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Les Forums de MeteoBelgique
cumulonimbus

Printemps 2013

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Bonjour à tous,

Une petite question au sujet des relevés concernant Mars 2013:

Les données que l'on retrouve sur le site de l'IRM mentionnent 18 jours avec une température minimale inférieure à 0°, chiffre que l'on peut aussi voir dans le graphique des températures que l'on retrouve sur ce site dans la rubrique relevés et analyses. Or, les données statistiques concernant Mars 2013 sur ce site rapportent le chiffre de 14 jours de gel. A quoi est due cette différence? Ou alors s'agit-il simplement d'une erreur?

Merci pour vos réponses.

effectivement, une erreur d'encodage. C'est corrigé. Merci

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Robert, j'attends tes données pour ce funestissime 5 avril ce soir.

En effet, le 5 avril a été une journée particulièrement froide, sous un ciel désespérément couvert de stratocumulus. Quelques éclaircies le matin seulement, avec altocumulus et, parfois, quelques cirrus visibles. Il n’est donc pas étonnant que les maxima aient été particulièrement bas. À Uccle, au meilleur moment de la journée la température n’a pas dépassé 3,9°C. En fait, c’est même de la nuit qu’il faut parler, puisque le maximum a été atteint vers minuit, dans la nuit du 5 au 6. En journée, la température a presque constamment oscillé entre 2 et 3°C.

À Beauvechain par contre, le maximum a été atteint en début de soirée, et n’a pas dépassé 3,0°C, tandis que Bierset a dû se contenter de 2,2°C. À Mont-Rigi et à Elsenborn, on a encore enregistré une gelée permanente, avec des maxima, respectivement, de –1,4°C et de –0,5°C et avec, là, des stratus et une visibilité médiocre. Des restes de neige étaient encore présents à Elsenborn tandis que Mont-Rigi possédait même encore une véritable couche neigeuse, d’une épaisseur de 2 à 3 cm.

Des maxima aussi bas pendant une 1re décade d’avril sont rares en Belgique. À Quelques occasions, les maxima ont été plus bas encore. Le 5 avril 1989, le maximum n’ a pas dépassé 3,7°C à Uccle, tandis que le 9 avril 1975, il n’a pas fait plus de 3,1°C. Ailleurs dans le pays, des températures maximales très basses ont été relevées le 5 avril 1984 (2,3°C à Beauvechain et 2,0°C à Bierset), le 1er avril 1963 (3,0°C à Deurne) et le 5 avril 1956 (2,8°C à Beauvechain, 2,5°C à Bierset et seulement 1,0°C à Virton).

Dans les Hautes Fagnes, la dernière gelée permanente en date (1re décade d’avril) remonte au 10 avril 2003 avec –0,3°C comme maximum. À Saint-Hubert aussi, la température est restée juste en dessous du 0°C, avec –0,1°C. En 1956, les températures sont restées inférieures à 0°C les 5 et 6 avril tant à la Baraque Michel (non loin de Mont-Rigi) qu’à Saint-Hubert, avec respectivement –0,6°C et –0,5°C (par coïncidence, exactement les mêmes valeurs aux deux stations).

Mais le plus grand coup de froid (en avril) de tous les temps s’est produit durant la 2e décade, en l’occurrence les 11 et 12 avril 1986. En effet, avec un courant de nord à nord-est à tous les niveaux, un air exceptionnellement froid a déferlé sur nos régions, avec une température au niveau 850 hPa (1470 m) qui est descendue jusqu’à –11°C. Sous une inversion vers 2200 mètres, l’air est devenu instable avec cumulus, stratocumulus et cumulonimbus perçant l’inversion et donnant de petites averses de neige. Les maxima, pendant ce temps, sont restés exceptionnellement bas pour la saison, de l’ordre de 2,5°C à Uccle, de 2,1°C à Liège-Monsin, de 1,2°C à Beauvechain et de 0,9°C à Bierset. À partir de 300 mètres d’altitude, on a observé des gelées permanentes, avec –0,1°C à Florennes. À Libramont, le maximum était de –0,3°C ; à Saint-Hubert, de –2,2°C ; à Spa-Malchamps, de –2,9°C et au Centre Nature de Botrange, de –4,0°C ! Là, avec des chutes de neige le matin et des averses en journée, et 11 cm de neige au sol, on était vraiment en plein hiver !

En moyenne Belgique aussi, quelques enneigements temporaires ont été observés.

La nuit d’après, en de très nombreuses stations belges, on a vu la nuit d’avril la plus froide jamais observée. À Uccle, le mercure est descendu jusqu’à –4,7°C, à Bierset jusqu’à –5,8°C, à Dourbes, jusqu’à –8,2°C et à Rochefort, jusqu’à –9,8°C tout comme à Kleine Brogel et à Saint-Hubert. Des valeurs inférieures à –10°C ont été observées à Hockay (–12,4°C), au Centre Nature de Botrange (–12,1°C), à Saint-Vith (–11,8°C) et à Nadrin (–11,4°C). Inutile de dire que c’est là un cas unique dans l’histoire météorologique belge !

