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cumulonimbus

Automne 2019

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Quelques températures très basses ce vendredi, 6 septembre 2019

 

Ce matin, les températures sont descendues fort bas pour la saison. On n’en avait plus l’habitude ! Très localement, on parle même de record de froid, comme par exemple à Gosselies, où les 5,7°C sont la plus basse température de la série pour une 1re décade de septembre depuis au moins 1982 (précédents records : 5,8°C le 7 septembre 1985 et le 10 septembre 1986).

 

 

Ci-dessous, le hit-parade des températures les plus basses de ce jour, avec entre parenthèses le record, quand disponible :

 

Elsenborn : –0,5°C (–1,5°C le 6 septembre 1992 – série depuis 1987)

Bièvre : 1,1°C

Genk : 2,2°C

Diepenbeek : 2,2°C

Dourbes : 2,5°C (0,5°C le 10 septembre 1986 – série depuis 1965)

Aubange : 2,6°C

Gouvy : 2,6°C

Saint-Hubert : 3,0°C (2,2°C le 7 septembre 1985 – série depuis 1953)

Buzenol : 3,1°C

Mont-Rigi : 3,1°C (0,0°C le 8 septembre 1983 – série depuis 1953)

Humain : 3,2°C

Chièvres : 3,7°C (1,4°C le 9 septembre 1986 – série depuis 1982)

Koersel : 4,0°C (0,1°C le 9 septembre 1986 – série depuis 1983)

Beitem : 4,7°C (3,1°C le 10 septembre 1986 – série depuis 1953)

Florennes : 4,8°C (1,0°C le 8 septembre 1986 – série depuis 1976)

Gembloux : 4,9°C

Spa-la Sauvenière : 4,9°C (3,3°C le 7 septembre 1985 – série depuis 1982)

 

Parmi les stations de MétéoBelgique, du gel a été observé à Sourbrodt avec –0,3°C.

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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1er septembre 2019

 

Un front froid traverse notre pays la nuit et le matin et est suivi d’air maritime. On notera surtout la perte de 10°C en moyenne, au niveau des maxima, par rapport à la veille.

 

Si le 31 août a encore été un jour de chaleur dans la plupart des régions du pays, en ce 1er septembre, les maxima n’atteignent plus que 20-21°C en plaine (très localement encore 22 ou 23°C) et 16-18°C sur les hauteurs. Au littoral, les 20°C ne sont plus atteints non plus, avec près de 19°C.

 

Sous un vent d’ouest à nord-ouest, le ciel est d’abord très nuageux avec altostratus / altocumulus doublé de quelques cumulus, puis le ciel s’éclaircit avec des altocumulus se dispersant pendant que des cumulus se forment, se développent quelque peu mais tendent surtout à s’étaler. Les éclaircies prédominent cependant. 

 

 

2 septembre 2019

 

Un anticyclone océanique détermine le temps sur nos régions. Des perturbations circulent sur son flanc nord et un faible front chaud nous arrive durant la nuit du 2 au 3.

 

En attendant, le temps est beau et, par endroit, un brin plus doux que la veille, avec la formation de quelques discrets cumulus en journée. En fin d’après-midi, le ciel se voile d’épais cirrus. Dans le sud du pays, ce voile n’apparaît pas, ou peu.

 

Les maxima atteignent 19 à 20°C au littoral, 20 à 23°C en plaine et 16 à 18°C sur les hauteurs.

 

 

3 septembre 2019

 

L’influence anticyclonique se renforce sur notre pays, avec une crête s’étendant de l’Océan à l’Europe centrale et un nouveau noyau qui tend à se développer sur le sud de l’Allemagne et l’Autriche. Comme l’axe de l’anticyclone reste au sud de nos régions, le flux reste maritime, mais les perturbations sont rejetées au nord.

 

Les nuages sont cependant très présents sur notre pays, avec des maxima à nouveau en légère baisse, de l’ordre de 19-20°C en plaine et 15-17°C sur les hauteurs.

 

Après des éclaircies matinales, le ciel se couvre rapidement de stratocumulus, lesquels se doublent ensuite de cumulus (sauf au littoral). En journée, les éclaircies sont rares.

 

En Gaume, le temps reste beau, avec quelques altocumulus le matin, puis des cirrus et la formation, en journée, de cumulus très plats. Là, les températures sont plus élevées avec 22,6°C à Aubange.

 

En Ardenne, les éclaircies sont plus présentes aussi en matinée, mais les stratocumulus arrivent l’après-midi.

 

 

4 septembre 2019

 

La crête continentale, et son noyau séparé, s’effondrent aussi vite qu’ils ne se sont formés. Une occlusion – rapidement suivie d’un front froid et, sur le nord du pays, encore d’une ligne post-frontale – traverse le pays durant l’après-midi, tandis qu’un nouvel anticyclone se forme sur l’Océan, un peu plus au nord, et nous place progressivement dans une circulation de nord-ouest.

 

À nouveau, de vastes bancs de stratocumulus occupent le ciel, mais cette fois-ci séparés par des éclaircies, ce qui permet aux températures de remonter un peu. Quelques cumulus se forment et, dans les éclaircies, on note aussi des altocumulus.

 

L’après-midi, les stratocumulus s’obscurcissent et sont suivis d’un nimbostratus pluvieux auquel se mêlent des cumulonimbus enclavés. En soirée, quelques éclaircies reviennent avec parfois des cumulus fractus.

 

En Gaume, le temps est à nouveau beau avec quelques cirrus, la formation de cumulus humilis en journée et un ciel ne se couvrant que le soir, avec un peu de pluie. L’Ardenne partage avec la Gaume le même type de temps, mais avec un ciel se couvrant plus vite l’après-midi et des pluies arrivant plus vite aussi.

 

Les températures sont les plus élevées en Gaume, avec jusqu’à 24,0°C à Aubange. Ailleurs, les maxima atteignent 20 à 23°C en plaine (20°C à l’ouest et 23°C à l’est), et 20 à 21°C sur les hauteurs. Avec le passage de la perturbation, le thermomètre perd temporairement 4 à 7°C (le plus à l’est) avant de remonter quelque peu par la suite.

 

La quantité de précipitations est assez variable, avec localement 7 à 8 mm.

 

 

5 septembre 2019

 

La circulation de nord-ouest est désormais bien établie entre l’anticyclone sur l’Océan et une dépression sur la Scandinavie.

 

Le ciel est celui d’une traîne, toutefois pas très active, avec des cumulus se développant certes, mais avec une forte propension à s’étaler. En d’autres termes, on note pas mal de stratocumulus et d’altocumulus cumulogenitus. À côté de cela, on observe aussi de larges éclaircies.

 

Plus particulièrement sur la moitié nord-est du pays, quelques cumulonimbus parviennent à se former quand même, avec localement même des précipitations significatives. Il s’agit là de la frange méridionale d’une traîne beaucoup plus active sur les Pays-Bas.

 

Les températures maximales, en nette baisse, n’atteignent plus que 16 à 18°C en plaine et 11 à 14°C sur les hauteurs. Au niveau des précipitations, c’est Deurne qui recueille le plus avec 8 mm, tombés pendant diverses averses tout au long de la journée (Anvers étant déjà fort proche de la traîne active néerlandaise).

 

 

6 septembre 2019

 

Le flux général revient à l’ouest, et temporairement même au sud-ouest à l’approche d’un système frontal. À l’arrière de celui-ci, le flux s’oriente à nouveau au nord-ouest.

 

La nuit du 5 au 6 a été claire et, en présence de l’air déjà frais au départ, le refroidissement nocturne a été intense, avec l’apparition des premières gelées à l’air libre en Belgique. Elsenborn est descendu à –0,5°C et Sourbrodt, à –0,3°C.

 

Il s’agit de gelées fort précoces, mais ce n’est pas exceptionnel. Les endroits exposés en Belgique peuvent connaître du gel tout au long de l’année. Le 1er juillet 1984, la température était descendue jusqu’à –1,2°C à Rochefort et jusqu’à –0,2°C à Mont-Rigi et à Nadrin, tandis qu’en plaine, Koersel ne mesurait que 1,4°C. Le 15 août 1994, le gel a été frôlé à Elsenborn avec 0,0°C, tandis que le 28 août 1978, le gel était bien présent à Bièvre avec –0,8°C. En 2007, le gel est réapparu à Elsenborn le 30 août avec –0,6°C. Pendant la très récente année 2017, on n’a pas été loin du gel un 13 juillet avec 0,8°C à Elsenborn.

 

Il n’en est pas moins que la température minimale de ce 6 septembre 2019 présente un certain côté remarquable. Elle peut être considérée comme presque exceptionnelle en de nombreux endroits, et même comme exceptionnelle très localement.

 

Ci-dessous, le hit-parade des températures les plus basses de ce jour, avec entre parenthèses le record décadaire, quand disponible :

 

Elsenborn : –0,5°C (–1,5°C le 6 septembre 1992 – série depuis 1987)

Bièvre : 1,1°C

Genk : 2,2°C

Diepenbeek : 2,2°C

Dourbes : 2,5°C (0,5°C le 10 septembre 1986 – série depuis 1965)

Aubange : 2,6°C

Gouvy : 2,6°C

Saint-Hubert : 3,0°C (2,2°C le 7 septembre 1985 – série depuis 1953)

Buzenol : 3,1°C

Mont-Rigi : 3,1°C (0,0°C le 8 septembre 1983 – série depuis 1953)

Humain : 3,2°C

Chièvres : 3,7°C (1,4°C le 9 septembre 1986 – série depuis 1982)

Koersel : 4,0°C (0,1°C le 9 septembre 1986 – série depuis 1983)

Beitem : 4,7°C (3,1°C le 10 septembre 1986 – série depuis 1953)

Florennes : 4,8°C (1,0°C le 8 septembre 1986 – série depuis 1976)

Gembloux : 4,9°C

Spa-la Sauvenière : 4,9°C (3,3°C le 7 septembre 1985 – série depuis 1982)

 

En journée, le temps est beau quoiqu’un peu voilé de cirrus. L’après-midi, quelques cumulus se forment pendant que le voile s’épaissit en cirrostratus / altostratus translucidus. Des bancs d’altocumulus et de stratocumulus finissent par couvrir complètement le ciel.

