes, une température de –1°C au niveau 850 hPa suffit, pour autant qu’il n’existe aucune couche d’air plus doux en dessous (ce qui est parfaitement possible dans des régimes d’inversion – inversion de type frontale dans ce cas).

Et encore… Il faut nuancer ce qui précède. Il est généralement admis que les flocons de neige doivent traverser une couche de dégel pouvant aller jusqu’à 400 mètres d’épaisseur avant de se transformer totalement en pluie. C’est pour cette raison qu’il neige parfois par températures légèrement positives. Si cette couche de dégel se trouve en altitude et qu’elle est suffisamment mince, elle n’empêchera pas non plus les chutes de neige. Par contre si cette couche de dégel en altitude dépasse 400 mètres, nous aurons à coup sûr de la pluie verglaçante.

Notons enfin que dans des cas d’humidité très spécifique, l’eau en surfusion peut donner de la pluie même par températures négatives sur toute l’épaisseur de l’atmosphère. Comme vous pouvez le voir, le passage de la neige à la pluie est un phénomène très complexe, ce qui rend les prévisions dans les cas limites – neige ou pluie verglaçante – quasi impossibles.

Dans le cas de la nuit du 10 au 11, cependant, aucune couche de dégel n’a été observée dans le sondage de Beauvechain, avec –1°C au niveau du sol et –3°C au niveau 850 hPa (1290 mètres), avec entre les deux une inversion entre 620 et 950 mètres, où la température remontait de –5°C à –2°C. N’empêche… À voir les conditions à Trappes, près de Paris, la pluie n’était vraiment pas loin. Mais eux, ils étaient au sud de l’occlusion et nous, au nord. Et on le restera puisque l’occlusion est bloquée par un anticyclone sur la Norvège et un autre sur les Balkans, et elle finira même par rétrograder.

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Et voici les sources (documentation consultée) de mes interventions sur le forum.

- IRM

- KNMI

- University of Wyoming

- OGIMET

- Météociel

- Infoclimat

- Meteospecialist

- Introduction aux sondages atmosphériques (Pierre Hansoul)

Sans doute j'utiliserai encore les même sources dans les interventions à venir dans ce fil de discussion.

Cb

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Hier, 11 février, on a observé une différence saisissante entre le climat en Belgique et celui de la région parisienne. Alors que la Belgique est restée du côté froid, avec du temps gris et de petites chutes de neige – juste l’ouest et le sud-ouest, et très occasionnellement le centre, ont connu des pluies verglaçantes –, Paris a connu un temps typiquement maritime, doux et pluvieux, avec nimbostratus doublés de stratocumulus et de stratus fractus le matin, distillant de petites pluies par vent d’ouest, puis un temps plus instable, avec cumulus congestus accompagnés de cirrus et de stratocumulus par vent de nord-ouest l’après-midi, l’une ou l’autre averse et des températures de 8 à 9°C qui donnaient, sous les éclaircies, une véritable petite impression printanière.

Mais dès le soir, le froid revenait vers Paris aussi, avec un vent basculant progressivement au nord, puis au nord-nord-est le matin (l’occlusion est revenue sur ses pas).

Modifié par cumulonimbus

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En tout cas la saison de ski est loin d'être finie dans les hautes fagnes. La barre des 0 degré ne risque pas d'être franchie à de nombreuses reprises d'ici la fin du mois.

Savez vous quelle est la moyenne de présence de neige au sol dans les hautes fagnes? Cette année on doit déjà être à

Au mont Rigi:

Décembre: 28/11-->15/12 =17 jours

Janvier: 15 jours de neige au sol

Février: 01/02-->03.02

05/02-->

On pourrait atteindre les 2 mois de neige au sol comme cela est parti. J'ai utilisé les observations du forum meteobelgique pour calculer ceci. Quelqu'un sait où on peut trouver les statistiques officielles?

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Quelqu'un sait où on peut trouver les statistiques officielles?

Pour les Hautes-Fagnes, les moyennes d'enneigement du sol (1971-2000) sont les suivantes :

octobre : 0,6 jour

novembre : 6,9 jours

décembre : 14,4 jours

janvier : 17,5 jours

février : 16,7 jours

mars : 14,1 jours

avril : 6,9 jours

mai : 0,7 jour

Ces statistiques reprennent également les jours où le sol n'est que partiellement couvert de neige, ainsi que les jours où la neige est fondante. Du moment que l'on voit (encore) de la neige au sol, c'est comptabilisé comme un jour d'enneigement.

L'enneigement le plus précoce est le 3 octobre (à Mont-Rigi en 1994).

L'enneigement le plus tardif est le 22 mai (au Centre Nature de Botrange en 1987).

Un enneigement non officiel, mais bien documenté et attesté est celui du 12 juillet 1888 (1 cm à la Baraque de Fraiture).

La plus longue période où le sol est resté constamment enneigé est de 110 jours (du 12 novembre 1962 au 28 février 1963). Cependant, les données de mars 1963 sont manquantes et la période réelle est estimée à 123 jours (jusqu'au 13 mars) :

novembre 1962 : maximum de 32 cm à Botrange

décembre 1962 : maximum de 60 cm à Botrange

janvier 1963 : maximum de 79 cm à Botrange

février 1963 : maximum de 84 cm à Botrange

Le plus grand nombre de jours avec enneigement durant un hiver revient cependant à l'hiver 1968-1969 (140 jours) :

décembre 1968 : maximum de 49 cm à Botrange

janvier 1969 : maximum de 54 cm à Botrange

février 1969 : maximum de 63 cm à Botrange

mars 1969 : neige présente mais pas de mesure disponible

avril 1969 : maximum de 15 cm environ dans les Hautes Fagnes

Sources

- « Aperçu climatique des Hautes-Fagnes» (Pascal Mormal et Christian Tricot)

- « Le temps en novembre 1962 ... mars 1963 et décembre 1968 ... avril 1969 » (IRM)

- Revue « Ciel et Terre » de 1888 (article de A. Lancaster)

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