Le lendemain, 12 avril, le ciel est resté couvert avec d’abord des chutes de neige sur l’ouest du pays (3 cm à Coxyde vers midi), suivies d’un temps brumeux avec stratus puis stratocumulus, et les maxima ont été extraordinairement bas. À Middelkerke, le maximum ne dépassait pas 0,5°C ; à Knokke, 0,7°C ; à Beitem, 0,7°C ; à Eeklo, 1,0°C ; à Kruishoutem, 0,8°C ; à Néchin: 0,5°C et à Wasmuel, encore 1,5°C. Ailleurs dans le pays, sous des cieux plus cléments, les maxima sont montés un peu plus haut, jusqu’à 5 ou 6°C, sauf dans les Hautes Fagnes où il a continué à geler. Au Centre Nature de Botrange, il a même gelé sans arrêt pendant 4 jours consécutifs, avec des maxima de –1,1°C le 10, –4,0 le 11, –0,5°C le 12 et –0,3°C le 13.

Le 13 marque d’ailleurs la fin de ce petit hiver intempestif, avec d'abord à nouveau un peu de neige ici et là, même à basse altitude.

En 2013, les événements du 5 avril dernier ont été certes moins extrêmes, mais contrairement à 1986, ils s’inscrivaient (et s’inscrivent encore aujourd’hui 6 avril) dans une très longue période de froid. J’y reviendrai encore prochainement.

Modifié par cumulonimbus

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Températures très froides à la Côte ce matin selon la carte des températures.

Ca ne m'étonnerait pas qu'on y batte des records...

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Températures très froides à la Côte ce matin selon la carte des températures.

Ca ne m'étonnerait pas qu'on y batte des records...

Pour Middelkerke, le record est en tout cas battu pour la période 1984-2013. Il y a fait –4,9°C ce matin, 7 avril 2013, alors que le précédent record y était de –4,0°C le 10 avril 2008, suivi des –3,9°C du 10 avril 1990 et des –3,7°C du 8 avril 2003. Le 12 avril 1986, en raison de la couverture nuageuse, le minimum n’a été, là, que de –2,0°C, mais en raison de la même couverture nuageuse, le maximum n’y a pas dépassé 0,5°C.

Demain, j’aurai des informations sur d’autres stations de l’ouest de la Belgique, où des records sont éventuellement tombés aussi et ce, sur la période 1953-2013.

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Dimanche 7 avril 2013:

Fin officielle de l'une des périodes froides printanières les plus intenses de l'histoire.

Place au printemps normal.

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Températures très froides à la Côte ce matin selon la carte des températures.

Ca ne m'étonnerait pas qu'on y batte des records...

Encore un mot sur ces températures.

Hier, 7 avril, quelques minima remarquablement bas ont été observés à l’ouest du pays, mais seule la station de Middelkerke a battu un véritable record. De 1984 à maintenant, il s’agit en effet de la température la plus basse jamais observée. En outre, il existe des données synoptiques, exprimées au degré près (sans décimales), qui remontent jusqu’à 1973. Parmi ces valeurs, des –3°C ont été enregistrés à plusieurs reprises, mais jamais de –4°C et encore moins de –5°C. On peut donc affirmer que les –4,9°C d’hier y sont la température la plus froide sur 40 ans, en l’occurrence de 1973 à maintenant. (En avril, contrairement à janvier, les minma se produisent rarement après 8 h, ce qui fait que les données synoptiques (2 demi-périodes) sont presque toujours utilisables comme les données climatologiques (min-max sur une période complète de 24 h) pour déterminer un extrême.)

Entre 1901 et 1930, des données ont été relevées à l’Orphelinat d’Ostende qui, au regard de sa distance par rapport à la mer et sa situation géographique (de l’époque), ressemble fort à la station actuelle de Middelkerke. Là non plus, aucune valeur aussi basse n’a jamais été observée. Malheureusement, entre 1953 et 1972 (et même jusqu'à 1983 en fait), les seules données climatologiques (c.-à-d. min-max sur 24 h) publiées sont celles de la (jadis) nouvelle station d’Ostende, située au bout de l’estacade du port et démantelée en 2006. Ces données-là ne sont absolument pas comparables avec celles de Middelkerke, puisqu’il s’agit d’une station au-dessus de l’eau (donc beaucoup plus douce la nuit) et non à un petit kilomètre à l’intérieur des terres sablonneuses (donc propices au rayonnement nocturne). En outre, peu avant, pendant et peu après la guerre de 1940-45, aucune donnée météorologique côtière ne m'est connue (et les synoptiques de 1949 à 1972 ne sont disponibles que sur papier, à la bibliothèque de l'IRM, données que je n'ai pas sous la main pour le moment).