 

Dans le sud du pays, le temps est un peu différent, avec parfois du brouillard matinal, puis du beau temps avec quelques cirrus et de discrets cumulus. En fin de journée, on observe quelques bancs d’altocumulus.

 

Les températures remontent bien en journée pour devenir conformes aux moyennes saisonnières, avec 18 à 19°C au littoral, 19 à 21°C en plaine et autour de 16°C sur les hauteurs.

 

 

7 septembre 2019

 

Le flux s’oriente au nord, avec de l’air polaire maritime assez direct.

 

Mais d’abord, sous l’impulsion d’une perturbation et de quelques pluies, la nuit reste douce avec des minima souvent proches de 12°C en plaine.

 

En journée, les éclaircies reviennent vite avec un temps quelque peu instable. En matinée, le ciel est bleu avec quelques altocumulus, puis des cumulus se forment, se développent partiellement en cumulonimbus mais s’étalent souvent, avec pas mal de stratocumulus et d’altocumulus.

 

Le sud et l’est du pays sont encore sous les pluies et nuages frontaux une partie de la journée.

 

Dans l’ensemble, les précipitations sont assez peu abondantes, mais localement, les averses sont plus fortes. À Mont-Rigi, il tombe 10 mm d’eau en 1 heure, entre 18 et 19 heures, et le total journalier s’élève à 20,2 mm. À Buzenol, il tombe encore 4,4 mm en milieu de journée sous la perturbation, juste avant l’arrivée des éclaircies, puis une bonne averse produit 6 mm entre 19 et 20 heures. Plus au nord, à Melle, il tombe au total 10 mm (sous plusieurs averses).

 

L’origine polaire de l’air se remarque aux maxima, en baisse, mais surtout aux températures basses lors des averses (air assez froid en altitude). À Uccle à 15 heures, lors d’une averse donnant 2 mm, la température redescend jusqu’à 13,2°C. À Ernage, c’est à 17 heures que la température s’effondre, pour n’afficher plus que 12,3°C. Les régions plus épargnées par les averses ne connaissent pas ces baisses de température.

 

Les maxima, quant à eux, se situent autour de 17°C au littoral, entre 18 et 20°C en plaine et entre 13 et 14°C sur les hauteurs.

 

 

8 septembre 2019

 

Le flux reste orienté au nord mais s’affaiblit rapidement avec une tendance au marais barométrique.

 

La convection diminue dans l’ensemble, avec souvent des cumulus mediocris / congestus au sein de larges éclaircies, cumulus dont le développement diminue de plus en plus. En matinée, on observe aussi des bancs d’altocumulus et de stratocumulus.

 

Dans le sud et l’est du pays, la nébulosité reste plus abondante avec des averses, mais aussi pas mal de stratocumulus d’étalement.

 

Quelques averses sont encore assez significatives. À Mont-Rigi, il tombe un total de 9,3 mm en plusieurs averses. À Passendaele, il tombe encore 4,9 mm et à Beitem, 3,0 mm. Dans cette dernière station, la température baisse fort pendant l’averse, avec 12,6°C à 14 heures et 12,7°C à 15 heures. Avant et après, la température se situe autour de 16-17°C.

 

Les températures maximales : 17-18°C au littoral, 16-19°C en plaine et autour de 12°C sur les hauteurs.

 

 

9 septembre 2019

 

Le marais barométrique évolue en faible anticyclone, avec un noyau se déplaçant de la France à l’Autriche.

 

Du coup, le temps redevient assez beau, avec de modestes cumulus sous un voile de cirrus (parfois cirrostratus). Ce voile s’épaissit quelque peu en fin de journée (temporairement altostratus) pendant qu’apparaissent aussi des bancs de stratocumulus.

 

Dans le sud du pays, on observe aussi du brouillard matinal, mais le voile est moins présent en journée (plutôt beau temps avec cumulus) et des bancs d’altocumulus accompagnent les bancs – moins nombreux – de stratocumulus. En fin de journée, on observe là aussi des cirrostratus et altostratus translucidus.

 

En raison de l’air d’origine polaire stagnant sur nos régions, les températures ne décollent toujours pas, avec des maxima de 17°C au littoral, 18 à 19°C en plaine et 13 à 15°C sur les hauteurs.

 

 

10 septembre 2019

 

Une faible influence anticyclonique se maintient sur nos régions. Le mauvais temps n’est pas loin mais ne nous concerne pas. Nous avons une dépression avec divers systèmes frontaux sur le sud de la Baltique, une dépression sur le Golfe de Gascogne (juste au large de Biarritz et Saint-Sébastien) et une circulation zonale sur l’Atlantique, dans laquelle sont repris les restes de la tempête tropicale Gabrielle. Mais rien de tout cela ne nous atteint pour le moment.

 

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Source : KNMI

 

La nuit est à nouveau fort froide par endroit, localement plus froide encore que celle du 6 septembre dernier. Elsenborn descend jusqu’à –0,7°C et Genk, jusqu’à 1,6°C. Très remarquables aussi : les 5,4°C à Middelkerke et à Coxyde.

 

En journée, le temps est beau chez nous et les températures remontent. Les maxima atteignent 19-20°C au littoral, 20-22°C en plaine et 16-17°C sur les hauteurs.

 

Le ciel est serein en matinée, puis garni de cumulus humilis, qui évoluent ensuite parfois en quelques bancs de stratocumulus cumulogenitus. Au littoral, on observe aussi des altocumulus le soir.

 

 

Ceci achève une première décade de septembre qui, globalement, aura été un brin trop fraîche, mais avec une tendance (très) sèche qui se poursuit.

 

 

 

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11 septembre 2019

 

C’est la circulation zonale qui finit par nous atteindre. Un système frontal nous arrive par l’ouest en cours de journée et une grande partie du pays se retrouve dans le secteur chaud en soirée. Le front froid, quant à lui, se met à onduler et ne réussit pas à aborder notre pays.

 

Bien qu’une hausse des températures soit perceptible en fin de journée, nous ne profitons pas vraiment de ce secteur chaud en raison des nuages et de la pluie. Les maxima n’atteignent en effet que 18-19°C en plaine et 14-16°C sur les hauteurs, après une nuit encore froide sur l’est (2,4°C à Elsenborn ; 5,2°C à Buzenol) mais déjà douce sur le centre et l’ouest (12,4°C à Uccle ; 14,7°C à Zeebruges).

 

Le ciel :

 

Sur le sud-est du pays, des éclaircies le matin, puis un ciel très nuageux à légèrement couvert avec des altocumulus, plus tard des altostratus (souvent undulatus). Il n’y a pas de précipitations en journée, et très peu la nuit d’après.

 

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Webcam MB – Beausaint – 11 septembre 2019 à 18h

 

Sur le centre du pays, le ciel très nuageux devient rapidement couvert avec altocumulus suivis d’altostratus opacus, accompagné de faibles précipitations, tantôt intermitentes, tantôt continues, et de quelques fractus. Ces précipitations se poursuivent ensuite la nuit, en restant faibles.

 

Au littoral, le ciel est couvert et faiblement pluvieux, avec de l’altostratus accompagné de fractus, et parfois aussi de quelques stratocumulus. En revanche, il ne pleut plus la nuit.

 

Au total, aucune station ne recueille plus de 5 mm, et le plus souvent même moins de 2 mm.

 

 

12 septembre 2019

 

Nous restons du côté chaud des perturbations, avec une influence anticyclonique qui se redessine, mais qui reste principalement au sud par rapport à nos régions.

 

Une bouffée d’air chaud parvient ainsi à atteindre notre pays. Déjà les minima sont plutôt élevés, avec 16 à 17°C en plaine et quelques 12°C sur les hauteurs. En journée, les maxima atteignent 21-22°C au littoral, 22-25°C en plaine et dans les vallées, et 19-20°C sur les hauteurs. Le seuil du jour d’été est atteint à Angleur avec 25,0°C, et approché à Koersel avec 24,8°C. Il fait également très doux à Hastière avec 24,4°C.

 

Le temps est nuageux à beau avec des bancs de stratocumulus à base relativement élevée, en dessous desquels (mais aussi au sein des éclaircies) se forment des cumulus, d’abord fractus.

 

Le matin, on note parfois aussi des stratus, pouvant être coriaces au sud du pays.

 

Les stratocumulus décrits ci-avant marquent la limite (une inversion en fait) entre l’air maritime doux – acheminé par des vents de surface d’ouest à sud-ouest – et l’air (relativement) très chaud et sec situé au-dessus (à partir de 2000 mètres d’altitude). Au niveau 700 hPa (3200 mètres), on relève 7°C, ce qui est beaucoup pour cette altitude.  

 

 

13 septembre 2019

 

Un noyau anticyclonique, au départ puissant, se « déconstruit » rapidement sur la Suisse tandis qu’un nouveau noyau anticyclonique, non moins puissant, se forme au large de l’Irlande et s’apprête à prendre la relève. Entre les deux, un front froid traverse lentement notre pays en cours de journée.

 

Ce front se caractérise par beaucoup de nuages et un changement assez radical dans la direction du vent, soufflant d’abord d’ouest à sud-ouest, puis de nord.

 

Le sud du pays reste le plus longtemps sous l’influence des courants doux d’ouest à sud-ouest, mais en raison du ciel longtemps couvert, les températures n’y sont pas spécialement plus élevées. Les stratocumulus y persistent en effet une bonne partie de la journée, et ne se déchirent que l’après-midi, avec une évolution partielle en cumulus.

 

Au centre du pays, on note d’abord des stratus, évoluant ensuite en stratocumulus, puis en cumulus avec un temps plutôt beau l’après-midi.

 

Au littoral, le ciel n’est couvert de stratocumulus que le matin. En matinée on observe un mix de cumulus et stratocumulus, puis du beau temps avec quelques cumulus l’après-midi.

 

Les maxima sont encore raisonnablement élevés pour la saison, avec 19-20°C au littoral, 21-23°C en plaine et 17-18°C sur les hauteurs.

 

Ici et là, les (importants) passages nuageux ont donné quelques précipitations, le plus souvent largement inférieures à 1 mm. Quelques stations ont reçu un peu plus, comme par exemple Strée-Huy (2,1 mm) et Bièvre (1,3 mm).

 

 

14 septembre 2019

 

Le nouvel anticyclone se développe rapidement vers l’Angleterre et le nord de l’Allemagne, avec un axe désormais au nord de nos régions et un flux qui prend une composante orientale. Ensuite cette structure se scinde en deux noyaux de hautes pressions, l’un se retirant à nouveau vers l’Océan et l’autre se dirigeant vers la Tchéquie et la Pologne, ce qui entraîne chez nous une certaine stagnation de l’air sous un col anticyclonique.

 

L’arrivée d’air plus frais nous vaut localement une nuit à nouveau plus fraîche, avec un minimum de 3,9°C à Elsenborn ; 6,5°C à Kleine Brogel et 6,7°C à Genk (mais 10,0°C à Koersel). Uccle reste doux avec 11,3°C. Plus doux encore : Buzenol avec 12,0°C.

 

En journée, le temps est très ensoleillé avec quelques cirrus (+ quelques bancs de brouillard le matin + ici et là quelques cumulus en journée), et la fraîcheur est évacuée de partout. Les maxima sont à nouveau au-dessus des normes saisonnières, avec 20-21°C au littoral et sur les hauteurs, et 22-23°C en plaine. Au sud du pays, il fait localement plus chaud, avec 24,8°C à Aubange et 24,2°C à Hastière.

 

Pendant ce temps, et malgré les quelques précipitations des jours passés, la sécheresse reste très préoccupante, comme le montre la carte ci-dessous (incluant les prévisions à 10 jours).

 

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Source : IRM

 

Et aucune période pluvieuse digne de ce nom n’est encore prévue pour la semaine à venir.

 

 

15 septembre 2019

 

Une vaste structure anticyclonique, à plusieurs noyaux, couvre l’Océan et une grande partie de l’Europe. Comme le tout se décale lentement vers le sud, le flux sur nos régions reprend une composante plus occidentale avec de l’air plus maritime.

 

Malgré cela, le temps reste très beau et surtout très doux sur nos régions, avec des températures maximales de 20 à 21°C au littoral, 24 à 25°C en plaine, 21 à 22°C sur les hauteurs et jusqu’à 26°C en Gaume et dans certaines vallées. À Hastière, on enregistre 26,2°C, et 26,0°C à Aubange, et 25,4°C à Dourbes. Le seuil du jour d’été est encore atteint à Beitem (25,3°C), Chièvres (25,2°C), La Hestre (25,0°C), Kleine Brogel (25,0°C) et Buzenol (25,0°C).

 

Le temps est très beau avec des cirrus.

 

Les vents de surface, en journée, s’orientent aussi à l’ouest, mais comme dit précédemment, encore sans grande conséquence sur le temps de nos régions, si ce n’est une petite brise fraîche le long du littoral.

 

 

16 septembre 2019

 

Un très petit et faible noyau dépressionnaire se forme temporairement sur la sortie de la Manche et l’extrême sud-ouest de la Mer du Nord. Il est responsable d’une petite ondulation dans le front froid qui, de se fait, voit sa progression sur notre pays fort ralentie.

 

La présence de front, cependant, entraîne beaucoup de nuages sur une bonne partie du pays, avec altocumulus / altostratus plus tard doublés de stratocumulus, eux-mêmes parfois doublés de cumulus fractus. Il n’y a toutefois que peu ou pas de précipitations. Seuls Bierset et Mont-Rigi observent un peu plus de pluie, avec respectivement 2,4 et 3,1 mm.

 

Dans le sud du pays, on note encore des éclaircies entre les altocumulus, altocumulus qui deviennent par la suite plus épais et finissent par couvrir presque tout le ciel.

 

Les températures maximales, sous les nuages, sont en baisse avec 19°C au littoral, 20 à 21°C en plaine et 18°C sur les Hautes-Fagnes. Dans le sud du pays, grâce aux éclaircies, les températures sont plus élevées avec 23 à 24°C en Gaume et dans les vallées, et 20°C sur les hauteurs ardennaises.

 

 

17 septembre 2019

 

Le front froid a fini par traverser notre pays en fin de nuit sous l’impulsion d’un anticyclone qui s’était formé la veille au large de l’Irlande et qui se trouve désormais sur l’Irlande.

 

De ce fait, le beau temps revient rapidement. Sur l’ouest et le centre du pays, le soleil est présent dès le matin. En journée, des cumulus très plats se forment, qui s’étalement parfois en véritables stratocumulus. À côté de cela, on note aussi quelques cirrus.

 

Sur la Gaume, le ciel est encore très nuageux à couvert en matinée avec des stratocumulus. Ceux-ci se déchirent en milieu de journée mais ne passent que très temporairement par le stade de cumulus. L’après-midi, le ciel est quasiment serein. En Ardenne par contre, les stratocumulus matinaux sont doublés de cumulus dès le départ, puis en journée il subsiste des cumulus qui suivent la même évolution que sur l’ouest et le centre du pays.

 

L’air est plus frais et les températures ne dépassent plus que localement les 20°C (20,9°C à Kruishoutem ; 20,8°C à Aubange et à Hastière ; 20,2°C à Chièvres). Sinon, il fait le plus souvent près de 19°C en plaine et entre 13 et 16°C sur les hauteurs (le moins sur les Hautes-Fagnes, le plus sur le Plateau ardennais), le tout sous un vent de nord-ouest à nord.    

 

 

18 septembre 2019

 

Un anticyclone, centré sur la Mer d’Irlande, commence à s’étendre lentement vers l’Europe continentale avec une forme qui permet l’instauration rapide de courants continentaux sur notre pays.

 

La combinaison entre un air maritime frais qui se continentalise et un ciel dégagé sous une saison aux nuits de plus en plus longues fait en sorte que les minima sont descendus assez bas dans certaines régions. Quelques valeurs :

 

Genk : 0,7°C

Elsenborn : 1,0°C

Retie : 1,9°C

Koersel : 2,1°C

Kleine Brogel : 3,0°C

Saint-Hubert : 3,0°C

...

Zeebruges : 14,1°C !

 

En journée, le temps est assez beau avec parfois quelques bancs d’altocumulus le matin, quelques cirrus et la formation de petits cumulus en journée, qui s’étalent ensuite en stratocumulus cumulogenitus. Au littoral, les cumulus sont présents dès le matin (parfois sous forme de fractus) et ne s’étalent pas. En Gaume, les cumulus ne se forment pas, ou peu.

 

Les températures maximales restent un peu faibles, avec des valeurs de 16 à 18°C au littoral, 18 à 19°C en plaine et autour de 14°C sur les hauteurs. La Gaume, malgré le soleil, ne parvient pas à dépasser 17 à 18°C.

 

 

19 septembre 2019

 

L’anticyclone conserve une forme telle que nous restons sous l’influence de courants continentaux. Le noyau se déplace d’abord vers l’Angleterre, puis vers les Pays-Bas et l’Allemagne.

 

Les températures nocturnes replongent, avec 1,1°C à Genk ; 1,5°C à Elsenborn ; 3,2°C à Saint-Hubert ; 3,3°C à Retie.

 

Le temps ressemble à celui de la veille, avec quelques altocumulus matinaux, puis en journée des cumulus qui butent rapidement sur l’inversion et s’étalent. En soirée, le ciel se dégage à nouveau.

 

Au littoral, cette fois-ci, les stratocumulus sont fort présents aussi. En contrepartie, de grandes portions du sud et de l’est du pays connaissent peu ou pas de nuages. En Gaume par exemple, on n’observe que quelques cirrus en début d’après-midi et en soirée.

 

Le vent, désormais, souffle de nord-est aussi en surface et les températures maximales perdent souvent encore un petit degré par rapport à la veille, avec des valeurs de 17 à 18°C presque partout en plaine (littoral compris) et de 13 à 14°C sur les hauteurs. La Gaume, comme la veille, n’arrive pas à dépasser les 17-18°C.

 

 

20 septembre 2019

 

Le temps reste anticyclonique sur nos régions, avec un noyau d’abord situé sur les Pays-Bas et l’Allemagne, puis sur la Tchéquie et le nord de l’Autriche.

 

La nuit est plus froide encore que les précédentes, et le gel réapparaît à Elsenborn avec –0,7°C. En plaine, on frôle le gel avec 0,1°C à Genk.

 

Ci-dessous, la liste des températures les plus froides de la nuit :

 

Elsenborn : –0,7°C

Genk : 0,1°C

Bièvre : 0,8°C

Gorsem : 2,4°C

Kleine Brogel : 2,5°C

Chièvres : 2,7°C

Dourbes : 2,9°C

Retie : 2,9°C

 

Les 3,8°C de Zaventem peuvent également être considérés comme fort bas pour la station.