Parmi les autres valeurs de l’ouest du pays, on notera celle de Moerbeke, où la température est descendue jusqu’à –3,6°C. Le record pour cette station, sur 30 années de données disponibles, remonte au 12 avril 1986 (–5,0°C). À Beitem (près de Roulers), on a frôlé un record sur une série remontant jusqu’à 1953. Le minimum d’hier y est descendu jusqu’à –2,8°C alors que le record, remontant au 3 avril 1958, y a été de –3,3°C.

Ailleurs dans le pays, quelques valeurs très basses ont également été observées, même si l’on est encore assez loin des records. Ciney, par exemple, est descendue jusqu’à –6,0°C (record : –7,8°C le 12 avril 1986) et Hastière, jusqu'à –4,0°C (record : –7,1°C le 13 avril 1986).

Modifié par cumulonimbus

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Encore un mot sur le degré d’exceptionnalité d’un phénomène météorologique.

Dans la presse et ailleurs, de nombreux débats ont eu lieu sur le froid ayant sévi dans nos régions ces dernières semaines, les uns parlant de phénomènes vraiment uniques dans l’histoire météorologique belge et les autres relativisant les faits en affirmant que mars 2013 ne se trouve qu’en 19e position parmi les mars les plus froids de la série (homogénéisée) d’Uccle-Bruxelles, de 1833 à nos jours.

En effet, jetons d’abord un regard sur la relativité des records en matière de climatologie. En ce qui concerne les moyennes mensuelles, un record a besoin non seulement d’une situation météorologique extrême, mais aussi d’un peu de chance. Les moyennes mensuelles qui sortent vraiment du lot sont celles où le phénomène météorologique tombe pile poil sur un mois calendrier. C’est le cas de février 1956 (–6,1°C) pour le froid, ou juillet 2006 (23,0°C) pour la chaleur. Au niveau du froid, les hivers 1894-1895, 1941-1942 et 1962-1963 présentent des périodes comparables à celle de février 1956, mais situées à cheval sur deux mois (janvier et février). Au niveau de la chaleur, le mois le plus chaud du grand été 1976, avec sa moyenne de 20,0°C, fait bien pâle figure par rapport à juillet 2006. Tout ceci, parce que la période très chaude de l’été 1976 (moyenne de 22,9°C entre le 20 juin et le 20 juillet) s’est d’une part retrouvée à cheval entre juin et juillet, et d’autre part a été à la fois précédée et suivie de journées très froides, qui ont « cassé » les moyennes en quelque sorte. Le 5 juin 1976, on a même encore observé des gelées (!) ici et là en Belgique (Dourbes, Rochefort…). En juin en outre, aucun mois de la série n’a été entièrement chaud à Uccle jusqu’à présent, ce qui fait que les 19,3°C de juin 1976 suffisent même pour partager le record avec juin 2003.

La moyenne globale de l’été 1976, par contre, est nettement meilleure que celle de l’été 2006 en raison d’une nouvelle période chaude en août. C’est vrai aussi pour 2003, où la chaleur nous revenait sans cesse, mais jamais sur un mois entier non plus.

En mars 2013, c’est un peu la même situation qu’en juillet 1976, mais à l’envers. Quelques journées particulièrement douces en début du mois ont littéralement cassé la moyenne. De ce fait, les 3,0°C ne se placent, effectivement, qu’en 19e position parmi les mois les plus froids. Certes, il faut remonter jusqu’à 1962 pour trouver un mois de mars plus froid, mais on est loin d’un événement séculaire. Pourtant, si les événements s’étaient produits, dans le même ordre, seulement 8 jours plus tôt, on aurait eu un tout autre cas de figure.

En effet, la période du 9 mars au 8 avril, à Uccle, donne les chiffres suivants :

Température moyenne : 2,1°C

Moyenne des maxima : 5,1°C

Moyenne des minima : –1,4°C

Maximum de la période : 10,8°C (7 avril)

Minimum de la période : –10,1°C (13 mars)

Si l’on tient compte du réchauffement saisonnier sur 8 jours à Uccle, au cours de la période considérée et compte tenu des masses d’air en présence, ces chiffres, ramenés à la période du 1er mars au 31 mars, seraient plus bas d’environ 1,4°C pour les maxima, 1,1°C pour la moyenne et 0,8°C pour les minima (valeurs extrapolées à partir d’un document interne de A. Bodeux, de l’IRM). Nous aurions donc quelque chose qui ressemble à ceci :

Température moyenne : 1,0°C

Moyenne des maxima : 3,7°C

Moyenne des minima : –2,2°C

Maximum du mois : 9,4°C (30 mars)

Minimum du mois : –10,9°C (5 mars)

Parmi ces valeurs, depuis le début des observations à Uccle en juillet 1886, 4 des 5 seraient des records absolus. Seul le minimum du mois a été encore un tout petit peu plus bas le 3 mars 1890. Si l’on prend la série homogénéisée Bruxelles-Uccle (moyennes uniquement) qui remonte jusqu’à 1833, les 1,0°C se retrouveraient désormais en 4e position, ex-æquo avec 1865 et après 1845 (–1,6°C), 1853 (0,8°C) et 1883 (0,8°C également).

Bien sûr, on pourrait rétorquer à cela que si les autres vagues de froid de mars étaient également tombées pile poil sur un mois calendrier, 2013 aurait à nouveau perdu des places dans ce « hit parade » du froid. C’est vrai. Le raisonnement qui précède ne fait que démontrer, en fin de compte, la relativité des valeurs en météorologie.

Pourtant, cela ne nous empêche absolument pas d’évaluer un phénomène et, avec un peu de bon sens, de le classifier comme exceptionnel ou non. Et le mois de mars qui vient de passer comporte suffisamment de phénomènes qui ne font pas de doute à ce propos. Déjà la température du 13 mars, de –10,1°C, est clairement la plus froide de la 2e décade de mars sur la série d’Uccle, et n’arrive même pas loin du record de la première décade, datant de 1890. En outre, des valeurs prises dans d’autres stations du réseau belge peuvent sans problème être quantifiées de tout à fait exceptionnelles, même en l’absence de longues séries. C’est le cas, entre autres, des –12,6°C de Zaventem et des –17,1°C de Ciney.

Pour la couverture de neige, la situation semble de prime abord plus compliquée encore, car les mesures de l’épaisseur de la neige ont été rendues très difficiles en raison des congères. Pourtant, même si les valeurs proprement dites doivent parfois être considérées avec précaution, l’existence de telles congères au centre du pays, ainsi que dans le Namurois et au Hainaut sont un fait unique à la mi-mars, et donc très exceptionnel. Le phénomène n’est d’ailleurs pas sans rappeler la fameuse tempête de neige de la nuit du 30 au 31 décembre 1978, qui avait également donné d’énormes congères alors que la mesure officielle de l’épaisseur de la neige n’était que de 14 cm à Uccle (contre 13 cm le 13 mars 2013). En outre, le retour d’une nouvelle vague de neige le 24 mars (à nouveau 10 cm à Uccle), et la présence de deux périodes de plusieurs jours avec couverture neigeuse complète au centre du pays est absolument rare à partir de la 2e décade de mars. Seules les années 1887 et 1888 ont éventuellement fait mieux, mais les données de cette époque sont malheureusement incomplètes (les statistiques neigeuses ne commençant qu’en… 1889 !)

En d’autres termes, il n’est absolument pas faux de dire que nous venons de vivre un épisode hivernal majeur, tout en relativisant parfois certaines statistiques par le fait de les interpréter correctement.

Modifié par cumulonimbus

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Comparatif T° mars 2012 - mars 2013

Moyenne

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Min

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Max

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Cela montre bien la variabilité de notre climat dans les mois de "transition"

Modifié par titi

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Graphiques éloquents Titi. Mais tu voulais dire mars 2012 - mars 2013 n'est ce pas ?

En tout cas, le plongeon des températures vers la date du 12 mars est impressionant et surtout le maintien du "froid"

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Le mois d’avril qui vient de s’écouler a été trop sec et un brin trop frais, par rapport aux nouvelles normales (1981-2010) tout au moins. Par rapport aux normales à long terme par contre, la température moyenne, avec 9,0°C, tombe pile poil dans la norme, tandis que le maximum moyen et le minimum moyen ne s’en écartent que de très peu.

Par rapport à ces mêmes normales à long terme, seule la sécheresse du mois écoulé peut être considérée comme anormale, tandis que l’humidité relative et le nombre de jours de précipitations sont même très anormalement faibles.

Aucun record donc, ni dans les moyennes, ni dans les extrêmes ; ni à Uccle, ni ailleurs dans le pays (à une exception près). Pourtant, le mois d’avril 2013 a été loin d’être inintéressant.

La première décade, notamment, a été fort froide. Les deux premiers jours sont restés froids en dépit de l’insolation (ciel peu nuageux avec quelques cirrus et de discrets cumulus), avec des maxima de 6 à 8°C en Basse et Moyenne Belgique, et de 3 ou 4°C sur les hauts plateaux. Les gelées nocturnes ont été généralisées, avec notamment une valeur très basse, de –9,5°C, à Elsenborn le 1er avril.