 

On reste cependant loin du froid historique du 16 septembre 1971, où la température était descendue jusqu’à –3,2°C à Kleine Brogel et même jusqu’à –0,1°C à Chièvres. Seules les stations de plateau, ou celles influencées par la mer, étaient restées quelque peu épargnées par ce froid.

 

En journée, le temps est très beau avec des cirrus. Avec un vent de surface ayant basculé vers l’est, et même parfois vers le sud-est sur les hauteurs, les températures remontent. Les maxima atteignent le plus souvent 20-21°C en plaine, localement 22°C, et 17-18°C sur les hauteurs. Les valeurs les plus chaudes appartiennent à Hastière (22,4°C), suivi d’Aubange (22,2°C) et de Sivry (22,0°C).

 

Enfin, nous avons aussi quelques gros écarts entre le minimum et le maximum :

 

Genk : 0,1°C / 20,5°C

Bièvre : 0,8°C / 20,5°C

Aubange : 3,0°C / 22,2°C

 

 

Après une première décade un brin trop fraîche, la deuxième décade est un brin trop douce. La sécheresse, quant à elle, se poursuit avec, à Uccle, seulement 11,9 mm de précipitations sur les 20 premiers jours de septembre (8,4 mm pour la première décade ; 3,5 mm pour la deuxième).

 

 

 

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21 septembre 2019

 

L’anticyclone couvre à présent essentiellement l’Europe centrale et les Balkans avec comme corollaire, sur nos régions, l’arrivée de courants plus méridionaux.

 

Cet afflux d’air de plus en plus chaud limite fortement le refroidissement nocturne, plus particulièrement dans les régions de plateau. Bierset et Spa ne descendent pas en dessous de 10°C, avec respectivement 10,3°C et 10,2°C. Dourbes reste plus chaud encore avec 11,2°C tandis que Florennes ne descend qu’à peine en dessous de 10°C, avec un minimum de 9,7°C.

 

En plaine et dans certaines vallées par contre, des poches d’air froid se reforment. Diepenbeek enregistre 1,6°C ; Retie, 3,6°C et Kleine Brogel, 5,1°C.

 

Le ciel est serein en toutes régions, à l’exception de quelques bancs nuageux le soir à l’horizon. Avec des vents de surface d’est à sud-est, les températures s’envolent littéralement en journée, pour atteindre de très hautes valeurs pour la saison, de l’ordre de 25 à 27°C en plaine et sur les plateaux du centre du pays, et autour de 22°C sur les hauteurs. Les valeurs les plus chaudes sont observées à Kruishoutem (27,5°C), Chièvres (27,4°C) et Uccle (27,1°C).

 

De ce fait, on observe localement de très gros écarts entre le minimum et le maximum du jour :

 

Diepenbeek : 1,6°C / 26,6°C (écart : 25,0°C)

Retie : 3,6°C / 25,1°C (écart : 21,5°C)

Zaventem : 5,3°C / 26,3°C (écart : 21,0°C)

Chièvres : 7,3°C / 27,4°C (écart : 20,1°C)

 

Des écarts de 25°C entre le jour et la nuit sont très rares en Belgique. Des écarts encore plus importants ont été observés le 24 avril 2010 :

 

Houyet : –1,8°C / 24,4°C (écart : 26,2°C)

Han-sur-Lesse : –1,8°C / 24,2°C (écart : 26,0°C)

et encore :

Kleine Brogel : –1,1°C / 23,1°C (écart : 24,2°C)

Elsenborn : –3,3°C / 20,7°C (écart : 24,0°C)

 

Le plus grand écart connu à ce jour reste celui du 3 août 1986 à Kleine Brogel : 9,6°C / 37,2°C (écart : 27,6°C). Dans le sens inverse, on se souviendra de la chute vertigineuse de la température le 31 décembre 1978 avec à Saint-Hubert encore 8°C aux petites heures du matin et –19°C en fin de soirée, soit une chute de 27°C en moins de 24 heures.  

 

 

22 septembre 2019

 

Les pressions restent élevées sur le sud-est du continent, tandis que le temps devient de plus en plus perturbé sur le proche Atlantique. Un front froid, précédé d’une ligne pré-frontale, traverse notre pays en cours d’après-midi et en soirée.

 

Mais d’abord, le temps est beau et chaud, avec des cirrus (parfois aussi cirrocumulus), des bancs d’altocumulus (parfois tendance lenticularis) et la formation de cumulus humilis. Les températures sont à nouveau élevées, avec 26-28°C en plaine et 22-23°C sur les hauteurs. Quelques valeurs :

 

Kleine Bogel : 28,4°C

Genk : 27,5°C

Kruishoutem : 27,2°C

 

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Altocumulus à tendance lenticularis à Beausaint à 14h

 

L’arrivée des perturbations (ligne pré-frontale et front froid) n’est pas très spectaculaire, sauf sur l’est du pays où les précipitations sont plus significatives et accompagnées de l’un ou l’autre coup de tonnerre. Mais la chute des températures se fait bien sentir.

 

Avec un vent qui bascule du sud au sud-ouest, les températures tombent à 16-17°C à l’arrivée des précipitations. Cette chute du thermomètre s’opère vers 17h sur l’ouest du pays, vers 18h sur le centre-ouest et vers 19h sur l’est (20h sur l’extrême nord-est).

 

La dégradation du temps se caractérise par une augmentation des altocumulus pendant que le ciel se voile également de cirrus / cirrostratus / altostratus, et par l’arrivée massive de stratocumulus sous lesquels persistent certains cumulus. Le tout évolue par la suite en nimbostratus pluvieux dans lesquels s’enclavent des cumulonimbus avec averses.

 

En Ardenne, la dégradation arrive plus tard et le bourgeonnement des cumulus est un peu plus visible, tout comme les cumulonimbus avec averses.

 

Les plus fortes précipitations sont observées à Elsenborn (13,0 mm) et à Mont-Rigi (12,6 mm). À cette dernière station, on note des précipitations soutenues de 19 à 21 heures, et des précipitations plus faibles et plus irrégulières en deuxième partie de nuit.

 

 

23 septembre 2019

 

Après le passage du front froid et d’une ligne post-frontale, des hautes pressions se reconstituent rapidement sur la France et le temps n’est pas trop mauvais sur nos régions. Mais l’air est nettement plus frais. En outre, ce noyau de hautes pressions se déplace par la suite vers la Suisse et ouvre la voie à de nouvelles perturbations.

 

CECI MARQUERA, POUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS LONGTEMPS, LE RETOUR D’UN VÉRITABLE FLUX ZONAL, AVEC DES PLUIES BIEN BELGES !

 

Mais en attendant, le temps est encore sec sur notre pays, avec des cumulus fractus (d’abord sous des stratocumulus) évoluant en cumulus mediocris, occasionnellement congestus, accompagnés de stratocumulus d’étalement. En fin de journée, les éclaircies se font larges avant l’arrivée massive de cirrus épais.

 

Sur l’est et le sud du pays, le temps reste fort gris avec stratocumulus doublés de cumulus et quelques éclaircies en fin de journée.

 

Les températures maximales : le plus souvent 20-21°C en plaine et 13-15°C sur les hauteurs.

 

 

24 septembre 2019

 

LA PLUIE EST LÀ !

 

Un système frontal traverse le pays. Le front chaud aborde l’ouest du pays le matin et atteint l’est en soirée. Le front froid traverse l’ouest durant l’après-midi et arrive sur l’est, en rattrapant le front chaud, en soirée.

 

Au littoral, le temps est généralement pluvieux de 9 à 16 heures, avec 10 mm à la clé à Middelkerke. Au centre du pays, il se met à pleuvoir l’après-midi et ce, jusqu’au soir, avec 11 mm à Zaventem. Dans les Hautes-Fagnes, il faut attendre jusqu’au soir, mais là aussi, les pluies sont copieuses avec 11 mm.

 

Au total sur 24 heures, nous avons pas mal de cotes entre 10 et 15 mm (et même 18,7 mm à Buzenol), mais certaines régions reçoivent moins, parfois 2 mm ou moins (Beauvechain : 2,0 mm ; Kleine Brogel : 1,1 mm).

 

Au littoral, le temps est couvert de stratocumulus suivis d’un nimbostratus pluvieux. En soirée, on note des éclaircies avec quelques cumulus fractus.

 

Au centre du pays, on observe d’abord un altostratus translucidus avec des bancs de stratocumulus, plus tard aussi un altostratus undulatus (parfois mêlé d’altocumulus) avant l’arrivée du nimbostratus. Le soir, on devine vaguement des éclaircies entre les fractus, stratocumulus et altostratus s’effilochant.

 

En Ardenne, c’est l’inverse : on devine des éclaircies le matin avant la structuration d’un altostratus couvrant tout le ciel, accompagné d’altocumulus et de stratocumulus (et formation temporaire de petits cumulus en dessous), altostratus qui est suivi d’un nimbostratus arrivant plus tard.

 

Les températures, grâce au secteur chaud, ne sont pas encore trop basses malgré le mauvais temps, avec des maxima de 16 à 19°C en plaine (le plus à l’est) et de 14 à 15°C sur les hauteurs. 

 

 

25 septembre 2019

 

Diverses perturbations affectent le temps sur notre pays, dont principalement une occlusion qui s’est enroulée autour d’une dépression sur l’Angleterre, qui se déplace vers le sud de la Mer du Nord en se comblant.