Par la suite, on retiendra les maxima particulièrement bas du 5 avril sur une bonne partie du pays. Bien des stations des deux Brabant, du Hainaut et de la Province de Namur n’ont enregistré que 2 à 4°C au meilleur moment de la journée et ce, sous un ciel désespérément couvert de stratocumulus, dont les seules déchirures laissaient entrevoir une couverture non moins complète d’altocumulus et/ou d’altostratus.

Le 7, le pays se réveille à nouveau dans le froid, avec des minima de –2 à –3°C en bien des endroits. Quelques endroits exposés sont même descendu beaucoup plus bas, comme Elsenborn (–7,9°C), Bièvre (–6,3°C), Ciney (–6,0°C) ou encore Malonne (–5,0°C). Mais la valeur la plus remarquable a été sans conteste celle de Middelkerke (–4,9°C), et c’est là le seul record qui a été enregistré en Belgique.

Une semaine plus tard, le 14 avril, c’est l’explosion du printemps. Malgré un ciel très nuageux le matin (stratocumulus), les éclaircies se développent bien en journée (avec altocumulus et cirrus)et, avec un bon vent de sud, les températures montent brusquement très haut. Quelques valeurs : 24,4°C à Anvers-Deurne, 24,2°C à Liège-Angleur, 23,8°C à Malonne, 23,3°C à Uccle, 23,1°C à Bruxelles-National. On est certes loin des records, mais il n’en demeure pas moins que des températures aussi agréables ne sont pas très fréquentes à la mi-avril.

À Middelkerke, le maximum a été de 23,1°C. Après le minimum de –4,9°C une semaine plus tôt, cela constitue un contraste qui est rarement observé dans la région côtière.

Le 17 avril, nous avons une réédition des températures printanières, avec des valeurs souvent comprises entre 21 et 23°C, y compris à Elsenborn. Comme le 14, le ciel a été d’abord couvert de stratocumulus, qui se sont déchirés ensuite pour faire place à de belles éclaircies avec cirrus et altocumulus, et plus tard aussi des cirrostratus. Du 19 au 22, nous avons à nouveau connu une période assez froide, avec ici et là quelques gelées nocturne, avant que le printemps ne reprenne son souffle et ne nous offre… une premier jour d’été en de nombreuses régions. Le 25 avril, sous un beau soleil accompagné de cumulus, de quelques cirrus et d’altocumulus parfois lenticularis, les températures atteignent 26,1°C à Liège-Angleur, 26,0°C à Koersel, 25,9°C à Kleine Brogel, 25,4°C à Kruishoutem, 25,2°C à Tirlemont et à Hastière, et encore 25,0°C à Malonne. Des valeurs d’été, donc, que l’on retrouve dans des endroits bien différents de la Belgique. À Uccle, le thermomètre affiche 24,2°C. Encore une fois, aucune de ces températures ne constitue un record, mais ce sont des valeurs qui se défendent bien pour un mois d’avril.

Deux jours plus tard, les maxima dépassent à peine 10-11°C au centre du pays et 5°C dans les Hautes Fagnes et ce, malgré une insolation raisonnable (ciel variable avec cumulus, altocumulus et cirrus).

Notons enfin que le sol des Hautes-Fagnes a encore été bien enneigé au début du mois, avec une couche complète de 9 cm d’épaisseur le 1er au matin. Les dernières traces de neige ont été vues le 10 avril.

Un mois plein de contrastes, donc, mais où une bonne partie de ces contrastes, une fois de plus, se retrouve noyée dans des moyennes assez normales.

Modifié par cumulonimbus

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Les deux derniers jours, sous un ciel désespérément couvert, des températures maximales remarquablement basses ont été observées sur une grande partie de la Belgique. À Uccle par exemple, la température n’a pas atteint les 10°C pendant deux jours consécutifs, avec respectivement 9,9°C le 16 mai et 9,3°C le 17 mai. Et ailleurs dans le pays, bien souvent, ce n’était guère mieux. Le 16, les maxima ont été (en Basse et Moyenne Belgique) de 9,9°C à Beauvechain et Zaventem, de 9,7°C à Schaffen et de 9,5°C à Charleroi-Gosselies. À Liège-Bierset, la température a été de tout juste 10°C, tandis que des valeurs de 10 à 11°C ont été le lot de bien des habitants de la Flandre. Le 17, moins d’endroits encore ont connu des valeurs supérieures à 10°C. À Chièvres et à Diepenbeek, on observait 10,1°C, tandis que les 10°C ont été tout juste atteints à Anvers et à Schaffen. Sinon, on mesurait par exemple 9,7°C à Zaventem, 9,6°C à Liège-Bierset et 9,4°C à Charleroi-Gosselies.

En Haute Belgique, où il avait fait (partiellement) un peu plus clément le 16 avec par exemple 12,8°C à Elsenborn et 11,2°C à Mont-Rigi, les maxima sont restés fort bas le 17 avec seulement 7,1°C à Elsenborn, 6,9°C à Saint-Hubert et 6,5°C à Mont-Rigi.

Ceci n’est pas sans rappeler le sombre mois de mai 1984, avec à Uccle une insolation mensuelle totale de 67h04 seulement (normale : 191h03). La moyenne des maxima n’a été que de 13,8°C (normale : 18,1°C) et le total des précipitations s’est élevé à 133 mm (normale : 66,5 mm). Cette année-là, notamment les 28, 29 et 30 ont été pénibles, sans un rayon de soleil, 34,1 mm d’eau en un jour le 28 et des maxima, respectivement, de 11,7°C le 28, 10,7°C le 29 et 10,0°C le 30. Le 31, on respirait enfin un peu, avec… 15 minutes de soleil et un petit 15,0°C.

Ailleurs dans le pays, en cette fin mai 1984, les températures sont restées inférieures à 10°C en de nombreux endroits, même en moyenne Belgique. Ainsi, le maximum de Beauvechain, le 28, a été de 9,6°C et celui de Liège-Bierset, de 9,8°C. Mont-Rigi a connu, deux jours plus tôt, un maximum de 6,2°C.

Encore plus remarquable : certains maxima de mai 2010 ! Le 3, sous un ciel parfaitement couvert, le maximum n’a pas dépassé 7,0°C à Uccle. Le 11 du même mois, toujours sous un ciel couvert et, cette fois-ci, avec des pluies abondantes, le maximum n’a atteint que 6,6°C (à Uccle aussi), tandis que le 12, le maximum a atteint 7,7°C avec… 1 minute de soleil sur la journée !

Dans le pays, on retiendra pour le 3 mai 2010 le maximum de 4,1°C de Mont-Rigi et de 5,2°C à Hockay. Au Hainaut, La Hestre voit son thermomètre ne pas dépasser 6,6°C. Pour le 11 mai 2010, on retiendra notamment le maximum de 4,3°C de Mont-Rigi. Au Hainaut, La Hestre est à nouveau fort froide avec 6,0°C au meilleur moment de la journée, tandis qu’en province de Namur, Saint-Gérard ne dépasse pas 5,6°C. Le 12 mai 2010 est le plus froid pour Mont-Rigi, avec seulement 3,3°C comme valeur maximale. Hockay ne se défend guère mieux avec 4,4°C. Libramont arrive tout juste à 5,0°C. Et quelques valeurs très basses ont même encore été observées le 13 mai 2010, avec par exemple 3,7°C à Mont-Rigi.

2013 est en bonne voie pour avoir un mois de mai plutôt froid, et même un printemps fort froid dans son ensemble. J’y reviendrai dans les prochains jours.

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Webcam IRM – Mont-Rigi – 24 mai 2013 à 8 h 00

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Snowcam IRM – Mont-Rigi – 24 mai 2013 à 9 h 00

Des images parlantes pour un nouveau record ! En effet, on vient de connaître, en ce 24 mai 2013, l’enneigement le plus tardif que les Hautes Fagnes n’ont jamais connu. Le précédent record date du 22 mai 1987 (Centre Nature de Botrange).

Les températures ont été extrêmes pour la saison aussi. Commençons par les maxima de la journée d’hier, 23 mai 2013. Dans le cadre de courants polaires directs, le maximum n’a pas dépassé 8,9°C à Uccle. Il s’agit là de la valeur la plus basse pour une 3edécade de mai depuis le début du siècle passé. Seul le maximum du 21 mai 1938 a été comparable, avec un peu plus de 9°C (après homogénéisation). Plus récemment, le maximum n’a pas dépassé 9,8°C le 26 mai 1983.

Les autres stations reprises ci-dessous disposent de séries débutant en décembre 1953 et là aussi, des records ont été approchés, voire battus (3e décade de mai). À Beauvechain, le maximum a été 9,9°C (record : 8,5°C le 26 mai 1983) ; à Bierset, de 8,1°C (record : 7,1°C le 26 mai 1983) ; à Saint-Hubert, de 6,0°C (précédent record : 5,6°C le 26 mai 1983). À Mont-Rigi, les 4,7°C d’hier constituent le maximum le plus bas jamais vu en cette période dans les Hautes-Fagnes. Le 27 mai 1983, on a relevé à la même station 4,8°C, tandis que la Baraque Michel a enregistré 5,1°C le 25 mai 1962.