 

Le temps n’est que faiblement instable, mais presque tout le pays reçoit quelques millimètres d’eau. Quelques endroits, cependant, échappent encore aux averses. Au contraire, Bièvre et Mont-Rigi reçoivent à nouveau plus de 10 mm d’eau (respectivement 10,7 et 10,6 mm).

 

Le ciel : un mix de stratocumulus et de nuages d’instabilité, avec des éclaircies plutôt maigres.

 

Les températures maximales : 17-18°C en plaine, 12-13°C sur les hauteurs, 14-15°C seulement en Gaume.

 

 

26 septembre 2019

 

À nouveau, un système frontal complet aborde le pays. Cette fois-ci, le secteur chaud est assez large, si bien que presque toutes les régions se trouvent dans l’air doux mais humide une bonne partie de la journée.

 

Les températures remontent donc, malgré le ciel couvert, pour atteindre 19-20°C en plaine et 14-15°C sur les hauteurs.

 

Le temps :

 

À l’ouest, le temps est couvert avec nimbostratus accompagné de fractus et des pluies et bruines intermittentes. Les pluies se renforcent en début de soirée avec le passage du front froid, puis on observe quelques éclaircies au coucher du soleil, avec altocumulus et stratocumulus, parfois flamboyants.

 

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Webcam MB – Bredene – 26 septembre à 19h40

 

Sur une large bande englobant Courtrai, Gand et Anvers, certaines averses du front froid donnent jusqu’à 10 mm en 1 heure.

 

Au centre du pays, le ciel est également couvert de nimbostratus avec pluies et bruines intermittentes et, de temps en temps, un ciel s’éclaircissant un peu, avec altostratus et altocumulus visibles entre les fractus, voire même un altostratus s’effilochant en maigres éclaircies. Il n’y a pas de véritable intensification des précipitations en soirée, au passage du front froid.

 

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Maigre éclaircie dans le ciel de Schaerbeek à 14h40

 

À l’est et au sud, le temps n’est pas très différent qu’au centre, avec les quelques éclaircies surtout concentrées sur la fin de l’après-midi, sinon des nuages parfois suffisamment bas pour s’accrocher aux reliefs et y former du brouillard. Durant la nuit, avec le passage du front froid, les précipitations sont abondantes ici aussi, comme à l’ouest.

 

À Chiny, il tombe 12,6 mm durant la nuit du 26 au 27. À Mont-Rigi, il tombe à peu de choses près la même quantité (13 mm), mais là précédée de pluies et bruines déjà assez abondantes dans le secteur chaud. Au total sur 24 heures (8h -> 8h), cette station recueille 20,3 mm, suivie par Buzenol avec 16,5 mm et par Bièvre avec 15,6 mm.

 

 

27 septembre 2019

 

Le front froid, qui s’est mis à onduler, traîne encore le matin sur le sud du pays, puis progressivement, le pays entier se retrouve sous un régime de traîne. Mais déjà une occlusion sur l’Angleterre s’apprête à toucher le nord-ouest de notre pays, ce qu’elle fera au cours de la nuit suivante.

 

Le temps est variable avec une instabilité, sommes toutes, assez modérée. Les stratocumulus du matin, quand il y en a, évoluent en cumulus tantôt bourgeonnants, tantôt s’étalant. Quelques averses se forment, très localement abondantes. À Chiny (Pin), il tombe par exemple 11,2 mm, le tout durant l’après-midi. Mais le plus souvent, les précipitations sont modestes, voire faibles, avec des cotes qui sont pour la plupart inférieures à 5 mm. On note aussi quelques belles éclaircies.

 

L’un ou l’autre coup de tonnerre est observé du côté de Knokke vers 15h30 et au sud-ouest de Mons vers 18h.

 

Cette présence du soleil compense l’air plus frais, si bien que les maxima ressemblent à ceux de la veille, avec 19-20°C en plaine et autour de 15°C sur les hauteurs.

 

 

28 septembre 2019

 

L’occlusion ne s’avance pas davantage sur notre pays durant la nuit, reste cantonnée sur le nord-ouest de la Belgique et quitte à nouveau notre pays en début de matinée. Par la suite, nous nous retrouvons dans un flux de sud-ouest instable.

 

Nous avons donc un ciel de traîne, avec la typique alternance d’averses et d’éclaircies : des cumulus évoluant en cumulonimbus. Parfois, des éclaircies sont quelques peu masquées par des stratocumulus d’étalement (le plus au sud du pays). Par ailleurs, ces stratocumulus tendent à être très présents le matin.

 

Quelques averses sont assez fortes, mais on n’observe pas d’orages cette fois-ci, nulle part. À Diepenbeek par exemple, il tombe 10 mm entre 16 et 18h. En général, les précipitations sont cependant modestes, à nouveau le plus souvent inférieures à 5 mm (observations sur 24h).

 

Les températures maximales, en légère baisse, atteignent 17-19°C en plaine et 11-12°C sur les hauteurs.

 

 

Et qu’en est-il à présent des problèmes de sécheresse, maintenant qu’il a plu.

 

Selon la carte ci-dessous (incluant à nouveau une prévision à 10 jours), on pourrait croire que le problème est résolu ou en passe de l’être.

 

190929033649375634.png

Source : IRM

 

Mais cette amélioration reste fragile, d’autant plus que les prévisions sont incertaines. Si la tendance sèche devait revenir rapidement après cet épisode pluvieux, la situation resterait problématique.

 

 

 

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Bonjour Robert,

 

 

Tout d'abord merci encore pour votre excellent travail.

 

Je voudrais vous demander des informations et votre avis sur les étés calamiteux qui firent pourrir les récoltes dans des temps plus anciens comme au moyen age.

 

L'année 1315 a retenu mon attention et on trouve assez bien de documentation sur le sujet.

 

Comme ici: https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1959_num_41_161_2324

 

Cependant au niveau climatologique, vu l'absence de mesure à l'époque , on ne sais pas trop pourquoi les récoles ont pourris sur pied.

 

Quel genre d'été a pu produire une telle catastrophe?

 

As-on des exemples récents d'autres étés qui auraient eux aussi contribué a une perte de récolte quasi totale?

 

Qu'adviendrait-il si ce type d'été venait à se produire dans les prochaines années ?

 

Je pose ces questions car je recherche  des analogies entre les différentes périodes prolongées de faible activité solaire qui se sont succèdées de la fin du moyen age jusqu'au 19 eme siècle et le minima solaire à venir qui selon les prévisions pourrait être assez long.

 

Aussi comment le réchauffement climatique pourrait être contrecarré par un refroidissement qui devrait être minime selon diverses études.

Mais j'ai un doute la dessus.

 

(Aux modérateurs, si ma demande contrevient trop au bon cours du sujet actuel, on peut déplacer ;)

 

 

 

 

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J'ai déjà trouvé ceci :

 

"Elle est liée à des pluies excessives qui ont débuté dès l'été 1314 et qui ont été quasiment ininterrompues entre le printemps 1315 et l'automne 1316"

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_famine_de_1315-1317

 

On se souviendra aussi de la famine de l'été 1788, due à des orages parmi les plus violents que la France ait connus qui a détruit le plupart des récoltes, suivi d'un hiver terrible, éléments qui furent sans conteste parmi les causes de la Révolution Française l'année suivante.

 

Et bien sûr l'année sans été (1816) => voir article sur MB https://www.meteobelgique.be/article/articles-et-dossier/le-climat/81-climats-dhier-et-daujourdhui/2137-il-y-a-200-ans-1816-l-annee-sans-ete

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Une année catastrophique plus récente a été 1974, où les courants perturbés d'ouest ont persisté presque toute l'année et ont été particulièrement marqués en automne. 81 jours de pluie sur les 91 jours de compte l'automne, pour un total de 411,6 mm, deux records ! Et avec 231h45 de soleil en tout, c'est la quatrième valeur la plus basse depuis 1887, année de l'instauration des mesures d'insolation.

 

On se souviendra surtout des pommes de terre inondées, ce qui nous a valu la « guerre de la frite », chose dont s'est évidemment aussitôt emparée la presse satirique française.

À une époque où l'inflation, de toute façon, était très forte (on était juste après la crise du pétrole de 1973), la hausse vertigineuse du prix de la pomme de terre n'arrangeait pas le « panier de la ménagère ». Or, à l'époque (comme encore aujourd'hui d'ailleurs), on pratiquait l'indexation des salaires en fonction de la hausse moyenne des prix. Le hic : la pomme de terre du supermarché ou du petit maga était bel et bien reprise dans le calcul de l'index en 1974, mais pas le prix de la frite consommée dans une friterie. D'où la protestation des Belges, soutenue par les syndicats, pour faire intégrer le prix des frites dans le calcul de l'index. Cela a dégénéré en un véritable conflit entre syndicats, patronat et gouvernement belge : la guerre de la frite venait d'éclater...

Enfin, pour revenir à notre chère année 2019, voici encore les deux petits derniers pour septembre :

 

29 septembre 2019

 

En attendant, les courants perturbés atlantiques continuent à déterminer le temps de nos régions, avec notamment un système frontal accompagnant une dépression se déplaçant de l’Irlande au Danemark en passant par le nord de l’Angleterre et la Mer du Nord. Une perturbation s’est en outre formée au sein du secteur chaud, ce qui y génère un peu d’instabilité.

 

Le temps est pluvieux et venteux quasiment tout au long de la journée, avec une (très relative) douceur des températures arrivant rapidement sur l’ouest du pays, mais n’atteignent l’est et le sud du pays qu’en fin d’après-midi, voire en soirée. En fin de compte, les maxima atteignent le plus souvent 18-19°C en plaine, ainsi que dans certaines vallées, et autour de 14°C sur les hauteurs.