Après cette journée froide, accompagnée de nombreuses averses, le ciel s’est souvent dégagé la nuit et à nouveau, les valeurs ont été extrêmement basses par endroit. Saint-Hubert, avec ses –1,5°C, a connu sa nuit la plus froide pour une 3edécade de mai depuis le début de sa série (toujours en décembre 1953). Le précédent record a été de –1,2°C le 29 mai 1961. Mont-Rigi, avec –1,1°C a eu sa deuxième nuit la plus froide pour les Hautes Fagnes (sur la même période). Le 23 mai 1955, le mercure est descendu jusqu’à –3,0°C à la Baraque Michel. À Bierset, le record a été frôlé avec 0,7°C (record : 0,4°C le 22 mai 1955).

Deux autres valeurs ont été très basses sans être des records, comme les 2,6°C d’Uccle et les 2,3°C de Beauvechain (les records, aux deux stations, sont à peine de quelques dixièmes de degré au-dessus de 0°C, le 22 mai 1955).

Très remarquables aussi, en ce matin du 24 mai, ont été les minima de Koersel (0,0°C), de Malonne (–0,4°C) ou de Gouvy (–1,0°C).

Terminons enfin avec les températures en altitude. La nuit dernière au-dessus de Beauvechain, le ballon-sonde a mesuré : –4 à –5°C au niveau 850 hPa (1400 mètres), –14 à –15°C au niveau 700 hPa (2900 mètres) et –33°C au niveau 500 hPa (5340 mètres). Ces valeurs font partie des températures en altitude les plus basses jamais observées en mai au-dessus de la Belgique. En 1979, on a observé respectivement –6°C, –16°C et –36°C à ces mêmes niveaux, mais c’était au début du mois de mai (en l’occurrence le 4).

Sources :

- IRM

- OGIMET

- Aperçu climatique des Hautes-Fagnes (Mormal/Tricot)

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Et au niveau du printemps dans son ensemble, où en est-on cette année ?

Si l'on tient compte des prévisions, le printemps devrait se terminer à Uccle avec une température moyenne de 7,7 ou 7,8°C. C'est plus de 2°C en dessous des normales actuelles (1981/2010) qui sont de 10,1°C. Et si l'on regarde les anciennes normales (long terme) de 9,1°C, on reste encore bien en dessous.

En remontant dans le temps, à partir de 2012, pour retrouver des printemps froids, on tombe en premier sur celui de 1996 avec 8,6°C. Plus loin, on trouve les 8,5°C de 1986 et 1987, puis les 8,1°C de 1984 et enfin les 8,0°C de 1975. Pour trouver plus bas que 8,0°C, il faut aller jusqu'à 1970 (7,6°C), puis 1962 (7,2°C). En d'autres termes, nous connaîtrons sans doute le printemps le plus froid depuis 1970, soit 43 ans. Et si l'un ou l'autre jour plus froid que prévu tombe dans la série des jours qui restent à venir, nous pouvons même connaître le printemps le plus froid depuis 1962, soit plus de 50 ans !

Par contre, on restera loin des printemps tout à fait hors norme comme on les connaissait parfois au 19e siècle, avec une moyenne de 4,9°C en 1837, de 5,4°C en 1845 (on se souviendra, cette année-là, des trois semaines dignes d'un grand hiver en mars) ou encore de 6,0°C en 1887.

Source : IRM

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Le maximum du 24 mai 2013 à Uccle, avec 8,4°C, a été encore plus froid que celui de la veille.

Pour une 3e décade de mai, c'est avec certitude le maximum le plus froid depuis les 20e et 21e siècles, où malgré le petit aléa lié à l'homiogénéisation des données plus anciennes, aucun maximum ne risque d'avoir été plus bas. Au 19e siècle, une seule valeur entre en compétition: le maximum inscrit à la date du 27 mai 1888 (maximum de la veille en fait, donc du 26) qui, après homogénéisation, donne une valeur de 8,1 ± 0,5°C.

Un analyse des autres stations en Belgique suivra lundi, quand j'aurai toutes les données.

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Les chutes de neige (sans neige au sol) les plus tardives sont les suivantes :

17 juin 1923 à la Baraque Michel

4 juin 1991 à Mont-Rigi

3 juin 1975 à la Baraque Michel et au Signal de Botrange

2 juin 1953 à la Baraque Michel et au Signal de Botrange

29 mai 1961 à la Baraque Michel

Source : Aperçu climatique des Hautes-Fagnes (Mormal/Tricot)

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Le maximum du 24 mai 2013 à Uccle, avec 8,4°C, a été encore plus froid que celui de la veille.

Pour une 3e décade de mai, c'est avec certitude le maximum le plus froid depuis les 20e et 21e siècles, où malgré le petit aléa lié à l'homiogénéisation des données plus anciennes, aucun maximum ne risque d'avoir été plus bas. Au 19e siècle, une seule valeur entre en compétition: le maximum inscrit à la date du 27 mai 1888 (maximum de la veille en fait, donc du 26) qui, après homogénéisation, donne une valeur de 8,1 ± 0,5°C.