 

Au littoral, le ciel reste couvert d’un nimbostratus (s’amincissant parfois en altostratus) avec des pluies et bruines intermittentes et un vent bien présent, soufflant en rafales jusqu’à 60-70 km/h (et même jusqu’à 86 km/h à Zeebruges la nuit suivante). Les précipitations ne sont toutefois pas très intenses, le plus souvent 3 à 4 mm, localement 7 mm (fortes bruines à Middelkerke l’après-midi). En fin de journée, quelques éclaircies apparaissent après le passage du front froid.

 

Au centre du pays, on observe également un nimbostratus pluvieux, mais aussi des stratocumulus l’après-midi, pendant les périodes sans pluie un peu plus longues. En fin d’après-midi, on observe quelques averses avant l’arrivée d’éclaircies à l’arrière du front froid. Le ciel par moment quelque peu tourmenté indique une petite instabilité / turbulence de l’air. Cela se marque aussi dans des disparités au niveau des pluies (liées au front froid, mais aussi à des « embedded Cb » dans le secteur chaud). Notons enfin que le front froid donne l’un ou l’autre coup de tonnerre sur le Hainaut.

 

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Webcam MB – Braine-l’Alleud – 29 septembre 2019 à 14h

 

Au sud-est du pays, on observe d’abord encore des éclaircies avec stratocumulus (dicontinus) doublés de cumulus, ensuite ces stratocumulus occupent la totalité du ciel avant d’évoluer en nimbostratus pluvieux. En fin de journée, très timidement, quelques éclaircies se dessinent, là aussi, à l’arrière du front froid.

 

Comme dit précédemment, les précipitations sont très disparates sur l’ensemble du pays (dans une moindre mesure au littoral) avec quelques cotes significatives :

 

Mont-Rigi : 20,9 mm

Bièvre : 17,6 mm

Stabroek : 14,6 mm

Chièvres : 14,0 mm

 

 

30 septembre 2019

 

Une crête anticyclonique moblile influence notre temps avant l’arrivée de la perturbation suivante durant le soir et la nuit.

 

Les statocumulus du matin se déchirent, laissant la place à quelques éclaircies accompagnées de cumulus (fractus). Mais bien vite, les nuages réapparaissent dans le ciel, altocumulus et stratocumulus sous lesquels persistent les cumulus. Au sud-est du pays, les éclaircies se produisent en moyenne plus tard en journée.

 

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Webcam MB – Cerfontaine – 30 septembre 2019 à 14h

 

Les températures maximales, conformes aux normes saisonnières, se situent autour de 18°C en plaine et de 13-14°C sur les hauteurs.

 

En soirée au littoral, et en cours de nuit ailleurs, il se remet à pleuvoir.   

 

 

 

Modifié par cumulonimbus

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Voici déjà la première semaine d’octobre 2019.

 

 

1eroctobre 2019

 

Pendant que les pressions sont élevées sur le sud-est de l’Europe, une dépression secondaire, se déplaçant de l’Irlande vers notre pays en se comblant, détermine le temps sur nos régions avec les perturbations qui lui sont associées. La dépression mère, située sur la Scandinavie, reprend alors le flambeau en commandant des courants septentrionaux qui nous atteindront en cours de nuit à l’arrière du front froid.

 

Temps : nimbostratus pluvieux (pluies soutenues, parfois même embedded Cb avec l’un ou l’autre orage), puis altostratus, s’effilochant parfois quelque peu et accompagné d’altocumulus, et plus tard mix de cumulus (fractus) et de stratocumulus. Quelques éclaircies en fin d’après-midi / soirée avec cumulus.

 

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Webcam MB – Beausaint – 1 octobre 2019 à 19h

 

Les précipitations de la matinée sont parfois abondantes. Uccle par exemple recueille 16 mm entre 8 et 14 heures, avec une intensité pluvieuse maximale entre 9 et 11 heures. Avec les nouvelles pluies (orageuses) qui arrivent le soir, cela fait un total sur 24 heures de 24,0 mm. D’autres stations ont une pluviosité du même ordre de grandeur, comme par exemple Strée-Huy (24,3 mm), Gembloux (23,4 mm) et Bierset (23,0 mm). La Haute Belgique est plus arrosée encore avec 32,4 mm à Mont-Rigi et 31,2 mm à Bièvre.

 

Les températures, quant à elles, sont on ne peut plus normales pour la saison, avec 17 à 19°C en plaine (le plus doux à l’ouest et au nord) et 13 à 14°C sur les hauteurs.

 

 

2 octobre 2019

 

Notre pays est soumis à une circulation de nord à nord-ouest commandée par une dépression mère sur la Scandinavie, qui se comble à son tour. En même temps, l’ouragan Lorenzo apparaît sur nos cartes météorologiques, d’abord à l’ouest, puis au nord des Açores. L’ouragan est déjà en train de s’extra-tropicaliser, avec un système frontal des latitudes tempérées qui, peu à peu, s’organise autour de lui.

 

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Source : KNMI

 

Le temps en Belgique : quelques stratocumulus, voire stratus fractus en début de journée, puis variable (ciel de traîne) avec cumulus et cumulonimbus accompagnés d’averses, mais aussi étalement en stratocumulus et altocumulus cumulogenitus. Parfois très beaux ciels avec cellules convectives bien visibles. Au littoral, instabilité moindre avec belles éclaircies et cumulus le plus souvent mediocris.

 

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Nivelles le soir – crédit photo : Attila Fekete

 

Précipitations généralement faibles ou nulles à l’ouest du pays, et très variables ailleurs en fonction des averses, avec par exemple 10,0 mm à Deurne mais seulement 2,6 mm à Sint-Katelijne-Waver. Certaines stations échappent aux averses même au centre et à l’est du pays. De l’orage est par contre observé au nord de Lommel, sur la frontière belgo-néerlandaise.

 

Les températures, en forte baisse, passent maintenant bien en dessous des normes saisonnières, avec des maxima de quelques 14°C en plaine et de 9 à 10°C sur les hauteurs. 

 

 

3 octobre 2019

 

Lorenzo est désormais ex-Lorenzo, c’est-à-dire un système tropical complètement extra-tropicalisé, qui se comporte à présent comme nos dépressions habituelles, avec leurs systèmes frontaux associés. Mais avant cela, un anticyclone mobile influence notre temps, surtout en première moitié de journée.

 

À noter sur l’ouest de l’Irlande, on note encore temporairement des vents forts durant la nuit du 3 au 4, avec des vitesses moyennes de 80, voire 90 km/h et des pointes jusqu’à 108 km/h (station de Mace Head). Les températures de 13-14°C qu’on enregistre, là, pendant cette période ne sont toutefois plus tropicales du tout.

 

Temps chez nous : beau devenant graduellement nuageux. Stratocumulus isolés, puis altocumulus / stratocumulus progressivement plus nombreux avec développement de cumulus en dessous, pendant qu’au-dessus, un voile de cirrostratus évolue en altostratus. Quelques régions, principalement au sud du pays, connaissent juste un voile de cirrus / cirrostratus / altostratus (avec peu ou pas d’altocumulus) et des cumulus qui se développent en dessous en journée.

 

Dans la nuit suivante (souvent fin de nuit, sauf à l’ouest où c’est plus tôt), il se met à pleuvoir sur tout le pays.

 

Malgré des vents revenant au secteur sud-ouest, et plus tard sud, les températures restent fraîches avec des maxima de 13 à 15°C en plaine et de 8 à 10°C sur les hauteurs.

 

Enfin un mot sur l’ « extra-tropicalisation » d’un ouragan tropical. Un ouragan (ou typhon ou cyclone selon la partie du monde) n’est pas généré par des contrastes thermiques, mais puise toute son énergie dans l’environnement chaud et humide d’un océan tropical. Tout le système comporte donc de l’air chaud, et le refroidissement adiabatique au sein des très basses pressions près du centre restent limité aussi en raison de la très forte humidité de l’air.

 

En termes techniques, cela signifie que le rapport pression / température / point de rosée est tel que le gradient pseudo-adiabatique saturé n’atteint que 0,4°C/100 m, voire moins. Cela signifie que dans une ascendance, vu les points de rosée très élevés en surface, la saturation est vite atteinte, par des températures de 24-25°C à quelques centaines de mètres d’altitude, ce qui implique un gradient pseudo-adiabatique très faible. Comme en plus, la pression près du centre d’un ouragan est particulièrement basse, le gradient sera encore un peu plus faible (parfois inférieur à 0,4°C/100 m).

 

On comprend donc aisément qu’il s’agit là de systèmes qui, pris globalement, sont plus chauds que ce qui les entoure.

 

Le tableau qui suit permet de se rendre compte que, contrairement à ce que l’on croit souvent, le gradient pseudo-adiabatique n’est pas toujours proche de 0,5°C/100 m, mais peut fortement varier dans les cas extrêmes. Dans celui d’un ouragan, les points de rosée (= températures à l’altitude du niveau de saturation) sont tellement élevés qu’ils sont en dehors de la plage des valeurs reprises dans le tableau.

 

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Une fois que l’ouragan arrive sur les eaux plus froides des latitudes moyennes, il perd sa seule source d’énergie (chaleur humide) et perd donc vite de sa force. Mais si la pression reste suffisamment basse en son noyau, il attirera des vents septentrionaux froids sur son flanc ouest, et des courants méridionaux chauds sur son flanc est. Un système frontal se formera et pourra régénérer la dépression, qui évoluera alors exactement comme toutes les autres dépressions avec systèmes frontaux dans nos latitudes moyennes. L’ouragan s’est « extra-tropicalisé ».

 

Dans certains cas, on peut trouver des systèmes hybrides, c’est-à-dire un noyau qui réussit à rester (relativement) chaud alors qu’à l’extérieur, l’ouragan évolue déjà en système frontal. C’est ce qu’on nomme la « séclusion chaude ». Il s’agit de systèmes complexes, encore capable d’avoir des vents dévastateurs à des latitudes où on les attend plus. Le dernier cas en Europe remonte au 16 octobre 2017 avec Ophelia et des vents jusqu’à 190 km/h sur le sud-ouest de l’Irlande.

 

Le sondage de Valentia (sud-ouest de l’Irlande) révèle bien cette poche d’air chaud et humide qui persiste dans les couches moyennes et élevées de l’atmosphère (plus que dans les couches au-dessus du niveau 850 hPa [1061 m !!] à l’arrivée d’Ophelia sur l’Irlande).

 

Ci-dessous, la séclusion chaude modélisée par Hirlam (tache jaune foncé au sud-ouest de l’Irlande). Normalement au niveau 500 hPa, dans nos dépressions à nous, l’air devient de plus en plus froid au fur et à mesure que l’on s’approche du noyau de basse pression (refroidissement adiabatique). Or ici c’est le contraire, l’air est plus chaud près du noyau.

 

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Source : Hirlam via Météociel        

 

 

4 octobre 2019

 

Les restants de Lorenzo, après être montés jusqu’au nord de l’Irlande, redescendent à présent vers l’Angleterre, puis le sud de la Mer du Nord. Ils s’affaiblissent de plus en plus.

 

Chez nous, le ciel est couvert et pluvieux avec nimbostratus, évoluant vers très nuageux à couvert avec altostratus et stratocumulus (parfois aussi cumulus), donnant quelques très faibles averses. Au sud du pays (et plus rarement ailleurs), l’altostratus présente aussi quelques lacunes avec de très discrètes éclaircies.

 

Sur le nord et l’est du pays, une ligne de précipitations plus intenses donne quelques totaux pluviométriques conséquents : Stabroek recueille 18,4 mm et Mont-Rigi, 17,2 mm. Une grosse partie de ces précipitations tombe en début de soirée.

 

L’occlusion qui traverse notre pays reste par la suite bloquée sur les Pays-Bas en raison de hausses de pression au nord de l’Europe. Au nord de l’occlusion, une circulation de nord-est s’instaure progressivement et les températures maximales dépassent à peine les 10°C, voire ne les atteignent pas sur le nord des Pays-Bas.

 

Chez nous, les vents soufflent de sud à ouest (sauf au littoral) et les températures remontent un peu, pour atteindre des valeurs maximales de 14 à 16°C en plaine et de 10 à 12°C sur les hauteurs.

 

 

5 octobre 2019

 

Les restants de Lorenzo passent la Belgique sans se faire remarquer. Un anticyclone se construit au large de la Norvège et se déplace lentement vers ce pays, en entraînant une descente d’air plutôt froid pour la saison.

 

Ces courants envahissent tout doucement la Belgique avec des vents de nord qui nous arrivent durant la nuit, et qui tournent à l’est en cours de journée. De ce fait, les maxima reperdent quelques degrés pour se situer le plus souvent vers les 12 à 13°C en plaine et 7 à 8°C sur les hauteurs. Quelques régions du sud du pays sont un peu plus douces, comme le plateau ardennais avec 10°C et les vallées, parfois jusqu’à 15°C.

 

Temps :

 

Littoral : nuageux à beau avec altocumulus et stratocumulus, alternant avec des éclaircies

 

Centre du pays : brume et stratus fractus en dessous d’un ciel quelque peu voilé, puis très nuageux avec altocumulus et stratocumulus, et quelques éclaircies dans les stratocumulus laissant à nouveau apparaître des altocumulus (les plus larges éclaircies sont observées le soir).

 

Entre-Sambre-et-Meuse : brumes et stratus, devenant stratus fractus sous un voile d’altostratus, se disloquant ensuite en altocumulus, avec toujours des stratus fractus / nebulosus en dessous.

 

Ardenne : stratus se déchirant rapidement, suivi d’altocumulus, puis de stratocumulus avec de rares éclaircies.

 

Gaume : ciel très nuageux à couvert avec essentiellement des stratocumulus.

 

 

6 octobre 2019

 

De nouvelles perturbations atlantiques se dirigent vers notre pays, puis sont arrêtées par l’anticyclone scandinave et l’air froid qu’il contient. Dans certaines régions des Pays-Bas, les maxima n’atteignent même plus les 10°C, ce qui est rare pour la saison.

 

Chez nous, l’extrême nord-est du pays reste dans le froid, avec un maximum de 11,4°C à Kleine Brogel sous un vent d’est qui, en soirée, tourne au nord. Ailleurs, des vents de sud à ouest nous ramènent de l’air plus doux avec des maxima de 15 à 16°C en plaine et de 10 à 11°C sur les hauteurs.

 

Le temps est couvert avec altostratus accompagné de quelques pluies et bruines, puis variable avec des averses, cumulus et cumulonimbus, mais aussi des étalements réduisant les éclaircies. En Ardenne et en Gaume, on observe du brouillard en matinée (stratus en Gaume), puis le temps devient instable, là aussi.

 

Par moment, le ciel est menaçant avec arcus et nuages de turbulence. Des averses orageuses se propagent en effet à partir de l’extrême ouest du pays et longent la frontière belgo-française en débordant jusqu’au centre-sud du pays. Quelques cotes de précipitations, sur leur parcours, sont conséquentes (valeurs sur 24 heures) avec par exemple 25,9 mm à Rumillies ; 25,4 mm à Passendaele ; 24,0 mm à   lobbes ; 20,9 mm à La Hestre et encore 19,7 mm à Beitem.

 

 

7 octobre 2019

 

La bulle d’air froid sur les Pays-Bas s’atténue, mais gagne encore un peu de terrain. En Belgique aussi, les températures sont plutôt fraîches pour début octobre.

 

Durant la nuit du 6 au 7, les vents d’est, qui n’affectaient plus que l’extrême nord-est de la Belgique, reviennent progressivement sur une bonne partie du pays en basculant vers le nord-est, puis se retirent à nouveau en deuxième moitié de journée.

 

C’est donc surtout en première moitié de journée qu’il fait fort frais, avec à 14 heures encore des températures souvent proches de 10-11°C comme par exemple à Uccle (10,7°C) et à Beauvechain (10,3°C). Ensuite, les températures remontent partout, avec le plus souvent 12 à 15°C en plaine, localement plus à l’ouest (16,8°C à Kruishoutem), et 9 à 10°C sur les hauteurs.

 

Temps : généralement gris. D’abord brumes et stratus, avec lente évolution en stratocumulus l’après-midi. Quelques maigres éclaircies, puis voile d’altitude (cirrus spissatus rapidement suivis d’altostratus, souvent mêlé d’altocumulus. Plus particulièrement sur les reliefs, les stratocumulus sont plus persistants et se doublent de cumulus l’après-midi.

 

 

À suivre…

 

 

 

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Et voici la deuxième semaine d’octobre 2019.

 

 

8 octobre 2019

 

La circulation atlantique reprend ses pleins droits, avec des passages perturbés sur nos régions.

 

Temps : d’abord couvert et pluvieux, puis très nuageux avec quelques éclaircies, mais surtout des nappes étendues de stratocumulus, accompagnées de quelques fractus et, le soir enfin, des éclaircies avec des cumulus, mais parfois aussi encore avec des voiles nuageux résiduels.

 

Le littoral et l’ouest du pays, vite bien situés à l’arrière de l’occlusion qui traverse le pays, connaissent un temps meilleur avec des altocumulus (+ quelques fractus en dessous), puis des éclaircies avec cumulus. L’est et le sud du pays, par contre, ne voient pas d’éclaircies arriver.

 

Les températures, quoiqu’un peu plus douces, restent modestes, avec des maxima de quelques 16°C en plaine et de 11 à 12°C sur les hauteurs. En Gaume, les maxima ne dépassent pas 13 à 14°C avec, là, des précipitations abondantes en raison de l’occlusion qui y reste traîner.

 

Quelques chiffres :

 

Aubange : 26,0 mm

Buzenol : 24,6 mm

Chiny (Pin) : 23,0 mm

 

Plus vers le nord, les précipitations diminuent rapidement, avec encore 10,8 mm à Neufchâteau et plus que 5,2 mm à Hastière. Dans le reste du pays, les totaux sont de 0 à 2 mm sur l’ouest et le centre du pays et localement jusqu’à 8 mm sur l’est et le sud-est de la Moyenne Belgique. Dans les Hautes-Fagnes, les précipitations augmentent à nouveau avec 15,9 mm à Mont-Rigi.   

 

 

9 octobre 2019

 

Des courants océaniques instables déterminent le temps sur nos régions. La présence d’une nouvelle occlusion dans ces courants est responsable de nuages également stratiformes.

 

Temps : averses avec nuages convectifs (parfois aussi un coup de tonnerre) se développant au sein d’un voile d’altostratus accompagné de stratocumulus (cumulonimbus encastrés). En soirée, les nuages convectifs se résorbent et le voile s’effiloche en altostratus translucidus, puis cirrus / cirrostratus. Au littoral, un peu plus d’éclaircies, en Gaume par contre ciel par moment bien menaçant (voir photo plus bas).

 

Températures un peu trop fraîches pour la saison, avec des maxima de 12 à 14°C en plaine et de 9 à 10°C sur les hauteurs.