Un analyse des autres stations en Belgique suivra lundi, quand j'aurai toutes les données.

En ce 24 mai, les maxima extrêmement bas ne couvraient qu'une petite partie du pays (ce qui ne veut pas dire que ce n'était pas fort bas ailleurs, mais déjà moins exceptionnel).

Hormis le maximum de 8,4°C d'Uccle, on a noté :

7,2°C à La Hestre (Hainaut)

8,0°C à Anvaing (Hainaut)

8,4°C à Semmerzake (Flandre Orientale)

9,0°C à Beitem (Flandre Occidentale)

9,4°C à Eeklo (Flandre Orientale)

Beitem et Eeklo ont de longues séries, commençant en décembre 1953. À Beitem, avec 9,0°C, le record a été battu (précédent record : 9,4°C le 22 mai 1954), tandis qu'à Eeklo, avec 9,4°C, on s'en est rapproché (record : 9,2°C le 22 mai 1954 également).

Et voilà le ciel qui va avec un record de froid.

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Forest, le 24 mai 2013. Photo : R. Vilmos

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Hier, les maxima ont à nouveau été très bas pour la saison. Sous un ciel désespérément couvert ou presque (Uccle a quand même enregistré 1 minute de soleil entre les altocumulus, dans une déchirure matinale des nuages bas), les températures n’ont dépassé les 12°C presque nulle part. Seuls Aubange (13,2°C), Chièvres (12,4°C), La Hestre (12,4°C) et Hastière (12,1°C) ont réussi à franchir ce cap. Sinon, la température est restée coincée autour de 11°C dans la majeure partie de la Basse et de la Moyenne Belgique (Uccle : 11,4°C). À Bierset, le thermomètre est même resté en dessous de la barre des 10°C, avec 9,9°C comme maximum. La valeur la plus basse a été réservée pour Mont-Rigi, avec 6,0°C.

En plus de cela, les pluies ont été très abondantes sur l’est du pays, avec par exemple 23,2 mm à Ciney et 23,1 mm à Stree (Huy).

La moyenne de température du mois de mai 2013 sera sans doute très proche de 11,1°C, ce qui fait que la moyenne pour l’ensemble du printemps sera de 7,7°C. Il s’agit donc du printemps le plus froid depuis 1970 (7,6°C). Sur les 100 dernières années, ce printemps arrive en 5e position parmi les printemps les plus froids (ex-æquo avec 1941 et 1958), après 1962 (7,2°C), 1917 (7,5°C), 1955 (7,6°C) et 1970 (7,6°C). Au 19e siècle par contre, les printemps froids étaient légion. Rien qu’entre 1891 et 1900 (observations réellement faites à Uccle), on en dénombre cinq qui ont été plus froids que celui de cette année-ci, avec seulement 7,0°C en 1891. Si l’on ajoute à cela les observations faites à Bruxelles (et « ramenées » à ce qu’elles auraient été à Uccle), on trouve de véritables poids lourds en termes de printemps froids, comme 1837 (4,9°C), 1845 (5,4°C) ou encore 1887 (6,0°C). Pour cette dernière année, il convient de noter que les maxima et minima étaient déjà disponibles à Uccle, mais les observations horaires permettant de déterminer la moyenne étaient encore faites (ou tout au moins publiées) à partir de l’Observatoire de Bruxelles, puis « ramenées » à Uccle à l’aide de coefficients de correction.

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Quels sont les pays européens qui ont eu un printemps correct durant les 3 mois ?

Est ce que c'est vrai que même les espagnols n'ont pas plus de chance que nous ?

Bonjour,

peut-être quelqu'un apportera une réponse à la première question.

Concernant le printemps en Espagne, voici quelques réflexions basées sur le vécu d'un de mes fils qui, depuis une dizaine d'années, habite avec sa famille, dans la région de Madrid.

L'une des préoccupations des espagnols, surtout pour les habitants des grandes villes, est l'assurance de pouvoir disposer d'un approvisionnement en eau pendant les mois d'été. L'abondance de pluie pour le remplissage des barrages constitue donc une 'chance' pour cet objectif.

Cette préoccupation est telle que le grand quotidien 'El Païs' reprend chaque jour un graphique situant, en pourcentage, la réserve d'eau dans les barrages.

Nul besoin de disposer de grandes connaissances en espagnol pour comprendre les titres ci-dessous :

02/04/13

La reserva de agua en España bate récords y se sitúa al 81,7 % de su capacidad total.

28/05/13

La reserva hidráulica continúa por encima del 85% de su capacidad total.

Bien entendu, qui dit abondance de pluie, dit mauvais temps.

Ainsi, pour le mois de mai 2013, la moyenne des températures est de 1,2°C en dessous des normes saisonnières.

Bonne lecture.

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