 

Les précipitations sont à nouveau très abondantes dans l’extrême-sud du pays, avec notamment 32,0 mm à Aubange. Une station privée proche (également sur le territoire d’Aubange) donne même 34,1 mm (sur la même période 8h -> 8h). Celle-ci permet de se faire une image de la répartition des précipitations. Celles-ci tombent presque constamment une bonne partie de la journée (jusqu’en milieu d’après-midi), avec quelques pics de précipitations plus intenses. L’un d’eux se situe vers 16 heures, avec un ciel bien noir visible aussi à Virton.

 

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Webcam MB – Virton – 9 octobre 2019 à 16h

 

Le soir et la nuit, les éléments se calment d’abord, mais d’assez fortes pluies reviennent en deuxième moitié de nuit.

 

Ailleurs dans le pays, les précipitations sont très variables, mais avec des totaux le plus souvent inférieurs à 10 mm.

 

 

10 octobre 2019

 

Une journée encore faiblement instable, avec ciel se partageant entre nuages et éclaircies.

 

Temps : larges éclaircies en matinée, puis cumulus se développant jusqu’à mediocris / congestus, avec une petite tendance à s’étaler. Quelques averses isolées parviennent encore à se développer.

 

Au sud du pays, le ciel est d’abord encore très nuageux avec des stratocumulus et parfois quelques gouttes de pluie. Au littoral, par contre, la convection est plus disparate, avec en moyenne du très beau temps.

 

Les températures maximales remontent un peu et se situent le plus souvent vers 16-17°C en plaine et autour de 11°C sur les hauteurs.

 

 

11 octobre 2019

 

Retour des perturbations. Les ondulations du front au nord de nos régions tendent à devenir de plus en plus rectiligne.

 

Temps : très nuageux à couvert avec surtout des stratocumulus, s’organisant parfois en rouleaux. Dans les lacunes, on voit les cirrostratus / altostratus / altocumulus au-dessus.

 

Au sud-est du pays, les stratocumulus sont plus discontinus et le voile d’altitude, moins épais. Au nord-ouest par contre, les stratocumulus sont épais et coriaces, avec de petites pluies et peu ou pas d’éclaircies.

 

Les températures, en journée, sont du même ordre de grandeur que la veille, mais gagnent encore un petit degré en soirée, si bien que quelques valeurs de 17-18°C sont atteintes vers 23 heures ou vers minuit.

 

 

12 octobre 2019

 

Un front quasi rectiligne, s’étendant de la Baltique aux Açores, « lèche » la côte belge.

 

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Source : KNMI

 

Le temps est donc très différencié en Belgique.

 

Au littoral, le ciel est couvert de stratus en dessous d’un nimbostratus, et il tombe de la bruine presque en continu sous un petit vent de nord à nord-est soufflant juste au nord du front. Avec 13°C comme maximum, les températures sont plutôt fraîches. À Middelkerke, ces bruines réussissent à donner 6 mm d’eau entre 8 et 20 heures.

 

À quelques bons kilomètres de la mer, le vent souffle déjà de sud à sud-ouest et il fait doux.

 

Au centre du pays, après de belles éclaircies le matin, le ciel se voile d’abord légèrement avec des cirrus, puis un peu plus avec cirrus / cirrostratus. En dessous, des cumulus très plats se forment l’après-midi et tendent à devenir des stratocumulus. À côté de cela, on note aussi des bancs d’étendues variables d’altocumulus et de stratocumulus (non cumulogenitus). Les températures maximales atteignent généralement 18 ou 19°C.

 

En Ardenne, on observe une quantité variable de stratocumulus, qui sont à la limite d’évoluer en cumulus en journée, mais aussi de belles éclaircies. En fin de journée, le ciel se voile, là aussi. Les températures atteignent 15 à 16°C sur les plateaux, et de 18 à localement 20°C dans les vallées.

 

 

13 octobre 2019

 

Une vaste ondulation s’est reformée dans le front, plaçant notre pays dans un vaste secteur chaud.

 

La journée devient lumineuse surtout sur le sud-est du pays, où après un ciel parfois flamboyant à l’aurore grâce aux altocumulus, le ciel se dégage en journée, laissant juste encore quelques cirrus et quelques altocumulus (parfois castellanus) plus isolés, et permettant à quelques cumulus de se former l’après-midi au-dessus des reliefs.

 

À noter que plus ou moins le long de la Sambre d’abord, de la Meuse ensuite, certains altocumulus castellanus matinaux parviennent à se développer en altocumulonimbus (cumulonimbus altocumulogenitus selon la terminologie officielle), avec quelques averses et quelques coups de tonnerre en fin de nuit au Hainaut, et le matin en Province de Namur puis de Liège.  

Le centre et le centre-est du pays bénéficie de larges éclaircies aussi après la dispersion des altocumulus matinaux, toujours avec quelques altocumulus castellanus restants, puis le ciel devient plus nuageux dans le courant de l’après-midi avec de nombreux stratocumulus qui tendent à leur tour à devenir instables (stratocumulus castellanus).

 

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Webcam MB – Braine-l’Alleud – 13 octobre à 18h

 

Le littoral, trop près du front, reste plus nuageux avec des altostratus, altocumulus et stratocumulus, et de la pluie tombant parfois sous forme de faibles averses.

 

Les températures maximales sont donc plus faibles à la côte, de l’ordre de 20°C, sinon le thermomètre affiche le plus souvent 23 à 24°C en plaine et 20 à 21°C sur les hauteurs, ce qui est beaucoup pour la saison. La plus forte valeur revient à Koersel avec 24,7°C, suivie de Kleine Brogel (24,6°C), Aubange (24,4°C), Genk (24,3°C), Hastière (24,2°C) et Gorsem (24,1°C).

 

En première partie de nuit, le front froid traverse presque la totalité du pays en donnant des précipitations et un peu d’activité orageuse cette fois-ci en Flandre.

 

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Source : KNMI

 

Enfin, revenons sur une petite question que d’aucuns d’entre vous se posent peut-être : quelle est la différence entre des stratocumulus se transformant en cumulus et des stratocumulus évoluant en castellanus ?

 

Dans le premier cas, il y a le réchauffement diurne du sol, la différence de température entre les basses et moyennes couches atmosphériques augmente et l’air devient donc plus instable. La nappe de stratocumulus se disloque d’abord, puis les éléments restants se transforment en cumulus au-dessus des cheminées d’ascendance. Ces cumulus ne sont en rien différents de ceux qui se forment dans un ciel serein.

 

Dans le second cas, les bourgeonnements « castellanus » ne sont pas liés à un réchauffement du sol et il n’y a pas d’ascendances dans les basses couches. L’instabilité provient (presque) exclusivement d’un refroidissement de l’air à plus haute altitude, et donc d’une déstabilisation des seules couches moyennes de l’atmosphère. La nappe de stratocumulus ne se disperse pas, mais des dômes apparaissent au sein de la nappe.

 

Même si au départ, le côté « chou-fleur » est commun aux cumulus et aux castellanus (de stratocumulus ou d’altocumulus), l’aspect global et la structure sont très différents entre ces deux formations nuageuses.

 

 

14 octobre 2019

 

En seconde partie de nuit, le front froid recule, nous revient sous forme de front chaud, puis la situation se complexifie dans les basses couches avec le vent de sud à sud-ouest tournant temporairement à l’est.

 

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Source : KNMI

 

Notre pays se retrouve à nouveau du côté chaud, avec des températures presque aussi élevées que la veille, de l’ordre de 21 à 23°C en plaine et de 19°C sur les hauteurs. La plus forte valeur appartient cette fois-ci à Angleur (24,1°C), suivie de Genk (23,7°C) et de Koersel (23,6°C).

 

Le ciel se redégage en journée en grande partie, avec encore comme nuages des cirrus et des altocumulus, souvent castellanus. En fin d’après-midi ou en soirée (est du pays), un voile de cirrostratus / altostratus annonce déjà l’arrivée d’une nouvelle dégradation.

 

Au littoral, les éclaircies sont plus brèves, avec des stratocumulus se dispersant pour d’abord laisser apparaître un altostratus, doublé de stratus fractus par moment nombreux. Les éclaircies n’arrivent que l’après-midi, accompagnées à la côte aussi de cirrus et d’altocumulus castellanus. Et dès avant la soirée, le ciel redevient très nuageux avec principalement des altocumulus et des stratocumulus.

 

Le front froid repasse en effet sur notre pays la nuit, précédé d’une convergence préfrontale. Une large zone côtière – on peut même dire toute la partie ouest du pays – est affectée par une ligne orageuse qui s’est formée sur la convergence préfrontale. Mais celle-ci n’est vraiment violente que sur l’ouest de la côte belge. À Coxyde, on mesure des rafales de 101 km/h, enregistrées autour de 21 heures et provoquant de nombreux dégâts. Middelkerke enregistre 79 km/h et Dunkerque, 61 km/h, ce qui indique bien le côté localisé de ces rafales.

 

Au niveau pluviométrique, Coxyde relève 8 mm de précipitations au cours de cet épisode orageux, et 11 mm au total (période 8h -> 8h). Middelkerke ne reçoit déjà plus que 2,2 mm pendant que le reste du pays, quand précipitations il y a, demeure en deçà des 2 mm.  

 

Notons enfin, pour être complets, qu’à l’avant de la ligne de convergence, les cisaillements sont bien présents dans les basses couches, avec un vent de sud-est en surface, et de sud à faible altitude (800 mètres). À l’arrière de la ligne de convergence, le vent s’oriente au sud-sud-ouest sur toute cette couche de l’atmosphère (modèle Arôme). Des phénomènes violents à l’échelle locale n’ont donc rien d’étonnant. Il est même question d’une tornade à Coxyde, mais nous n’avons jusqu’à présent aucune confirmation allant dans ce sens.

 

 

À suivre…

 

 

 

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